Crito's Bizarre Adventures

Crito's Bizarre Adventures

Par Critobulle Blog créé le 15/07/11 Mis à jour le 25/09/15 à 00h06

Les portes de l'epicness se sont ouvertes ! Toi qui pénètre sur ce blog, abandonne toute logique.

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Animés

Avant toute chose, je voulais avant tout remercier Kaminos et snake_in_a_box sans qui je ne me serait jamais arrêté sur cet anime. Je ne suis absolument pas fan des magical girl. Ce genre me tape sur les nerfs. J'ai pourtant essayé Card Captor Sakura, mais j'avais envie de l'étriper (alors que Sakura est un perso appréciable dans Tsubasa reserVOIR Chronicle). Et Sailor Moon, à l'âge que j'avais quand ça passait à la télé, c'était juste trop la honte. Quand à Tokyo Mew Mew, Magical DoRéMi et autres, ce n'est même pas la peine d'y penser. Oui, jusque là, je considérais que les magical girls c'était bon pour les filles, et les lolicons (l'hôpital qui se fout de la charité quand on sait que je suis un Brony). Pourtant, en me baladant sur gameblog et en lisant les avis et liens postés par les deux bonshommes que j'ai cité plus haut, j'ai eu envie de me pencher sur Puella Magi Madoka Magica. Et j'ai vraiment bien fait.

                                                       

 

Des parents aimants, des amies fidèles, Madoka Kaname, collégienne de quatorze ans tout à fait banale, semble avoir pour elle tout ce dont peut avoir besoin une jeune fille de son âge. Gentille et un peu timide, elle aimerait se sentir plus utile, mais globalement, elle reste une fille sans problèmes particuliers. Sa vie bascule le jour où arrive dans sa classe une nouvelle élève, Homura Akemi, jeune fille mystérieuse et froide dont Madoka a rêvé la veille. La nouvelle la met en garde, lui conseillant de ne pas chercher à changer sa vie. Un soir, la collégienne et son amie Sayaka sauvent une petite créature kawaï sorte de mix entre un lapin et un chat (soit deux des créatures les plus malfaisantes de notre univers) des griffes d'Homura. La créature , Kyubey, leur offre la chance de se voir exaucer un voeu si elles acceptent de devenir des Puella Magi (Mahô Shojô) et de combattre les dangereuses sorcières (Majô). Grisées par l'envie de servir la justice les deux jeunes filles devront faire un choix : accepteront-elle un destin tissé de combats pour se voir réaliser leur voeux ? 

                                                                       

                                                                        Tu as du beaucoup souffrir...

                                                                     

                                                                                 Vous aussi :(

                                                                      

                                            Comment ai-je pu être aussi aveugle toutes ces années durant ?

                                         

                                                                    Toi va au diable ! Suppôt de Satan ! 

Les trois premiers épisodes de la série issue des studios Shaft et scénarisée par Gen Urobuchi, restent toujours dans les canons habituels des animes magical girl. Pouvoirs magiques, transformations, ennemis au pattern récurrents, gâteaux à la fraise et compagnon tout mignon sont légion. D'ailleurs l'opening lui-même semble ne pas déroger à la charte du genre, avec sa J-pop acidulée et son imagerie shojô. Pourtant, dès la fin du troisième épisode et à partir de celui-ci, la série opère un changement radical. Nous ne sommes pas devant une simple histoire de justicières lambda. Nous sommes devant un vrai drame humain, une réflexion sur les Magical Girls, des petites filles qui portent sur leur frêles épaules la charge de protéger l'humanité : des responsabilités d'adultes pour des filles qui ne sont encore que des enfants. Car quand on y pense, dans les mangas, les héros sont incroyablement jeunes et pourtant toujours confrontés à des situations affreuses. Naruto et ses potes n'ont que douze ans, pourtant on les envoie faire des combats à mort, les héros de St Seya sont âgés de 13 ans, et il en va de même pour les héroïnes de Magical Girl. Puella Magi Madoka Magica lève le voile sur ces personnages, un peu comme si on regardait ce qui se passait en coulisses, montrant leurs doutes, leurs peurs, leurs angoisses. Un nouveau regard sur ces personnages aux couleurs criardes.

 

    Le casting au complet. Ne vous fiez pas au apparences, ces personnages sont extrêmement bien travaillés. 

                                                                   On passe bien vite de ça...

                                                                                         ...à ça.

Le scénario, bien que banal en apparence cache une complexité réelle, notamment en ce qui concerne la psychologie des personnages, extrêmement travaillée. Ceux-ci sont crédibles, et vraiment bien écrits. Les héroïnes évoluent et on le voit, on en souffre. Si elles sont introduites en respectant les archétypes de personnages d'anime (la nouvelle froide mais qui excelle en tout, la tête brûlée insensible, la fille joviale et altruiste éprise de justice...) elles ont l'intelligence de s'extirper de leur condition de façon vraiment touchante et poignante. Le tout est servi par des doubleuses qui font montre d'un talent d'acteur troublant. Point de cris stridents, ou de surjeu comme on peut en trouver dans l'animation japonaise traditionnelle : les seiyu doublent juste et jouent bien. Avec des personnages bien écrits et bien doublés, on ne peut que se sentir proche de ces héroïnes. Moi qui pensais avoir été soufflé par le personnage de Kamina dans Gurren Lagann, j'avoue avoir été bluffé par le casting de Puella Magi Madoka Magica.                                                                           

               Voici Charlotte, une des sorcières qu'affrontent les héroïnes. Croyez-moi, celle-ci est mémorable.


                                  La direction artistique oscille entre le kawaï desu et le franchement glauque.

Graphiquement, les studios Shaft ont fait des prouesses. Non seulement l'animation est d'une fluidité agréable, mais en plus c'est d'une beauté presque outrageuse. L'intrigue se passe dans deux plans : le « monde réel » proche du notre et le plan des sorcières qui sont des espaces clos dans lesquels se retranchent les sorcières. Si le premier plan est classique, les mondes de sorcières sont une vraie claque graphique permanente. Dérangeants, semblant être sortis de l'esprit d'Edvard Munch ou de Salvadore Dali, ces mondes sont des patchworks de plusieurs éléments installés dans une ambiance sombre et oppressante, faisant de chaque plan un tableau animé. Le contraste avec le monde du quotidien est saisissant, et le malaise instauré par ces séquences est constant. Le design des sorcières n'est pas en reste. Muettes et menaçantes, elles sont d'autant plus effrayantes quand on en apprend plus sur elles.

 

                                            Un autre exemple de la dualité graphique de la série.

L'OST est signée par la très talentueuse Yuki Kajiura. On reconnaît sa patte instantanément, avec ses mélodies mystiques qui mêlent violons et synthés ainsi que choeurs psalmodiant des textes dans une langue inconnue. Les thèmes musicaux des personnages sont vraiment envoûtants, mélancoliques, voir même d'une tristesse profonde. L'ending, interprété par le groupe Kalafina, fondé par la compositrice synthétise parfaitement l'ambiance musicale de la série : sombre, mais d'une beauté envoûtante.

                      

       Le thème de Sayaka est l'un des plus beaux et il prend encore plus son ampleur quand on connaît le personnage.

                      

                                                   Le thème de Homura parle pour lui-même.

                     

                                L'ending retranscrit bien plus l'ambiance de l'anime que l'opening.

Puella Magi Madoka Magica est comme vous aurez pu vous en rendre compte à la lecture de mon article, mon coup de coeur. Rarement une série ne m'avait autant charmé. Triste, sombre, voir même cruelle, la série est aussi une jolie histoire d'amitié pure, libérée de toute la « niaiserie » que l'on peut trouver dans de nombreuses autres productions dans lesquelles il suffit de se lever en souriant à l'ennemi et hurlant qu'on protègera ses nakamas. Dans Puella Magi Madoka Magica, ce n'est pas suffisant. Les bonnes actions ne sont pas toujours récompensées, et sont parfois même punies. C'est dur, certes, mais c'est beau.

 

                Le premier combat contre une sorcière. Vous pouvez y aller, le niveau de spoil est très bas... 

Ah ouais...il est pas super joyeux ce post. Du coup pour détendre l'atmosphère je vais vous raconter une blague nulle. Veuillez la recevoir dans votre coeur : Que dit Simon Belmont quand il arrive devant Dracula dans Castlevania ? Ca fouette ici !...

 

 

 

 

 

Pardon.

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Commentaires

Critobulle
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Critobulle
@Liehd tu peux y aller, il y a un lapin croisé avec un chat ! :lol:
@Waldo tu peut suivre la série en streaming légal sur Wakanim'

http://www.wakanim.tv/

@Snake le Evangelion des magical girls c'est la formulation parfaite pour cette série.
@Voron cette série :wub:
Waldotarie
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Waldotarie
...il manque le lien... :/
Voron
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Voron
C'est grâce à Kaminos également que je me suis laissé tenter par cette anime, que j'avais lâché une première fois pour la même raison que toi Critobulle, et finalement je l'ai aimé pour les mêmes raisons aussi. Un vrai coup de cœur <3

@Liehd: au pire c'est que 12 épisode, même si t'aime pas t'aura pas perdu ta vie dessus. Et pis c'est toi qui l'a dit, nous sommes tout les deux des hommes de goûts, alors si j'ai aimé, tu aimera aussi !
Snake_in_a_box
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Snake_in_a_box
@Liehd: Madoka Magica, c'est le Evangelion des magicals girls, ni plus ni moins, fonce!
La série est un hommage très intelligent au genre qui arrive à réinterpréter ses codes et elle arrive en plus à projeter la réflexion hors de l'écran en interpellant le spectateur et son rapport aux oeuvres imaginaires en général.

Le graphisme est "bloquant" au début (une certaine faiblesse dans le charact design) et il m'a fallu deux tentatives pour accrocher mais à partir de l'épisode 3 ça décolle vraiment et c'est une putain de série.

Et oui y'a une espèce de lapin. La meilleure de toutes les mascottes d'ailleurs...

@Crito: merci pour le remerciement :japh:
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
J'hésite encore.
Bon, Yuki aux musiques, c'est toujours bon à prendre.
Mais après, la question que je me pose, c'est celle de la sincérité de l'oeuvre.
Émane-t-elle d'une véritable volonté artistique/narrative, ou bien n'est-elle qu'un produit formaté comme un autre, en fonction des codes de déconstruction actuels (genre l'Ile Maudite Machinchouette, Mirrai Nikki, ...) ?
Du coup, ouaips, j'hésite.
C'est qu'il y en a eu, des déconvenues, ces derniers temps. :(
Peut-être vaudrait-il mieux que je m'en tienne au Portrait de Petite Cosette, pour ce qui est du loliglauque ? ! :lol:
Ou alors...
Y'a pas des lapins, des fois ?
ça me déciderait tout de suite, ça, des lapins... :lol:

Édito

Bon j'ai eu un gros moment de flemmingite aigue, mais depuis Juillet en fait, ce blog est entré dans sa troisième saison. Mais comme là, j'ai un sursaut de motivation, on va faire comme si je n'avais pas lézardé comme un gros viandard depuis cet été.

 

Et n'oubliez pas de croire en mon brushing, car mon brushing croit en vous.

Ancien Prez Critomore,

pire éditorialiste de blog de ce coté de la Galaxie.

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