L'extraordinaire et Intemporel Blog de Cronos

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Par Cronos Blog créé le 12/12/09 Mis à jour le 22/09/13 à 19h33

"Vers l'infini et l'au-delà!"

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Édito

Un peu de tout, souvent de rien, quelques billets selon l'humeur. Jeux vidéos, cinéma, comics, animation (surtout), et chaque dimanche, une petite sélection de travaux pointés ici et là. Accompagné de critiques de films ou de billets sur les mouvances vidéoludiques du moment. Sans mauvaise langue, foie de canard.

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Après le top du jeu en 2012, voici venir la version cinématographique. Etant fort aidé par la magnifique carte UGC illimité, avec 54 films cette année au compteur je peux dire qu'elle a été rentabilisé. Une année en dents de scie pour ma part, avec des chouettes surprises et des grosses déceptions, et surtout une pauvreté du côté des films à Oscars qui d'habitude nous gratifie de petites perles. Enfin, pour ma part, je suis tout de suite beaucoup plus bon public et moins objectif que dans le jeu vidéo. 

Pour moi, le cinéma est avant tout un média de divertissement. Si le film me divertit pendant toute sa durée, je considère qu'il a déja fait 70% de son boulot. Après, on prend du recul pour voir ce qui nous as plu, ce qu'on a détesté, en essayant d'être moins subjectif, mais c'est compliqué, il y aura toujours (tout comme le jeu) des gens pour dire que c'est de la merde, ou inversement. Et comme le jeu vidéo, on a droit cette année à de véritables déferlements d'injures sur des films attendus, notamment le dernier Batman que beaucoup de monde en a parlé en mal alors qu'objectivement, le film est très bon. Mais cette magie de croire au cinéma, d'arrêter de noter toutes les petits incohérences pour se concentrer sur le propos du film, se perd de plus en plus. Un film comme l'Odyssée de Pi est presque une bénédiction tant il est complètement dans cette mouvance...

 

Le blockbuster de l'année
Dark Knight Rises

Entre Avengers et le dernier Batman de Nolan, la lutte a été rude. D'un côté le fun décomplexé de Marvel, de l'autre la noirceau et le sérieux de DC Comics. Pour ma part, mon choix se portera sur la fin de la trilogie de Nolan, bien qu'Avengers a clairement fait son boulot et que je me suis éclaté dans la salle. Mais Dark Knight Rises, non sans défaut, parvient à créer et à conclure une mythologie, un univers brodé sur trois films, tout en créant de véritables personnages, épais, émouvants, et Bane rentre dans ce carcan sans difficulté. Même si la fin m'a vraiment frustré en reléguant Bane à ce qu'il ne devrait pas être et réduisant presque tout ce qui a été dit avant, le film est de grande qualité, les acteurs impeccables et la fin conclut la saga avec brio.

Un excellent cru, long mais passionnant, avec une vraie histoire qui rend le blockbuster plus appréciable (ceux qui la critiquent feraient mieux de revoir des films comme Transformers pour se rendre compte que ce genre de blockbuster fait du bien à l'industrie). Evidemment, le côté noir des héros, c'est un effet de mode grandissant (même Skyfall a un côté Dark Knight). Et comme tout effet de mode, il y a toujours des détracteurs qui verront cette noirceur qui influe le cinéma comme un point négatif en prétextant que c'est un défaut parce que tout le monde l'utilise. Pas vraiment convaincant.

 

 

Le film fun de l'année
La Cabane dans les Bois 

Grosse surprise que ce petit film passé un peu inaperçu. J'attendais vraiment de voir, le film capitalisant à fond sur l'effet de surprise que provoque la pellicule. Effectivement, le scénario réserve bien des surprises, et a le mérite d'amener ça tranquillement, doucement, tout en réussissant à créer une mythologie absolument jouissive, dans l'esprit d'un Buffy (normal, c'est du Whedon). La cabane dans les bois n'est pas un film de série Z, ce n'est même pas une parodie ou un pastiche. C'est un film à part, un film qui a l'intelligence de s'amuser avec les codes tout en réussissant à créer son propre univers autour de ça. Le film est gore, drôle, malin, s'amuse avec le spectateur et en profite totalement. Le film arrive même à briser une sorte de quatrième mur, en utilisant les clichés pour faire réagir le spectateur et le placer aux commandes d'un film d'horreur.

C'est vraiment bien trouvé, bien utilisé, et il s'en sert allègrement jusqu'à une seconde partie où tout échappe à tout contrôle et où on plonge dans le WTF délicieusement sanglant, avec en prime une guest star de luxe. Le film n'a pas eu énormément de succès, mais un petit succès d'estime, surtout qu'il est sorti en même temps qu'Avengers. Mais la fin abrupt permettra au film de ne pas connaître de suite bidon, et c'est tant mieux!

 

 

Le film de l'année que j'ai dû voir deux voir pour me rendre compte que ça défonçait
Le Territoire des Loups

Film complètement sous-estimé de Joe Carnahan, The Grey en VO (plus crédible par rapport au sujet) raconte l'histoire d'un homme travaillant comme chasseur dans une grande entreprise et qui prend l'avion avec ses collègues en Alaska pour les vacances. Sauf que l'avion se crashe et les survivants se retrouvent en pleine nature et en plein territoire de loups, qui vont les traquer pour défendre leur tanière. Liam Neeson incarne le personnage principal, celui qui va guider le groupe pour survivre au froid et à leur prédateurs. Il faut dire ce qui est, le film possède une réalisation impeccable, un jeu d'acteurs très juste et une narration exemplaire. On prend plaisir à suivre cette équipe de bras cassés tenter de survivre à cette nature sauvage, où ils doivent se dépasser pour reprendre les rênes de leur vie et retrouver leur instinct pour résister aux loups. Loups qui d'ailleurs sont ici d'horribles monstres, aux allures féroces, sans pitié, dont la peur des hommes augmentent leur agressivité.

C'est dommage qu'il soit passé aussi inaperçu, je l'ai vu une première fois au cinéma en voyant toutes ses qualités mais sans être dans de bonnes conditions. C'est en le revoyant en Blu-Ray il y a peu que j'ai pu reconnaître que c'est un des meilleurs films de 2012: violent, brutal, sans pitié. La bande-annonce laisse présager un film d'action, mais le film raconte surtout l'histoire d'homme luttant pour leur survie, se raccrochant aux souvenirs de leurs vies passées, de leurs proches, de leurs enfants ou de leur femme. Un grand film.

 

Le film que j'ai regretté d'avoir vu
The Bourne Legacy

Quatrième épisode de la saga Jason Bourne, j'y allais sans être un gros fan de la saga, mais sans détester non plus. En sortant de la salle, je me suis rendu compte que c'était un des films où je m'étais le plus fait chié au cinéma. J'avais franchement hâte que ça se finisse. Je n'avais pas décidé de le couler, mais le film m'y a obligé pour plusieurs raisons. D'abord, parce que le film ne parle qu'aux gros fans de la saga. Ayant vu les trois premiers épisodes il y a un petit moment, la première partie du film revient pas mal sur ces évènements, en y accordant une importance et en jouant des effets dramatiques. Problème, je comprenais un quart de ce qu'il parlait, me retrouvant pour la première fois complètement largué dans un film, et j'ai senti qu'il me prenait pour un con. C'était des scènes comme "tu te rappelle de machin-bidule?" "Ah oui, c'est affreux ce qui lui est arrivé..." Et dans mon siège, je cherchais désespéremment qui était machin-bidule. Tout ça pour mettre du temps à démarrer, jonglant entre les scènes chiants de bureau, et les scènes chiants de Jérémy Renner dans la neige. Ça démarre enfin un peu, sans rendre l'histoire plus intéressante. 

Mais le summum est arrivé à la fin (désolé ça va spoiler). Lorsque l'agence a tout tenté pour tuer l'espion, et qu'il a réussi à s'échapper, le bougre part en bateau sans se préoccuper de faire tomber l'agence, alors que c'est la raison qu'ils invoquaient pour le faire disparaître! En somme, s'ils lui avaient fichu la paix, ça aurait été pareil. Bref, un film qui ne sert ABSOLUMENT A RIEN, et que je déconseille à tout le monde.

 

Le film qui loupe de peu le top 5
Les bêtes du Sud sauvage

Apparemment, c'est la petite sensation du moment, le film unanimement salué par la critique. Je dois avoué que je n'en avais pas entendu parler jusqu'à ce que j'ailles voir le film, c'est simplement un pote qui a beaucoup aimé. Et j'ai aussi été séduit, tout simplement. L'histoire suit les aventures de HushPuppy et de son père, en Lousiane dans le bayou, dans un petit coin que les habitants appellent le Bassin. Séparé de la ville, ils vivent heureux, dans la précarité, mais toujours dans la joie d'avoir l'essentiel et vivent d'amour et d'eau fraîche. Lorsqu'une tempête provoque des inondations, les survivants tentent de survivre tant bien que mal, tandis que le père veut protéger sa fille plus que tout. La véritable révélation du film, c'est évidemment la gamine qui joue Hushpuppy. Naturelle, craquante comme tout, c'est un vrai rayon de soleil à chacune de ses apparitions.

L'histoire est raconté par sa voix-off, et on découvre le monde sous les yeux d'un enfant, un enfant persuadé que le réchauffement climatique va provoquer la réapparition des aurochs, créature imaginaire représenté dans un style très Gondry du plus bel effet. On y voit un monde réaliste mais bercé par les illusions de cette petite fille, coincé dans un monde moderne qu'on ne verra qu'anonymement. Le film ne se base pas sur le scénario, plutôt classique, ni la réalisation avec beaucoup de "shaky cam", mais prolonge cette atmopshère particulière et arrive à émouvoir avec aussi peu de personnages. 

 

La déception de l'année
Prometheus

Comme beaucoup de monde je crois. Ridley Scott a tenté de convaincre son monde en retournant à la SF qui l'a rendu célèbre (Alien et Blade Runner quand même), mais à force de vouloir cycler la saga Alien, Scott s'est fourvoyer dans son histoire et en a tiré des grossière erreurs difficilement pardonnables. Autant je pardonnes aisément des incohérences dans Dark Knight Rises quand ça ne flingue par la globalité du film, autant quand ça commence à devenir n'importe quoi dans la progression, dans les personnages et leurs personnalités, ça devient dangereux. Je me suis posé plein de questions dans Prometheus, j'avais clairement l'impression de voir un film-gruyère, coupé de beaucoup de morceaux qui aurait rajouté un semblant de crédiblité à tout ça.

Même si sa réalisation est comme d'habitude honnête (jamais été super fan de Scott, j'ai toujours préféré ses "petits films" comme Thelma et Louise ou Les Associés), sa direction artistique reste somptueuse, pas de doute là-dessus. Et ça rend le film encore plus frustrant qu'il aurait pu être quelque chose de grand. Encore une fois, la fin se pose presque en "tout ça pour ça", avec beaucoup de questions et aucune réponse, le film ayant été écrit en saga, mais sans prendre en compte qu'un film s'écrit d'abord en un tout et non pas en la considérant comme une partie de quelque chose. Du coup, on a un désagréable goût d'inachevé qui restera collé sur la langue pendant un long moment.

 

Le rattrapage de l'année
L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford

J'ai rattrapé pas mal de culture cinématographique cette année, et l'énorme claque a été le film d'Andrew Dominik sur la vie et la mort de Jesse James. Western crépusculaire sans concession, j'avoue que la première peur avant de voir le film a été de m'emmerder, le film ayant cette réputation. Heureusement, en quelques minutes j'ai été complètement sous le charme. Musique, acteurs, réalisation, histoire, photographique, si j'étais pas du tout objectif, je pourrais dire que c'est parfait, et je le dirais, tiens! J'ai rarement vu des simples séquences de dialogues aussi excellentes, bien écrites et bien joués. Casey Aflleck est sublime dans la peau de ce grand timide fan de Jesse James, tentant de se croire courageux, mais n'ayant jamais eu la même foi que son mentor. Brad Pitt est excellent en Jesse James qui doute de lui et de son entourage, de ce qu'il doit faire, de ce qu'il doit sacrifier.

Bref, le film a été un choc, de bout en bout, et qui le place dans mon top personnel sans difficulté. Je recommanderais Cogan aussi, du même réal, moins bon, mais tout aussi délicieux et visuellement très sympathique, même s'il n'a clairement pas la même ambition. Mais je retiendrais l'une des lignes de dialogues de Cogan: "L'Amérique n'est pas un pays, c'est un business."

 

 

Les blockbusters ratés de l'année
La colère des Titans...

Comme d'habitude, dans les blockbusters, on a d'un côté ceux qui réussissent, même sur la critique comme Dark Knight, et ceux qui misent sur le spectaculaire et l'absence de neurones. De ce côté, La Colère des Titants remporte une sacré palme. Le premier épisode était déja ahurissant de nullité, mais le second va encore plus loin grâce à une mauvaise réalisation (le montage m'a fait croire à plusieurs reprises que le gamin du héros était mort). Bref c'est mauvais.

Dans le tas, on peut facilement mettre Battleship aussi, qui remporte la palme du Lens Flare à tous les étages. C'est absolument ignoble, irregardable par moments, et malgré une plutôt chouette première bataille qui se laisse regarder, le reste est vraiment navrant, clairement dans la mouvance de Transformers (même si le 3 reste une perle dans le genre). 

On pourra aussi citer le remake de Total Recall qui souffre du syndrome SF: on découvre l'univers sur les premières minutes, on se dit que c'est chouette avant de tomber dans de l'action bas de plafond qui n'apporte pas grand chose. Et qui se permet des clins d'oeils pas toujours du plus bel effet à l'original.

 

 

La comédie de l'année
Mais qui a re-tué Pamela Rose?

En regardant ma liste, je dois admettre que le nombre de comédie est assez réduit, encore moins dans les films français. Mais j'ai retrouvé foi à la vision de cette suite de Pamela Rose, supérieur au premier, et renouant avec délice à la comédie complètement absurde, symbole d'une époque des Nuls désormais révolu et dont la comédie française sombre dans un classicisme déplorable (même le Marsu de Chabat est peu reluisant). Evidemment, le re-meurtre de Pamela Rose n'est qu'un prétexte pour suivre une histoire plus complexe (?), où on retrouve de nouveaux personnages tout aussi abrutis, de Laurent Laffite, sosie officiel de Michel Leeb jeune et changeant de coiffure toutes les cinq minutes à Omar Sy en garde du corps présidentiel potentiellement homo en passant par Audrey Fleurot, la jolie rousse d'Intouchables. 

Bref, une belle collection de personnages, dans un film bardé de références et rappelant les glorieuses heures des Nuls. Un humour absurde, loufoque, où s'enchaînent les bons fous rires et où on sent la bonne humeur sur le tournage de ses scènes complètement débiles. C'est parfois un peu longuet dans les vannes, mais il y a l'air d'avoir énormémen de références plus subtiles. De la bonne comédie potache qu'il manque vraiment au cinéma français.

Dans le lot des comédies, je recommanderais aussi Starbuck ou Ted, deux bonnes comédies qui fonctionnent toutes seules.

 

Le film d'une grande saga mais dont je préfère la préquelle qu'ils viennent de sortir
Le Hobbit

Le film bénéficie de quelque chose de particulier. N'étant pas un gros fan de la première trilogie de Jackson, notamment à cause de grosses longueurs, de personnages horripilants (Arwen!) et que les grosses batailles pour la survie de l'humanité commençaient à me saoûler, j'attendais de savoir si le Hobbit serait plus proche de la Communauté de l'Anneau, l'épisode que je préfère, car plus intime, avec une aventure plus épique plus chouette à suivre. Bonne pioche, ce Hobbit se situe allègremment dans cette case. J'avais peur de la durée du film, mais c'est vraiment très bien passé, je n'ai pas vu d'énormes longueurs pénibles, et l'histoire se concentre vraiment sur cette compagnie des Nains, sur Gandalf et donc Bilbo, incarné par le cool Martin Freeman. Plus burlesque, plus bon enfant, le Hobbit est plaisant à suivre car il ne s'embarasse pas de grands espaces, de grandes batailles ou d'enjeux mondiaux.

Non, il se contente de poursuivre son aventure, sans multiplier les points de vue, et offre même de chouettes séquences bien épique, notamment avec Thorin, le chef nain décidemment bien classe. J'ai vraiment retrouvé cet esprit de films d'aventures car Jackson a ce sens du spectacle dans sa réal et la séquence dans la caverne des gobelins ressemblerait presque à un jeu vidéo. La longue scène entre Bilbo et Gollum est absolument géniale, et permet de se rendre compte que oui, Weta est encore le maître dans la fabrication d'un personnage full CG, de même que le reste des personnages CGI, de grande classe. Bref, un film que je prendrais plaisir à revoir!

 

Mon Top 5

Number 5
Les Enfants Loups, Ame & Yuki

En cinquième position dans ce top se trouve un merveilleux film d'animation. Hosoda, déja responsable des très chouettes La Traversée du Temps et Summer Wars (ainsi que d'un film One Piece que je recommande), plonge le spectateur dans un Japon moderne où un homme-loup s'éprend d'une jeune femme, qui tombe enceinte par deux fois. Lorsque le père disparaît, la mère et ses deux enfants-loups quittent la ville pour vivre dans une maison de campagne où ses deux enfants pourront s'épanouir en paix. L'histoire est splendide, surtout en voyant cette mère tentait tant bien que mal de s'adapter à cette nouvelle vie et au fait d'élever ses enfants particuliers sans que le père lui ai expliqué quoique ce soit. Du côté des enfants, ça sera à eux de savoir s'ils veulent aller du côté des humains ou du côté des loups. Chacun y voit ce qu'il aime, ce qui l'aspire à avoir une vie rêvée, et leur mère est présente pour appuyer leurs choix, même si certains seront difficiles et délicats.

Ces Enfants Loups respirent la fraîcheur, de part une histoire passionnante et des personnages éclatants de couleur. Le style particulier d'animation d'Hosoda sied à merveille à ce film et il délivre un film touchant, plein d'émotions, avec des thèmes beaucoup plus adultes qu'on pourrait le croire, mais arrivera à intéresser les enfants. Un film universel, qui rappelle par moment Totoro, et qui est franchement dépaysant. Un film qui fait du bien.

 

Number 4
L'Odyssée de Pi

Pi se retrouve donc sur un canot de sauvetage avec un tigre. Il va devoir trouver un moyen de survivre et de cohabiter avec le prédateur. Ça ne se fera pas sans heurts, et le film permet d'utiliser cette situation pour proposer un visuel splendide, en haute mer, aux couleurs bariolés qui ne pourront pas plaire à tout le monde. Mais un peu de couleur dans ce cinéma parfois un peu morne, ce n'est pas franchement désagréable. Ça fait même du bien, parce que cette histoire est une histoire de croyance. Car elle est incroyable, cette histoire. Il lui arrive des choses surprenantes, ahurissantes. Va-t-on choisir d'y croire?

Plus que l'histoire en elle-même, le film se pose sur un cinéma actuel et est complètement dans la modernité. A l'heure où les films sont de plus en plus réalistes et où un Dark Knight Rises se fait enflammer parce que Batman marche sur de la glace, l'Odyssée de Pi arrive à point nommer: le cinéma est là pour faire rêver, pour donner l'envie aux gens. Le cinéma est un monde fantasmée, un univers onirique où tout est possible. L'Odyssée de Pi traite de ça, de savoir si une telle histoire va accrocher les gens ou non parce qu'elle est tellement incroyable, tellement onirique et colorée que les gens se demanderont "Pourquoi?" Et pourquoi pas? Ça a tellement plus de sens de cette façon, et même si j'avais peur que le film s'en sorte en gloubiboulga mélo, il n'en est rien et évite même les ficelles faciles. Et techniquement, les animaux font partie de ce que j'ai vu de mieux en CGI. Un beau, un grand film, un voyage onirique, un fantasme du cinéma.

 

Number 3
Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare

Je m'attendais pas à trouver un tel film dans le top 5, mais ça a été un véritable coup de foudre de cette année, une histoire incroyable. Je dois avouer, je n'étais pas plus emballé que ça, même après la vision de la bande-annonce. Ça ressemblait à une comédie classique américaine récente, avec des gens qui pètent un câble et qui prennent de la drogue. Oui, parce que dans la majorité des comédies américaines du moment, les persos prennent de la drogue pour assurer un minimum la séquence drôle du film, et pour être "in". Fin du monde oblige, on assiste dans la première moitié du film à des personnes qui se lâchent complètement et qui profitent de leurs derniers instants pour faire n'importe quoi: des shoots d'héroïnes (nous y voilà), faire boire de l'alcool à des enfants ou des partouzes dans des restaurants. 

 On savoure ces petits instants grâce à deux acteurs géniaux. Steve Carrell garde son côté sobre et blasé qui marche si bien pour un film du genre et qui permet d'apprécier encore plus ces petits instants de joie qu'il montre. Keira Knightley, quand à elle, joue une femme joliment délurée, craquante comme tout, et dont on tombe amoureux à la fin du film tellement elle joue avec justesse, cette femme amoureuse des vinyles et qui se révèle émouvante lors de cette scène au téléphone avec sa famille. Deux personnages avec d'autres acteurs secondaires tout aussi bons, et qui jouent avec les clichés du genre en nous surprenant, jusqu'à un final fantastique. Surprenant, beau et émouvant. 

 

Number 2
Looper

Looper est ce qu'on appelle une jolie surprise. Au diable les gens qui fustigent sur le plagiat/copiage de multiples références SF en tête, Looper n'est pas un remake/suite/adaptation que l'on voit débarquer en masse. Et le film propose un univers qui essaye de s'imposer. Rien que pour ça, le film mérite d'être vu, pour ce côté rafraîchissant que beaucoup ont l'air d'oublier, parce que c'est toujours mieux de cracher sur les nouveaux qui ont l'air (à tord) de copier sur leurs aînés. Evidemment, on a des inspirations. Mais quel film "original" de nos jours n'en a pas? Trouvez dix films de SF/fantastique qui n'est pas une adaptation/remake/suite et dont personne n'a jamais rien redit sur "il a copié sur machin" et on en reparle.

Looper, ça raconte l'histoire d'un mec antipathique, égocentrique, égoïste au possible, qui tente de tuer sa version du futur parce qu'il fout le bordel. Manque de bol, son lui du futur possède les mêmes défauts cités ci-dessus, sauf pour le côté égoïste parce que la raison de sa venue est loin d'être égoïste. Mais cette raison va le conduire à commettre l'un des grands tabous du cinéma, une action que l'on voit rarement au cinéma et qui est ici parfaitement représenté, sans que ce soit gratuit. Cela permet de bien mettre en avant toute la détresse du personnage de Bruce Willis, qui trouve ici un très joli rôle. Le film a évidemment des incohérences, mais contre toute attente, et avec du recul, il se révèle être un des films de cette année que je prendrais énormément de plaisir à revoir, rien que pour ce côté rafraîchissant que je n'avais pas eu depuis un moment. 

 

Number 1
Skyfall

Le numéro one, c'est celui-là. Un James Bond. Bardé de défauts dans son histoire, dans sa narration parfois, mais il a une plastique impeccable, une richesse de personnages et une réal enlevé et franchement classe. Roger Deakins, directeur de la photo attitré de Mendès, s'est clairement fait plaisir et le film est un bonheur pour la rétine. En témoigne toute la séquence dans l'immeuble au néons en Chine, époustouflante de bout en bout, jouant sur le découpage des personnages et les contre-jours avec une classe indéniable. Ou encore les landes écossaises éclairées par des flammes dans une couleur chaude plongée dans l'obscurité. Très clairement, on sent toute la beauté plastique du film et ce Skyfall vaut déja le coup rien que pour ça.  

La confrontation entre James et le méchant est réellement palpable et ne se résume pas juste à sauver l'Angleterre, mais parvient à arriver à quelque chose de plus personnel. On explore beaucoup cette dualité entre le devoir d'un agent envers son pays et ce qu'il doit sacrifier, couplée avec la maternité de M, déja bien présente dans les précédents films mais utilisé ici avec justesse. Daniel Craig confirmera les fans et les détracteurs, toujours excellent dans cet agent bestial, qui n'est autre qu'un soldat au service de sa nation (finalement plus proche des romans). On prend un réel plaisir à suivre l'histoire, où Bond ne passe pas les scènes d'action à exploser des bases militaires, mais prend le temps de poser son action et ses courses-poursuites avec une maestria d'enfer. Et un générique ultra-classe.

C'est peut-être pas le film de l'année pour beaucoup, mais ce Skyfall est pour moi une magnifique représentation du cinéma: une bonne histoire, une épaisseur supplémentaire pour Bond, un film qu'on prend réellement plaisir à regarder pour son visuel et une certaine ligne directrice des autres Danield Craig où Bond est simplement humain et aura plus de mal à décimer une base militaire entière que dans les autres, parce que la saga entre dans une phase réaliste de la même façon qu'un certain Batman, n'en déplaise aux réfractaires. Un Bond cru, tout simplement.

 

Le reste du cinéma en 2012

Le film qu'on oublie un peu parce qu'il est sorti en début d'année: Millenium
Il passe un peu inaperçu, n'a pas eu énormément d'entrées, mais le film est très bon, et mérite qu'on s'y intéresse.

Le film qui fait partie de mes bonnes surprises: Chronicle
Sorte d'Akira petit budget, Chronicle est peut-être le premier film qui explore le concept du "found footage" avec autant de classe, démultipliant les points de vue sans jamais sortir de son propos. Ça permet d'enlever beaucoup de contraintes et sert véritablement le film. A voir.

Le stop-mo à voir: Paranorman
Il y a Pirates de Aardman qui est très bon aussi, mais j'ai préféré l'Etrange Pouvoir de Norman. Plus jouissif, plus référenciel, avec une dernière partie surprenante, ce Paranorman est un vrai hommage au genre, en plus d'être magnifique.

Le film du réal que j'apprécierais jamais: Moonrise Kingdom
Beaucoup ont aimé, je ne réussis toujours pas à accrocher. Seul Fantastic Mr Fox est une bénédiction à mes yeux, mais ce côté théatral, ce côté renfermé du jeu d'acteurs, où on a toujours l'impression qu'ils se bloquent pour jouer comme Anderson le veut, me dérange. J'ai franchement du mal.

Le film d'animation à éviter: l'Age de Glace 4
J'ai jamais été un énorme fan des Ice Age, reposant trop leur succès sur le personnage de Scrat, mais là, c'est le ponpon. En plus d'être visuellement limite, le film repose sur un scénario de série télé (la fille qui défie l'autorité, le père qui veut sauver sa famille) absolument ignoble, indigne d'un film, et est vraiment lamentable. C'est d'autant plus dommage que le studio cartonne en animation pure, mais il faut vraiment qu'ils trouvent un bon scénariste.

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Comme l'année précédente, voici l'heure du bilan d'une année qui a permis aux jeux plus timides de sortir du lot face à une concurrence AAA en petite baisse par rapport à l'année dernière. Et surtout par rapport au début de l'année prochaine qui n'a jamais été aussi folle - Metal Gear Rising, Gears of War, Metro Last Light, Last of Us, Bioshock, GTA V et j'en passe - et qui est le signe quasi certain que la nouvelle génération arrivera en fin d'année prochaine.

Mais cette année a eu droit à de jolies perles et des tendances beaucoup plus disgracieuses, dont je ne reviendrais pas dessus. 2012 a surtout été l'année où les jeux démat' ont connu une sorte de consécration avec beaucoup d'entre eux qui ont ravi la place dans le coeur de beaucoup de joueurs en proposant des expériences différentes et culottés, choses qu'ont du mal à proposer les gros studios. Je commencerais donc par des petits prix spéciaux avant de terminer par mon top 5 personnel (qui n'est pas si original, mais bon).

Le petit plaisir de l'année, mais qui commence à sentir le moisi
Assassin's Creed 3

J'ai pris beaucoup de plaisir sur cet épisode, je ne peux pas le nier. L'introduction m'a complètement emballé et les cinq premières heures de jeu, qui permettent de rentrer beaucoup plus dans l'histoire, m'ont vraiment charmé. C'est d'autant plus rageant que la série retombe sur du classique par la suite, même si parcourir Frontière est clairement plaisant: sauter de branche en branche, tendre des embuscades, monter des collines enneigées avec difficulté pour tomber sur un troupeau de cerfs qui n'attendent qu'à être attaqués.

Malheureusement, j'ai vraiment eu l'impression que cet épisode était vraiment l'épisode de trop. Notamment sur cette volonté de rendre le jeu de plus en plus accessible en limitant les actions au maximum. Parmi les choses aberrantes, deux m'ont marqué: l'impossibilité de s'accroupir n'importe où, et celle de ne pas pouvoir tirer quand on veut, où on veut, seulement dans les cibles désignés. Une incohérence complète, inexplicable, qui aurait pu passer si le jeu ne demandait pas au joueur par moment des actions dont on en ressent le besoin, comme ce passage d'infiltration où on peste lorsque Connor se déplace droit comme un piquet entre deux fougères, se faisant repérer sans problème. Ajoutons à cela des bugs plus ou moins importants mais inévitables et une méta-histoire que je n'arrive plus à suivre, n'étant clairement pas assez impliqué. Un comble: on tente de trouver un point d'entrée avec ce troisième épisode, et j'ai l'impression que la méta-histoire ne trouve sa saveur qu'en connaissant l'univers sur le bout des doigts.

Reste que parcourir l'univers est toujours aussi grisant, que les batailles navales décrochent la mâchoire et que l'histoire de Connor est plutôt sympa à suivre. Revelations reste toujours mon préféré, et celui-ci reste mon petit trip de l'année, comme les années précédentes, mais j'émets un bémol, un point à surveiller pour les épisodes futurs.

> Voir la chronique complète "Danse avec les loups"

 

Le jeu vraiment chouette, mais à qui il manque une vraie histoire
Dishonored

Un de mes jeux préférés de cette année, que j'ai même recommencé une deuxième fois dans la foulée pour tester plein de nouvelles choses, c'est dire! Le jeu est grisant, bien foutu, et bénéficiant d'une direction artistique absolument somptueuse, une des meilleures que j'ai vu ces dernières années. Le niveau du bal est une baffe monumentale et probablement un des plus beaux trucs que j'ai vu cette année. Et les mécaniques de gameplay répondent à merveille, jonglant avec les pouvoirs tout en ayant une liberté de mouvement assez ahurissante. Même si le jeu est définitivement trop court, la multitude de chemins pendant le jeu force le joueur à expérimenter et à y revenir pour découvrir d'autres façons de faire.

Malheureusement, et c'est ce qui lui porte un peu préjudice, c'est son scénario. L'histoire de vengeance peut fonctionner (même si ça devient un classique dans le jeu vidéo). Le souci, c'est qu'entre les missions, les séquences de dialogue entre les personnages n'ont pas réussi à m'émouvoir et j'ai eu du mal à m'attacher aux personnages comme je l'aurais dû. Résultat: lors des scènes importantes qui demandent un minimum d'empathie vis-à-vis des personnages que vous rencontrez, les choix à faire ont beaucoup moins d'impact et ne m'ont pas demandé beaucoup de réflexion, car je n'arrivais pas à m'y impliquer. Autant le jeu aurait pu avoir un scénario basique et se concentrer sur le gameplay, autant ici on sent leur volonté de s'émouvoir et de réagir face aux personnages, mais la sauce ne prend pas, la faute peut-être à un manque de scènes fortes ou du rythme trop hachés entre missions et retour à la base pour faire avancer l'histoire. Reste que le jeu est clairement un indispensable de cette année, même s'il manque un peu de challenge, l'univers et le gameplay libre suffisent à s'en réjouir aisément.

> Voir la chronique complète "De cape et d'épée"

 

La déception de l'année
Dragon's Dogma

J'en ai pas mal parlé sur le blog. Ça fait un moment que j'ai une dent contre Capcom qui réussit à bousiller des projets qui auraient pu être vraiment chouette. Mis à part les jeux de baston, Capcom décide depuis plusieurs années de singer l'Occident et ne cesse de tenter de rentrer dans la mêlée avec plusieurs jeux divers. Cette année nous avons eu droit à une copie de Gears of War avec Resident Evil 6 (pas fait le jeu mais la démo m'a suffi), et à un ersatz de Skyrim avec Dragon's Dogma. En testant la démo, j'étais tombé sous le charme du système de combat: dynamique, épique, plutôt bien fichu et complet, ce combat contre le griffon avait remporté mon adhésion direct. Jeu complet en main, le soufflé retombe comme un dragon vaincu au combat. Le design globale est quand même sacrément moche (j'espérais un peu dans la démo mais non) et vraiment générique dans tous les sens (mis à part peut-être les monstres avec ce petit côté Harryhausen), beaucoup beaucoup d'allers-retours dans des niveaux similaires qui montrent une équipe vraiment feignante (peu de téléportation, pas de montures, donc principalement à pied, histoire de bien durer le jeu).

Bref, une vraie purge que j'ai quand même terminé jusqu'à la fin avec un boss final absolument abominable (ça rame, c'est pas terrible et la caméra se retrouve étrangemment proche du héros, ce qui rend le combat encore plus pénible). Une grosse déception, avec des idées de gamedesign qui aurait pu être bien (le côté aventure, la nuit noire) mais qui rendent le jeu juste pénible (on se contente finalement d'attendre que le jour se lève, vu que tout le monde dans cet univers arrive à vous voir dans le noir, y compris les archers ennemis, sauf vous). Bref, une volonté de rendre le jeu plus difficile mais qui le rend plus lourdingue. Le système de pions est par contre vraiment bien fichu, et les combats gardent une sacré patate, seuls points qui m'ont poussé à aller jusqu'à la fin. Mais sinon, c'est pas folichon.

> Voir la chronique complète "Le soufflé du dragon"

 

Mon jeu de chevet de l'année
FTL: Faster Than Light 

Découvert sur le tard, testé rapidos avec le tutorial, j'en attendais pas plus que ça, et c'est devenu mon petit jeu que je fais pendant ma pause du midi entre les heures de boulot. Rapide à prendre en main, bien plus riche qu'il n'y paraît, ce jeu d'exploration spatiale est une petite merveille d'imagination et d'aventure. Le jeu en texte fait très "livre dont vous êtes le héros", avec ces situations où vous devez choisir entre plusieurs options, ces galaxies à explorer jusqu'au dernier pour arriver avant la flotte rebelle que vous devrez affronter dans une dernière bataille. Le jeu vous demande de gérer votre vaisseau avec votre équipage plus ou moins fourni, et chacun des pièces de votre vaisseau renferme un élément indispensable au bon fonctionnement - les moteurs, l'oxygène, la fermeture des portes... Lors des combats, la stratégie vise à gérer le mieux son énergie et d'attribuer des cases dans les endroits les plus importants: voulez-vous jouez sur la défensive en laissant les drones faire le boulot et en mettant le maximum d'énergie dans les boucliers? Ou préférez-vous attaquer de front en larguant des missiles quitte à ne plus avoir d'énergie dans le moteur et encaisser les coups sans avoir la possibilité d'esquiver les tirs? Le vaisseau s'améliore au fil des éléments que vous récupérez et on va de surprise en surprise.

Même en facile, je ne suis toujours pas arrivé au boss final, la faute à des évènements parfois trop aléatoires qui vont d'une récompense incroyable à la perte essentiel d'un membre d'équipage, sans qu'on puisse faire grand chose. On a aussi le risque de tomber sur un vaisseau surpuissant en plein milieu d'un soleil qui vous fera battre contre des incendies à bord et des intrus qui se téléportent dans votre vaisseau. Bref, la frustration peut pointer le bout de son nez, mais ça serait dommage de louper pour moi un des meilleurs jeux de cette année 2012.

 

Le jeu fun de l'année
Sleeping Dogs 

Je l'attendais vraiment pas, celui-là. Un GTA-like à Honk-Kong qui permet de mélanger le côté libre de GTA et le système de combat d'un Batman, ça peut faire peur. Heureusement, le jeu est frais, vivant, très arcade et permet de s'éclater dans tous les sens, surtout avec ce système de combat vraiment réussi et infiniment plaisant à faire, par les multiples subtilités du gameplay et le côté nerveux des affrontements à mains nues. Le kung-fu y joue pour beaucoup, et mine de rien, on ne voit pas ça si souvent dans le jeu vidéo, ce qui donne un côté vraiment rafraîchissant au jeu, malgré son scénario sympathique mais pas extraordinaire, celui du flic infiltré dans les triades.

Néamoins, le petit bémol vient des missions scénarisés qui ont du mal à de distinguer entre combats à mains nues, combats au flingue et poursuite de voitures, certaines sont vraiment flagrantes et enchaînent les trois dans un ordre différent à chaque fois. Mais ça serait dommage de se priver du gros fun du jeu, ce côté décomplexé, ces situations où on explose des voitures sur l'autoroute en tirant dans les pneus et en les voyant voler à plusieurs mètres du sol, ces situations où on saute de moto et une seule balle suffit à faire exploser n'importe quelle voiture. Le jeu est plus condensé et plus court qu'un GTA, même dans ces quêtes annexes, mais personnellement, je suis plutôt content que ça ne s'éternise pas trop avec des missions trop répétitives. Pour moi, c'est un bon point.

> Voir la chronique complète "Un vrai crime qui a du chien"

 

 

Le jeu qui n'est pas Blood Money 2 mais qui est bien quand même
Hitman Absolution

Probablement le jeu que j'attendais le plus en cette fin d'année, en tant que fan absolu de Blood Money tout en sachant que ça ne sera pas la suite de Blood Money. Ce qu'il n'est pas, et ce qui a déçu pas mal de joueurs. En même temps, les suites seront toujours criticables dans tous les cas, et deux cas de figures cette année font office d'exemples: Halo 4 et Hitman Absolution. L'un est critiqué parce qu'il est trop comme le jeu original et sans nouveautés, l'autre est critiqué pace qu'il n'est pas assez comme le jeu original, et avec trop de nouveautés. Mais revenons à ce Absolution. Même si les grands niveaux ouverts de Blood Money ont disparu, reste que la jouabilité a été sensiblement amélioré, et que plusieurs ajoutes rajoutent du frais à la licence, notamment l'interactivité avec son environnement. Les niveaux sont vivants grâce à des discussions animés et l'impression d'arriver à un endroit qui a déja vécu avant votre venue. Les assassinats plus libres, sont plus limités que Blood Money (il n'y a plus qu'un cycle basique au lieu d'avoir un game design plus complexe et des interactions entre les cibles), mais restent chouettes à faire. 

Et même les séquences pures d'infiltrations sont agréables à faire car plutôt bien ficelés et absolument pas obligatoire à la bourrin (j'ai fait le jeu en difficile). Reste que le système de déguisement a évolué et fera grincer des dents: les personnes avec le même costume que vous vous soupçonneront jusqu'à vous démasquer si vous restez trop longtemps dans leur ligne de vue. En général, il suffit alors de trouver le costume unique pour se balader tranquillement, mais un système plus permissif aurait été bienvenue. Bref, ce Hitman a des défauts, mais ça n'en fait pas moins un excellent jeu d'infiltration!

> Voir la chronique complète "Assassin moderne"

 

Le jeu qui a échappé de justesse à mon top 5
Far Cry 3

Fini très récemment, le dernier titre d'Ubisoft était franchement complexe. D'abord emballé par l'intro, puis circonspect lorsque je commence à me balader sur l'île, et enfin séduit quand je commence à me concentrer sur l'histoire. Parce que l'histoire est clairement un cran au-dessus de ce qu'ils font d'habitude, et qu'il prend un malin plaisir à jouer avec le joueur. Je vous conseille d'ailleurs de jeter un oeil sur un topic de CanardPC de Sebum, l'auteur du test dans le magazine du même nom qui lui a attribué un 10/10. Spoilers évidemment garantis, mais le topic met en avant des éléments notés au cours de l'histoire et sur le jeu lui-même qui permet de se rendre compte que le game design est franchement intéressant, avec des niveaux de lecture passionnants (libre à vous d'y accorder du crédit).

Dans le jeu lui-même, je dois avouer que quand j'ai commencé à me concentrer sur les quêtes annexes, j'étais dubitatif, parce que j'avais l'impression de revoir une structure de jeu identique aux premiers AC, lorsque les quêtes annexes étaient répétitives et inintéressantes. Dans Far Cry 3, c'est sympathique mais ça se résume à: assassinat au couteau, chasse à arme spécifique, livraison, course et défi. Plus classique, c'est compliqué. Il y a toujours la prise d'avant-poste qui permet de se lâcher et qui met en avant le gros point fort du jeu: son gameplay dynamique et sa fluidité exemplaire. Choper un garde au couteau et renvoyer sa machette dans la tête d'un autre, balancer du C4 sur la jeep à côté, tout faire péter: le gameplay est nerveux, le body awarness est exceptionnel et on prend vraiment du plaisir à jongler avec tous les éléments de son équipement où aucun est inutile. Le système du jeu est toujours aussi bon, et rajoute franchement de la stratégie, et même la chasse est chouette à faire (saletés de crocos!!). Même si les missions scénarisés ne sont pas toutes excellentes (les missions dans les cavernes sont géniales), et que on fait vite le tour des activités annexes, le jeu est diablement fun à faire, avec ses paysages ensoleillés et ses personnages hauts en couleur, Vaas évidemment en tête de liste.

Mon Top 5
 (pas très original mais bon...)

Number 5
Mark of the Ninja

Un ninja dans la nuit, sous une pluie battante, guette sa future proie. Mark of the Ninja est probablement le jeu qui aurait dû être dans le Summer of Arcade, la sélection de cette année n'étant pas exceptionnelle. Petite perle d'infiltration, c'est probablement l'un des meilleurs jeux 2D de cette génération que j'ai fait. Gameplay aux petits oignons, le perso bouge superbement bien et on prend vraiment du plaisir à jongler entre les murs et à trouver le moyen de tuer le garde sans alerter les autres. Au contraire de ses congénères AAA, Mark of the Ninja force le joueur à la jouer discret et interdit les joutes frontales. L'alarme signifie souvent la fuite, le personnage mourant très vite. Visuellement, c'est splendide et rien n'est laissé aux hasard, le système de vue qui permet de voir discrètement dans une pièce est excellent. 

Le système de sons est vraiment bien pensés, en plus de la gestion de la lumière, et ce qui force le respect, c'est d'avoir réussi à transposer plusieurs règles de l'infiltration du jeu 3D en 2D et de manière impressionnante. Tout est visuel et on comprend tout de suite les règles du jeu, et il se permet même de laisser libre cours à votre imagination, en donnant la possibilité de jouer avec les ennemis de la même manière qu'un Splinter Cell Conviction, par exemple, et d'effrayer vos proies. Les commandes sont ultra-simples, le jeu ne demande jamais de faire du skill de dingue pour réussir à faire vos assassinat et se permet même de modifier la façon de jouer en fonction du costume que vous pouvez porter ou des multiples équipements à récupérer pendant ou entre les niveaux. C'est jouissif, diablement fun, et c'est clairement un indispensable, sans hésiter.

 

 

Number 4
Max Payne 3

Le cru Rockstar de cette année est une reprise de licence, contre toute attente. Après avoir sévi pendant plusieurs années sur les jeux bac à sable, Rockstar nous sert un jeu d'action linéaire, au scénario fort et à l'ambiance excellente. Pour être honnête, j'adore les deux premiers Max Payne et les premières images de ce troisième opus me faisait froid dans le dos. L'ambiance polar avait disparu, laissant la place à un soleil de plomb et à un Max chauve et bedonnant. Mais j'ai décidé de lui laisser une chance et je n'ai vraiment pas été déçu. Dès les premières minutes, j'ai retrouvé ce feeling particulier, ce côté arcade des gunfights, ce côté nerveux, violents, jouissif. Les débris volent dans tous les sens, les balles fusent de toute parts, les scènes d'actions sont probablement les meilleurs sur les consoles de cette génération. Evidemment, Rockstar inclue les dernières nouveautés - le système de cover entre autres - mais respecte l'ADN original en gardant cet esprit un peu old school, ce côté simple mais tactique où foncer ne sert à rien, le jeu force le joueur à analyser rapidement la situation et à réagir en conséquence. Pas d'auto regen, le jeu peut paraître dur par moments, mais jamais insurmontables ni frustrants.

Ajoutons à cela un scénario excellent, avec un Max plus que jamais déboussolé, détruit, au fond du trou, qui passe par plusieurs stades au cours du jeu. Le jeu se permet même d'avoir presque un style différent pour Max à chaque niveau et on passe de la chemise hawaïenne au costard en quelques niveaux. Ceux-ci sont riches, variés, splendides, et le jeu a une plastique formidable. La réalisation fonctionne du tonnerre, et ce Max Payne 3 propose un vrai bon jeu d'action, avec son histoire vraiment chouette à suivre, plutôt longue, et cette ambiance "Man of Fire" du plus bel effet. En attendant GTA V, ce Max Payne 3 figure sans mal dans mon top 5.

> Voir  la chronique complète "Même pas la payne d'y penser"

 

Number 3
The Walking Dead: The Game Season 1

On ne pouvait pas torp y échapper, GOTY chez pas mal de monde, l'adaptation vidéoludique du comic éponyme sera seulement sur la dernière marche du podium chez moi, ce qui n'est pas rien non plus. Il faut dire que cette adaptation revient de loin, avec Telltale au commandes, on craignait vraiment le pire, et après la grosse déconvenue Jurassic Park, personne n'attendait ce jeu de zombies. Puis après un épisoe 1 fortement sympathique qui laissait entrevoir des choses intéressantes, cette petite perle en cinq épisodes est devenu une véritable oeuvre, un vrai tour de force narratif, qui a su complètement profiter de son format pour créer l'engouement de la part des joueurs. Il faut dire que toute la force du jeu réside dans son histoire, ses personnages et sa narration. Les choix que l'on fait sont radicaux, et c'est clair qu'il ne faut pas être dépressif en jouant au jeu.

Les cinq épisodes permettent de suivre Lee et Clementine, et évidemment, le jeu repose fortement sur la relation qui unit les deux personnages, sans oublier les autres non plus. Les rencontres sont impressionnantes, le jeu possède une étonnante gestion du cadrage et de la réalisation et surprend vraiment dans sa démarche par des moments forts et qui fonctionnent malgré le petit budget du jeu. On sent que l'équipe a voulu capitaliser sur les gros points fort de cette première saison, jusqu'à atteindre un véritable point culminant sur la fin du jeu, qui aura sans doute marqué beaucoup de gens, moi y compris. Les plus rageux y voient un moyen de toucher le joueur presque trop facile, sans subtilité, moi j'y vois la consécration de plusieurs heures d'horreur qui viennent se conclue par une scène d'une justesse éblouissante et touchante. Autant être clair, sans Heavy Rain, ce Walking Dead n'aurait pas été ce qu'il est aujourd'hui, mais il réussit clairement là où Heavy Rain a un peu échoué. Un véritable joyau.

> Voir la chronique complète "Un monde parfait"

 

Number 2
Spec Ops: The Line

Je continue à soutenir ce jeu, clairement le plus sous-estimé de cette année. Mon top 3 de cette année constitue mes trois plus grosses baffes vidéoludiques, et Spec Ops The Line en fait clairement partie, plus encore que Walking Dead. D'ailleurs, il en partage quelques points communs, notamment au niveau des choix moraux, encore plus tordues que WD et bien plus ambigües. Ce Spec Ops attisait déja ma curiosité dans les premiers trailers, mettant l'accent sur ce côté Apocalypse Now, et va finalement plus loin dans le sens où il apporte un message, un propos terriblement révélateur de la situation actuelle. On sent que Yager a clairement réfléchi à son titre, a construit son agencement, son rythme comme il fallait. Beaucoup de détails ne sont pas là par hasard, l'utilisation de Dubaï n'est clairement pas anodin. Certes, le jeu n'est pas parfait, et sa volonté de parler et de pointer du doigt les jeux de guerre l'obligent à adopter une forme qui le fait ressembler à un jeu tout à fait lambda, ce qui est essentiel pour argumenter son propos. Le jeu met bien en place le sentiment du soldat courageux, sûr de lui, que l'on voit partout, afin de le briser, de casser ce quatrième mur et de lui mettre en pleine face les conséquences de ces actes, tout en sachant qu'il va vouloir se voiler la face. 

Parce que ce Spec Ops critique aussi bien l'image des jeux de guerre (Medal of Honor Warfighter est l'extrême opposé de ce Spec Ops et en devient la cible directe) que celle de l'armée américaine, pointant du doigt sa mentalité de tout-puissant et ce capitalisme qui devient presque un symbole lorsqu'on se balade à Dubaï. Le jeu se permet même pour la première fois dans un jeu de guerre de confronter le joueur aux civils, ceux qui subissent les contrecoups indirects, ceux qui sont là mais dont on entend jamais la voix. Dans Spec Ops on l'entend cette voix, et elle fait très mal. Spec Ops descend de plus en plus profondemment dans l'âme humaine du héros avec des séquences fortes, sous couvert d'un jeu lambda mais vraiment pas désagréable à jouer (juste ce qu'il faut, en fait), et en devient presque essentiel dans un paysage vidéoludique où le genre est à son paroxysme. Jouez-y, ça vaut vraiment le coup.

> Voir la chronique complète "Au coeur des ténèbres ensoleillées"

 

Number 1
Journey

Ce n'est pas très original, mais mon GOTY de cette année sera sans aucun doute Journey. Epuré, splendide, incroyable, ce voyage dans l'univers de Jenova Chen est un voyage que je ne serais pas prêt d'oublier. En centralisant tout ce qu'il fait la force du jeu sur ce petit personnage qui doit atteindre cette montagne au loin, les devs ont choisi d'épurer tout le reste et en concentrant tout le jeu sur ce voyage, ce pélerinage, ce cycle qui emmène le joueur sur plusieurs niveaux tous somptueux, en découvrant les mystères de cette civilisation disparue et en arrivant à un final qui restera définitivement gravé dans ma mémoire, avec tout ce que ça comporte de mise en scène, de musique, de puissance narrative et d'émotions. C'est hallucinant de constater à quel point la puissance émotionnelle du jeu ne tient à presque rien, et que tout est dans le visuel, tout est dans l'imaginaire, rien n'est donné au joueur facilement et chacun y verra sa propre aventure. Tout est maîtrisé de bout en bout et ces deux heures sont absolument sublimes.

En plus de ça, le jeu se targue d'avoir un multijoueur absolument génial, à contre-sens de tout ce qui se fait ailleurs, et j'ai été agréablement surpris de voir un sacré respect de mes camarades durant le jeu qui n'ont jamais fait n'importe quoi et ont même jouer le rôle de guide sur mes premières parties, m'indiquant les zones cachés sans jamais rien demander en retour. Une générosité impressionnante, guidée par une communication réduite au maximum qui empêche de faire des conneries et qui ne trouble jamais l'aventure, l'interaction ne sera jamais autre que sonore. En tablant sur la musique et l'image, Journey offre une expérience son et lumière absolument géniale, enrichissante et qui me marquera sans doute encore dans quelques années. Un vrai bonheur que je ne reverrais pas de sitôt. Merci.

> Voir la chronique complète "Rêverie" 

 

Le reste du jeu en 2012

Le jeu que j'ai rattrapé et qui aurait pu être dans mon top 5: Donkey Kong Country Returns
Un somptueux jeu de plate-forme, drôle, génial, difficile, qui m'a procuré un plaisir absolument énorme après un Rayman Origins génial. 

Le truc en plus de l'année: le Playstation Plus
Après avoir tenté de redorer le blason après l'épisode du piratage, Sony renforce son Playstation Plus avec son offre d'offrir des jeux gratuitements pour un abonnement qui devient dérisoire face aux 40 jeux annoncés par an. Certes, c'est de la location, mais combien de jeux on fait sans les refaire? Une fois fini, on y revient pas forcément et 50 euros dépensés pour une belle sélection, c'est vraiment intéressant, surtout pour ceux qui achètent la console. Rajouter les jeux PsVita sans augmenter un kopek m'a achever d'acheter la console portable. Résultat: beaucoup de jeux dispo sans dépenser un rond. Merci Sony.

Le RPG qu'on m'avait vanté et qui n'est pas si exceptionnel: The Witcher 2
Fait sur 360, je ne remets absolument pas en question le scénario vraiment chouette et les multiples choix qui influent sur des pans entiers de l'histoire. Seulement le gameplay rigide ne m'a pas complètement convaincu et c'est bien dommage. 

La licence qui m'a déçu: Legend of Zelda: Skyward Sword
Premier Zelda vraiment décevant, j'ai vraiment eu l'impression de refaire plusieurs fois la même chose durant le jeu, sans forcément visiter beaucoup de lieux différents. Un rallongement de la durée de vie vraiment artificiel, couplé avec un univers dans le ciel franchement mal exploité, la maniabilité chouette de la Wii n'arrange pas les choses, et c'est dommage. 

Les jeux attendus en 2013
Metal Gear Rising: après la déconvenue MGS4, j'attends fébrilement ce titre depuis que Platinum Games a repris les commandes.
Bioshock Infinite: l'univers, le gameplay, l'histoire, tout porte à croire que ça va être exceptionnel
GTA V: il suffit de voir GTA IV pour se rendre compte que ce cinquième épisode va tout défoncer.
The Last of Us: Naughty Dog aux commandes, ça risque de frapper très fort. 
Metro Last Light: après la grosse surprise de Metro 2033, j'attends la suite avec impatience. 

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Ça faisait longtemps, et la lecture du dernier hors-série d'IG Mag m'a fait ressurgir de jolis souvenirs de jeux que j'avais presque oublié! C'était lors de l'époque de la MegaDrive, déja bien installé, que mon père me ramène une Amiga 500 avec trois boîtes remplis à raz-bord de disquettes, acheté pour une bouchée de pain (et c'était pas les disquettes originales non plus...). Avec pour seule possession une petite GameBoy et deux jeux, l'adaptation de Baloo et Wario Land, ce présent fut une source de plaisir indescriptibles, d'autant plus qu'à l'époque, je devais avoir à peine plus de dix ans et je découvrais ce que le monde vidéoludique avait fait durant ces dernières années (même si je finissais pas souvent les jeux, j'étais encore relativement jeune...).

INDIANA JONES AND THE FATE OF ATLANTIS
Progression dans le jeu: bloqué dans les ruines avec cette saleté de serpent!

Bon, il faut dire que parmi les jeux, les plus conséquents possédaient plusieurs disquettes, certains d'entre eux pouvait monter jusqu'à 8! Et parmi les jeux les plus longs, c'était souvent les jeux d'aventures. J'avais rapidement testé le premier Gobliiins!, Croisière pour un Cadavre ou encore Dune qui ne m'avaient pas marqué tant que ça (peut-être trop sérieux ou subtil pour l'enfant que j'étais), mais je possédais deux productions LucasArts, le premier Monkey Island et Indiana Jones and the Fate of Atlantis. Je suis arrivé assez loin dans Monkey Island que je trouvais déja à l'époque excellent, me souvenant surtout de la scène foutraque où Guybrush passe dans une pièce et on voit juste les dialogues tandis qu'on ne sait pas trop ce qu'il fait. Mais bizarrement, c'est Indy qui m'a le plus marqué.

Je connaissais Indiana Jones grâce au Temple Maudit, seul film de la trilogie que mes parents avaient enregistré et placé dans un boîtier cassette avec la jaquette découpé dans TéléK7 (souvenez-vous!). Du coup, j'adorais le jeu, et la scène d'intro où Indiana explore une maison en passant d'étage en étage en se faisant écraser par des statues ou tomber dans des trappes, tout en récupérant son chapeau à chaque fois me faisait rêver. La séquence où on doit attirer l'attention de Sofia est aussi un grand moment de réflexion (pas le net à l'époque!) et je suis finalement resté bloqué dans les ruines de Yucatan à chercher comment se débarasser du serpent. J'ai continué quelques années plus tard pour découvrir la suite du jeu, mais l'humour et le dépaysement étaient déja géniaux.

PUSH OVER
Progression dans le jeu: me souviens plus

Je me souvenais absolument plus de ce titre avant de voir l'image du chien dans le hors-série d'IG Mag qui montrait à la fourmi l'endroit où il avait paumé ses chips. Et tout, ou presque, m'est revenu en mémoire! Avec ces dominos spéciaux qui avaient des capacités particulières et qui demandaient beaucoup de réflexion pour pouvoir faire tomber tout d'un coup. Mais quelle satisfaction lorsqu'on réussit enfin son coup, et que tout tombe absolument parfaitement! Certains tableaux demandaient vraiment pas mal d'essais avant de réussir le niveau, surtout que le tout était limité en temps, et qu'on devait impérativement terminer par le domino strié.

Les petites animations de la fourmi était bien pensé, comme lorsqu'il se bouche les oreilles à côté du domino explosif. Je n'avais pas dû arriver bien loin, vu que le jeu devenait franchement balèze à partir d'un certain stade...

ZOOL
Progression dans le jeu: presque à la fin

Zool était le jeu de plate-forme que j'adorais sur l'Amiga. Cette sorte de ninja dimensionnel qui évoluait dans divers mondes était assez hypnotique. Surtout que les mondes étaient plein de trucs colorés de partout, et n'hésitait pas à aller dans la friandise histoire de donner faim au gamin que j'étais. Un vrai truc de vicieux. Le jeu n'était pas simple, et je me souviens de ces saletés d'abeilles qui me fonçaient dessus et où on devait réagir très vite pour lui tirer dessus. Le jeu n'hésitait pas à montrer son partenariat avec Chupa Chups en arborant fièrement son logo pendant le jeu.

Mais le truc qui m'a fait rêver, c'est un court passage où on se retrouve sur une borne d'arcade avec un jeu qui passe dans l'écran, où l'on doit sauter au-dessus d'obstacles pour progresser. Zool pouvait sauter sur les boutons pour faire bouger le personnage et réussir la partie (ce que je n'ai jamais réussi à faire), ce qui faisait qu'on avait un jeu dans le jeu! Une petite curiosité qui m'a fait passer pas mal de temps à perséverer en restant au même endroit pour terminer cette borne d'arcade.

BATTLE CHESS
Progression dans le jeu: j'ai battu l'IA!

Battle Chess, ça, c'était un jeu génial. J'ai appris que le jeu a été crée en pensant au jeu d'échecs dans Star Wars, n'ayant pas vu la trilogie originale à l'époque je ne pouvais pas comparer, mais le simple fait de voir les pièces se fritter lorsqu'elles se rencontraient était juste excellent! Alors évidemment, quand je revois une partie originale sur Youtube, c'est terriblement lent, mais quand on est enfant, bizarrement on ne fait jamais attention à ces choses-là...

Pour info, Battle Chess est un jeu d'échecs tout ce qu'il y a de plus classique, sauf que quand on déplace les pièces, les personnages bougent. Et lorsqu'on capture une pièce, une animation s'engage où l'on voit le combat entre les deux pièces, avec une petite animation pixellisés souvent drôles et vraiment excellentes: la tour, par exemple, se transforme en golem pour se déplacer et avale littéralement ses ennemis!

FLASHBACK
Progression dans le jeu: premier niveau

Bon, je dois admettre que je ne suis pas arrivé super loin dans le jeu, je suis resté bloqué dans le premier niveau dans la jungle tellement le jeu était dur pour le gosse que j'étais. Mais j'étais abasourdi par la fabuleuse séquence d'introduction qui mettait une claque absolue. La petite musique au synthé, le graphisme épuré mais immédiatement classe et l'arrivée dans la jungle. Déja à l'époque, j'étais impresionné par la façon dont les animations étaient aussi découpés et riches.

Par contre, le jeu n'était pas aisé, et naviguer entre toutes ces touches au clavier était pas évident. Le personnage mourrait assez rapidement, surtout que le jeu était vraiment un jeu d'aventure et d'exploration, qui demandait à fouiller un peu partout pour récupérer les objets afin de progresser et d'éviter les ennemis plutôt dangereux. Mais rien que pour l'animation hyper classe où le héros tire accroupi au flingue, avec la petite douille qui s'envole, j'étais fan...

LOTUS ESPRIT TURBO CHALLENGE
Progression dans le jeu: beaucoup de courses

Probablement le jeu de course qui me faisait rêver. Je n'avais pas connu OutRun, mais j'étais fou amoureux de ce petit jeu de course avec sa musique d'intro qui mettait la patate et son logo qui me faisait penser à une balle de tennis. Maintenant que je le revois, je me demande encore comment j'ai pu faire cette comparaison. le jeu proposait une succession de circuits dont le nombre augmentait au fur et à mesure de la difficulté. Autant dire qu'à l'époque, le hard était hors de portée pour moi.

Mais je prenais un pied monstre, surtout que les musiques étaient vraiment chouettes et qu'on avait même l'occasion de choisir sa piste sur l'autoradio avant de partir. Je me souviens surtout de ces fameux circuits où l'on trouvait des vieux bouts de rochers et des rondins de bois où l'on pouvait les emprunter pour bondir de quelques mètres et ainsi éviter les flaques d'eau qui ralentissait dangeureusement le bolide. Aaah, crédibilité, quand tu nous tiens!

PINBALL DREAMS
Progression dans le jeu: tous les tableaux

Dans les jeux de flipper se trouvait un petit Pinball Dreams, magnifique jeu de flipper proposant quatre tableaux et des thèmes marquants (enfin, pour moi). On avait du Steel Wheel et son univers de far west, de bruitages kitsh de lasso et de musique au synthé-country ringard, Ignition et son univers SF avec une musique super badass, Beat Box et son univers street et branché, avec un côté 80's très collant (les prémices de Jet Set Radio?) et enfin Nightmare et son univers hanté avec une ambiance angoissante et un rire de game over que je détestais au plus haut point.

Qu'est-ce que j'y ai passé du temps sur ce jeu! Je tentais à chaque fois de battre mon précédent record et c'était tellement prenant que j'avais du mal à arrêter. Ignition et Steel of Wheel étaient mes préférés, et la physique de la balle fonctionnait vraiment bien. Les tables n'étaient pas aussi riches qu'un Pinball FX mais ça se contentait de l'essentiel et c'était très bien comme ça.

SPEEDBALL 2
Progression dans le jeu: parties rarement gagnées

Raaah, Speedball! Que de bons souvenirs! Bon, à la base, j'ai toujours cru que c'était le premier, vu que c'était ce qui était indiqué sur la disquette, mais après quelques recherches, je viens d'apprendre que c'était le second épisode. Qu'à cela ne tienne, ça ne change pas ma vision du jeu. Le jeu était bourrin, bien plus fun que du football qui paraissait terriblement chiant en jouant à cette version plus musclée. A tel point que j'aurais aimé avoir une version live de Speedball pour pouvoir y jouer en vrai.

Le meilleur, dans Speedball 2, c'était pas forcément de marquer, mais plutôt de mettre des mandales à l'équipe adverse: coup de pied sauté ou glissé, coup de poing, tout était permis, et le terrain regorgeait de bonus comme des rampes pour lancer la balle ou des bumpers à allumer qui permettait d'engranger des points supplémentaires. Encore un excellent souvenir.

PANG
Progression dans le jeu: presque à la fin

 Pang était aussi un grand moment, avec son univers ultra-coloré et son challenge vraiment corsé. Le but est de balancer des sortes de filin pour casser les bulles qui rebondissent et les éliminer. Evidemment, le tout se corse quand les bulles sont plus grosses, parce qu'elles se séparent en deux au moment de l'impact. Il faut donc arriver à ne pas se faire toucher tout en éliminant les bulles qui se multiplient.

Le jeu donnait quelques bonus comme un grappin qui restait accroché ou un "time stop" pour tirer sur les bulles tranquillement. Le jeu demandait du doigté et possédait même un mode 2 joueurs dont j'ai largement profité au retour de l'école. J'ai pu retester il y a peu dans un salon rétro et je me demandais comment je faisais à l'époque pour passer les niveaux alors que j'étais si jeune. Curieusement, le finish screen avec les deux personnages, maintenant que je les revois, font étrangement "Toriyamesque"...

GODS
Progression dans le jeu: pas très loin

Encore un jeu Bitmap Brothers, des développeurs dont j'ignorais leur réputation à l'époque. Gods était un vrai jeu d'aventure qui me passionnait à l'époque. Le perso, sorte de guerrier masqué, combattait des monstres que je trouvais moches mais récoltait des sortes de diamants que je trouvais jolis. Bref, des goûts uniquement visuels mais qui m'empêchait pas de m'amuser, vu que le jeu avait des secrets dans tous les coins.

C'était pas évident vu le nombre de manettes qui ouvraient des portes dans tous les sens sans qu'on sache trop lesquelles. L'avantage c'est que tous les objets restaient toujours en place et rebondissaient dans un tintement caractéristique quand on approchait. Un jeu que j'aimerais bien retenter.

FORMULA ONE GRAND PRIX
Prorgession dans le jeu: circuit de Monaco

Juste un circuit, parce que c'est celui qui me plaisait le plus et je crois que c'est le seul où il y avait un tunnel... Oui, on fait avec ce qu'on a. Mais malgré le fait que je n'y ai pas joué énormément, il m'a vraiment marqué pour son graphisme, que je n'avais jamais vu ailleurs. Une sorte de mélange de 2D pour le cockpit et de fausse 3D pour le décor et les voitures. Les décors étaient principalement faits de gros aplats, verts pour les arbres, gris pour la route, avec des limitations blanches-rouges.

Mais la façon dont tout se déplaçait était assez fantastique, et donnait vraiment l'impression de relief que je n'avais pas vu dans d'autres jeux. Surtout que le jeu était relativement réaliste et ne laissait pas beaucoup de chances à un gamin qui voulait juste conduire une voiture. Du coup, je retournais sur Lotus Esprit et ses rondins de bois.

BATTLE SQUADRON
Progression dans le jeu: fini (enfin, je crois)

Un des jeux qui m'aura le plus marqué, et celui qui m'aura fait découvert l'univers du shoot'em up. Pour un gamin comme moi à l'époque, piloter un vaisseau spatial, détruire des aliens et faire exploser des trucs, c'était le nirvana. Surtout que le jeu était beau, et que les niveaux étaient vraiment variés, même s'ils n'étaient pas très nombreux (quatre, si ma mémoire est bonne), mais je suis pratiquement sûr que je l'ai terminée.

Le jeu était jouable à deux, on pouvait déclencher des attaques spéciales qui balayaient l'écran, et les tirs s'amélioraient lorsqu'on récupérait de plus en plus de bonus, jusqu'à avoir les gros blasters bien puissants, avec une multitude des tirs différents suivant les bonus récoltés et qui permettait de bien varier le gameplay. On pouvait exploser un maximum de sprites à l'écran, l'ambiance et la musique étaient là et c'était vraiment le pied! Project X de Team17 m'a aussi fait passer de bons moments!

JAMES POND 2 // THE AQUATIC GAMES
Progression dans le jeu: ?

James Pond 2 ou Codename Robocod m'a marqué parce que déja à l'époque je me doutais que ceux qui avaient fait le jeu avait fumé quelque chose pour pondre un concept pareil: un saumon (notez qu'à l'époque, je n'avais aucune idée que c'était un saumon) possède une armure qui peut l'étendre à l'infini. Du coup, il passe dans des décors complètement bariolés et complètement fous. C'était dingue mais c'était vraiment fun.

A côté de ça, Aquatic Games était un cadeau de mes parents et je n'avais pas calculé tout de suite que c'était un spin-off de James Pond. Mais j'y ai passé du temps parce que les mini-jeux étaient vraiment fun et bien pensés. Mais en revoyant une vidéo, je me souviens surtout avoir pesté contre ces otaries qui se réveiller avec un ballon de plage, et contre cette saleté de dauphin sur un monocycle qui était super crevant à diriger (gameplay parfois à la Track and Field).

DESERT STRIKE
Progression dans le jeu: premier niveau

Jeu vraiment chouette où j'ai passé pas mal de temps, et surtout sur le premier niveau, le jeu étant assez délicat à diriger. Mais conduire un hélicoptère de combat était vraiment grisant, et j'ai mis du temps à comprendre les rouages du gameplay, où il fallait aller chercher les petits gars et se recharger en munitions au lieu d'exploser tout ce qui bougeait.

Les petits sprites des soldats étaient vraiment réussies et mettaient bien l'ambiance. Evidemment, à l'époque, je n'avais pas vraiment saisi l'importance de la guerre du Golfe et le gamin que j'étais se contentait de conduire un hélico de combat, à l'époque où je tombais parfois sur Supercopter...

C'est déja une grosse sélection, et je pourrais en citer d'autres que j'ai joués et aimé comme Leander, Chaos Engine ou encore Project X mais ça prendrait des plombes. En tout cas, la rédaction de ce "petit" billet m'a donné envie de m'y remettre, pour pouvoir si la magie opère toujours!

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La musique dans les jeux vidéos est une chose de moins en moins mis en valeur, tandis que l'Occident a pris le pas sur les belles mélodies de notre passion fétiche. Où sont passés les Uematsu de la belle époque, les Shimomura qui nous faisait rêver, les Mitsuda qui enivrait nos sens? Bref, la belle époque de ces OST de RPGs cultes commencent à s'éteindre doucement, et les productions américaines en profitent pour nous balancer quelques petites perles, certes moins inspirés et originales que leurs confrères japonais en leur temps.

Par contre, il y a des jeux, ceux qui vous demandent d'appuyer sur Start ou de lancer une partie, et dont la musique enivrante et représentative de tout le jeu nous aspire et nous empêche d'appuyer sur un quelconque bouton. Une petite mélodie, une chanson qui claque, un thème fort et puissant, certains jeux parviennent à faire lâcher la manette et à écouter, tout simplement, jusqu'au bout...

Kingdom Hearts 2 - Main Title (ou "Dearly Beloved")

Aaaah, ce Main Title! Combien de fois j'ai perdu plusieurs minutes avant de lancer la partie, juste pour écouter ce fantastique thème! Quelques petites notes de piano pour commencer le thème du jeu, suivi par des touches de violons pour accentuer ce côté dramatique et tragique qui sied si bien à l'univers de Square-Disney, plus complexe qu'il n'y paraît. Une des plus belles musiques que j'ai entendus jusque là. A noter qu'il y a aussi une version pour le premier opus, moins réussi mais tout à fait écoutable.

Deus Ex - Main Title

Il faut savoir que je ne suis jamais allé plus loin que le premier niveau dans Deus Ex, ayant eu le jeu assez tard avec le mag PCJeux. Un gros bug ralentissait tout le jeu et le buggait une fois que je passais dans un couloir pour terminer la mission de la Statue de la Liberté. N'empêche, ça m'a permis de faire la première mission en long et en large et de profiter de ce génial thème musical sur le menu, qui, à la réécoute, paraît incroyablement kitch mais diablement jouissif. On dirait presque un générique d'une vieille série télé anglaise de SF.

Assassin's Creed Revelations - Assassins Creed Theme

Cruelle déception! En recherchant ce thème pour le billet, je viens de découvrir que ce morceau a été composé non pas par Jesper Kyd mais par Lorne Balfe, qui a fait beaucoup de musiques additionnelles pour divers films et docus. Mais on ne m'ôtera pas l'idée que c'est Kyd qui a fait la majorité du boulot. N'empêche que ce thème arrivant au menu du dernier opus m'a surpris, par sa gravité, sa simplicité et sa voix incroyablement mélodieuse reprenant le thème du jeu. Un joli thème pour conclure l'épopée d'Ezio en beauté.

The Elder's Scroll V: Skyrim - Main Title

Bon, je le remets mais c'est pour la forme. Tout le monde la connaît, c'est la musique qui a fait vibré vos écouteurs durant la fin de l'année dernière. Et pour cause: épique, viril, brutal, ce thème fort reprend tout ce qui caractérise le dernier bébé de Bethesda, à grosse puissance. Le genre de morceau qui fait péter vos enceintes, et qui donne envie d'aller couper du bois, là, tout de suite, et de ramener du gibier pour que votre femelle cuisine tout ça. Le genre de morceau qui a des burnes, au sens propre du terme, comme si ces burnes se posaient violemment sur la table et commençaient à chanter.

Burnout Paradise - Paradise City

Bon, là c'est un gros kiff personnel. Parce que la série des Burnout est absolument tout ce que je demande dans un jeu de course: pas de simulation, de la course effréné et la possibilité de défoncer la voiture de votre adversaire. Pas de virage à prendre en faisant extérieur-intérieur-extérieur. Non, dans Burnout, c'est intérieur-prise d'appui sur l'adversaire dans le virage tout en l'envoyant dans le décor-intérieur. Et puis il faut dire qu'arriver dans le menu du jeu, entendre ces quelques notes de musiques caractéristiques et choisir sa course en écoutant du Guns, bah voilà, y a rien de mieux!

Hitman 2: Silent Assassin - Main Title

Encore du Jesper Kyd, mais que voulez-vous, il est sacrément doué le bonhomme! Et ce magnifique thème d'Hitman 2 gorgées de voix viriles hurlant à plein poumons avec des petits intruments qui nous enivrent durant ces quelques minutes, ça fait quand même quelque chose. J'aurais aussi pu citer celle du dernier opus, plus électique mais tout aussi efficace, mais le Main Title du deuxième épisode est quand même beaucoup plus caractéristique de la saga en général. J'espère seulement que le sieur va opérer sur le prochain épisode, même si celui-ci ne s'augure pas sous les meilleurs auspices.

Max Payne 2 - Main Theme

J'allais oublier celui-ci. Max Payne 2, ou la musique à éviter pour les plus dépressifs, tellement ce début avec ses lourdes notes de violon et ce battement de coeur n'aide pas à stimuler la joie de l'individu. Mais ça correspond tellement bien à la personnalité du personnage et ce qu'il endure durant cette aventure que la musique en devient magnifique, surtout lorsque le violon s'emballe, soutenu par des choeurs discrets mais présents. Un magnifique Main Title comme on en fait plus, qu'on est obligé d'écouter en entier la première fois qu'on lance le jeu.

Driver - Main Menu

Petit plaisir personnel. Cette musique, je l'ai écouté sans forcément savoir si elle était bien, mais dès les premières notes, le compositeur avait réussi à donner l'ambiance particulière de cette saga. Cette ambiance seventies, ces instruments très synthé mélangés avec d'autres à vents, ça donnait envie de mettre une coupe afro et de poursuivre des méchants dans les rues de San Francisco. Jusqu'à ce qu'on appuie sur Start, qu'on commence une partie et qu'on arrive sur la mission dans ce fameux parking...

Crash Bandicoot 3 - Title Screen/Menu

La musique qui me faisait tripper étant gamin, et où c'est la première fois que je kiffais d'écouter la grosse voix grave énumérer les producteurs et le studio du jeu tellement ça claquait ("OK, THISUWAWEYOUAAAAWWWW!!! BYYY NAUGHTY DOOOGG!!!!!"), et tous les personnages du jeu qui sortaient de la caisse et qui faisait dire au petit gamin émerveillé que j'étais: ouaaah, y aura tout ça dans le jeu? Bah ouais, p'tit gars, et dans quelques années, tu seras autant émerveillé avec leurs autres jeux, Jak et Daxter, et puis Uncharted. Rien que ça.

Batman Arkham City - Main Title Theme

Un p'tit dernier, facile celui-ci. Le dernier bébé de Rocksteady a évidemment ébloui les foules, et même si les musiques du jeu ne resteront pas non plus dans les mémoires, on sent que le compositeur a eu des directives précises qui lui laissaient beaucoup de liberté, du genre: "tu vois les ziks des deux films de Nolan, là? Bah, tu fais pareil". Certes, c'est moins original, mais on se surprendrait à remplacer les fameux notes sourdes du thème des films que ça ferait presque pareil. N'empêche, il reste que ça claque pas mal.

(Dernière minute) Zelda: The Wind Waker - Main Title

Bon, je savais que j'en avais oublié, mais il fallait que je rajoute celui-ci, merci à Killyoh de me l'avoir rappelé! Ce magnifique thème qui arrive dès l'apparition du logo de cet épisode Game Cube de Zelda, probablement mon préféré. Le thème musical, empruntant beaucoup à la musique celtique, est parfaitement ancré dans l'univers et retranscrit à merveille le mélange de Zelda et du monde de l'océan. On aurait presque l'odeur de l'iode dans les narines à l'écoute de ce morceau fantastique!

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Suite de ce top personnel, avec des prix cette fois-ci dédiés à l'actualité de cette année 2011. Entre l'arrivée du jeu au développement le plus long, Sony qui s'est pris un violent taquet sur la nuque et la folie des DLC et autres pass en tout genre, on peut dire que les éditeurs n'y sont pas allés de main mortes...

Prix du meilleur scénar'
LA Noire

On pourra dire ce qu'on veut du jeu, que c'est chiant, ennuyeux, pas GTA-like. Ils n'auront pas forcément tord. D'autant plus qu'avec du recul, certains points m'ont bien énervés: certaines affaires obligent parfois à enfermer celui qu'on sait qu'il est innocent mais faute de preuves, tant pis. Les scènes d'interrogatoires sont quelquefois terriblement aléatoires, obligeant à douter parce qu'on ne sait pas trop quoi répondre, et lorsqu'on balance une preuve qu'on sait utile, elle n'aura pas de répercussions car le jeu ne l'a pas prévu. Des scènes trop vagues car beaucoup trop basés sur le ressenti du joueur alors que la finalité est bien plus scripté qu'il n'y paraît. Malgré tout, l'ambiance du Los Angeles des années 50 marche du tonnerre, et on se retrouve plus dans un jeu d'aventure que dans un GTA-like. C'est en somme exactement la même problématique qu'un Mafia 2 l'année dernière.

Sauf qu'il y a une chose que j'ai beaucoup apprécie sur ce jeu, c'est l'histoire. Certaines affaires sont prenantes, même si beaucoup sont indépendantes, et le scénario se révèle bien plus complexe sur le dernier tiers du jeu qui révèlent vraiment tout ses tenants et aboutissants grâce à quelques surprises vraiment bien trouvés. Par contre, certains points sont moins surprenants quand on trouve les quelques journaux bonus qui dévoilent des séquences annexes qui au premier abord n'ont aucun lien avec le héros mais se révèlent bien plus importants, et dévoilent un peu trop tôt les véritables protagonistes de l'histoire. Reste que c'est vraiment bien écrit, et que les séquences marchent plutôt bien grâce à la technique du motion scan qui rend les personnages vraiment consistants. Un jeu qui ne laissera pas de marbre, que l'on aime ou pas. Et surtout, un jeu qui mériterait une suite sur une même base, mais qui corrigerait les nombreux défauts de cet épisode.

Prix du trip rétro
Jamestown: Legend of Lost Colony

Sorti sur PC, ce petit shoot'em up en scrolling vertical n'a l'air de rien comme ça mais est incroyablement fun, dense et très malin. Plusieurs vaisseaux disponibles avec chacun une arme secondaire différente et un gameplay simple mais qui fonctionne: en récupérant des écrous sur les restes des ennemis, votre jauge de vaunt va augmenter. Une fois pleine, activez-là pour bénéficier pendant quelques secondes d'un bouclier qui vous protège de tous les tirs d'ennemis, avant de décupler votre puissance de jeu en étant de nouveau vulnérable. Plus vous récupérez d'écrous pendant le vaunt, plus il dure longtemps et augmente vos points. Un jeu basé sur le scoring, et qui force aussi le joueur à jouer dans les difficultés de plus en plus difficile, seul moyen de débloquer tous les niveaux. Et on peut dire que le dernier est quand même sacrément balèze!

Mais Jamestown, c'est aussi un charme indescriptible, avec des graphismes rétro aux petits oignons qui fonctionnent diablement bien. Le jeu possède aussi de magnifiques musiques symphoniques, certaines faisant penser à du Joe Hisaishi en grande forme. Pas beaucoup de niveaux, cinq tout au plus, plus un supplémentaire dans un petit DLC sorti récemment, mais avec beaucoup de modes de jeux de défis, et de trucs à débloquer. Le jeu est jouable à quatre simultanément, et c'est un bonheur de faire le jeu à plusieurs. Bref, Jamestown est un excellent shoot'em up et qui prouve bien qu'il n'y a pas que les japonais et Cave qui s'en sortent dans ce domaine!

 

Prix du vaporware qui part en fumée
Duke Nukem Forever

 

Probablement l'un des jeux les plus mythiques de part sa réputation, l'arrivée de Duke Nukem Forever n'a malheureusement bluffé personne. Repris par Gearbox pour tenter tant bien que mal de récupérer ce qui restait du cadavre du jeu, Duke Nukem est un peu comme un plat de lasagnes où à chaque couche, on sait pas si c'est vraiment frais ou s'il reste des couches de la veille. Je n'ai jamais été un grand fan de la série, et la banalité du jeu ne me fait pas vraiment d'effet, mais je supposes que pour beaucoup la déception a été grande, même si les vidéos présentés jusque-là ne rassuraient pas non plus, et que les previews parlaient d'un jeu dépassés à tous les niveaux, que ce soit technqiuement que ludiquement, qui renvoyaient au dinosaures du FPS sans passer par la case modernité.

Au moins, le jeu aura assuré de bout en bout son côté WTF avec un grand sens de la poésie. Il me semble même que les développeurs ont craché il y a peu un petit DLC d'une sorte de mini-campagne solo histoire de montrer qu'ils peuvent encore faire des choses à côté, mais c'est sorti dans l'anonymat quasi absolu. En tout cas, cette histoire a été un peu la blague de chaque année, et un véritable roman-fleuve dont on pouvait se délecter de temps en temps pour rigoler et se fendre la poire. Au moins, la durée de vie de cette blague aura été bien plus longue que le jeu en lui-même.



Prix de la cinématique qui envoie du paté
Assassin's Creed Revelations

 

Un choix ma foi très difficile, étant donné que le niveau est une fois encore très haut. Je me souviens de cette époque 32 bits où les développeurs prenaient le temps de faire des cinématiques d'intro ou même pour agrémenter le jeu (Heart of Darkness, si tu nous vois) et ça claquait sévère. Mais après une période creuse, on peut dire que le renouveau est là. En 2011, on a vu passer de très belles choses. Des studios de productions CG trustent évidemment le haut du tableau, Blur Studio en tête qui réalisé environ 75% des cinématiques des grosses productions, et qui nous ont fait plaisir avec notamment un très beau trailer pour Wildstar ou encore un véritable court-métrage pour Old Republic, qui s'ajoute avec celle des années précédentes. Evidemment, Blizzard est loin d'être en reste avec des cinématiques superbes pour Diablo 3 (dont la dernière en date aux VGA), et Visual Works, après un magnifique trailer pour Deus Ex, nous remets une claque avec Turning Point pour Tomb Raider.

Mon choix s'est arrêté finalement pour le désormais célèbre trailer d'Assassin's Creed Revelation, avec Woodkid en fond sonore qui donne au trailer une classe indéniable. Beau, magnifiquement réalisé et bien rythmée, cette cinématique est une magistrale claque qui donne à la série toutes ses lettres de noblesse.

 

 

Prix du roi du marketing
Techland

 

J'aurais pu l'oublier dans la rubrique ci-dessus, mais Techland mérite un prix à lui tout seul tellement ils ont magnifiquement géré leur produit. Bon, on va pas non plus se le cacher, je ne pense pas qu'ils s'attendaient à un buzz aussi énorme. Parce que Dead Island a été annoncé il y a quand même quelques années, et histoire de le relancer, le studio a commandé une cinématique histoire de faire revivre le projet aux yeux des joueurs. Ainsi est né le fameux Reverse Trailer de Dead Island basé sur un concept assez original et plutôt génial, raconter une histoire dans deux sens temporels jusqu'à se rejoindre, le tout calé sur une petite musique au piano toute conne mais terriblement efficace. La vidéo a été vu des millions de fois, beaucoup par des gens ne connaissant rien au jeu vidéo, ce qui en a fait un des jeux les plus attendus, juste avec UNE seule vidéo, qui en plus ne montre rien du jeu.

Le pire, c'est qu'elle ne dévoile aucun concept original, le jeu a fait parlé de lui parce que la vidéo était cool, et on pouvait croire que le jeu aussi, allait être cool, alors qu'au final, la vidéo ne montre rien en gameplay de particulièrement attirant. Heureusement, le jeu n'est pas aussi mauvais sans être extraordinaire, et se vend plutôt bien. Mais il faut surtout salué un jeu qui s'est vendu au final grâce à une vidéo, et qui serait passé complètement inaperçu sans ça. Et quand on voit le Call of Juarez Cartel, on se dit que oui, ils ont eu beaucoup de chance, mais ils se sont faits des couilles en or.

 

Prix de la musique de l'année
Skyrim Main Theme

Il y a eu quelques belles choses en musique dans les jeux cette année. Portal 2 nous a offert une bande-son très atypique accompagné d'une nouvelle chanson de fin qui a déja fait des émules. Sonic Generations de son côté nous a offert un véritable best-of de 25 ans de jeux vidéos avec moultes musiques originales et arrangements. En ce qui concerne les BO très symphoniques, Batman Arkham City s'en sort pas mal, et Uncharted 3 fonctionne toujours aussi bien avec je trouve des musiques plus marquantes que celles du deuxième épisode.

Mais bon, je vais pas mentir, je suis faible et pas original, celui qui m'a fait faire dans mon pantalon, c'est bien évidemment le main theme de Skyrim, à coups de testostérones et de machisme complètement assumé. C'est bien simple, l'écoute de ce thème me donne envie de partir en forêt, de gravir des montagnes et de couper du bois. Comme ça, face à face avec la nature avec rien de moins que ma paire de burnes pour survivre. Je vais même jusqu'à laisser l'écran titre avec mon casque sur les oreilles pour bien profiter de ce thème incroyablement fort.

Prix de l'éditeur qui ne devrait pas se la péter
Sony

La PsVita vient de sortir, et avec elle la promesse de revenir sur le devant des consoles portables avec brio, en tentant de concurrencer la 3DS, ce qu'elle a toutes les chances de faire. Sauf que Sony a connu une année bien noire, précisemment au mois d'avril avec cette fameuse affaire du hack du PSN. Un véritable trou noir pour l'éditeur qui fait même parler de lui dans l'actualité générale, vu tout ce que cela implique et remet en question la sécurité sur l'Internet. C'est loin d'être le seul à s'être fait piraté cette année, mais c'est celui qui a subi le plus de dégâts, conduisant à une coupure du service pendant pratiquement un mois, et une communication complètement floue sur l'avenir incertain des comptes bancaires des joueurs.

Sony a tenté de se faire pardonner avec l'offre Welcome Back et quelques jeux offerts pour oublier tout ça, mais rien n'y fait, Sony a beaucoup perdu la confiance des joueurs qui voyaient en l'éditeur un véritable rempart contre la piraterie. Plus encore, la concurrence en a bien profité, puisque les magasins ont constaté un brusque retour en magasins des consoles pour partir chez Microsoft qui, même s'il fait payer un abonnement pour la version Gold du Xbox Live, n'a pas subi de hack cette année, et paraissait bien plus solide en tapotant son adversaire dans le dos tout en esquissant un "ça ne serait jamais arrivé chez nous". Seul Nintendo, au milieu de tout ça, constatait la situation tout en se disant au plus profond de lui que même les pirates n'oseraient pirater le service de la Wii tellement celui-ci est insignifiant comparé aux autres...

 

 

Prix du FAIL de l'année
Conférences E3 2011

Avec du recul, on peut pas dire que cet E3 2011 a été véritablement grandiose, surtout au niveau de ses conférences. Les trois éditeurs se tirent la bourre comme chaque année, mais celle-ci, j'ai clairement eu une impression de fénéantise, sans prise de risque et sans surprises. Du côté de chez Microsoft, on se contente de montrer des choses déja vues et surtout compatibles Kinect. Le Kinect Star Wars sera probablement le "truc" le plus incrompréhensible du salon, qui passe de fantasme vidéoludique à grosse blague beaucoup trop chère. Seul grosse annonce, un Halo 4 en fin de conférence pour la forme. Surutilisation de Kinect dont on a toujours pas vu l'intérêt en fin d'année, et aucune promesse sur le long terme.

Chez Sony, ce n'est guère mieux. Ici aussi, du PsMove à outrance qui n'a toujours pas prouvé l'intérêt de son existence. Il y a aussi des suites solides comme Uncharted 3 ou un futur Sly Racoon mais rien de transcendant. Heureusement que Sony a une psVita sous le coude pour faire plaisir aux joueurs qui auront au moins l'occasion de tester des vrais jeux sur une console portable, qui en a vraiment sous le capot. Et évidemment, on évite de revenir trop sur le hack du PSN, même si Sony n'y a évidemment pas échappé.

Enfin, chez Nintendo c'est la cerise sur le gâteau. C'était la grosse attente de cet E3, la nouvelle console de Nintendo. C'est aussi le gros FAIL de cette année, la Wii U. Une console qui ne sera pas montré durant toute la conférence et de grosses incompréhensions sur le fait que ce ne soit qu'une manette compatible avec la Wii ou une nouvelle véritable console. Beaucoup de promesses, un montage vidéos de jeux current-gen qui seront disponibles sur la console et dont on se rend compte qu'elles sont issues des 360 ou PS3, et des prototypes de jeux qui n'auront pas franchement convaincu, tant graphiquement que ludiquement. Un très mauvais coup marketing de la part de Nintendo, qui a l'air de repenser complètement la bête (plus de nouvelles de la console depuis), mélangé avec le succès en demi-teinte de la 3DS. Au lieu de proposer des choses innovantes, Nintendo se contente de répondre à ses adversaires les plus directes (Apple), tout en se tirant une balle dans le pied en voulant aller trop vite...

 

Prix des méthodes douteuses pour, je cite, "tuer l'occasion"
DLC, Online Pass, Offline Pass...

2011 a aussi été le terrain d'expérimentation de tout et n'importe quoi pour les éditeurs. 2010 avait vu l'apparition des Online Pass en utilisant n'importe quel prétexte. Souvenez-vous de Mass Effect 2 et de son pass pour avoir le droit de télécharger les DLC. Maintenant, chaque jeu comportant un multijoueur de blockbuster se doit d'avoir un Online Pass pour démotiver les gens à acheter en occasion. Quelques uns arrivent à s'en passer (Gears 3 par exemple) mais cela devient de plus en plus rare. La raison invoqué par les éditeurs est "les serveurs coûtent chers à entretenir". Une raison qui n'a jamais inquiéter les éditeurs plus que ça avant leur Pass. Sauf que tout ça s'écroule comme un château de cartes depuis que la Warner a choisi de faire du Offline Pass avec le fameux DLC de Catwoman, vendu dans les trailers comme un personnage jouable de base. Mais en fait non. Les jeux perdent leur petits bonus que les développeurs jugent bon de payer, et là où il y a quelques années on pouvait avoir des costumes bonus en récompense, un jeu comme Batman Arkham City les fera tous payer si on a le malheur d'acheter le jeu en occasion.

Mais les développeurs ne s'arrêtent pas là, et vendent du DLC à toute berzingue tout en prenant le joueur pour un réel pigeon. Les cheat codes n'existent plus puisqu'ils sont vendues en tant que DLC. Dernier exemple en date, Saint Row 3 qui fait payer son cheat code "munitions illimités" et autre. Ce n'est pas la première fois, un jeu comme Split/Second faisait payer à ceux qui voulait un DLC pour tout débloquer dans le jeu. Sega fait encore mieux sur son Shogun Total War 2 en sortant un "Blood Patch" payant pour ceux qui voudraient voir leurs samuraïs mourir dans une gerbe de sang. Seul petit point positif, les Season Pass qui permettent d'économiser aux joueurs qui sont sûrs de prendre tous les DLCs, sans forcément savoir ce que contiendront ces DLC. Mais cela est bien maigre face aux méthodes franchement sales des éditeurs qui ne reculent devant rien pour, soyons honnêtes, s'en mettre plein les poches.

Prix du trailer qui donne envie avec pas grand-chose
The Last of Us

 

Les VGA ont été l'occasion de dévoiler bon nombre de jeux plus ou moins attendus. Sony avait teasé sur leur prochaine grosse exclu sur la PS3, The Last of Us, où on savait déja qu'on avait affaire à une sorte d'épidémie et des infectés, un concept qu'on voit un peu partout maintenant, et qui n'a pas parlé à grand monde. Et puis un seul nom a fait retourner la veste de tout le monde: Naughty Dog. L'équipe a l'origine des Uncharted a pris tout le monde de court en annonçant leur prochain jeu qui débute une nouvelle licence, chose décidemment trop rare dans ce monde. Mieux encore, le trailer dévoilé, techniquement bluffant, pose l'ambiance évidente de "Je suis une Légende", tout en maximisant l'attention sur la relation entre les deux personnages principaux.

Aucune idée de ce sera le jeu (aventure, TPS, jeu de rôle), ni de la véritable tenue de sa construction. Peut-être sera-t-on déçu lorsque l'on verra les premières vidéos de gameplay, toujours est-il que les ambitions affichés par l'équipe donne l'eau à la bouche, surtout si le jeu privilégie la survie dans cet environnement hostile plutôt que le défouraillage de zombies en règle. Un écho à un I'm Alive qui porte très bien son nom mais qui a l'air de n'être plus que l'ombre de lui-même. The Last of Us porte énormément d'espoirs sur ses épaules, et Naughty Dog a toujours été synonyme de qualité et d'expérience de jeu à part. Espérons qu'on ne s'y trompe pas.

 

Prix du jeu de 2012 passant de "Ouais bof.." à "Ça va tout défoncer!"
Metal Gear Rising

 

Après une annonce en fanfare avec un gameplay novateur de tranchage de pastèques, le jeu s'était fait discret, tout simplement à cause d'un développement chaotique. Le jeu est revenu sur le devant de la scène avec un véritable trailer dévoilé aux VGA et qui montre que le jeu s'est clairement transformé en un Bayonetta-like pour devenir un spin-off à part entière. Comme lorsque les auteurs d'une bande-dessinée laissent d'autres artistes interpréter un personnage à leur façon, Konami laisse le soin à Platinum Games de faire le jeu qu'ils ont envie, et ne s'en privent pas. Ils reprennent le personnage de Raiden tel qu'il est présenté dans MGS4, à savoir un ninja cyborg surpuissant capable de soulever un Metal Gear avec ses bras.

Jouissif, nanardesque, beaucoup d'éléments qui ont fait trembler les fans de la saga et les ont fait douter. Etant un fan de la première heure, j'ai pourtant été conquis par cette vision de la saga, qui rentre complètement dans le côté WTF qu'avait été MGS4. Sauf que le quatrième épisode en question m'a tellement déçu par son approche WTF bombardé par une histoire censé être plein de bons sentiments et d'émotions en tout genre, que la venue d'un épisode qui se lâche complètement en oubliant la mythologie de la série est extrêmement rafraîchissant. Le gameplay sera problablement réglé au poil près, et Bayonetta et Vanquish m'ont tellement marqué que je fais une confiance aveugle à Platinum Games pour nous servir un jeu incroyablement fun.

 

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Beaucoup s'accordent à dire que la saison 2011 est une des plus fastes et riches que les jeux vidéos ont connu. C'est vrai que la fin d'année a eu son lot de jeux de qualité. Et dire que les précédentes années, les développeurs ont dû revoir leurs sorties pour éviter de tomber dans la guerre des fêtes, là c'est tout le contraire. Malheureusement, bon nombre de jeux en souffrent, comme en témoignent les innombrables baisses de prix sur des jeux sortis il y a à peine quelques semaines (Rayman, Assassin's Creed, Saint Rows et j'en passe). C'est d'ailleurs bien dommage de voir qu'une fois de plus certains jeux sombreront dans l'oubli alors qu'ils le méritaient tellement plus.

Mais 2011 a aussi été l'occasion de confirmer toutes ces précédentes années. M'est avis que 2012 risque d'être une année charnière, et que la succession ne va pas tarder à voir le jour. Les développeurs déballent leurs dernières cartouches, et on se retrouve donc avec des sagas qui se terminent, et des jeux de haute volée, profitant pleinement de la puissance de ces machines vieillissantes. Parce qu'il faut le dire, nous sommes à un point où on atteint les limites technologiques et même en terme de gameplay. Cela fait plusieurs années que le jeu vidéo n'a pas accouché d'un concept de jeu novateur (mis à part chez les indépendants, bien plus prolifiques en terme de créations), et cette fin d'année ne fait que confirmer des bases solides à travers une importance accordée aux TPS et FPS.

Voici donc un rapide tour d'horizon sur cette année 2011, à travers des prix plus ou moins explicites, mais néamoins personnels. Pas de top ni de flop, juste un petit GOTY pour la route, le reste ne fait que restituer le ressenti de cette année, avec un certain recul sur des jeux que je n'aurait peut-être pas perçu de cette façon sur le vif.

Game of the Year
Rayman Origins

J'en ai parlé longuement, mais Rayman est la plus belle preuve d'amour au jeu vidéo de cette année 2011, et aussi un grand retour en arrière salvateur qui fait du bien. Malheuresement, le jeu ne se vendra pas bien, c'est fort dommage, et je croise tous mes doigts pour qu'il fasse une carrière sur la longueur. Rayman, d'abord, c'est des couleurs. Du fun, du délire. C'est un jeu qui respire la passion par tous ces orifices. Aux oubliettes les histoires d'amnésiques, les héros aux crânes rasés qui veulent rendre justice. Rayman et ses potes veulent juste mettre des gnons au grand méchant. C'est terriblement beau, et je respecte tous les artistes qui ont bossé sur ce projet, qui ont mille fois plus de mérite que des gars qui modélise des AK-47 pour des Call of Duty. Malheureusement, c'est ce gars-là qui trouvera du boulot de nos jours, et ça c'est quand même bien dommage.

Ne croyez pas que je défend un jeu qui ne le mérite pas. Je suis peut-être pas objectif, mais ce Rayman Origins m'a ramené en enfance, là où le seul but d'un jeu était de divertir, de jouer, de rigoler. Et même d'avoir un minimum de challenge, avec des niveaux secrets et des costumes à débloquer, garanties sans DLC. Ce genre de jeu qui n'avait pas besoin de prouver quoi que ce soit en terme de chiffres de ventes, et ne prend pas le joueur pour un con. Parce que Rayman propose son lot de difficulté pour les joueurs solo, et même un mode multi pour les gens qui aiment délirer entre amis (sur canapé, c'est obligatoire, et c'est tant mieux). N'allez pas croire que le jeu est principalement multi: à aucun moment en solo on sent un quelconque manque, tout est fait pour être joué pour tout type de public. Rayman est un grand jeu. Point.

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Prix du jeu qui en voulait trop
Deux Ex: Human Revolution

Peut-être une de mes plus grosses déceptions. Encore plus avec du recul, quand je compare avec la critique à l'époque. Attention, Deus Ex n'est pas non plus un mauvais jeu, mais pour moi, il a été bercé d'illusions par ses propres ambitions et s'est mis des bâtons dans les roues tout seul. Pourtant, j'ai adoré l'univers, l'histoire, ce contexte socio-politico-futuriste qui n'est pas si éloigné de notre époque. Il nous parle et nous rappelle notre condition d'être humain. Non, c'est au niveau du gameplay que le bât blesse. Le jeu vantait les mérites d'un jeu ouvert, permettant de laisser libre cours à son imagination, de tester plusieurs approches, ce qui m'attirait fortement. Sauf que cette liberté d'approche m'a frustré à plus d'un titre. D'abord parce que le jeu n'est au final qu'un jeu d'infiltration, et ne laisse principalement que deux choix: discret ou bourrin. Le problème, c'est que les améliorations disponibles ne font principalement que donner de nouvelles possibilités d'infiltrations, mais seulement si le jeu vous le propose au moment voulu.

Combien de passages le jeu m'a énervé lorsqu'un couloir ne proposait qu'une issue alternative, accessible seulement grâce à une amélioration bien définie? Deux gardes dans le couloir côte à côté, seule possibilité: approcher discrètement et utiliser l'attaque double. Je l'ai pas? Zut, l'invisibilité n'est pas assez longue, et je veux absolument rester discret. Bon, on tente la chance mais ça finira pas aller à la bourrin. Une caméra filme l'ascenseur qui me mène à l'objectif final? Je peux exploser le mur à côté. Mais c'est vrai, je n'ai pas l'amélioration adéquat. Et évidemment, pas de poste de contrôle pour pirater la caméra (j'ai cherché une heure ce putain de poste, il n'y en avait pas). Ce n'est pas les seuls exemples. Tout ça pour dire qu'à force de nous brider dès le départ, le jeu a oublier de proposer de véritables solutions de système D: peut-être un système de diversion, ou autre chose, mais quelque chose qui nous oblige pas à regarder la solution pour savoir quelle amélioration prendre et profiter des possibilités du jeu. Parce que c'est ça le vrai problème, on a l'impression de louper des choses et de ne pas profiter du jeu juste parce qu'on a pas choisi la bonne amélioration.

Ajouter à ça une forte présence de conduits d'aérations, qui font que le jeu se contente beaucoup trop d'offrir juste des passages secondaires, au lieu de proposer de véritables alternatives et résoudre la mission autrement. De ce fait, les missions annexes sont parfois bien plus intéressantes que le jeu principal. Même si j'ai quand même pris du plaisir sur le jeu et qu'il a vraiment l'étoffe d'un grand jeu, je ne peux pas m'empêcher d'avoir un arrière goût étrange une fois le jeu fini, qui devient beaucoup plus claire avec le recul. A force de proposer autant d'options déblocables, le jeu s'est refermé sur son level design. Maintenant, j'attends la suite avec impatience pour voir comment l'équipe va réagir.

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Prix du jeu à la mode pour les gens de bons goûts
The Elder's Scroll: Skyrim

Skyrim, c'est quand même assez dingue. Tout le monde en parle, et c'est le genre de jeu qu'on se raconte autour d'une tasse de café. Le dernier donjon visité, la dernière escapade à la montagne, Skyrim a pour lui depuis très longtemps d'avoir compris ce qu'était véritablement un jeu de rôles: une oeuvre où chacun fait ce qu'il veut. Accessible et complexe à la fois, le monde de Skyrim est hallucinant de cohérences et de richesses: tout les bouquins peuvent être lus, n'importe quel objet ramassé, et la direction que l'on prend n'est absolument pas défini. On peut très bien suivre l'histoire ou se perdre dans un donjon complètement paumé en train d'affronter des grosses sentinelles mécaniques (mais qui craint l'eau tant pis pour lui). Le jeu n'est pourtant pas dans mon top, à cause d'un univers qui manque parfois de fantaisie et d'un design très quelconque par moments, notamment certaines villes qui ne m'ont pas émerveillé (sauf certaines, comme la splendide Markath). Sans oublier les quelques bugs, rigolos au début, mais énervants à la longue.

Surtout en ce qui concerne les compagnons qui vous suivent. J'aime bien partir en duo mais mes partenaires ne tiennent pas très longtemps. La première, je l'ai laissé rejoindre les Lames. Une autre est resté bloqué par un bug dans un temple de Markath, sans pouvoir revenir à l'endroit où je pourrais la retrouver. Un autre a péri par des loups. Une autre était tellement puissante avec sa magie qu'elle éclatait tous les personnages environnants, même ceux qui terminent ma quête. J'ai été obligé de la tuer de mes mains pour pouvoir avancer dans la quête. La dernière en date a péri par cette saleté de sentinelle mécanique. Evidemment, ça fait des histoires à raconter au coin du feu et à partager entre amis. Et j'oublie aussi les dialogues en double pour certains personnages, des animations vraiment limites (Cicéron de la Confrérie Noire et son  côté dingue pas du tout retrasncrit dans ses mouvements...) et des bugs de collision en tout genre. Bref, Skyrim est énorme dans sa richesse, mais parfois, quand on est pris dans une tempête au sommet d'une montagne, un sale bug vient nous rappeler que non, l'ensemble est quand même perfectible. Et même si ça énerve, on y revient, parce qu'on refuse de quitter l'aventure comme ça.

 

Prix des FPS militaires SOLO qui ont fait déborder le vase
Killzone 3, Battlefield 3

Voilà, c'est cette année que je sature, que j'en ai ma claque. Chaque année on a notre lot de FPS militaires de plus en plus grandioses techniquement. Malheureusement, il n'y a que ça qui change. Mis à part un Crysis 2 qui a réussit à proposer une alternative intéressante sans être non plus mémorable, la grosse majorité se contente de suivre un chemin tout tracé à travers un champ de bataille où les objectifs se contentent de protéger vos potes ou d'éliminer une position ennemi pour aider vos potes à avancer. Je simplifie mais c'est pas si éloigné. Du coup, je n'arrive plus à les terminer. Killzone m'a d'abord bien blessé avec sa progression ultra-classique et inintéressante. Il y a même un vrai problème dans le mix du son qui empêche les cinématiques d'atteindre l'intensité qui leur est dû. Certes, c'est beau, mais malgré son univers nerveux, je me suis emmerdé. Déja que le 2 ne m'avait pas laissé de souvenirs indélébiles, ici, j'ai l'impression que c'est pire.

Quand à Battlefield 3, sur la campagne solo, entre des situations molles et archi-classiques et des bugs de scripts dans tout les sens (j'ai dû revenir en arrière dans un niveau pour déclencher une explosion et faire bouger mes camarades pour qu'ils puissent ouvrir la prochaine porte...), c'est une véritable catastrophe. C'est d'autant plus dommage que le jeu est vraiment beau, que la séquence en avion de chasse en met plein la vue (mais pas de contrôle de l'appareil possible, alors que le multi le permet, WTF?) et que niveau sonore, ça envoie du paté. A trop vouloir copier du CoD, on se plante complètement et c'est ce qui s'est passé. Bon, maintenant, ils se reprennent et ils nous font un Mirror's Edge 2 et plus vite que ça!

 

Prix du multi le plus fun et déjanté
QuadSmash

Je vais rarement dans la section indie du Xbox Live, et je le regrette bien. Pour à peine trois petits euros, je suis tombé sur ce petit bijou de convivialité et de n'importe quoi. Quadsmash vous met aux commandes d'une petite moto à la TRON. Vous pouvez grappiner des objets, faire un saut d'écrasement sur le sol ou encore charger un champ de force. SI vous allez assez vite, vous pouvez même rouler sur les murs. Le solo, une petite aventure à la Castlevania est rigolote, sans plus. Non, la véritable force de QuadSmash est dans son mode arène: deux buts, une balle, deux équipes et jusqu'à quatre joueurs. Le but est évidemment de mettre la balle dans le but adverse et pour ça, tous les moyens sont bons.

Vous pouvez lancer le grappin sur vos adversaires pour les retenir ou sur la balle, éclater vos ennemis ou les lancer dans les quelques pièges, c'est un vrai joyeux bordel et on se surprend à se marrer devant un concept aussi simple mais terriblement génial. En fait, la vraie trouvaille est que c'est tellement compliqué de bien manoeuvrer pour réussir à mettre la balle dans le but qu'on fait n'importe quoi, et qu'il n'est pas rare de marquer contre son camp. Chaque but est souvent un coup de chance, que l'on sublimera par une assurance de son talent éphémère. Evidemment, au moins trois joueurs sont conseillés, pour que les coups de putes et les traitrises soient légions, et on peut tenter quelques stratégies pour ralentir les autres tandis que son partenaire tente de marquer le but. Cerise sur le gâteau, les développeurs (Creative Patterns, des petits français qui ont malheureusement fermés depuis) nous ont offert via une mise à jour quelques niveaux supplémentaires pour la bagatelle de... 0 euros!

 

Prix de l'aventure, la vraie
Uncharted 3: Drake's Deception

Ça aurait pu être Skyrim, mais je reste sur Uncharted 3. Problablement le jeu que j'attendais le plus, il sera néamoins dans mon top 3 de cette année. Au diable les mauvais langues qui pointeront le doigt sur une mécanique de jeu trop bien huilée. Et ils n'auront pas tord les bougres. Mais qu'est-ce que c'est bon! Quel plaisir de revoir ces personnages hauts en couleur, qui se la joue film d'aventure! Quel pied de voyager entre les continents à la recherches de tombeaux oubliés et de séquences absolument spectaculaire! Et quels magnifiques tableaux que ces décors enchanteurs brillant de milles feux! On pourra dire ce qu'on veut, je conçois parfaitement que certaines soient déçus. Ce que je demande dans un jeu, c'est du dépaysement, du fun, de l'aventure. Me laisser porter par l'histoire. Et celle d'Uncharted 3 ne m'a pas lâché une seule seconde.

Je pourrais même pas dire qu'il est moins bien que le second épisode. Je suis peut-être pas très objectif, mais je trouve le rythme de ce dernier volet plus intéressant que le second: plus de tombeaux anciens, plus de variété dans les décors, un rythme peut-être plus posé, qui se concentre sur la course contre-la-montre entre les gentils et les méchants: qui aura un tour d'avance sur l'autre? Sur le coup, tout ça fait très Indiana Jones 3, sans compter sur les décors et certaines séquences, et ce n'est pas un défaut, loin de là! Uncharted 3 arrive à faire vivre une véritable aventure, profitant pleinement de l'aspect cinématographique possible aujourd'hui. Peu de jeux y parviennent, surtout avec un degré d'excellence pareil. Qu'ils me servent un quatrième épisode sur le même modèle, si l'aventure est toujours présente, je répondrais à l'appel avec grand plaisir!

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Prix de la petite déception
Batman: Arkham City

Attention avant de sortir les fourches, j'ai beaucoup aimé le jeu. Cela dit, je n'ai pas pu m'empêcher d'être déçu par plusieurs points. A commencer par le désormais célèbre DLC Catwoman. Parce que déja que les Online Pass c'est quand même assez sale, mais de là à proposer ça sur un solo, surtout quand on se rappelle des premières vidéos la mettant en scène qui donnait clairement l'impression que ce n'était pas un DLC supplémentaire mais bien sur la galette, comme personnage annexe. Bref, un méchant coup de pute dont les gens qui ont acheté le jeu neuf s'en foute mais qui n'est vraiment pas génial surtout pour un jeu avec un capital de sympathie assez énorme.

Ensuite, malgré le fait que le jeu soit génial sur son gameplay et univers, les petites quêtes annexes m'ont laissé un arrière goût assez amer: certaines petites histoires se finissent comme un cheveux sur la soupe, avec un affrontement qui dure approximativement trente secondes (voir Un tir dans la Nuit) ou encore pas du tout d'affrontement alors que la progression de la quête fait monter la sauce (voir Usurpation d'Identité). Une frustration qui fait inévitablement dire "tout ça pour ça" et qui m'a un peu dégoûté alors que je m'attendais à ce que ce soit au moins aussi travaillé que l'histoire principale, qui elle non plus n'était pas exceptionnelle, faute à une progression trop décousue qui laisse le grand méchant Hugo Strange une place ridicule. Seule la quête de l'homme mystère, beaucoup plus longue et riche, mérite tous les égards. Ça peut paraître peu à l'échelle du jeu, c'est d'ailleurs pour ça que je mets "petite déception", mais ça m'est resté en travers de la gorge surtout pour un jeu de cette envergure...


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Prix du jeu téléchargeable
Stacking

Niveau dématérialisé sur consoles, il y a eu du lourd. Le XBLA a accueilli comme chaque année le Summer of Arcade avec des chouettes découvertes comme Bastion, Shadow Planet, From Dust et bien d'autres, mais le PSN n'est pas en reste non plus avec des titres comme le dernier PixelJunk. Mais s'il y en a un qui m'a surpris, c'est bien Stacking. Très riche et bien plus complexe qu'il n'y paraît, le jeu possède une certaine affilitation avec la série des Hitman: déguisement, plusieurs manières de réaliser les objectifs, grands niveaux très peuplés. Evidemment, le jeu joue énormément avec son côté enfantin, et le style graphique qui mélange cinéma d'autrefois avec poupée gigognes est vraiment original et excellent, le tout saupoudré d'humour que l'on tient de la team Double Fine.

Le principe de s'emboîter dans les autres (sans être sale) est vraiment bien trouvé, et se révèle décuplé par le nombre de personnages contrôlables afin de réaliser les objectifs. Chaque poupée possède sa capacité, certaines se répètent, évidemment, mais le nombre de poupée uniques forcent le respect. Surtout que le jeu motive le joueur a tenter les objectifs annexes, comme réussir toutes les possibilités, trouver toutes les poupées uniques ou encore réussir des défis avec des poupées particulières. Certaines situations demandent de se creuser les méninges, le seul regret que j'ai vient des alternatives aux objectifs, parfois un peu flous pour vraiment deviner tout seul comment y arriver. Heureusement, un système d'indices progressif vient aider ceux qui ne savent absolument pas par quoi commencer. Bref, probablement le jeu qui m'a fait le plus rêver, mais ceux cités ci-dessus ne sont pas à négliger, bien au contraire!

 

Prix de la grosse déception 2010 pour 2011
Dead Rising 2

Un peu en retard pour celui-ci, mais parmi les jeux qui m'ont déçu cette année, certains ne sont pas surprenants (qui a dit DKF?). Du coup la véritable grosse déception concerne Dead Rising 2. Je n'avais jamais joué au premier épisode, mais j'avais plutôt apprécié le petit add-on "Case Zéro" et son principe de progression minuté. Sauf qu'à l'échelle d'un jeu entier, ce n'est pas pareil. C'est terriblement agaçant de commencer le jeu et de perdre la partie au bout de trois heures parce qu'on a pas réussi à trouver cette saleté de Zombrex à temps. Alors on recommence, avec plus d'expériences et des endroits que l'on connaît mais ça n'aide pas à augmenter le plaisir de jeu: le personnage est très rigide, pas super répondant, et parfois on laisse tomber un objet super efficace parce qu'il est trop pénible à utiliser.

Encore plus gênant, certains passages appellent carrément au TPS, comme cette poursuite d'un train en moto et la séquence suivante qui demande de remonter les wagons en éliminant les ennemis armés d'armes à feu. Evidemment, le personnage est très fragile, et la maniabilité est absolument pas faite pour ce genre de séquences. Tout comme les boss, qui vous demandent en général de réagir rapidement, ce qui n'est pas possible. Et évidemment, ceux-ci interviennent sans prévenir mais on a pas forcément l'occasion de s'y préparer. Les survivants que vous devez trouver réagissent n'importe comment, vous tirent dessus si vous avez le malheur de vous trouver dans le champ de tir (ce qui évidemment vous fait perdre de précieux points de vie) mais par contre vous dégomment si vous avez le malheur de faire de même avec eux. C'est vraiment dommage, j'avais apprécié le concept sur Case Zero et sa version mini, mais dans un jeu qui représente plusieurs heures à refaire si on y arrive pas, un genre de "die and retry", mais grandeur nature, c'est non merci.

 

Prix du petit plaisir de l'année
Assassin's Creed Revelations

Depuis trois ans, chaque année propose sa dose d'Assassin's Creed. Et moi c'est mon petit plaisir. Le petit trip que j'aime bien, où je saute de toit en toit, et je profite de ce bac à sable dépaysant en le savourant avec délice. Même si le jeu se répète, il a le mérite de proposer exactement ce dont j'en attends, en ajoutant en plus quelques petites choses pas désagréables. En plus de ça, le multi depuis Brotherhood est un de mes préférés et probablement un des plus rafraîchissants de ces dernières années. Le Revelations me faisait un peu peur, vu que les critiques le considéraient comme le moins bon de la série. J'ai attendu qu'il baisse un peu (ce qui n'a pas tardé) pour tenter ma chance. Le constat est là, je prends toujours autant mon pied. D'autant plus que Constantinople est réellement dépaysant, rafraîchissant et exotique, et revient sur une ville plus dense et plus urbaine, en abandonnant le côté campagne de Rome sur Brotherhood qui n'était pas génial et perdait en charme artistique.

Le jeu se permet même quelques petits ajouts de gameplay, comme le fameux crochet, pratique surtout pour les tyroliennes, et les bombes à crafter, bien plus riches que je l'aurais cru, et qui donne des séquences à la Arkham assez marrantes mais beaucoup trop simples. On ajoute à ça une gestion de la Guilde des Assassins bien plus riche qu'auparavant, mélangé avec des mini-jeux de tower defense rigolos mais sans plus, et on arrive à un jeu plutôt riche, avec des ajouts qui sont peut-être de trop et cassent la vraie continuité du jeu en lui apportant d'autres gameplay pas forcément indispensable. Malgré tout, le gros kiff est toujours là, d'autant plus que l'histoire de l'Animus, même si elle est intéressante, ne m'a jamais réellement passionné. Par contre, prendre du recul sur la trilogie d'Ezio et se rendre compte qu'on a accompagné un personnage sur toute une vie, en observant l'évolution de son caractère est un élément que j'apprécie fortement et que l'on retrouve pas forcément dans beaucoup de jeux.

Prix du jeu sorti en début d'année, du coup, on l'oublie un peu
Dead Space 2

Cette fin d'année a été assez grandiose, mais il ne faut pas oublier les premiers de 2011 qui n'ont pas été en reste non plus. Celui qui m'aura marqué, c'est sans doute Dead Space 2. Déja bien content qu'EA reparte sur un second opus après des ventes un peu décevantes pour le premier, Visceral Games a mis les bouchées doubles. Beaucoup ont regretté l'histoire, je l'ai trouvé plus riche que le premier. Avoir donné la parole à Isaac ouvre beaucoup plus de perspective sur la relation ambigüe avec sa femme, et la fin donne l'occasion d'exploiter sa folie grâce à des scènes hallucinatoires franchement chouettes. Evidemment, le gros point fort du jeu, c'est cette ambiance horrifique spatiale à couper le souffle et magnifiquement exploité avec en prime quelques surprises pour les fans du premier.

Le jeu est plus ambitieux, plus varié sur les situations, et prolongent cette mise en scène de façon assez magistrale grâce à quelques séquences à couper le souffle, comme le passage du métro, la descente en chute libre ou encore la poursuite avec le monstre dans le vide spatial. Des gros morceaux de bravoure servi par une réalisation géniale, et ne nous affublent pas de cinématiques multi-caméras: le jeu reste constamment centré sur Isaac, sans temps de chargements, et pourrait même représenter un seul plan séquence du début à la fin du jeu. Pas de coupures, pas de point de vue spectateur, et c'est en partie ce qui rend le jeu aussi intense et efficace. Et je ne parle même pas de l'environnement sonore, toujours aussi bluffant et juste indispensable pour un jeu du genre, qui rend les sessions de jeu au casque presque obligatoires tellement ça fait partie de l'expérience. Le seul petit regret sera la dernière demi-heure, trop chargée en action. Mais c'est bien maigre en comparaison de ce monument de survival-horror.

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Suite et fin demain à 16h...

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Top

Quand je dis le top, ça ne veut pas forcément dire les meilleurs, mais plutôt les plus marquants, pour les bonnes et les mauvaises raisons. Il y en a eu des loyaux, des vicieux, des crétins et on peut dire que les développeurs s'y risquent de moins en moins, car même dans les jeux à tendance héroïc-fantasy, on ne les contrôlent pas toujours.

AGRO - SHADOW OF THE COLOSSUS

La réedition HD de celui-ci et d'Ico est l'occasion de retrouver celui avec qui Wander va tout partager pour pouvoir sauver sa copine. Agro est tout ce qu'on peut attendre d'un cheval: fidèle, plutôt rapide, et on peut même se la péter en le cabrant avant de partir à l'assaut d'un colosse. C'est tout con mais c'est quand même franchement classe. La grosse qualité d'Agro est aussi d'être increvable, au contraire de son maître. Il peut se faire écraser par un pied géant, se faire tirer dessus en pleine tronche, il se relèvera toujours pour rejoindre Wander quand il faut. Il ne bronche même pas quand son cavalier commence à faire des numéros de cirque. Pour la prochaine fois, il devrait apprendre à nager et à sauter au-dessus de ravins comme dans la cinématique en fait, parce que on aurait aimé l'avoir à nos côtés sur certains colosses. Malgré tout, c'est un personnage à part entière et bénéficie même d'une jolie storyline qui fera émouvoir même les plus insensibles.

Loyauté: 5/5
Intelligence: 4/5
Robustesse: 5/5

EPONA - OCARINA OF TIME, TWILIGHT PRINCESS...

Epona, c'est peut-être une des montures les plus emblématiques de l'histoire du jeu vidéo. C'est la plus fidèle amie de Link, elle ne meurt jamais et on peut même combattre des orcs à coups d'épées pour des chevauchées assez grisantes. En plus, elle saute automatiquement les barrières, à croire qu'elle a un passif de cheval de compétition hippique. On ne peut pas rêver mieux comme cheval, et son pelage brun est ancré dans la mémoire des joueurs. Bon, elle ne répond qu'aux instruments de musiques, mais j'ai jamais eu l'impression que Link savait siffler. Il est obligé de cueillir des herbes pour siffler le bougre.

Loyauté: 5/5
Intelligence: 4/5
Robustesse: 3/5 (sur l'endurance des carottes)

"BOB LE CHEVAL" - RED DEAD REDEMPTION

Quand je me trouve dans des jeux avec des animaux qui vous accompagnent, j'ai la fâcheuse manie de les appeler "Bob". On peut pas m'en vouloir: court, facile à se rappeler, marche dans les deux sens, je vois pas mieux comme nom. Du coup, le chien de Fable 2 s'appelait Bob, le faucon de Borderlands s'appelait Bob, et tous les chevaux de RDR s'appelaient aussi Bob. Sauf que dans le dernier jeu de Rockstar, on peut pas dire que les chevaux étaient réellement efficaces. A commencer par leur arrivée: lors du sifflement, ils avaient une sale tendance à ne jamais s'arrêter à côté de soi, et à toujours dépasser le personnage. Alors on râlait avant de le rejoindre, des fois un peu plus lentement vu que le canasson continuait tranquillement à avancer.

Mais le pire c'est les morts ridicules de ces chevaux. Parfois, ils ont l'intelligence de s'arrêter pour ne aps tomber dans un ravin ou dans une rivière. Parfois, non:
- l'un d'eux avait décidé de faire le grand tour pour venir me rejoindre et est tombé cinquante mètres plus bas après avoir mal négocié un virage le long d'une falaise.
- un autre m'a fait tomber dans une rivière en contrebas alors que j'admirais le soleil couchant. Bilan: deux morts, dont un cowboy.
- un autre s'est littéralement couché au sol après la charge d'un castor qui, je pense, voulais juste rentrer chez lui.
- un autre s'est juste écroulé sur un chemin alors que j'étais au triple-galop. Après m'être redressé, j'ai cherché pendant un quart d'heure le criminel, sans réponse. A croire que le jeu s'est dit: "Stop! Celui-ci va trop vite, tuez le cheval". Je me suis finalement résigné à penser qu'il avait la patte blessé et qu'il avait trébuché. Ça ne m'avait pas réconforté.
Et je ne compte pas bien sûr le nombre de fois où un cougar ou un grizzli en a tué un d'un seul coup de patte. Ah, il est beau, l'animal noble et fort qu'on nous a vendu!

Loyauté: 3/5
Intelligence: 0/5
Robustesse: 1/5

LES CHEVAUX DE L'APOCALYPSE - RDR: UNDEAD NIGHTMARE

Même si je n'ai franchement pas été convaincu par cet add-on, l'un des trucs rigolos était de trouver les Chevaux de l'Apocalypse. Au nombre de quatre, c'était des chevaux aux pouvoirs spéciaux, comme aller super vite, enflammer les zombies sur leur passage ou d'autre truc du genre. J'avoue que le cheval de feu, c'était clairement le meilleur. Même s'il était aussi con que les autres, il compensait pas une plus forte résistance, des dégâts bien plus important et une certaine prestance qui n'impressionnait pas plus que ça mes adversaires mais avait le mérite de s'en débarasser assez vite.

Loyauté: 4/5
Intelligence: 1/5
Robustesse: 4/5

PAN - CASTLEVANIA LORDS OF SHADOW

Bon, le passage est très court, MAIS le héros chevauche un cheval, qui est en fait un gars métamorphosé en cheval (et plus tard en d'autres animaux). La séquence est jouable, et n'est pas vraiment la plus intéressante du jeu, vu que vous vous contentez d'attaquer sur les côtés les wargs qui vous attaquent. D'autant plus que je n'ai jamais vu une forêt qui contienne un sentier en ligne droite aussi long. Heureusement, parce qu'à part galoper, je n'ai pas eu l'impression que le cheval sache vraiment tourner. Noter l'effort de design du cheval, qui arrive probablement à voir dans la nuit grâce à ses yeux phosphorescents.

Loyauté: 3/5
Intelligence: 2/5
Robustesse: -

ASSASSIN'S CREED BROTHERHOOD, OBLIVION, TOY STORY 3, CALL OF JUAREZ...

D'autres jeux utilisent des chevaux pour permettre au joueur d'aller plus vite. Bon, la plupart du temps, les chevaux ont tendance à buter sur des murs et c'est parfois difficile de circuler dans des rues (Brotherhood), et même parfois, impossible de frapper à cheval, ce qui éviterait d'en descendre à chaque fois (Oblivion).

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A l'occasion de la sortie en Blu-Ray du Roi Lion, une petite sélection (très) personnelle de ces séquences qui m'ont marqué et qui aujourd'hui encore me procure des frissons rien que d'y penser. Parce que malgré ce qu'on en pense, les films Disney (pas tous, hein, faut pas déconner non plus) sont bien plus riches que beaucoup de films modernes, et surtout très fortes. En plus de ça, l'animation 2D est une technique qui a le mérite de vieillir difficilement, et il suffit de regarder le Roi Lion pour constater que plus de quinze ans plus tard, il n'a rien à envier aux films d'aujourd'hui.

LE ROI LION // LA CHARGE DES GNOUS

Du coup, on commence avec un classique. J'aurais pu aussi mettre toute l'intro du film jusqu'à l'apparition du titre, qui est aussi absolument incroyable. Mais il faut dire que la séquence des gnous est d'une force assez hallucinante, et même aujourd'hui, elle demeure franchement impressionannte. Ici encore, Disney tente des effets numériques en créant un modèle de gnou en 3D et fabriqué une animation 3D basé sur une version traditionnelle en 2D pour que le style reste dans celui du dessin animé. Un peu de couleur dans le même moule que les autres personnages et de programmation pour avoir un effet de "troupeau", et beaucoup d'astuces ont servi sur cette séquence. Il était quasi impossible de faire cette scène en 2D, sous peine de travailler sur une scène comme ça pendant une trop longue période. Le résultat est vraiment bluffant et la 3D, qui était à l'époque encore à ses balbutiements (en 1994, je le rappelle), est quasi invisible et s'intègre parfaitement dans le film 2D.

Tout ça baigné dans cette environnement sonore somptueux où le duo Lebo M/Zimmer fait des merveilles et donne au film un cachet unique. La scène est le prélude au gros évènement du métrage à savoir la mort de Mufasa (quiconque crie au spoiler se fait lapider sur le champ) et permettre de voir que Scar est définitivement un bel enfoiré. Une scène forte, qui a marqué des générations et qui permet de se rendre compte de la puissance de Disney en matière d'animation 2D.


LE BOSSU DE NOTRE DAME // HELLFIRE

Le Bossu de Notre-Dame est un Disney véritablement à part, dans le sens où il multiplie les doubles sens et les jeux de suggestions. Résolumment l'un des plus adultes, ce long-métrage réussit le tour de force d'allier un film pour enfants avec l'ambiance sombre et ténébreuse du roman original de Victor Hugo. Ce côté mature est symbolisé par le juge Frolo, un des plus grands méchants de Disney, probablement le plus sadique et le plus vicieux. Et ce personnage arrive à son point d'orgue avec une des chansons du film, celle où il chante face à son feu de cheminée. D'une puissance assez phénoménale, la séquence multiplie les suggestions quand à sa relation très particulière et pas si ambigüe que ça avec Esmeralda. Une séquence assez osée pour un Disney, mais qui arrive à magnifiquement suggérer le véritable sens de cette séquence. Un grand moment.


MULAN // L'ATTAQUE DES HUNS

Après les gnous dans le Roi Lion, Disney récidive dans Mulan avec une séquence aux premiers abords similaires mais qui se concentre beaucoup plus sur l'action des personnages principaux. Véritable moment de bravoure du film, la scène permet au personnage de Mulan de s'affirmer. Le film est probablement un de mes préférés, car il arrive à équilibrer comme il faut le rythme de l'histoire, en balaçant le minimum de chansons (qui sont sympas en plus) pour se concentrer ensuite uniquement sur l'histoire et l'action sur la deuxième moitié du film. Et puis le style graphique du film est quand même assez magnifique.

Quand à cette séquence, Disney retrouve la 3D en utilisant la même technique: tous les cavaliers et leurs montures sont en 3D cell-shading très simple intégré aux décors en 2D. Sauf qu'ici les cavaliers sont très nombreux et le film se permet même quelques plans aériens au milieu de cette armée. Et pour finir, pourquoi ne pas provoquer une gigantesque avalanche pour bien clouer le bec à tous les amateurs de belle animation. Une séquence à couper le souffle, soutenu par les envolées symphoniques de Goldsmith.


BERNARD ET BIANCA AU PAYS DES KANGOUROUS // INTRO

Avant d'avoir tous ces direct-to-dvd de suites de Disney de mauvaise qualité, Disney avait déja tenté le coup de la suite avec Bernard et Bianca, mais cette fois-ci au cinoche. Le film bénéficie donc d'un budget confortable et se révèle être un très bon cru Disney, beaucoup trop méconnu du grand public. C'est bien dommage, d'autant plus que les réfractaires aux chansons Disney vont être content: il n'y en a aucune. Toujours est-il que c'est sur ce film que Disney expérimente le plus la technologie 3D. On a donc l'intro, sélectionné ici, qui est un long plan séquence à travers le bush australien toujours aussi impressionnant. La deuxième séquence en 3D est le "décollage" d'Orville à New York au début du film, au milieu d'immeubles et de véhicules dans une 3D rudimentaire, et qui a beaucoup plus vieilli.

Le film est un excellent long métrage d'aventures et n'a franchement pas à rougir des autres productions Disney. D'ailleurs, dans la vidéo ci-dessous, il y a à la suite un petit extrait du début du film qui permet de se rendre compte des magnifiques scènes aériennes où Cody vole avec son aigle royal.


PINOCCHIO // L'EVASION DE MONSTRO

On l'oublie mais après Blanche-Neige, Disney nous gratifie d'un deuxième long-métrage encore plus ambitieux. Pinocchio m'a marqué surtout pour deux scènes. L'une d'elles est la transformation en âne de Crapule, le copain de Pinocchio dans le parc d'attractions. Avec sa mise en scène flippante, la scène est assez incroyable et limite dérangeante, chose qu'on ne reverra probablement plus dans un Disney. L'autre scène est l'évasion de Gepetto et Pinocchio de la baleine Monstro. Cette scène de quelques minutes permet de démontrer le savoir-faire de Disney en animation traditionnelle et met une belle claque à tous les amateurs. Tous les effets d'eau - éclaboussures, houle, gouttes - sont faits à la main en gouache et aucunement numérique (en même temps, à l'époque...). Respect. A noter que les astuces ne manquaient pas: la cariole de Stromboli par exemple est en fait une vraie cariole dans certains plans, filmés et retravaillés par-dessus.



MERLIN L'ENCHANTEUR // LE DUEL DES SORCIERS

Merlin l'enchanteur fait partie de cette époque comme les 101 Dalmatiens par exemple, où l'animation primait beaucoup plus sur tout le reste, et les personnages étaient tous hauts en couleur. La scène qui marque le plus dans Merlin est ce duel entre ce dernier et Madame Mim dans la fin du film. Chacun se transforme en animal capable de se défendre contre l'autre, et ça donne une montée en puissance plutôt plaisante et impressionnante, surtout qu'à chaque fois, l'animal garde le trait de caractère du sorcier en question.


TARZAN // LA POURSUITE DES SINGES

Encore une fois dans cette séquence bluffante, Disney joue habilement avec la 3D en l'incorporant dans le décor. Pour pouvoir effectuer des mouvements de camérés fluides et souples, Disney a testé une technique où certains éléments sont en 3D mais peints directements dessus comme s'ils étaient en 2D, de façon à mieux intégrer ces séquences au film global. La poursuite dans la jungle où Tarzan vole au secours de Jane attaquée par des singes est un fabuleux résumé de cette technique qui permet de constater l'efficacité du procédé.


BONUS

Pas forcément des séquences, mais des petits moments dans des films divers que j'adore et qui me font sentir nostalgique de cette époque de films Disney qui me faisait rêver chaque Noël au cinéma (en VF, évidemment^^)

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Top

Il y a plusieurs mois, j'avais opéré un top sur les films qui valaient le coup avec Nicolas Cage. Le bonhomme arrive de plus en plus à se fourrer dans des films assez ignobles ces derniers temps, mais qui ont le mérite de forger une sorte de mythologie autour de ce personnage assez hors norme et de ses coiffures toujours plus extravagantes. Voici donc un top où le sieur Cage joue un rôle principal que n'importe quel acteur aurait refusé sur le champ. Et juste pour ça je dis RESPECT.

HELL DRIVER 3D

Récemment sorti en DVD en France, Hell Driver est un véritable ovni, un "truc" qu'on regarde totalement innocemment et qu'on commence à halluciner par tous les gros délires de cinglés du film. Nicolas Cage y tient le rôle majeur, puisque son personnage est en colère (d'où le titre Drive Angry, ou "je-conduis-mais-je-suis-pas-content") et il le fait savoir à travers des frasques et des punchlines assez dantesques. J'en veux pour preuve cette séquence monumentale ou Cage se tape tranquillou une nénette dans un hôtel, tout habillé avec des lunettes de soleil, une clope dans une main et une bouteille dans une autre. Bon, c'est la blonde qui fait tout le boulot. Toujours est-il que la nana demande comme ça, l'air de rien:

Blonde // "Tu ne te déshabilles pas quand tu fais l'amour?".
Cage // "Jamais avant un échange de coups de feu"

Imperturbable, il sort son flingue et colle une bastos dans la tête d'un gars armé qui déboule dans la pièce et fait de même pour les autres, tout en laissant la blonde finir son travail (qui elle, est complètement terrorisée).

Bref, ce petit exemple montre le niveau tordu du film, et c'est loin d'être le seul, entre un carambolage de voitures où un gusse (William Fichtner, assez hallucinant), sort tranquillou de la voiture en montant dessus tandis qu'elle commence une série de tonneaux, ou encore une balle qui fait ricocher sur la hache d'un gars et qui, sous l'effet de la balle, se plante dans la tête de son propriétaire. Un gros mélange farfelu-fantastico-comico-n'importe quoi, avec évidemment la belle plante en mini-short et son lot de seconds rôles que tout le monde connait et qui apparaissent dedans comme si de rien n'était. Ajoutez à ça une histoire de sectes, d'enfer, de plans 3D et de dieux égyptiens (vrai de vrai), et vous saurez ce qu'est un vrai nanard à "gros" budget. Un film à voir, clairement.

Réalisateur: Patrick Lussier
Valeur capillaire: Cage essaye de détourner l'attention avec sa grosse brûlure mais on a tous vu sa longue cascade de cheveux.

 

NEXT

Vous savez l'émission toute naze sur NRJ12 où des gonzesses balancent "Next" dès qu'un gentleman arrive devant elle pour le recaler? Ça devrait s'appliquer à ce film. Ce qui est assez dingue, c'est de constater que le film est tiré d'une nouvelle de Philip K Dick, le gars qui est aussi à l'origine de Blade Runner, Total Recall ou Minority Report. Du coup, même Wikipédia est obligé d'insister sur l'appelation "adaptation très libre". Ça veut tout dire. Même les répliques permettent de donner au film un cachet particulier, qui ne sont certainement pas dans l'oeuvre d'origine:

"C'est ça l'avenir : chaque fois qu'on le regarde il change parce qu'on l'a regardé, et ça, ça change tout le reste."

C'est vrai qu'à partir de là, il n'y a plus grand chose à dire. Comme les effets spéciaux d'ailleurs, qui sont assez bluffants. J'en veux pour preuve la fameuse séquence des rondins de bois, assez monumental. Et puis bon, le pitch du gars qui arrive à voir deux minutes dans le futur, ça comporte tellement d'incohérences pendant le film qu'on y croit plus. Mais le summum, c'est cette fin. Sûrement la plus bidon que j'ai pu voir au cinéma. Vraiment. Le genre de fin où on est obligé de se dire "tout ça pour ça!" pendant que le générique défile et qu'on s'attend à voir la "vraie" suite du film en se disant que ça ne peut pas se terminer comme ça. Bref, peut-être le film le plus alimentaire de Cage tellement c'est assez navrant. Et dire qu'en plus il y a la sublime Jessica Biel. Snif.

Réalisateur: Lee Tamahori
Valeur capillaire: toujours les cheveux mi-longs en arrière, mais cette fois, il pouvait pas faire pire.

 

GHOST RIDER 1 (MAIS LE 2 LE REJOINDRA BIENTOT)

Quand Cage s'attaque à l'adaptation d'un comics Marvel, on peut légitimement se poser des questions. D'ailleurs, on se demande aussi si c'est lui qui attire la malchance parce qu'à la base, le film était sûrement casse-gueule mais pouvait quand même donner quelque chose de mieux. Bon, c'est vrai qu'à part un miracle, adapter Ghost Rider est assez suicidaire. Mais Cage ne joue pas sa balerine et se glisse dans les bottes de Johnny Blaze. En plus d'avoir une coiffure absolument ignoble et qui ne lui va pas du tout, Cage fait du Cage très bas de gamme et offre une de ses plus mauvaises performances d'acteur. D'ailleurs, même les scénaristes se lâchent et nous offre de vrais moments de poésie:

"Oublie les amis, oublie la famille, oublie l'amour. Désormais, tu seras le Ghost Rider jusqu'à la fin de tes joursEn plus de ça, les FXs ne sont franchement pas flamboyants, et la suite dont la bande-annonce est apparu il y a peu, propose des choses un peu mieux, mais on le voit quand même pisser du feu, pour faire genre "voyez, Ghost Rider, c'est un vrai badass, il pisse du feu sans essence, mec!". Bon. Et dire qu'en plus il y a la sublime Eva Mendes. Snif.

Réalisateur: Mark Steven Johnson
Valeur capillaire: un truc pour faire genre badass. Mais ça marche pas.

 

60 SECONDES CHRONO

Bon, ça reste quand même un peu plus recommandable que certains films cités ci-dessus, mais ça n'empêche pas le film d'être excellent. Il reste divertissant mais rentre sans problème dans la gamme alimentaires de Nicolas Cage. Le pitch est assez simple: il doit voler cinquante bagnoles pour sauver son frangin Kip (je n'invente rien). Evidemment, on a le schéma classique du film de casse: il retrouve une ancienne conquête qui ne pouvait plus le suivre, il rappelle d'anciens contacts pour former une bande et voler les caisses le plus vite possible, avec un grand méchant à la clé. Et le film en profite pour balancer une magnifique citation:

"Si votre ami doit souffrir, afin que la lumière éclaire votre route révélant sous le vernis du crime un macabre destin vous conduisant à emprunter d'autres voies, c'est que sa douleur est pénétrée d'une vraie noblesse et d'une suprême gloire ; puissions-nous avoir le même sort, tu as dit pauvre Toby ! Hein, j'ai dit pauvre de nous !"

Bon, si ça se trouve, le scénariste a juste mis ça pour se la péter. N'empêche que Cage joue du Cage et non pas un vrai nouveau personnage, comme d'habitude, et se contente du strict minimum. Au moins il y a de l'action pour rattraper le tout.

Réalisateur: Dominic Sena
Valeur capillaire: pour que le film soit cohérent, Cage a accordé la couleur de ses cheveux à celle d'Angelina Jolie. C'est réussi.

 

LES AILES DE L'ENFER

Bon, le film est vraiment là pour déconner, mais ce n'est pas non plus une catastrophe et se révèle plus recommandable qu'un Next par exemple (ceci dit, c'était pas dur). D'ailleurs, j'ai toujours pensé que le film était réalisé par Michael Bay en revoyant la bande-annonce mais non, c'est juste une production Bruckeihmer. En plus le film bénéficie d'un casting assez sympathique, avec Cage, Malkovich et Cusack dans les rôles principaux, et Ving Rhames, Steve Buscemi ou encore Danny Trejo dans les rôles secondaires. Mais c'est surtout son ambiance et ses dialogues qui font du film un blockbuster décérébré et sans grande prétention. Les gueules, ce côté badass des prisonniers mais qui finalement ne sont pas si badass (sauf le méchant) et une situation rocambolesque (l'avion). Heureusement que le titre original, Con Air, n'a pas été gardé pour la France, sinon les jeux de mots auraient fusé.

Réalisateur: Simon West
Valeur capillaire: mal rasé, cheveux très longs, gueule de taulard, pas mieux.

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Top

Un petit top, ça faisait longtemps! Pour pallier à ce manque, en voici un petit original: les bruitages les plus stressants des jeux vidéos, ceux qui mettent la pression, ceux qui te font comprendre que la moindre erreur est fatale... Ça peut venir évidemment des jeux de suspense, mais aussi d'autres qu'on attend pas forcément mais qui ont le petit truc qui fait tiquer. Rétrospective.

LEFT 4 DEAD - LE TANK

 

La grande force de Left 4 Dead est de proposer un environnement sonore qui joue avec le gameplay. L'apparition d'une horde, le piège des infectés spéciaux ou les cris des boomers, des hunters ou autres smokers. Ou même les délicats pleurs d'une witch, où toute l'équipe éteind machinalement sa lampe de poche de peur de l'éclairer et de se voir éviscerer. Ces moments où on sait qu'un truc est dans les parages et on balaie de la vue tous les alentours pour essayer de percevoir la source de ce son. Evidemment, une fois sur deux, ça ne rate pas, un gars panique, tire sur une witch comme un couillon en pensant pouvoir l'éliminer avant qu'elle ne le touche, et finit dans un placard en attendant d'être libéré.

Mais la musique ci-dessus est la plus significative et aussi la plus crainte. On sait que les parties ne sont jamais les mêmes et qu'un bon run se terminera forcément par un tank à un moment ou à un autre pour pimenter la situation. On sait aussi que l'IA du jeu est vicieuse et balancera un tank quand tout le monde est dans la merde, sans kit de soin comme espoir de survie. En bref, le tank peut débarquer n'importe où. Je me souviens de cette fois, pensant que jamais un tank n'irait se planquer dans des chiottes, j'ouvrais la porte pour jeter un coup d'oeil et vit un tank sans prévenir surgir de la pièce. Résultat, deux baffes, à terre, un tank qui m'achève comme une punaise et trois équipiers qui profitent de la diversion pour continuer leur chemin. A noter que le stress monte encore d'un cran sur le final du No Mercy sur le toit de l'hôpital, où les joueurs auront pour réflexe de rester près des murs pour éviter de se faire éjecter en une seule pichenette. Pas de sauvetage, pas de "A terre", juste l'image de son personnage tombant comme un pantin dans l'obscurité du vide.

 

SONIC 2D - LA NOYADE

 

Aaah, ce doux son à mes oreilles. Merci à Barredevie pour me l'avoir rappelé! A l'époque, je ne pensais pas qu'on pouvait stresser autant étant gamin. Ces saletés de labyrinthes aquatiques. Dans tous les autres niveaux, vous foncez à mille à l'heure en empruntant des chemins de ouf. Mais dans ces niveaux, en plus de mettre en scène des passages à l'infini. Vous savez, ce passage où vous glissez sur des toboggans à l'infini sans vous en rendre compte. Puis le minuteur passe, ça fait cinq minutes que vous glissez comme un con, vous vous dites qu'il faut peut-être faire quelque chose et effectivement, il faut sauter au bon endroit pour continuer le niveau.

Mais ce son de pression, celui qui vous dit bien "SI TU TROUVES PAS UNE BULLE DANS LES DIX PROCHAINES SECONDES, C'EST LA MORT ASSURE!!!". Du coup vous vous précipitez vers l'avant, pour trouver des petits poches d'air tandis que le compte à rebours accélère et vous fait rapprocher d'une mort certaine. Sous la pression, on fait n'importe quoi, on perd des rings et du temps à se faire toucher comme un bleu, et on meurt avec cette jolie expression de Sonic immobilisé et qui passe devant l'écran avec cet air de "DOMMAGE!!" et des petites bubulles qui flottent à quelques mètres de là. Le pire, c'est quand vous êtes près d'une de ces sources, que le compte à rebours est presque achevé, que cette satané bulle ne sort pas et qu'évidemment, au moment où vous sautez pour ne attraper une, vous mourrez. Sega, c'est peut-être pas plus fort que toi, mais c'est indéniablement plus vicieux.

 

RESIDENT EVIL 3 - NEMESIS

 

On pourra dire tout ce qu'on veut sur les derniers Resident Evil, que c'est chiant de pas pouvoir bouger en tirant, ça sera toujours mieux que les anciens, et surtout cette saleté de Resident Evil 3 et son Nemesis qui me faisait grave flipper. En fait, c'est pas le personnage en lui-même, c'est cette capacité à foutre la trouille alors qu'il n'est pas à l'écran. Vu que c'était des décors pré-calculés, il pouvait être là mais on le voyait pas. On entendait juste son pas décidé et son éternel cri "STAAARRSSS!!". Peut-être était-il seulement un être voulant voir les étoiles?

Toujours est-il que le bougre était coriace et qu'il était difficile de l'arrêter. Un peu comme ces saletés de monstres qui se régénèrent dans Dead Space et qui mettent bien la pression. Ici, c'est pareil, sauf qu'on ne le voyait pas. Et c'était encore plus embêtant quand il avait son lance-roquettes. Tous les personnages du jeu l'avaient en vue, sauf VOUS. Evidemment, il est dans un autre écran, et vous devez juste tirer à l'aveuglette en tentant d'esquiver ses roquettes parce que vous les voyiez arriver une demi-seconde avant. Heureusement, une seule chose arrêtait Nemesis dans sa course folle pour vous tuer: les portes.

 

BORDERLANDS - LES CRIS DE LILITH

Tout ceux qui ont tâté du Borderlands et plus particulièrement Lilith savent qu'elle a tendance à prendre parfois l'action un peu trop à la légère. Dans Borderlands, quand les personnages sprintent trop longtemps, ils sont épuisés mais le signalent par des bruits d'épuisements: essouflements, râles, etc... Ce qui est déja plutôt pénibles, surtout que le jeu est assez grand et qu'on se retrouve souvent à sprinter. Mais dans le cas de Lilith, ces bruits d'épuisements n'ont pas l'air d'être dû à un épuisement de course, si vous voyez ce que je veux dire.

Alors évidemment, on prend ça à la rigolade, surtout qu'elle met le paquet (j'aurais bien aimé voir la session de doublage...). Le truc qui met la pression, c'est pas à cause de nous mais à cause des autres. J'ai déja eu l'exemple où un de mes colocs qui passait à côté, entre dans la pièce en balançant: "et bah mon cochon, ça va, tu te fais plaisir ?!?", puis entre pour tenter de voir de quoi il s'agissait (et en passant voir s'il ne l'avait pas déja vu), et constate sa méprise: "ah non, tu joues à Borderlands...". Alors évidemment, je ne pense même pas aux voisins d'à côté et conseille fortement de jouer avec le casque.

 

LEGEND OF ZELDA - "IL VOUS RESTE UN COEUR"

Bon, la vidéo ci-dessus est un mix mais ça permet de se rendre compte de la stupidité de ce son, qui change au fil des jeux mais qui se révèle toujours aussi stressant et insupportables. Ce petit bruit qui n'a l'air de rien mais vient toujours vous rappeler à quel point vous êtes faible et que la seule petite attaque d'une simple araignée peut vous mettre au tapis. La priorité de vos objectifs change alors d'un seul coup et vous vous mettez en quête d'un coeur pour faire taire ce bruit venu des enfers.

Par contre, je dis Zelda mais il me semble que bien d'autres jeux utilisent cette astuce pour signaler au joueur le peu de vie qui lui reste. Si je dis pas de bêtises, Pokémon joue aussi de cette astuce-là (enfin, les premiers je crois me souvenir). Un concept assez bidon, alors qu'il suffit juste de faire clignoter un truc pour qu'on le comprenne aussi bien sans venir nous casser les oreilles.

 

METRO 2033 - LES BIBLIOTHECAIRES

Je passe vite fait sur ce jeu et de tout le bien que je pense de cette licence et du fait que c'est devenu mon FPS de 2010 pour beaucoup de raisons, malgré ces défauts de jeunesse que j'espère voir corriger dans Last Light. Mais Metro 2033, c'est avant tout un jeu de survie. Le titre réussit particulièrement bien à vous mettre dans l'angoisse constante, surtout que vous êtes souvent accompagné, et que quand vous l'êtes pas, vous vous sentez incroyablement seul. Mais vraiment. C'est encore plus vrai lors de la mission dans la bibliothèque. Après vous être séparé à contre-coeur de vos deux compagnons ("me laissez pas ici!!"), toujours avec votre masque à gaz, vous pénétrez dans l'entrepôt et affrontez les bibliothécaires, des immondes créatures molles mais faisant un bruit assez épouvantable.

Les affrontements sont franchement tendus. Les bestioles n'avancent pas vite mais sont incroyablement résistantes. Et le stress monte d'un cran lorsque vous arrivez dans les sous-sols et que vous devez éviter ces monstres en train de dormir pour éviter de les combattre. Ajoutez à ça le stress habituel lorsque vous remontez à la surface, c'est-à-dire la maintenance du masque à gaze et de ces filtres pour éviter d'avoir à suffoquer et de le garder en un seul morceaux. Un masque brisé, et c'est quelques minutes seulement pour en trouver un autre intact. Tout ça avec le râle significatif de ces bestioles, et c'est l'arrêt cardiaque assuré.

 

KINGDOM HEARTS 2  - "MAINTENANT, MEURS!"

Kingdom Hearts 2 bénéficie d'un boss caché dans sa version européenne, en la personne de Sephiroth. Tout simplement. Alors le stress n'interviens que quand vous tentez tant bien que mal de l'affronter avec un niveau très juste. Mais même lorsque votre niveau est assez haut, vous ne pouvez pas vous empêcher de stresser lorsqu'il prononce quelques paroles, précédants une attaque assez dévastatrice et vous laissant généralement un seul point de vie si vous n'arrivez pas à la bloquer. Et c'est évidemment à des moments pareils, lorsque vous stressez comme un malade en tentant tant bien que mal de balancer une saleté de potion, que Sephiroth fonce sur vous en zigzaguant et en vous achevant lamentablement d'un coup d'épée, tandis que vous balanciez par erreur une potion de magie.

Des fois c'est une attaque avec des grosses colonnes de feu qui vous incroyablement mal, des fois c'est une attaque ultra-rapides où vous n'aurez que quelques secondes pour appuyer sur la touche correspondante pour contrer le coup, au risque de vous laisser un lamentable point de vie. De temps en temps, vous tentez le tout pour le tout, avec peu de points de vie, vous commencez à attaquer et vous arrivez à percer sa défense et à entamer sa quatrième barre de vie en pensant que ça pourrait passer. Mais ces espoirs sont réduits à néant par une autre attaque féroce et injuste. En plus de ça, vous êtes évidemment tout seul. Donald et Dingo sont en train de boire un godet au bar du coin en vous regardant vous faire massacrer. Ah ils sont beaux les héros Disney!

 

DEAD SPACE  - LE SILENCE

Bon, je ne pouvais pas ne pas mettre la série des Dead Space, le roi des sons qui font peur. Mais il y a une chose qui arrive à gérer particulièrement bien, c'est le silence. Parce que quand on entend du bruit, ou dans les scènes d'actions, on sait que les monstres sont là, vous leur tirez dessus et c'est fini. Mais quand vous avancez silencieusement dans les couloirs vides et sombres, à la seule lueur de votre lampe torche, vous ne savez pas où frappera le prochain monstre. Vous leur criez dessus pour qu'il sorte, vous tirez sur une grille de ventilation parce que vous savez qu'ils sortiront par là à un moment tout en sachant avec stupidité que ça leur permettra d'arriver derrière vous en silence.

Mais les développeurs réussisent encore mieux à être vicieux. A balancer un bruit qui vous fera sursauter dans le genre "c'était rien les gars, continuez à avancer!" tout en pouffant discrètement et en préparant la prochaine surprise. Ça peut aller de l'alarme d'un réveil qui sonne (remarquez que dans le 2, tous les réveils indique 12:00), d'une télé qui s'allume soudainement, d'une conduite d'eau qui éclate ou d'un ballon de baudruche qui explose. Le genre de chose qui fait monter le rythme cardiaque, encore plus quand vous jouez avec un casque. Mais le pire, c'est qu'on en redemande...

 

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