Denshift

Par Zokho Blog créé le 03/01/11 Mis à jour le 14/01/13 à 18h01

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Catégorie : Japon

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Écrit par Suisha.

Denshift revient cette année avec une deuxième édition de "Et si on visitait... Ce que vous voulez ?" !

Pour ceux et celles qui auraient raté la première saison, ce projet consiste en une sorte de "Et si on visitait..." à la carte. Je vous invite, cher(e)s internautes, à proposer un endroit à visiter, y compris hors sentiers battus, et je serai ravi de rédiger un article. En effet, j'ai encore une fois la chance de partir au Japon cet été, et c'est avec plaisir que je me documenterai et prendrai des photos.

Histoire de vous donner des idées, sachez que l'édition 2011 a donné comme articles : "Et si on visitait... les supermarchés japonais", "Et si on visitait... les toilettes japonaises" etc.

Bien sûr, tout ceci se fait dans la mesure du possible. Si vous me demandez d'aller à Hokkaido, cela va être très difficile, tandis qu'une visite à Tokyo ou Kyoto est déjà plus envisageable.

Pour participer, rien de plus simple : postez un commentaire sur Denshift.com avec votre proposition ! Vous avez jusqu'au 15 août pour les soumettre, les articles arriveront à partir du mois de Septembre. J'attends avec impatience vos souhaits !

 

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Il suffit d'être fan de mangas, d'animes ou encore de jeux-vidéos pour connaître le festival Japan-Expo, qui accueille des milliers d'amateurs de la culture japonaise chaque année. Hélas, les belges étaient exemptés de cet évènement jusqu'à présent, l'expo étant réservée au territoire français. Chose révolue depuis cette année, où Slumberland eut la bonne idée de l'organiser pour la première fois en Belgique, et plus précisément à Bruxelles. C'est donc du vendredi 4 au dimanche 6 novembre que Tour & Taxis a accueilli francophones et néerlandophones pour le plus grand festival belge consacré au Japon.

JE vs. MiA

Effectivement, la Japan Expo présentait une échelle plus grande que son homologue, le Made in Asia, lui aussi organisé une fois par an à Bruxelles. Il suffisait d'observer l'entrée pour s'en rendre compte, avec près de 300 personnes faisant la file afin de pouvoir pénétrer dans la salle (du moins pour l'entrée sans prévente), certains étant dans l'obligation d'abandonner dû de la capacité de la salle qui avait atteint ses limites. Le nombre de stands était également considérable, avec plus de 100 participants toutes catégories confondues.

À l'égard du MiA (Made in Asia), on avait l'impression de retrouver ici beaucoup plus de stands non-professionnels, ou de créateurs indépendants. Ceci permettait aux amateurs de se mettre plus en valeur. Par exemple,  les stands des éditeurs des jeux-vidéos au MiA prenaient la moitié de la salle, alors qu'ici ils prenaient considérablement moins de place, au grand dam des gamers. Le revers de la médaille est que, du coup, nous retrouvions que quelques éditeurs du monde vidéoludique, mais aussi du manga (seulement Glénat était présent) ! N'avoir qu'un seul vendeur de DVD et de mangas est plutôt inadmissible dans ce genre d'évènement. Par contre les vendeurs de goodies ne manquaient pas, avec tous ces sacs colorés, figurines, et parfois même des boîtes à bento. En parlant des bentôs justement, il y n'y avait que trois petits stands qui vendaient de la nourriture. Autant dire qu'il était impossible de manger le midi à moins de faire une longue file (encore) ou sortir acheter un mets à l'extérieur. Seul hic, une sortie pour les visiteurs signifiait obligatoirement une expédition définitive du salon ! C'est tout particulièrement ce lieu inadapté à la foule qui gâche le plaisir de la visite. En effet, l'espace entre les allées était beaucoup trop mince pour assurer une circulation plus ou moins fluide dans le salon. Il suffisait qu'un groupe de personnes s'arrête devant un stand pour bloquer ainsi le passage.

Et les gamers ?

A présent, au tour des jeux-vidéos. Durant cette journée, nous nous sommes surtout essayés au stand Nintendo, qui proposait trois avant-premières alléchantes, à savoir Super Mario 3D Land et Mario Kart 7 sur Nintendo 3DS ainsi que The Legend of Zelda : Skyward Sword sur Wii. Alors que Mario Kart 7 était plutôt décevant, avec sa 3D très gadget et le manque d'un petit vent de fraîcheur dans la série, Super Mario 3D Land fut pour sa part une très bonne surprise. Des graphismes colorés, des animations mignonnes, un stage (pour la démo) petit mais dense, et surtout une utilisation de la 3D intelligente (enfin !). Quant à Zelda, nous avions le choix entre voler avec un oiseau, faire une partie d'un donjon ou se battre contre un boss. Nous avons bien sûr opté pour le deuxième choix, où nous avons pu essayer tous les nouveaux mouvements de Link ainsi que quelques accessoires comme la scarabée. Tout comme la 3D dans Mario, la première chose qui frappe est la précision des mouvements : Link manie son épée comme si vous maniez votre Wiimote. Nous n'avions jamais essayé le combo Wiimote-Wiimotion plus, et nous avons été assez surpris du résultat. Il faut dire que combattre un ennemi en réfléchissant à ses mouvements de sabre est assez prenant et excitant. Pour ce qui est du jeu en lui-même, quinze minutes nous ont suffit pour retrouver le Zelda classique, ni plus ni moins. Hormis Nintendo, d'autres éditeurs présentaient leurs jeux, la plupart d'entre eux étant les mêmes que ceux de la Gamescom en août. Pas de grosses surprises donc de ce côté. N'oublions pas non plus l'invité d'honneur du salon, qui n'est autre que le Joueur du Grenier, et qui était présent pour faire une dédicace à ses fans. Sauf qu'une fois n'est pas coutume, il fallait patienter dans une file interminable (jusqu'à 3h30 d'attente !) pour acquérir son précieux autographe. C'est dommage par ailleurs qu'il n'y ait pas eu plus d'invités japonais présents pour un évènement de la sorte.

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Les différences culturelles se manifestent partout, même dans les supermarchés. Je vous invite aujourd'hui à découvrir les grandes surfaces japonaises, sous diverses facettes, parfois très étonnantes. On parlera également des convinis, ces superettes ouvertes 24h/24h, ayant envahi le pays.

Supermarché

Les dispositions dans les supermarchés japonais ne changent guère de ce que l'on peut trouver ici. On a le rayon légume en rentrant, puis d'autres rayons frais et des frigos entourent le centre du magasin, dans lequel sont disposés les autres rayons, sous forme de couloirs. Mais au Japon, à l'instar des charcutiers en Occident, on retrouve parfois des poissonniers au sein du supermarché. Ainsi, vous choisissez un poisson dans un des aquariums, et le poissonnier vous le coupe sur place, selon vos envies. Pas si étonnant que cela finalement, lorsqu'on sait que le Japon est le deuxième consommateur de poisson dans le monde. D'ailleurs, hormis le poissonnier, il suffit de voir l'étendue de la poissonnerie pour s'en rendre compte.

Un deuxième aspect propre au pays du soleil levant est la présence du rayon bentô. Les bentôs sont ces lunchbox à la japonaise, composés de plusieurs compartiments, dans lesquels sont garnis le riz, la salade, le plat, etc. En effet, on retrouve grand nombre de bentos de toutes sortes, mais aussi d'autres produits emballés prêts à manger comme des onigiris. De plus, ces casse-croûtes sont souvent frais du jour ! Par ailleurs, on retrouve souvent dans ce rayon un compartiment "friture", où sont alignées différentes fritures, que cela soit du poisson, de la viande ou des croquettes. Il va sans dire que ces aliments sont conservés au chaud, parés à être mangés.

Bien qu'en Belgique (ou en France), acheter du pain au supermarché est considéré comme "tabou" et que l'on préfère passer commande chez un boulanger, ce n'est pas le même cas au Japon. En effet, il n'existe pas autant de boulangeries qu'en France, et les habitants sont souvent obligés d'acheter du pain au supermarché. Voilà pourquoi tous les supermarchés japonais possèdent un rayon boulangerie, très bien approvisionné. En effet, on retrouve des pains emballés, mais aussi cuit le jour, et également plusieurs patisseries comme des éclairs... Signalons également que les japonais ne mangent presqu'exclusivement que du pain blanc, et qu'ils ont leurs patisseries nationales, comme le pain garni aux haricots rouges (An-Pain) ou le "Melon-Pain", qui est un pain sucré, ayant la forme d'un demi melon.

A présent, voyons le côté logistique. D'abord, au niveau des horaires, les grandes surfaces sont ouvertes 7 jours sur 7, et souvent de 9h à 22h. Certaines sont même ouvertes jusqu'à 2h du matin, voire 24h/24h.

Mais une fois que l'on fait les courses, la chose la plus marquante pour un occidental sera sans doute la vitesse à la caisse. Finies les files interminables et les appels responsables ! Cette efficacité est probablement due à leur système informatique plus efficace, mais aussi à le fonctionnement du passage à la caisse. Effectivement, le caissier ayant scanné les articles, les remet dans un panier, avec quelques sachets en plastiques, et le client, après avoir payé, doit se poser sur une table plus loin pour les ranger dans les sacs. Un autre phénomène marquant également, les caissiers sont toujours debout, alors que nous avons l'habitude de les voir plutôt assis en Occident. Ce comportement montre en fait l'esprit "le client est roi", dans lequel le personnel ne doit pas se trouver dans une position plus confortable que les acheteurs.

Ecrit par Suisha.

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Vous n'êtes pas sans savoir que les stéréotypes sont véhiculés par des personnes qui ignorent une partie de la culture et de la façon de vivre d'un groupe d'individus. Personne n'y échappe. Il suffit d'écouter les propos d'un ami ou de se faire un avis uniquement sur la base d'un reportage monté à la va-vite pour se faire un premier avis, positif ou négatif, sur un peuple dont on ne connaît au final pas grand-chose. Pour cet article, nous allons nous intéresser en particulier aux stéréotypes, du point de vue d'un Européen, que l'on pourrait attribuer aux japonais. De même, nous allons tenter d'éluder l'origine de ces stéréotypes, ainsi que de les analyser sous un regard japonais, pour voir si ces propos sont réellement fondés ou non.

Les japonais sont ... à la pointe de la technologie

Beaucoup de produits qui nous entourent proviennent d'entreprises japonaises (Sony, Nikon, Toyota, ...). Il n'est pas non plus rare d'entendre les avancées du Japon dans le domaine de la robotique, avec un robot intelligent qui imite de mieux en mieux l'être humain.

Réponse :

Le Japon est aujourd'hui la troisième puissance économique mondiale, dépassée récemment par la Chine. Le pays a connu un parcours industriel prodigieux après la seconde guerre mondiale, et ce n'est pas pour rien que l'on appelle cette période d'après-guerre "le miracle économique japonais". Une économie essentiellement basée sur l'industrie mécanique (automobile etc.) et électronique. Il suffit d'aillerurs de voir autour de soi pour se rendre compte de l'épanouissement de celui-ci (Sony, Canon...). Dans un registre plus insolite, je vous invite à découvrir les toilettes japonaises pour se rendre compte de la technophilie des japonais. Ne parlant même pas des robots comme Asimo ou Aibo, développés par des géants tels que Honda et Sony. Une chose assez drôle est que le peuple japonais ne se rend souvent pas compte à quel point ils sont en avance sur la technologie. Mais ce phénomène est plutôt normal (puisqu'on vit en plein dans cette culture), d'autant plus que le Japon étant une île, les habitants se rendent moins compte de la vie au-delà de l'océan. Toutefois, pour beaucoup de personnes âgées, cette croissance industrielle est juste "incroyable" (dixit ma grande-mère) et surtout, difficile à s'adapter. C'est la raison pour laquelle la plupart des magasins électroniques proposent des services destinés exclusivement aux personnes âgées (cours d'utilisation des ordinateurs etc.), afin de leur aider à s'adapter à l'évolution. Dans un tel pays en déclin démographique, ces dispositifs sont nécessaires, voire indispensables.

Les japonais sont ... courtois

Une image qui ressort souvent est celle du japonais très, voire trop, poli, s'excusant sans cesse pour ne pas froisser son interlocuteur.

Réponse :

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Dans la première partie, nous avons vu les écoles maternelles et primaires. Il est temps à présent de voir l'enseignement secondaire, composé de 3 années de Chû-Gakkô (= collège; diminutif : Chû-Gaku) et 3 années de Kôtô-Gakkô (= lycée; diminutif : Kô-Kô). Signalons tout de même que l'instruction obligatoire au Japon est fixée à 9 années, c'est à dire jusqu'à la fin du Chû-Gakkô, mais que la grosse majorité des étudiants continuent leur formation jusqu'à la fin du Kô-Kô.

Étant donné la similitude des deux établissements, je ne scinderai pas l'article selon les écoles au risque d'être répétitif. Ce sera plutôt sur trois thèmes que nous allons nous baser : l'étude, la culture et les relations sociales.

Mais avant, il faut savoir qu'il existe trois sortes de collèges et de lycées au Japon. Les "Shiritsu", qui sont des écoles privées, les "Kokuritsu" qui sont des écoles attachées à une université et les "Kôritsu" qui sont des écoles disposées par la commune, la région ou la ville. En fait, ces catégories existaient déjà dans les écoles maternelles et primaires, mais leurs dissemblances sont nettement plus visibles dans l'enseignement secondaire. Ces différences portent évidemment sur l'étude (les écoles privées étant réputées comme meilleures par exemple), le minerval mais aussi sur le système de passage entre les cycles. En effet, certaines écoles privées proposent un cycle complet de 12 ans (voir plus avec les maternelles) dans un même établissement.

L'Étude

Alors que les cours au chû-gaku sont tous obligatoires, c'est à partir du kô-kô que l'on offre aux élèves la possiblité des choix du cursus. En effet, le lycée est basé selon un système de crédits, que les étudiants doivent acquérir au fil de l'année en suivant les cours appropriés. Habituellement, ils choisissent X cours par matières, dont certaines leçons dites « générale » sont obligatoires. Par exemple, dans la matière « Science », je suis obligé de prendre un des deux cours de « Science général » (A ou B) et choisir X crédits de spécialisations parmi les options proposées comme « Physique I », « Physique II », « Biologie I » etc. Si je suis intéréssé par la physique, je prendrai alors « Science Générale A », « Physique I » et « Physique II » (la matière est diiférentes selon le I ou II). Je ne vais pas m'attarder sur le contenu de chaque matière qui, finalement, ressemble beaucoup à ce que l'on étudie ici, mais seulement sur le cours de "japonais". Il y a deux sortes de leçons dans le cours de japonais en secondaire. La première, le "Koten", consiste à apprendre à déchiffrer et étudier les vieux textes. Ces derniers peuvent soit être écrits en japonais, soit en "Kanbun", c'est à dire du chinois ancien qui est à la base de la langue japonaise. On pourrait dire que c'est l'équivalent du cours de latin chez nous. La deuxième est le "Gendai-Bun", signifiant "Texte Moderne", qui a pour but d'étudier la grammaire, etc.

Outre les cours, il existe une période terrifiante durant la scolarité, qui devient un traumatisme pour beaucoup d'écoliers. Il s'agit de la période du Juken. Le Juken est l'équivalent du baccalauréat français, sauf que contrairement à celui-ci, il n'est pas national (chaque université/lycée propose leur propre examen d'entrée) et se déroule deux fois durant la scolarité. La première lorsqu'on est en dernière année de collège, pour préparer son entrée au lycée, et la deuxième lors de la dernière année au lycée, pour accéder à l'université. Il faut savoir qu'il est très rare de doubler durant la scolarité japonaise (même au lycée, où on acquiert les crédits relativement facilement) et le Juken est une véritable claque pour beaucoup d'étudiants, qui n'ont pas l'habitude de travailler. Comme les élèves ont le droit de passer plusieurs examens d'entrée, ils choisissent avant de viser telle ou telle école, puis ils en discutent avec leurs professeurs. Ceux-ci analysent les points de l'élève et voient avec lui si ses choix sont judicieux ou non. Bien que les collégiens japonais finissent toujours par atterrir dans un lycée, ce n'est pas toujours le cas avec les lycéens. En effet, il existe beaucoup de lycéens qui deviennent des « Rônin-Sei», c'est à dire des "élèves vagabonds". Ces personnes visent une université, qui n'est pas forcément à leur niveau, ratent l'examen d'entrée, et refusent de passer des examens, qui sont un brin plus faciles, pour d'autres universités.

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La vie scolaire fait partie de ces chocs que l'on peut rencontrer à l'égard de deux cultures différentes. Dans ce premier article, je vous propose de découvrir comment fonctionnent les écoles maternelles et primaires au Japon, de divers points de vues. Précisons tout de même quelques notions globales avant d'entamer l'article. La rentrée des écoles japonaises se passe au mois d'avril, sous les pétales des cerisiers, que cela soit dans les études inférieurs ou supérieurs. Par ailleurs, il existe trois grosses périodes de repos, les vacances d'été, d'hivers et du printemps. Aussi, j'aimerais tout de même souligner que tout ce que je parle ici est un cas général. Il existe bien sûr des écoles qui ont quelques règles différentes.

École maternelle

Organisation

Il existe deux sortes d'écoles maternelles au Japon : le "Yôchi-en" (composé de "Yôchi" signifiant le berceau et "En" désignant un lieu, un établissement) et le "Hoiku-En" ("Hoiku" signifiant la garde). La différence principale entre les deux étant que le premier est une école, sous le contrôle du ministère de l'éducation, et le deuxième est une garderie, sous la main du ministère de la santé. Bien que l'on fasse une distinction entre les deux, au niveau des heures d'ouverture (les Yôchi-en étant une école, ils sont censés fermer plus tôt) ou de la restriction des âges (les Yôchi-en n'acceptent que les enfants de plus de 3 ans), en réalité il n'y a pas de grosses différences entre les deux. De nos jours les Yôchi-en organisent aussi des garderies, et le cursus donné dans les années supérieures est quasiment identique (alphabet, etc.). Peut-être la plus grosse différence réside dans les diplômes des instituteurs. Ceux des Hoiku-En doivent posséder un certificat délivré par l'état, suite à un examen.

De manière générale, les Hoiku-en et les Yôchi-en sont composés de plusieurs classes, selon les âges des enfants, avec une institutrice principale par année. Souvent, c'est à partir de la dernière année que l'on commence à donner des cours élémentaires, tel que l'apprentissage de l'alphabet (Hiragana, Katakana) ou des chiffres. La journée peut se résumer selon une succession des activités (jeu musical par exemple, la plupart des établissements possèdent un piano), du temps libre dans la cour de récréation, où l'on retrouve toboggans et balançoires, et des siestes. Il y a aussi des "leçons" de musique, pendant lesquelles on joue des castagnettes et du mélodica (un instrument peu connu ici, mais tous les japonais ont un jour soufflé dedans !).

Culture

Des événements spécifiques sont également prévus durant les saisons, comme par exemple le "Undô-kai" (le jour du sport, avec diverses épreuves sportives) en automne, le "Natsu-Matsuri" (la fête de l'été) en été, avec des enfants qui viennent en Yukata (kimono léger) à l'école le soir pour danser le "Bon-Odori", ou encore des bains dans la piscine. Personnellement, une des activités qui m'a marquée le plus était le "Otomari Hoiku" lors de ma dernière année, qui consistait à dormir une nuit à l'école, avec ses camarades et ses instituteurs. Il fallait alors préparer le dîner tous ensemble, disposer les lits... Bref, toute une aventure !

Pour ce qui en est de la nourriture, soit les établissements disposent d'une cantine, soit les enfants viennent avec leurs bentos. Pour ceux qui l'ignorent, les bentos sont des lunchbox à la japonaise, souvent à plusieurs étages, que les mamans (ou les papas) préparent le matin pour leurs petits. Ils comportent généralement du riz et des accompagnements.

Ecrit par Suisha

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Sasaguri est une ville se situant dans la préfecture de Fukuoka, au nord de Kyushu, une des îles principales du Japon. Elle est connue pour son parcours de pélérinage bouddhiste de 50km, comprenant 88 temples, directement inspiré du pélérinage de Shikoku. Le pélérinage de Shikoku est le plus grand circuit du Japon, avec 1200km de longeur et possédant également 88 temples. Bien que celui de Shikoku date de l'ère Edo (17ème siècle ; les temples datent de bien avant, mais c'est à cette époque-là que l'on a considéré l'ensemble des temples comme un parcours de pélerin), le circuit de Sasaguri date de 1835.

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Les japonais sont un brin avancés en technologie. Ceci n'est pas un mystère. Mais il y a une chose dont ils excellent particulièrement, où ils ont quelques années d'avance sur nous  : les toilettes.

Ils appellent ces bijoux de technologie, des washlet, en combinant le verbe "to wash" et le mot "toilet". Bien que ce nom soit une marque déposée de Toto, la première compagnie de toilettes à avoir propulsé le concept, on l'utilise aujourd'hui pour tous les WC du même genre.

Mais qu'est-ce qu'une washlet exactement ? Ces toilettes ont la particularité de posséder plusieurs fonctions accessibles lorsque l'on fait ses besoins. Les principales fonctionnalités sont le siège chauffant, le lavage des fesses et de la partie génitale féminine, la ventilation anti-odeur, la fonction massage ou encore la présence d'un haut-parleur émettant une musique afin de masquer les "plouf" embarrassants.

Ecrit par Suisha.

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Dans ce billet, je vous propose de découvrir la préfecture de Kagoshima, réputée pour ses îles (Yakushima, Tanegashima etc.) et ses plats tels que le Satsuma-imo (patates douces) ou le porc noir. Il sera surtout question dans cet article de Koshikijima , une île peu connue du public.

Kagoshima

Mais d'abord, commençons par la ville de Kagoshima. Cette ville se situant tout au Sud de Kyushu (une des îles principales du Japon) est surtout connue pour le Sakurajima, une ancienne île ratachée à la terre depuis deux siècles, à cause de l'éruption de son volcan. Ce dernier étant toujours actif, la presqu'île est devenue un veritable lieu touristique. Une histoire raconte même que c'est Sakurajima qui était appelée Kagoshima jadis ("jima" ou "shima" signifiant île en japonais), car elle était entourée de falaises (= "kago" en ancien japonais). Un temple situé au sud de Kyushu où ils avaient une vue sur Sakurajima a alors été appelé le temple Kagoshima, de l'appelation de l'île, puis le nom se serait propagé au fil du temps.

Malheureusement, je n'ai pas eu le temps de visiter ce Sakurajima, mais je vous livre ici quelques images du centre-ville de Kagoshima.

Koshikijima

Koshikijima, ou de son nom complet le Koshikijima-rettô, est une appellation donnée à l'ensemble des quelques îles se trouvant au Sud de Kagoshima. Ces îles principales sont le Kamikoshiki (= le haut Koshiki), le Nakakoshiki (= le milieu Koshiki) et le Shimikoshiki (= le bas Koshiki). Le seul moyen d'atteindre ces îles est de prendre un bateau, qui fait le trajet entre le Kamikoshiki, Shimokoshiki et Kagoshima, quatre fois par jour. Ce sont donc des îles isolées du monde extérieur, qui n'ont que peu été confrontées au développement industriel et technologique. Il n'y a donc pas de convini, pas de centre shopping, ni même de game center.

Durant mes séjours, je ne suis resté qu'à Kamikoshiki, où j'ai eu le plaisir de faire le tour de l'île en vélo (il n'y avait que 4 vélos de location dans toute l'île, c'était la guerre pour en acquérir un !), avec un guide et un appareil photo en main.

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Ecrit par Suisha

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Voici un billet consacré aux réseaux sociaux japonais, ainsi qu'à la perception des japonais envers les services sociaux étrangers tels que Twitter ou Facebook. Je vous propose également de découvrir les 4 grands réseaux japonais ainsi qu'une analyse sur le succès de Twitter et la difficulté que rencontre Facebook au Japon.

Les réseaux sociaux japonais

2channel

Lancé en 1999 et mondialement connu comme étant l'un des plus grands forums du net, 2channel est un forum on ne peut plus archaïque. En effet, il ne comporte ni système d'hébergement d'image, ni même la possibilité d'écrire en HTML. Du texte noir sur un fond gris, c'est tout ce qu'il y a dans cette caverne d'Ali-Baba. Et quelle quantité ! Que cela soit des discussions politiques, sur les jeux-vidéos ou sur la pornographie, on y trouve absolument de tout. Ceci reflète bien le slogan du site : "Vous y trouverez du hacking et des recettes de cuisine".

Cette base de donnée vient évidemment de la communauté énorme qui existe derrière, que l'on appelle les "2channelers" ou simplement les "nellers". De plus il n'y a aucunement besoin de s'inscrire pour pouvoir poster des messages. Le forum compte 11,7 million d'utilisateurs mais n'a pas connu de réelle augmentation d'inscription depuis 2003 (où il comptait déjà 7,7 million d'inscrits), à cause de l'avènement des réseaux sociaux. Les nellers sont particulièrement connus pour leur langage vulgaire, où ils n'hésitent pas à être violents verbalement envers les autres, voire agressifs. À ceci s'ajoute l'absence de modérateurs. En effet le forum est administré par des "caps", qui sont des membres ordinaires ayant reçu le droit de supprimer des topics etc. suite à de longues années de service ou grâce à des recommandations d'autres caps.

Tout ceci dévoile la face obscure de 2channel, celle où règne la violence verbale et le non-respect d'autrui. Beaucoup de parents ou psychologues pensent d'ailleurs que cette violence verbale au sein du net est une des raisons du manifestement de la violence chez les jeunes dans la vie réelle. Ils disent alors que "ces jeunes ne font plus la différence entre le monde réel et le monde virtuel". Hm, déjà entendu ça quelque part ? Et oui, cette pathologie ressemble fortement à la violence chez les jeunes expliquée par "les jeux-vidéos violents excessifs". Même si il faut avouer que le cas de 2channel va bien plus loin, puisqu'il a abouti à plusieurs accidents, suicides, et autres horreurs. Le forum est devenu une véritable place de défoulement pour certains.

Nico Nico Douga

Alias le "YouTube japonais", Nico Nico Douga regroupe des tonnes de vidéos et possède cette particularité d'être interactif. Effectivement, les inscrits peuvent poster des commentaires directement dans la vidéo. Ainsi, notre commentaire apparaîtra dans la vidéo sous forme d'un texte qui défile, à la seconde indiquée par l'utilisateur. Nico Nico propose plusieurs fonctionnalités, comme par exemples des scripts pour le lecteur, un système de filtre pour les commentaires, la faculté de diffuser une émission live, mais aussi la possibilité de commander une pizza en regardant une vidéo.

Il compte aujourd'hui 22,5 million d'utilisateurs. On y trouve principalement des AMV (Anime Music Video, que l'on appelle aussi MAD). Jadis, les utilisateurs pouvaient uploader des vidéos à partir de YouTube, grâce à un utilitaire incorporé dans le site, mais depuis 2007 le géant américain a bloqué tout accès de Nico Nico.

Mixi

Comptant plus de 20 million de membres, mixi est le plus grand SNS (= social network service) japonais. Son nom provient du verbe "to mix" et du pronom personnel "I" pour désigner l'action d'un individu qui se mélange aux autres. Mixi met donc l'accent sur l'esprit communautaire et propose de créer des "communautés" (équivalents aux "groupes" sur Facebook) que les utilisateurs peuvent rejoindre afin d'entamer des discussions sur un loisir commun par exemple.

Parmi les services principaux de Mixi, nous pouvons citer la création d'un journal intime (un blog en d'autres termes), le partage des photos, le partage des avis et critiques. Contrairement à Facebook, mixi se base sur l'anonymat, permettant donc aux membres de posséder un pseudo. Au départ, l'inscription des nouveaux membres ne pouvait se faire que par invitation, ce qui promettait une meilleure sécurité, mais depuis 2010 il n'existe plus aucune restriction au niveau de l'inscription.

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Édito

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