L'extraordinaire et Intemporel Blog de Cronos

L'extraordinaire et Intemporel Blog de Cronos

Par Cronos Blog créé le 12/12/09 Mis à jour le 22/09/13 à 19h33

"Vers l'infini et l'au-delà!"

Ajouter aux favoris

Édito

Un peu de tout, souvent de rien, quelques billets selon l'humeur. Jeux vidéos, cinéma, comics, animation (surtout), et chaque dimanche, une petite sélection de travaux pointés ici et là. Accompagné de critiques de films ou de billets sur les mouvances vidéoludiques du moment. Sans mauvaise langue, foie de canard.

 Gamertag: Cronosff04
IDSteam: Cronosff04
PSN: Cronosff04 

Disney, le Grand Dossier

- Mulan
- Le Bossu de Notre Dame
- Kuzco
-
Bernard et Bianca au pays des Kangourous
- Pinocchio
- Merlin l'Enchanteur
Le Livre de la Jungle

 

Archives

Favoris

Signaler
Carnets de route

DownLoadable Content. Ces trois lettres sonnent comme une terreur pour les joueurs. Avant l'avènement des consoles de cette génération, les contenus en ligne étaient gratos. Si, si. Mais depuis quelques temps, les contenus additionnels deviennent systématiquement payants (à part quelques uns qui résistent à l'envahisseur)...

On se souvient du temps sur PC où les ajouts de maps étaient gratuites. Enfin, c'était principalement pour les jeux multijoueurs, où les développeurs continuaient à soutenir leurs titres en offrant des maps supplémentaires, agrémentés de mises à jour pour corriger certains problèmes de jeu. C'était le cas pour Counter-Strike, pour Battlefield et plein d'autres. Le seul véritable cas où on sortait le porte-monnaie, c'était pour ce qu'on appellait les add-ons (aujourd'hui quasi disparus, à l'exception de quelques uns comme GTA), où les développeurs créeait une nouvelle campagne pour compléter le jeu original. Mais ce développement venait après celui du jeu original. En règle général, c'était disponible dans tous les magasins en version boîte, à un prix moindre que celui de base (vu que la campagne était généralement plus courte). On se souvient de Opposing Forces et Blue Shift, par exemple, qui permettait de revoir l'aventure d'Half-Life sous différents angles...

Mais voilà, l'arrivée des 360 et PS3, accompagnés de leurs gros disques durs, viennent changer beaucoup de choses, la mentalité entre PC et consoles étant très différentes. Même si la Xbox première du nom bénéficiait d'un peu de stockage, le MarketPlace n'existait pas et il n'y avait pas de contenu payant. C'est vraiment avec les premiers jeux de la 360 que les packs de contenus commencèrent à débouler: Kameo, Project Gotham Racing... Et surtout, ce n'étaient pas des maps ou des niveaux, mais juste des costumes ou des armes que l'on débloquer en payant un peu plus. Et encore, il faut se dire qu'à l'époque, le prix n'était pas si élevé que cela (même si ça reste de l'arnaque): un pack de costumes pour Kameo montait à 200 points. Heureusement, les msies à jours de titres sur console qui corrigent les bugs restent gratuites (il manquerait plus que ça...).

Sur les premiers jeux, les packs n'étaient pas encore aussi nombreux que maintenant. Et surtout, les développeurs soutenaient le jeu en proposant des packs APRES développement du jeu de base. Depuis quelques années, en interviewant certains développeurs, on sursaute quand on apprend que certains contenus additionnels étaient déja prévus sur le jeu original ou encore, qui fait plus mal, que les contenus sont DEJA présents sur le jeu, et que l'achat d'un pack permet juste le déblocage. La plus grosse arnaque de ce genre, on peut l'attribuer à Capcom. Sur Street Fighter IV, on se souvient des costumes secondaires que l'on pouvait acheter pour des prix ahurissants au vu du contenu. Mais surtout, on s'est rendu compte que ces costumes étaient déja présents sur la galette. La preuve: le contenu ne faisait que quelques centaines de kilos octets (poids qui ne contiendrait même pas un seul costume) mais aussi qu'en combattant un joueur via le net qui a acheté les costumes, on pouvait le voir sur son écran sans avoir payé le pack nous-même... Idem avec le mode multijoueur de Resident Evil 5, déja présents sur le disque, mais il faut ajouter quelques deniers supplémentaires pour pouvoir y accéder...

Insultant, les développeurs ont trouvé une vraie mine d'or pour, au final, augmenter encore le tarif de leur jeu en utilisant un moyen très simple pour eux et qui ne coûte pas beaucoup plus d'argent. Et on peut aussi citer récemment Ubisoft pour Assassin's Creed 2, qui dévoile que les deux mini-campagnes qui ne vont pas tarder, étaient prévus sur le jeu original mais qui ont été enlevés afin de "soulager l'équipe de développement"...

Mais l'arnaque la plus récente revient à Mass Effect 2. Dans le jeu vous aurez un code permettant l'accès au portail Cerberus, pour pouvoir acheter du DLC. Sauf que si vous achetez le jeu en occasion, le code sera plus valable et il faudra RACHETER le code pour pouvoir accéder à ce portail. Du grand n'importe quoi...

Heureusement (il y a Findus), certains développeurs n'ont pas le même appât du gain, ou se fichent moins de la gueule du joueur. On retiendra en premier lieu Criterion, qui nous a fait un suivi on ne peut plus exemplaire sur leur dernier titre, Burnout Paradise, et ce pendant deux ans. Mais surtout, le studio a réussi à maintenir un équilibre entre contenu gratuit et payant, en proposant des îles et voitures gratuites ou encore des mods, avant de passer doucement au payant. Tout en étant à l'écoute des joueurs, et en prenant soin de ne pas non plus voler le joueur avec des prix exhorbitant. Mais c'est bien le seul studio qui a continué à supporter son jeu de la sorte, avec facilement une dizaine de packs disponibles, gratuits ou payants.

Un autre studio qui a aussi compris intelligemment l'intégration du DLC, c'est Rockstar. A la sortie du jeu original, en prenant l'initiative de sortir deux gros DLC uniquement sur 360, les joueurs doutaient. Mais avec le temps nécessaire, Rockstar a carrément produit deux add-ons, pour des prix très raisonnables quand on voit le contenu derrière. Pour environ 16 euros, vous aviez le droit à une aventure complète dans Liberty City, avec des cinématiques, dialogues de la même qualité que le jeu original, et en proposant bon nombre de nouveautés, tant au niveau de l'ambiance que du gameplay. C'est un vrai bonheur de voir qu'un studio aussi énorme que celui-ci ne berne pas les joueurs et parviennent à se saisir de l'aspect du DLC avec créativité...
D'autres studios ont tenté la même expérience, à savoir proposer des mini-campagnes additionnels, mais avec plus ou moins de réussite. Je pense notamment aux DLC de Fallout 3, dont la qualité varient de l'exécrable au très moyen. Même Mass Effect a proposé quelques missions supplémentaires pas inoubliables. Borderlands, quand à lui, a su continuer sur le chemin qu'il a creusé, en proposant des DLC intéressants en gardant une grande efficacité. Prince of Persia (le dernier) propose une extension pas forcément nécessaire, ou encore Tomb Raider Underworld permet de prolonger l'expérience de façon sympathique.

Mais comment le PC a-t-il réagi face à cette montée en puissance du DLC payant ? Pas très bien malheureusement... Là où offrir des maps et autres contenus additionnels gratuitement était normal, certains jeux en profitent pour faire payer les petits plus qu'ils auraient offerts il y a dix ans. Et ils profitent même de Steam pour balancer leur contenu et offrir un support fiable... On a même des choses ridicules, comme du contenu gratuit sur PC et payant sur Xbox, à l'image de Crash Course pour L4D, dont la qualité est discutable.
Mais Valve a d'autres atouts dans la manche, et assure un suivi exemplaire avec son titre Team Fortress 2 depuis plus de deux ans. A intervalles réguliers, le studio offre des nouvelles maps, des mises à jours intensives pour toutes les classes de personnages et continue même un marketing agressive grâce à des BD, blogs ou autres vidéos (Meet The...). Et tout ça gratuitement. A se demander comment se fait-il que la manière de fonctionner entre studios change du tout au tout.

Ces deux dernières années, on constate aussi sur console une tendance malheureuse: les éditions collectors (je reviendrais peut-être dessus plus tard). Ces éditions, afin de motiver le joueur, contiennent maintenant des "plus" que l'on ne trouve pas dans le jeu de base, ou que l'on doit payer sur le net. Mais cela se limite à des armures, lieux ou armes en plus, ce qui est d'autant plus ridicule.
Mais j'ai découvert dernièrement une autre forme de DLC, le "DLC de récompense", grâce au système Uplay d'Ubisoft. Mis en place avec Assassin' Creed 2, c'est une sorte de Xbox Live interne juste pour leurs jeux, qui permet, après avoir débloqué certains succès, d'avoir des points de la même manière que sur 360, et de les échanger contre des DLC gratuitement. Sur AC2, ça va même jusqu'à offrir un niveau supplémentaire, en plus de costume et autres objets bonus. C'est plutôt bien fichus, ça motive le joueur à finir le jeu dans tous ses recoins, et on obtient suffisament de points pour acheter tous les bonus disponibles. Et ça va continuer avec leurs prochains gros jeux comme Splinter Celle Conviction ou encore R.U.S.E... Une attention bienvenue...

Bon, je fais l'impasse sur d'autres choses, comme les DLC pour avatars sur 360, je pense que tout le monde a pigé que c'était n'importe quoi.

NB: cet article peut subir nombre de modifications et ne constitue que mon avis. Je mettrais à jour, peut-être, si il y a des réclamations ou encore des insultes (qui d'ailleurs, rebondissent sur mon corps comme des mojitos allégés).

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Commentaires