Le Monde du Captain Sparke

Par Captain Sparke Blog créé le 03/10/16 Mis à jour le 25/05/18 à 12h03

J'ai récemment ouvert mon site internet, le Monde du Captain Sparke, où vous trouverez des jeux vidéos, des animés, des films, des récits de partie multijoueur, des dossiers, des vidéos YouTube, un résumé de l'actualité vidéoludique. Si ça vous plaît, n'hésitez pas à entrer en contact avec moi.

Ajouter aux favoris
     
Signaler
Critique (Jeu vidéo)

 

Et si on revenait, ensemble, sur le tout premier jeu Final Fantasy, paru sur Famicom (NES) en 1987 ? Après mon dossier sur les RPG, une catégorie manquait : celle des fameux JRPG pour Japanese Role-Playing Game. Les RPG ont déjà à l’époque fait leur transition de la table de jeu à la simulation, capable de normaliser les fiches de personnage, les quêtes, les évolutions, les combats : Adventure (1972), Rogue (1980), Ultima (1981), Dragon Quest et Might & Magic (1986), il y a de quoi faire. La différence principale entre les jeux de rôles occidentaux et ceux japonais réside souvent dans la lutte entre la liberté d’action et la trame de fond. Et c’est parfaitement visible si on compare une descente de donjon à Final Fantasy premier du nom. Avant de commencer, sachez que vous retrouverez cet article en version complète sur mon site internet.

 

 

 
Le remake sur PSP. Notez que les quatre guerriers ont une forme de base, et une forme améliorée grâce à un personnage particulier en cours de partie. Le voleur devient un ninja capable d’utiliser la magie noire, ou encore le mage blanc devient un sage blanc.

 

 

 

Lorsque Enix, fondée en 1975, se fait connaître par le premier Dragon Quest (1986) et s’impose sur la scène vidéoludique japonais, Square, qui ne fait pas encore partie du fameux consortium Square Enix, est dans une situation plutôt difficile. Fondée en 1983, la société est en difficulté financière, et joue son va-tout en 1987 avec la Fantasy Finale, ou Final Fantasy, le nom signifiant tout. Produit par Hironobu Sakagushi avec les musiques fameuses de Nobuo Uematsu, le jeu s’impose finalement comme une réussite. Vous n’aurez pas manquer de le constater depuis cette époque que les opus se multiplient, jusqu’au Final Fantasy VII légendaire sur PS1 (1997) et au tout dernier en date, Final Fantasy XV (2016).

 

 

 
Dans Dragon Warrior premier du nom, les ennemis viennent à vous un par un. C’est bien aimable. Ce ne sera plus le cas ensuite. Notez la vision en première personne du combat.

 

 

Mais comment se sont-ils imposés ? La musique est légendaire, tout comme le scénario, qui voit quatre personnages chercher quatre cristaux pour sauver tout simplement le monde, choisis entre six classes, qui évolueront à un moment-clé du jeu : le guerrier / paladin endurant, le voleur / ninja mortel et précis, le moine / maître sans arme et sans armure, et enfin les mages ou sages blanc, noir ou rouge, pour les soins, le combat, ou les deux. A vous dans la première ville d’acheter des armes, des armures, mais aussi des sorts pour vos mages, puis de sortir, de combattre les gobelins, les loups, et le bestiaire, de revenir pour soigner les blessures, et de repartir ensuite avec plus d’équipement, plus de sort, après avoir parlé aux PNJ et découvert les objectifs de votre aventure...

 

 

 
Un début prometteur. Quatre enfants du bien, un village, un château, et un temple maléfique au nord-ouest.

 

 

L’identité visuelle ne sera pas celle d’un Dragon Quest qui bénéficie de la présence d’Akira Toriyama, mais les FF s’intéresseront au fil des épisodes bien davantage aux scénarios alambiqués, combinant retournements de situation et intrigues compelxes, là où les Dragon Quest sont des aventures que je qualifierai de plus familiale. Bien sûr, en 1987, c’est plutôt rudimentaire pour le moment : battre un chevalier noir qui a l’air faible...pour le moment, sauver une princesse, trouver un pont, découvrir de nouvelles contrées, prendre le large, lever des malédictions, être trahi, découvrir la voie du canoë ou des airs, Final Fantasy reste une aventure avec un grand A, malgré le mutisme de ses quatre personnages, sans histoire personnelle à raconter.

 

 

 
Le premier adversaire coriace du jeu, qui vous révélera quelques surprises à la fin de votre aventure…

 

 

En bref, malgré du grinding et un scénario rudimentaire par rapport au reste de la saga, il s’impose largement comme un jeu-clé dans l’histoire du JRPG. Il sera d’ailleurs adapté sur PS1 (2003), GBA (2004), et PSP (2008). Une référence est donc née...

 

Exemple musical de la version remaniée. Vous sentez le charme des vieux châteaux et l'appel de l'aventure ?

Liste des RPG :

 

Voir aussi

Jeux : 
Final Fantasy
Plateformes : 
PSP, Game Boy Advance, NES, PlayStation
Sociétés : 
Enix
Ajouter à mes favoris Commenter (3)

Commentaires

air-dex
Signaler
air-dex
J'aurais plutôt dit "sévère mais juste" que "dur". Final Fantasy n'est pas non plus une purge en 2018, même au niveau des graphismes (merci les versions mobiles). Le problème est surtout qu'on vit dans une époque où les classiques ne sont pas les premiers jeux auxquels on touche. FFI n'est plus le premier RPG de tous les joueurs comme il y a 25 ou 30 ans. Désormais on commence tous par des jeux qui se sont inspirés dudit classique fondateur, ce qui fait qu'on se retrouve quand même avec une impression de déjà vu plus ou moins désagréable quand on touche enfin à l'original.

C'est ce qui m'est arrivé quand j'ai joué à "The Legend of Zelda: A Link to the Past" pour la toute première fois. ALTTP fut le jeu où Nintendo trouva la bonne formule pour Zelda, une formule qu'ils ont ensuite décliné quasiment à l'identique pendant 20-25 ans avec relativement peu d'ajouts, jusqu'à Skyward Sword. Perso j'ai commencé Zelda avec Link's Awakening sur Game Boy Pocket puis Ocarina of Time sur N64 (oui je joue depuis longtemps). J'ai ensuite joué à une dizaine de jeux Zelda durant ma vie de joueur et ALTTP est l'un des derniers Zelda auxquels j'ai joué pour la première fois (sur la CV SNES de la Wii U). Quand j'ai commencé à y jouer j'étais impatient de voir à quoi ressemblait ce Zelda fondateur que beaucoup considèrent comme le meilleur Zelda de tous les temps. Un Zelda meilleur qu'OoT que je considère comme l'un de mes 2 jeux préférés de tous les temps (avec Xenoblade Chronicles 1) ? J'étais curieux de voir ça. Au final j'ai été déçu par ALTTP. Non pas parce que le jeu est mauvais, loin de là, mais parce que j'avais joué à tellement de jeux identiques par le passé (cf. ma dizaine de Zelda mentionnée plus haut) que je l'ai trouvé sans originalité et que du coup je l'ai véritablement fait en pilote automatique tellement j'étais rôdé à ce genre de jeu. C'est ce que les joueurs qui joueront dans 20 ans penseront de Breath of the Wild quand ils y joueront. On le trouve révolutionnaire en 2017-2018, mais en 2040 ce ne sera qu'un jeu parmi moult autres qu'il aura inspiré et les joueurs de 2040 ne comprendront pas ce qu'on lui trouve de si particulier puisqu'ils en auront vu d'autres.

J'ai joué à FFI par le passé (sur Android) et j'avais eu cette même impression, mais pas aussi accentuée que pour ALTTP. J'avais surtout constaté que du chemin avait été parcouru depuis ce classique. C'était rustique, brut de décoffrage. Mais j'avais trouvé ce FF sympa bien que ce soit loin d'être l'un de mes FF préférés.
Captain Sparke
Signaler
Captain Sparke
Mais revenir aux origines du JRPG, c'est aussi une petite bouffée d'air frais, en évacuant toutes les nouveautés et en reprenant la gemme initiale. Et je dois dire que la formule marche assez bien : l'esprit d'aventure, le système d'évolution, le combat, les graphismes rudimentaires, la musique originale. Donc je ne serais pas aussi dur que toi, mais je peux comprendre. C'est la curiosité et l'envie de renouer avec les origines qui me donne surtout envie de retourner aux classiques.

Mais évidemment, un jeu similaire en 2018 se ferait lyncher, sur RPG Maker on peut coder quelque chose de meilleur plus facilement. Rien à voir à ce qui se faisait dans les années 80. De même que beaucoup de jeux ne sortiraient plus en 2018, à part quelques rares softs d'excellence. Le SimCity de 1989 serait par exemple bien trop peu complet. Bref, voilà mes pensées sur le sujet :D
air-dex
Signaler
air-dex
Final Fantasy I est un jeu fondateur. Il a posé les bases du (J-)RPG moderne tel qu'on y joue encore aujourd'hui. C'est définitivement un classique du jeu vidéo.

Mais y jouer aujourd'hui est une autre paire de manche. La formule a évolué en 30 ans de JV. Du coup ce n'est plus qu'un J-RPG classique et basique au possible. Si quelqu'un sortait ça en 2018 sous un autre nom on appellerait ça un J-RPG lambda. Les gros J-RPGs de notre époque ont de meilleurs graphismes (surtout si on compare avec la version NES), des scénarios plus travaillés et du gameplay plus raffiné. Les joueurs actuels ont tellement joué à d'autres RPGs avant de mettre la main sur FF1 que celui-ci peut en paraître presque fade tellement c'est désormais du vu et revu. Mais c'est FF1 donc on accepte de faire un effort pour l'apprécier un minimum.
Le Monde du Captain Sparke

Édito

N'hésitez pas à faire un tour sur le Monde du Captain Sparke : vous y trouverez des animés, du cinéma, des critiques de jeux vidéos, des récits de partie, des dossiers et des vidéos YouTube. Sinon, vous pouvez toujours aller chercher mon blog d' histoire militaire et de géopolitique. J'ai aussi une chaîne YouTube (et d'accordéon), des pages Facebook et Twitter.

Si vous cherchez un rédacteur pour quoi que ce soit, je suis disponible un peu partout, de l'agora de Mundus Bellicus à ce blog-ci en passant par mon site. N'hésitez pas.

Archives