Le Monde du Captain Sparke

Par Captain Sparke Blog créé le 03/10/16 Mis à jour le 13/12/17 à 15h52

J'ai récemment ouvert mon site internet, le Monde du Captain Sparke, où vous trouverez des jeux vidéos, des animés, des films, des récits de partie multijoueur, des dossiers, des vidéos YouTube, un résumé de l'actualité vidéoludique. Si ça vous plaît, n'hésitez pas à entrer en contact avec moi.

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Catégorie : Test

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Test (Jeu vidéo)

Vous êtes au courant, j’ai parlé du genre du city-builder dans un dossier, revenant sur ses ténors et sur son évolution. De judicieux commentaires ont pointé l’absence du city builder survival, à la Banished et, peut-être lointainement, à Dwarf Fortress, et au nouveau Ancient Cities en préparation, qui ravit les amateurs d’époques révolues. Nul doute que nous aurons l’occasion de rattraper cela dans un futur article. Quoi qu’il en soit, focalisons-nous dans cette nouvelle critique vidéoludique sur le jeu Hearthlands, dont j’ai pu parler dans la dernière édition de l’actu vidéoludique. Développé et édité par le studio indépendant Sergio & Simon, Heartlands est un mignon et coloré hommage remontant aux origines du city-builder autour des jeux Sierra / Impression Games, et on va voir ça de suite.

 

I. L’hommage

 

Tout comme ses illustres prédécesseurs, Hearthlands propose d’arriver sur un terrain vague, à la tête d’une des quatre nations, disposant de chaînes de production spécifiques concernant la nourriture, l’alcool, etc. Certains brasseront de la bière, d’autre du cidre, et auront diverses unités militaires. Il faut donc mettre en place les premières huttes, les premières routes, et les premières sources de matières premières, selon des chaînes de production permettant de transformer le tout en produits susceptibles de rentrer dans le giron du commerce ou d’être utilisé pour satisfaire vos habitants.

 

Les maisons de niveau 1 ont peu de besoins…

 

Les habitants ont ainsi un certain nombre de besoins. Si une maison de niveau 1 n’a besoin que de nourriture pour évoluer, chaque nouveau niveau apporte un plus grand nombre de citoyens par maison, ainsi qu’un plus grand nombre de besoins : alcools, vêtements, bijoux. A vous d’ajuster votre nombre d’habitants avec votre production, et surtout avec votre rentrée monétaire. Car si chaque bâtiment coûte de l’argent, il va bien falloir en gagner ! Il faudra donc utiliser le commerce pour importer et exporter des produits entre votre cité et les autres cités d’une carte donnée, qui ont leurs ressources, leur armée aussi.

 

Il faut donc diversifier les chaînes de production.

 

Tout comme les jeux d’Impression Games, il va dès lors s’agir de construire des bâtiments proches de vos zones de logements d’où sortiront des marchands ambulants, des policiers, des médecins, des représentants de l’état chargés de collecter l’impôt, mais aussi des bardes et autres innovations menant à un arbre technologique tout beau tout neuf.

 

II. Un jeu restant original

 

Car il est possible d’évoluer dans Hearthlands, grâce à des technologies utilisant les points récoltés pour améliorer vos récoltes, vos zones de stockages, la vitesse des pourvoyeurs de biens de toute sorte, mais aussi l’efficacité de vos forces armées, et même l’usage de différents sorts, qu’il faut débloquer avec d’autres types de points, permettant de s’occuper de vils morts-vivants ou d’invoquer des esprits fantômes.

 

Débloquer des bâtiments pour creuser la terre et ne pas dépendre du commerce pour les minerais, tandis que ma ville s’étend.

 

En parlant de l’aspect militaire, il est loin d’être laissé de côté. Bien évidemment, avant de former vos premières troupes, il va toujours s’agir de trouver les minerais, le cuir, qui seront ensuite transformés avec d’autres ressources pour créer des armes et armures. Celles-ci formeront des lanciers, des archers, des cavaliers d’élite et que sais-je encore. Ces unités serviront à protéger votre ville en devenir des dangers venant de la carte elle-même, et d’y récolter des trésors : caches d’araignées, terriers de loups, tours de mage, vos troupes seront bien utile, qui plus est derrière des murs et des tours.

 

Un voisin qui ne m’aime pas assez envoie ses troupes pour me subjuguer. Je risque de devoir devenir son vassal.

 

Vous vous retrouvez en effet dans un monde de fantasy, bien loin des temps historiques des sagas Sierra. Non seulement vous pourrez utiliser la magie pour booster vos troupes ou vos bâtiments, mais vous pourrez aussi faire davantage que commercer avec vos voisins : à vous d’utiliser la diplomatie pour les mettre dans votre poche, ou alors envoyez vos troupes pour les piller, pour les mettre sous votre giron et leur faire payer des taxes. Attention aussi sur la carte mondiale aux vampires et autres abominations qui se feront un plaisir de rendre quelques visites musclées…

 

La carte du monde, entre dragons, créatures malfaisantes, et voisins avec qui commercer ou guerroyer.

 

Conclusion

 

Sans révolutionner le genre du city-builder, Hearthlands arrive à fournir une copie fantasy et revisitée des illustres city-builder, avec des graphismes colorés et mignons, et tout de même un certain challenge avec de nombreuses chaînes de production, l’équilibre à faire entre la production et le commerce, les possibilités d’évolution des maisons et de vos citoyens, et tout ce qui s’ensuit. Les missions fournissent un peu de challenge, avec des situations variées, et le fait d’avoir quatre nations aux chaînes de production diverses permet d’avoir un petit potentiel de rejouabilité. Il y a suffisamment de choses à faire pour être un bon divertissement.

 

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Test (Jeu vidéo)

Au menu de ce jeu de rôle / roguelike un peu spécial, on trouve de la difficulté, de la diversité, et un monde hostile en tour par tour, où des petites bandes de guerriers tentent de survivre bon gré mal gré. Il s'agit de la deuxième série vidéoludique d'Illwinter Games. Promis, y en a pas d'autres.

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Test (Jeu vidéo)
Vous avez tous entendu parler de la sorte de Mass Effect : Andromeda, l’opus tant attendu par les fans depuis la conclusion de la saga Mass Effect en 2012. Ecriture légère, animations parfois ridicules, quelques faiblesses, la sortie du titre est loin d’avoir fait l’unanimité parmi les fans. Puisque c’est comme ça, je propose dès lors une rétrospective sur chacun des jeux Mass Effect pour voir ce qui faisait leurs forces, ce qui permettra ensuite d’avoir un véritable avis sur le nouveau titre…


Nous sommes en 2007 lorsque sort la nouvelle franchise de Bioware. Les Canadiens du studio se sont faits connaître depuis 1995 par leurs jeux de rôle sur PC, portés par un scénario riche et un système de combat en temps réel pausable : Baldur’s Gate (1998) basé sur l’univers de Donjons & Dragons, Star Wars : Knight of the Republic (2003), un des meilleurs jeux Star Wars existant. Rachetés par Electronic Arts en 2007, c’est le moment où une nouvelle série vidéoludique voit le jour.

I. Il y a longtemps, dans une galaxie lointaine…

Tout commence par un tir d’arme à énergie de trop. Une détonation dans le lointain qui indique la mort de l’agent de la Citadelle avec lequel vous êtes en mission. Tout va mal dans cette mission d’accroche : les colons humains de la petite planète d’Eden Prime ont été massacrés par les Geths, des créatures à l’allure robotique, et la balise que vous recherchiez, signe d’une civilisation perdue, s’autodétruit sous vos yeux. Un début douloureux pour le Commandant Shepard, que vous incarnez.

Les conflits sont proches...

Bienvenue dans une galaxie où les humains, grâce aux artefacts prothéens et à la technologie du « Mass Effect » ont réussi à s’intégrer dans l’espace concilien, centré autour de la Citadelle, véritable capitale d’un monde où toutes les races cohabitent plus ou moins bien, colonisent des planètes sous l’accord préalable du Conseil dans la limite de souveraineté de celui-ci. Les humains sont des nouveaux venus dans la galaxie, et combattent politiquement pour assurer une place de choix dans cet espace concilien. D’autant qu’Eden Prime semble être le commencement de quelque chose d’assez gros. Il vous faut dès lors faire vos preuves pour pouvoir être le premier SPECTRE humain, un soldat d’élite au-dessus des lois et capable de traquer le Turien responsable de l’attaque sur votre colonie.

Bienvenue dans votre vaisseau

Entre découvertes de planète, de nouveaux artefacts, de sociétés unies par un lourd secret et qui ne se dévoilent qu’après, le commandant Shepard et son équipage sillonnent la galaxie pour essayer de découvrir ce qu’il s’est passé sur Eden Prime, et d’y porter un terme. Il s’avère que quelque chose de très dangereux est à l’œuvre. Mass Effect est donc un univers, un scénario qui étend ses pattes dans toutes les directions, et qui nous immerge dans un monde spécifique, où les humains n’ont pas forcément une place d’honneur, où les peuplades extraterrestres forment l’essentiel du peuplement de la galaxie, et où vous devrez régler des conflits par la discussion, ou par les armes à énergie. 

Gentil le Krogan, gentil...

II. Un RPG avant tout

Vous dirigez donc un baroudeur, que vous paramétrez physiquement au début du jeu, en mettant en place son passé, et en déterminant sa classe. On en compte six : le soldat, maîtrisant toutes les armes du jeu, c’est-à-dire la catégorie pistolet, fusil à pompe, fusil d’assaut, et fusil de précision avec des capacités intéressantes pour attaquer de front ; l’ingénieur qui utilise l’électronique pour s’occuper des boucliers adverses, pour faire surchauffer les armes ennemies et essouffler suffisamment l’adversaire pour porter le coup fatal ; l’adepte, très faible au début du jeu, avec une armure légère, et la possibilité d’utiliser le pistolet sans malus de précision et de stabilité, il est celui qui lancera des pouvoirs à tire-larigot, projetant les ennemis, les faisant léviter ou tomber à terre, ou encore en se protégeant à l’aide de barrière biotiques. Les trois autres classes combinent une partie des pouvoirs de deux classes différentes : le porte-étendard est un adepte-soldat, utilisant le fusil à pompe et ses quelques pouvoirs pour défourailler ; le franc-tireur est un ingénieur-soldat, qui affaiblit ses adversaires avant de les achever avec son fusil de précision ; la sentinelle enfin est un ingénieur-adepte, affaiblissant l’ennemi par l’électronique et ses pouvoirs. 

Mon franc-tireur quand il était encore peu expérimenté. Notez les points de conciliation en haut à gauche. Saleté d'humaniste.

On parle beaucoup de combat dans ce descriptif. Ceux-ci sont en effet, dans les modes de difficulté supérieurs, assez tactiques. Accompagné par deux membres d’équipage parmi une poignée, recrutés pendant vos aventures, vous bénéficiez de la pause tactique, vous permettant de placer vos coéquipiers à couvert, et de leur faire utiliser leurs compétences ou leurs pouvoirs, des vortex biotiques altérant l’espace au piratage des boucliers ennemis. Et certains combats vous imposeront de faire très attention aux couverts, aux soins et aux autres paramètres à prendre en compte. Le jeu se présente ainsi comme un « third person shooter » (TPS) où vous disposez d’une vue par-dessus l’épaule pour viser avec différentes armes. Les combats restent rapides, assez propres, et pas extrêmement passionnants. 

Pause tactique.

III. Donne-moi des quêtes

La quête principale fera visiter différentes planètes avec leur environnement, leurs ennemis, et leurs problèmes à résoudre, dans le but d’atteindre Saren. Mais de nombreuses quêtes secondaires viendront égayer l’aventure. Certaines restent intéressantes, notamment celles au sein des mondes à visiter, et permettent d’augmenter les différents niveaux, mais la plupart sont extrêmement génériques, et imposent de se poser sur des planètes qui se ressemblent toutes, d’explorer légèrement à l’aide d’un engin tout-terrain qui se contrôle avec les pieds, le tout pour se retrouver dans des bases souterraines qui ont le mérite d’avoir toutes la même structure. Des quêtes qui ressemblent à des quêtes de remplissage, d’autant que parfois, la seule conséquence de ce genre de quête est un message textuel s’affichant sur votre écran. On est loin des choix un peu plus cruciaux à faire lors des quêtes principales, et pouvant résulter en la mort de vos coéquipiers, ou la mise en place d’un élément qui pourra se maintenir sur les différents épisodes.

Les séquences au Mako, pas passionnantes...

Faire des quêtes et avancer apportera des points d’expérience, qui permettront de passer des niveaux dans différentes compétences, notamment pour améliorer vos capacités à discourir, vos compétences spéciales, vos techniques, et celles de vos coéquipiers. On dispose aussi d’un inventaire très vite rempli à ras-bord, avec armes, armures, mods d’armes et d’armures, types de munition, qu’il s’agira de vendre ou de transformer en omni-gel. On peut aussi parler des phases de la quête principale dans le véhicule tout-terrain appelé le Mako, qui consistent généralement à avancer tout droit en tirant sur tout ce qui bouge, ce qui est assez long et répétitif. Enfin, comment parler de Mass Effect sans la roue des dialogues, permettant de répondre d’une manière conciliante, neutre ou pragmatique, et qui accordent au fil du temps des points de conciliation ou de pragmatisme permettant de résoudre des problèmes épineux (du genre, comment convaincre un Krogan, les vrais comprendront). 

Ca blablate beaucoup.

Conclusion

Mass Effect nous lance en 2007 dans un nouveau monde de science-fiction dont on sort difficilement, entre ses intrigues, ses vaisseaux, ses combats, ses extraterrestres, son histoire allant de rebondissements en rebondissements, le tout dans un monde cohérent et assez vivant, porté par des graphismes assez corrects pour l’époque, et une musique qui vous met dans l’ambiance.

De l'équipement à gogo. Et des mods. Et des munitions. Et des armures. Bref.

Le jeu n’est pas exempt de défauts, notamment avec son inventaire qui déborde, ses quêtes de remplissage, ses phases en Mako, ses combats un peu mous, mais nous propose de prendre part à l’histoire via des choix concrets, et nous faire rencontrer une galerie de personnages attachants, qu’ils soient humains ou non-humains (sauf Kaidan). Le jeu a vieilli, prend un peu de temps pour se mettre en place, notamment au début où vous arpenterez la capitale, mais était à l’époque un des meilleurs RPG existants.

 

Voir aussi

Jeux : 
Mass Effect
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Édito

N'hésitez pas à faire un tour sur le Monde du Captain Sparke : vous y trouverez des animés, du cinéma, des critiques de jeux vidéos, des récits de partie, des dossiers et des vidéos YouTube. Sinon, vous pouvez toujours aller chercher mon blog d' histoire militaire et de géopolitique. J'ai aussi une chaîne YouTube (et d'accordéon), des pages Facebook et Twitter.

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