L'extraordinaire et Intemporel Blog de Cronos

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Par Cronos Blog créé le 12/12/09 Mis à jour le 22/09/13 à 19h33

"Vers l'infini et l'au-delà!"

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Édito

Un peu de tout, souvent de rien, quelques billets selon l'humeur. Jeux vidéos, cinéma, comics, animation (surtout), et chaque dimanche, une petite sélection de travaux pointés ici et là. Accompagné de critiques de films ou de billets sur les mouvances vidéoludiques du moment. Sans mauvaise langue, foie de canard.

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Carnets de route

Aujourd'hui, que ce soit dans les jeux vidéos, dans la BD ou dans le cinéma (mais surtout dans le cinéma), on ne peut pas s'empêcher lorsqu'une oeuvre est présenté, à la comparer. On la compare à d'autres jeux du genres, à d'autres films au concept similaire, ou à d'autres bandes dessinées au graphisme étrangemment approchant. En 2012, on est dans une époque où la pop culture est arrivée à une sorte de période où j'ai l'impression que l'on sature. Quand on regarde le monde du cinéma, on se rend compte que les scénarios originaux sont rares, et que la majorité des films sont des adaptations ou des remakes. Le monde arrive à un point où l'on a constitué des oeuvres cultes qu'on arrêtera pas de comparer lorsque des nouveaux venus tentent de percer. Quitte à parler de pompage ou de plagiat.

Ce ressentiment m'a encore plus interpellé à la suite de la bande-annonce du prochain Disney, Les Mondes de Ralph. Je me disais que Disney a trouvé un film avec un concept plutôt sympa, rafraîchissant, et qui rend un bien bel hommage à la culture vidéoludique. Sauf qu'évidemment, on a retrouvé un court-métrage français de l'ESRA, Un Mauvais Rôle, qui reprend le concept du méchant voulant changer de jeu vidéo. Beaucoup de sites ont repris la news en accusant Disney de plagiat. Personnellement, je reste persuadé que ce n'était pas leur but, et qu'ils ne sont peut-être même pas au courant de l'existence de ce court-métrage. Mais cette accusation montre une chose: il est pratiquement impossible aujourd'hui de proposer quelque chose de complètement original. Il suffit de regarder au cinéma, quand les films sortent du carcan des adaptations et des remakes, quand un réalisateur tente d'introduire un nouvel univers en se démarquant des autres, il se retrouvera forcément influencé par quelque chose ou avoir une histoire dont le déroulement sera déja vu ailleurs.

Je pense notamment à Avatar, qui a vraiment subi les foudres de ces râleurs qui préfèrent pester contre le "plagiat" du scénario ou du design. Avant la sortie, le film s'est vu déja accusé de copie ou de plagiat par des personnes cherchant absolument à comparer le film à autre chose. On a commencé par l'accuser de copier Aquablue, juste parce que les personnages sont bleus dans le film et que les créatures y ressemblent, puis on est arrivé à le comparer avec un film d'animation nommé Delgo, sorti un an plus tôt et dont l'univers ressemble à celui d'Avatar. Mais comment auraient-ils pu copier le film alors qu'il est en production depuis pas mal d'années? Mis à part de l'espionnage industriel, je ne vois pas. Une fois le film sorti, Avatar a fait un carton. Et comme tous les cartons, il y a toujours des gens cherchant à critiquer le film en pensant qu'il ne mérite pas son succès. Et ils pointent du doigt le point faible du film, à savoir son scénario juste, en accusant Cameron d'avoir repris l'histoire de Pocahontas: effectivement, l'ennemi qui tombe amoureux d'une fille de l'autre camp jusqu'à se retourner contre son peuple d'origine, ça ressemble à Avatar. Et ça ressemble aussi fortement à Danse avec les Loups, ou encore Le Dernier Samouraï. 

Cet état d'esprit est typique de ces dernières années. On ne pourra jamais en vouloir à James Cameron d'avoir voulu créer un univers SF complètement nouveau, comme l'a été Star Wars en son temps. Le cinéma fantastique en avait réellement besoin. Mais sortir un tel film à notre époque constitue un véritable challenge où Cameron n'a pas réussi à éviter un écueil et qu'il sera impossible d'éviter maintenant. Le monde du divertissement, que ce soit en BD, au cinéma ou en jeux vidéos est maintenant incroyablement riche, et même saturé. Lorsque quelque chose de nouveau sort, on fera obligatoirement la comparaison avec autre chose. Et c'est le cas de Cameron. Pour plusieurs raisons. D'abord, parce que j'ai la nette impression que l'entertainment est arrivé à une sorte de saturation de l'imaginaire, une époque où créer quelque chose de totalement nouveau, sans qu'on se dise que telle créature ou telle histoire rappelle autre chose, est devenu incroyablement difficile. Créer des créatures aussi cultes que l'Alien, que le vampire ou que le Predator est devenu de plus en plus difficile. On peut cracher autant qu'on veut sur l'Avatar de Cameron, mais les fameux Naavi's d'Avatar le sont devenus dans l'inconscient collectif, une sorte de porte-étendard de cette dernière décennie qui n'avait plus vu d'univers aussi riche et rafraîchissant depuis une paye.

Ensuite, parce que dans les années 80, des réalisateurs comme Spielberg avec son Indiana Jones, Zemeckis avec son concept de Back to the Future ou même Cameron avec Terminator étaient à l'âge d'or de la pop culture. Lorsqu'on cite des oeuvres cultes, on doit souvent partir dans les années 80/90. Aujourd'hui, c'est plus délicat. On peut citer Matrix ou Avatar. Un personnage comme Harry Potter pourrait en être un mais le concept du sorcier n'est pas nouveau. Tout comme le Seigneur des Anneaux dont le livre existe depuis un bon moment et qui était déja la base de l'héroïc fantasy. Mais surtout, les réalisateurs d'aujourd'hui qui tentent de créer des univers nouveaux le sont devenus parce que justement ils sont fans de cette pop-culture qui a bercé leur enfance. A l'époque des Spielberg et consors, ils n'avaient pas autant de base sur lequel s'appuyer, il ne pouvait compter que sur quelques références plus obscures et leur imaginaire, pour créer leur propre univers qui auront marqué une bonne génération. Cette génération aujourd'hui qui malheureusement fonctionne principalement en usant de références beaucoup plus connus, intentionnellement ou non. Qui pourrait citer des monstres aussi cultes que les vampires, les aliens, les elfes, les orques ou consors et qui a été crée dans les années 2000? L'imaginaire de ces univers est dans l'inconscient collectif, et créer une histoire ou un monde fantastique que l'on pensera nouveau sera surtout influencé par d'autres sans que l'on s'en aperçoive.

On vit dans une époque où on possède bien plus de cultures différentes qu'il y a trente ans par exemple. Entre le jeu vidéo, le cinéma, la BD ou la musique, on possède bien plus d'années d'oeuvres qu'avant, ce qui est logique. Et forcément, bien plus de choses ont été faites, et voir un film fera forcément ressortir une autre référence. Mais il ne faut pas que ça en devienne un point faible, vu que ça sera le cas pratiquement tout le temps. Un Avatar n'est pas mauvais parce que son histoire est proche de celle de Pocahontas. En partant de là, on pourrait aussi bien dire que Danse avec les Loups est mauvais aussi parce qu'il est dans le même cas. Ça en devient ridicule. Avatar se regarde, comme les autres films, en faisant abstraction des autres oeuvres. Un gars qui regarde un tableau dans un musée le regarde pour ce qu'il est et ne commence pas à comparer avec le tableau de gauche en prétextant que le visage de celui-ci ressemble à celui de l'autre. Avatar ne possède pas d'histoire originale et réellement étoffée, mais le film marche diablement bien parce que l'univers est vraiment original, et que la réalisation est très bonne. Tout comme Danse avec les Loups fonctionne parce que Kevin Costner est convaincant en tant qu'acteur et réalisateur et que l'histoire est bonne.

Je serais méchant, je pourrais dire que quelqu'un qui affirme que telle créature ou telle histoire ressemble à un truc qu'il connaît ne lui sert qu'à frimer vis-à-vis de sa culture des médias. Mais tout le monde est comme ça, moi y compris. Ces dernières années, il faut se rendre à l'évidence. Aussi bons soit-ils, les films qui ont marché et qui ont marqué les esprits sont des adaptations. Rien que cette année, les plus gros cartons sont les Avengers, Hunger Games et probablement Batman cet été. Prometheus aura été l'un des seuls à tenter un grand film de SF nouveau, mais même un film de cette trempe a été obligé de miser sa communication sur son affiliation avec la saga des Alien, alors que le film en lui-même tente de créer quelque chose de très différent, même si ce premier film boucle la saga Alien. Maintenant, il faut accepter ce que l'on a. Certes, il y aura toujours des remakes ou des adaptations, mais ça arrive que certains réalisateurs tente une nouvelle approche et arrivent à quelque chose d'intéressant. A chaque fois qu'un film original arrivera, il faudra certainement s'attendre à trouver des points communs avec autre chose. Comme Chronicle récemment qu'on a immédiatement comparé à Akira par exemple. Ou District 9 que beaucoup ont reproché le manque d'originalité des aliens. Mais il faut passer le cap, accepter le fait qu'au moins, ce n'est pas une adaptation et que le réalisateur tente de raconter son histoire, et que le film est de qualité. Arrêter de comparer les films avec d'autres mais prendre le film dans son entier. Laisser de côté sa culture et profiter simplement du film.

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Commentaires

Cronos
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Cronos
Il faut faire attention au terme blockbuster. Les Dents de la Mer, c'est un blockbuster. Et je pense qu'il y a quand même largement pire qu'Abrams ou Snyder, et ça se résume en trois lettres, B-A-Y. Snyder a au moins le mérite d'aller chercher plus loin et de créer un visuel à part, même si ça ne plaît pas à tout le monde, son boulot sur Watchmen est assez bon, et Abrams est quand même plus proche d'un Spielberg que d'un Bay (voir Super 8, même s'il y met son grain de sel qui rend le film moins bon que ce à quoi il veut ressembler)
BlackLabel
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BlackLabel
Le souci d'Avatar est d'être une accumulation de clichés. En fait c'est vrai pour plein de films d'aujourd'hui, ça raconte absolument rien donc t'as l'impression d'avoir vu ça cent fois ailleurs.

Spielberg a des personnages auxquels on s'attache, même dans un Jurassic Park. Il connaît les ficelles et sait poser sa marque sur un film.

Le truc c'est que les Spielberg et Zemeckis ont été nourris de cinéma, ils connaissent leur métier et savent faire du bon film grand public, tandis que les JJ Abrams et Snyder eux ont grandi avec du blockbuster, ils ont strictement rien à dire à part des images qui font du bruit. Ça a pas d'identité propre, c'est que du recopiage appauvri.

C'est pareil pour le jeu vidéo d'ailleurs et en pire, y'a plus de vision unique, soit c'est du recopiage, soit c'est du vide "artistique" qui n'a rien à dire mais fait semblant d'être différent.
Strife
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Strife
Je rejoins CCCP sauf peut-être sur un point: "pour la première fois depuis perpet' on avait des films hollywoodiens grands budgets avec un auteur et sa vision seuls à la barre."

Oui et non, la vision d'auteur c'est ce que défendait la génération de cinéastes juste avant Lucas et Spielberg, la nouvelle vague, les Coppola et autres Lynch. C'est la période moderne et le début du néo-classique au ciné. Lucas est dans cette mouvance lorsqu'ils sort THX et Grafitti. Par contre Star Wars et Jaws c'est une sorte de reni de la démarche d'auteur justement, car malgré l'imaginaire et les références très présentes des auteurs, ce sont avant tout des films conçus pour faire du fric, pour attirer un public large et familial adapté aux nouvelles salles de ciné des 'malls' américains. Ce brassage de références passées et digérées agrémenté d'effets spectaculaires, c'est l'ntrée du cinéma dans le post-modernisme. Je vous invite, si vous tâtez de la langue de Shakespeare, à lire le bouquin de Fredric Jameson sur le sujet.

Bref, on est pile dans l'époque où on finit de digèrer encore et encore les mêmes thèmes culturels, le ciné et le jeu-vidéo étant les portes-étendards de cette apogée de l'art consumériste.

Après il va de soi qu'il y'a des écarts de qualité entre les oeuvres, CCCP touche juste avec l'art pompier vs. Tarantino :P

Quant à cette affaire sur Les mondes de Ralph, pour avoir été proches d'étudiants de l'ESMA j'ai pu voir qu'il y'avait des exectuifs de Disney, Dreamworks & co. dans le jury de fin de projet, ça doit être pareil pour l'ESRA. Disney n'a plus vraiment fait autre chose que du plagiat depuis Mickey (je vous laisse vous informer sur Oswald the Lucky Rabbit sur ce même site) <_<
Gunthahaha
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Gunthahaha
Indiana Jones est un mauvais exemple, c'est quand même ouvertement inspiré des aventures de l'oncle Picsou.... C'est surprenant de voir cet exemple pris par quelqu'un qui couvre son blog d'illustrations de Don Rosa :)
Cronos
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Cronos
Justement, c'est ça qui fait que le cinéma peut avoir du mal, mais effectivement, c'est comme ça depuis très longtemps. Le fait est que c'est surtout une impression d'avoir le cinéma actuel qui n'arrive pas à se détacher des multiples références. Même les films qui tentent des choses originales existent seulement grâce à toute la culture derrière, ce qui est parfaitement logique, vu que comme le souligne CCCP, c'est comme ça depuis toujours, les gens se nourrissent et s'abreuvent de toute la culture contemporaine et produisent des oeuvres qui ne pourrait pas exister sans tout ça. Le but de cet article était surtout de montrer mon raz-le-bol justement de ces gens qui n'arrêtent pas de critiquer un film ou un jeu parce qu'il reprend des éléments d'autres oeuvres et deviennent des plagiats faits sans pitié.

Mais ce genre de débat est très difficile à argumenter et à discuter, vu que c'est très sensible au feeling des gens par rapport au cinéma ou la culture en général. Comme les films d'animation que cite CCCP: effectivement, un film d'animation de Disney ou autre reposera uniquement sur une histoire mièvre là où du Ghibli ira beaucoup plus loin. Mais ce genre de débat dépend vraiment de ce qu'on aime. J'adore un Monstres et Cie pour tout l'univers qu'il propose tout en arrivant à créer une histoire qui se tient et une émotion palpable. On est pas obligé de s'adresser à des adultes en parlant d'écologie ou de thèmes adultes, on peut juste raconter une histoire qui nous parlent en tant qu'enfant. Mais ça c'est mon avis sur le sujet.

Les adaptations ne sont pas vraiment imputables, mais comme tu le dis, rares sont ceux qui arrivent à s'en sortir tout en respectant le matériel d'origine, comme del Toro, et je citerais même un Cuaron pour le troisième Harry Potter, bien plus intéressant cinématographiquement qu'il n'y paraît. Mais les adaptations se font depuis la nuit des temps, comme un Jaws effectivement, ou un 1984 d'Orwell, qui adapte le bouquin du mieux qu'il peut. Mais malgré tout, j'ai la nette impression que le cinéma actuel est en perte de vitesse et ne sait plus où il va. Il reste coincé dans des effets de modes qui perdurent et a du mal à se détacher de la masse.
Fersen
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Fersen
Je crois qu'on est pas d'accord sur Avatar. Je le trouve mièvre, binaire et bouffi de l'égo du réalisateur, tout le contraire de Danse avec les loups... Mais là n'est pas le sujet.

Pour paraphraser CCCP, il est assez difficile, pour ne pas dire impossible, d'inventer de nouvelles histoire depuis Homère. Plus jeune, je cherchais systématiquement la petite bête mais, une fois que j'ai compris qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil, j'ai arrêté. Par exemple : Batman est une copie de Zorro qui est lui même une copie du Mouron Rouge...

@Danette : Jaw l'adaptation d'un bouquin, il en reprend donc le déroulement. D'ailleurs, la Warner était tellement certaine du potentiel de ce livre qu'elle en a acheté les droits cinéma avant même sa publication. Quant à Indiana Jones, j'y vois plus une référence aux héros de Rider Haggard de Conan Doyle ou aux pulps d'aventures des années 30/40 (type Doc Savage) dont Speilberg et Lucas étaient fans. De même, il est facile de voir dans Starwars, l'influence d'auteurs de pulps de SF comme EE "Doc" Smith, Edmond Hamilton ou Edgard Rice Burrought.
Cronos
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Cronos
Kyalie> je disais que c'était impossible de faire un univers original sans qu'on lui reproche de copier ou de s'inspirer d'autres univers, même sans s'en apercevoir.
Avatar est original dans son univers, mais beaucoup lui reprochent d'avoir des points communs avec d'autres.

OmegaBahamut> c'est fort possible aussi. C'est sûr que de moins en moins de studios prennent de risque et ça m'étonnerait qu'un mec de la trempe d'un Cameron vient voir un studio pour imposer son Terminator. Beaucoup ont du talent et pourrait faire des trucs géniaux si on leur laissait l'occasion, mais je suis persuadé que même si ils trouvent un concept béton, ils se feront hué parce qu'on leur reprochera d'avoir copié tel ou tel truc
OmegaBahamut
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OmegaBahamut
Est-ce que le manque d'originalité ne viendrait pas du fait que moins en moins de personnes expérimentes de choses dans la vraie vie? Est-ce que le problème ne viendrait pas de cette culture limitée à quelques fast-foods culturels?
Kyalie
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Kyalie
C'est par rapport au fait que tu disais que l'univers était original, alors que tout le long tu dis qu'il est impossible de faire original aujourd'hui, qu'il s'agisse de scénario ou de design (Alien) :)
Cronos
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Cronos
ladanette> J'ai jamais dit le contraire, je dis que justement c'était le cas avant mais pas autant que maintenant. Et à l'époque, les gens ne parlaient pas de plagiat ou de copie parce que la culture n'était pas aussi importante que maintenant.

Kyalie> c'était juste pour dire que l'histoire d'Avatar ne va pas chercher dans l'original.
Et pour la comparaison entre Pocahontas et Avatar, c'est pas moi qui l'affirme mais un peu tout le monde. A l'époque, des gens en parlaient et blaguaient même dessus (à voir, l'image où le scénario de pocahontas possède des mots remplacés par ceux d'avatar). Que Pocahontas soit plus nuancé ou pas, on s'en fout, les gens remarquaient surtout le déroulement de l'histoire similaire.
M'enfin, c'est surtout pour mettre en avant qu'Avatar est l'exemple parfait pour ce problème: on est face à un réalisateur qui a marqué une générations de spectateurs et qui revient en proposant à notre époque un univers nouveau mais qui fait irrémédiablement penser à d'autres, tellement la culture s'est enrichi ces vingt dernières années, jusqu'à arriver à saturation, où l'on ne peut plus créer d'univers sans avoir de référents.
Kyalie
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Kyalie
"Avatar ne possède pas d'histoire originale et réellement étoffée, mais le film marche diablement bien parce que l'univers est vraiment original"
Ben faudrait savoir, on peut faire de l'original ou pas ? =/
Surtout que perso, Avatar en termes d'univers, ben ça m'a vachement évoquée FFX, et j'ai jamais pu me sortir ça de la tête. Mais au final, s'il n'y avait eu que ça, j'aurais juste dit "bof, déjà-vu" mais en réalité, je n'ai pas aimé ce film pour bien d'autres raisons ; et au passage, Pocahontas est 100 fois plus nuancé, ne serait-ce que parce que le père de Pocahontas revient... de guerre, contre un autre peuple indigène, et que Pocahontas risque un mariage forcé.
ladanettedu94
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ladanettedu94
"A l'époque des Spielberg et consors, ils n'avaient pas autant de base sur lequel s'appuyer, il ne pouvait compter que sur quelques références plus obscures et leur imaginaire, pour créer leur propre univers qui auront marqué une bonne génération."

C'est quand même vachement mal connaître les oeuvres de Spielberg... Entre Indiana Jones et son hommage aux séries télé des années 50 (un peu les "Chuck Norris" de l'époque), rencontres du troisième type qui reprend à peu près tous les codes de la SF des années 40 à 60, ou même Jaws qui a au final exactement le même déroulement que The Creature of the Black Lagoon...

Si pour absolument tout le reste je suis d'accord, là pour le coup je trouve ça un peu maladroit. Même dans les balbutiements du cinéma on faisait déjà des choses tentées dans la littérature (c'est d'ailleurs difficile de trouver un film pré années 20 qui ne soit pas une adaptation officielle ou officieuse d'un livre).

Mais comme je l'ai dit, ton analyse est super intéressante, et certains films ne seraient pas aussi géniaux sans tout cette culture qui s'installe derrière (l'un des exemples le plus frappant doit être Scream) !