Crito's Bizarre Adventures

Crito's Bizarre Adventures

Par Critobulle Blog créé le 15/07/11 Mis à jour le 03/10/17 à 00h10

Les portes de l'epicness se sont ouvertes ! Toi qui pénètre sur ce blog, abandonne toute logique.

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Catégorie : Cinémasochisme

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Cinémasochisme

Le requin est un noble animal dont l'espèce serait apparue à l'ère du Dévonien, il y a environ 400 millions d'années. C'est un animal qui a très peu changé au cours de sa longue existence, faisant de lui l'un des témoins de la préhistoire. C'est aussi le requin qui, étant au sommet de la chaîne alimentaire dans les océans, régule les populations et est le garant de l'équilibre de la vie marine. Le requin est un animal essentiel à la santé de la planète, et donc, on lui doit la vie. Mais hélas, le requin est victime de la très mauvaise image qui lui colle à la nageoire. 1975, Steven Spielberg allait traumatiser des milliers de personnes avec les Dents de la Mer et imprimer à jamais dans nos esprits l'image du requin comme grand méchant des mers. De là, c'était parti ! Le requin allait devenir le vilain à abattre. Et pourtant, sur les nombreuses espèces de requins, seules cinq sont potentiellement dangereuses pour l'homme : le requin tigre, le requin blanc, le requin bouledogue, le requin mako (c'est un requin-véhicule-spatial qui produit de la materia) et le requin longimane. Et pourquoi je dis potentiellement dangereuses ? Parce que les attaques de requins sont très rares, et les attaques mortelles le sont encore plus. Le saviez-vous ? Entre 90 et 99, il y a eu plus de cas de mort par attaque de cervidés que par attaque de requins aux US. Même Bambi est plus dangereux ! Par ailleurs, on suppose que les requins seraient capables se reproduire par Parthénogenèse (ce qui veut dire que un requin = un Djezuss) c'est sûr que c'est autre chose que ces sales connards de dauphins qui pratiquent le viol collectif et butent des marsouins pour le lolz ! Bref toute ça pour dire que les requins c'est le Bien, et que les pêcher, puis leur couper l'aileron avant de les refoutre à la mer pour les laisser crever dans d'ignobles souffrances tout ça pour faire des potions servant à redresser les flasques phallus de vieillards riches et crédules, c'est pas cool. Bon ceci étant posé, maintenant, c'est le moment de parler du nanar du jour !

                                                         

Shark Attack 2 : Le Carnage est un téléfilm de 2000 réalisé par David Worth avec Thorsten Kaye, Nikita Ager et Dan Metcalfe. Il s'agit d'un Jaws-like racontant l'histoire d'un Grand méchant Requin Blanc qui décide de boulotter du nageur. Il faut savoir que c'est un genre extrêmement représenté dans le nanar, avec force imagination. C'est ainsi que le requin a donné naissance à de nombreuses merveilles comme Sharktopus, Mega Shark vs Crocosaurus ou le mythique Sharknado. Ce qui marche avec ce genre de film, c'est la sensation de peur d'un mec qui se retrouve dans un univers qui n'est pas le sien et dans lequel il n'est pas à l'aise (la mer) alors qu'il est poursuivi par le taulier qui veut lui croquer la fesse. Et bien souvent, ces films sont des ratages complets, incapables qu'ils sont de créer l'atmosphère angoissante d'une attaque de Bruce dans Les Dents de la Mer.

 

Le héros avec une moue de satisfaction anxiogène

Elle joue comme une savate mais qu'est-ce qu'elle est jolie <3

Alors qu'elle fait de la plongée sous-marine au large du Cap avec sa soeur, la très jolie Samantha Peterson (Nikita Ager) se trouva fort dépourvue quand la frangine se fit dévorer le c...se fit dévorer par un grand requin blanc. Requin blanc qui sera capturé par le Dr. Nick Harris (Thorsten Kaye) pour le parc d'attraction de son patron (qu'on appellera Mr Douchebag). Mais hélas, ce requin, c'est pas n'importe quel requin ! C'est un des requins mutants échappés du premier Shark Attack. Et pire encore alors que le requin parvient à s'échapper du parc, on découvre qu'il n'est pas seul !!! ET LE CONCOURS DE SURF EST DANS DEUX JOURS OMFG!!!1 C'est ainsi qu'on se retrouve avec une jolie revancharde qui rêve de buter le requin, un scientifique beau gosse musculeux qui veut réparer une erreur (même si théoriquement, il n'a rien fait de mal durant tout le film) et Roy Bishop, un genre de Crocodile Dundee mixé avec Bear Grylls à l'égo surdimensionné qui veut buter les méchants requins car ça ferait cool pour son émission.

Salut je suis Crocodile Douchebag !

Dans Shark Attack 2, les gens sont dévorés par des requins en papier mâché...qui grognent...

Le scénario du film est plat. En fait, il se trouve qu'on a l'impression d'avoir déjà vu ce film, tant il rabâche les poncifs les plus éculés du genre. Il faut ainsi, vraiment faire un effort pour être surpris lorsque la fameuse grande journée d'ouverture du parc tourne mal car le requin dévore un mec du staff qui a oublié d'allumer son cerveau en nourrissant le squale (je vous jure, la scène ressemble à un gag de Tom et Jerry tant sa mort est stupide : il balance un morceau de bouffe accroché à un cordage qui, en chutant s'enroule autour de son pied...DARWIN AWARD), et bien sûr quelle surprise quand on apprend que le maire refuse d'annuler le concours de surf sachant qu'il y a des requins mutants dans les eaux parce que le concours de surf c'est grave important t'as vu ! Et oh ! Ca tourne à la boucherie c'est dingue ! Je m'en serais jamais douté ! L'avantage, c'est qu'on peut faire un jeu de boisson lorsqu'on regarde le film. Allez, une gorgée de whisky chaque fois qu'un truc prévisible se passe. Attention à votre foie ceci-dit, vous auriez tôt fait de le flinguer avec ce film.

 Man and jet-ski VS wild.

- Des requins mutants ? Je sais pas, random scientifique...ça m'a l'air d'être du bullshit !

- Mais wallah c'est vrai ! Regarde je suis un scientifique, j'ai une blouse blanche, j'ai toujours raison !

Si le scénario est d'un classicisme qui confine à la paresse, le character development est aux fraises avec des personnages unidimensionnels aux dialogues mal écrits. Ainsi, pour installer le love interest entre le héros et la jolie damoiselle, puisque les scénaristes ne sont pas foutu de représenter des interactions humaines crédibles, le film se permet un montage en plein milieu du film montrant les deux héros faisant du tourisme. On a l'impression de voir un film de vacances en plein milieu d'un film de requins. C'est très déroutant, et puis c'est très nul, enfin c'est surtout très marrant ! Aucun personnage n'est vraiment intéressant, et donc vous imaginez bien que quand l'un d'entre eux crève, on n'en a pas grand chose à foutre. Les doublages sont mous mais peut on leur en vouloir quand on se rend compte que les dialogues sont si idiots qu'on à l'impression qu'ils ont été écrits sous LSD par des Pikmins scatophiles à la diet ? Je ne crois pas ! On voit bien à un moment du film que les scénaristes ont tenté de sauver les meubles en essayant de glisser un « Oh là là, mais vous savez tous les requins ne sont pas méchants 'esh ! Faut préserver la nature tout ça ». Mais c'est juste hyper mal fait, très maladroit, et le message passe pas, surtout quelques minutes à peine avant que les persos décident de foutre du C4 dans la tanière des requins (Le Requin Blanc étant une espèce menacée, mais bon a va, eux, ce sont des requins mutants dopés aux stéroïdes).

Cher journal, aujourd'hui, on a eu la flemme de bosser, alors on a fait du tourisme, mais le réal nous a quand même suivis. Du coup j'ai pu nourrir un écureuil tout kawaï mais j'ai pas pu pécho l'actrice...tant pis j'attendrai la scène d'amour.

Alors vous aussi vous avez accepté de jouer dans Shark Attack 2 ? 

La réalisation est aussi paresseuse que le scénario, se reposant sur des stock shots et des scènes sous-marines illisibles car confuses. Contrairement au film de Spielberg, il n'y a aucune tension et le rythme est très mou. En fait le film semble répondre à un cahier des charges des poncifs à réutiliser, un peu comme si le réalisateur n'était rien de plus qu'un Yes man. Un très mauvais Yes man. Pour tout vous dire, je ne saurais pas faire la différence entre ce film et un autre.

C'est plus ou moins ce qu'il se passe dans le film.

Une fois de plus, les requins accouchent d'un nanar galactique. Un film paresseux qui ne tente rien, s'enferme dans un classicisme mais qui saura quand même faire rire avec ses personnages idiots (par exemple le héros qui hurle aux gens de sortir de l'eau, s'élance vers la mer, jette un gars de son jet-ski pour le foutre à l'eau et foncer pour essayer de sauver ses potes) et ce passage improbable de vidéo de vacances qu'on pourrait presque écouter sur du David et Jonathan. Et c'est très important qu'un nanar nous fasse rire. Et vous savez pourquoi ! Parce qu'un mauvais nanar sera toujours plus marrant qu'une excellente comédie.

 

Je suis un stock shot de requin...bonjour...

Oh et si ce n'est pas déjà fait, allez voir Les Seigneurs de la Mer de Rob Stewart, un documentaire dur, mais à voir impérativement.

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                                                  Steven Seagal l'homme qui joue mal, même sur une affiche.

Il existe un homme de légende. Cet individu moitié homme, moitié concombre est doté de super pouvoirs phénoménaux, lui permettant de masquer toute émotion, toute expressivité. Cet homme est capable de tuer à mains nues dans des combats mal filmés, dans lesquels on ne voit bouger que ses bras tandis que son corps puissant reste impassible, tel un roc qui traverse les âges, frappé par les marées du temps. Cet homme c'est Steven Seagal ! Sa force est l'équivalent de quatre Mel Gibson et deux coiffures de Nicolas Cage.

 

                                  On n'embête pas Seagal quand il est au resto, sous peine de se faire bolosser.

Rendez-vous en enfer. Rien que le titre calme. Ah ouais vous faites moins les malins là. C'est un peu comme si le film lui-même vous lançait une dernière punchline avant de vous dézinguer en se déroulant sous vos yeux ébahis. Rendez-vous en enfer, connu sous le titre de Born to raise hell aux zétazunis est un direct-to-DVD, c'est à dire un film tellement mauvais qu'il n'a même pas eu le droit à une exploitation en salles. Ce genre de film finit en général en deuxième partie de soirée sur les chaînes de la TNT, entre une émission régressivement stupide de télé réalité du genre « Qui veut savonner mon chien ?... À Miami » et le téléfilm érotique. Réalisé en 2010 par Lauro Chartrand, cette production américaine met en vedette Steven « Concombre man » Seagal, et une flopée d'acteurs inconnus comme Darren Shalhavi, Zoltan Butuc et Da Badarau. Vous les connaissez ? Moi non plus. Il s'agit d'un film d'action tout simple qui aurait pu se nommer « Moi, God Seagal »

 

Ô actrice inconnue, toi et moi, allons faire une virée vers une contrée appelée Bonheur au volant d'une bagnole appelée Amour, je veux que toi et moi on se promène champêtrement au milieu des oliviers, qu'on aille à l'étranger : au Bourget par exemple, qu'on ait quatre enfants, dont 50% seraient vraiment les miens je veux...BEN QUOI VOUS ETES JAMAIS TOMBE AMOUREUX ?!1 è_é

                   Steven is here to kick some bubble-gums and chew some ass...euh...non c'est pas ça la phrase...

Bobby (Steven Seagal) est un agent d'une unité anti-stups des US of A qui agit partout dans le monde afin de lutter contre les cartels (bah vi, vu que les états souverains sont bien trop nuls pour se débrouiller tous seuls ! 'Murica). Il est à Bucarest en Roumanie et mène une vie normale, partagé entre sa petite amie qui trouve dommage qu'il soit si investi de sa mission et ses collègues qui l'aiment tous. Problème, Bobby a perdu un de ses équipiers, et ça le rend tout vénère. Surtout qu'entre temps, un type du nom de Costel, trafiquant de drogue, s'adonne à sa passion pour le cambriolage/viol/meurtre (oui, oui, tout ça en même temps). La traque va commencer, surtout que Costel va, le sacripant, tuer un autre coéquipier de Steven Seagal (qui n'est pas au point niveau travail d'équipe faut croire).

 

Bonjour je suis un mafieux Russe, ancien Spetsnaz qui joue aux échecs dans un parc. J'espère qu'à la fin le héros ne va pas venir me mettre échec et mat en un coup olalala !

                                                          Salut, je suis presque Nicolas Sirkis, et là, j'ai peur !

Rendez-vous en enfer est un film d'action tout ce qu'il y a de plus banal, avec un scénario mou, prétexte à des scènes de combat et de gunfight. Il est intéressant de noter cependant que le film essaye de complexifier sa trame en ajoutant un personnage de mafieux russe ancien spetsnaz « employeur » de Costel qui, au bout d'un moment, retourne sa veste tel Bobby Sixkiller. Cependant l'intrigue est assez mal foutue, enchaînant les poncifs les plus évidents. Oh ! Le mafieux Dimitri à une femme et un fils ? Mmmmh je me demande s'il va pas leur arriver des bricoles ! Keuwa ? Le coéquipier de Seagal lui annonce que sa femme va accoucher dans un mois ? Mmmh il s'appellerait pas Kidd McNoob des fois ? (Oui je suis un gros bâtard, c'est ma deuxième référence à Mr Ragondin). Bref aucune surprise du coté du scénario.

 

Ouais allo, Central ? C'est Steven. Ben y a Jean-Jean qui vient de mourir là. Ben ouais mais c'est lui aussi, quelle idée de m'annoncer qu'il serait père dans une semaine ? Vous leur apprenez rien à l'école de police ? Jamais parler de sa vie familiale avant les trois dernières minutes du film c'est pourtant simple non ? 

La réalisation en revanche est ma foi...euh...on pourra au moins dire le réalisateur aura essayé des trucs. Arrêts sur images, image aux couleurs saturées avec des gros bruitages, tout un tas de gris-gris visuels qui ne servent à rien d'autre qu'à donner au film une esthétique de reportage genre Confessions intimes. C'est très déroutant croyez-moi, surtout qu'au début, on a droit à des commentaires en voix off du héros, ce qui donne l'impression de voir un épisode de Pascal le Grand frère mais avec des moyens plus extrêmes.

 

                    Steven Seagal est un homme à femmes. Elles aiment son coté tendre et Concombre à la fois

Les acteurs ne sont pas forcément mauvais, mais disons qu'ils ne resteront pas dans les mémoires. Sauf Steven Seagal. En tant qu'acteur, il est immensément nul. C'est absolument dingue de voir ça. Je veux dire, qu'un acteur ait du mal à mimer une expression faciale, je veux bien l'admettre, mais que celle-ci reste figée TOUT LE TEMPS, c'est un exploit, c'est même un miracle physiologique. En fait, Seagal aurait eu largement sa place dans Equilibrium tiens. Là on a vraiment l'impression qu'il n'a rien à foutre de tout ce qui se passe autour de lui. Il a la même expression lorsqu'il se bat, lorsqu'il fait l'amour habillé à sa femme nue, et quand il trouve son coéquipier décédé. Mais peut-être qu'il s'en fout vraiment, en fait. Peut-être que Steven Seagal a atteint un niveau de connaissance et de raison supérieure qui nous est inaccessible à nous autres mortels. Les doublages sont irréguliers, et manquent de fantaisie. On retrouve deux grands nom du doublage d'ailleurs (Vincent Ropion et Emmanuel Curtil) qui se débrouillent aussi bien que possible compte tenu du matériau sur lequel ils doivent bosser. Les autres manquent de pêche et de conviction. Mention spéciale au doubleur de Seagal qui a bien compris que pour doubler Seagal, il ne faut surtout pas chercher à changer d'intonation.

 

Le méchant est un fou de la gachette/violeur/drogué/proxénète...Manquerait plus qu'il soit fan de Fairy Tail et on tiendrait là l'Antechrist.

                           Aïe Aïe arrête OK je vais jouer dans ton film, je vais jouer dans ton film STAHP PLZ !!!

Très mauvais film, Rendez-vous en enfer est un film pour ceux qui veulent voir un héros overpowered qui ne craint rien tellement il est trop puissant, du pan pan boum boum, autant de jolies filles des pays de l'est que dans une production Dorcel... Un film bas du front, prévisible et marrant, un vrai nanar en somme car un mauvais nanar sera toujours plus amusant qu'une excellente comédie.

                  

                       C'est Richard Darbois qui en parle le mieux je crois. Délectez-vous de ces dialogues exquis au fait !

                                                                    Ah oui et y a des filles à pwal aussi !!!

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                                                                                C'EST LE MEILLEUR T'ENTENDS ?! 

1987, année faste. En cette année naissait Final Fantasy, Predator, ainsi que mon brushing. Rambo avait déjà vu ses deux premières aventures portées sur Grand écran avec le succès qu'on lui connaît, pendant que Arnold Shwarzenegger poutrait de l'alien à rasta dans la jungle. Le survival était un genre très en vogue à l'époque, pour le meilleur comme pour le pire (si si, Striker, c'était aussi de cette année-là). Le nanar dont on va parler est dans cette mouvance de sous-Rambo qui ont déferlé. Son titre : Ultime Combat (ou Deadly Prey dans la langue de Rebecca Black) : écrit et réalisé par David Prior, avec Ted Prior, David Campbell, William Zipp, Suzzane Tara et Troy Donahue.

 

                                                                   L'histoire d'un homme et son mini short...

                               J'vais t'faire une guerre comme t'en as jamais vue (Arthur Rambo, poète mitrailleur)

Los Angeles, ou plutôt, le sud de LA, une zone de non-droit dans laquelle la vie joue à cache-cache avec la mort, perdant souvent la partie. C'est dans cette jungle hostile que le colonel Hogan (David Campbell) entraîne ses mercenaires impitoyables. Comment les entraîne-t-il ? En capturant un brave citoyen au hasard pour en faire une proie qui doit être traquée et tuée par ses mercenaires sur-entraînés. Car c'est bien connu, rien de mieux pour mettre à l'épreuve des machines de guerre surentraînées que des random péons. Mais un jour, les mercenaires font l'erreur de kidnapper le mauvais gars. Cet homme, c'est Michael Danton (Ted Prior), et quelle erreur. Si seulement ils avaient jeté leur dévolu sur Jack Robespierre, ils auraient eu moins de problèmes. Car Danton, c'est un peu Rambo qui aurait mangé John Matrix, avant de scalper McGyver pour faire une toque avec sa chevelure, et volé le mini-short de Daisy Duke. La chasse vient de commencer mais qui sera la proie ? En tout cas, le spectateur averti l'aura tirée depuis longtemps, la chasse, tandis que le nanardeur encore plus averti se délectera de ce festival improbable.

 

Salut, je suis Bear Grylls ! Dans la forêt Californienne, il faut trouver à manger pour survivre. Les vers contiennent 4,3 protéines. Je vais donc déguster celui-ci, ensuite je boirai mon urine !

          Les méééchants ! Au premier plan le colonel Hogan et son âme damnée, le lieutenant sans-expression

Dire que le scénario est mal écrit serait un doux euphémisme. Disons qu'il est simpliste, même minimaliste. Ce n'est rien de plus qu'un simple prétexte pour voir des hommes courir dans la forêt tout en se tirant dessus. Parfois, le film tente maladroitement de nous délivrer un message sur « Ha la la c'est pas cool comment les Us of A traitent les vétérans du Viet Nam 'esh » mais on se rapproche alors plus de la philosophie de comptoir après une vingtaine de pintes qu'autre chose. Quand aux personnages, ils ont une tendance fâcheuse à s'être grillé l'instinct de survie, ce qui est vraiment dommage pour un survival. On ne compte plus le nombre de fois où les personnages, héros compris, se font surprendre de manière fortuite par quelqu'un qui tient une arme. D'autres personnages sont juste géniaux tellement ils sont au sommet du cabotinage. Par exemple, le lieutenant avec sa face mono-expressive est juste impérial, tellement il est générique. Quand au beau-père du héros, chargé par sa fille de le retrouver, il est excellent tant il est hors de propos. C'est un flic retraité qui s'infiltre seul dans une base militaire, bute un haut dignitaire quelconque après lui avoir fait un sermon digne du Contrat Social de Rousseau pour les ivrognes et abat un soldat ennemi en le traitant de menteur quand celui-ci lui répond « Je suis un ami ». Ce personnage est juste excellent de nanardise, mais hélas, bien trop secondaire.

    Vous, ronds de cuir qui êtes derrières vos bureaux à dépenser le fric des gens ! Mangez cette bastos dans la face !

            Cette jeune femme va bien vite découvrir à ses dépends que Mike Danton croit en l'égalité des sexes...

                                         

 

                                                   La nature finit toujours par gagner, même avec une brindille.

Les acteurs sont extrêmement mauvais, et mous, mais la pire est sans conteste Jaimie, la femme de Danton, portée par une actrice grimaçante au possible. Ted Prior est flamboyant dans son rôle. Vêtu de son mini-short et coiffé de sa coupe mulet, il nous gratifie de beuglements de boeuf en rut et de scènes de combat mal chorégraphiées/mal filmées/mal rythmées. A ce palmarès s'ajoute un doublage digne de ce que l'on est en droit d'attendre d'un nanar, avec des doubleurs en roue libre, aux intonations peu raccord avec la scène doublée et surtout, et là attention, c'est une perle : une synchronisation labiale aux fraises ! On a donc des acteurs cabotins, mal doublés et en plus ventriloques. Un pur régal, un doublage comme je rêve d'en voir plus.

                                            Ouah je dois jouer ? Mais j'ai pas été formée pour ça moi !!! @[email protected]

                                                                                 Surprise Motherfuckah

L'intrigue n'est pas relevée par une réalisation paresseuse, reposant à fond sur les stock-shots et sur les emprunts (oui on va parler d'emprunts) à ses illustres modèles. L'intrigue bancale est complètement étouffée par les scènes d'actions qui sont le seul véritable propos du film. Après, ce qui arrive aux personnages, croyez-moi, on s'en fout tous. Même les personnages s'en tamponnent le coquillard de ce qui peut bien leur arriver. Il se dégage de tout ça un délicieux parfum de film réalisé avec les moyens du bord, une sorte de version Marque repère de Rambo 1, en somme, une contrefaçon que ne renierait pas Robert Cop.

                                                                                Pas de bras, pas de chocolat ! 

                      Heureusement, Danton peut compter sur un bro afin de pouvoir se la jouer Contra 

                                         

                                                                                        Finish him ! FATALITY !!!

Crétin, bas-du-front, mais aussi délicieusement jouissif, Ultime Combat ne peut que ravir les amateurs de nanar. Car celui-ci en tient une couche. Vous voulez voir un mec se faire transpercer par une brindille ? Ultime Combat ! Vous voulez voir un type mettre une grenade dans le futal de son ennemi comme dans Fallout 3 ? Ultime Combat ! Vous voulez voir un Rambo blond couper le bras de son ennemi et le frapper avec à plusieurs reprises pour le tuer avant de le scalper ? ULTIME COMBAT ! Vous voulez rire ? ULTIME COMBAT BITCHEZ111 !!! Un nanar vraiment fendard, un film qui prouve qu'un mauvais nanar sera toujours plus marrant qu'une excellente comédie.

                                                      BWAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARGH !!!

 

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                                                                         Le film qui a élevé l'homme au rang de Légende.

 Ah ce que ça m'avait manqué ! Oh oui mes amis, le cinémasochisme ça m'avait vraiment manqué ! Aussi quelle joie pour moi de reprendre cette noble quête du St Graal Nanar pour en plus vous parler de ce film qu'est Karate Tiger, également connu sous nos latitudes sous le titre Le Tigre Rouge. Car ce film n'est pas n'importe quel film. Il est celui qui a révélé au monde le meilleur des meilleurs, le plus grand des plus grands, celui que le monde entier envie à la Belgique, celui qui est connu sous le titre de « Muscles of Brussels » moitié karatéka, moitié philosophe, et en plus, c'est un mage sur WoW qui peut te transformer en moutooon ! Cet homme vous l'avez reconnu, vous avez, alors même que vous lisiez ces lignes, soupiré son Saint nom, alors que de vos yeux s'échappaient des larmes d'amour, d'adulation qui se sont frayées un chemin le long de votre doux visage. Cet homme c'est JEAN-CLAUDE Motherfuckin' VAN DAMME ! Merci du fond du coeur, Corey Yuen (oui oui, c'est bien lui le responsable) sans toi, et sans les dix minutes d'apparition de l'homme, le héros, la légende, dans le film, le monde, tel qu'on le connaît, n'aurait pas été le même (et cette phrase aurait eu moins de virgules).

 

       Jean-Claude et les adorateurs de la secte du Vandamisme, au cours d'une procession Awareness/Full contact...

        Et voici le très...euh...charismatique héros de notre histoire, charismatique au point de se faire voler la vedette par un mec qui n'a que 10 min de temps d'écran...

                                  Un film avec du Karaté, sans Tigre, mais avec de la Bromance quand même...

Karate Tiger, film de 1985 réalisé par Corey Yuen avec Kurt McKinney, Kathie Sileno et bien sûr Dieu (Enfin JCVD quoi) raconte l'histoire de JASON ! Un jeune glandu fils d'un prof de karaté. Sa vie bascule lorsque son papounet reçoit la visite de crapules russes (ben oui, on est en 85 voyons, tous les russes étaient mauvais à cette date-là) qui désirent faire main basse sur tous les dojos des USA (probablement pour mettre au point une armée de karatékommunistes). Les paltoquets estropient le paternel qui décide de fuir Los Angeles pour s'installer à Seattle avec sa femme et son fiston. Mais ce dernier a du mal à s'intégrer, puisque visiblement toute la ville lui en veut, semblant obéir à un garnement (qu'on appellera 80's Cartman) qui le hait...sans raison. Abandonné de tous, JASON !!!, qui est fan de Bruce Lee fugue de chez lui, puis apprend les arts martiaux grâce au fantôme de l'acteur et....WHAAAAAAAAT ?!

 

          Saletés de Karatékommunistes ! Vous noterez que pour l'occasion, JCVD s'est cosplayé en Eikichi Onizuka.

      Jason et R.J, son Side-Kick Rigolol se recueillent devant la tombe de Bruce Lee qui n'en demandait pas tant...

Comme vous avez pu vous en rendre compte à la lecture de cette tentative de résumé, Karate Tiger est un film dont le scénario va dans tous les sens. On dirait un peu un poulet sans tête qui court sans but. Ses mouvements sont décousus, on pige pas où il veut aller, ça gicle de partout, et on ne peut qu'en rire pour peu qu'on soit une personne un peu bizarre. Est-ce un revenge movie ? Non parce que le personnage ne cherche pas à se venger. Est-ce une comédie ? Non parce que les tentatives d'humour tombent à plat. Est-ce un film sportif ? Non plus car le héros n'a même pas spécialement la motivation d'être le plus fort. En fait je devrais plutôt dire que ce film c'est un peu tout ça, un mix, mais qui ne conserverait que les pires éléments de chaque genre. Un peu comme si vous faisiez un gâteau sans les ingrédients, mais avec leurs emballages. Le scénario a de graves lacunes, ne s'attardant sur aucun élément qui nous permettrait de nous raccrocher à une quelconque logique. Vous voulez un exemple ? Le love interest du film. On la balance en plein milieu du film. C'est son anniversaire, et le héros va chez elle car il est, semble-t-il, invité chez elle (je rappelle qu'il vient d'arriver en ville, il ne connaît personne à part son side-kick rigolol et 80's Cartman). Résultat : il lui offre un lapin, elle est contente, elle l'embrasse. C'est que quelques scènes plus tard qu'on apprend, au détour d'une réplique balancée comme ça, à la va-vite, qu'en fait ils se connaissaient car elle avait passé des vacances à L.A. Mais bien sûr, film ! Fous-toi donc de ma gueule ! Le scénario est super bancal, et on ne fait donc que subir l'histoire sans se poser de question. Pourquoi le héros va-t-il parler à la tombe de Bruce Lee comme si c'était son maître ? Je ne sais pas. Pourquoi 80's Cartman est aussi méchant ? Aucune idée ! Pourquoi Bruce Lee revient d'entre les morts pour entraîner un perdant comme JASON !!! ? Bonne question ! La réponse c'est : on s'en fout ! On ne se raccroche finalement qu'à la structure du film, et là, effectivement, on est dans un terrain connu. Tellement connu que c'est une resucée de tous les films sportifs/arts martiaux ricains connus. Le héros a un problème, il rencontre un side-kick rigolol, il a un rival, il se fait défoncer, il s'entraîne à la faveur d'un montage avec une musique glam-rock, il bat quelqu'un sur un ring, tout le monde est content.

 

     Je suis Presque Bruce Lee...Et je suis revenu d'entre les morts pour t'apprendre à te battre...Sans aucune raison !

                                                                Forcément, on est obligé de penser à ça !

Les acteurs sont aussi mauvais que les personnages mal dégrossis. Penchons nous d'abord sur les personnages. Ben que dire à part qu'ils sont absolument fades et sans saveur ? Caricaturaux à l'extrême et qu'ils ne sont pas aidés par un scénario qui ne sait pas du tout quoi en faire. Ainsi, le paternel qui nous gratifie d'une bonne scène de combat au début, devient un méta-lâche estropié qui engueule son fils pour s'être battu afin d'aider son meilleur ami. Les autres semblent répondre à un cahier des charges et sont bien trop archétypaux pour avoir une identité. De plus leurs dialogues sont d'une crétinerie sans nom, ce qui fait qu'on à l'impression que le scénar' a été écrit par des enfants. Ces personnages ne sont pas aidés par des acteurs qui sont juste renversants...de médiocrité. Ce qui est très déroutant, c'est qu'ils jouent tous comme des acteurs asiatiques des productions Shaw Brothers, avec des gestes très exagérés, très amplifiés, se pointant du doigt de manière théâtrale. On est donc tout le temps sorti du film (enfin pour le peu qu'on y est rentré ceci dit...) par une direction d'acteurs qui a l'air bien calamiteuse...enfin surtout miteuse d'ailleurs. Celui qui s'en sort le mieux, c'est évidemment JCVD (prononcez Jay Ci Vi Di ), et ce pour deux raisons : la première c'est qu'il n'apparaît que dix minutes montre en main dans le film, la deuxième, c'est que son personnage est un monstre de charisme : presque tout le temps silencieux avant qu'il ne se déchaîne dans toute sa puissance Bruxelloise à la fin. Le sosie de Bruce Lee, à défaut d'être ressemblant (il ressemble autant à Bruce Lee que Cauet à Ryan Gosling) arrive à plutôt bien mimer la gestuelle du défunt petit dragon.

 

                                                 Voilà donc ce que fait Gabe Newell de son temps libre...

                                                                      Kelly, le Love interest venu de nulle part <3

                                                         Sophie Marceau X Karaté Kid = Karaté Tiger

La réalisation est très paresseuse, et pâtit énormément du scénario bancal. Cependant, rien de spécialement choquant n'est à signaler, disons qu'elle remplit son office sans se faire remarquer, un peu comme les musiques, fleurant bon les années 80. Les scènes de combat sont plutôt bien chorégraphiées, bien que leur mise en scène soit loin d'être ébouriffante. Les doublages français en revanche sont une franche réussite. Si si ! Une réussite. Une réussite pour un nanar ! Bon sang ce que c'est mauvais ! Ce que c'est mal joué, ce que ça sonne faux ! L'équipe de Maurice Sarfati n'aurait pas fait mieux, c'est absolument cheap, mauvais, c'est mal joué, c'est un chef d'oeuvre, une symphonie d'intonations qui sonnent faux, de phrasés hachés, d'accents même pas reconnaissables, le tout dans une tonalité monocorde qui ferait passer Vincent Delerm pour un vrai chanteur. Mention spéciale à Jean-Claude Van Damme, horriblement mal doublé, qui prononce ses quatre répliques avec un accent supposé Russe, mais probablement de la Russie de Jupiter, car je n'avais jamais entendu ce genre d'accent.

 

                                                        Nous êtres méchants, la preuve : nous avoir cigare !

                                                              Aaaaaah R.J, tu ne nous épargneras aucun cliché !

Karate Tiger, c'est niais, c'est tellement niais, tellement idiot mais le genre d'idiotie qui confine à une étrange sympathie. On le regarde, on se moque, on ricane, et pourtant, on ne peut pas lui en vouloir d'être aussi idiot, car en étant aussi bancal, il nous permet de passer un excellent moment, une heure trente de rigolades échevelées qui ne sont jamais de refus et vous savez pourquoi ? 

 Parce qu'un mauvais nanar sera toujours plus amusant qu'une excellente comédie !

                                                                      FATALITY ! JOHNNY CAGE WINS !!! 

               Dans Karate Tiger, il est possible de gagner un championnat de karaté en faisant du Jeet Kune Do

                                         

A partir de maintenant, quand vous aurez besoin de vous entraîner lors d'un montage, vous aurez à composer avec cette chanson 80's ! Allez maintenant faites moi six cent tours de terrain!

 

 

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Cinémasochisme

                                

Les oiseaux tueurs, on commence à connaître. Les fins connaisseurs ont tous en tête les Oiseaux d'Hitchcock, et les plus fins connaisseurs se souviendront surtout de Birdemic et ses faucon kamikazes explosifs. Flu Birds, qu'on pourrait traduire par Grippe Aviaire reprend les ingrédients du film catastrophe en y ajoutant une dose de OUAAAAAAAAH ?! qui laissera bouche-bée tous ceux qui auront l'imprudence de se frotter aux plumes de la bête. Attention respirez profondément, car ce téléfilm de 2008 concocté par le vil Leigh Scott ne vous laissera pas une seconde de répit, entre ses personnages dangereusement idiots, et ses oiseaux préhistoriques infectés par le virus H5N1.

 

                                      Le leader très très d4rk et sa nympho de copine.

                          La belle Eva est celle dont l'instinct de survie est le plus développé.

Alors qu'ils campent dans la forêt avec leur surveillant, une bande de délinquants juvéniles se fait attaquer par des oiseaux mutants. De toute la smala, il ne reste qu'un groupe de survivants menés par l'irritant Johnson (Jonathon Trent) et la belle et courageuse Eva (Sarah Butler). Pendant ce temps, le village du coin, enfin l'hôpital du village du coin découvre avec stupeur une victime des oiseaux qui, en plus de s'être fait bécoter la tronche montre des signes inquiétants de grippe aviaire fulgurante. Il n'en faut pas plus pour décider un brave garde-chasse et son médecin d'ex copine à aller secourir les jeunes avant que le gouvernement n'atomise la zone avec tous les moyens nécessaires (à savoir un vieil hélico avec un agent et un pilote).

 

Ceci est un agent fédéral, la preuve, il porte des lunettes noires et un costume sombre.

                                                                  Man vs Wild

Ce doit être l'un des films les plus mal écrit qu'il m'ait été donné de voir. Oui, je sais je vous balance ça de but en blanc, mais ouah ! Ma parole, je n'avais jamais vu ça ! Birdemic ? C'était mou, mal réalisé et le scénar' était écrit à la truelle, mais ça restait plus maîtrisé que l'intrigue de ce Flu Birds. Je ne sais pas qui est le scénariste de ce film, mais je propose que lui soit remise la médaille du mérite cinémasochiste, qu'il devienne chevalier des nanars et des lettres. Mais quel naufrage ! Les personnages sont caricaturés et détestables ! Surtout le pseudo leader qui a la pire stratégie de l'histoire du survival ! Le gars passe son temps à sacrifier ses camarades. Et le pire, c'est que les persos sont tellement débiles qu'on se demande si sa stratégie de bâtaw n'est pas la plus plausible. L'un des personnages, Derrick, est tellement idiot qu'il cause la mort de son ami suite à une maladresse ( !) et infecte tout aussi bêtement un autre de ses compagnons. C'est simple, ces gars n'ont pas besoin d'oiseaux pour être en danger de mort, il suffit juste de les foutre dans la même pièce. Les oiseaux, tiens parlons en. On ne nous explique absolument rien sur eux. Ils sont là, et c'est tout. Pourquoi ressemblent-ils à des ptérodactyles ? Pourquoi attaquent-ils les humains, pourquoi ont-ils la grippe aviaire...autant de questions qui restent sans réponse car de toute évidence, les scénaristes s'en foutent. Pour ma part, j'ai envie d'applaudir ce qui constitue une des plus grosses fumisteries scénaristiques de l'histoire du cinéma.

 

                                                             Friendly fire is on apparently

                                                    - Je viens te retrouver, dis moi, qu'est ce que tu vois autour de toi ?

                                                    - ...je vois des arbres !

            Les acteurs sont plats et pas crédibles, mais à leur décharge, je dirais que c'est dur d'essayer de donner vie à des personnages écrits avec les orteils. Entre le leader trop dark qui passe son temps à grogner pour avoir l'air méchant, la gentille brunette au jeu mou, la blonde nympho au regard de poisson évidé...chacun des acteurs de cette chose semble mener une lutte intérieure pour tenter de faire émerger la vie de l'océan de vide et de désespoir que constitue l'intrigue du film. Les doublages français viennent ajouter une dose de magie avec des voix limites cartoonesques tant elles sont à coté de la plaque. Et puis que dire des répliques idiotes balancés par nos doubleurs de l'extrême...j'ai envie de porter un chapeau pour pouvoir le tirer à l'attention du doubleur du gars surnommé « Hip Hop » qui était obligé d'ajouter à ses lignes ineptes des petites phases de rap en anglais avec un accent franchouillard  couper au couteau électrique.

 

                                  Le saviez-vous ? Le corps humain est constitué de 75% de nouilles

            Les effets spéciaux sont aussi une vaste blague avec des oiseaux qui alternent entre cgi des enfers et mecs avec des costumes ridicules. Notons d'ailleurs que la menace aviaire ne se constitue en vérité que de quatre oiseaux à tout casser. Chaque fois qu'ils apparaissent, l'éclat de rire est là, même si il faut avouer qu'ils font bien pâle figure face aux superbes spécimens de Birdemic. Le film se veut aussi gore avec des scènes sanglantes assez pitoyables. On apprend notamment dans ce film que le corps humain est constitué de nouilles, ce qui, ma foi devrait permettre de faire un pas de géant dans le domaine médical (et la vente de nouilles).

 

                                        Les hirondelles volent bas cette année, le printemps arrive !

            Flu Birds est incontestablement un nanar de l'extrême. Le genre de film dont on se demande comment il a pu passer la post prod. Mais c'est avec un plaisir malsain qu'on se délecte des mésaventures de ces bras cassés de héros, racontées par ces bras cassés que constitue l'équipe du film. Une preuve s'il en était besoin (car depuis le temps qu'on se connaît vous et moi, ce n'est plus un secret) qu'un mauvais nanar sera toujours plus drôle qu'une excellente comédie.

                                                                 Oh mon dieu c'st un vrai film ça ?!

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Cinémasochisme

                                    

Terminator 2 était sorti depuis trois ans, quand une bande de croutins dirigés par John Eyres mit en chantier le film Project Shadowchaser 2 connu sous nos latitudes sous le titre Etat de Siège. Ce nanar reprend de Terminator 1 et 2 quelques éléments à savoir un mioche énervant, et un cyborg interprété par un acteur musculeux. Et c'est le blondinet Frank Zagarino (qu'on avait déjà croisé sur ce blog, vous savez, Striker, le Rambo au lance-pierre) qui se dévoue dans le rôle de la machine à tuer.

                                                     Le voici le voilà, le grand Frank Zagarino

          Sous vos yeux ébahis, un specimen rare de 90'kid, vous pouvez lui donner des coups au visage !

Les Etats-Unis d'Amérique ont une arme puissante, connue sous le nom de Cobra, arme tellement puissante que le Président a décidé de la démanteler (bah oui, des rednecks suffisent pour repousser les invasions extraterrestres). Cette arme est détenue dans une base nucléaire dirigée par la sexy Laurie Webber (Beth Toussaint). Le jour de noël, alors que son marmot Ricky (Daniel Bonjour) vient lui rendre visite, des méchants terroristes prennent d'assaut la base en tuant tout le monde. Ces terroristes sont dirigés par un chef très peroxydé qui s'avère en fait être un cyborg ! Leur but ? Trouver Cobra. Le seul espoir du monde libre repose sur les épaules de Franck Meade (Bryan Genesse) le concierge alcoolo expert en arts martiaux. Tout un programme.

 

                           Laurie, également connue sous le sobriquet de Sarah Connor discount.

        Combat contre un homme enflammé...qui dit mieux ? (Et moto-volante ne compte pas, car c'est trop cheaté)

Etat de Siège est un film d'action qui rassemble en son sein de pot-pourri moult éléments typique des actionners de l'époque. J'ai parlé plus tôt de Terminator, mais on trouve aussi un peu de Die Hard avec son héros loin d'être un surhomme et qui s'en prend plein la tronche  ainsi que le fameux schéma Steven Seagal. Qu'est-ce que le schéma Steven Seagal me demandez-vous ? Et bien c'est le fait de porter en héros un type supposé lambda, par exemple un cuisinier qui bute des fracking terroristes, un livreur de pizza qui lutte contre des fracking communistes-cyborg ou bien un plombier qui se bat contre des fracking tortues mutantes. Le scénario d'Etat de siège est plus que convenu pour quiconque a déjà vu un film d'action des années 90. On peut s'attendre à des combats, des explosions, des scientifiques qui se font buter et un méchant qui tombe dans le vide à la fin.

 

                                            Le shéma Steven Seagal, Nintendo haz it. 

                     Le personnage féminin le plus badass de l'histoire des seconds couteaux/love interest 

Les acteurs sont pour la plupart assez mous, mais celui qui vaut à lui seul son pesant de cacahuètes (et il pèse son poids le bougre) est sans hésiter le grand Frank Zagarino. Il semble vraiment aimer son rôle de cyborg, et pour le montrer, il nous gratifie de scènes de cabotinage dont le degré de Ouate zeu phoquerie confine au génie. Il faut le voir hurler en tirant avec son UZI, ou tenter de sortir des punchlines Scharzeneggeriennes pour profiter du talent ultime de cet acteur. Il a en plus le droit à l'une des répliques les plus nanardes et épiques que j'ai pu entendre depuis que je visionne des nanards : « Vous allez brûler. Vous allez brûler et mourir j'adore FETER LA FETE NATIONAAAAAAAAAALE !!! » (je vous rappelle que l'intrigue prend place pendant le réveillon de noël). Le héros m'a en revanche fait halluciner. Alors qu'on essayait de me le vendre comme un sosie raté de Stallone, je découvre qu'il n'en est rien. Non, ce mec, c'est Nathan Drake ! Le coté gaffeur bagarreur, qui a la poisse, et qui tente d'être drôle, c'est le héros d'Uncharted tout craché ! Même tête, même caractère et la même tenue que dans Uncharted 2...de là à penser que les gars de Naughty dog soient eux aussi des cinémasochistes...Les autres personnages sont assez stéréotypés, entre le salopard du gouvernement qui cache des trucs et essaye de récolter les lauriers, le gentil shérif qui fera office de confident et plus sûr allié, le 90's kid dont on souhaitera la mort dès son apparition aucun ne se détache vraiment, hormi le personnage de Laurie, elle est complètement badass et m'aura bien étonné, moi qui pensait voir une nouvelle fois un personnage de femme en détresse, il n'en est rien, c'est même elle qui explose la tronche de Zagarino vers la fin à coup de barre de fer.

 

                           Zagarino adore fêter la fête nationale le 24 décembre, et ça se voit.

                                                                      NONONONO !

Avec un scénario cliché comme pas possible, et un Zagarino au sommet de sa forme, je ne peux que vous conseiller Etat de Siège, film d'une stupidité effarante dans le traitement de sa dramaturgie. Un film avec un body count ultra élevé qui se termine avec pour générique une version rock de Jingle Bells (car oui, quoi de plus joyeux qu'une prise d'otages, et l'explosion d'un avion de ligne rempli à craquer de familles à cause de l'inaction du gouvernement face aux ravisseurs) ne peut pas vous vouloir de mal. Le doublage n'a rien d'exceptionnel, mais l'adaptation française faite à la truelle devrait apporter son biscuit lors de soirées nanardes au moins autant en roue libre que le grand Frank Zagarino. Car voir un Terminator coiffé par Jean-Paul Gauthier se battre contre le précurseur de Nathan Drake ça n'a pas de prix, et ça nous rappelle qu'un mauvais nanar sera toujours plus drôle qu'un excellente comédie ! 

                                                      Cool guys don't look at bad incrustations...

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                                                                         In America !

American Ninja, voilà un titre bien connu des nanardeurs, et donc, il était impensable que je passe à coté. Après tout, j'ai une réputation à tenir, et American Ninja, (ou American Warrior, ça dépend de votre humeur) est un combat que tout bon nan ardeur se doit de mener. Ce film de 1985 réalisé par Sam Firstenberg et mettant en vedette l'inexpressif Michael Dudikoff nous emmène dans un voyage mêlant US arma guérilleros latinos et bien sûr des ninjas. Back to basics tout le monde, les ninjas sont de retour sur mon blog ! Hayaa !

                                                     Ninjas vs US army, on sait tous qui gagne !

                                        Michael (the) Dud(e)ikoff qui nous montre comment jouer "rien" 

                                                       Ce regard vide...on dirait Greg le Millionnaire...  

Joe (Michael Dudikoff) est une nouvelle recrue dans l'armée des USA of America de l'Amérique américaine. Peu bavard, il est très mystérieux. Un jour alors qu'il escorte la pouff...la fille du Colonel avec son contingent, il assiste à une attaque du convoi par de vils rebelles. Mais Joe n'est pas n'importe quel bidasse. Il maîtrise le ninjutsu et met aux vilains la branlée de leur vie, mais cela se corse lorsqu'il s'avère que des ninjas se sont alliés aux guérilleros. Peu estimé par ses pairs (car son coup d'éclat a quand même coûté la vie de quatre figurants), Joe va devoir faire face au rejet de ses camarades et à un complot qui pourrait bien faire basculer de nombreux pays dans le communisme. 

 

Ils savaient ouvrir les portes dans le premier Jurassic Park et communiquer dans le troisième, voici la suite de l'évolution de ces terribles dinosaures... 

                         Le maître ninja s'appelle Black Star...ouais, il a mal tourné le perso de Soul Eater...

Comme vous avez pu le constater à la lecture du paragraphe précédent, American ninja a pour moteur un scénario assez improbable permettant de faire un mélange assez hétérogène. Des ninjas, des soldats, une sombre histoire de vente de missiles. Pourtant, certaines idées sont assez bien foutues, par exemple le fait que Joe doive faire son trou auprès de soldats qui ne l'apprécient absolument pas. Mais si l'idée est bonne elle est menée de façon très maladroite et clichée. Un soldat veut lui péter la gueule, Joe se défend bien, résultat tout le monde lui kiffe le boule. La pseudo histoire d'amour est inintéressante à souhait, la faute à un personnage féminin agaçant qui dans ses premières scènes agit de façon complètement idiote (en fait c'est de sa faute si l'affrontement commence lors de l'attaque du convoi). 

 

                                                              J'vais te péter la mouille mec !

                              Arrête ! Fondons plutôt une bromance basée sur une amitié virile mec !

La réalisation n'est pas catastrophique. Et oui, surprise, pour une fois, je ne crache pas tout mon fiel sur une réalisation, qui, si elle n'est pas exempte de défauts, à au moins le mérite d'exister. Le réalisateur essaye de faire quelque chose. Ce n'est pas transcendant, mais ce n'est pas non plus raté. Disons que c'est « normal » ce qui est tout de même un exploit pour un nanar pur jus. Les scènes de combat à mains nues sont plutôt bien chorégraphiées, et même si les plans utilisés ne sont pas décoiffants, ils ne sont pas non plus ratés et saccadés comme dans nombre de films du genre. Les scènes de fusillades sont en revanche plus nazes, se contentant du strict minimum. 

 

                         Ce bureau est probablement le truc le plus américain que vous aurez vu de votre vie...

                                                  Ninja Gandhi nous fait l'honneur de sa présence.

Les acteurs sont tous mauvais comme des manches, à commencer par la vedette qui n'a juste aucune expression faciale. Il se promène partout avec sa tronche d'argile sur laquelle luisent deux yeux qui n'expriment absolument rien. Les autres acteurs sont dignes de leurs personnages clichés et archétypiques à souhait. Les doublages viennent ajouter du piment à cette vaste escroquerie avec des accents tellement grossier que je ne saurais dire ce qu'ils étaient sensés représenter. Les personnages sont tellement caricaturaux qu'on a l'impression qu'ils répondent à un cahier des charges : Grand soldat black cool (check), méchant ninja puissant et impitoyable (check), copine du héros (check), bienveillant maître ninja qui devra périr avant l'apparition du générique de fin (check).

 

                                                                         TEH AWESOMENESS !!!

                                                                 TEH EPICNESS !!!

American ninja est un nanar surprenant, oui, surprenant car pour tout ridicule qu'il puisse être, il n'en reste pas moins pas complètement moisi en tant que film. Attention, ne vous méprenez pas, je ne vous dis pas que c'est un bon film, c'est un nanar, un nanar complet, mais un nanar qui a au moins pour lui une réalisation loin d'être catastrophique, par ailleurs, j'ai été étonné de voir à quel point les codes du ninjutsu sont respectés...enfin jusqu'à un certain point, car on bascule à la fin à du n'importe quoi ninjaesque le plus total avec des rayons laser planqués dans les gants...avec son scénario idiot, et ses acteurs talentueux comme mes pantoufles au petit matin, American ninja saura vous faire rire, et vous savez ce que je dis toujours : un mauvais nanar sera toujours plus drôle qu'une excellente comédie.

                                                                   Ninpô ! Go go gadgeto-flammes ! 

                                        Technique shinobi ancestrale "Laser dans ta face no jutsu"

 

                                                    La joie intense, by Michael Dudikoff

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Cinémasochisme

                                                     

Ouais, ils devaient être bourrés. Tous, du premier au dernier, de l'acteur principal au régisseur, du réalisateur au preneur de son. C'est la seule explication valable. Salut à vous qui lisez cet article, j'ai l'impression d'avoir une gueule de bois, à cause du film dont je vais vous parler céans : Tequila Body Shot film d'horreur comique écrit et réalisé par l'alcoolo Tony Shyu et qui vit le jour sous les écrans en 1999. Ce film possède-t-il en lui le gène de la nanardise ? Réponse dans ces lignes.

 

                                                    Les héros, ne sont-ils pas charismatiques ?

     Les trois love interests. De gauche à droite : bombe interprêtée par Jennifer Lyons, la grenade et la jolie Tamlyn...

                                       Je ne veux même pas savoir ce que ce mouton fait en taule...

Trois étudiants californiens (trois douchebags) reçoivent une invitation à fêter Halloween au Mexique. Avant de partir, le héros, Johnny, tombe amoureux de la belle Tamlyn qui a reçu elle aussi une invitation à la même fête avec ses deux copines. Après des péripéties, les jeunes étudiants, après s'être empiffrés de tacos au poisson soignent leur crise de flatulences chez un médecin/sorcier qui fait boire à Johnny une boisson qui lui permet d'entendre les pensées des femmes, mais aussi celles d'un esprit malfaisant du nom d'Hector. Cet esprit démoniaque semble en vouloir à Tamlyn. Ni une ni deux, notre vacancier décide de tout faire pour protéger la belle. Enfin, il va plutôt accumuler les gaffes, dans les faits mais l'intention y est.

 

                                                      Ah ouais...un sombrero...c'est le Mexique...

                                        Le "docteur spirituel" qui ne soigne qu'en donnant des spiritueux...

Yo dawg ! Il parait que t'aimes les nanars ? Alors j'ai mis un nanar dans ton nanar comme ça tu pourras plus te marrer que devant une excellente comédie pendant que tu te marres plus que devant une excellente comédie.

Difficile de vraiment situer le genre du film. Bon je sais, en intro je l'ai crédité en tant que Comédie/horreur, mais il ne fait pas peur et les gags ne font pas rire. Le scénario du film est d'une crétinerie sans nom, et enchaîne des gags à l'humour lourdingue et tente tant bien que mal (enfin surtout mal) de créer une ambiance anxiogène qui n'arrive jamais. C'est simple, on se croirait devant un film d'horreur pour jeune ado pré-pubère et si ses personnages n'étaient pas tous de gros obsédés sexuels amateurs de boissons alcoolisées, on aurait pu le diffuser en plein milieu d'un samedi après-midi sur Disney Channel. Les personnages sont juste les pires têtes à claques de l'histoire du nanar. Caricaturaux à souhait, ils résonnent comme une insulte constante à l'intelligence de quiconque brave de son regard pur ce nanar. Pour ma part, le pire étant très probablement Ted, le geek de service qui était tellement lourd et horripilant que la MORT ELLE-MEME N'EN VEUT PAS !!! Je vous le jure, c'est le seul personnage qui meurt, mais il réapparait à la fin en disant « Je me suis fait jeter de l'enfer, j'étais trop remuant comme mort » Sangoku ressuscitait grâce aux boules de cristal ben Ted lui, ressuscite en foutant les boules à l'au-delà. Quand au démon qui poursuit les héros de sa hargne, il est pitoyable, un démon ça ? C'est plus une victime ! Il se fait copieusement insulter par une des amies de Tamlyn sans broncher...ah si, il lui demande de surveiller son langage et elle lui répond d'aller se faire voir trou du c.. Le pire étant lorsqu'on découvre les origines du mal : victime d'un adultère, son esprit n'a pas su trouver la paix. Je crois qu'on tient l'ennemi dans un film d'horreur le plus naze de tous les temps.

                      L'ex de Tamlyn et sont pote qui plafonne à 2 de Q.I semblent s'être paumés dans le film...  

       Ted est un geek des années 1990...et croyez-moi, personne ne voulait être un geek dans les années 90...

Al s'est fait croquer le pénis par ce démon qui se tient triomphal. Appelons cette image "Allégorie du ban de Krystalwarrior par les forces du MAB"

Au niveau des effets spéciaux, on est très proche des épisodes de la série chair de poule. Mais rien de transcendant jusqu'à ce que les persos arrivent dans le royaume des morts...et là, on vire vers le génie nanardesque. Car dans la vision éthylique du réalisateur le monde des morts, c'est une grosse fiesta, avec des gens aux masques ridicules, des soldats, des barques et un filtre sépia/baveux/bizarre qui propulse le grain de l'image vingt ans en arrière. Même Eaux Sauvages c'est super beau à coté. Ce passage au royaume des morts est juste Ouate zeu fuckesque au possible. Et c'est vraiment le bienvenue, car ça tranchait avec la vision du Mexique par le réal (Pour lui, le Mexique, c'est le Far-West mais avec des gens qui parlent espagnol). Tout ce passage dans l'au-delà est épique tant il est hallucinogène et constitue clairement l'apogée de ce film.

 

                                Dans l'au-delà, on régresse de vingt ans dans le traitement de l'image.  

                      Dans l'au-delà, l'Empereur Palpatine est videur dans les soirées à ciel ouvert.

La musique du film est infecte et les doublages français sont très mauvais. Mais il faut dire que les acteurs ne sont pas aidés par des dialogues totalement idiots et écrits au moyen d'un stylo planté entre les fesses (oui écrire un film en étant bourré ça stimule la créativité faut croire...) L'adaptation française est assez légendaire, probablement effectuée par des collégiens qui ont eu à coeur de tout traduire de la façon la plus approximative possible. Une mention spéciale à la boisson « Motherfucking devil » traduit en « Putain d'ta mère le diable » (une chance que le cocktail n'était pas un cocksucking cow-boy...)

                                                      On trouve une sous-Salma Hayek ma foi fort jolie

 

                                                    LE RUGISSEMENT DU DRAGON DE FEU !!!

Mais quel film idiot mes amis. Mais quel film crétin, mais surtout quel nanar de qualité ! Car oui, c'est vraiment un nanar dans le sens le plus total du thème. Certes, les tentatives de comédie du film laissent de marbre, mais pourtant que d'éclats de rires devant ce monument de la débilité teinte d'alcoolémie. Un film qui n'aura honte de rien : un barman pétomane, un démon croqueur de zizi, une tequila qui ressuscite les gens...rien ne vous sera épargné par Tequila Body Shot. Un film qui nous rappelle qu'un mauvais nanar sera toujours plus amusant qu'une excellente comédie.

                                                      Comment ressuciter votre conjoint tout en picolant  :

 

                                                                            1/ Une pincée de sel

                                                                        2/ Un peu de citron 

                                                             3/ On boit le shot de tequila tout en roulant une pelle 

                                                  OMG !!1 LIKE DJESUS !!! @[email protected]

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Cinémasochisme

Je corrige : ce film avait un coeur de cible resserré : les tortues ninjas ET Mimy Mathie ! 

Waldotarie

 

En fait ils ont fait un mix de tout ce qui marchait pas dans le film de kung fu 

_Mrrockpsy95_

 

Je pense que c'étaient les essais de Maurice Sarfati avant qu' il ne s'attelle au doublage de Nicky Larson 

Narga

 

Même David Cage n'y aurait pas pensé !

Karas

 

 L'art martial de style traditionnel prend sa puissance dans le stroboscope, les moines shaolins s'entraînent comme ça ! 

Ipiip 

 

         

                                                            Oh ca donne envie là tout de suite !

Quand l'ami Karas m'a présenté « Combat sans merci », j'étais loin de me douter du potentiel tout puissant de ce nanar. Dégusté avec de braves Gamebloggeurs, jamais nous n'oublierons notre rencontre avec ce film. Plus qu'un nanar, une légende. Combat sans merci (Breathing fire) réalisé par Brandon De-Wilde, Brandon Pender et Lou Kennedy (car oui, il fallait bien trois réalisateurs différents pour construire ce monument) avec le charismatique et légendaire Bolo Yeung est un film d'action de 1991 qui se pare des atours du nanar avec une grâce rare. 

 

                                                                  Bolo, tout en muscles

 

                                                                           Et voici nos héros...

Le vil scélérat Michel (!) et sa bande ont cambriolé une banque et dérobé moult lingots de plastique d'or. Mais au lieu de se répartir le butin, Michel décide d'enfermer les lingots et de détruire les clés, après les avoir fait copier au moyen d'une pizza en plastique dont les parts furent distribuées à chaque complice. Michel a deux enfants, deux gamins dont l'un est un Vietnamien qu'il a adopté après avoir affublé du nom de Charlie (Hem...oui on appelait les Viêt-cong les « Charlie » pendant la guerre. Michel est un peu un gros c...) Ces deux gamins participent au championnat d'arts martiaux et sont très bons dans leur domaine, même s'ils manquent un peu de discipline. Un jour, Michel décide de retrouver ses compagnons afin de récupérer l'or. Il s'arrête chez un complice qui lui propose de garder sa part, désireux qu'il est de ne pas être impliqué dans cette histoire de braquage. C'est un marché tellement honnête que Michel tue le bonhomme devant sa fille Annie qui, prenant la poudre d'escampette va trouver refuge chez David, un garagiste expert en Kung Fu qui n'est autre que le frère de Michel. Avec l'aide de ses deux neveux, David va tout faire pour protéger Annie.

 

                La pauvre Annie a vu son papounet mourir sous ses yeux et en plus, elle est oubliée par le scénario.

              Peter fit une grave erreur le jour où il refusa la pizza en plastique que lui tend l'immonde Michel.

Un scénario comme ça aurait pu être super intéressant, soulever de grands enjeux dramatiques s'il n'avait pas été torpillé par ce qui est l'un des défauts majeurs de ce film : un montage décousu qui fait perler les incohérences telles la rosée du matin. Visiblement les trois réalisateurs ont eu du mal à se synchroniser il en résulte une intrigue complètement foutraque. Un coup on poursuit les ravisseurs d'Annie la scène suivante elle fait du cheval sous le regard amoureux des deux garnements. Le film n'est finalement qu'un enchaînement de scènes de combats complètement bizarres  : les deux jeunes se frittent contre un gars tout en usant de farces dignes de Macaulay Culkin dans « Maman j'ai raté l'avion », se battent dans une boîte de nuit sous les feux des stroboscopes... Tout cela jusqu'au combat final.

 

Quel coup du destin ! Le bienveillant Tonton David-sensei n'est autre que le frère de l'amer Michel (qui a perdu son chat)

                                                                             JENGA !!!

La réalisation souffre grandement de ce montage bordélique avec des transitions brutales. L'histoire est bancale mais au fond on s'en balance un peu car il faut avouer que c'est très marrant à suivre. Les scènes de combat loufoques ponctuent le film et alternent avec des scènes d'entraînement lorgnant complètement du coté de Karaté Kid. Et on va de surprise en surprise dans ce film le point culminant étant un combat contre des nains barmans experts en arts martiaux. Du pur génie avec un kitsch désuet qui est renforcé par le charme 90's d'un film condamné à vieillir très vite.

 

                                                Pimp Thorin écu de chêne n'est pas content !

                                                                                 Far over...

 

                                                                 ...the misty mountain cold... 

La fumisterie continue avec un doublage français à la hauteur de nos espérances, avec des acteurs motivés mais qui croient doubler un dessin animé du samedi matin et surtout, une vraie perle : la francisation de certains prénoms. Quel plaisir de voir les deux héros se fritter contre Alain, ou alors les manigances du redoutable Michel ! Ce doublage est de plus agrémenté par une musique au synthé bontempi qui ravira les oreilles de ceux qui ne se les seraient pas arrachés à l'écoute des dialogues idiots au vocabulaire surprenant. 

 

                    Et tout ça pour des lingots qui disparaissent à la fin (un peu comme le Ouayte Faya)

Stupide et loufoque, complètement barré, Combat sans merci est un vrai, un pur, un excellent nanar ! C'est une mine de plans foireux, avec des acteurs mauvais, comme on peut s'y attendre et un montage décousu qui devrait devenir LA référence dans les écoles de cinéma. Un nanar généreux qui sait donner du plaisir aux chanceux qui iront s'infliger cette pure merveille du mauvais cinéma sympathique. Combat sans merci m'a fait rire et pour ça je l'en remercie ! Oui, merci Combat sans Merci de nous prouver qu'un mauvais nanar sera toujours plus marrant qu'une excellente comédie.

 

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Cinémasochisme

Toute oeuvre de fiction est pourvue d'un titre. Un titre, c'est quand même primordial, que ce soit pour une BD, un jeu, un film et j'en passe. Un titre, c'est un indicateur digne de confiance qui permet d'aiguiller. Par exemple, si je réalise un film dont le titre est « Les aventuriers du bermuda céleste », vous vous attendez au moins à voir un bermuda et des aventuriers, si c'est pour vous servir ensuite un remake d'un épisode d'Arabesque sous ce titre, vous me cracheriez dessus (et vous aurez bien raison). Night Force, quand j'ai vu ce titre, je me suis dit « Tiens, ce doit être comme Mega Force, une sorte d'escouade nanarde qui ne sort que la nuit ». Comme je me trompais. Hélas pas de moto volante ni de combinaisons de combat en lycra pour ce film de 1987 avec l'exorcisée Linda Blair, James Van Patten et Richard Lynch. Après les affiches trompeuses, les titres trompeurs. Pas grave, le résultat est le même, on a là un bon nanar bien crétin et donc savoureux.

                                                                

                                    "Some people give a damn..." mais pas l'équipe du film, visiblement. 

                                                         JE TIRE SANS VISER LOL !!!1

Christy, la fille du sénateur Hansen doit se marier Bob Worthington (aucun lien avec Sam) riche avocat et sosie officiel de Laurent Boyer. Hélas, ce mariage ne sied guère à la jeune femme qui préfère batifoler avec Steve, le musculeux petit frère, étudiant à la coupe mulet qui rendrait jaloux notre ami McGyver. Alors que le mariage approche à grands pas, la malheureuse se fait kidnapper par de vils terroristes/moustachus/communistes/mexicains qui l'embarquent en Amérique centrale et exigent du paternel aux abois une rançon de 2 millions de dollars ! Ah les paltoquets, les sagouins, les vils butors ! Heureusement, pour la sauver, Steve embarque quatre autres potes étudiants afin de prendre d'assaut le camp du vil Estoban chef de la guérilla. Et oui, vous avez bien lu. Pas de forces spéciales, juste des types lambda qui partent avec leur burnes et leur couteau (enfin sauf la jolie Linda Blair qui n'est pas munie de tels attributs masculins). Alors qu'ils se baladent au Mexique, ils rencontrent le mystérieux Bishop, sorte de cosplay permanent d'Indiana Jones qui décide de les aider...sans qu'on sache trop pourquoi.

 

                      Les frères Worthington, personnellement je les appelle "Coupe mulet" et "Lolo Boyer".

Après dix minutes de film, on a droit à une scène de douche assez longue avec des flash-back de la scène de sexe qui eut lieu deux minutes avant, au cas où vous auriez raté les premiers plans boobs..

Le scénario est d'une débilité sans nom. Je parlais de titre trompeur et en effet. Déjà les braves étudiants ne se battent pas de nuit, et non, désolé, mais cinq pélos qui savent à peine presser une gâchette, même s'ils prennent d'assaut un campement militaire, cela ne fait pas d'eux une escouade. Du coup, au lieu d'appeler le film « Night Force » moi j'aurais plutôt choisi « Spring break : Lock and load edition ». Le film commence par s'étaler sur une vingtaine de minutes de scènes d'exposition inutiles car finalement, les personnages sont si mal écrits, si caricaturaux qu'au final on se fout bien de savoir ce qui va leur arriver. Le héros, Steve Worthington fait figure de Rambo du pauvre avec le cerveau et le charisme d'une huître génétiquement modifiée afin de pouvoir rivaliser avec une amibe atrophiée. Christy, qui est l'enjeu principal du film n'a pas d'autre utilité que de montrer sa poitrine en toute occasion. Je ne plaisante pas : c'est tout ce que son actrice nous montre. Christy a une scène d'amour avec Steve, hop plan nichon. Ensuite elle prend une douche, plan boobs, et pendant qu'elle prend sa douche, elle a des flash back de la scène précédente Incepboobs, elle se fait capturer, et on abuse d'elle dans la camionnette, plan nichon furtif, elle est à poil dans sa cage, elle s'enfuit et est rattrapée résultat : un soldat lui arrache sa chemise et tente de la violer (plan boobs) avant d'être sauvée par un autre soldat qui bute le précédent uniquement pour la refoutre à terre (replan boobs) et abuser d'elle. À croire que la pauvre fille a un quota à respecter. Les étudiants qui vont secourir Christy sont absolument inintéressants et bien qu'ils soient très différents avec des caractères bien tranchés et distincts, ils se détachent fort peu les uns des autres et on ne fait aucune différence entre eux, surtout lors des scènes de combats, brouillonnes au possible.

 

             L'Agence tout risques est tombée bien bas ! Elle kidnappe les jeunes femmes maintenant !

   Une barbe, un treillis, une carte du parti communiste et un cigare...il me rappelle quelqu'un...Robert Hue, peut-être...

La réalisation est terriblement mauvaise, c'est surtout le montage qui est d'une crétinerie sans nom, trop tranché, pas assez subtil, il enchaîne les scène comme la pauvre Christy enchaîne les plans poitrine, c'est-à-dire à la chaîne et surtout lourdement. Les scènes de combat sont très mal filmées, et surtout très superficielles. C'est de la scène de combat nanarde avec des gens qui tirent au pif et qui touchent quand même et des tas de stock-shots d'explosion et de mecs qui tombent au ralenti. Elles n'apportent aucune tension, mais leur ridicule est toujours amusant, surtout que nos braves crét...étudiants ont la gâchette facile (surtout pour le maniement du bazooka)

 

Les experts (que vous êtes maintenant si vous suivez ce blog avec assiduité) reconnaîtront la poupée gonflable de "Piège mortel à Hawaïï" qui fait un caméo inutile, mais qui a le mérite d'exister.

    Roberto-Huang-Kader Delavoie, fan de Crocodile Dundee a sombré dans l'alcoolémie et s'est paumé dans un nanar...

Le doublage français est une réussite dans le sens nanardesque bien entendu. Acteurs miteux lisant un texte idiot, jeunes femmes qui pensent doubler un téléfilm érotique, tout est fait pour assurer le lulz, et surtout appuyer la nullité abyssale des acteurs. Quel dommage hélas que les doubleurs n'aient point poussé le vice à ce qui fait d'un doublage nanar un doublage de qualité : à savoir les accents grotesques. Pourtant il y avait du potentiel Michel Leebien mais bon...

 

                               Linda Blair en treillis et sans le vomi vert-radioactif-des enfers-du diable.

                                                              AWESOMENESS BITCHES !!!

Film idiot, au scénario mal branlé et porté par des acteurs très peu crédibles, Night Force est un titre qui ne porte bien son nom que par le destin qui lui fut réservé ! À savoir plonger dans les ténèbres nocturnes du cinéma avec force. Un nanar sympa sans plus, mais à voir quand même pour tous les ciné masochistes qui devraient savoir maintenant, qu'un mauvais nanar sera toujours plus marrant qu'une excellente comédie.

 

             "Ces terroristes sont bien urbains, ils ont compris que j'étais allergique aux vêtements..."

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Édito

Bon j'ai eu un gros moment de flemmingite aigue, mais depuis Juillet en fait, ce blog est entré dans sa troisième saison. Mais comme là, j'ai un sursaut de motivation, on va faire comme si je n'avais pas lézardé comme un gros viandard depuis cet été.

 

Et n'oubliez pas de croire en mon brushing, car mon brushing croit en vous.

Ancien Prez Critomore,

pire éditorialiste de blog de ce coté de la Galaxie.

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