Contr'Addiction

Par Contra Blog créé le 12/06/13 Mis à jour le 17/03/17 à 18h46

Joueur devant l'éternel, on me résume souvent à une poussière d'espace en quête d'une place. J'ai traîné mes baskets sur plusieurs sites spécialisés ces dernières années, armé de ma plume, parfois même hors de nos frontières. Je pense, donc j'écris. @ContraOff

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Humeur (Jeu vidéo)

Avec presque 31 ans au compteur, Ubisoft est une entité  qui compte dans le paysage vidéoludique français et international. D'abord connue pour Rayman, puis quelques années plus tard Ghost Recon, Beyond Good & Evil, Splinter Cell ou Prince of Persia, c'est surtout avec Assassin's Creed que l'entreprise bretonne explose aux yeux du monde et s'impose définitivement comme l'un des géants de l'industrie, aux côtés d'Activision et Electronic Arts. 

MATRICE COMMUNE

Fort de sa trentaine de studios, la firme enchaine désormais les productions à grand spectacle - en plus de livrer chaque année (ou presque) un nouvel épisode d'Assassin's Creed - et propose aujourd'hui toute une série de jeux articulés autour du concept de l'open-world, qu'on prophétisait (à juste titre) comme le genre majeur de cette génération, pour peu qu'on puisse parler de genre à proprement parler. Ainsi, de Watch Dogs, The Crew ou encore Far Cry, il se dégage ce qu'on peut appeler une matrice commune, régit par tout un tas de mécaniques que ces oeuvres partagent. 

De cette particularité, Ubisoft en tire une force. Tout d'abord la possibilité d'utiliser des features d'ores et déjà éprouvées auprès du public, mais aussi de s'appuyer sur le partage de ressources créatives (et non plus seulement matérielles ou financières) entre les nombreux studios du groupe, qui peuvent directement s'inspirer des avancées de leurs confrères pour les intégrer dans leur projet. A la clé, un gain de temps significatif mais aussi une base solide sur laquelle bâtir sereinement un nouvel univers. De plus, le joueur se retrouve en territoire connu, voire familier et il sait instinctivement ce qu'il doit faire pour progresser dans un environnement dont il maitrise les règles. Ainsi, à l'instar d'Assassin's Creed, ce n'est pas tant le fond du jeu qui change, mais plutôt la forme.

Avec cette méthode, Ubisoft s'est rapidement constitué un catalogue solide et régulier, et il compte bien poursuivre cette mutation en prenant en compte la nouvelle génération de joueurs, amateurs de l'instantané et du tout connecté. Ainsi, il y a quelques mois, Serge Hascoët (en charge du pôle créatif de l'éditeur) déclarait que la société allait perservérer dans la voie de "l'anecdote factory" (l'usine à anecdotes). Concrètement, il s'agit de libérer au maximum le joueur des contraintes narratives qui le dirige sur un seul rail en lui proposant plutôt des bacs à sable où il provoquera lui même des situations inattendues - par ailleurs propices à buzzer sur internet - tout en créant ses propres histoires. En somme, développer des laboratoires, plus que des jeux.

GENERATION GENERIQUE

Le problème, c'est qu'en adoptant cette approche, les productions en question perdent de leur identité, de leur particularité, et on a parfois la sensation de se retrouver avec une machine calibrée au pixel près et dénuée de surprise. C'est d'autant plus frappant avec les différents aperçus (jouables) du prochain Ghost Recon Wildlands, qui passe d'un TPS aux teintes tactiques à un shooter en monde ouvert plutôt générique, mêlant des philosophies arcade (notamment la conduite) et réaliste (la possibilité d'abattre ses cibles d'une balle tout en planifiant son approche), le tout enduit dans un open-world bourré de missions annexes avec des objectifs essorés. Ca manque de folie, d'inspiration, avec l'impression que le projet est né d'une volonté d'appliquer "l'open world à la Ubisoft" à ses différentes licences, plutôt que d'une inspiration lumineuse.

Une rupture d'ores et déjà consommée avec Far Cry Primal, qui ne fait dans le fond que répéter les gammes de Far Cry 4 (lui même reprenant presque religieusement la recette de Far Cry 3) avec un contexte différent, censée justifier la mise au monde de cet opus. Même son de cloche pour Watch Dogs 2 qui, malgré une ambiance plus légère et donc radicalement différente de son ainé, reprend encore et toujours la même approche du monde ouvert, avec la facheuse sensation d'avoir déjà fait ça des dizaines de fois avant même de réellement commencer. Comme je l'ai déjà indiqué plus tôt, la forme plutôt que le fond.

En guise de contre exemple, on peut tout de même citer The Division, qui parvient à s'extirper en partie de ce modèle tout en conservant quelques marqueurs communs. Mais le jeu séduit non seulement par sa cohérence et l'aura qui s'en dégage mais aussi parce que le titre de Massive Entertainment s'annexe de l'effet miroir et propose en surcouche ses propres règles articulées autour de l'intéraction entre joueurs. Bien qu'il rentre dans la case des open-worlds, le résultat tranche avec les productions citées plus haut, avec une éxecution précise et rafraichissante, avec un aspect RPG poussé qui dénote du reste.

Le Ubisoft que j'aime

Si je tire un constat assez pessimiste sur l'activité d'Ubisoft, il faut malgré tout garder en tête que l'ensemble des projets de l'éditeur n'est pas concerné par cette fameuse matrice commune, et on pense donc à des softs comme Just Dance, South Park (rapatrié de feu THQ) ou encore les derniers Rayman, qui offrent des expériences à part pour viser un public différent.

Mais on peut également citer Rainbow Six Siege et For Honor, et si je parle de ces deux derniers, c'est avant tout parce qu'ils symbolisent au final le Ubisoft que j'aime, celui qui propose des expériences spécifiques et ambitieuses. Pas forcément par leur taille ou les moyens impliqués, mais par cette volonté de concevoir autre chose, et pas forcément dans des zones de confort. Rainbow Six Siege est un FPS qui mise sur le teamplay avec une bonne dose de tactique, à fort potentiel compétitif quand For Honor arrive de son côté avec une nouvelle perspective dans le genre du jeu d'Action/Combat, grâce à un gameplay propre et réfléchis.

A l'instar de Rainbow Six, For Honor pourrait cristalliser une communauté sur le long terme et jouir d'un excellent bouche à oreille qui consolidera la réputation du jeu tout en lui assurant une activité continue, et il n'est d'ailleurs pas très étonnant de voir que le jeu adopte le même modèle économique que Rainbow Six, à savoir du contenu gratuit planifié sur plusieurs saisons accompagné de quelques micro-transactions pour le cosmétique ou gagner du temps pour débloquer les classes. Une manière astucieuse de ne pas diviser la communauté et donc laisser la porte ouverte aux nouveaux venus.

Il reste également une grosse inconnue, celle du prochain Assassin's Creed, qui pourrait marquer un tournant majeur pour la série et par extension dans cette matrice Ubisoft. L'éditeur a en effet pris le temps de faire souffler la licence (qui a tout de même livré un remaster et une adaptation cinématographique cette année histoire d'entretenir la flamme) pour - on l'espère - préparer un retour fracassant et insuffler une nouvelle dynamique qui servira d'exemple pour les autres wagons qui suivent le sillon. Il s'agit en effet d'éviter de pousser définitivement les joueurs vers un même constat, celle d'une formule qui touche ses limites.

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Commentaires

Melkisedec
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Melkisedec
Un manque de peaufinement pour certaine jeu ce fait clairement sentir: watch dogs 2 est générique cela ce ressent dans les missions la conduite et les guns figth et ce même syndrome pour les plupart des suites d'ubisoft. et la sa devient lassant et visible!
Contra
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Contra
@JerryGolay Et je précise également que je ne mets pas TOUS les jeux Ubisoft dans le même sac, c'est le sujet du dernier paragraphe d'ailleurs. Il y a aussi un côté d'Ubisoft que j'aime (Rainbow Six, Rayman, For Honor et même ZombiU puisque tu le cites).
Contra
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Contra
@JerryGolay Et je n'ai jamais dit qu'Ubisoft avait inventé les quêtes Fedex, je n'en ai même pas parlé dans mon article ;)
JerryGolay
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JerryGolay
@Contra

Encore une fois je ne partage pas ton point vue car je le répète Ubi ne fait que reprendre des recettes que d'autres soi disant "artisan du gameplay" pratiquent depuis plus de 30 ans ! Ubi n'a pas inventé les quêtes FedEx, le grinding ou le farming. Collecter des lettres, des étoiles, ou des pigeons n'est pas pire que de rechercher des drapeaux, déchiffrer des cartes aux trésors ou résoudres des enquêtes policieres dans Unity. Tu veux comparer la pêche à la baleine dans Black flag avec la pêche aux coffres dans wind waker ?
Ubi n'a donc rien d'un cas à part surtout que lorsqu'ils essayent de tenter d'autre choses avec plus ou moins de succès on les accuse de vouloir surfer sur la vague indé. A coté de ça les "artisans du gameplay" ont le droit de te sortir des demo à plein tarifs ou des runners sur mobiles sans que personne ne disent rien.
Ubi ont aussi pris des risques au lancement de la Wii U avec ZombiU, est ce qu'on va leur reprocher d'avoir voulu surfer sur la vague Nintendo ?
Contra
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Contra
@Airthinking Effectivement, c'est une bonne question.

@youplay72 Si Ubisoft persévère dans cette voie, c'est bien entendu parce qu'il y a un public. Mon article reflète avant tout mon ressenti, appuyé par une petite analyse sur le tas.

@air-dex Oui, ce style particulier c'est bien ce que j'appelle la matrice commune (notez que je n'ai pas inventé ce terme, il m'a été inspiré par l'excellent journaliste Raphael Lucas dans un de ses vieux papiers). Au final, ton commentaire synthétise l'idée de mon propos. Et je te suis sur l'idée que les AAA doivent aussi remplir des cases, ils font parties d'un écosystème complet sans lequel cette industrie ne serait pas aussi influente.

@JerryGolay Ubisoft reste selon moi un cas à part, notamment par son volume de production mais aussi sa cadence (tout ce que je décris dans mon article s'est déroulé en - grosso modo - 10 ans seulement !). Concernant Child of Light et Soldats Inconnus, j'ai volontairement passé sous silence ces titres. Déjà parce qu'ils sont - à l'image des exemples Just Dance & Cie que j'ai cité - à part de tout ça, mais aussi parce que la mise en chantier de ces jeux a surtout répondu à une "mode" du jeu indé chez les gros éditeurs à un instant T (porté cette fois-ci par le retour de Rayman), qui semble-t-il est quelque peu passé. EA a fait la même chose.

@BigSnake J'ai en effet beaucoup hésité à inclure The Division comme un contre exemple, mais s'il partage des points qui se réfèrent à la fameuse matrice Ubisoft je trouve aussi qu'il parvient paradoxalement à en faire quelque chose d'autre. C'est peut être une sorte d'état de transition, ou un hybride de plusieurs écoles. Mais j'ai en tout cas la sensation que le jeu est parti d'une idée bien précise et pas seulement d'une nouvelle production enfanté par la matrice Ubisoft.
Airthinking
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Airthinking
Moi ce qui me gêne le plus chez Ubi c'est leur délire de jeux connectés.
J'aimerai peut-être jouer à Steep dans 15 ans,est ce que ce sera encore possible?
youpla72
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youpla72
En accord avec vous dans le sens ou des histoires et une narration transpose superbement dans ce que l'on vit dans le jeux. Par contre j'adore les open word dit "bac à sable" et je souhaite toujours leur présence futur. La richesse de la vie est dans sa diversité, des gouts, des couleurs, des types de jeux vidéos etc..
air-dex
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air-dex
Ubisoft a fini par créer un style particulier de monde ouvert, et je n'ai pas envie de les blâmer sur le fait de cultiver cette différence et de proposer des mondes ouverts ubsioftiens. Du coup je n'ai pas envie de classer la matrice Ubisoft alias "les mondes ouverts ubisoftiens" contre le reste du monde Ubisoft.

Ubisoft a en commun avec Lego la volonté de réutiliser ailleurs ce qu'il a déjà fait. Chez Lego, les pièces des jeux de constructions doivent être utilisées dans au moins deux jeux de la marque. Chez Ubisoft, c'est pareil. Ils produisent beaucoup de composants lors de la création d'un jeu et s'ils peuvent les réutiliser dans d'autres jeux afin de baisser les coûts de ceux-ci alors tant mieux pour eux. Ne pas réinventer la roue est une bonne pratique de développement informatique et on ne va pas les en blâmer.

Par contre là où on peut critiquer Ubisoft c'est quand ils ne créent pas beaucoup de valeur ajoutée à nouveau jeu, quand le recyclage est trop visible. Je pense bien sûr à Far Cry Primal, mais aussi à For Honor. For Honor a beau être une nouvelle licence, le jeu recycle beaucoup de composants d'Assassin's Creed. Quand tu vois des objectifs où l'on t'indique la distance comme dans AC Unity (par exemple) et des combats où l'adversaire est "sélectionné" comme dans un AC, où t'as une image qui part en live quand t'as plus beaucoup de santé comme dans un AC, et où t'as une animation de mise à mort à la fin du combat comme dans un AC, ça commence à faire beaucoup trop et c'est trop visible. Tu remplaces les Vikings, les Samouraïs et les Chevaliers par les Pirates (avec Edward Kenway à leur tête), les Italiens de la Renaissance (avec Ezio Auditore à leur tête), et les soldats indépendantistes américains (avec Connor Kenway à leur tête), et tu as ce qu'on peut appeler un "Super Smash Assassin's".

On peut également critiquer Ubisoft quant à sa non prise de risques sur certains jeux, de trop les calibrer comme l'article dit. Ceci dit, les jeux AAA sont là pour remplir les caisses, ce qui permet ensuite à Ubisoft de prendre des risques ailleurs sur d'autres jeux. Les blockbusters financent le cinéma d'auteur, et c'est pareil pour le JV. On a ainsi deux Ubisofts comme sous-entendu par l'article. D'un côté on a l'Ubisoft de Watch_Dogs, celui qui est avant tout là pour faire du chiffre quitte à sortir des jeux complètement aseptisés. C'est Watch_Dogs (1 & 2), c'est The Division, c'est Far Cry Primal, c'est For Honor, ce sont les derniers Assassin's Creed... Bref ce sont les jeux qui s'ils sont mal faits seront qualifiés "d'Ubichiottes" par les haters. Mais de l'autre on a l'Ubisoft de BGE, qui fort de l'argent rapporté par le premier Ubisoft peut se permettre des fantaisies et peut prendre des risques. C'est Beyond Good and Evil (1 & 2), c'est Child of Light, c'est Steep, c'est Rayman, c'est souvent propulsé par l'Ubi Art Framework...

Pour finir il reste en effet à savoir ce qu'ils vont faire d'Assassin's Creed. AC Unity a fait mal à Ubisoft et cela a même déteint sur AC Syndicate qui, quelques soient ses qualités, est une victime collatérale. Quatre possibilités :
1°) Le pire. Ubisoft avait prévu un AC 2016, mais celui-ci était trop pourri et ils l'ont discrètement annulé. Rendez-vous en 2017 avec un AC avec un potentiel de bad buzz aussi fort que celui d'Unity.
2°) Le meilleur. Ubisoft décide de mettre l'accent de la qualité et passe du modèle annuel à un modèle à la GTA. On en sort moins, mais on en sort des meilleurs. Cela va avec leur volonté officielle de "Witcheriser" Assassin's Creed, donc de prendre leur temps comme pour un "The Witcher". Watch_Dogs prendrait alors la place qu'AC occupait jusqu'ici.
3°) L'intermédiaire. Un AC était prévu en 2016, mais ils ont voulu mettre l'accent sur la qualité et l'ont reporté à 2017.
4°) L'intermédiaire bis (intermédiaire-pire ?). Le seul changement, c'est qu'on n'a plus de licence strictement annuelle mais Assassin's Creed et Watch_Dogs qui sortent en alternance, W_D les années paires et AC les années impaires. ^^

Le mieux qu'on puisse espérer pour AC est qu'Ubisoft réussisse là où Activision est en train d'échouer. Ubisoft a peut-être eu la bonne idée de prendre son temps pour remettre AC sur de bons rails là où Activision persiste et est en train d'épuiser son Call of Duty. Ubisoft a sans doute réagi au bon moment pour AC là où Activision le fera trop tard pour CoD. Mais en même temps Activision n'a pas de quoi faire reposer sa licence phare contrairement à Ubisoft. Je m'arrête là sinon je vais passer hors sujet.
JerryGolay
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JerryGolay
En même temps ce discours est aussi applicable à un tas d'autres editeurs du genre Nintendo. En effet j'ai jamais eu l'impression qu'ils proposaient des univers narratifs de grande volée entre les Mario kart, les Mario plateforme, wii sport, wii music, splatoon et voir 1 2 switch ou Arms et pourtant personne ne s'en est jamais plaint.

Idem pour un tas de jeu japonais très typé arcade du genre bomberman, street fighter ou puyopuyo où le scénario tient sur 3 lignes sans que cela gêne vraiment l'experience de jeu.

Après concernant la DA, c'est très subjectif mais perso je distingue assez bien les différences entre les différents AC que ce soit au niveau musique, univers ou personnages qui n'ont rien de générique. Ezio n'est pas Connors qui est différent de Arno ou du capitaine Kenway. Chacun a son histoire et ses origines, son univers etc... Ne me dîtes pas qu'un plombier moustachu ou qu'un Gorille qui balance des tonneaux représentent davantage de profondeur et d'intérêt.

Puis Ubi c'est aussi sauver le soldat inconnu ou Child of Light qui prouve aussi leur capacité à être aux antipodes des grosses productions AAA et donner libre cours à des univers poétiques et crayonné à souhait. Je pourrais aussi parler de la série des Anno sur PC qui m'ont fait passer temps d'heures sur chacune des parties et qui pourtant le grand public n'en parle pas vraiment.

Bref il est facile et de bon ton de cracher dans la soupe d'Ubi comme on le faisait à l'époque sur EA, alors qu'ils ne font que prendre les recettes de bien d'autres éditeurs plus "exotiques" car "made in japan".
GrisburT
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GrisburT
Bah c'est surtout le virage qu'a pris le monde du jeu video en générale. A part quelques exceptions
burnferl
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burnferl
Merci pour ton avis. Je suis complètement d'accord avec toi. Ubisoft s'éloigne de ce que je recherche vraiment: des jeux à la direction artistique unique, qui ont de la personnalité, avec des protagonistes intéressants et une excellente trame narrative...des jeux qui osent, pas du générique!

J'aime la liberté dans les jeux, mais pas au détriment de l'histoire...J'aime les monde ouverts, mais pas seulement remplis de quêtes de remplissage...

Espérons qu'ubi corrige le tir, parce qu'un jour, les joueurs ne se feront plus berner et n'achèteront plus leurs productions...
bornlikethis
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bornlikethis
il y aussi le probleme des quetes annexes types fed ex qui servent a remplir la carte des open world et a allonger artificiellement la duree de vie cf far cry,ac4 black flag, comme c est repetitif ca tue le plaisir et in fine le jeu, j ai adore far cry et ac4 puis au bout d un moment j ai decroche a force de faire les memes choses
Luminol30
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Luminol30
Bel article de ta part en tout cas. Et je partage complètement ton analyse
Big Snake
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Big Snake
J'aurais quasiment pu écrire ce texte (enfin j'aurais beaucoup moins bien écrit). Je partage ton avis sur la matrice Ubisoft. Matrice, qui d'ailleurs n'est pas utilisée que par Ubi. Et j'aime aussi le Ubisoft de R6S, Steep et For Honor. Même si des éléments comme les serveurs P2P où le fait de retrouver des mécaniques de F2P comme les micro-transactions dans un jeu payant à l'acquisition, m'horripile au plus haut point.

Cependant The Division ne me semble pas être un contre exemple. Il est à mon avis, le dernier gros virage qu'a pris Ubisoft. Il se lance dans le style de jeu principalement co-op où chaque joueurs incarne un personnage sans personnalité. Afin de faciliter l'identification. (Mais perso, je trouve il n'y a rien de pire qu'un personnage sans personnalité pour s'identifier). Un jeu où le joueur est libre et doit "écrit son histoire".

(J'ai entendu que Assassin's Creed Unity avait aussi, plus ou moins, lancé cette formule. Mais je ne l'ai pas fait.)

Et Ghost Recon Wildlands reprend quasiment tel-quel la formule de The Division (en dehors des dégâts typés MMO, qui, il me semble, ont été diminué dans les derniers patchs).
Dans ce dernier GR on a un background, un contexte qui place l'histoire, dans lequel on incarne un avatar sans personnalité (on peut s'estimer heureux qu'il parle, contrairement à TD où ceci devait aussi renforcer l'identification). Un jeu pensé pour la co-op où le joueurs "écrit son histoire" en enchainent des missions génériques.

Personnellement je crains vraiment que le prochains AC continue dans cette direction. J'espère de tout cœurs que ça ne sera pas ça et que l'on aura un personnage fort, avec une personnalité et une histoire intéressante et bien écrite.
dartagnyan38
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dartagnyan38
a voir tous ca

Édito

Les raisonnables ont duré, les excessifs ont vécu.

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