L'extraordinaire et Intemporel Blog de Cronos

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Par Cronos Blog créé le 12/12/09 Mis à jour le 22/09/13 à 19h33

"Vers l'infini et l'au-delà!"

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Édito

Un peu de tout, souvent de rien, quelques billets selon l'humeur. Jeux vidéos, cinéma, comics, animation (surtout), et chaque dimanche, une petite sélection de travaux pointés ici et là. Accompagné de critiques de films ou de billets sur les mouvances vidéoludiques du moment. Sans mauvaise langue, foie de canard.

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Catégorie : Cinoche

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Cinoche

Après un premier épisode très chouette et un second plus en demi-teinte mais qui se révélait tout de même divertissant, Shane Black a le devoir de continuer sur la lancée et surtout de survenir après le carton Avengers, qui se révélait un excellent film de purs super-héros. On se retrouve donc avec un Tony Stark en mode trauma post-Avengers et un Mandarin campé par Ben Kingsley qui se révèle aussi froid qu'implacable. Evidemment, les problèmes d'angoisse de Tony auront des effets directs sur sa copine Pepper Potts.

Autant y aller franco, cet Iron Man 3 est une grosse déception. Le film remporte les suffrages un peu partout, ce que je peux comprendre sur pas mal de points, mais nul doute qu'il possède d'évidentes maladresses, surtout au niveau du scénario, qui rend la bobine pas toujours excellente. En premier lieu ce mélange entre sérieux et comique. Dans les deux autres, ce qui marchait du tonnerre, c'était l'auto-dérision, les petits gags bien disséminés, avec parcimonie, et surtout un sens du timing qui fonctionnait vraiment bien. Dans ce troisième épisode, le changement de tons est beaucoup plus perceptible. On passe de quelque chose de sérieux et sombre à un gag digne d'un épisode de Tex Avery. Pendant tout le film, les ruptures de tons s'opère, mais sans jamais être aussi fluide que dans les premiers films. Ce qui fait qu'au bout d'un moment, on se retrouve perdu et on ne sait plus comment aborder le film: on passe d'une noirceur presque flippante qui fait penser au Dark Knight (les interventions à la télé du Mandarin, les crises d'angoisse de Tony, l'attentat au Chinese Theater) à des gags grands guignolesques qui ont l'air sortis d'un autre film (les pièces d'armure qui le font valdinguer, les gags pendant les grosses scènes d'action qui ruinent toute la classe de la séquence). Bref, les deux premiers films savaient mieux gérer ces ruptures de tons pour dégoupiller une situation, ici, on se retrouve avec des extrêmes bien plus lourds qui portent vraiment préjudice au film.

Mais la palme revient au twist du film (attention au spoil): la fameuse révélation du Mandarin. Alors que toute la promo était centré sur le fait que le Mandarin était un homme impitoyable, prêt à tout pour faire trembler l'Amérique (ce qui est confirmé dans la première partie du film), on se rend compte que l'homme n'était qu'un acteur pour cacher le véritable méchant. Dans l'absolu, je n'ai rien contre, je trouve ça au contraire plutôt malin et couillu, tout en abordant des thèmes comme la manipulation des médias, l'installation de la terreur, le concept de l'épouvantail. Sauf que Shane Black veut encore une fois renforcée cette image en faisant de l'acteur un débile assuré, qui se félicite de sa performance aux chiottes devant des bimbos dénudées, ou qui chante avec une bière devant un match de foot. Plus lourd, c'est impossible, et là où on voyait le Mandarin exécuter un gars en direct à la télé vingt minutes plus tôt, on se retrouve face à ça, qui a l'air de sortir de nulle part, d'un vrai spectacle de guignol. Il n'y a pas de fil qui permet de lier cette grosse rupture, et pendant le film, je me demandais pourquoi avoir été aussi too much? Quel est l'intérêt, à part apporter une touche comique qui aurait pu être BEAUCOUP plus subtile que ce que je suis en train de voir?

A partir de ce moment, j'avais décroché. Même la dernière scène d'action censé être spectaculaire ne m'a pas emballé plus que ça, surtout que le véritablé méchant, Guy Pearce, aussi charismatique qu'il soit, ne possède franchement pas d'enjeux très clairs: le mec a été abandonné sur le toit d'un hôtel treize ans plus tôt, et pour avoir été délaissé, il veut mettre le monde à ses pieds. C'est un poil léger comme motivation. Et je ne parle pas de la botaniste joué par la charmante Rebecca Hall qui n'apporte rien au film, et de la mini-intrigue avec le vice-président qui ne sert à rien. Bref, beaucoup de grosses maladresses dans le film qui ressemblent plus à un puzzle mal assemblé qu'à un film qui marche véritablement de bout en bout. J'ai été tellement blasé par les révélations de l'histoire que le dernier tiers m'est passé complètement à côté, alors que toute la partie FX est toujours aussi impressionnante, et que Downey Jr. est toujours aussi impeccable en Tony Stark. Ce troisième épisode est donc clairement à part, mais franchement pas dans le bon sens. A force de vouloir apporter des gags qui sont franchement pas tous réussis (les meilleurs restent dans les dialogues) tout en créant un danger très post-11 septembre, Shane Black se fourvoie dans une direction qui prend les deux extrémités de la saga (à savoir contexte sérieux et ambiance rock'n roll) et les étend des deux côtés, jusqu'à franchir la limite qui tranforme le film en une sorte de truc informe qui ne prend aucun parti pris à 100% mais bel et bien deux. Et c'en est un de trop. J'attends la suite d'un oeil averti, parce qu'après une baisse de qualité du second épisode, je ne peux pas dire que ça se soit arrangé.

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Cinoche

Alors, est-ce qu'il est back ou pas back? A la fin du film, un constat s'impose: Schwarzy est plutôt back mais pas encore complètement. The Last Stand, produit huilé et branlant de Kim Jee-Woon (I Saw the Devil), se pose comme un film d'action très "nineties", sans chercher à apporter quelque chose au genre mais en tentant de le faire convenablement. On pose un pitch en carton: un gros bonnet de la drogue s'échappe lors d'un transfert du FBI et pour pouvoir passer la frontière mexicaine à bord de son bolide de luxe, il demande à sa petite armée de lui dégager la route afin qu'il passe tranquillement. Problème: la dernière étape se nomme Sommerton, une petite ville juste à la limite du Mexique, gardée par un vieux shérif évidemment incarné par notre bon vieux Terminator.

Une fois son mandat fini, Arnold l'avait suggéré puis confirmé: il ferait son retour au cinéma. Après un "retour" complètement foiré dans les deux Expendables, le bougre récivide dans un vrai film d'action où il a le rôle principal. Et y a pas à dire, ça fait plaisir. Revoir Schwarzenneger, son héros d'antan, mettre des patates dans la tronche des méchants en balaçant quelques punchlines bien senties, ça fait plaisir. On sent que le film n'est pas pour le public du Transporteur (le public de la salle le prouvait et s'éclatait de bon coeur), et qu'il fait partie d'une lointaine générations où les courses de voitures et le bling-bling n'ont pas de raison d'être pour faire parler la poudre. Tout le film est résumé dans la grosse dernière séquence d'action d'une bonne trentaine de minutes, où l'équipe du shérif s'occupe de repousser les assaillants de leur ville avec panache et patate. Ça fonctionne du tonnerre, on jubile pendant les fusillades et on prend plaisir à voir Schwarzy traverser un store en plombant un méchant en vol, ou à jouer de la gatling dans un bus scolaire. Les seconds rôles font aussi leur boulot, et le tout rappelle le film d'antan et confirme que ces petits plaisirs ne sont pas perdus pour tout le monde.

Evidemment, le film est loin d'être parfait et n'atteindra jamais les meilleurs films de la carrière du bonhomme comme Last Action Hero, True Lies ou même A l'aube du sixième jour. La faute à une première moitié un peu longuette, se focalisant trop sur le méchant qui s'échappe en voiture et sa poursuite avec le FBI. Beaucoup de personnages secondaires pas forcément utiles, dont Forrest Whitaker qui ne fera jamais grand-chose durant tout le film. C'est d'autant plus dommage que Schwarzy n'apparaîtra jamais durant cette partie à Las Vegas, qui ne sert qu'à conduire à la scène de gunfight finale, alors qu'elle aurait pu être considérablement raccourcie, car la volonté d'apporter un minimum de substance au grand méchant ne marche pas vraiment. Alors que Peter Stormare, bras droit et beaucoup plus délicieux en méchant déjanté, aurait été beaucoup plus salvateur.

Qu'à cela ne tienne, Le Dernier Rempart arrive malgré tout à nous (re)faire rêver, à posséder des vraies scènes d'actions vraiment bien écrites (n'est-ce pas, Expendables 2?) et quelques chouettes plans pas dégueus, malgré des fonds verts parfois flagrants et quelques FX un peu cheapos. On attend la suite des opérations, mais le Governator est sur la bonne voie.

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Cinoche

♪♫ DJANGOOOO ♫♪

La musique d'ouverture résonne dans ma tête à chaque fois que je repense au film. Je ne suis pas un gros afficionado de Tarantino à la base. Pulp Fiction et Kill Bill sont excellents pour moi, Reservoir Dogs ne m'a jamais excité plus que ça même si je reconnais la qualité du film, et les derniers du réalisateur, Death Proff et Inglorious Bastards sont loin d'être mémorables. Avec Django, Tarantino s'attaque au genre du western, genre qu'il admire puisque même ses autres films comporte beaucoup de ces codes. Django, c'est la rencontre entre King Schultz (Christoph Waltz, admirable) et Django (Jamie Foxx, über classe). Schultz est chasseur de primes et va aider Django à retrouver la femme de celui-ci, esclave d'un salopard du Sud des USA nommé Calvin Candie (Leonardo DiCaprio, impérial).

Après avoir vu Man with Iron Fists et Maniac, deux films que je ne pourrais pas recommander, Django m'a fait l'effet d'une bombe. C'est bien simple, on s'éclate, on jubile devant ce film où on sent que l'équipe s'est vraiment fait plaisir. On sent que les acteurs sont content d'être là, de donner le meilleur d'eux-même pour jouer dans un Tarantino et que celui-ci a vraiment fait le film qu'il voulait, chose décidemment beaucoup trop rare de nos jours et que seuls une poignée arrive à garder leur intégrité artistique pour faire le film de leurs envies. On pourra toujours critiquer Tarantino, son image qu'il possède, surestimé et arrogant pour certains d'ailleurs (ce que je peux comprendre quand je vois le dernier plan d'Inglorious), mais on ne pourra pas lui reprocher son talent objectivement. Ce mec sait filmer, il sait écrire des scènes de dialogues qui font mouche, il sait diriger ses acteurs et choisir sa musique. Une BO qui comme d'habitude mélange des thèmes de grands compositeurs de films moins connus avec des chansons de raps ou plus country mais qui passe toujours aussi bien dans ses films.

Et que dire de l'interprétation des acteurs? Christoph Waltz mérite bien son Golden Globe tant il illumine l'écran avec sa maîtrise de son jeu, sa verve cultivée et son charisme portée à bouts de bras. Le rôle est taillée à sa mesure, et c'est un vrai bonheur de regarder ses scènes. De même que Dicaprio, qui possède enfin son premier rôle de salaud et qui s'en sort admirablement bien tant il arrive à jongler entre moments de retenue et de colère, avec ce sourire méprisable qu'il lui va si bien. Jamie Foxx est aussi excellent, en esclave qui va se libérer de plus en plus de ses entraves pour devenir un homme libre. Mention spéciale à Samuel L. Jackson, qui joue le vieil homme de confiance de Candie, fatigué et aussi irrascible avec les noirs que ses maîtres. Le thème de l'esclavagisme est toujours un thème délicat, j'en veux pour preuve la polémique un peu ridicule sur l'utilisation du terme "nigger" dans le film, mais Tarantino arrive avec justesse à apporter une touche de sincérité bienvenue dans le film, sur un sujet toujours assez délicat aux Etats-Unis puisqu'il parle d'un épisode que ses habitants tente d'oublier.

Bref, ce Django Unchained est un vrai bonheur, un plaisir de cinéma qu'on voit rarement, où on déguste goûlument chaque séquence avec délice, d'autant que la durée du film (2h45) se boit comme du petit lait. C'est vraiment bien fichu, extrêmement bien écrit et souvent très drôle (la scène avec les sacs de toiles troués est absolument mémorable) et comme toujours bénéficie de personnages extrêmement bien campés et qui possède tous une classe indéniable. Si vous avez un film à aller voir en ce début 2013, je vous conseille fortement celui-ci.

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Cinoche

50 ans de James Bond. Autant dire que comparer Skyfall avec Dr. No relève du parcours de croix tellement le chemin est énorme. La saga s'est toujours imprégné des tendances du moment, de ce qui l'entoure, des choses qui marchent pour amener la série dans une mouvance qui fonctionne et qui parle au spectateur du moment. C'est aussi pour ça que la plupart des films James Bond ne vieillissent pas toujours bien (surtout les Roger Moore, beaucoup trop tourné vers la comédie). Skyfall est le troisième opus du sieur Daniel Craig. Après un Casino Royale qui porte bien son nom et un Quantum of Solace qui est beaucoup plus détestable, j'attendais plus ou moins bien ce cru "Mendes", qui a quand même un sacré bagage, avec son American Beauty ou Les Sentiers de la Perdition. Ce Skyfall, après les déboires de la MGM, devait relever le blason de la saga. On peut dire que c'est chose faite, et de bien belle manière.

Le film marquera probablement la saga parce qu'elle amène un certain nombre de choses importantes dans la mythologie de la franchise, et c'est d'ailleurs sa principale force: réussir à utiliser les codes, en détruire certains pour les reconstruire, mais sans chercher à inscrire le film comme une simple continuité de la saga, mais bien comme un film à part entière. Sam Mendès a vraiment fait le film qu'il voulait, et beaucoup le compare à Dark Knight. On ne peut pas nier qu'il rentre dans une catégorie similaire, mais ce Skyfall rentre malgré tout dans les James Bond, si on considère que les James Bond ne sont finalement qu'une successions de codes et de ressemblances qui leur permet de se dissocier des autres films d'espionnage: une séquence d'action pré-générique, un générique visuel avec sa chanson, des James Bond Girls, deux-trois gadgets, le "Bond. James Bond" et une voiture. Certes, ces codes sont là avec plus ou moins d'importance, mais ils sont là. Après, ce que Sam Mendès fait autour, ça le regarde et ça permet de faire le James Bond qu'il a envie. Dire que Skyfall n'est pas un Bond parce qu'il va plus loin dans la complexité de ses personnages, de son histoire ou de ses thèmes est quand même réducteur de la saga, même si elle n'est pas souvent allé plus que le divertissement. Ici, on a simplement un réalisateur qui propose SA vision de James Bond.

On a donc James qui se fait abattre et laissé pour mort par le MI-6, alors qu'un terroriste fait péter le bâtiment des services secrets avec dans sa manche une liste d'agents sous couverture qu'il menace de dévoiler. Je n'en dis pas plus, le scénario révèle quelques surprises, notamment sur la fameuse signification de ce "Skyfall", mais pour la première fois dans la saga, l'histoire met en avant ses personnages, notamment Bond, M et le méchant Silva, joué par Javier Bardem et qui est juste exceptionnel. La confrontation entre James et le méchant est réellement palpable et ne se résume pas juste à sauver l'Angleterre, mais parvient à arriver à quelque chose de plus personnel. On explore beaucoup cette dualité entre le devoir d'un agent envers son pays et ce qu'il doit sacrifier, couplée avec la maternité de M, déja bien présente dans les précédents films mais utilisé ici avec justesse. Daniel Craig confirmera les fans et les détracteurs, toujours excellent dans cet agent bestial, qui n'est autre qu'un soldat au service de sa nation (finalement plus proche des romans). On prend un réel plaisir à suivre l'histoire, où Bond ne passe pas les scènes d'action à exploser des bases militaires, mais prend le temps de poser son action et ses courses-poursuites avec une maestria d'enfer. A ce sujet, toute la séquence pré-générique est excellente de bout en bout. Le générique aussi, d'ailleurs, renouant avec une certaine classe dans le pure visuel de la saga.

Visuellement, d'ailleurs, c'est absolument superbe. Roger Deakins, directeur de la photo attitré de Mendès, s'est clairement fait plaisir et le film est un bonheur pour la rétine. En témoigne toute la séquence dans l'immeuble au néons en Chine, époustouflante de bout en bout, jouant sur le découpage des personnages et les contre-jours avec une classe indéniable. Ou encore les landes écossaises éclairées par des flammes dans une couleur chaude plongée dans l'obscurité. Très clairement, on sent toute la beauté plastique du film et ce Skyfall vaut déja le coup rien que pour ça. Les personnages sont mis en valeur avec un jeu de lumières magnifique, et ça ne fait qu'apporter du poids aux personnalité des personnages. Aussi parce que Sam Mendès arrive à trouver le cadre qui claque, et mettre en valeur le travail de Deakins. Les scènes de poursuites sont aussi excellentes, et on découvre avec bonheur le peu d'utilisation d'images de synthèse dans les effets spéciaux, ce qui rend les scènes spectaculaires vraiment spectaculaires.

Bref, ce Skyfall dépasse mes attentes. En plus d'avoir un film impressionnant visuellement, ce Bond se targue de posséder un scénario qui en jette et qui va plus loin que les autres en se servant de tout ce que la saga a mis en place pour raconter et laisser s'exprimer les personnages avec leurs phrases et non avec leurs flingues. Et ils en avaient, des choses à dire. Une réussite complète.

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Cinoche

La saga Harry Potter s'est terminé l'année dernière avec son huitième et dernier film. Une grande saga, avec des hauts et des bas, des très bons films (le 3) et des très mauvais (le 6) mais force est de constater qu'en huit films, le casting s'est étoffé de plus en plus sans faillir et que l'oeuvre complète bénéficie d'une vraie cohérence plus ou moins forte entre les films. Un monteur a décidé de créer une vidéo rétrospective de 13 minutes pour célèbrer les huit films. Une bien belle vidéo, montée comme une jolie bande-annonce et agrémentée des musiques du film. Le montage est très bon et donne envie de revoir la saga dans son entier. A déguster.

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Cinoche

Vu que je n'ai parfois pas le temps de faire une critique pour tous les films que je vais voir, voici un résumé d'avis plus courts sur les films récents où je n'ai pas eu le temps de faire une critique en bonne et due forme.

Total Recall - Mémoires Programmées

Après le fantastique film de Verhoeven, voici venir le sieur Wiseman à l'origine des Underworld et de Die Hard 4 (c'est pour dire qu'ils mettaient toutes leurs chances de leur côté). Ce remake souffre du syndrome type SF ou autre univers un peu fantastique: on commence à découvrir l'univers, à trouver ça sympa, avec une architecture intéressante et un monde futuriste pas trop mal fichu. On découvre qu'ils ont remplacé le concept de Mars avec deux univers sur Terre (l'Australie pauvre et l'Angleterre riche) et où le reste du monde n'est plus habitable. Du coup, on construit un tunnel pour relier les deux. Mis à part ce concept qui donne le droit à plusieurs incohérences indigestes, le film part ensuite dans l'action basique et bas de gamme où les protagonistes se contentent de sauter de toit en toit, de caisse en caisse et d'échapper aux méchants. Le lens flare très présent n'est pas là pour soulager, et le pire, c'est qu'on sent que l'oeuvre originale tente d'être respectée mais très maladroitement (Wiseman ne s'était pas privé en interview pour dire que l'original était ringard). Niveau scénario, l'intérêt de l'original où on se demandait si le héros évoluait dans un rêve ou pas est réduit en fumée tellement le film n'a pas l'air de s'en soucier.

Bref, Total Recall new gen est à éviter. On peut trouver ça un peu sympathique au début, mais on oubliera très vite ce qu'on aurait pu aimer face à l'indigeste réalisation de Wiseman qui tente de garder des références au film original sans le respecter (la femme aux trois seins, symbole du premier film et justifiable puisque sur Mars, n'est absolument pas cohérente dans le nouveau film). On a plus l'impression d'avoir une ruée sauvage pour éliminer tout ce qui faisait le sel du premier en reprenant les scènes cultes et en les rouant de coups de pied à grands effets de lens flare et de jeux d'acteurs pas passionnants. Rien que le fait de remplacer une blonde et une brune par une brune et une brune montre la bêtise du scénario.

L'Etrange Pouvoir de Norman

Renommé étrangemment en France alors que Paranorman fonctionnait aussi bien dans les deux sens (mais ceci reste un mystère dans le marketing français), Paranorman est un film en stop-motion par le studio Laika, déja à l'origine de l'excellent Coraline. Ici, on conte l'histoire de Norman, jeune bambin qui est le seul à voir et parler aux morts qui ne sont pas encore aller au paradis. Tout le monde le déteste, même son père ne le voit que comme un gamin étrange, mais pourtant son oncle lui confie une mission pour éviter la catastrophe qui se profile à l'horizon. Derrière un pitch assez classique se cache une petite pépite d'humour et d'hommage aux films de monstres et d'horreur. Les références ne manquent pas (Halloween ou encore Jason) et le tout est baigné dans un humour bon enfant et rafraîchissant. Les clichés sont tous là et nous offrent un magnifique conte d'horreur drôle et extrêmement bien animé. On a même parfois l'impression de retrouver l'esprit des films Amblin, c'est pour dire!

Paranorman est excellent de bout en bout. Le film possède quelques baisses de rythme, avec des passages plus longuets et peut-être moin drôles sur la longueur mais c'est faire la fine bouche face à cette animation haute en couleurs, bien réalisé et possédant son identité propre. Le pitch classique et les clichés des personnages (soeur tennager, bogoss baraque, le sidekick bedonnant) peuvent faire peur mais tout est fait pour rendre hommage au genre. L'histoire se suit agréablement bien, et se permet même d'ajouter quelques petits FX 2D ou 3D avec soin. Le travail abattu pour ce film est assez phénoménal et avec Pirates!, il figure sans mal dans le top des films de stop-motion de grande envergure qu'on prend plaisir à voir pour la magnificience et la passion dont ils font preuve tous les deux. Le chara design est magistral et la réalisation aux petits oignons. La 3D ne sert absolument à rien, comme 90 % des films, mais la magie opère et on se laisse embarquer sans mal!

Abraham Lincoln Chasseur de Vampires

Le concept est assez étrange: imaginez que Abraham, pour venger la mort de sa mère par des vampires, s'entraîne pour retrouver le meurtrier, et se retrouve embarqué par un mentor qui lui apprend les rudiments de cet art de combat. Il devient donc un vrai chasseur avant de se rendre compte que cette vie ne lui correspond pas et qu'il pourra aussi bien les combattre sans utiliser d'armes (oui, parce que pendant la Guerre de Sécession, le Sud est composée principalement de vampires). Un mélange complètement improbable. Ce qui est encore plus étrange, c'est qu'on sent à travers le film que c'est un roman à la base, et que le film pourrait se tenir: les personnages auraient pu être intéressants et le mélange entre la fiction et la réalité aurait pu donner quelque chose de sympa. Le problème, c'est que c'est Timur machin-chose, le gars à l'origine de Wanted, qui est aux commandes. Du coup, les scènes d'action sont absolument improbables et mis en scène avec tout ce qu'il faut de ralentis et de cadrages digne d'un clip. Tout ça donne un mélange étrange: certaines séquences se passent le plus sérieusement possible, avec la guerre en trame de fond, et on passe cinq minutes plus tard à une grosse scène d'action au ralenti où Abraham tranche des vampires avec sa hache sur un train qui file à toute allure...

Le grand écart passe très mal. Au lieu de faire des scènes d'actions plus réalistes, on a droit à un imbroglio incompréhensible avec deux séquences complètement dingues et du cache-misère de partout: la poussière de la galopage des chevaux ou la fumée bleue du train sont uniquement là pour camoufler les effets et rendre le tout encore plus mal fichu et pauvre. Bref, Abraham Lincoln chasse des vampires mais la façon de faire en fait un film où on sent que le réalisateur prend uniquement son pied dans les scènes d'action, qui elles aussi sont mal fichus. A éviter, donc.

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Cinoche

Quand j'y penses, ça fait pas mal de temps que je ne suis pas allé voir un film d'animation 2D au cinéma. Je ne me souviens même plus quel film c'était tellement ça remonte à loin et que la production 2D reste quand même très pauvre, avec une 3D presque omniprésente. Mis à part la production européenne (Zarafa, Le Chat du Rabbin et prochainement le Jour des Corneilles), il reste l'animation japonaise. Les Enfants Loups est un film de Mamoru Hosada, déja à l'origine de deux petites perles de l'anim japonaise, à savoir La Traversée du Temps et Summer Wars. Je mettrais aussi dans le lot l'un des films One Piece, celui où il se retrouve à faire des épreuves sur l'île d'un baron (plus aucun souvenir du titre précis), et qui a le mérite d'être de qualité. 

Les Enfants Loups raconte l'histoire de Hana, étudiante dans la banlieue de Tokyo, et qui rencontre un étrange jeune homme. Après être sorti plusieurs fois avec lui, celui-ci lui révèle être un loup, l'un des derniers qui a la capacité de se changer en humain pour passer inaperçu. Cela n'arrête pas la jeune femme et ils vivent un amour passionné. La jeune Hana met au monde la petite Yuki, suivi très vite de Ame, son petit frère. Malheureusement, le jeune père disparaît et Hana est obligé d'élever seule ses enfants, tout en s'enfermant sur elle-même, de peur que le reste du monde apprenne la nature de ses enfants-loups, qui peuvent eux aussi se transformer. Elle fait le choix de partir en campagne, dans une vieille maison délabrée pour élever ses enfants au calme sans risque de découvrir leur secret. Elle va se rendre compte que cette région est une aubaine pour elle et ses enfants et qu'ils vont découvrir des gens prêts à aider.

Les Enfants Loups est une oeuvre clairement adulte. On suit les aventures de la jeune mère sur plusieurs années et son évolution, afin de voir grandir un minimum les enfants. Le film a le mérite d'être une vraie tranche de vie, avec ces moments de drame, de rire et d'émotion. L'histoire ne laisse pas indifférent et possède un petit côté Totoro franchement pas désagréable. On prend plaisir de voir la petite famille refaire leur vie à la campagne, et les enfants choisir leur voie. Car c'est là le principal thème du film: l'humanité face à la nature, le choix de vie sauvage ou de la civilisation. Les deux enfants seront perpétuellement confrontés à leurs choix qui va les faire choisir d'être un loup ou un humain. C'est passionnant et leur évolution réserve quelques surprises assez bien amenés, tandis qu'au milieu, Hana leur mère tente tant bien que mal de les aider à choisir leur avenir. Leur père étant parti trop tôt, elle est souvent desemparé sur la façon d'élever ses enfants mais se force toujours à garder le sourire face aux imprévus. Les personnages deviennent réellement attachants, sans tomber dans le mélo facile. On n'échappera pas à certains situations déja vues, toujours est-il que le film reste drôle, touchant et émouvant.

Les Enfants Loups est un joli film d'animation 2D. Une vraie petite perle, avec peut-être quelques maladresses de réalisation mais que l'on pardonne aisément devant cette histoire de deux mondes et d'une famille qui tente de survivre dans un contexte sociale pas si évident. Evidemment, le propos du film est fait pour toucher le public sur la corde sensible, mais il se trouve que ça fonctionne (l'histoire est racontée par Yuki, la soeur, ce qui permet d'avoir plus de recul). Le personnage de Hana est formidable de justesse et de motivation, et les deux enfants ont chacun une vraie personnalité diamétralement opposée. L'animation est toujours aussi juste, avec cette préférence sur les mouvements plutôt que sur la complexité du design des personnages, ce qui permet de profiter de leurs multiples mimiques. Un film frais, drôle, malin et qui montre que l'animation 2D a encore de beaux jours devant elle. Après un Paranorman et un Pirates excellents, l'animation est en force en cette année 2012.

 

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Cinoche

Après avoir revu clairement à la baisse les qualités d'un premier film qui au premier abord aurait pu être une jouissive garden-party de vétérans de films d'action, mais qui manquait clairement de fun et de second degré, j'attendais avec une grande curiosité ce second volet, qui marquait surtout le vrai retour de Schwarzy. Willis, Schwarzy, Stallone, Van Damme, Chuck Norris, rien que cette plalette d'acteurs, héros de mon enfance et icônes du film d'action, nanard ou non, comme on en fait plus aujourd'hui, me fait vibrer de nostalgie. Aujourd'hui, je veux bien sûr parler de film comme Battleship, Transformers ou récemment Total Recall qui n'ont pas compris que les films d'actions, ce n'est pas avoir des robots clinquants et super classes et en mettre plein la vue, c'est aussi du fun, du second degré, des mecs qui prennent plaisir à dézinguer des méchants parce qu'ils sont là pour s'amuser. Une chose qu'a bien compris un Fast 5, par exemple, film purement jouissif et divertissant qui a tout pigé au film d'action.

Mais revenons à cette suite avec une liste d'acteurs faisant frémir tout fan de Last Action Hero, True Lies ou Demolition Man. Et bien autant être clair, ce film est mauvais. Ce n'est pas un nanard, ce n'est pas un film d'action. Pendant toute la séance, je me suis amusé à plusieurs moments. Parce que Van Damme parle de "sheep", parce que le "Rest in Pieces" est quand même excellent, parce que la scène avec Chuck Norris est instantanément culte. Mais voilà. Expendables 2, c'est une succession de scènes vraiment mauvaises ponctués par des touches de nostalgie, à croire que le scénario a été écrit autour de ces scénettes en comblant avec de l'action sans intérêt. Le film, encore plus que le précédent, se repose intégralement sur son casting. Les personnages, ce n'est pas Jean Villain, joué par JCVD, C'EST JCVD. Quand il parle, on a juste l'impression que c'est l'acteur qui est devenu bad ass: il s'autoparodie, il raconte ses élucubrations qu'on a eu droit dans les interviews et joue avec, parce que ça fera marrer ce qui connaisse le personnage. Et c'est comme ça avec Dolph Lundgren sur le fait qu'il ait un vrai QI d'ingénieur, ou Schwarzy et son "I will be back", ou Chuck Norris et le buzz qu'il produit sur le net. Le film parle plus du statut et de l'iconisation des acteurs que des personnages. Un principe qui aurait pu marcher, mais qui ne fonctionne pas si le reste assure. Regardez un Last Action Hero, complètement dans ce concept, et qui est mille fois plus riche et fun que cette chose.

Le vrai problème de ce film-nostalgie, c'est qu'entre ces quelques scènes rigolotes, il n'y a rien. Van Damme fait en tout et pour tout trois coups de pieds sautés pendant tout le film (à peu de choses près) parce que c'est son truc à lui. Mais pourquoi il a pas une vrai séquence de combat ? Pourquoi Schwarzy se contente d'avancer, arme en main, et de tirer en face de lui? Ce n'est pas ça, un film d'action! Malgré ce qu'on peut penser, il y a de l'écriture dans les scènes d'action d'un True Lies. Ici, il n'y en a absolument aucune, malgré les quelques chorégraphies comme la première scène avec Jet Li ou dans l'église avec Statham. Mais sinon, ce n'est que du tir, sans génie, sans imagination, en pensant qu'on est juste là pour voir nos héros tirer en avant. Non, on est là parce qu'on veut les voir faire des choses spectaculaires, rythmées, drôles, jouissives. On a juste l'impression que l'équipe a mis les acteurs ensemble et qu'ils se sont contentés de filmer. Au lieu de faire un VRAI film d'action. Entre toute cette débauche "cartouchière", on a droit à quelques séquences émotions, notamment avec le jeune Billy qui aura droit à un background mélo qui n'a rien à faire là, et qui se contentera de faire rire la salle lorsqu'on apprendra son passé dans l'armée et le triste destin de son chien. On sent que ça se veut plus sérieux, mais comment peut-on y croire? Surtout que les acteurs jouent quand même pas super bien, reste quelques scènes comiques avec Lundgren, mais jamais rien pour relever le niveau navrant du film.

Voilà, Expendables 2, ce n'est pas bien. C'est mal filmé, mal joué, les scènes d'actions sont pas fun et le niveau d'écriture est en-dessous de zéro. On retiendra des scènes qu'on regardera sur le net, mais ce n'est clairement pas un film d'action. Il n'y a pas de magie, il n'y a pas de fun, la séquence finale se résume à: fusillade contre les méchants en tirant devant soi, la blague avec la Smart, combat ridicule contre Van Damme avec ses deux coups de pieds sautés et c'est la fin. Non, clairement, Expendables 2 se résume à des taglines "pour faire genre", mais a vraiment oublié de faire le film auquel il tente de rendre hommage, un film d'action, un vrai, pas un film où les héros se contentent de tirer pendant tout le film. Encore deux chances à Schwarzy avec The Last Stand et The Tomb pour prouver qu'il en a encore dans le pantalon. Sinon, le "I will be back" ne marchera plus.


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Cinoche

 


Imaginez qu'à la fin d'Armageddon, la mission foire et qu'ils ratent tous leur mission, qu'ils meurent dans d'atroces souffrances et que le météore continue sa laborieuse chute vers la Terre. Jusqu'à ce que... en serait directement la suite. Le film amène d'ailleurs le petit clin d'oeil en précisant que la navette avec une mission similaire a échoué, et que la fin du monde est programmé pour dans trois semaines, soit 21 jours. C'est le point de départ du film et pour Dodge, quarantenaire qui est cadre dans une boîte d'assurance et dont sa femme l'a quitté immédiatemment après avoir entendu la nouvelle, sous ses yeux. Dodge va retrouver une lettre récentede son ancien amour d'enfance, Olivia, et va commencer un road trip accompagné de sa nouvelle amie Penny pour revoir son amour qui lui a déclaré sa flamme.

Je dois avouer, je n'étais pas plus emballé que ça, même après la vision de la bande-annonce. Ça ressemblait à une comédie classique américaine récente, avec des gens qui pètent un câble et qui prennent de la drogue. Oui, parce que dans la majorité des comédies américaines du moment, les persos prennent de la drogue à un moment pour assurer un minimum la séquence drôle du film. Sauf qu'en fait, la bande-annonce fait fausse route, et ce film au titre que je vais résumer par JCQLMVS déroute en bifurquant dans une direction vraiment étonnante et innatendue. Fin du monde oblige, on assiste dans la première moitié du film à des personnes qui se lâchent complètement et qui profitent de leurs derniers instants pour faire n'importe quoi: des shoots d'héroïnes (nous y voilà), faire boire de l'alcool à des enfants ou des partouzes dans des restaurants. Ça reste quand même soft, parce que ce n'est pas le propos du film.

Non, là où nous emmène le film, c'est cette rencontre entre deux personnages diamétralement opposés: Dodge, assureur coincé et timide d'un côté, et Penny, jeune femme délurée, émotive et pleine de vie de l'autre. Ils vont faire leur route ensemble, l'un veut retrouver son premier amour, l'autre veut trouver un avion pour revoir sa famille à Londres. Evidemment, le principe du road-trip étant ce qu'il est, ils vont vivre des mésaventures rocambolesques qui vont les rapprocher, sur fond d'apocalypse quand même optimiste mais pas toujours. On y voit du suicide, direct ou indirect via des tueurs à gages histoire d'aller au paradis, ou des émeutes un peu violentes. Comme je le disais, ça n'ira jamais très loin parce que ça reste une comédie à la base, mais la direction où nous emmène le film est aussi intéressante.

On se concentre donc sur ces deux personnages qui se racontent leur vie au fur et à mesure, qui se découvrent et qui s'apprécient, parce qu'ils prennent le temps de discuter et de profiter de ces derniers instants comme jamais ils ne l'auraient fait dans leur vie d'avant. On savoure ces petits instants grâce à deux acteurs géniaux. Steve Carrell garde son côté ennuyeux et blasé qui marche si bien pour un film du genre et qui permet d'apprécier encore plus ces petits instants de joie qu'il montre. Keira Knightley, quand à elle, joue une femme joliment délurée, craquante comme tout, et dont on tombe amoureux à la fin du film tellement elle joue magnifiquement bien, cette femme amoureuse des vinyles et qui se révèle émouvante lors de cette scène au téléphone avec sa famille. Deux personnages avec d'autres acteurs secondaires tout aussi bons, et qui jouent avec les clichés du genre en nous surprenant, jusqu'à un final fantastique.

Jusqu'à ce que la mort vous sépare (en anglais, la traduction exacte est "Cherche ami pour la fin du Monde") est surprenant, beau et émouvant. La première moitié commence comme une comédie classique sans tomber dans la vulgarité que l'on voit partout et présente la situation de façon optimiste, et opère un virage en douceur dans la seconde moitié pour tomber dans un mélodrame jamais gratuit, vraiment honnête et juste. Et la BO défonce, avec des morceaux choisis avec goût. Un bien beau film, une très jolie surprise. Je recommande chaudement.


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Cinoche

Le Pixar 2012. Beaucoup d'appréhension, en tant que fan du studio, après la déculottée Cars 2, dans le mauvais sens du terme. Et ce qui ne me rassurait pas, c'est que les critiques de Rebelle n'étaient pa extrêmement positives, et certains allaient même jusqu'à dire que Pixar poursuivait dans la même direction entamée par Cars 2, question qualitatif. Heureusement, à la sortie du film, il n'en est rien. Rebelle est un excellent film d'animation.

Il faut dire qu'après un Age de Glace 4 catastrophique (et je pèse mes mots) et une année 2012 assez morne en animation (le Pirates! des Aardman est le seul qui vaille le coup, et j'attends Paranorman et Hôtel Transylvania, les deux seuls qui m'intriguent, ainsi que les Mondes de Ralph), j'étais un peu désespéré. Mais c'est sans oublier la magie de Pixar, qui commence fort avec la projection de La Luna, très joli petit court-métrage mignon et incroyablement rafraîchissant. Bref, ça fait du bien. A noter que le Rebelle en VF n'est pas une super traduction car un peu trop direct, et Brave est beaucoup plus justifiée.

Pixar a toujours eu le don pour aller plus loin dans leurs histoires, pour aller dans des directions un minimum plus originale qu'un monde à sauver. Certes, celle de Rebelle n'est pas ce qu'il y a de plus inédit (on a quelques relents de Kuzco, le délire en moins), mais offre néamoins une fraîcheur bienvenue, avec une intimité de l'univers très appréciable. Quand on voit la bande-annonce des Gardiens de Dreamworks qui ne m'attire absolument pas avec son histoire vu et revu, Pixar arrive toujours à surprendre. Ici, le ton est donné dès le début, et le scénario se concentre avant tout sur la relation mère-fille, entre Merida et sa mère, la reine d'un clan écossais. Merida est beaucoup plus libre que sa mère et lui reproche de toujours lui dire quoi faire et comment. Bref, une approche très classique, mais avec ce je-ne-sais-quoi qui fait la différence, cette légèreté teinté de maturité qui lui sied à merveille. Je n'en révèle pas trop parce que les bandes-annonces ont étonamment gardé la véritable trame de l'histoire et ça serait dommage de trop en dire. Sachez juste que l'aventure proposée sera l'occasion pour Merida et sa mère de se connaître et se comprendre. Un vrai film de copines, quoi!

Techniquement, c'est toujours délicat de poser le décor dans un univers plus nordique. Comme à l'époque de Dragons, les couleurs ne sont pas des pluc chatoyantes, et les décors de plaines en plein jour à l'extérieur ne sont pas les plus jolis parce que le décor ne s'y prette pas non plus. Dès que le film passe dans les plans de nuits, dans le château ou en forêt, on sent que l'approche est différente et plus intéressante, et que techniquement, c'est encore une fois du haut niveau. Mais je retiens particulièrement l'animation, absolument magique et excellente, en particulier celle des ours, vraiment à tomber. Les personnages ont de vraies gueules, notamment les guerriers écossais et le père, excellent et bien animé. Je regrette seulement le manque de caractère de certains protagonistes.

Mais le point noir du film, ce qui manque et qui fait que je ne le mets pas dans mes favoris, c'est cet aspect condensé du film. Le long-métrage dure 1h40 environ, pourtant, j'ai vraiment eu l'impression d'avoir une heure en tout et pour tout, tellement toute l'action va à cent à l'heure. Peur d'ennuyer le spectateur? Je ne sais pas, le problème c'est que le script passe trop en surface les éléments de l'intrigue et les rapports entre les personnages. J'ai trop senti durant le film les parties où "là, Merida et sa mère se comprennent", "là, c'est la découverte du méchant", "là, c'est le climax où la tension est à son comble". On sent trop le cahier des charges pour répondre à chacun des points du film sans jamais le complexifier ou l'approfondir. Les thèmes sont vraiment intéressants, et je regrette que certains personnages ou relations ne soient pas plus développés ou fouillés, j'ai eu l'impression que Pixar faisait juste ce qu'il fallait sans vraiment pousser. Là où les précédents films cherchaient à aller plus loin tout en rendant le film bien plus fluide dans sa rythmique, Rebelle se contente d'enchaîner le scénario sans prendre le temps de s'arrêter pour chercher le petit truc en plus, et fait au final un film très efficace mais pas culte comme peut l'être un Monstres et Cie.

Mais c'est un ressenti que j'ai eu et qui est personnel. Le film est frais, drôle, avec des personnages bien classes mais où on aurait aimé un peu plus de background au vu du potentiel (les clans voisins, par exemple). Même si l'humour est un peu moins subtile qu'à l'accoutumée, en passant. Objectivement, le film est vraiment bon, et revient dans le bon sens après un Cars 2 décevant, non sans traîner quelques petits défauts et en perdant un petit peu le charme des anciennes productions, car cherchant à s'aligner sur la concurrence, notamment au vue du public visé et du style de l'humour, alors qu'ils avaient déja conquis le public qu'il fallait. Rebelle est un excellent cru Pixar, et j'espère que le studio ne tombera pas dans la facilité de la licence Cars et continuera sur sa lancée pour un Monsters Academy l'année prochaine que j'attends avec la plus grande impatience!

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