Retour vers le Turfu : Le Podcast de la popculture, passé, présent et futur

Retour vers le Turfu : Le Podcast de la popculture, passé, présent et futur

Par Koreana_ Blog créé le 27/05/10 Mis à jour le 14/10/18 à 23h05

"Retour vers le Turfu" est un Podcast amateur traitant de la Popculture Passé,Présent et Futur. Chaque mois, un film, une époque, une piqûre de nostalgie dans la joie, la bonne humeur et la mauvaise foi.

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Catégorie : Rubrique cinéma

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Rubrique cinéma (Cinéma)

Rien que l'affiche envoie du rêve

Avec ces oscars 2014, on se retrouve avec pas mal de films bien, mais convenus et beaucoup trop orientés vers le jury vieillissant de cette académie. Her fait figure d'outsider, un Ovni sortit de l'imagination de Spike Jonze. Imaginez, les sentiments amoureux sont déjà d'une complexité assez rare, mais ajouter à ce merveilleux jeu qu'est l'amour avec une OS à la voix séduisante, équipée d'une spontanéité charmante qui se concorde à votre personnalité. Un logiciel qui ne serait pas juste une bête intelligence artificielle, mais une âme virtuelle qui est aussi complexe qu'un esprit humain pouvant tomber amoureux. Bienvenue dans une histoire romantique, mélangeant science fiction d'anticipation et drame sentimentaux.

Los Angeles, dans un futur proche où les hipsters et les asiatiques ont investis les règles esthétiques Art&déco de façon majoritaire. Theodore Twombly (Joaquin Phoenix), sosie de Gordon Freeman par intérim mais surtout homme sensible au caractère complexe, est inconsolable suite à une rupture difficile avec son ex-femme Catherine (Rooney Mara). Il fait alors l'acquisition d'un programme informatique ultramoderne, capable de s'adapter à la personnalité de chaque utilisateur. En lançant le système, il fait la connaissance de Samantha (Scarlett Johansson), une voix féminine intelligente, intuitive et étonnamment drôle. Les besoins et les désirs de Samantha grandissent et évoluent, tout comme ceux de Theodore, et peu à peu, ils tombent amoureux. C'est avec ce postulat de base que le réalisateur Spike Jonze (Dans la Peau de John Malkovich) vient d'opérer un méchant tour de force sur cette année 2014. C'est là chers amis lecteurs que tu devrais prendre compte de quelques détails. Le film est hautement déconseillé aux aficados de l'action, du cul et de la bibine. C'est contemplatif au possible (on a même l'impression de mater du Terrence Malick), tout se joue sur les dialogues, alors si vous êtes du genre pisse-froid, pas la peine d'attaqué l'oeuvre.Je vous avais déjà parlé d'un autre coup de coeur côté film de genre romantique cette année qu'était The Spectacular Now, Her va encore plus loin dans le traitement des relations humaines de façon beaucoup plus viscérale.

Cette complexité sentimentale s'illustre par diverses problématiques que le film montre notamment par les traits de Joaquin Phoenix qui fait son boulot d'acteur encore comme personne d'autre, j'avais déjà beaucoup d'estime pour lui, je pense qu'on peut dire qu'il a atteint son apogée. À l'instar d'un Matthew McConaughey dans Dallas Buyers Club où tout le film se met à son service pour sublimer encore plus son jeu d'acteur au détriment d'être un film réellement percutant (où du moins trop calibré à la chasse aux Oscars). Le personnage Theodore Twombly dans Her est confronté à une dépression suite à la séparation douloureuse avec son ex-femme, mais ne tombe pas dans l'archétype du pauvre malheureux, il reste tout en nuance , il reste sociable et se met régulièrement à la pêche aux speed-datings, il est un homme avec ses qualités et ses défauts, mais sa dépression va le pousser a essayer de retrouver le bonheur avec une intelligence artificielle, une conscience sans enveloppe charnelle. Cette présence au doux nom de Samantha interprété vocalement par (la Motherfucking sublime) Scarlett Johansson nous fait oublier sa non-présence à l'écran, sa voix et son rire font tout le travail, on est instantanément sous le charme. La question fatidique se pose alors : peut-on être heureux avec une personne qui n'existe pas physiquement ? Les rapports sociaux évoluent-ils dans le bon sens avec l'ère du tout connecté ? Les réponses que parsèment Spike Jonze tout au long de son film sont plutôt pessimistes, propos qui contraste énormément avec la direction artistique du film où tous les objets technologiques sont stylisés et vraiment choux. Her n'échappe pas au schéma du poncif du genre, on a toujours le droit à la vague : "bien, mal, bien, mal et bien", mais si ! Ce schéma qui caractérise tous les films romantiques comme le premier meurtre dans un slasher.

Il ne s'en échappe pas, mais je trouve tout de même le déroulement du film agréablement bien foutu. Spike Jonze trouve des tournures de mise en scène et change les codes du déroulement archétype de ce film de genre. Déjà pour le décor global du film futuriste, on est bien loin des visions dystopiques du "futur" comme le sont les Carpenter (au pif Escape from New York) ou Blade Runner de Ridley Scott. La photographie qui chatouille les yeux, malgré le plot, je trouve cela joyeux, chatoyant, chaud, accueillant et contribue à la haute qualité qu'est cette mise en scène toujours en contraste avec la relation froide et platonique de Theodore et Samantha. On a le droit à des scènes assez dures qui jouent sur l'ambiance sale qu'est ce monde interconnecté. Le film reste aussi tout en nuance, il ne se fout pas de la gueule du spectateur, il nous laisse vraiment interpréter les événements qui en découlent de cette histoire, il n'y a pas de morale imposée. Cette oeuvre est faite que de jeu de contraste, le film se permet d'être simple, mais on peut facilement rentrer dans l'analyse, il joue le chaud et le froid. Il se permet de magnifier une relation tout en la détruisant de façon dramatique.

Her est non seulement un excellent film, mais surtout profite d'un statut assez exceptionnel et avant-gardiste. Toute sa trame remet en cause les rapports sociaux avec l'ère du tout connecté ou même le rapport de l'homme à la technologie en général sans propos fumiste. Une icône de cette génération qui pourra être étudiée en cours de français (le même où j'ai eu le droit à Blade Runner). Her est généreux et émouvant, triste et drôle, il décuple un nombre incroyable de sentiments pour un homme désabusé et au fond du trou. Malgré ce pessimisme ambiant et cette ironie constante, Her est une ode à la vie.

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Rubrique cinéma (Cinéma)

Loin des standards des films mainstream ayant une couverture énorme de de salle de cinéma français, j'ai pu voir au hasard d'un petit cinéma indépendant nantais un film dont j'en avais absolument pas entendu parlé et sortie juste la semaine dernière. Avant de me taper Lego : The Movie d'ici quelques jours dont les retours sont déjà encourageants depuis sa sortie américaine, je me permets d'écrire une critique sur un film, assez surprenant par rapport à son pitch de base.

The Book Thief en V.O ou La Voleuse de Livres en version française est une adaptation du roman de l'Australien Markus Zusak par le réalisateur Brian Percival, il relate l'histoire d'une adolescente au nom de Liesel (Sophie Nélisse) pendant la Seconde Guerre mondiale, en Allemagne. Adoptée par une famille habitant une petite ville près de Munich, son quotidien est bouleversé lorsqu'un Juif se réfugie sous l'escalier de la cave. Oui le pitch de base pue l'archétype de la planque de juif sous la domination nazi, pourtant le traitement du livre d'après ce que j'ai lu dans les reviews est assez original. Malheureusement,ça sera le seul moment où j'écrirai sur le bouquin vu que je ne l'ai pas lu. Dès le début du film on a l'impression que Liesel prête quelques liens de parenté avec la gruche de l'anime Les Malheurs de Sophie. Non pas que le narrateur de son histoire soit la mort elle-même, ce qui je trouve chie la loose, mais elle a une tendance a accumulé les ennuis en 15 minutes de film que je résumerais en quelques mots clés google : Frère mort ,abandonné, adopté, belle-mère peu soucieuse, brimade à l'école, illettré

En résumé, nous avons le plot le plus dépressif au monde avec les aventures d'une fille qui est l'incarnation en chair et en sang de VieDeMerde.fr, en bonus, elle cumule toutes ces tares à un an du début de la guerre, chapeau l'artiste. Bien sûr dans ce monde merveilleux, elle va apprendre à vivre dans ce village avec l'aide de son père adoptif (Geoffrey Rush) qui va lui apprendre le goût de la lecture, sa belle-mère "cold hard bitch" (Emily Watson) au grand c½ur et de Max, l'ami juif de la famille qui se cache dans la maison familiale Avec tout ça en une demi-heure, je n'avais qu'une envie, c'était d'arrêter le film, puis finalement, bien, il est plutôt bon.

En prenant l'angle du peuple allemand durant la domination nazie le film reste sincère dans la démarche de montrer des événements qui viennent bouleverser la vie qui était paisible de ce village allemand, entre les interventions pour fouiller le sous-sol des soldats nazis, les largages de bombes des Anglais le feu pour détruire toute oeuvre culturelle étrangère, il y a de l'idée et la tension qui pèse sur le peuple allemand qui ne coopère pas avec le système hitlérien est plutôt bien mis en scène. Après bien sûr, on ne peut pas échapper aux archétypes de la famine, la pauvreté, les hommes qui doivent partir en guerre et l'histoire de Max qui reste caché dans la cave pendant des mois. Finalement malgré l'accumulation de cliché, l'enthousiasme et la joie de vivre qui émane des deux rôles principaux Liesel & Rudy, les deux adolescents sauvent le film de la platitude et de la léthargie ambiante du film. Exemple, Liesel m'a bien emmerdé pendant la première heure du film , puis au fur et à mesure, elle réussit un tour de force en rendant son personnage charmante et pleine de vie. L'équipe de tournage peut les remercier grâce à ces deux acteurs qui avaient tout à prouver, ils donnent au film un grain plus convaincant et dégage l'oeuvre de la lignée des nombreux films qui traite de la guerre du moustachu le plus pimp de l'histoire de l'humanité après Mario.

Les tares de cette oeuvre par contre sont plus handicapantes déjà le film est beaucoup trop long, on s'ennuie sévèrement, je dirai même qu'on se fait presque chier sur 45 minutes, généralement ce sont les scènes avec les deux nobles du village qui ne servent à rien. Le fond du film aussi aurait mérité un traitement plus lourd, un peu plus de consistances autour de tout le patouin "les mots contre la barbarie humaine", les propos manquent de punch et afflue beaucoup l'ennui ambiant que provoque le film sur ces deux heures de film. Même si John Williams (Star Wars, Jurassic Park) est nominé au Oscar pour la musique de ce film, il ne se foule pas des masses, on ne trouve pas de thème particulier ni de symphonie marquante. Aussi surprenant et impressionnant qu'il soit présent dans l'équipe du processus de création, il aurait pu faire un poil mieux.

On ne peut avoir d'aversion totale pour ce film, même s’il peut paraître mou et chiant pour certains et que je comprends parfaitement. La Voleuse de livre a le mérite de traiter la vie des allemands durant la guerre loin de ce qu'on avait l'habitude de voir sur le sujet, Brian Percival en adaptant ce roman a le mérite d'avoir su tourner un film convaincant, sans transcender le genre, il propose un drame sur une période noire de l'histoire en restant nature et optimiste sans artifice putassier.

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Rubrique cinéma (Cinéma)

 

À vrai dire, j'aurai pu mettre Matt Vs AIDS en titre, mais j'aurai potentiellement pu être cloué sur la place publique en affichant un titre pareil ou être béni des dieux pour les haters de McConaughey. On peut le haïr ce gars, après tout, on le voit partout : True Detective, The Wolf of Wall Street, Killer Joe, Mud, le prochain Nolan ou en portrait sur la table de nuit de ta mère. Malheureusement, on ne peut nier que ce gars à un talent énorme, sur les trois dernières années, il est sorti de nulle part pour ensuite truster sur le podium des acteurs les plus appréciés de Hollywood. Bien putain, après la séance de ce Dallas Buyers Club, il confirme son talent pour être un mur porteur ou en quelque sorte un futur acteur iconique de notre époque actuelle.

 

Il faut savoir que le film a démarré très lentement, le budget n'étant que de 5 millions de dollars (marketing inclus). Dallas Buyers Club du réalisateur québécois Jean-Marc Vallée, sorti en novembre dernier aux États-Unis et seulement fin janvier en France, n’a connu qu’une sortie dans relativement peu de salles et guère de publicité. Puis le meilleur marketing qui soit, le bouche à oreille a fait son effet. Que ce soit aux États unis ou en Europe, le film s'est démarqué en longueur à contrario d'un blockbuster mainstream pour Kévin.

Oui, j'enfonce des grandes ouvertes en envoyant une phrase digne de la rédaction des inrockuptibles, mais je ne suis pas là pour bashouille, après tout, j'ai une syntaxe de merde et une prose d'un niveau de Bac Pro. Le plus important c'est que je sois en bonne santé avec un boulot, ce qui est très loin de la condition de nos deux personnages principaux de l'histoire de Dallas Buyers Club. Le plot se passe en 1985, à Dallas, un cowboy homophobe Ron Woodroof (Matthew McConaughey) est diagnostiqué séropositif, il ne lui reste plus que 30 jours à vivre. Face à l'inefficacité de l'AZT (seul médicament antirétroviral autorisé sur le sol américain), il se lance dans la contrebande de médicaments alternatifs avec l'aide d'un séropositif transgenre Rayon (Jared Leto) et de leur médecin Eve Saks (Jennifer Garner). Ensemble, ils fondent le Dallas Buyers Club, premier des douze clubs qui permettront aux séropositifs américains de se fournir en médicaments antirétroviraux étrangers.

Avec un plot pareil, on va droit dans le biopic contestataire et bourré d'espoir. Oui on en est pas loin, mais la force réside plutôt dans le jeu d'acteur qu'a contrario de la narration qui ressemble plus ou moins à une biopic des plus simple dans sa forme, le fond reste touchant même si je trouve que l'histoire originale a été embellie par des gros stabilos afin que le spectateur et les jurys des oscars se mettent à pisser en rythme main dans la main sur des violons pendant deux heures, Hollywood quel monde merveuilleux ! Le fond contestataire appuye beaucoup sur le fond de la main mise de l'industrie pharmaceutique sur le domaine hospitalier public durant les années 80' ainsi que la réglementation abusive du système américain par rapport aux choix de sa propre médicamentation. On appréciera l'approche plutôt couillue pour désarmocer les arguments de la FDA contre l'histoire de nos deux héros. Dans le film, l'ennemi n'est pas tant le SIDA qui se propage à la vitesse éclair a cette époque, mais bien les services gouvernementaux qui deviennent à la solde des grands groupes pharmaceutiques. La critique reste fine pare que finalement, on ne voit que très peu ces grands pontons de la mafia pharmaceutique, leur contrôle s'illustre avec l'entêtement de la FDA à détruire le Dallas Buyers Club via les traits de Michael O'Neill. Le propos du film est aussi amené par le trafic que met en place Woodroof pour soigner d'autre séropositif via une médicamentation moins bâtarde et dangereuse que le gouvernement à mise en place, oui dans ce film, soigner les autres, c'est illégal.

Malgré une excellente retranscription de cette ambiance de peur, de paranoïa et d'incertitude par rapport aux SIDA entre la stigmatisation de la communauté gay ou la croyance désuète de la propagation de la maladie. J'ai trouvé le film un peu trop long par moments, des scènes inutiles et même un peu trop tirées sur la durée par moment. Après les petites lignes de lamentations, je voudrais mettre un prix Nobel aux scénaristes et à l'équipe du film pour ne pas être tombé dans le cliché de la dégénérescence physique, même si Leto et McConaughey se sont sacrifiés de quelques kilos pour rentrer respectivement dans leurs rôles, le film ne se cantonne pas à montrer la perte vitale des deux séropositifs. Jean-Marc Vallée préfère mettre en avant le complot pharmaceutique, mais aussi en avant les contrastes socioculturels entre Rayon et Woodroof, l'un est un transsexuel descendant d'une famille d'avocat de Dallas, l'autre n'est qu'un simple électricien prolétaire raciste, homophobe et machiste. Et c'est à ce moment que le film porte quelque chose de plus qu'un simple film sur le SIDA. La performance du duo Jared Leto et Matthew McConaughey est tout simplement énorme.

Cela faisait au moins quatre années, depuis la sortie du borderline Mr Nobody que Jared Leto avait disparu des écrans radars cinématographiques pour se concentrer avec son groupe 30 Seconds to mars. Il revient en force en incarnant Rayon, il arrive à insuffler une féminité quasi chimérique, un mélange bluffant qui confirme le talent du bonhomme pour des personnages OVNI. C'est le fruit d'un travail qu'il s'est affligé, en effet, pendant deux mois, il est resté travesti pour habiter complètement le personnage. Le jeu d'acteur de McConaughey quant à lui est beaucoup plus simple, mais efficace. Après avoir un effort monstre pour devenir un Woodroof entre la vie et la mort (perte de 20 kilos), il a sû accentué ses origines texanes avec son accent particulier pour habiter un personnage excessivement charismatique et une prestance remarquable malgré sa sale gueule bien représentative de l'état du Texas. Le duo va avoir un effet curatif sur Woodroof, la progression de son changement d'opinion vis-à-vis de la communauté gay va y être pour beaucoup.

Fort de ce duo McConaughey et Leto, Jean-Marc Vallée signe une excellente biopic représentative de la paranoïa par rapport au SIDA dans les années 80' tout en évitant les écueils qu'on aurait pu lui coller si les scénaristes n'avaient pas été aussi réfléchis. Un film long et un peu trop formaté pour la pêche aux Oscars, mais qui mérite de s'y attarder rien que pour la leçon théâtrale qui l'impose par le biais du casting.

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Rubrique cinéma (Cinéma)

Autant vous dire, vous ne rateriez rien, vous ne regretteriez rien même pas une once de culpabilité si vous manquez la séance pour voir un des remakes des plus attendus de 2014, à vrai dire, moi et mon frère on a été presque convaincu de ne pas aller le voir et de plutôt se farcir le dernier Steve Mcqueen. Puis merde à quoi bon, s’il est bon je lui balancerais de fleurs, mais bien sûr, il fallait que le Remake de Robocop de Verhoeven par la MGM frise le ridicule.

Pourtant, c'était plutôt bien parti, on se retrouve en 2028 sur le plateau d'un Tv show qui prône la joie d'être américain présentée par un host des plus charismatiques (Samuel L. Jackson). En duplex avec le ministre de l'armée américaine et sa journaliste sur le terrain en Afghanistan pour prouver l'efficacité et l'utilité des interventions de cyborg que des bons petits soldats. Bien sûr ça part en sucette, "Boum Paf Pan Pan", le duplex est coupé, le présentateur fait comme rien ne s'était passé, ce moment-là était bien, ce moment montrait quelque chose de plutôt plausible est plutôt bien mis en scène, mais c'est bien là, l'un des rares moments du film où vous allez dire, "ouah c'est bien".

Dans le même temps, à Detroit, le policier Alex Murphy (Joel Kinnaman) fait preuve de sa conviction en la justice en menant à l’encontre de sa hiérarchie, une opération coup de poing contre la figure du grand banditisme de la ville, Antoine Vallon (Patrick Garrow). Son partenaire Jack (Michael K. Williams) est touché et Murphy se retrouve désavoué par ses collègues et supérieurs, en proie aux soucis familiaux classiques d’un père américain moyen et chassés par ceux qu’il a voulu mettre à terre. Puis patatra, pour compléter sa journée de flic modèle en proie à une malchance quai-divine, il se fait exploser devant son domicile grâce à un subtil plan des sbires de Vallon qui existe depuis la naissance du cinéma : "La bombe sous une voiture". Un choix s'impose à la femme de Murphy, soit le laisser en légume toute sa vie avec une couleur de cochon de Cochonou ou le transformer en robot trop badass looker à la Thomas Bangalter par le biais de la société d’OmniCorp dont le PDG et interprété par Michael Keaton et ça ! Ça vaut un point en plus. Le Docteur Dennett Norton (Gary Oldman), après l’autorisation de Clara (Abbie Cornish) peut commencer la reconstruction de cet homme en robot, pour la science et la sécurité. Exhibé à la foule comme le nouveau héros protecteur, manipulé par ses créateurs, RoboCop prouvera qu’il n’est pas qu’une machine, enfin si seulement...

"L'ultra-violence qui caractérisait le film Robocop de 1987 faisait parti-intégrante de sa réussite"

"J'ai un peu l'impression d'être enterré vivant ! [...] J'ai eu l'occasion de parcourir le scénario, et il souffre du même problème que celui du remake de Total Recall : il n'y a aucun humour !"

Ce sont les mots de Paul Verhoeven après avoir lu le scénario et c'est bien l'humour noir tout autour des propos subversifs des oeuvres de Verhoeven qui manque à ce film de 2014 qui prend joie à tout prendre au premier degré, ce qui en fait un film invraisemblable et insipide au possible. Autre grande différence entre les deux films se retrouvent également sur le plan de la direction artistique, non d'un petit bonhomme, l'aseptisé et l'influence des équipements hype de Apple sont absolument risible face à la direction plus couillue et crue propre à l'époque des années 80 qui émanait du premier et seul Robocop qu'on se doit de retenir dans la mémoire collective. Arrêtons la comparaison, sinon on va très vite partir sur du hors-propos. Parce que finalement le film ? Il s'adresse à qui ? Vous l'avez dans le mille, aux kévin et consorts, les casus du cinéma. Mais soyons sincère deux minutes, même en ayant pas vu une seule fois l'original, le spectateur lambda s'attend à un film d'action où sa pétaraille de tous les côtés, et bien également de ce côté la sauce ne prend pas les scènes sont d'une mollesse sans nom et c'est pas avec une musique jouée par deux guitares électriques qui vont changer la donne.

"Pourtant je trouve le design du nouveau RoboCop pas trop dégueulasse"

Un autre plan que toute l'équipe du film a essayé vainement d'orchestré pour essayer de faire passer ce film pour un chef-d'oeuvre avant-gardiste. Il y a tout une espèce de mise en avant des sentiments de Murphy et de sa famille (et réciproquement) depuis son changement d'état qui a été essayé vainement, toute la psychologie des personnages est plate, notamment à cause de moments trop forcés pour que le spectateur se sente empathique envers le personnage et se mette à pisser sur un violon comme un bon samaritain : " Oh le pauvre flic qui peut plus serrer son fils dans les bras... ni honorer les devoirs conjugaux d'ailleurs..." Bref, il se casse la tronche dans tout ce qu'il entreprend, même essayer de redorer le niveau en incorporant des problèmes de notre époque dans le film ne change rien. Carrie a essayé l'année dernière et elle s'est fait cramer comme une élève un peu trop regardante sur la table de sa voisine.

"Outre d'avoir un Mickael Keaton dans votre film, ajoutez aussi un peu de Jackson dans votre film pour un peu de classe "

Pour sauver un peu le film, on retrouve quelque trace de la culture vidéoludique dans ce film, ce qui m'a frappé d'ailleurs, plusieurs scènes en vues subjectives ponctuent le long-métrage avec des éléments propres aux FPS, avec le marquage des ennemis et le nombre de cibles descendues, ajouter un simulateur virtuel et des trajectoires GPS pour poutrer les ennemis le plus efficacement. Ces quelques petites idées sortent le film de l'inutile, enfin faut pas frapper mémé avec des orties, le film reste une oeuvre qui prend ses spectateurs pour des boeufs. Vous remarquerez que je ne charge absolument pas l'auteur du film, José Padhila, le brésilien qui était derrière la caméra pour filmer ce bourbier à 100 millions de dollars. Pour la petite histoire et ça, je l'ai su après avoir vu le film, Monsieur Padhila avait complètement désavoué ce projet bien avant la sortie de Robocop. La raison ? Selon le bonhomme 9 de ses idées sur 10 auraient été complètement radiées de la production. Le réalisateur était donc laissé à la place de mec qui tient sa caméra et qui la ferme bien gentiment en attendant son chèque.

Après tout, il fallait s'attendre à quoi ? La mécanique de remake hollywoodien se casse les dents, en reprenant tous les grands films des années 80' (Carrie, Total Recall, Evil Dead et Robocop), les studios espèrent engrangés un maximum de pognon sur la base de la nostalgie des spectateurs et la crédulité du public mainstream accroché par les "Boom boom" et les "Hot Babes". Finalement pour une fois Le Monde en a mieux parlé que moi en une page : "(...) bien plus intéressant dans un travail visuel toujours efficace presque trente ans plus tard, le film de Verhoeven reste un classique, qui mériterait qu'on le laisse bien vieillir en paix." Il reste encore Starship Troopers à massacrer et Hollywood aura gagné.

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Rubrique cinéma (Cinéma)

Après le film Crazy Heart sorti en 2009 et acclamé par la critique et les spectateurs. Le réalisateur Scott Devers se lance dans le projet de son second film. Heureux qui comme Ulysse d'avoir eu un coup de bol pour avoir réussi son premier film comme un futur grand réalisateur. Devers s'entoure de ce qu'il y a de mieux dans le Star-System hollywoodien pour essayer encore une fois de créer la surprise. Bienvenue dans "Les Brasiers de la colère" (Out of the Furnace) avec un casting Über-classe et des producteurs ayant une certaine connaissance du cinéma (Di Caprio et Tony Scott). Pourtant les amis, laisser un gosse jouer avec des outils de très bonne qualité, est-ce une bonne idée pour créer un film à succès ?

Out of the Furnace se passe dans l'Amérique profonde avant l'élection de Barrack Obama, dans la pauvreté et dans la quasi-misère sociale, lieu du prolétariat, toujours mis en avant dans les films indés avec des personnages aux cheveux gras, une sorte de pêche aux oscars, qui devient vite un running gag par rapport à l'auto complaisance que se font certains en tournant dans ces cadres-ci . Après une introduction montrant la dangerosité et dans quel niveau de l'échelle de la saloperie est placé l'antagoniste de l'histoire, Degroat (Woody Harrelson), nous trouvons les frères Baze à Baddock en Pennsylvanie. L'un est un homme droit, croyant et serviable, suivant la lignée de son père mourant en travaillant sans relâche à l'usine de la ville. L'autre est un homme qui veut servir son pays tout en essayant de ne pas suivre l'exemple paternel et essayant de gagner sa vie en se mettant dans des embrouilles sans nom, dans des paris foireux et des combats illégaux, dont les créances sont essuyées par le grand frère. Le premier, Russel (Christian Bale) se retrouve en prison pour avoir provoqué la mort d'une famille en ayant conduit en état d'ébriété. Le second frangin Rodney (Cassey Affleck) part en Irak et se retrouve complètement bouleversé par la guerre et la barbarie qui règne dans ce pays, du moins le film à l'intelligence de le suggérer plutôt que de le montrer. Cette expérience lui bousille toute envie de continuer à servir son pays et encore moins de retrouver une vie "normale".

Mais la vie est une pute, malheureusement Russel va le comprendre quelque temps après être sortie de prison, après avoir tout perdu (Famille, boulot, copine), son frère se fait tuer comme un chien agonisant par Degroat après un deal mal négocié entre lui et le créancier John Petty (William Dafoe). Nous voilà après une heure de film dans l'essence de ce que décrit le résumé en deux lignes : "La vengeance". Le sujet essentiel du film qui arrive un poil tardivement alors que la moitié de la salle s'est endormie en se demandant encore comment ils en sont arrivés ici. Là nous nous retrouvons avec un des défauts du film, sa longueur, la première heure sert certes à poser le décor et les personnages, mais le faîtes que le film n'est pas vraiment une autre accroche que le thème de la vengeance à placer, cette première heure n'est que fonctionnelle finalement, malgré le cadre prolétaire où une petite critique sur la misogynie ambiante ou le port d'armes aurait pu être pertinente. Scott Devers nous présente juste une fraterie qui s'aiment et se soutiennent mutuellement, mais qui est finalement constamment pourri par le destin, mais c'est seulement ça qu'on nous montre finalement sur la première partie du film. La deuxième partie quant à elle prend deux chemins, elle prend le thème de la vengeance à chaud, mais aussi également de la déshumanisation de Russel, enfin d'après certains comme Dream qui ont vu le film comme un découlement de l'être humain vers la barbarie pure et simple. Ils n’ont pas tort, après tout, la fin le montre très bien et le déroulement du film n'est qu'une suite logique vers cette conclusion.

Sauf que moi, j'aime le cinéma et les lourdeurs d'écriture du réalisateur pour faire passer son film comme un chef-d'oeuvre prêt à la pêche aux Oscars, je ne suis pas vraiment fan, je n’aime absolument pas qu'on me prenne pour un con. Alors les propos implicites dilués dans une photographie et des plans académiques qui ne montrent pas grand chose du genre : "MAIS NAN T'ES TRO CON POUR COMPRENDRE" je ne suis pas un grand fan, excusez-moi les amis, mais je ne suis resté qu'a un niveau Bac Pro Restauration. Au niveau de l'imagerie et de l'ensemble du film en est presque hautain, comme si le réalisateur en prenant tout au sérieux était vraiment sûr de son coup de faire un chef-d'oeuvre, on ressent vraiment le film prétentieux, le film qui te laisse pourrir dans une frustration d'incompréhension et de sentiment d'avoir été pris pour un con pendant deux heures parce qu’on a manqué d'attention sur deux plans : "T'as vu comment je filme pour faire monter la pression mon con ?" Le pire reste la morale que tient le film, une moral purement américaine, en gros le film vous montre clairement à certains moments et même sur le plan final qu'il vaut mieux faire justice soi-même. Malgré l'implication la plus totale du Shérif Barnes (Forest Whitaker) sur l'affaire du meurtre de Rodney, bien notre Russel pète un boulon et préfère faire justice soi-même due à l'impossibilité de la police à arrêter Degroat. Un message pro-américian et conservateur que Clint Eastwood approuverait à 100 %.

Ne vous méprenez pas non plus, le film n'est pas une merde infâme bourrée de cliché pro-américain comme vous pouviez l'interpréter au début de cette critique. Non le film possède quand même quelques qualités non négligeables pour ne pas frôler le bout du navet. Déjà, premièrement, vous avez peut être remarquez le casting que je décrirai de presque "chanceux" : Bale, Whitaker, Dafoe, Harrelson et même le frère Affleck qui me concerte encore plus à l'idée qu'il est plus talentueux que son frère devant la caméra. Tous jouent le ton pessimiste du film d'une justesse sans faille même Whitaker qui est habituée à faire des caisses avec ses personnages reste dans le rôle du shérif désarmé face à la situation de façon sobre. La musique quant à elle est vraiment excellente, je trouve qu'elle participe grandement au sauvetage du film, composé par Dickon Hinchliffe et le génialissime Eddie Vedder (Pearl Jam), qui je vous le rappelle à aussi sauvé un autre film de la misère : Into The Wild de Sean Penn. Cette OST composée principalement par des guitares folk rappelant le bon côté prolétaire américain, accompagne le film d'une justesse équivalente au casting, une ambiance tantôt mélancolique rappelant le lien très fort entre les deux frères et une ambiance plus étouffante accompagnant la perte d'humanité de Russel. Deux poids, deux mesures qui sont jouissives pour les oreilles.

Avant de finir la critique, je tenais tout de même à dire que Devers reste tout de même un réalisateur talentueux, une scène m'a marqué dans ce film et je pense qu'elle démontre parfaitement que Scott Devers peut être un excellent metteur en scène pour les films dramatiques. Ok, je trouve que "Out of the Furnace" est foiré, mais la scène des retrouvailles entre Lana et Russel appuie mes propos. Dans cette courte scène, Lana l'ex de Russel, l'ayant quitté pendant la période où Russel était en prison, a toujours des sentiments pour lui malgré le faites qu'elle se soit rabibobochée avec Barnes (le shérif lolilol). Ils sont heureux de se retrouver, mais malheureusement leur liaison ne peut reprendre là où ça s'est arrêté, car elle se trouve enceinte du shérif. Cette scène montre la puissance du jeu d'acteur de Bale et de Lana, une heureuse nouvelle coulée d'un drame passionnel, j'ai trouvé ça absolument magistrale.

Cette Scène, cette putain de scène !

"Out of the Furnace" est un film malheureusement entaché par une lourdeur d'écriture, un traitement de la psychologie des personnages trop superficiels, une conclusion en demi-teinte et d'un côté absolument hautaine dans son imagerie. Malgré le casting de luxe qu'a réussi à avoir Scott Devers, le soufflet de la vengeance crue de Russel reste plat sans vraiment beaucoup de tension ni rien de vraiment passionnant à se mettre sur la dent. Un casting et un postulat d'enfer pour pas grand-chose. Le plus triste au final, c'est que la bande-annonce raconte mieux l'histoire que le film et ça, si un monteur lambda de trailer et meilleur que le réal, c'est qu'il y a bien un problème quelque part, une histoire de savoir-faire sans doute.

"Tu vois mon con là-bas, des Oscars, plein de putain d'Oscars !"

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Rubrique cinéma (Cinéma)

Par les scénaristes de 500 Jours ensemble de quoi attirer du monde en salle et a contrario en décevoir des masses. Oui le cadre romantique y est, mais l'ambiance en est tout autre. Oublié les vannes mignonnes, oubliées les deux comparses Deschanel et Gordon-levitt, bienvenue le roller-coaster d'émotion viscérale à vous retourner le coeur et tuer toute bonne humeur que vous aviez avant de franchir la porte de la salle de ciné. Dois-je vous parler du plot de cinq lignes qui vous fait berner d'illusion sur ce qui ça se passer ? Non je passe mon tour, The Spectacular now a des choses à montrés plutôt qu'à être raconté. Vous avez peut être déjà lu plusieurs critiques insistant sur sa sincérité qui sonne juste et évitant tout les écueils poncifs qu'Hollywood à offert à la génération Y. Bordel, oui, le film retranscrit parfaitement le mal-être adolescent actuel. Pourtant, le postulat de base et le rôle que joue l'alcool aurait pu parfaitement tourner dans un simili-american Pie.

Sauf que l'alcool est un thème récurrent qu'on retrouve dans les deux autres films de Ponsoldt, mais pourtant le fond du film ne s'y attarde pas longuement à cette partie de "l'adolescence et l'alcool", le film reste dans le cadre de beaucoup de comédie romantique tout en se dégageant des superflus comiques et en se centralisant sur la crise identitaire et la recherche du "moi" plutôt que la prochaine culotte à baisser et les évolutions de relation entre sexes opposés justes et qui touchent dans le mille.

Pourtant, j'étais près à me sortir du film par les quelques longueurs que parsèment le film, des scènes creuses qui nous larguent de cette oeuvre et qui diluent fortement le rythme, j'étais à deux doigts de descendre mon avis positif de quelques grades, mais finalement, je suis resté accroché, le film propose ce que beaucoup de teen-movie ont évités de traiter, par flemme ou par manque de talent, comprenez bien qu'on est loin des standards des rom com un peu nian nian ou de la comédie qui valorise la connerie adolescente. Le héros traverse une crise d'identité qui est grandement mise en avant par ses relations étroites avec son ex, sa mère et même sa nouvelle petite copine Aimee et les retrouvailles avec son père alcoolique et borderline qui préfère lui aussi vivre le moment tout en rejetant le passé et le futur, un homme qui ne peut évoluer et rester dans une relation stable. La peur de l'engagement, la confiance en soi, la découverte de son "moi" sont les sujets traités dans cette comédie dramatique servie par un excellent casting, du personnage secondaire aux deux rôles-titres on est submergé par de l'authenticité en barre.

Plus touchant sur le faîtes que je me suis moi-même complètement identifié aux troubles du personnage principal, ayant eu moi-même des différents problèmes familiaux et identitaires autrefois le film me touche d'autant plus. Comme quoi, on le dira jamais assez, mais le cinéma reste toujours une affaire de ressentie. Strangelove, un de mes excellents éclaireurs à écrit "on ressent une palette d'émotion allant de la joie à la tristesse", You Godamn Right ! Les 20 dernières minutes sont une illustration parfaite de ce qu'il avance. La fin est d'une vérité cinglante, elle conclut parfaitement cette aventure émotionnelle de 90 minutes. Tout le long du film on sent tout de même malgré le bonheur partagé avec les personnages, une ambiance pesante comme un drame. Loin de m'avoir tiré une larme et fait pisser sur un violon, le film touche dans le mille, droit dans le coeur en vous faisant ressentir des émotions viscérales, profondes que seul Ponsoldt à réussi à faire depuis un moment.

Au fond le film de Jonh hugues à porter ses petits, à l'instar de The Breakfast club, The Spectacular Now traite des relations entre jeunes de façon juste et en appuyant sur le problème de la crise identitaire de notre génération "Y", loin des bullshit de l'adolescent con qui est valorisé par le nombre de bières qu'il boit, le dernier Ponsoldt porté par un casting de jeunots prometteur couvre un drame touchant et débordant de sincérité, à voir et rentré bien dans votre petit carnet le nom du réalisateur (James Ponsoldt) qui pour une fois à réussi à être distribué en France et des deux acteurs (Shailene Woodley et Miles Teller) qui jouent le couple teenage le plus vraisemblable et touchant depuis une vingtaine d'années.

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