Allô Juju? Quoi de beau au ciné?

Par Jihelable Blog créé le 29/11/12 Mis à jour le 11/01/14 à 20h57

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Deuxième film de l'année pour ma part, et deuxième bonne pioche! Après La vie rêvée de Walter Mitty, je suis allé voir Philomena, le dernier film de Stephen Frears (The Queen), racontant l'histoire de Philomena Lee, une mère ayant perdu de vue son fils à l'âge de trois ans et qui, cinquante ans plus tard, décide de retrouver sa trace, aidée par un journaliste à la recherche du bon scoop pouvant (re)lancer sa carrière. Insipiré d'évènements réels, ce film est une véritable petite pépite cinématographique à ne manquer sous aucun prétexte!

Bon, j'annonce la couleur de suite: je crains de n'avoir trouvé aucun défaut à ce film. Tout y est excellent, à commencer par le duo formé par Judi Dench (plus connu pour son rôle d'agent M dans007) et Steve Coogan qui rayonnent à l'écran grâce notamment à des dialogues subtils et qui font souvent mouche. Ce n'est pas pour rien que les rumeurs prédisent un Oscar pour Judi Dench. Une grande performance de sa part, car le personnage de Philomena est un personnage très complexe, naïve et candide au premier abord mais fondamentalement ancrée à ses convictions qui auront d'ailleurs le don d'agacer le journaliste Martin Sixsmith qui considère l'Eglise coupable d'avoir privé Philomena de son enfant, alors que cette dernière ne parvient pas à le leur reprocher.
Par ailleurs, et c'est un véritable plus, le film ne tombe à aucun moment dans le pathos. Les situations dramatiques sont pourtant légions, mais le tout est à chaque fois filmé avec retenu et on se sent en empathie avec les personnages sans que ces derniers ne surjouent. On se délecte également de l'humour très présent tout au long du film, ce qui là aussi empêche Philomena de tomber dans un excès de sentimentalisme.
Le scénario quant à lui, inspiré d'une histoire vraie, est suffisament bien ficellé et agencé pour imprégner un rythme qui à aucun moment ne s'essoufle et permettre au spectacteur de ne pas s'ennuyer un seul instant. De plus, difficile de dire que celui-ci est également prévisible. Au contraire, Stephen Frears parvient toujours à nous surprendre et à relancer l'intrigue à des moments où d'autres se seraient empêtrés dans le côte dramatique de l'histoire pour nous servir un banal film dramatique sans saveur comme il en existe déjà des dizaines.
Enfin, un petit mot sur la photographie du film qui nous fait notamment voyager entre l'Irlande et les Etats-Unis. Les plans, et plus particulièrement ceux filmés en Irlande sont vraiment magnifiques et finissent par servir le scénario et le déroulement du film.

Si vous ne l'avez pas encore compris, foncez, courez, volez voir Philomena! Certes sa couverture médiatique est proche de l’inexistant mais qu'importe, ce film a tout d'un grand film et ce serait un gâchis de ne pas lui consacrer un peu de votre temps. Allez donc rire et vous émouvoir aux côtés de Philomena et de Martin, ça ne pourra vous faire que du bien!

 

 

 

 

PHILOMENA
Réalisé par Stephen Frears
Avec Judi Dench, Steve Coogan, Sophie Kennedy Clark
Sortie le 8 Janvier 2014

Synopsis

Irlande, 1952. Philomena Lee, encore adolescente, tombe enceinte. Rejetée par sa famille, elle est envoyée au couvent de Roscrea. En compensation des soins prodigués par les religieuses avant et pendant la naissance, elle travaille à la blanchisserie, et n’est autorisée à voir son fils, Anthony, qu’une heure par jour. À l’âge de trois ans, il lui est arraché pour être adopté par des Américains. Pendant des années, Philomena essaiera de le retrouver.
Quand, cinquante ans plus tard, elle rencontre Martin Sixmith, journaliste désabusé, elle lui raconte son histoire, et ce dernier la persuade de l’accompagner aux Etats-Unis à la recherche d’Anthony.

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Bonne année les gens! Et oui, l'année 2013 vient à peine de se terminer que l'année 2014 pointe le bout de son nez avec son lot de très bons films. Parmi eux, La vie rêvée de Walter Mitty, réalisé par Ben Stiller, dans lequel ce dernier joue le rôle d'un homme aux rêves impensables et démesurés. Cet anti-héros par excellence, solitaire et vivant un peu dans sa bulle va partir dans une incroyable quête parsemée d'obstacles en tout genre qui place ce film comme un des films incontournables de ce début d'année. A ne manquer donc sous aucun prétexte!

 Walter Mitty est un employé en charge des diapos du magazine Life. Pour son tout dernier numéro papier, il est demandé à Walter de sélectionner une diapo spécifique pour la couverture, envoyée par Sean O'Connell, grand photographe et ami de Walter. Et là, horreur! La diapo en question a disparu. Alors que jusqu'à présent, Walter se contentait de rêver sa vie à travers des situations toutes plus fantasques les unes que les autres, le voilà bien décidé à prendre les choses en main et à laisser sa solitude de côté pour partir dans un voyage extraordinaire à la recherche de Sean et de la diapo perdue.
Grâce notamment à une photographie splendide et une bande son de grande qualité, Ben Stiller parvient à nous faire voyager dans dans le monde incroyable de son personnage Walter Mitty, un monde où les limites de l'impossible sont cesses repoussées pour offrir au spectateur un spectacle à couper le souffle. On ne se lasse pas des péripéties vécues par Walter, même si ces dernières sont parfois un peu tirées par les cheveux. On pourrait aisément critiquer l'invraisemblance des évènements et des situations si Ben Stiller, à travers une interprétation remarquable, ne donnait pas à cet employé de bureau ordinaire ce côté fantastisque et attachant pour lequel on serait prêt à tout abandonner pour le suivre au bout du monde. Parce qu'en y réfléchissant bien, nous avons tous au fond de nous un Walter Mitty qui sommeille, une envie de tout lâcher pour s'évader là où le destin nous dit d'aller, sans rien espérer du futur. Juste profiter du moment présent, et advienne que pourra. Bon, dit comme ça je conçois que cela peut paraître un peu bateau, mais tel est le message délivré par le film. A vous de le prendre au degré que vous souhaitez, mais l'invitation au voyage et à l'évasion que nous offre ici Ben Stiller est si sincère qu'elle nous donne réellement envie d'y succomber.
Alors maintenant, tout n'est pas parfait dans ce film. A force de flirter avec les clichés, le film finit par tomber en plein dedans, notamment sur les dernières minutes. La fin est malheureusement assez prévisible, et après avoir croisé les doigts pendant de longues minutes en espérant que Ben Stiller ait eu l'intelligence de ne pas tomber dans les méandres de l'happy end typiquement américain, on déchante et on se dit que ce film méritait sans doute d'échapper à ça. Mais qu'importe, la magie opère tout de même et on ressort de la salle avec la conviction qu'il ne tient qu'à nous de faire de nos vies une aventure de tous les instants.

Malgré cette fin relativement bâclée et râtée, La vie rêvée de Walter Mitty n'en reste pas moins une oeuvre pleine de sincérité et de bons sentiments dans laquelle on se laisse emporter par les rêveries de Walter et de ses envies d'ailleurs. Ben Stiller réussit en ce début d'année à nous proposer deux heures d'évasions dans un monde extraordinaire et au final par si différent du nôtre, à condition de le vouloir...

 

 

 

 

LA VIE REVEE DE WALTER MITTY
Réalisé par Ben Stiller
Avec Ben Stiiler, Kristen Wiig, Shirley MacLaine
Sortie le 1er Janvier 2014

Synopsis

Walter Mitty est un homme ordinaire, enfermé dans son quotidien, qui n’ose s’évader qu’à travers des rêves à la fois drôles et extravagants. Mais confronté à une difficulté dans sa vie professionnelle, Walter doit trouver le courage de passer à l'action dans le monde réel. Il embarque alors dans un périple incroyable, pour vivre une aventure bien plus riche que tout ce qu'il aurait pu imaginer jusqu’ici. Et qui devrait changer sa vie à jamais. 

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Pour ce premier article de l'année 2014, j'ai décidé de regrouper deux petits avis de films que j'ai vu ces derniers jours. Et oui, deux pour le prix d'un! C'est mon petit cadeau de Noël pour vous, mes fidèles lecteurs! Au programme donc, 2 automnes 3 hivers de Sébastien Betbeder, un petit film français indépendant sans prétention mais terriblement prenant, etTel père tel fils de Hirokazu Koreeda, un film japonais au scénario peu original mais divinement mis en scène. Vous l'aurez donc compris, que du positif aujourd'hui! On finit l'année cinématographique en beauté, espérons que la nouvelle commence sur les mêmes bases!

2 automnes 3 hivers, c'est LA bonne surprise de cette fin d'année. On y raconte l'histoire d'Arman, un trentenaire parisien qui décidé de changer de vie le jour de ses 33 ans venu. Il rencontre par hasard une jeune fille au parc nommée Amélie et c'est le coup de foudre. Il la recroisera quelques jours plus tard. Débute alors le récit de ces deux protagonistes et de Benjamin, le meilleur ami d'Arman.
Que dire de ce film, à part qu'il déborde de fraîcheur et de sincérité. Je pense qu'il s'agit là d'un des plus beaux films qu'il m'a été permis de voir cette année. On se laisse porter sans hésiter et avec plaisir dans ces chroniques de vie quotidienne, où les personnages se confient face caméra sur leurs ressentis et leurs pensées, un peu comme dans un Confessions Initimes. Sauf qu'ici, on ne dénote aucun voyeurisme. Juste une envie de partager les douleurs, les joies et les peines de ces jeunes hommes et jeunes femmes aux vies relativement ordinaires. Les jours passent, les saisons passent, et notre attachement aux personnages lui reste immuable. Vincent Macaigne confirme tout le bien que je pensais de lui (après l'avoir vu dans Un monde sans femmes) et donne du coffre au personnage de Arman pourtant chétif et timide de prime abord.
En bref, une belle leçon de vie dictée par ce film, et on sort de la salle le sourire aux lèvres, heureux d'avoir pu partager pendant quelques dizaines de minutes la vie de personnages à la fois banals et irrésistibles.

 

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Un scénario qui sent le réchauffé et une mise en scène savamment concocté. Voilà comment on pourrait résumer Tel père tel fils. J'ose le mot réchauffé car l'histoire des enfants échangés à la naissance qui provoque par la suite le désarroi des parents, c'est du déjà vu (comme dans La vie est un long fleuve tranquille datant... de 1988). J'y suis donc allé avec un petit à priori, en m'attendant à voir un film tout ce qu'il y a de plus banal. Au final, force est de contaster que je me suis trompé sur toute la ligne.
L'histoire met en scène Ryoata et son épouse ainisi que leur fils Keita, vivant dans un somptueux appartement. Le jeune père, obsédé par son travail d'architecte, ne consacre au final que peu temps à son fils qui n'éprouve pas la même volonté au travail que lui. Lorsqu'on lui apprend que son fils a été échangé à la naissance, tout s'écroule autour de lui et se pose alors la question du lien du sang et du lien "affectif" qui constituera le fil rouge du film.
Si au départ, l'attitude plus ou moins distante du père envers son fils ne choque pas et ne dérange pas, on ne peut pas en dire autant quand Ryoata rencontre la famille qui a élevé son fils biologique. C'est cette rencontre qui va bouleverser les à priori et qui va faire prendre conscience aussi bien à Ryoata qu'au spectateur l'importance de la famille et du rôle de père. 
Un film touchant et sensible donc, porté par un formidable casting (mention spéciale au jeune Keita Ninomiya) et qui offre au spectateur un regard intimiste sur la relation parents/enfants sans pour autant tomber dans le pathos. 

 

Voilà qui conclut l'article! En espérant que celui-ci vous ait plu (même si je conçois qu'il est peut-être un peu court et pas forcément remarqublement écrit)! Pleins de nouvelles rubriques trop cools verront le jour en 2014! D'ici-là bonne année amis Gameblogueurs et Gameblogueuses!

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The Lunchbox raconte l'histoire de Saajan, un employé de bureau vivant seul depuis la mort de sa femme et sur le point de prendre sa retraite, et celle de Ila, une jeune mère délaissée par son mari qui préfère s'adonner aux joies de l'adultère que de s'occuper de sa famille et plus particulièrement de sa femme. Cette dernière, bien décidée à sauver son couple, décide de lui préparer de bons petits plats qu'elle place dans un Lunchbox livré directement sur le lieu de travail de son homme. Mais (parce qu'il y a un mais, il y a toujours un mais!) le service de livraison commet une petite bourde en se trompant de destinataire. Du coup, le vieux Sajaan qui n'avait rien demandé à personne hérite des délicieux mets concoctés par Ila. Cette dernière, se rendant compte de la bévue le soir venu, décide d'adresser le lendemain un petit mot au mystérieux destinataire. S'en suit une relation épistolaire pleine de saveurs entre les deux protagonistes...


Ritesh Batra. Ce nom ne vous dit rien? Moi non plus et c'est normal, vu que le réalisateur indien est tout nouveau tout beau dans le monde du cinéma et qu'il s'agit ici de son premier long-métrage. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que pour une première fois, c'est plutôt réussi, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord parce que le personnage de Saajan est remarquablement interprété par Irrfan Khan qui du coup offre une infinie justesse à cette relation inopinée. J'ai personnellement eu un peu plus de mal avec le jeu d'acteur (ou plutôt d'actrice dans ce cas-là) de Nimrat Kaur que je trouve moins concerné par la situation pourtant complexe que vit son personnage, qui ne sait pas trop quoi faire entre sauver son mariage ou tout abandonner. Les plats qu'elle prépare ont beau être savoureux, on ne peut pas en dire autant de son interpréation se révélant être au final plutôt insipide..

Au rayon des bons points, on peut aisément souligner la qualité des seconds rôles, et plus particulièrement celui de Shaikh, ce jeune orphelin chargé de remplacer Saajan une fois que celui-ci partira en retraite. Shaikh, c'est une boule d'énergie. Il a toujours le sourire et est heureux en permanence. Tout le contraire donc de Saajan, qui cherche en permanence à éviter tout échange avec lui. Mais petit à petit, cette relation qui au départ apparaissait au second plan va évoluer et prendre une place centrale dans le déroulement du film, et ce grâce à la perfomance de Nawazuddin Siddiqui qui en arrive (à mon sens) à voler la vedette à Nimrat Kaur. 

Enfin, je terminerai par les points négatifs du film. Rassurez-vous ce sera rapide. Le plus gros défaut réside à mon avis dans le dénouement final. Le film se termine de manière assez brutale et nous laisse un peu sur notre faim. On ne comprend pas trop ni pourquoi ni comment on en arrive là, et c'est plutôt tristounet de sortir de la salle frustré. C'est dommage, car jusqu'à ce moment-là, tout était remarqueblement bien ammené et bien mis en scène par le réalisateur.

On peut aussi chercher la petite bête en pointant du doigt la répétitivité des scènes qui peut à la longue en agacer et en fatiguer certains. En clair, le film repose sur un schéma du type Saajan ouvre le Lunchbox, Saajan lit le mot de Ila, Ila récupère le Lunchbox, Ila lit la réponse de Saajan, et ainsi de suite.

Au final, The Lunchbox est un petit cadeau de Noël cinématographique à déballer et à savourer sans modération. Tout est présent dans ce film: la justesse des personnages, l'ambiance dépaysante qu'offre Bombay et l'humour savamment dosée par le réalisateur. On ne s'ennuie pas une seconde, et les premiers mots qui nous viennent à la bouche en sortant de la salle sont: "Du rab, vite!"

 

 

 

THE LUNCHBOX
Réalisé par Ritesh Batra
Avec Irrfan Khan, Nimrat Kaur, Nawazuddin Siddiqui
Sortie le 11 Décembre 2013

Synopsis

Ila, une jeune femme délaissée par son mari, se met en quatre pour tenter de le reconquérir en lui préparant un savoureux déjeuner. Elle confie ensuite sa lunchbox au gigantesque service de livraison qui dessert toutes les entreprises de Bombay. Le soir, Ila attend de son mari des compliments qui ne viennent pas. En réalité, la Lunchbox a été remise accidentellement à Saajan, un homme solitaire, proche de la retraite. Comprenant qu'une erreur de livraison s'est produite, Ila glisse alors dans la lunchbox un petit mot, dans l'espoir de percer le mystère.

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Enfin! Après une une année entière à me faire un sang d'encre en priant pour que le sort de Katniss Everdeen et de Peeta Mellark puisse leur être favorable, revoilà le couple star du District 12 à nouveau au centre de toutes les tensions et de toutes les préoccupations dans ce deuxième volet de la trilogie de Suzanne Collins. Qui a dit que gagner les Hunger Games vous offrez un ticket pour une vie meilleure?

 Changer de réalisateur entre les différents épisodes d'une saga est toujours un risque. Ici, Gary Ross laisse à Francis Lawrence (De l'eau pour les éléphantsJe suis une légende) le soin de négocier de la meilleure des manières possibles ce deuxième volet très attendu par les fans (dont je fais bien évidemment parti). En effet, si le premier film était davantage là pour poser les bases de la saga, ce nouvel opus va nous permettre de rentrer une bonne fois pour toute dans le vif du sujet, à savoir l'opposition entre le pauvre peuple de Panem et le cruel pouvoir exercé par le Capitole.

Et ce n'est pas pour me déplaire! Parce que bon, s'entretuer dans une arène c'est sympathique, mais ça ne fait pas spécialement avancer l'intrigue... Enfin bref, je reviendrai sur ce point un peu plus tard. Parlons des choses positives avant tout, parlons de Jennifer Lawrence. L'actrice hollywoodienne crève l'écran et réalise une prestation de haute volée dans le rôle de l'intrépide Katniss Everdeen. Cela n'a rien de suprenant, on a l'habitude maintenant de la voir rayonner devant la caméra, mais bon, il fallait le souligner tout de même!

Un des autres motifs de satisfaction concerne l'intrigue en général et son développement tout au long du film. La révolte des habitants de Panem contre la dictature imposée par le président Snow, ainsi que le cruel dilemme auquel doit faire face Katniss nous tient en haleine pendant toute la première moitié du film, grâce notamment à des scènes comme celle de la flagellation ou ce court (mais intense) dialogue entre Snow et Katniss. Quant à la deuxième moitié du film...

Et c'est là que le bât blesse. La deuxième moitié du film, consacrée exclusivement aux Jeux réunissant à cette occasion 24 anciens vainqueurs des précédents Hunger Games, souffre d'un manque de rythme assez flagrant. Forcément, la comparaison est inévitable avec le travail précédemment réalisé par Gary Ross, et le constat s'avère délicat pour Francis Lawrence. L'arène dans laquelle s'affronte les tributs manque de profondeur, les phases d'actions se révèlent être relativement insipides et les personnages de Finnick Odair et de Mags (les deux tributs accompagnants Katniss et Peeta) manquent cruellement de charisme et de personnalité. 

Néanmoins, on peut peut-être trouver un soupçon d'excuse dans le fait que Francis Lawrence a fait le choix de ne consacrer qu'une heure aux Jeux, soit deux fois moins de temps que son prédecesseur. Attention, cela n'est en aucun cas une critique, mais force est de contaster qu'il est difficile de retransmettre toute l'intensité et la tension que provoque les Hunger Games à l'écran quand le temps qu'on y consacre s'avère être relativement court...


Au final, Hunger Games - L'Embrasement, s'il n'est pas un exemple de réussite sur un plan technique et artistique, reste néanmoins un excellent film grâce à un scénario captivant et à un cliffhanger des plus réussis. Néanmoins, il va falloir attendre encore un an pour retrouver Katniss et consorts prendre part à la révolte dans Hunger Games - La Révolte : Partie 1 (et oui, encore une fin de saga en deux parties... Ah argent, quand tu nous tiens!)

 

 

 

HUNGER GAMES - L'EMBRASEMENT
Réalisé par Francis Lawrence
Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth
Sortie le 27 Novembre 2013

Synopsis

Katniss Everdeen est rentrée chez elle saine et sauve après avoir remporté la 74e édition des Hunger Games avec son partenaire Peeta Mellark.
Puisqu'ils ont gagné, ils sont obligés de laisser une fois de plus leur famille et leurs amis pour partir faire la Tournée de la victoire dans tous les districts. Au fil de son voyage, Katniss sent que la révolte gronde, mais le Capitole exerce toujours un contrôle absolu sur les districts tandis que le Président Snow prépare la 75e édition des Hunger Games, les Jeux de l'Expiation - une compétition qui pourrait changer Panem à jamais...

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Je hais les maths. Et je dois avouer qu'elles me le rendent plutôt bien. Pourtant, au début, notre relation était saine, sans remous. Passer des heures à chercher combien de pommes Madame Michot avait dans son caddie ou combien lui coûterait deux poires, trois bananes et quatre pêches équivalaient à des heures de plaisir.
Mais petit à petit, de la même manière que j'ai appris à les aimer, j'ai appris à les détester. Tous ces signes, toutes ces lettres et tous ces théorèmes en tous genres ont fini par avoir raison de moi et de mon courage. Aujourd'hui, mathématiques est synonyme de torture mentale et physique.
Néanmoins, c'est plein d'espoir et d'envie que je suis allé voir le documentaire d'Olivier Peyon, 
Comment j'ai detesté les maths.

 

Que ce soit clair dès le début: si comme moi, vous n'aimiez pas les maths avant d'aller voir ce film, il y a peu de chance que votre sentiment à leur égard puisse changer. Pourtant, tout est mis en oeuvre pour nous faire aimer cette science tant décriée par les jeunes mais ô combien indispensable dans notre société.

Le début du documentaire est, je trouve, très accrocheur, notamment grâce aux interventions du mathématicien François Sauvageot qui parle des maths comme on parlerait d'un magnifique soleil couchant au bord de mer. C'est beau les maths, c'est magnifique. C'est qu'il me ferait presque regretter de ne pas avoir fait d'études scientifiques le bougre! Malhereusement, ses interventions se feront de plus en plus rare au cours du docuemantaire. Dommage, il était bien gentil ce bon vieux barbu...
Autre personnage atypique mais tout aussi attachant: Cédric Villani. Niveau carrure, c'est tout le contaire. On laisse un barbu fort et sûr de lui pour se retrouver avec un jeune mathématicien frêle et timide. Néanmoins, même si tout les oppose sur le plan physique, leur amour pour les mathématiques est le même et ils ont réussi à susciter en moi une vague de sympathie pour les maths. Un exploit donc.
A noter que Cédric Villani, à l'inverse de François Sauvageot, apparaît à plusieurs reprises dans le documenaitre, tel un rayon de soleil dans un ciel gris et orageux. La comparaison est peut-être un peu forte, mais plus le documentaire avance, plus cela devient fouillis. La petite étincelle qui s'était allumée en moi en écoutant les paroles des différents intervenants (comme celles de l'historien Jean Dhombres ou de la psychologue Anne Siety) s'est éteinte devant l'enchaînement de témoignages de personnes certes intéressantes et légitimes mais si soporifiques... Attention, ce ne sont pas tant les personnes elles-mêmes qui s'avèrent être ennuyeuses, mais davantage la manière dont le réalisateur a tourné et monté son doncumentaire. Malheureusement, tout le monde n'a pas le charisme d'un Cédric Villani ou d'un François Sauvageot et donc il devient forcément plus difficile de prêter une oreille attentive aux paroles de mathématiciens "lambdas" employant par moment des termes un poil trop jargoneux. A les écouter, j'ai eu l'impression que la science des mathématiques était un "domaine privé" dans lequel tout le monde n'est pas autorisé à pénéter. En clair, disons que je me suis senti un peu abandonné sur le bord de la longue et sinueuse route qu'est celle des mathématiques.

Un autre point négatif concerne la dernière partie du documentaire concernant la crise des subprimes de 2007, où on nous fait comprendre qu'un en gros la crise, c'est la faute des maths. Même si cela est sans doute en partie véridique, j'ai regretté que le réalisateur n'en consacre pas une plus grande partie dans son documentaire. Le sujet est trop vite traitée à mon goût. Dommage, car les avis divergents de Jim Simons d'un coté et de George Papanicolaou de l'autre sont captivants.

Au final, Comment j'ai detesté les maths me laisse un peu sur ma faim. Si les premières minutes du documentaire laissent présager le meilleur, on finit assez vite par déchanter et regretter l'inégalité des intervenants, tantôt intéressants, tantôt excluants. En ciblant davantage les questions et en développant un peu plus certains sujets, je suis persuadé qu'on aurait évité l'aspect brouillon que dégage ce film. Les mathématiques et moi, une histoire de désamour qui risque encore de durer un petit bout de temps...

 

 

COMMENT J'AI DETESTE LES MATHS
Réalisé par Olivier Peyon
Avec Cédric VillaniFrançois SauvageotAnne Siety
Sortie le 27 Novembre 2013

Synopsis

Les maths vous ont toujours barbé, vous avez toujours pensé qu'être nul en maths était une fatalité, bref vous les avez toujours détestées! On aurait pu se contenter d'en rire si elles n'avaient pris une telle place dans notre société : Apple, Google, Goldman Sachs ne sont plus qu'algorithmes et formules mathématiques. Comment les maths en sont-elles arrivées à souffrir d'une telle désaffection au moment même où elles dirigent le monde ?
A travers un voyage aux quatre coins du monde avec les plus grands mathématiciens dont Cédric Villani (Médaille Fields 2010), Comment j'ai détesté les maths nous raconte comment les mathématiques ont bouleversé notre monde, pour le meilleur... et parfois pour le pire.

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