Le Monde du Captain Sparke

Par Captain Sparke Blog créé le 03/10/16 Mis à jour le 11/12/17 à 20h52

J'ai récemment ouvert mon site internet, le Monde du Captain Sparke, où vous trouverez des jeux vidéos, des animés, des films, des récits de partie multijoueur, des dossiers, des vidéos YouTube, un résumé de l'actualité vidéoludique. Si ça vous plaît, n'hésitez pas à entrer en contact avec moi.

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Catégorie : Actu

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Ca ne vous a pas manqué, et pourtant, que de choses à dire pour cet épisode de l'Actu Vidéoludique du Captain pour le mois de novembre. Nous partons dans la galaxie de la polémique avec le nouveau Star Wars : Battlefront II, avant de traiter du renouveau des jeux estampillés Paradox Interactive et Total War. L'occasion de revenir ensuite sur le genre du FPS tactique, sur la mode du battle royale, sur la sortie de Dominions 5 (et oui, encore) et sur diverses choses. Je vous souhaite en tous les cas une bonne lecture sur mon site !

 

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Actu (Jeu vidéo)

 

Après douze épisodes couvrant une année entière d’actu vidéoludique, de septembre 2016 à septembre 2017, je ne peux que continuer (à m’obstiner) en vous proposant rien de moins que mon résumé de l’actualité mensuelle. C’est parti.

 

Le classique teuton (ELEX)

 

Les Allemands de Piranha Bytes, qui nous délivre des RPG complexes et profonds depuis la saga médiéval-fantastique de Gothic (2001-2006) et celle mêlant magie et piraterie de Risen (2009-2014), nous présente une toute nouvelle série : ELEX. Le premier épisode, malgré un début atroce, une technique trop légère, une poignée de bugs, s’avère vite prendre de l’ampleur, mêlant histoires intéressantes, exploration d’un monde gigantesque, et difficulté de seulement survivre dans ce RPG post-apocalyptique de science-fiction.

 

Il a été noté assez négativement par la presse, tout comme Gothic II en son temps. Si vous arrivez à dépasser les premières heures laborieuses, comme tout bon jeu de Piranha Bytes, vous découvrirez une petite pépite, si tant est que vous aimiez la progression stupéfiante d’un individu obligé de fuir au début du jeu et qui, au gré des passages dans une des trois factions du jeu, sera de plus en plus capable de gérer son environnement, le tout dans un monde où la frontière entre bien et mal n’est jamais clairement définie

 

 

Ingénieur du STR (Forged Battalion)

 

Des ex-développeurs Las Vegan de Westwood Games, responsables autrefois des très bons jeux de stratégie en temps réel à la sauce de la Guerre Froide Command & Conquer (1995-2002), ont ouverts en 2003 le studio Petroglyph Games à la suite de la fermeture par Electronic Arts de leur studio d’origine. Après des jeux de stratégie classiques mais respectables tels Star Wars Empire at War (2006) et Grey Goo (2015), ils décident de revenir aux sources en 2016 en proposant 8-bit Armies (avril 2016). Ce STR s’inspire de Command & Conquer, sans son ambiance. De même, 8-bit Hordes (août 2016) reprend le monde Warcraft, et 8-bit Invaders (décembre 2016) celui de Starcraft. Malgré des graphismes particuliers, le tout manque malheureusement de vie.

 

Avec ces mêmes graphismes cubiques, les développeurs souhaitent développer un nouveau jeu, Forged Battalion. Le principe est simple : dans un STR qui a l’air très classique, le joueur dirige ses troupes, mais est aussi capable de les construire pièce par pièce, en gagnant des missions et développant des technologies, permettant un contrôle total sur les unités produites. On espère que cela dépasse un peu la série 8-bit.

 

 

Tuez-les tous (Middle-Earth : Shadow of War)

 

On retourne dans le Mordor avec ce deuxième opus d’un jeu de combat intéressant de 2014, quoiqu’un peu répétitif, que nous avions testé. Dans un monde inspiré en partie par celui décrit par Tolkien, mais qui prend un peu trop de liberté à ce niveau-là, vous dirigez un humain-spectre qui souhaite prendre sa revanche sur Sauron et les armées du Mordor. Il peut ainsi combattre des nuées d’Orcs, infiltrer des forteresses, rencontrer des chefs de guerre, et se créer sa propre armée. Le système Némésis était là pour créer une cohérence dans les combats : les chefs de guerre qui vous vainquent ou arrivent à sortir vivant lorsqu’ils vous rencontrent évoluent, se rappellent de leurs exploits ou humiliations, et évoluent dans leur propre hiérarchie d’Orcs, en gravissant les rangs, en les descendant, ou en devant un terrible chef de guerre accompagné de puissants gardes du corps.

 

Ce système est ici conservé et amélioré. Vous mettez désormais en place de vraies armées d’Orcs,  capables de vous accompagner, de vous sauver la vie ou de vous trahir, afin de les utiliser dans des batailles épiques où il s’agira de mettre à bas des forteresses via des combats en multiples étapes. Outre ces moments jouissifs, le soft reste assez proche de l’ancien, que ce soit dans les graphismes, le système de combat, ou la philosophie générale. A vous de voir.

 

 

On y retourne vraiment ? (Sudden Strike 4 : Road to Dunkirk)

 

La série de jeux de stratégie en temps réel traitant de la Seconde Guerre Mondiale Sudden Strike débute en 2000, sous l’égide du studio russe Fireglow Games. Vous dirigez un camp dans une série de missions dans lesquelles vous ne contrôlez pas l’économie, mais toutes les forces en deux dimensions, de l’infanterie au char d’assaut. A vous de faire interagir vos différentes forces pour tenir une position, vous occuper de canons antichar, capturer un pont, prendre par surprise un détachement adverse. La série a un certain succès en Europe, et Sudden Strike II (2002) voit rapidement le jour, suivi par quelques extensions, dont certaines réalisées entièrement par des moddeurs. En 2007, Sudden Strike III sort avec des modèles entièrement en 3D, gardant les mêmes principes. Toutefois, la simplification de certaines mécaniques a fait du soft un jeu boudé par les fans, et ce malgré la version remaniée The Last Stand, sortie en 2010.

 

Aussi, le studio hongrois Kite Games, ouvert en 2014, a pris le flambeau de son prédécesseur et sort en août 2017 le quatrième épisode. Les critiques parlent d’un jeu correct, mais loin de renouveler le genre : y a t-il une place entre le contrôle unité par unité permis par Men of War (2009-2014), la nervosité d’un Company of Heroes (2006-2015) ou la grandeur du champ de bataille d’un Steel Division : Normandy 44 (2017) ? Le reboot est donc correct, mais ne brille pas par son originalité. Le nouveau DLC quant à lui apporte quelques nouvelles unités et seulement quatre missions solo, vous permettant de revivre la bataille de Dunkerque (1940). Un peu léger.

 

 

La boucherie interraciale (Total War : Warhammer 2 – Mortal Empires)

 

Les deux campagnes de Total War : Warhammer se sont désormais mélangées pour donner un nombre impressionnant de races et de campagnes, pour un jeu qui en manquait terriblement en mai 2016. Depuis, le Chaos, les Hommes-Bêtes, les Elfes Sylvains, les Bretonniens (gratuitement), les Skavens, les Elfes Noirs, les Hommes-Lézards et les Hauts-Elfes ont rejoint la grande campagne, si tant est que vous ayez en votre possession tous les DLC ainsi que les deux opus. Malgré quelques anomalies géographiques, telle l’île des Hauts-Elfes désespérément proche du vieux continent, le jeu prend de l’ampleur pour notre plus grand plaisir.

 

 

 

Et de 12 ! (Europa Universalis IV : Cradle of Civilization)

 

La douzième extension de Crusader Kings II s’étendra sur la Chine, tandis que dans Europa Universalis IV, après Third Rome étendant principalement les mécanismes de la Russie tsariste, une douzième extension est aussi prévue. Dans Cradle of Civilization, vous pourrez professionnaliser l’armée, construire des écoles islamiques, obtenir de nouvelles formes de gouvernement de l’Iran aux Mongols en Asie Centrale. Il y a donc encore de quoi faire pour tout complexifier.

 

 

 

Chaotique jusqu’au bout (Warhammer : End Times – Vermintide 2)

 

Paru en 2015, le premier Vermintide présentait des nuées de Skavens à abattre en coopération, en utilisant les compétences et les armes de cinq classes de personnages, du guerrier nain au pyromancien. Le jeu reprenait en gros la recette de la série de Valve Entertainment Left 4 Dead (2008-2009), où un groupe de personnes essaye de survivre dans des lieux infestés de zombies, en ramassant des armes, en combattant plus intensément les plus gros des zombies, et tentant de trouver à chaque fin de niveau un échappatoire. Les Suédois de Fatshark, face au succès du jeu, entreprennent de remplacer les nuées de rats par de costauds Maraudeurs et de démoniaques Guerriers du Chaos, qui entreprendront de mettre à mal la fine équipe dans Vermintide II. La fin du monde a du bon.

 

 

 

Electronic Arts fait la fine bouche

 

Des fans de la série Battlefield (2002-2016) ont réussi ces derniers temps à relancer des serveurs pour les plus anciens jeux, notamment autour de la Revive Team, permettant à de nombreux joueurs de s’amuser comme il y a 10 ans sur Battlefield 2 (2005) et 2142 (2006) notamment. Mais c’en était trop pour les juristes d’Electronic Arts, qui ont décidé purement et simplement de fermer tout ça, pour violation de propriété intellectuelle, après avoir passé le cap des un million de joueurs. Un beau projet qui se termine dans l’ombre des entreprises.

 

 

La manie des DLC (Civilization VI : Khmer and Indonesia Civilization & Scenario Pack)

 

Nous en parlions déjà cet été, Civilization VI a la fâcheuse tendance à multiplier les DLC, apportant généralement une campagne historique et une nouvelle civilisation avec bâtiment, unité et technologie exclusive. Ça tombe très bien : le sixième contenu est désormais sorti. Vous y retrouverez les Khmers, très proches des rivières, et les Indonésiens qui profiteront des côtes avec leur flotte de jonques. Le nouveau scénario se fait en 50 tours : il s’agira de convertir le plus de fidèles en Asie du sud-est. En attendant, les Américains de Firaxis peuvent toujours essayer de convertir les joueurs aux prix prohibitifs de cette extension (neuf euros), ou aux prix cumulés des extensions pour un jeu qui a à peine un an (38 euros). Bonne chance à eux !

 

 

 

Un million de ventes ! (Cuphead)

 

Sorti le 29 septembre dernier, Cuphead est un jeu de plateformes développé depuis 2013 (!) par StudioMDHR, et qui a été repoussé de nombreuses fois, de 2014 à 2016. Il a passionné les foules grâce à ses décors et son ambiance graphique, rendant hommage au jazz et aux cartoons des années 30. Fort de cette ambiance, le soft s’avère très punitif, bourré de bonnes idées et d’améliorations pour vos héros. Les joueurs ont récompensé cette originalité en deux semaines avec près d’un million de ventes. De quoi laisser présager un futur tout en musique…qui sera au moins dans le tempo, on l’espère.

 

 

 

Un jour ça va sortir…il paraît (Kingdom Come : Deliverance)

 

Cela fait un certain temps qu’on attend le successeur spirituel de Mount & Blade (2008-2010), en plus de Mount & Blade II. Développé par WarHorse Studio après un kickstarter réussi en 2014 (!), le jeu surfe sur l’engouement des joueurs pour le combat réaliste avec une épée ou des flèches. Kingdom Come propose en effet un système encore plus poussé que celui de Mount & Blade, en proposant six directions différentes pour des épées à deux mains ou diverses armes, impliquant des combats extrêmement techniques, se payant même le luxe de pouvoir être massif avec des bandes de guerre s’affrontant en une série de duels meurtriers. Ce mois-ci, ils s’amusent à nous teaser avec une vidéo présentant plus en détail le système de combat : on vous laisse apprécier, en attendant février 2018.

 

 

 

Tirez les premiers (Holdfast : Nations at War)

 

Taleworlds Entertainment a développé avec Flying Squirrel Entertainment son DLC multijoueur Napoleonic Wars (2012), qui laissait et laisse encore aujourd’hui les joueurs s’écharper à coup de mousquets, de canons et de charges héroïques en pleine guerre napoléonienne, temps de rechargement et tambours compris. Pendant que le studio tiers part désormais vers la Guerre de Sécession, deux anciens fondent en 2014 le studio Anvil Game Studios. Avec Holdfast : Nations at War, les Maltais entendent remettre au goût du jour les batailles en ligne avec des tas d’uniformes napoléoniens. Le jeu est sorti en accès anticipé en septembre, et il paraît que c’est une franche réussite.

 

 

 

C’est tout ce qu’il fallait pour ce mois-ci. Le mois prochain, on traitera évidemment de la Paris Games Week, qui s’est tenu au moment où j’écris ces lignes (faut suivre). On se retrouve donc d’ici là. Ciao.

 

Précédentes éditions (2016)

 

Précédentes éditions (2017)

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Actu (Jeu vidéo)

Nous sommes un peu retard pour le douzième épisode de l’Actu Vidéoludique du Captain centré sur le mois de septembre 2017, ce qui nous permet quand même de commémorer les un an de ce résumé mensuel des news sur les jeux de stratégie, de tactique, de 4x et que sais-je encore. Rattrapons-nous tout de suite.

 

Du neuf avec du nouveau (Total War : Warhammer II)

 

Vous n’aurez pas échappé à la dynamique Total War ce mois-ci avec le studio britannique Creative Assembly. En attendant le nouvel opus historique après Total War : Attila (2015), et en passant rapidement sur les versions par navigateur Total War Battles : Kingdom (2015) et la bêta de Total War Arena, la trilogie Total War : Warhammer délivre son deuxième opus. Notre test vous fera découvrir comment les développeurs ont adapté le Nouveau Monde, étoffé la formule stratégique et tactique, autour d’un nombre de races encore restreint.

 

Les quatre races sont ainsi très différentes les unes des autres, et assurent une solide durée de vie au titre avec les huit campagnes présentant d’arrogants et ordonnés Hauts-Elfes maîtrisant la politique, de vicieux et mortels esclavagistes et pirates Elfes Noirs, des pouilleux et discrets Skavens vivant sous terre, jusqu’aux gardiens des temps anciens que sont les reptiliens Hommes-Lézards.

 

 

Mélancolique jeunesse (Life is Strange : Before the Storm)

 

Vous vous rappelez sûrement de ce jeu à format épisodique, bourré d’émotions et de musiques à base de guitare acoustique, fait par les Français de DontNod Entertainment après leur jeu d’action au scénario intriguant Remember Me (2013). Life is Strange (2015) revisite le monde mélancolique et mystérieux d’une adolescente qui découvre un nouvel environnement scolaire au sein de la Blackwell Academy.

 

Le premier épisode du préquel est ainsi sorti ce mois-ci, se concentrant sur l’adolescente rebelle et décomplexée (tout du moins c’est ce qu’elle prétend) qui sert de sidekick à l’héroïne de l’opus initial. Toutefois, ce sont les Américains de DeckNine Game qui reprennent la suite des Français, qui eux se débrouillent avec leur futur jeu d’action et d’enquête Vampyr, dont la sortie a été repoussée à 2018.

 

 

Qui a peur du grand méchant alien ? (XCOM 2 : War of the Chosen)

 

Nous avons fait le point sur la série XCOM, et un dossier sur le genre promu depuis 1994 est en route vers la publication. Vous êtes donc au courant que les Américains de Firaxis Games, quand ils ne sortent pas cinq DLC pour Civilization VI (2016), sortent des DLC pour XCOM 2 (2016). Après Anarchy’s Children (mars), Alien Hunters (mai), Shen’s Last Gift (juin) et Resistance Warrior Pack (novembre) qui apportent selon les cas presque rien, ou des quêtes et de nouvelles classes de soldats, War of the Chosen calme le jeu en étant vendu au prix d’une vraie extension. Vous êtes toujours en train de lutter contre l’ennemi extraterrestre qui a pris le contrôle de la planète, et vous devez toujours développer la rébellion, vous infiltrer en territoire conquis, saboter les infrastructures adverses, tout en progressant dans les technologies, en améliorant votre vaisseau discrètement, et en faisant prendre du galon à vos hommes pour qu’ils développent des compétences utiles pour le combat tactique.

 

A cela se rajoute donc cette extension : de nouvelles missions et unités arrivent, trois aliens d’élite se chargeront de traquer vos hommes en intervenant dans vos missions, vous devrez ménager trois factions humaines à la philosophie différente en intervenant pour eux et en évitant de vous les mettre à dos pour récolter des classes supplémentaires et de nouvelles ressources, vous pouvez envoyer des troupes en infiltration, vos soldats se fatiguent après chaque bataille et doivent se ressourcer, et des liens d’amitié peuvent apparaître entre vos troupes, autorisant de nouvelles compétences. Des ajouts bienvenus, qui renforcent la tension de la campagne sans non plus révolutionner l’expérience initiale. Cela reste un peu plus intéressant que les DLC à répétition.

 

 

Baroudeur de l’espace (X4 : Foundations)

 

On a coutume de faire remonter le jeu d’exploration et de combat spatial à Elite (1984). Le joueur dispose d’un vaisseau, d’une poignée de crédits, et est lâché dans un univers où des factions coexistent, et où il peut se faire explorateur, pirate, commerçant, mineur. Ce bac à sable spatial a eu une grande importance sur les simulations spatiales. On compte par exemple dans sa lignée le MMORPG le plus complexe du marché, j’ai nommé Eve Online (2003-en cours), dont nous vous parlions en novembre, mais aussi la série Wing Commander (1990-1997).

 

Parmi ses successeurs spirituels se trouve la série des X, de X : Beyond the Frontier (1999) à X : Rebirth (2013) en passant par le très connu X3 : Terran Conflict (2008). Si la dernière occurrence de 2013 n’a pas convaincu les joueurs, déçus par les choix des Allemands d’Egosoft, la série a marqué les joueurs par sa complexité, son « réalisme » au niveau des distances, des commandes et de son univers porté par plusieurs nouvelles écrites, et son degré de profondeur. Partir de rien et construire un empire multi-planétaire est le rêve rendu possible par ce bac à sable. Le prochain opus est donc désormais annoncé, avec la devise du studio inscrite dans le marbre, et que je vous traduis pour vos beaux yeux : Commerce, Combat, Construit et Pense.

 

 

Le retour des Suédois (Dominions 5 : Warriors of the Faith)

 

Nous en avons parlé plus sérieusement ici. La nouvelle mouture de la série de stratégie-tactique héroic-fantasy touffue qu’est Dominions depuis 2001 est donc prévue pour le mois de novembre. Au menu, la magie, les bénédictions et les forteresses sont revisitées, les batailles passent au temps réel, la carte de campagne inclut comme nouvelle ressource des points de recrutement corrélés à la population de chaque province, et on attend des tas de nouveaux sorts, monstres, unités et nations.

 

 

La tactique systémique (Field of Glory II)

 

Quand vous avez un système tactique qui fonctionne, pourquoi ne pas le réutiliser pour adapter divers périodes historiques ? Après la Seconde Guerre Mondiale, la Renaissance et le Sengoku Jidai japonais, voici que les batailles de l’Antiquité s’adaptent à leur tour au système Slitherine. Outre notre aperçu détaillé, on mentionne des unités comptant de très nombreux paramètres, une intelligence artificielle capable de vous faire quelques frayeurs, de très nombreuses factions avec leurs propres unités respectant le format historique, et un jeu qui se prend assez facilement en main.

 

 

Des divisions divisées (Steel Division : Normandy 44 – Second Wave)

 

Le successeur de la série française de jeux tactiques sur la Guerre Froide Wargame (petit résumé) est venu en juin sous la forme du jeu Steel Division 44 : vous choisissez une division avec ses forces et faiblesses, la composez en unités suivant la bataille pour servir dans la phase du début, du milieu ou de la fin, imposant des choix cornéliens en essayant d’équilibrer les unités ou de mettre les meilleures dans une phase particulière, puis vous vous retrouvez sur le champ de bataille à gérer ravitaillement, front, redditions, bombardements, embuscades. Le DLC proposera ni plus ni moins que quatre divisions. Même si celles-ci sont originales, comme les forces à pied de la Luftwaffe pour l’Axe, c’est un peu chiche.

 

 

Le jeu qui parle trop (Ancient Frontier)

 

Financé sur la plateforme de financement participatif kickstarter, le projet Ancient Frontier est arrivé à son terme. Nous obtenons ainsi deux longues campagnes entièrement doublées pour le malheur des testeurs qui pestent notamment contre deux personnages se draguant ouvertement dans les dialogues selon une sorte de modèle « Amour, Gloire et Beauté »… Quoi qu’il en soit, les batailles tactiques restent intéressantes, avec de nombreux modèles disponibles, la nécessité de faire très attention car la destruction d’un vaisseau est irrémédiable, tandis que la progression à travers les missions principales ou secondaires rapportent compétences et expérience.

 

 

La Garde meurt et évite de se rendre (Sanctus Reach : Sons of Cadia)

 

La bonne adaptation du monde de Warhammer 40K, reprenant en partie le système du jeu de figurines pour notre plus grand plaisir, s’est déjà étendu cet été avec une toute nouvelle campagne Ork. Désormais, la Garde Impériale est prévue au menu : ces braves et nombreux humains sont prêts à représenter l’Empereur par leur masse et leurs chars dans une nouvelle campagne qu’on attend donc.

 

 

Une école pour les gouverner tous (Academia : School Simulator)

 

Le petit studio indépendant britannique Introversion Software est fondé en 2001. Après la série de jeu de stratégie atypique dans sa forme et dans son utilisation d’une masse de caractères sans modèle 3D comme force de choc dans Darwinia (2005-2010) et un jeu multijoueur de simulation de la Guerre Froide qui tourne mal Defcon (2006), présente en 2012 Prison Architect. Aidé par des graphismes très particuliers, la simulation de gestion de prisonniers est extrêmement complète, et sort en version finale en 2015 puis en 2016. Sur ce modèle, le petit Rimworld, jeu de survie futuriste à la Dwarf Fortress, sort en accès anticipé depuis 2016. Et on en arrive à ce point de la news où il va falloir justifier le titre : Academia reprend donc le moteur de Prison Architect pour en faire une simulation de gestion d’école. C’est prometteur et pleins de bugs.

 

 

Le mutisme du combattant (Absolver)

 

A n’en pas douter, c’est un des jeux les plus mystérieux à être paru ce mois-ci grâce aux Parisiens de Sloclap. Sans un mot prononcé du début à la fin, ce jeu d’action en ligne bénéficie d’un traitement graphique et musical onirique, nous faisant nous poser mille questions sans obtenir aucune réponse, si ce n’est des coups. Vous rencontrez des joueurs, amis ou ennemis, et des PNJ, et vous allez devoir vous battre, encore et encore. Styles, barre d’endurance, types de coups, esquive, à vous d’élaborer vos propres combos grâce à l’expérience que vous aurez récolté en frappant ou en prenant des marrons, tout en parcourant un monde ouvert mystérieux. Une surprise.

 

 

Petit mais énergique (Stars in Shadow : Legacies)

 

Le 4X d’Ashdar Games (vu en janvier), loin de révolutionner le genre, en prend la substantifique moelle pour nous proposer un petit jeu sans prétentions. Une extension est prévue pour octobre : Legacies. Une nouvelle faction, une nouvelle mini-faction, de nouvelles technologies… Les développeurs sont toujours dans la course spatiale.

 

 

Conclusion

 

Voilà qui conclut un an de bons et loyaux services à travers l’Actu Vidéoludique du Captain. Quant à savoir si vous en aurez un le mois prochain… mystère.

 

Précédentes éditions (2016)

 

Précédentes éditions (2017)

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Actu (Jeu vidéo)

Si on est généralement d’accord pour admettre que le vieux et vénérable simulateur de batailles napoléoniennes Field of Glory, paru en 1993 et développé par MicroProse, n’a pas grand-chose à voir avec la série vidéoludique dont nous allons parler aujourd’hui, on peut toutefois préciser qu’il s’agit d’abord d’un jeu de figurines historiques créé en 2008 par Richard Bodley Scott. Utilisant le matériel historique développé depuis les années 70 par la société Wargames Research Group, qui a publié de très nombreux livres destinés à adapter les périodes historiques aux jeux de figurines, R. B. Scott a décidé de créer son propre système. S’en sont suivis de très nombreux livres d’armées, adaptant aussi bien l’Antiquité que la Renaissance, des armées romaines aux armées puniques, en passant par les Parthes, les Grecs, les Macédoniens, les Perses…

 


On part de ceci en 2009…

 

En 2009, la première adaptation vidéoludique du jeu sort grâce à l’entremise de Slitherine. Après quelques contenus additionnels, rajoutant nations, unités et batailles, ainsi qu’une mise à jour gratuite de 2016 améliorant le moteur graphique, voilà qu’un second opus va bientôt voir le jour, sur le moteur utilisé par les séries Battle Academy (Seconde Guerre Mondiale), Pike & Shot (Renaissance) et Sengoku Jidai (schématiquement la fin du Moyen-Âge japonais). Très loin des graphismes sommaires de l’opus de 2009, nous avons donc la chance de pouvoir nous faire un premier avis avant la sortie grâce à une version preview fournie par l’éditeur à la Gazette du Wargamer.

 


…pour arriver là. La représentation des troupes, imagée, est plutôt bien faite, et reprend les principes de 2009, même si tout cela rend les grandes batailles un peu moins lisibles que Sengoku Jidai ou Pike & Shot.

 

I. Un système de jeu bien rodé

 

a) Formation et combat

 

On ne change pas une recette qui gagne, et c’est bel et bien le système développé depuis plusieurs années par Slitherine qui prime. Les formations tactiques sont toujours présentes, avec de multiples caractéristiques, bien qu’un peu plus épurées : dégâts, type d’arme, effectif de l’unité, type d’unité. On trouve aussi les points d’action, permettant de se mouvoir, de se tourner dans différentes directions, de charger ou de tirer.

 


Les ordres de mouvement d’ensemble donnent vraiment l’illusion de conduire une armée au combat, et sont bien pratiques avant le contact.

 

Le type d’arme et le type d’unité sont souvent déterminants dans une tactique à adopter. En effet, chaque arme a ses propres effets positifs ou négatifs contre des types d’unités, avec des bonus ou des malus dans la résolution du combat. Quant au type d’unité, il déterminera certaines caractéristiques importantes : les troupes légères en général pourront attaquer et se replier juste derrière, tandis que l’infanterie lourde aura des bonus en combat, mais d’importants malus dans les terrains accidentés ou boisés.

 


Chaque troupe possède des caractéristiques uniques. Ici les éléphants désorganiseront la cavalerie ennemie et seront redoutables en combat rapproché.

 

b) Commandement et moral

 

Le système de général a été conservé de Sengoku Jidai : chaque général a une zone de commandement plus ou moins grande. Au combat, ces généraux inspirent les formations adjacentes et ont d’importants bonus, bien que cela augmente les risques que votre général meure au combat, occasionnant du même coup de sacrés malus en cohésion pour vos unités. La mobilité est aussi améliorée pour toute unité dans la zone de commandement.

 


On voit clairement tous les chiffres qu’il nous faut, sachant que chaque round de combat peut être suivi d’une analyse détaillée des paramètres étant rentrés en jeu (on vous invite à activer ça dans les options pour devenir un général avisé).

 

Ce qui nous permet de parler du moral. Comme auparavant, la force d’impact puis les rounds de combat au corps-à-corps entament l’effectif, mais aussi le moral en fonction du type d’arme et du type d’unité en jeu, aboutissant à des rounds perdus, équivalents ou gagnés, impliquant divers tests de cohésion. Une unité peut être au top, ébranlée, très ébranlée et en déroute. Dans ce dernier cas, elle peut être poursuivie par l’attaquant qui viendra s’écraser sur d’autres unités sur le chemin, se reformer, ou partir du champ de bataille définitivement. Un paramètre à ne pas négliger.

 


Dans cette bataille, les combats de cavalerie se déroulent sur l’aile gauche, tandis qu’ici, à l’aile droite, mes guerriers thraces sont redoutables, et une partie de l’ennemi est en déroute (drapeau blanc).

 

II. La guerre à l’antique

 

Ceci étant dit, ce système déjà existant se marie extrêmement bien avec la guerre à l’antique : le harcèlement des frondeurs, lanceurs de javelots, archers crétois et cavaliers parthes, le combat de contact des légionnaires, hoplites et phalangistes, la cavalerie macédonienne, les chars de combat, chaque élément antique trouve sa place dans ce système. C’est un vrai cours d’histoire qu’on retrouve plus ou moins avec les différentes factions, partant malheureusement un peu tard, de -280 à -25. On rate les cités-états grecques et les peuples les plus anciens (pour du futur contenu additionnel ?), pour se concentrer sur le Senatus Populusque Romanum, les royaumes des diadoques et épigones, successeurs d’Alexandre le Grand, les Parthes, les royaumes du Pont, les Illyriens, les Thraces, jusqu’aux Carthaginois, Numides, et même les Indiens. Les listes d’armées sont complètes, des phalangites aux thraces armées de rhomphées (rumpia dans Tite-Live), en passant par les archers Parthes.

 


Le déploiement vous donne accès à de très nombreuses possibilités.

 

Au niveau du contenu, on compte 78 listes d’armées qu’on peut jouer dans divers modes de jeu ou en multijoueur, 5 campagnes et 12 batailles rangées historiques. Autant dire que le contenu est présent. Par ailleurs, les graphismes ont été rehaussées et modifiées : désormais, les immenses formations font place à des représentations de petites unités, plus dynamiques et présentant des animations de mouvement et de combat plus agréables à l’½il nu. On peut aussi faire avancer une lignée entière d’infanterie en un seul clic, tandis que toutes les infobulles sont claires, même pour un débutant du genre, qui saura si c’est une mauvaise idée de charger des légionnaires romaines avec des éléphants, et qui pourra ensuite apprendre de ses erreurs. On note aussi une plus grande scénarisation des campagnes, présentant des choix entre différents événements.

 


Cette unité de char celtique est rapide et capable d’attaquer avant de se replier.

 


Plongeons dans le détail d’une autre unité… Beaucoup de caractéristiques.

 

Conclusion

 

Field of Glory II, en version preview, est un jeu déjà complet et riche, qui présente de vrais challenges tactiques. La sortie finale du jeu est prévue pour le mois d’octobre.

 

Points Vidéoludiques précédents :

 

Les Jeux Slitherine :

 

Voir aussi

Plateformes : 
PC
Sociétés : 
Matrix Software, Slitherine Software
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Actu (Jeu vidéo)

Même si je ne peux pas m’appesantir sur chaque news intéressante autrement que par le biais de ma publication mensuelle, l’Actu Vidéoludique du Captain, il arrive que des sujets retiennent particulièrement mon attention. Et c’est là qu’intervient la série « Point Vidéoludique », occasionnelle et qui commence maintenant avec la véritable surprise du mois de septembre 2017 : les deux Suédois d’Illwinter Games sont en effet sortis de nulle part pour annoncer la parution prochaine de la suite de leur jeu de stratégie-tactique. Pour ceux qui connaissent ce blog / site depuis longtemps, vous savez pourquoi cette série est importante, et cela tient en un chiffre : 92. Entre mes deux tests, mon guide de jeu, et mes cinq récits de partie en multijoueur en plusieurs dizaines d’épisodes, 92 articles de ce site parlent de Dominions IV : Thrones of Ascension, sans compter ma série YouTube.

 

I. C’est quoi cette série ?

 

Restons courtois je vous prie. Dominions est la deuxième série développée par deux passionnés, après Conquest of Elysium, centrée sur des personnages et des héros menant dans un monde hostile des bandes de guerriers. Dominions a tout de suite pris les choses plus au sérieux, en élevant le point de vue. Vous dirigez une civilisation, avec sa capitale, sa population, ses ressources, ses impôts, ses commandants, ses mages et ses guerriers. Dans un monde divisé en provinces, contrôlées par des troupes indépendantes ou par des civilisations rivales, vous devez vous étendre pour propager votre foi. En effet, votre population est unie dans la croyance en un dieu, dieu que vous avez créé de toute pièce avant la partie. Ce dieu donne des bonus ou des malus à votre civilisation, et des bonus à vos troupes sacrées suivant ce que vous avez choisi, et c’est la foi en lui qui conditionne votre victoire en ce bas-monde. Vous construisez des temples, vous recrutez des prophètes et des prêtres, et vous voilà en compétition avec les autres fois des autres civilisations, dans le simple but de massacrer les hérétiques et d’imposer dans le monde une seule et unique foi : la vôtre. Vos dieux peuvent d’ailleurs se matérialiser sous la forme que vous aurez choisi avant la partie, et peuvent être de grands chercheurs, de redoutables guerriers, ou d’immondes démons.

 


Mon magnifique dieu…ou tas d’os… Vous voyez de haut en bas la magie, les effets sur les troupes sacrées quand elles sont bénies, les bonus et malus des provinces où on croit en vous, et quand vous arrivez dans la partie (Duel Dédoublé).

 


Les différentes provinces, ici partagées en trois camps. Moi au nord, les indépendants de Kark, et mes deux adversaires à l’est et au sud (Duel Dédoublé).

 

Entre le premier épisode paru en 2001, et le quatrième paru en 2013, les chiffres parlent d’eux-même : on passe de 600 à 2000 unités différentes, chacune ayant des dizaines de caractéristiques et de compétences spéciales, de 400 à 800 sorts répartis dans sept écoles magiques autour de neuf magies différentes, 300 objets constructibles par vos mages avec les bonnes gemmes et permettant de personnaliser davantage vos héros, le tout combinable avec une des 75 nations, réparties en trois âges. Avec un style visuel assez daté, la variété reste pourtant de mise. La phase stratégique au tour par tour sur la campagne se double d’une phase tactique que vous préparez à l’avance : formations, ordres généraux, sorts généraux, disposition. Au moment du combat, vous n’avez plus qu’à regarder comment vos troupes interprètent leurs ordres, rounds de combat après rounds de combat.

 


Une bataille acharnée entre Arcoscephale et Bogarus. Comme vous le voyez en haut à gauche, les sorts pleuvent (Duel Dédoublé).

 

II. Warriors of the Faith

 

Dominions V : Warriors of the Faith reprend donc le flambeau de la série, et revoit un certain nombre de choses, que nous allons détailler maintenant en mettant les mains dans le cambouis.

 

a) Bénédictions multiples

 

D’abord, la bénédiction est entièrement revue. Rappelez-vous, vous choisissiez au départ un dieu qui pouvait choisir une des neuf magies. Au niveau 9, vous obteniez une bénédiction puissante pour vos troupes sacrées, par exemple la régénération des points de vie avec 9 en nature, et une bénédiction mineure à partir du niveau 4, comme une amélioration de la compétence d’attaque avec la magie du feu au niveau 4. Désormais, un niveau sept dans une magie par exemple vous accordera sept points de bénédictions, à répartir dans les nombreuses créées pour l’occasion, coûtant un ou plusieurs points. La seconde nouveauté de la bénédiction, c’est que les plus puissantes nécessitent que votre dieu soit vivant dans ce monde, et non pas enfermé quelque part, attendant son heure. De même, la magie du sacré va se renouveler considérablement : les sorts de vos prêtres dépendront aussi désormais des magies de votre dieu. Les prêtres d’un dieu du feu brûleront les ennemis, ceux d’un dieu de terre les transformeront en pierre.

 


La magie ne bouge pas. En-dessous, vous voyez les sorts spécifiques accordés à vos prêtres grâce à votre magie. L’écran du dessous est complètement nouveau : vous pouvez dépensez des points de bénédictions. Vous voyez donc les bonus magic weapons (améliorer les dégâts) et far caster (lancer des sorts de plus loin), mais aussi wind walker, qui permet j’imagine de voler, et qui nécessite que votre dieu soit vivant et présent. Tout en bas, vous voyez que ce dieu est dormant : il ne sera disponible qu’après un certain nombre de tours, donc la compétence sus-citée ne sera pas active dans ce laps de temps.

 

b) Le recrutement

 

On trouve trois types de troupes : les troupes locales, présentes dans la province ; les troupes de fort, recrutables uniquement si vous possédez un château sur la location ; et les troupes qui ont besoin de bâtiments spécifiques. Pour les recruter, il fallait de l’or, c’est-à-dire la somme totale de l’impôt récolté dans toutes les provinces où peuvent passer vos percepteurs (donc oubliez vos provinces isolées en territoire ennemi), et des ressources, produites localement, province par provinces, excepté dans les forts qui en importent davantage en puisant dans les provinces adjacentes. Désormais, une nouvelle notion apparaît : celle des points de recrutement. Ceux-ci dépendent tout simplement de la population de la province. Celle-ci n’influait que sur les revenus et la recherche de vierges à sacrifier pour la magie du sang, mais désormais, vos troupes militaires en dépendront. Les unités les plus avancées et chères demanderont plusieurs points de recrutement.

 


Dans l’écran de province en haut à gauche, vous apercevez ainsi le nouveau paramètre : recruitment.

 

c) Les forts

 

A l’époque de Dominions IV, vous pouvez à l’aide d’un commandant, d’un grand nombre de pièces d’or et d’une poignée de tours construire un fort, de différent niveau en fonction de la nation jouée, et de l’âge dans lequel vous êtes. Désormais, vous ne pouvez construire au départ qu’un simple fort entouré d’une palissade, et qui pourra seulement par la suite évoluer pour devenir un château fort, toujours en fonction de la nation et de l’âge. Mieux, les plus gros forts vous permettront de recruter plusieurs commandants par tour. En effet, la règle avait toujours été auparavant par province d’avoir une limite d’un seul commandant recrutable. Désormais, les plus gros forts permettront d’en recruter plusieurs petits par tour, ou un qui prenait originellement deux tours en un seul.

 

d) Le combat  

 

Rappelez-vous, lorsqu’un combat s’engage, vous n’êtes qu’un simple spectateur ayant paramétré le comportement général de vos troupes à l’avance. Au round de l’attaquant, il avance ses troupes, tire, combat, et lance des sorts. Puis c’est au tour du round du défenseur, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’un vainqueur se dessine. Désormais, c’est du temps réel. Les deux côtés viendront s’affronter en même temps. Le combat apparaîtra un peu moins rigide, à n’en pas douter. Quelques petites modifications seront aussi de mise : les boucliers pourront être brisés en morceaux si les coups reçus, comme ceux des géants, sont très puissants, et certains sorts prendront un peu plus de temps pour être lancés.

 


Les combats seront désormais en temps réel.

 

e) D’autres changements

 

Sans les autres détails précis racontés par les bêta-testeurs sur des forums spécialisés, les développeurs annoncent aussi un certain nombre de changements : l’hiver aura un vrai impact sur les provinces les plus froides en limitant le mouvement, le mouvement stratégique va être revu pour avantager davantage les nations qui ont des troupes non-volantes mais rapides, la recherche ne pourra concerner qu’une école à la fois, la déroute pourra être mieux contrôlée avec de bons commandants, et encore des nouvelles nations, de nouveaux sorts, de nouvelles unités.

 


Vous ne pourrez rechercher qu’une école de magie à la fois, obligeant à des choix drastiques (ou du moins plus drastiques qu’auparavant).

 

Conclusion

 

Amis de jeux complexes, prenants et intéressants, vous serez ravis de voir apparaître en 2017 un jeu qui arrive à se renouveler encore. Après les trônes d’ascension qui justifiaient plus ou moins le quatrième épisode, le cinquième fera la part belle aux bénédictions et aux troupes sacrées. Ca promet. Vous pouvez bien sûr retrouver la section Mundus Bellicus consacrée, malgré la grande perte de contenu en 2016 suite à des bugs du site. Nous organisons régulièrement des parties multijoueurs, et sommes en lien avec des forums qui en organisent encore plus sous la direction du sieur Oor-Tael. Et oui, c’est de la publicité. On attend en tout cas cet opus pour début novembre avec beaucoup d’impatience.

 

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Actu (Jeu vidéo)

Après le gros épisode spécial E3 de juin 2017, assorti de sa vidéo, on retourne en première ligne en reprenant l’AViC, qui continue à vous présenter les dernières news concernant principalement les jeux de stratégie et de tactique, de gestion, de 4X, et surtout de city-builder, preuve du retour en force du genre (voir mon dossier). Il s’avère que la fin de ce mois d’août est ponctuée par une autre grande messe du jeu vidéo, la Gamescom, tenue à Köln (Cologne) en Allemagne. Alors allons-y, c’est la rentrée !

 

Age of  reprend du service (Age of Empires IV)

 

Le retour d’Age of Empires est désormais prévu. Après avoir fermé le vénérable studio Ensemble Studios, responsable entre autre des trois opus parus respectivement en 1997, 1999 et 2005, et qui concernaient l’Antiquité, le Moyen Âge et les Grandes Découvertes, Microsoft Studios a vu d’un bon oeil le succès obtenu par Age of Empires II HD (2013) et par les extensions venant se greffer au jeu vieux pourtant de treize ans : The Forgotten (2013), The African Kingdoms (2015) et Rise of the Rajas (2016). Outre l’annonce d’un futur remake du premier opus qui paraîtra en octobre de cette année, un mystérieux quatrième opus est prévu. Le trailer superpose divers tableaux de guerre et de conquête, passant des guerriers de l’antiquité aux possesseurs de fusils, en passant par les guerriers Samurai, les conquistadores, les Indiens d’Amérique, les marins de la Renaissance et j’en passe.

 

Sans pouvoir trop spéculer, on peut se poser la question de savoir si cet Age of nous fera traverser toutes les époques, à la manière de la vieille série Empire Earth (2001-2007). Quoi qu’il en soit, la grande surprise portait surtout sur le studio de développement responsable du projet : Relic Entertainment, les mêmes qui nous ont offert les Homeworld (1999-2003), Dawn of War (2004-2008), Company of Heroes (2006-2009), Dawn of War II (2009-2011), Company of Heroes 2 (2013-2015) et le tout dernier Dawn of War III (2017) à l’accueil un peu plus mitigé. Autant vous dire qu’ils n’ont pas pris des amateurs. Reste à voir ce qu’ils vont faire de la licence.

 

 

 

Un parc avec des dinosaures dedans (Jurassic World : Evolution)

 

Rien de plus divers que ce que propose le studio Frontier Developments depuis 1993 : les simulateurs spatiaux Frontiers : Elite II (1993) et Elite : Dangerous (2014), deux adaptations de Wallace & Gromit, et surtout les simulateurs de parcs d’attraction Rollercoaster Tycoon 2 et 3 (2002-2005). Le dernier Planet Coaster (2016) a néanmoins eu un certain succès, et a repris avec talent la recette utilisé par les anciens Theme Park (1994) et Rollercoaster Tycoon (1999).

 

Puisque les parcs ont eu du succès, les développeurs ont un nouveau projet : Jurassic World Evolution. Le côté négatif, c’est que le film dont est tiré cette adaptation est mauvais. Mais de l’autre côté, un jeu de gestion n’est pas une mauvaise idée, surtout entre les mains des développeurs de Planet Coaster, qui méritent qu’on leur accorde le bénéfice du doute. D’autant que le précédent à avoir tenter le coup, Jurassic Park : Operation Genesis (2003), avait l’air plutôt réussi (une vidéo de présentation existe d’ailleurs sur ce jeu, par le Joueur du Grenier).

 

 

 

Des rats dans mon opus ! (Total War : Warhammer II)

 

Adeptes du rat cornu, vous allez adorer la vidéo de présentation de la quatrième race à rejoindre le Nouveau Monde (la partie ouest du monde de Warhammer pour les non-puristes). Rappelons que ce Total War : Warhammer II a plusieurs objectifs, parmi lesquels aboutir à une grande campagne mêlant Nouveau et Vieux Monde, tout en proposant une campagne jouable uniquement au Nouveau Monde, basée autour de vortex à maintenir en l’état pour repousser les forces chaotiques, ou à abattre au contraire suivant la faction jouée. Les Skavens, ces hommes-rats pullulant dans les souterrains, méfiants, couards, méchants et adeptes du Rat Cornu et de la boustifaille à base de prisonniers, feront bien évidemment partie du camp de la destruction. Ils rejoignent ainsi les Hauts-Elfes, les Elfes Noirs et les Hommes-Lézards.

 

Outre les nombreux changements sur lesquels nous aurons l’occasion de nous épancher le mois prochain au moment de la sortie, nous obtenons donc la liste d’armée des Skavens. Pas de surprise, vous aurez de la masse avec de nombreux guerriers capables de sortir du sous-sol sur le champ de bataille et de concentrer les tirs ennemis, mais aussi des unités utilisant la malepierre pour de sinistres expérimentations, d’une roue infernale à des armes illuminées par une maléfique lueur verte, des assassins, et des fanatiques propageant divers poisons et maladies… Les Skavens auront aussi la chance d’être dissimulés dans des ruines d’apparence normale aux yeux des autres races, histoire de les surprendre bien comme il faut. On nous promet une campagne faite de trahisons et de coups bas, à la manière des Skavens en somme.

 

 

 

La Révolution Industrielle, un monde… en marche ? (Anno 1800)

 

On a déjà parlé de la série des Anno. Cette série de jeux de gestion s’est propulsée au fil des épisodes en se concentrant sur la colonisation d’îles avec de multiples chaînes de production à mettre en place, la nécessité de faire évoluer ses habitants en leur accordant de plus en plus de produits, et le besoin de commercer. Sachant que chaque date est un multiple de 9, les filous autrichiens de Max Design ont sorti Anno 1602 (1998) puis Anno 1503 (2002), avant de laisser leur place aux Allemands de Related Designs qui ont développé Anno 1701 (2006), Anno 1404 (2009) et Anno 2070 (2011). Enfin, Ubisoft Blue Byte a sorti en 2015 Anno 2205, qui n’a pas plu aux fans pour des tas de raisons, parmi lesquelles la disparition du mode bac à sable.

 

Quoi qu’il en soit, la série est donc partie de la Renaissance et des Grandes Découvertes, pour revenir au Moyen Âge en faisant coïncider Orient et Occident en 2009, puis dans un futur hypothétique entre 2011 et 2015. Il ne manquait plus que les débuts de la Révolution Industrielle, et c’est ce qui est prévu avec Anno 1800. Sans en savoir beaucoup, on sait néanmoins que ce seront les développeurs du dernier opus qui s’y collent, et qui visiblement tâchent de renouer avec les fans, avec des annonces du type « on vous assure, il y aura un mode bac à sable cette fois ». On ne peut que les croire.

 

 

 

GSC Games World s’est-il perdu ? (Cossacks III)

 

Nous avions eu beaucoup d’espoir avec le retour inespéré du vieux STR de 2001 sur nos machines modernes en septembre 2016. Malgré tout, les développeurs ukrainiens de Cossacks (2001-2002), American Conquest (2002-2003), Cossacks II (2005-2006) et S.T.A.L.K.E.R (2007-2009) ont laissé de côté une partie du contenu original, que ce soit parmi les campagnes difficiles et gratifiantes et les missions du même acabit, pour nous proposer seulement un lifting graphique, et surtout en nous présentant une myriade de contenus additionnels à venir. Mais contrairement à un Total War ou à un Civilization, le jeu manque de l’aura nécessaire pour que sa base accepte les multiples contenus. Les développeurs se sont déjà perdus entre les DLC de la deluxe edition qui rajoutent des missions et des nations, ceux gratuits rajoutant des nations, ceux qui deviennent des expansions, et ceux gratuits censés être des cadeaux…

 

Après Days of Brilliance (décembre 2016), Rise to Glory (février 2017), Guardian of the Highlands (avril 2017) et Path to Grandeur (mai 2017), rajoutant six campagnes, ainsi que les Pays-Bas, le Danemark, la Bavière, la Saxonie, l’Ecosse, la Hongrie et le Portugal, et de nombreuses unités et bâtiments, les développeurs nous proposent cet été The Golden Age, rajoutant la Suisse et le Piémont, ainsi qu’une nouvelle campagne. A voir ce qui nous attend pour la suite…

 

 

 

En Vrac

 

a) Un city-builder non climato-sceptique (Cities : Skylines – Green Cities)

 

Le jeu de Colossal Order Cities : Skylines, un des meilleurs city-builder (voyez ici pour la définition) du moment, revient avec (encore) une nouvelle extension : Green Cities. Après After Dark, Snowfall, Natural Disasters, Mass Transit, et quelques mini-extensions comme Concerts, sorti cet été et rajoutant des événements musicaux pour un prix un peu élevé, il nous propose maintenant de devenir éco-responsable et d’éviter la dispersion de produits polluants dans l’atmosphère. Une initiative louable, quoique virtuelle.

 

 

 

b) Des îles dans la Guerre Froide à Mars (Surviving Mars)

 

On retrouve Haeminont Games, qui a laissé tombé la série des Tropico à un studio tiers pour développer Surviving Mars, édité par Paradox Interactive. Le jeu se dévoile un peu plus grâce à un trailer, mais aussi à du gameplay commenté sur YouTube. Plutôt joli graphiquement, il se divise en une phase technologique et robotique, où vos drones bravent les tempêtes pour poser divers générateurs de ressources, des panneaux solaires aux transformateurs d’eau en passant par les mines automatisées, avant que vos colons bien humains ne viennent rejoindre par la navette votre base, afin de se retrouver à l’abri dans un petit cocon protecteur où vous aurez de l’oxygène et de l’eau à leur fournir, pendant qu’ils pourront établir des serres pour cultiver de quoi se nourrir. L’ensemble a l’air pour le moment assez fonctionnel, et on attend d’en savoir plus.

 

 

 

c) Des maraudeurs, des monstres… et un autre DLC (Total War : Warhammer)

 

A la grande surprise des joueurs, la Norsca, une race plutôt mineure dans l’univers de Warhammer Fantasy Battle, devient la neuvième race jouable, en apportant la seizième et dix-septième campagne de Total War : Warhammer. Nous en avons d’ailleurs fait un test, en louant le fait que malgré les innombrables DLC payants, le jeu avait pris en ampleur et en intérêt au fil des contenus additionnels. L’addition est peut-être salée, mais la présence de neuf races outrepasse largement la limite des quatre races à la sortie de l’opus original en mai 2016, et permet de proposer une des meilleures expériences vidéoludiques de Warhammer qui soit, d’autant que le jeu est agréable à prendre en main, intéressant stratégiquement et tactiquement, et beau. Mais cher.

 

 

 

d) Archipels et dictature (Tropico 6)

 

Sans toujours trop se dévoiler, la suite de la longue série des Tropico se donne un nouveau trailer. Les développeurs de Haeminont Games étant partis sur les terres arides de Surviving Mars, Kalypso Media se charge d’éditer le jeu de Limbinc Entertainment, un studio allemand ouvert en 2002 et connu principalement pour la suite décevante de la légendaire série Heroes of Might & Magic (1995-2007) avec Might & Magic Heroes VI et VII (2011 et 2015). Nous verrons bien comment ils comptent redorer leur blason en partant sur un jeu de gestion. Au rang des nouveautés, le terrain insulaire deviendra un archipel, ce qui augure de quelques changements dans les constructions, avec visiblement toujours l’humour potache de la série, qui vous propose par exemple de voler la Statue de la Liberté. On leur souhaite du courage.

 

 

 

e) L’influence chinoise… aux temps médiévaux (Crusader Kings II)

 

Nous avions laissé le jeu de Paradox Interactive en mars dernier avec leur onzième extension, Monks & Mystics, qui rajoutait encore de nouvelles fonctionnalités, cinq ans après la sortie de l’opus original. Eh bien les voilà qui reviennent avec la douzième qui s’intitulera Jade Dragon. Le principe est de rajouter comme acteur important la Chine, qui a son mot à dire en Asie, mais sans pour autant rajouter ce mastodonte sur la carte. Son influence sera donc extérieure territorialement, mais devrait avoir une grande importance sur les nations de ce coin, entre épousailles et aide militaire. On attendra comme toujours les innombrables journaux de développement publiés régulièrement sur le site officiel, puisque le trailer est comme toujours pauvre en informations et riche en grandes phrases qu’on ne comprend pas toujours. Ces journaux seront évidemment traduits un par un dans notre belle langue sur Mundus Bellicus. Un travail loin d’être fini, même cinq ans après.

 

 

 

f) La Nubie en folie (Civilization VI)

 

Après le monde des Vikings et la Pologne (décembre 2016), l’Australie (février 2017), la Perse et la Macédoine (mars 2017), le tout récent Civilization VI ne fait pas dans la finesse en proposant en juillet 2017 la cinquième extension d’un jeu ayant moins d’une année. La Nubie arrive donc, à la fois dans une partie classique et dans un scénario spécifique. Si le jeu est intéressant, il reste dommage que les civilisations, qui possèdent un bâtiment, une unité et quelques subtilités propres soient vendus pièce par pièce. Quant aux scénarios, ils sont certes sympathiques, mais font oublier que les joueurs sont plus intéressés par des parties se déroulant sur des milliers d’années que dans des scénarios prédéterminés. Reste que l’ajout est intéressant, malgré son prix.

 

 

 

g) Waaagh! dans Warhammer 40K (Sanctus Reach)

 

Le bon Sanctus Reach (janvier 2017) propose une adapation du monde de Warhammer 40K en opposant Space Marines et Orks dans un jeu rappelant furieusement le jeu de figurines. Pas forcément impressionnant visuellement, la richesse tactique et l’univers étaient bien respectés. En juillet, un DLC initulé Legacy of the Weirdboy rend les Orks jouables dans une campagne intéressante, bien qu’un peu courte.

 

 

 

h) La géopolitique dans tous ses états (Supreme Ruler : The Great War)

 

Les Supreme Ruler sont les usines à gaz de la grande stratégie. A chaque opus son lot de bugs, d’événements fous à lier, mais toujours cette envie de matérialiser tous les pays du monde avec tous les leviers possibles et imaginables, du politique à l’économique en passant par le militaire. Les Canadiens de Battlegoat Studios ont ainsi proposé Supreme Ruler 2010 (2005), 2020 (2008), Cold War (2011), 1936 (2014), Ultimate (2014) et maintenant The Great War. Malgré un départ presque confidentiel, il paraîtrait que le jeu, quoique très moche, est bon. Je vous laisse juge, n’ayant pas le temps de feuilleter les manuels et de me plonger dans l’interface complexe du logiciel.

 

 

 

i) Ils savent se faire attendre ? (Mount & Blade II : Bannerlord)

 

Après sept ans d’attente, ni l’E3, ni la Gamescom ne nous ont permis d’obtenir de la part des Turcs de TaleWorlds Entertainment une date de sortie pour Mount & Blade II : Bannerlord. C’est bien dommage, surtout pour les nombreux fans qui attendent la suite de ce jeu bac à sable, mélange entre une simulation de combat médiéval et un RPG. Mais pour nous laisser quelque chose sous la dent, les développeurs nous montrent une bataille multijoueur où chaque joueur humain contrôle une petite unité, dans un combat entre deux équipes. C’est sympa, et ça donne envie, mais cela ne nous empêche de nous demander ce qu’ils font.

 

 

 

j) La conclusion à coup de city-builder (Aven Colony)

 

Après un peu moins d’un an d’accès anticipé, Aven Colony sort enfin. Ce city-builder futuriste s’avère être assez réussi, mais aussi assez peu profond d’après les retours des joueurs qui estiment qu’il y aurait pu avoir un peu plus de challenge. Dans le doute, on vous en parle quand même.

 

 

 

C’est tout pour l’épisode de ce mois-ci. Vous voyez que les city-builder reviennent en force depuis un an, en prenant le virage de la science-fiction, ce qui n’est pas un mal. La stratégie a aussi son mot à dire, au milieu des remakes et des suites, mais aussi des DLC à foison, qui concernaient il y a quelques années seulement les jeux d’action… Ce modèle économique s’impose donc à tous les niveaux, nous fidélisant autour de quelques licences, mais aussi en prenant beaucoup de notre temps, nous empêchant de jouer à d’autres jeux (et de dépenser notre argent). Une sorte de circuit fermé… C’est sur cette philosophie du commerce vidéoludique que je vous laisse. La rentrée est proche pour nos amis étudiants, quant aux autres profitez donc de la fin de l’été (vous avez jusqu’à septembre !). Salutations du Captain.

 

Précédentes éditions

 

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Actu (Jeu vidéo)

Vous ne l'ignorez pas, pour fêter le dixième épisode écrit de l'actu vidéoludique du Captain, on attaque fort avec ce mois de juin 2017, qui a vu se dérouler l'un des salons annuels les plus importants du monde du jeu vidéo : l'E3, ou Electronic Entertainment Expo.

 

C'est un peu le salon du Bourget (affaires militaires) ou la Japan Expo (affaires japonaises) du jeu vidéo. C'est un rendez-vous prisé à Los Angeles où les plus grands éditeurs du monde viennent présenter leurs derniers bébés, accompagnés de leur galerie de développeurs, pour intéresser la presse vidéoludique, les YouTubers les plus importants, et tout simplement le grand public, autour de jeux dévoilés autour de teasers (bribes de présentation), de trailers (bande-annonces), ou de démonstrations de gameplay (on joue au jeu) en live, avec des morceaux généralement choisis et parfois un peu traficotés. En bref, c'est le rendez-vous de l'industrie vidéoludique tout entière, autour de Sony, de Microsoft, de Nintendo, d'Ubisoft, d'EA, de Bethesda, et d'autres mineurs pour se donner en spectacle, pour se vendre. Pour ce qui est de cet épisode, évidemment, on se bornera aux jeux traditionnellement décrits dans l'Actu Vidéoludique du Captain, des jeux de stratégie à une poignée de jeux d'action, de l'E3 ou non. Alors c'est parti.

 

Total War : Warhammer II, le lézard, le grand dadais et le rat

 

 

Nous avons suffisamment parlé dans notre catégorie Total War des multiples occurrences de Total War : Warhammer. Ce très bon jeu de stratégie/tactique adapte en effet avec bonheur le monde de Warhammer : races très différentes à jouer et à utiliser ; variété des nouvelles mécaniques, entre magie et personnalisation poussée des héros et généraux ; campagne intéressante et variée, mais dépendant des (trop) nombreux DLC ; batailles épiques à coup de projectiles, de charges héroïques et d'effets spéciaux. La politique commerciale de Creative Assembly et de Sega a agacé beaucoup de monde, notamment avec des races entières qu'on croise en jeu et qu'on ne peut jouer qu'à des prix prohibitifs de 7 à 15 euros, mais le succès n'a jamais été démenti. On est passé de juin 2016 à février 2017 de quatre à huit races, et de quatre départs de campagne à plus d'une dizaine. Mais l'action ne se concentrait que dans le Vieux-Monde, des humains aux Comptes Vampires en passant par autres Elfes Sylvains et créatures chaotiques.

 

Le but du nouvel opus est de proposer une toute nouvelle expérience, en partant sur Ulthuan et dans le Nouveau Monde, où se croisent arrogants Hauts-Elfes, macabres Elfes Noirs, mystérieux Hommes-Lézards, et discrets Skavens. Soit une toute nouvelle carte, quatre nouvelles races, et de futurs DLC qui nous attendent, dont un le jour même de la sortie. On n'apprend pas de ses erreurs... En attendant, nous avons déjà parlé du roster des Hommes-Lézards le mois dernier. Depuis, nous avons eu aussi celui des Hauts-Elfes, et nous disposons d'informations plus intéressantes sur la carte de campagne. Ce deuxième opus, qui paraîtra en septembre, fera se battre les quatre factions principales autour de vortex à maintenir ouverts ou à fermer définitivement, avec un terrain incitant à visiter des forêts luxuriantes et à travers des mers et océans. En attendant d'en savoir plus, notamment sur les pirates Elfes Noirs et les pestilents Skavens, on ne peut que spéculer sur la manière pour les développeurs de mêler la carte de campagne du premier Total War avec la nouvelle, prévu pour un mois après la sortie.

 

Steel Division : Normandy 44', le front bocager

 

 

Les Parisiens d'Eugen Systems ont enfin sorti leur nouveau jeu de tactique sur la Seconde Guerre mondiale dont nous vous parlions en mars. Le jeu est l'héritier de la série Wargame : celle-ci place le joueur sur une gigantesque carte présentant forêts, villes, plaines et que sais-je encore, où plus d'un millier d'unités de la Guerre Froide peuvent s'affronter via un système de carte à points à constituer avant la bataille, et à utiliser au fur et à mesure pour contrer tout type de menaces, en capturant des points, en ravitaillant les troupes et les véhicules en munitions et en essence, en plaçant l'infanterie dans les villes et les forêts, en surveillant le ciel, en attaquant par la voie des airs ou par la voie maritime, et en essayant de jongler avec mille réponses possibles face à une situation donnée. Voilà donc que la formule qui a duré de 2012 à 2014 est réadaptée au monde divisionnaire de la Seconde Guerre Mondiale.

 

A vous de constituer votre deck d'unités, au sein de divisions, qu'elles soient aéroportées, motorisées, ou quoi que ce soit. Votre deck est divisé en trois phases, qui s'activeront au fur et à mesure de la partie : à vous d'équilibrer votre deck entre ces trois parties pour briller à un moment de la partie, ou garder une puissance équivalente entre les trois phases. Le jeu est aidé en cela par ses 400 unités différentes, du panzergrenadier au char Sherman, en passant par les modèles de bombardiers, d'artillerie ou encore de DCA. Pendant la bataille, à vous de faire progresser le front grâce à vos unités, en occupant le bocage normand, en mettant à couvert vos soldats, en surprenant les chars adverses, en utilisant la reconnaissance, en dissimulant vos unitéés pour attaquer au dernier moment : les possibilités sont légion. La ligne de front est dynamique, et il peut arriver que vous dépassiez dans votre élan des unités ennemies, qui pourront dès lors être encerclée et subir une importante baisse de moral, jusqu'à pouvoir être mises en déroute. Le jeu est donc extrêmement sympathique et complet, bénéficie d'une campagne solo intéressante, et se paye le lux d'avoir un multijoueur pouvant opposer jusqu'à 20 joueurs. Une franche réussite française.

 

Mount and Blade II : Bannerlord, batailles de masse médiévales

 

 

Les Turcs de TaleWorlds ont sorti le premier Mount & Blade en 2008, édités à l'époque qu'ils étaient par Paradox Interactive, commençant la série dont nous parlions dans notre dossier consacré aux simulations de combat médiéval. Le soft nous lâchait dans un vaste monde partagé entre différents royaumes, où le système économique fonctionne sans vous : les ressources sont produites, transitent entre les villages et les villes, au milieu de seigneurs qui se font la guerre, et de bandits écumant les routes par petits ou grands groupes. Vous vous retrouvez tout seul, avec vos premières armes, et c'est là que l'aventure commence. L'expérience du bac à sable vous pousse à vous frotter à de petits groupes de bandits, à recruter des paysans dans des villages, des compagnons dans des tavernes, et à remplir des quêtes, entre patrouilles, tournois, dans le but de gagner de l'expérience et de l'argent. Cette expérience vous permet de vous initier à l'art des sièges, au tir à l'arc, à la course, à l'équitation comme dans un bon vieux RPG, tandis que l'argent vous permettra de vous payer de vraies montures, de vraies armes, et une vraie armure, pour passer du rang de bouseux à preux chevalier. Vous êtes aussi un commandant : les villageois que vous avez recruté venant de différents royaumes peuvent, s'ils survivent à vos batailles, monter en grade, et passer par un certain nombre d'évolutions en fonction de leur royaume d'appartenance. Ceux venant du royaume du nord passeront de villageois à Huskarl, les Khergits à archers montés ou cavaliers d'élite. Plus votre bande de guerre grandit, plus vous pouvez vous frotter à de plus grands défis, et plus la chute est longue et douloureuse si vous perdez tout. Vous ne pouvez jamais mourir, mais bel et bien recommencer à zéro si vous êtes dépouillés. Avec votre bande de guerre, vous pouvez même être recrutés par un royaume en tant que mercenaire, ou bien devenir un seigneur de ce royaume, participant aux sièges regroupant des centaines et des centaines de troupe. En bataille, vous avez globalement autant de types de coups ou de dégâts que d'armes, et à vous d'attaquer et de parer dans une des quatre directions proposées, de vous battre avec des armes de jet, de vous battre à cheval et de charger lancer couchée vos adversaires, de mener vos troupes via des ordres simples.

 

Se distribuant en petite quantité, le jeu a pourtant vu sa renommée s'enflammer à la sortie de Warband en 2010, où le jeu permet d'aller encore plus loin : vous marier, posséder des terres, des villages, des cités, pouvoir les améliorer avec le fruit de vos combats, et pouvoir même créer votre propre royaume, en établissant vos compagnons comme seigneurs, en les faisant commander des armées, et en capturant des villages, des cités, en récoltant l'impôt. Le jeu s'améliore aussi sur des points techniques, propose un mode multijoueur proposant des batailles épiques jusqu'à deux cents joueurs, et surtout, la communauté de joueurs amateur est présente pour présenter des centaines et des centaines de mod, proposant des univers alternatifs, de Warhammer à Game of Thrones, de l'Antiquité romaine à une apocalypse zombie. Depuis 2010, rien de foncièrement nouveau sous le soleil, excepté des extensions solo pour le XVIIe siècle de l'Europe de l'Est avec With Fire and Sword (2011), Viking Conquest (2014) et la partie multijoueur pour des batailles napoléoniennes qui a eu énormément de succès Napoleonic Wars (2012). Autant dire que les fans attendent de pied ferme ce nouvel opus, d'autant qu'il est annoncé depuis un certain temps et que les nouveautés s'annoncent au compte-gouttes. On a vu les améliorations graphiques, les améliorations de l'ambiance des villes, des sièges revisités grâce aux outils de siège tels les béliers et les catapultes, et un système de combat assez proche. Pour cette édition de l'E3, nous avons pu assister à des vidéos de gameplay qui font certainement saliver tout le monde. On nous promet des IA capables de commander les troupes à votre place, et même de vous donner des ordres sur le champ de bataille, comme vous pouvez le voir sur la vidéo. WE ARE WAITING. Notez que le studio est désormais son propre éditeur, succès aidant.

 

Age of Empires : Definitive Edition

 

 

La mode est au reboot. Après Age of Empires II HD (2013), sorti 14 ans après l'opus original, et qui se paie le luxe de proposer de nouvelles extensions, et après les news du mois dernier nous apprenant que le vieux et vénérable Starcraft allait faire de même, sans compter le vieux Homeworld remis au goût du jour en 2015, les développeurs aiment à nous ressortir les classiques du jeu de stratégie en temps réel des années 90. Le prochain sur la liste est l'illustre Age of Empires, paru en 1997 et adaptant la recette des premiers STR, de Dune II (1992) à Warcraft (1994), aux temps historiques avec l'Antiquité. Le remake est présenté par Microsoft Studios lui-même, qui a fermé le studio originel Ensemble Studios depuis 2009, et a sous-traité Age of Empires II HD à deux développeurs.

 

Il s'agit avec des villageois de récolter différentes ressources, de faire progresser la nation à travers les âges, de construire divers bâtiments d'où sortiront des unités militaires dans des scénarios historiques ou des batailles multijoueur. Visiblement, la réadaptation 20 ans après appelée Definitive Edition va plus loin, en revoyant tous les modèles d'unités en trois dimensions, contrairement à Age of Empires II HD, gardant l'empreinte graphique originelle. On attend d'en savoir plus, mais vous n'aurez plus de raison de ne pas toucher au représentant historique le plus fidèle d'un genre.

 

Kingdom Come : Deliverance, délivrez-nous de cette attente

 

 

Je parlais déjà de Mount & Blade II : Bannerlord et de Kingdom Come : Deliverance dans ce vieux dossier de 2015 sur les simulations de combat médiéval. C'est dire si on les attend eux aussi de pied ferme. Développé par WarHorse Studio après un kickstarter réussi en 2014 (!), le jeu surfe sur l'engouement des joueurs pour le combat réaliste avec une épée ou des flèches. Kingdom Come propose en effet un système encore plus poussé que celui de Mount & Blade, en proposant six directions différentes pour des épées à deux mains, impliquant des combats extrêmement techniques, se payant même le luxe de pouvoir être massif avec des bandes de guerre s'affrontant en une série de duels meurtriers, et visibles sur YouTube.

 

Mais là où les développeurs intéressaient tout le monde en 2014, c'était sur leur volonté de proposer un vrai scénario, et des graphismes sublimes dans une portion assez champêtre d'un monde médiéval. Après quatre ans, le constat est là : c'est long. Même Mount & Blade II, à peine annoncé à l'époque, semble avoir rattrapé en partie son retard technique. N'empêche que le jeu, désormais paré pour sortir en 2018, s'impose toujours avec son système de combat intéressant, son scénario principal, et sa beauté plastique, toujours aussi renversante.

 

Call of Duty : WWII, le retour bienfaisant aux sources de la guerre ?

 

 

On vous en parlait plus précisément en avril, mais les développeurs de Sledgehammer qui se partagent la franchise de Call of Duty avec notamment Infinity Ward reviennent après avoir travaillé sur Modern Warfare 3 (2011) sur la guerre à l'époque contemporaine, et Advanced Warfare (2014) qui rentre dans le futur. Mais cette fois-ci, depuis le virage pris par Battlefield 1, le concurrent principal, adaptant le monde du FPS à la Première Guerre Mondiale, Call of Duty : WWII proposera la Seconde Guerre Mondiale à nouveau, oubliée depuis World at War (2008), le cinquième opus estampillé Call of.

 

Ce retour aux sources pourrait s'avérer bénéfique, et changer de la dose annuelle contemporaine de combats, mais il faudra assurément subir les comparaisons avec l'illustre Call of Duty 2 (2005). Le fantasme ultime des gamers, à savoir le débarquement en Normandie, sera donc de nouveau de la partie. Toutefois, notons que ni l'éditeur Activision,  ni le studio responsable du développement ne sont capables en 2017 de nous proposer autre chose que le point de vue des gentils Américains. L'époque de Captain America est censée être révolue, non ? On parle de cinq campagnes différentes, qui s'annoncent aussi courtes et limitées que celles de Battlefield 1, même si on espère le contraire.

 

XCOM 2 : War of the chosen

 

 

On en parlait un brin le mois dernier avec Phoenix Point des origines du genre. Du premier XCOM : Ufo Defense de 1994, proposant une invasion extraterrestre que vous devez prémunir en abattant des engins adverses, en capturant des pièces d'équipement et de technologie, en réalisant des combats tactiques où chaque perte compte, en évoluant pour découvrir de nouveaux armements, de nouvelles armures et de nouvelles façons de combattre, vous plongiez dans l'horreur d'une civilisation extraterrestre tenant d'asservir les êtres humains, en capturant des civils dans des villes ou en attaquant même jusqu'à votre base secrète d'où partent vos intercepteurs et où se trouvent vos relais satellites d'observation. Après les successeurs Terror From the Deep et Apocalypse, il a fallu attendre les coups de projecteur du XCOM : Enemy Unknown de 2012 pour que le genre retrouve une nouvelle vigueur, poursuivie par la suite et par les concurrents tels Xenonaut (2014). Proposé par Firaxis Games, les développeurs américains d'Alpha Centauri, la version spatiale de Civilization, et surtout de Civilization III (2001), IV (2005), V (2010) et VI (2016), le reboot adapte la vieille formule à nos nouvelles technologies graphiques. On perd les larges équipes sur le terrain, toutes les caractéristiques précises de chaque troupe, la possibilité d'ouvrir des bases partout dans le monde, l'inventaire croulant sous les objets avec chaque arme et chaque grenade à gérer, pour trouver malgré tout un jeu assez intéressant, proposant une base secrète, un petit scénario divisé en phase, autorisant moins de liberté et scénarisant un peu le tout, et des soldats divisés en classes et qui, en prenant du galon, développent des compétences à utiliser en plein combat. Le jeu est sombre, intense à chaque combat puisque chaque vie humaine compte, et le jeu est une réussite.

 

En 2013, Enemy Within réitère l'expérience en rajoutant à la campagne de base de nouveaux ennemis, partisans des aliens, et en permettant à vos troupes d'être améliorées génétiquement ou robotiquement grâce à l'introduction d'une nouvelle ressource. En 2016, XCOM 2 nous plonge dans un monde où les extraterrestres ont fini leur travail de domination, et où votre travail se doit d'être encore plus secret qu'avant, en mettant l'accent sur l'infiltration dans une société dictatoriale. Des DLC à foison émaillent désormais les jeux Firaxis, de Civilization VI à XCOM 2. Anarchy's Children propose plus de personnalisation visuelle pour vos troupes rebelles, Alien Hunters rajoute des chefs aliens uniques, Shen's Last Gift propose une nouvelle classe et une nouvelle mission scénarisée, et le tout nouveau contenu, War of the Chosen, proposera des factions humaines de résistance avec qui négocier pour obtenir des héros, de nouveaux adversaires dont l'assassin ultime, des possibilités de liens entre vos troupes, de nouvelles cartes. Le contenu semble s'enrichir véritablement, puisque chaque faction offre de sacrés bonus.

 

En Vrac

 

  • Paradox Interactive aime visiblement poser des dilemmes à ses joueurs, en proposant le même mois deux contenus additionnels pour Europa Universalis 4 et Hearts of Iron 4. Death or Dishonor nous envoie en Europe de l'est avec des arbres de doctrines adaptés aux pays coincés entre l'URSS et l'Allemagne nazie, ce qui offre un certain challenge, tandis que Third Rome nous plonge dans les prémices de la Russie, en plein XVe siècle, avec des mécaniques spécifiques pour le régime tsariste, la religion orthodoxe et la colonisation sibérienne.

 

 

  • Les simulations d'empire ferroviaire sont loin de courir les rues (ou les rails, humour du Captain). Railway Empire propose de remédier à ce vide en plein XIXe siècle, au moment où les grandes voies de chemins de fer se mettent à sillonner les Etats-Unis. Vous vous devrez de vaincre économiquement vos concurrents, de gérer vos locomotives, votre recherche, et on attend de voir ce lointain descendant de Transport Tycoon (1994) de gestion de voies de transport. Le jeu a l'air assez bien fait et original pour susciter l'intérêt.

 

 

  • Le mois dernier, on vous parlait du kickstarter de Phoenix Point, le XCOM du futur par un des anciens développeurs de l'opus original de 1994. C'est désormais entièrement financé, et pour nous récompenser, une vidéo de gameplay s'est offerte à nos yeux, où on voit des créatures abjectes sorties des abysses combattre une poignée d'humains. On peut désormais dans ce combat au tour par tour viser les parties du corps adverses, pour démembrer, incapaciter ou que sais-je encore. Cette innovation est bienvenue, et ne sera pas de trop face à la noirceur du titre et à l'aspect de ces terribles ennemis.

 

 

  • C'est un mois chargé dans l'actualité d'Arma 3, dont nous parions plus précisément le mois dernier à l'occasion de la sortie de Jets. Le jeu tchèque s'offre ainsi ce mois-ci deux contenus gratuits. On retourne à la carte de l'opus original, Operation Flashpoint (2001), avec Malden, qui rajoute un mode multijoueur sympathique où vous vous devez de patrouiller dans des coins, avec des groupes d'ennemis à débusquer. De même, sur la même carte, le Project Argo est un stand-alone multijoueur où deux petites équipes se battent avec des mécaniques similaires à celles d'Arma pour capturer une zone.

 

 

  • Dice retourne au charbon après le bon Star Wars Battlefront qui rebootait l'illustre série Star Wars, mais qui manquait cruellement de contenu, malgré une plastique impressionnante. Pour compenser cela, deux ans plus tard, Star Wars Battlefront II est annoncé avec une campagne solo, le retour des classes, et enfin la possibilité de jouer les clones et les droïdes des trois premiers opus. Enfin, diront les déçus du premier opus. Espérons qu'ils arrivent davantage à retenir les joueurs plus de deux mois cette fois.

 

 

  • Si vous avez lu mon dossier consacré aux city-builder, vous êtes au courant que la série Tropico vous place depuis 2001 dans les bottes d'un dictateur de république bananière en pleine Guerre Froide. A vous de constituer votre petit paradis, à coup d'industries, de logements et d'outils de propagande. Le sixième opus est désormais dans les starting blocks, et se donne à voir sans détails particuliers. On sait néanmoins qu'il sera disponible sur PS4, vu que c'est la mode en ce moment (Aven Colony, Halo Wars 2). D'ailleurs, c'est un tout nouveau studio qui s'occupe du sixième opus, vu que les précédents s'occupent de Surviving Mars.

 

 

  • Le bon jeu Sanctus Reach, qui donne à Warhammer 40K une adaptation assez fidèle au jeu de figurines, et dont nous avons largement traité en décembre, s'étend avec une nouvelle extension qui rajoutera de nouvelles unités, et une campagne pour les Orks. Intitulée Legacy of the Wierdboy, on l'attend pour juillet.

 

 

  • Après quelques restructurations au sein de l'équipe Bioware dû au simili-échec de Mass Effect : Andromeda, si l'on peut dire, l'E3 est l'occasion pour eux de nous présenter une nouvelle franchise, au doux nom d'Anthem, où il s'agir visiblement de jouer à Iron Man dans une jungle luxuriante et sublime, à rencontrer des extraterrestres violents, des créatures sauvages, le tout en explorant les environs et en détruisant à coup de missiles ou d'armes à feu ceux qui vous barreront la route.

 

 

  • Field of Glory est un vieux simulateur de 1993 permettant de revivre les batailles napoléoniennes. C'est aussi un jeu de figurines historiques, généralement antiques, avec des livres de règles et de multiples extensions. Et c'est aussi un jeu développé par Slitherine en 2009 avec des graphismes un brin austère pour vous dispenser d'utiliser de vraies figurines. Après de multiples extensions, il était temps pour une nouvelle refonte, basée sur le moteur de Battle Academy, de Pike & Shot (2014) et de Sengoku Jidai (2016).

 

 

C'est donc tout pour ce mois-ci qui était bougrement chargé. Dieu merci, l'E3 c'est bel et bien fini pour cette année. Reste pour cette année la Gamescom (août) et la Paris Games Week (novembre). Oh my...

 

Précédentes éditions

 

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Actu (Jeu vidéo)

Vous voulez le cocktail habituel et mensuel de news sur les jeux vidéos à caractère stratégique ou tactique ? Alors c'est parti pour cette édition de mai 2017 sur YouTube.

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Actu (Jeu vidéo)

Un gros épisode pour ce mois d'avril 2017 déjà très chargé, comme vous le savez déjà...

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Actu (Jeu vidéo)

Voici rien que pour vos yeux le troisième épisode YouTube de l'Actualté Vidéoludique du Captain. Au menu, quelques escapades RPG et du renouveau stratégique.

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Le Monde du Captain Sparke

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N'hésitez pas à faire un tour sur le Monde du Captain Sparke : vous y trouverez des animés, du cinéma, des critiques de jeux vidéos, des récits de partie, des dossiers et des vidéos YouTube. Sinon, vous pouvez toujours aller chercher mon blog d' histoire militaire et de géopolitique. J'ai aussi une chaîne YouTube (et d'accordéon), des pages Facebook et Twitter.

Si vous cherchez un rédacteur pour quoi que ce soit, je suis disponible un peu partout, de l'agora de Mundus Bellicus à ce blog-ci en passant par mon site. N'hésitez pas.

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