L'extraordinaire et Intemporel Blog de Cronos

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Par Cronos Blog créé le 12/12/09 Mis à jour le 22/09/13 à 19h33

"Vers l'infini et l'au-delà!"

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Édito

Un peu de tout, souvent de rien, quelques billets selon l'humeur. Jeux vidéos, cinéma, comics, animation (surtout), et chaque dimanche, une petite sélection de travaux pointés ici et là. Accompagné de critiques de films ou de billets sur les mouvances vidéoludiques du moment. Sans mauvaise langue, foie de canard.

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Cette semaine s'est terminée la saison 4 de Community, série que j'affectionne particulièrement car en trois saisons, elle aura réussi à trouver son style, un humour ultra-référencé en trouvant sa voie et une écriture des épisodes particulièrement excellente. Dan Harmon, le créateur de la série, est malheureusement partie de la production pour la saison 4, et Chevy Chase, l'acteur incarnant Pierce, est aussi parti en milieu de saison 4, comme en témoigne son absence durant quelques épisodes cette année. NBC n'a jamais eu l'air de croire en la série, repoussant sa diffusion, la programmant dans des cases horaires difficiles, cette saison était parti pour être la dernière, et une dernière série d'épisodes attendues avec crainte sans la présence de Dan Harmon. Alors, qu'en est-il?

Evidemment, il reste le noyau dur de scénaristes, ceux ayant déja travaillé sur les autres saisons, et il aurait été injuste de leur jeter la pierre et de saper leur travail. Malheureusement, ça ne commence pas très bien. Le gros défaut de cette saison, c'est cette volonté de capitaliser sur tout ce qui plaisait dans les autres saisons et de les distiller au fur et à mesure, juste pour remplir le cahier des charges. On se retrouve face à une impression étrange, celle de regarder une saison 4 qui rend hommage aux trois autres, en faisant du fan service à outrance sans prendre son temps et en dégainant tout d'un coup sans prendre le temps de construire quelque chose. La saison 4 amène toujours des choses sur ses personnages pour les faire évoluer, comme Jeff avec son père ou Chang et son histoire d'amnésie (qui n'aura finalement servi à rien et tombe complètement à plat). La plupart des épisodes rate le coche en voulant absolument faire plaisir aux fans sans se faire plaisir à eux. Et ça se sent. On sourit, mais parfois par pitié. Et c'est dommage.

Tout n'est pas non plus mauvais. Je pense à l'épisode 4, Alternative History of German Invasion, qui reprend les personnages des allemands de la saison 3 pour en faire un épisode sympathique, ou encore l'épisode 10, Intro to the Nots, l'épisode de Noël qui reprend la trame de la Corde d'Hitchock avec Malcolm McDowell et qui est plutôt sympathique. Même les épisodes plus concepts comme celui de l'épisode 12, Heroic Origins, qui raconte comment les personnages s'étaient déja rencontrés avant leur arrivée à Greendale, offre de jolis moments, et le finale, qui comme les autres tente de renouer avec ce qui a marché comme le paintball et la Darkest Timeline, se fait plaisir en multipliant les références et en se lâchant un peu plus que d'habitude.

Mais ça ne marche pas toujours, alors qu'on sent que les scénaristes tentent de trouver de nouvelles idées, mais toujours en restant sur ce qui a été fait. L'épisode en pâte à modeler de la saison 1? On en fait un autre avec des muppets. L'épisode documentaire sur la bataille entre les coussins et les couverture de la saison 3? On en fait un autre avec la Changnesia. C'est de la redite, on attend plus des épisodes avec des vrais concepts originaux. Community a installé une telle liberté sur les autres saisons, pourquoi ne pas se servir de cette magnifique base pour tenter des choses comme ils avaient fait avant? Seuls quelques uns des épisodes tentent le coup comme l'épisode 10 dit plus haut, ou encore l'épisode 11 qui se base sur Freaky Friday et le principe de changement de corps, qui fonctionne vraiment bien et qui permet presque de retrouver l'esprit Community.

Déçu, mais je m'y attendais. Je guettais chaque week-end en attendant le nouveau Community lors de la saison 3. Cette année, je n'y pensais plus mais je continuais à regarder, dans l'espoir de m'y retrouver, en vain. Il y a quelques moments de fulgurances, on retrouve les personnages, mais l'âme n'y est plus, ces dialogues au diapason ne fonctionnent plus comme avant. La série a été renouvelée contre toute attente pour une saison 5 de 13 épisodes, et je ne sais pas si c'est une bonne chose. Six Seaons and a Movie, on y est presque...

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Nouveau rendez-vous sur le blog, histoire de parler des quelques séries que je dévores ces temps-ci, et aussi vous faire découvrir quelques petites perles du petit écran.

SIX FEET UNDER
5 saisons (63 épisodes) // 2001-2005
Crée par Alan Ball
Diffusé sur la chaîne HBO
Format de la série: 50 minutes

Six Feet Under, je ne présente plus. La série fait partie de l'âge d'or de HBO, au début des années 2000, où les séries cultes continuaient de s'enchaîner dans un rythme assez hallucinant. La productivité de véritables artistes n'étaient plus à démontrer, et ces séries ont prouvé qu'on pouvait apporter quelque chose en sortant des fameux "procedurals", à savoir les séries qui n'ont pas besoin de connaître le contexte pour regarder un épisode, les plus célèbres étant les "procedurals cops", genre qui pullule encore aujourd'hui et qui malheureusement ont beaucoup trop de succès comparés à certaines petites perles qui passent inaperçu. Je rattrape peu à peu mon retard et j'ai donc terminé Six Feet Under il y a peu, série crée par Alan Ball qui opère actuellement sur True Blood, que je n'ai pas eu l'occasion de voir mais dont les échos font état d'une série sympathique mais pas du niveau de SFU.

Six Feet Under suit les mésaventures de la famille Fisher, où le père et son fils David tiennent une entreprise de pompes funèbres. Alors que Nate Jr, l'autre fils, revient de Seattle pour le repas de Noël, son père est victime d'un accident de voiture, et la famille doit se serrer les coudes pour surmonter cette épreuve, notamment Ruth, sa femme et maintenant veuve, et la dernière Claire, jeune lycéenne qui cherche encore sa voie. Tandis que Nate, voyant l'entreprise familiale devenu fragile à cause du décès, décide de rester à Los Angeles pour s'occuper de l'affaire avec son frère David. 

L'une des particularités du show est de commencer systématiquement par un décès (sauf rares exceptions), d'une personne lambda (ou non) qui aura une conséquence plus ou moins importante sur la famille Fisher puisque c'est généralement eux qui s'occuperont de récupérer le corps. On se retrouve très souvent à côtoyer la famille de la victime, et c'est là que la série trouve sa subtilité, en jouant avec la situation et les circonstances du décès en question et en y trouvant un écho sur l'un des personnages. Parce que la force de la série, ce sont ses personnages. Des humains, des caractères bien trempés et très différents, et qui à terme trouveront quelque chose en chacun d'entre nous. Que ce soit Ruth, la femme qui ne veut pas être seule, David, le frère homosexuel qui tentera de chasser ses démons et se faire accepter, Claire, la jeune dernière qui tentera de trouver sa voie tout en voulant s'affranchir du système ou encore Nate, qui n'arrive plus à savoir où il en est en enchaînant les hasards de la vie qui construiront son existence sur le long terme, chacun des héros de la série trouve un écho particulier, un parcours qui se tient sur toute la série de façon incroyable.

La série en dit beaucoup. Elle n'est pas débordante d'actions, mais il se passe beaucoup de choses à l'écran, et elle n'est pas avare en symboliques. La série n'hésite pas à faire parler les morts pour faire réagir les vivants, ou à créer des hallucinations jubilatoires, où les personnages seront souvent confrontés à eux-mêmes pour s'en sortir, et se créeront des images de revenants pour pouvoir avancer dans la vie. Après plusieurs épisodes, on constate que la famille communique très peu, et se renferme sur elle-même, et c'est un des principaux thèmes de la série: le repli sur soi-même, que chacun des personnages devra se sortir pour pouvoir avancer. Et ils avancent quand même beaucoup lorsqu'on fait le point sur toute la série. Pas question pour David de cacher son homosexualité à sa famille sur toute la série, ça ne sera le propos que de la première saison. Et les multiples personnages secondaires ne sont pas en manque, comme Keith, le petit ami de David qui se bat contre les démons de son père et défend son homoxeualité, Rico, l'employé de la famille qui sera en première ligne pour subir les conséquences des erreurs des personnages, ou encore Brenda, une femme qui suivra Nate toute la série et qui n'arrive pas à s'engager dans quelque chose qui pourrait figer le reste de la vie.

C'est d'ailleurs assez dingue avec le recul. La série possède un format feuilletonant, mais ne possède pas de réel cliffhanger autre que celui de découvrir la suite de leurs mésaventures. Le rythme de la série peut parfois être lent, mais certaines scènes sont tellement poignantes, drôles ou touchantes qu'on se surprend à ne jamais se lasser, surtout que la série ne sombre jamais dans la redite, faisant évoluer constamment ses personnages au fil des saisons. Certaines parties de la série deviennent très sombres, surtout sur la fin, mais ne laissera jamais ce sentiment de glauque qui fait que la série est dépressive. Au contraire, elle amène un contrepoint intéressant pour faire en sorte que ces "héros" en sortent grandit à chacune de leurs erreurs et des obstacles qu'ils rencontrent. Et c'est ce qui donnent cette impression de vraie, de naturelle, parce que chaque problème rencontré, chaque obstacle nous parle, et les personnages sont tellement bien interprétés qu'on s'y retrouve.

Plus encore que la mort, Six Feet Under est une série sur la vie. Il n'y a pas de thèmes véritablement précis, mais à la dernière scène de la série, on se rend compte qu'elle nous parle à différents niveaux. Le dernier épisode est une claque monumentale dans la face, en particulier les dernières minutes qui nous prend aux tripes comme j'ai rarement vu dans une série ou même dans un film. On se dit à ce moment-là qu'on ne reverra plus les Fisher, qu'on les laisse faire leur vie avec leurs erreurs et leurs victoires, et on se rend compte que quelque part, ils nous ressemblent pas mal. Toujours bouche bée après le dernier générique, je me dis que cette série est vraiment à part, et qu'elle mérite bien son statut de culte.

Petit tour d'horizon de photos promo et de trailers très classes sortis à chaque nouvelle saison:

 

 

 

 

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