A napper sur tes pommes de terre.

Par Cancoillotte Blog créé le 30/11/10 Mis à jour le 07/11/12 à 13h44

Bienvenue!
Découvrez le blog du Gamer Franc-Comtois pure souche. Retrouvez des test, chroniques, news, critiques, et autres babioles sur les sujets que j'aime. N'hésitez pas à me laisser des commentaires pour me faire partager vos impressions.
Bonne lecture...

Ajouter aux favoris

Catégorie : Test "youngtimer" jeux ni vieux ni récents

        
Signaler
Test "youngtimer" jeux ni vieux ni récents

 Comme je vous l'ai fait remarquer il y a quelques temps, Crash Bandicoot fête son quinzième anniversaire en cette fin d'année 2011. Le bandicoot a séduit les joueurs sur PsOne avec de vrais jeux de plateforme. Naughty Dog, après trois épisodes très réussis, nous livre en 1999 le dernier opus qu'il va développer, laissant le poste à un autre studio à partir de Crash Bash.

Mais ce n'est pas un épisode classique! Facilement définissable comme "le Mario de la Playstation", Crash Bandicoot devait nécessairement passer par la case Karting. Si ça a si bien réussi au plombier moustachu, pourquoi pas à Crash?

Disons-le tout de suite: Crash Team Racing (CTR) est tout simplement l'un des meilleurs jeux de kart n'ayant jamais existé sur console. Pourquoi? Parce qu'il fait preuve d'un soin très particulier, notamment au chapitre du gameplay. Il séduit aussi par un vrai mode solo, sans oublier d'être convivial en multijoueur. Et cerise sur le gâteau, il conserve la "patte" Crash Bandicoot. L'élève dépasse-t-il le maître?

 

Les présentations étant faites, commençons par aborder le jeu autour de son contenu. D'emblée, on remarquera la présence d'un mode solo très bien pensé. Le mode aventure vous permet de participer à des courses et à divers défis, en battant quelques boss issus de CB entre temps. Vos compétences de pilotage vous permettront de gagner des trophées, des jetons, des reliques et enfin des joyaux. Tout se fait progressivement. Si atteindre le boss de fin (l'étrange et presque insupportable Nitrous Oxide) ne prend pas beaucoup de temps, réaliser l'intégralité des défis avec le meilleur chrono est une tâche réservée aux persévérants. En effet, en dehors des courses classiques, il existe deux défis que les fans de CTR connaissent bien: la course CTR, tout abord, consiste à attraper trois lettres (C, T, R) dispersées à travers le circuit et de gagner la course. Les mordus de dérapages préfèreront se diriger vers la course relique, qui consiste à faire un CLM en trois tours. Particularité? Des caisses sont disposées sur tout le circuit et interrompt le chronomètre pendant une, deux ou trois secondes. Le but est bien entendu d'en briser le plus possible afin de faire le meilleur chronos.

En fait, le mode solo se déroule sur une mini-map, depuis laquelle on peut se diriger vers le circuit de notre choix, sauvegarder ou changer de zone. Ce n'est pas désagréable, et ça rappelle un peu plus la logique de progression des jeux de plateforme (on fait quelques niveaux, on bat le boss, on change de monde, et on recommence). Assurément une bonne idée.

Si ça vous gonfle, vous pouvez jouer en mode Arcade et faire du CLM, comme dans Mario Kart en fait! Mais si vous êtes plusieurs...? Pas de panique: Naughty Dog a pensé à vous. Pour peu que vous ayez quatre manettes (et un Multitap pour ceux qui jouent encore sur PsOne) vous pouvez montrer à vos potes qui est le boss à travers des courses VS classiques et également des batailles.

Vient maintenant le moment de parler des personnages et des circuits. On suit rigoureusement le modèle Mario Kart (en particulier MK64). Huit personnages répartis entre deux catégories. Crash et Cortex sont polyvalents, Coco et N.Gin accélèrent le mieux, Polar et Pura sont les plus maniables, et enfin Tiny et Dingodile jouent les gros bourrins de service. Les meilleurs joueurs auront la chance de débloquer des personnages cachés.

On compte 18 circuits et quatre arènes. Il est intéressant de constater que la plupart des circuits sont globalement bien conçus. Pas de circuits à la Kalimari Desert où il ne se passe rien la plupart du temps. Les circuits de CTR sont nettements plus concrets qu'abstraits. Sauf exception, on enchaine les virages et les sauts avec un rythme assez élevé. Le tracé peut paraitre un peu hasardeux par moment, mais rien de grave: le gameplay permet de parcourir les circuits d'une manière assez agréable. On appréciera la présence de raccourcis assez bien pensés. Certains ont été pensés par les développeurs, d'autres non...

Bah quoi? Vous n'avez jamais vu d'ours polaire dans un kart?

Profitons de ce screenshot pour faire le point sur les références à MK. On notera votre position, affiché en très gros dans le coin inférieur gauche, et surtout le classement des quatre premiers, avec les avatars des personnages. En haut, on peut observer le compteur de pommes, qui permet d'améliorer le comportement de votre kart et l'efficacité de vos armes si vous en conservez dix. Facile: c'est presque un copié-collé de Mario Kart avec son système de pièces.

Manette en main, par contre, fini la comparaison avec son concurrent. CTR est un jeu de kart qui ne fait pas dans la demi-mesure! Tout repose sur une barre de turbo figurant dans le coin inférieur droit. Vous aurez besoin de vos deux boutons (L1 et R1) pour profiter de ce système qui semble unique en son genre. En pressant l'un des boutons, vous faites déraper votre kart. Rien d'anormal! Vous faites remplir pendant ce temps là votre jauge. Lorsqu'elle devient rouge, c'est le moment d'appuyer sur l'autre bouton et d'enclencher un mini-turbo. Vous pouvez répéter cette manoeuvre trois durant le même dérapage, le dernier mini-turbo étant le plus efficace. Ce n'est pas le seul moyen d'aller plus vite, comme dirais l'autre. Sautez au dernier moment sur une butte, et vous gagnerez de la vitesse à l'atterissage. Sachant que plus le saut est important, plus le mini-turbo est conséquent.

Mélangez ces deux éléments de gameplay, et vous obtiendrez un condensé très dynamique! A de rares moment vous roulerez calmement. Parce que la plupart du temps, soit vous serez en l'air, soit vous serez en train de déraper comme un fou. Ou les deux à la fois! Pas d'ennui derrière la manette: concentration maximale si vous voulez être productif. Surtout si vous affrontez vos potes!

En terme de ressenti, les karts sont globalement agréable à manier. Bien que lorsqu'on ne dérape pas, ils sont du genre pataud, et ne tournent pas très bien. Et ils sont également assez lent. Pourtant, en maitrisant les mini-turbo évoqués plus haut, le gameplay est métamorphosé. Si j'avais un reproche à faire, cependant, c'est la gestion des collisions. Je ne sais pas si c'est la forme des karts qui en est la cause, mais que ce soit entre les concurrents ou les murs, il semble se passer des réactions plus ou moins justifiées. Rien de grave, cependant.

J'en oublie presque de vous parler des items! Encore une fois, l'inspiration Mario Kart est très forte! Remplacez les bananes par des fioles, la carapace bleue par une orbe, la "rouge" par un missile téléguidé, le champignon par de la nitro, l'étoile par un masque Aku Aku (ou Uka Uka si vous jouez avec un méchant),... Il y a tout de même des objets plus inspirés: une caisse de TNT/nitroglycérine, des bombes (qui tracent en ligne droite sur le sol), et un chronomètre qui perturbe vos adversaires. Dommage que les CPU ne puissent pas se servir des objets les plus aboutis. Ils ne sont pas très doués pour s'en servir, aussi. Il peut donc se passer des courses sans subir d'accrocs, ce qui est très surprenant d'un jeu de course s'inspirant énormément de MK. C'est ce qui m'a surpris en y rejouant récemment.

Le gameplay, malgré des défauts assez léger, est donc unique en son genre. Tout en copiant (on peut utiliser facilement ce terme) MK, il s'en distingue très franchement grâce à un mécanisme de jeu qui favorise nettement plus le pilotage que la gestion des objets et/ou le hasard. Ce mécanisme est très bien pensé, car du début à la fin de chaque course, on pilote son kart. Une vertu que certains jeux ont bien du mal à retranscrire... Et n'allez pas croire que c'est un gameplay de hardcore gamer! Bien que la toute première fois soit un peu difficile à appréhender, il demeure de plus en plus attachant. C'est simple: dès qu'on y goute, on ne peut presque plus s'en passer!

Lorsque vous aurez fait corps avec le système de dérapage, vous pourrez admirer ce dont je n'ai pas encore parlé. A commencer par les graphismes, qui conserve la patte graphique des CB. Dans un autre registre, vous apprécierez de jouer soit avec des boules Quies, soit en VO. Pourquoi? La VF est très caricaturale. Si vous avez déjà entendu Coco s'exclamer "Bandicoot au pouvoir!" vous comprendrez où je veux en venir. D'un autre côté, ça peut être amusant. La VF de Cortex, quand il dit "Ouiiii!" rappelle un peu... Jean-Luc Reichmann! O_o

 

Que dire de plus? CTR s'impose largement comme étant l'une des meilleurs imitations de Mario Kart n'ayant jamais existé. Pour répondre à la question "Est-ce qu'il a dépassé son Sensei?" je pense qu'il s'agit surtout d'une alternative très intéressante. Tandis qu'il se passe des situations très rigolotes dans un MK, on se tire la bourre à coup de mini-turbo et de saut démesurés dans CTR. Une autre école, assurément, dans laquelle Mario Kart a un peu mal à s'illustrer. Si vous avez envie d'une cure de désintox' à la franchise du plombier et à ses foutus carapaces, ne cherchez plus: CTR est bel et bien LE jeu qu'il vous faut! Sorti il y a douze ans, il a très bien vieilli! Et puis, avez-vous rejoué à un jeu de karting de ce standing? Moi, personnellement, j'attends encore...

A noter, enfin, que Crash Bandicoot aura essayé de récidiver ce succès. Mais Naughty Dog ne s'occupant plus du marsupial, les jeux apparus sur la génération suivante de console n'auront plus le même aura. Et ne parlons pas du plagiat totalement absurde de MK Double Dash, sorti il y a un moment. Pour avoir essayé la démo il y a bien longtemps maintenant, il est difficile d'imaginer à quel point le gameplay est ennuyeux...

Voir aussi

Groupes : 
Crash Bandicoot
Jeux : 
Crash Team Racing
Plateformes : 
PlayStation
Sociétés : 
Naughty Dog
Ajouter à mes favoris Commenter (1)

  
Signaler
Test "youngtimer" jeux ni vieux ni récents

Les Mario Kart like... un grand classique du paysage vidéoludique. Exploité à toutes les sauces, on a droit à tout et n'importe quoi, surtout depuis l'ère 3D; à croire que Mario Kart 64 a vraiment fait des émules. Le plagiat peut se faire dans les règles de l'art (Crash Team Racing) ou bien être carrément catastrophique. Et souvent, c'est des jeux sous licence, attirant les pigeons avec des personnages connus sur la jaquette, tentant de faire croire que le jeu est une source de bonne déconne entre pote, alors qu'en vérité on se fait chier au bout des toutes premières parties, pour une raison X ou Y. Gameplay mou, pas d'ambiance, c'est la recette d'un mauvais plagiat de MK.

Il y a un sous-genre des MKlike: les jeux plus futuristes, vous mettant aux commandes d'un vaisseau à la technologie avancée. Alors quand des personnages se disputent la victoire, ça donne un résultat assez étonnant.

Si vous mettez ça en relation avec le "théorème" des jeux sous licence, on peut s'attendre à un résultat final à vomir.

Mais est-ce le cas de ce jeu? Eh bien contrairement aux apparences, non!

Il a le mérite de disposer d'un certain charme. C'est d'abord la charte des Looney Tunes qui est très bien respectée. Ce que je veux dire, c'est que non seulement les doublages français sont les mêmes que dans les dessins animés (donc de très bonne facture) et que d'autre part, l'ambiance graphique, bien que très simpliste, est coloré et collant parfaitement à ce qu'on peut voir pendant un dessin animé. Pas de toute: nous sommes dans un jeu Looney Tunes.

Les gadgets, élément indispensable du MKlike, nous chargent de nous rappeler à quel point les personnages de la Warner se démolissent la tronche, avec des ustensiles venant de chez ACME bien entendu. Pistolet au rayon dévastateur, trou noir, trèfle porte bonheur, gant de boxe extensible, fausse boite, et le top du top, une télécommande qui permet de faire tomber un objet lourd au dessus de la tête de votre malheureux adversaire. Amusant en toutes circonstances.

Mais ne vous inquiétez pas: des accidents, il y en a très souvent dans ce F-Zero sous acides.Que ce soit en se prenant une gamelle parce qu'on trouve Porky trop gras, ou bien qu'on se soit servi du boost en entrée de virage, ce n'est pas très grave, vous revenez assez vite sur le champ de bataille et la course reprend de plus belle. Pas de baisse de rythme: un point très important.

En ce qui concerne les personnages, que du classique: Bugs, Daffy, Grosminet, Vil le Coyote, Sam le pirate, Elmer, Porky, Marvin, et le roi des martiens... Pas des tonnes de personnages jouables, mais pas besoin de nous gaver de personnages insupportables. A noter le présence de deux personnages non jouable: la mémé et Taz.

A ce propos, je n'ai toujours pas parlé du gameplay à proprement parler. Les différents vaisseaux ont des caractéristiques assez similaires, on en retiendra principalement deux types: ceux n'accélérant pas super bien mais tenant bien la route, les autres accélèrent nettement mieux mais sont plus délicats à maitriser en virage. Le pilotage de ces véhicules est correct, bien qu'ils auraient gagné à être plus rapide pour renforcer l'intérêt sur le plan du pilotage. Il n'y a pas de technique de pilotage particulière, on se contente d'accélérer et d'aborder les virages comme on peut. Seul regret: pas de vrais raccourcis, ce qui aurait pu apporter un peu de piment aux courses.

Les circuits sont bien dans le ton futuriste du jeu: parc d'attraction, décharge, ville aérienne, désert, usine ACME et quelques autres, il y a de quoi faire.

En terme d'intérêt et de durée de vie, si finir le jeu tout seul de son côté n'est pas franchement excitant, vu le peu de récompenses obtenues, les modes de jeu sont assez variés, mention spéciale aux courses se déroulant avec des objectifs particuliers, genre la mémé qui pousse ses adversaires dans le vide, ou mieux, des tas d'objets qui s'effondrent sur la route pendant toute la course! Amusant.

Bon, je dois bien admettre que Space Race n'est pas le jeu le plus passionnant à jouer. C'est principalement le respect de l'ambiance et la cohérence entre le jeu et l'univers loufoque qui fait principalement le charme du jeu. Mais il y a un autre truc qui m'a personnellement marqué: les musiques! Dans le genre techno loufoque, on ne fait pas mieux. Un exemple...

 

Cela va de soi, vos potes préfèreront largement jouer à Mario Kart. Mais Space Race, c'est tout de même une bonne source d'amusement. Loufoque, reprenant la patte graphique des dessins animés, pas si inintéressant que ça sur le plan du gameplay et du rythme de jeu, il a tout de même quelques arguments à faire valoir. C'est avant tout un jeu cohérent, ne se reposant pas sur une spécificité en particulier et oubliant tout le reste. Quand j'étais plus jeune, j'étais agréablement surpris par ce jeu, qui prouve que oui, il n'y a pas que Mario Kart dans la vie.

Voir aussi

Plateformes : 
PlayStation 2
Sociétés : 
Warner Bros. Games, Infogrames
Ajouter à mes favoris Commenter (0)

     
Signaler

La ville de Paris ize note bigue enogue fore ze twou ofe eusse.Stéphane, Midnight Club II.

Comme je l'avais remarqué dans mon test concernant Midnight Club: Street Racing, la toute jeune franchise des Midnight Club est partie du bon pied. Surfant sur la joie des courses urbaines libres à l'instar de Midtown Madness, tout en évoquant l'univers du tuning, MC ne pouvait pas rester sans suite. C'est en 2002 sur PS2 (et en 2003 sur Xbox et PC) qu'un second épisode débarque. C'est un épisode charnière, celui qui dicte à quoi va devoir ressembler la franchise dans les années à venir.

Mais quels sont ces nouveaux critères, au juste? Dans un premier temps, revoir le gameplay. Dans cet épisode, les voitures sont du genre "pilotage on/off" c'est à dire qu'il n'est pas possible de rouler doucement. Soit on tourne pas assez, soit on tourne trop (les voitures sont très sous-vireuses). Soit on n'accélère pas, soit on part pied au plancher. Idem en ce qui concerne le freinage. C'est dans cet épisode que le pilotage a tendance à devenir bourrin. Je dis bien "a tendance" car dans ce jeu, les erreurs ne pardonnent pas. Ce n'est pas grave si votre voiture se crashe sur un bus, elle est suffisament résistante pour repartir comme si de rien n'était. Les plus petites voitures, elles, s'envolent à votre passage. La nitro, faiblarde dans le premier opus, est carrément surpuissante, mais en quantité très limitée.

Le gameplay se résume plus qu'à un nouveau comportement des voitures. Les cascades font aussi leur apparition. C'est ainsi qu'apparait les fameux démarages au frein à main, qui permet de prendre un meilleur départ. On peut aussi incliner sa voiture en l'air, très utile à certains endroits, car vous êtes amenés à faire des sauts gigantesques. On peut aussi se mettre sur deux roues, afin de se faufiler plus facilement dans le trafic. Mais attention, votre voiture est moins maniable et si vous touchez un obstacle (une voiture ou un mur), vous vous retournerez sur le toit et votre bolide sera un peu amoché. Dernier point: l'aspiration. En suivant le sillonnage d'une voiture pendant un petit délai, il est possible de déclencher une action spécifique qui vous permet d'avoir un bon coup de boost. Ces cascades sont très bien intégrées dans le gameplay, et rien que ça, ça renforce l'intérêt de Midnight Club 2.

Les nouveautés du jeu ne se résument pas qu'en matière de gameplay: le contenu est important, aussi. Des motos sont désormais jouables. Encore une nouveauté qui va inspirer les épisodes futurs. On y retrouve l'essentiel: le wheeling, le fait de se baisser un peu pour gagner de la vitesse de pointe, le transfert de masse... en contrepartie, la nitro est indisponible et toucher quelque chose assez fortement vous fait tomber de la moto, et bien entendu, vous perdez un temps précieux.

Mais où pourrait-on apprécier toutes ces nouveautés? Dans trois nouvelles villes, à savoir Los Angeles, Paris, Tokyo. Qu'on se le dise, ces villes se valent en terme de qualité. Si elles ne sont pas nécessairement plus grandes que Londres et New York, elles sont bien construites, regorgent de raccourcis, et on se surprend nous même à découvrir un petit passage que l'on ne connaissait pas.

Bon, par contre, en terme de charme, ce n'est pas folichon, la version PS2 n'étant pas la plus intéressante esthétiquement. Mais au moins, l'action reste lisible, les lieux reconnaissables, le trafic présent, les piétons aussi. En mettre plein la vue: ce n'est pas l'objectif principal de Midnight Club 2. A cause de l'aliasing, les textures, la distance d'affichage, ce n'est pas ce jeu qui va cracher les tripes de la PS2.

Les villes sont très intéressantes en terme de mapping.

Parlons du coeur du jeu: le mode carrière. Sensiblement identique au premier épisode dans sa démarche, on joue le rôle d'un petit street racer qui veur devenir grand. Il faut d'abord suivre le pilote de votre choix vers le point de départ de la prochaine course. Si vous le battez dans la série de deux ou trois course qui suit, vous empochez sa voiture. Une fois que tout les street racer de la ville sont battus, le champion fait son apparition. Battez-le, et répétez le processus pour les deux autres villes du jeu.

Qu'est-ce que ça représente en terme de challenge? Eh ben, le jeu en vaut la chandelle. Dans l'ensemble, la difficulté du jeu est très bien calibrée. Si les toutes premières courses sont un peu trop faciles, il va falloir vite apprendre à connaitre tout les petits trucs de la ville. Vos adversaires usent et abusent des raccourcis, donc il n'y a pas de raison de vous en priver. D'autre part, vous avez tout intérêt à rester concentré, car l'IA n'est vraiment pas du genre à se laisser faire. Pourquoi? Parce que, si ils ne sont pas des plus doués pour slalomer dans le trafic, dès qu'il s'agit de prendre les raccourcis, les trajectoires sont parfaites. Rien de bien insurmontable, mais ne soyez pas surpris de ne pas arriver à vous débarasser de vos poursuivants. Certaines courses en deviennent presque frustrantes. En ce qui concerne la gestion de la vitesse, ce n'est pas forcément une IA à la NFS qui vous attends si vous êtes en retard, ou qui vous colle aux fesses si vous êtes premier. C'est nettement mieux géré. Si ils sont en tête, ils conservent cette place, en baissant très légèrement le rythme. Et encore, certaines fois, ils ne ralentissent carrément pas, et ils sont trop difficile à rattraper, même si vous conduisez le mieux possible. En ce qui concerne la pression, ils sont assez doué. Si on approche du but, on remarque un groupe d'adversaires se rapprocher assez vite de vous avant la fin de la course. Disons officiellement que l'IA garde un rythme constant. Elle ne dépend pas de vous et de votre progression. C'est une très bonne chose en soi.

En terme de difficulté (en ce qui concerne le mode carrière en tout cas) le jeu est tout de même très éxigeant. Il faut absolument limiter les erreurs de pilotage et accumuler les raccourcis, parce que l'IA n'a pas le temps. Cela va de paire avec des circuits aux tracés très bien élaboré.

Parlons des circuits, justement. A la fois variés et nombreux, les tracés, reprenant encore une fois le système de checkpoint, sont très intéressants. Exploitant judicieusement les nouveautés de gameplay, ils laissent le joueur seul face à ses responsabilités. Très souvent, les circuits sont aménagés de sorte à savoir quel est le meilleur chemin à emprunter. Si certaines courses sont globalement assez guidées, d'autres demandent de faire preuve de logique. Un peu comme cette course à Paris, où il faut faire le tour de tout les ronds-points de la ville (cf vidéo ci-dessous). Une autre, à Tokyo, nous fait prendre tout les raccourcis du quartier portuaire. Hélas, des courses dans ce style, il y en aura de moins en moins dans les futur Midnight Club, qui seront davantage dirigistes. Un défaut que j'ai montré du doigt dans mon test de MC LA.

Admirez le magnifique accent français de votre rival et des flics.

A propos des autres modes de jeux, parlons du mode arcade, sympa pour prolonger le plaisir; le mode LAN, que je ne peux pas essayer mais qui permet de s'amuser à plusieurs; le mode combat, très original, qui reprend les règles CTF du premier épisode, en y ajoutant des bonus à la Mario Kart, assez fantaisistes. Cela va du gain de nitro à l'utilisation de chocs électriques pour ralentir l'adversaire, en passant par un bonus qui trouble la vue. Enfin, le mode éditeur permet de créer ses propres courses. Au moins, si vous n'êtes pas content des tracés conçus par le staff Rockstar, vous pouvez concevoir les vôtres.

Vous aurez peut-être remarqué que ce n'est pas dans cet épisode qu'apparaissent les licences officielles. Les voitures du jeu sont en fait des copies assez grossières de modèles existants. Un problème réglé à partir du troisième épisode. Un autre truc qu'on ne reverra plus: les petites cinématiques présentants vos rivaux. Très courtes, elles présentent des personnages archi caricaturés. Des personnes assez inquiétantes ou amusantes, c'est selon. Rare sont les pilotes à croire en votre potentiel. Mention aux personnages de Paris, qui ont pour la plupart un "franglais" très amusant (à l'image de Stéphane dans la vidéo).

Sur le chapitre sonore, j'apprécie personnellement les musiques, qui collent bien au jeu. Il y a trois thèmes en tout: hip hop pour LA, house pour Paris, et techno boum boum pour Tokyo. En ce qui concerne les bruitages, ce n'est pas terrible, par contre; le bruit des moteurs gagnerait à être plus réussi.

 

Que retenir, au final, de Midnight Club 2? Un épisode clé, qui impose naturellement les nouveaux standards de la série. Un peu faiblard sur certains points (graphismes un peu ternes, difficulté parfois très corsée, gameplay manquant parfois de précision) il demeure cependant très intéressant sur le plan de la durée de vie, l'ambiance somme toute très correcte, les villes variées et bien conçues, tout comme les circuits. On apprécie aussi les nouveautés apportées au gameplay (cascades, motos). Pas forcément le meilleur, mais en terme d'intérêt, il est excellent.

Une excellente base de travail pour le troisième volet de Midnight Club, le réputé DUB Edition, dont je reviendrais très prochainnement dessus.

Voir aussi

Groupes : 
Midnight Club
Plateformes : 
PlayStation 2
Sociétés : 
Take-Two Interactive, Rockstar Games
Ajouter à mes favoris Commenter (1)

     
Signaler

Voici un petit test de Ridge Racer Type 4. On connait la série des Ridge Racer pour son entrée fracassante dans les jeux d'arcade dans les années '90, puis en s'affirmant d'office comme une série phare des jeux de course sur Playstation. Après Ridge Racer premier du nom et sa suite, RR Revolution, qui ressemblent beaucoup aux versions arcades; et après un Rage Racer (1996) attirant mais pas aussi jovial qu'avant, nous avons affaire, en 1999, à l'un des épisodes les plus soignés de la série des Ridge Racer, tout épisodes confondus.

Le crédo de ce Ridge Racer est un peu différent de ce que les fans ont connu jusqu'alors. Les premiers Ridge Racer ont eu une bonne réputation pour l'ambiance des courses. Idéalement, une course à la ridge Racer, c'est: un paysage qui mélange univers urbain et destinations exotiques, des carrosseries rutilantes, un gameplay centré sur la maitrise des dérapages, et une bande son dynamique. Bon, visiblement, ça ne choquait personne à l'époque d'être en ville, de traverser un tunnel et de se retrouver au milieu de palmiers, en driftant largement à plus de 200 à l'heure.

Depuis Rage Racer, l'ambiance de RR n'est plus la même. Ce n'est plus tout à fait aussi jovial qu'avant. Bien que ça se joue comme n'importe quel autre Ridge Racer, il y a ce petit truc qui fait que Rage Racer n'est pas aussi bon que son modèle. Mais Namco persiste, et veut s'éloigner du folklore des années '90, pour jeter un oeil vers l'avenir. D'où la volonté de faire des Ridge Racer plus sobre, mais pas moins intéressant.

C'est dans ces circonstances qu'apparait Ridge Racer Type 4 (appelé R4 pour faire plus simple).

La première chose qui frappe, c'est que le jeu est bel et bien conçu comme un jeu sur console. Le nombre de tracé et de véhicules est bien plus important que par le passé. Rien qu'en jettant un coup d'oeil au mode solo, on peut se rendre compte que le joueur, si il veut finir le jeu dans son intégralité, a du boulot. Beaucoup de boulot.

Le principe est simple: nous sommes un participant du Real Racing Roots '99 Grand Prix. Nous devons choisir parmis quatre écuries, qui représentent un niveau de difficulté. L'équipe française équivaut au niveau facile (voitures assez lentes mais maniables, IA faible); l'équipe japonaise au niveau normal; l'équipe italienne au niveau difficile (voitures rapides mais IA résistante), et enfin l'équipe américaine qui correspond au niveau expert (voitures aux performances variables, IA difficile à rattraper). Ensuite, choisissez un des quatre constructeurs qui vous plaisent, sachant que deux d'entre eux ont des voitures aux dérapages "adhérents" et les deux autres qui fournissent des voitures avec de vrais dérapages, idéal pour faire du drift. Reste enfin à participer au championnat, qui stipule que vous devez finir au moins à la troisième, deuxième, ou première place pour vous qualifier. En fonction de vos performances, vous débloquerez des voitures de plus en plus performantes. Si vous échouez pour vous qualifier, pas de panique: il vous reste des crédits. Mais si vous n'en avez plus... il va falloir reprendre tout à zéro.

Si vous êtes sorti victorieux d'un championnat, vous pouvez tenter votre chance et battre un pilote avec un véhicule spécial. Si vous le battez, vous dévéroulliez son bolide. Mention spéciale à l'Ecureuil, minuscule voiture qui tient infernalement bien la route et qui ne réclame qu'une grosse seconde pour rouler à plus de 300 à l'heure! N'oublions pas les épreuves de CLM qui permettent de se perfectionner. En tout cas, si vous voulez finir le jeu dans son intégralité, prévoyez beaucoup de temps devant vous; l'objectif suprême étant de débloquer toutes les voitures du jeu, tout en sachant aussi qu'il faut recommencer avec les autres écuries! Comptez une vingtaines de voitures par constructeur et quatre écuries différentes. Faites le calcul: ça fait près de 320 véhicules à collectionner! Sachant que vous pouvez en débloquer au maximum trois par championnat... oui, je sais, ça craint.

Parlons du gameplay. Comme souvent dans Ridge Racer, c'est minimaliste au possible. Accélérer, tourner, freiner, à la rigueur changer la vue, et c'est tout! Mais cette simplicité peut aussi être synonyme de technicité. A la vitesse à laquelle vont certains véhicules, il n'est pas évident de passer tout les virages à haute vitesse, sans se vautrer. Le plaisir est propotionnel à la vitesse à laquelle notre véhicule se mouvoie. Les véhicules lents ne sont pas passionnants à conduire; mais dès qu'on a la possibilité de conduire quelque chose de bien plus puissant, on ressent davantage l'exitation qui nous envahissait lors des parties de Ridge Racer (je parle des deux premiers). Soulignons que le temps d'adaptation à ce gameplay est très rapide.

Les circuits sont au nombre de huit. Se déroulant tantôt au Japon, tantôt aux Etats-Unis, on abandonne le schéma "Tunnel-palmiers-immeubles-retour vers le tunnel" et on se concentre sur des thèmes qui sont nettement plus urbains et... triste? C'est plutôt une ambiance "tunnel-immeubles-tunnel-encore des immeubles-retour vers le premier tunnel". Mais où sont mes palmiers? Bah, y'en a pas. Ce n'est pas pour autant laid: les circuits donnent l'impression d'être quand même un minimum chaleureux pour la plupart, mais si on compare avec les anciens Ridge Racer, ça peut s'avérer un peu ennuyeux. Mais ça reste agréable à regarder, de toute manière. La modélisation du paysage et des véhicules, ainsi que le filtre graphique, donne une belle apparence au jeu. Les menus sont également assez classieux, quoique minimalistes.

En parlant de classe, l'un des points fort de ce jeu, c'est sa personnalité. Ce n'est pas un jeu compliqué, mais pas pour autant simplifié à l'extrême. Il s'apprécie tel quel, mais comme on aime bien faire chez Namco, la bande son et les cinématiques sont de très haut niveau. Il y a une réelle harmonie entre l'identité graphique, la musique, et l'ambiance des courses en général. Alors en find e compte, pas besoin de palmiers pour faire un bon jeu de course arcade. A condition que vous vous appliquiez sur le reste! Pour la beauté du geste, voilà la très belle cinématique d'intro:

 

3... 2... 1... GO!!!

 

En relativisant, il figure parmi les épisodes de Ridge Racer que je préfère. Ce n'est pas forcément celui qui colle le mieux au stéréotype Ridge Racer, mais son charme est ailleurs. Très bien réalisé, agréable à jouer, peut-être un peu répétitif il est vrai, R4 est venu compenser les défauts de Rage Racer, sympa mais sans doute trop austère, hésitant trop entre jeu inspiré de l'arcade et jeu destiné à la PlayStation. R4 n'est pas tombé dans ce panneau, et offre une très belle expérience de jeu, même une grosse dizaines d'années plus tard. Ce jeu dégage une classe réelle, ce qui est à mon sens très rare dans un jeu de course arcade. Voilà pourquoi il mérite d'être dans la ludothèque des fans de jeux de course arcade!

A noter: R4 a fait récemment son apparition sur le PSN. Pour cinq petits euros, c'est un excellent opus de Ridge Racer qui s'offre à vous. Pourquoi ne pas en profiter?

Voir aussi

Groupes : 
Ridge Racer
Plateformes : 
PlayStation
Sociétés : 
Namco
Ajouter à mes favoris Commenter (0)

  
Signaler

Une version de ce test a déjà été publié dans la rubrique "Tous les articles de la communauté". Vous pouvez voir l'article en question ici. Par rapport à l'article original, il contient plus de photos.

 

Édité par Single Trac (à qui on doit les deux premiers Twisted Metal et d'autres jeux sur la Playstation) et développé par GT Interactive (Oddworld, Driver, Duke Nukem sur Playstation). Sorti en 1998 sur Playstation.

 

Dans la catégorie des jeux loufoques de la fin des années '90 qui ne sont pas très connus mais qui méritent de l'être, je demande... Rogue Trip: Vacation 2012!

Surfant sur la vague crée par Twisted Metal, à savoir celle des jeux de combat motorisés, Rogue Trip se distingue par son ambiance nettement plus décalée (et pourtant, on sait à quel point Twisted Metal est un jeu à part, du fait de son ambiance!) et à ses situations loufoques. Il reprend presque trait pour trait les caractéristiques de son modèle: différents véhicules plus ou moins résistants, pilotés par des pilotes plus ou moins originaux, s'entretuant dans des arènes plus ou moins hospitalières, à coup de missiles et de mitraillette!

 

Voilà le topo : en 2012, l'Amérique est devenu un univers post-apocalyptique. Le tourisme est quelque chose qui marche pourtant bien! Big Daddy est un businessman qui impose son monopole dans le domaine. Et il ne compte pas changer les choses, le bougre!

Mais des mercenaires sont là pour changer les choses. Pilotant des véhicules sur-armés, ils vont tout faire pour attirer les touristes et exploiter le business bien juteux de Big Daddy. Qui va pouvoir le détrôner?

Ouh, il est vilain ce Big Daddy!

Le but du jeu: pour gagner, vous avez deux objectifs à accomplir, l'un est primaire, l'autre est secondaire. Primo, il faut éliminer tout les concurrents de l'arène grâce à vos armes; et secondo, tenter d'aider le seul et unique touriste du coin à prendre des photos aux quatre coins de l'arène. Il ne faut pas prendre cet objectif à la légère, car ils vont vous faire gagner de l'argent!

Gagner de l'argent vous permettra de franchir des portails qui vous permettront d'améliorer l'efficacité de vos armes ou bien de réparer votre véhicules. Par conséquent, vous pourrez améliorer votre espérance de vie dans cet univers chaotique.

De nombreuses armes sont à votre disposition. Tout les concurrents ont par défaut une mitraillette aux munitions infinies qui fait peu de dégâts. Il va falloir récupérer dans l'arène des missiles à tête chercheuse, des barils d'explosifs, des obus, des roquettes... bref, tout ce qu'il faut pour atomiser ses concurrents!

A ce propos, chaque concurrent a une arme spéciale qui lui est spécifique. Cela va du lance-flamme aux lâcher de caniches enragés, en passant par des halos divin et des ondes de choc! Excusez du peu!

 

On distingue différents modes de jeu. Le mode histoire, tout d'abord, consiste à réussir une succession de niveau et de battre les boss que vous rencontrerez à certains moments.

On distingue ensuite le mode libre, qui permet de jouer de la manière qui lui plait, seul ou avec ses potes.

Vous n'avez plus qu'à choisir votre véhicule préféré et à choisir un stage le cas échéant, et c'est parti!

 

En terme de gameplay tout d'abord, le jeu est tout à fait représentatif du genre. La conduite est très arcade, vos véhicules sont assez véloces et peuvent rejoindre facilement un bout et l'autre de la map. Il existe quelques trucs pour être encore plus efficace dans ses déplacements. On peut en effet bénéficier des vertus de la nitro en pressant deux fois rapidement le bouton d'accélérateur, et on peut faire un petit saut en switchant très rapidement d'armes. Idéal pour passer au dessus d'un adversaire ou pour récupérer une arme en altitude.

La nitro et le saut sont des exemples de combos. Mais ce n'est pas comme dans les jeux de combat; il s'agit de faire une combinaison de bouton sur la manette pour disposer d'effets spéciaux très intéressants. On peut par exemple lâcher des mines, se dresser sur deux roues, ou bien pomper le fric de nos adversaires.

Faites attention cependant en utilisant certains de ces combos, car ils vident une barre de manipulation spéciale à chaque fois que vous utilisez un combo. Heureusement, elle se recharge petit à petit, mais faites gaffe à ne pas être à sec dans les moments les plus importants.

 

En ce qui concerne l'armement, on est donc équipé de mitraillettes en quantité infinies, mais il va falloir ramasser des armes sur le terrain pour attaquer avec efficacité les concurrents.

On a droit aux traditionnels missiles, qui sont soit manuels, soit à visée automatique, ou même téléguidés (difficile à utiliser, mais très puissant). On a aussi droit à des barils d'explosifs ou même des chutes de météorites. N'oublions pas qu'une arme est spécialement destinée à faire expulser le touriste du véhicule adverse dans lequel il traine. A ce propos, rappelons que l'IA, elle aussi, est motivée pour gagner du cash, et ne se gênera pas pour voler votre touriste.

Essayez d'upgrader vos armes en passant dans les portails spécifiques, vous serez équipés d'armes nettement plus efficaces, que ce soit en terme d'utilisation ou de dégâts.

Reste enfin les armes spéciales, spécifiques à chaque adversaires. Il est important de bien connaître les spécificités de ces armes, en particulier en ce qui concerne les distances. Soit on a affaire à une arme au corps à corps (tel que les roues avant de la Ratmobile qui se transforment en scie circulaires) soit on a affaire à des projectiles (tel que les fléchettes explosives). Vous pouvez enchainer avec des coups de mitraillettes pour faire des dégâts encore plus importants! Sachez enfin que vous ne pouvez pas les upgrader.

En fin de compte, un tel gameplay permet de développer une stratégie au cours des parties. Faut-il privilégier le rush, ou bien "faire ses emplettes"? Faut-il consacrer son pognon à l'état de son véhicule ou bien à la puissance de ces armes? Dois-je préconiser la vitesse de déplacement ou l'accès à certaines plate-formes?

Mieux vaut avoir un planning, car votre santé, vos munitions et votre jauge de capacité spéciale peuvent influencer sur notre manière de jouer. Mais vous en conviendrez, dans le feu de l'action, il est difficile de tout prévoir à l'avance. Donc il faut accepter le fait de jouer "au pif" à certains moments, errant à travers l'arène sans but particulier.

En parlant d'arènes, on ne sera pas surpris du nombre de stages, qui n'est pas extraordinaire (une douzaine), mais tout de même, on se rattrape sur la diversité. RT a au moins l'intérêt de varier les paysages. On peut se battre en vrac dans un aéroport, entre les monuments de Washington, dans des casinos, dans la fameuse Aera 51, sur un parc d'attraction en bord de plage, etc... En terme de superficie, elles sont ni trop exigüe, ni trop vaste. Dans le premier cas, on serait trop à l'étroit, défavorisant les véhicules fragiles, et dans le second cas, on passerait trop de temps à se chercher et faire son shopping, oubliant notre objectif principal. Il en va de même pour la répartition des bonus et des portails. En ce qui concerne les touristes, ils vous demanderont de vous poser sur une sorte de flèche, dans le bon sens. Une fois cela fait, la flèche passe au vert pendant une seconde. Dès que la photo est prise, vous empochez votre pognon. Remarquez, vous n'êtes pas obligés de laisser votre touriste prendre des photos, car du moment que vous êtes en possession du touriste, vous gagner régulièrement une petite dose d'argent. A vous d'adapter votre stratégie pour être à la fois riche et en vie. En effet, succomber aux caprices du touriste vous rends trop vulnérable (vous êtes obligé de ne rien faire pendant une bonne seconde, si vous n'avez plus beaucoup de vie, cela semble être une éternité!). Mais si vous tenez à votre peau, vous n'oserez pas laisser votre passager prendre des photos, donc ça se répercutera sur vos gains.

 

Parlons maintenant de la patte graphique du jeu. Dans l'ensemble, les graphismes en eux mêmes sont assez modestes. Que ce soit la modélisation des véhicules, assez primitive, aux décors qui sont à certains moments un peu moches, on a déjà vu plus intéressant dans le domaine. Il suffit par exemple de jouer à Vigilante 8, qui est meilleur dans le domaine.

Pourtant, si on a l'impression que le jeu est un peu... moche, c'est plutôt à cause de l'ambiance. Effectivement, on hésite beaucoup à se situer dans un contexte précis. Est-on dans un cartoon, avec ces bâtiments ridicules à l'effigie de Big Daddy? Ou bien sommes-nous dans un jeu au contexte sérieux, avec ces quartiers urbains très sombres et peu de vies?

Et pourtant, tel est l'un des charmes du jeu qui est selon moi le plus important : l'univers dans lequel il se déroule. Il suffit de jeter un coup d'oeil sur les véhicules jouables, et se rendre compte à quel point on mélange les ambiances. C'est comme si on piochait des idées ici et là, sans chercher à "donner un lien" entre elles.

 

C'est vrai, quoi, regardez ces trois véhicules.

On a un buggy assez stylé, avec cette tête buffle sur le toit et le gros moteur sur l'essieu arrière. Vous remarquerez qu'il est conduit par une sorte de cyber-cowboy, plutôt classe en fait !

Et il y a cet espèce de char, conduit par un type qui semble avoir passé son enfance au Japon, je dirais Hiroshima ou Fukushima pour être plus exhaustif.

Et il y a ce robot alien, venue d'une lointaine planète, prêt à mettre le feu au volant de son camion citerne !

 

Et puis il y a... les autres (pas ceux de Lost!).

 

Ce camion à hot dog, avec un masque étrange sur le bout de la saucisse, n'est pas conduit par Vega de Street Fighter, mais par un cuisinier psychopathe, qui ne semble pas être dégouté à la vue d'hectolitres de sang. Il ne vous rappelle rien ?

Mais si, bien sûr ! Needles Kane, le clown maléfique, qui conduit un camion à glace, Sweet Tooth, dans Twisted Metal ! On a donc affaire à une parodie d'un des principaux personnages de TM !

Et ce catcheur bien grassouillet, pourquoi il pilote une si petite voiture ?

Et cette gonzesse, avec son véhicule bizarre, pourquoi elle agrippe un alligator (dans sa biographie) dans une position très douteuse, son postérieur bien volumineux étant bien mis en évidence ?

Et c'est quoi, cet Elvis Presley obèse, qui se prend pour son idole avec sa Chevy Bel Air des années '50 ?

Et c'est quoi, cette garce avec sa Camaro des années '80 bien gonflée et toute rose ?

Et lui, c'est qui ce fou avec son ambulance qui rappelle Ghostbusters ?

Et lui, le superhéros bien craignos qui n'a pas une araignée ou une chauve-souris comme animal fétiche, mais un vulgaire rat ? Mais qui a eu l'idée de nous pondre le superhéros le plus craignos de l'histoire du jeu vidéo, à savoir Ratman ?

Oh, et que dire de ce bus scolaire, conduit non pas par Mlle Crabtree de South Park, mais par une soeur religieuse en sous-vêtements, prêchant la bonne parole et la retenue vestimentaire !!!

Info incroyable ! Benoit XVI, notre actuelle pape, a demandé à ses conseillers du Vatican de lui ramener une Playstation et RT rien que pour ça ! Amen...

Ps: vous ne voyez pas sur cet article la biographie des mercenaires, qui montre leur photos en entier! C'est particulièrement amusant... ou inquiétant!

 

Bref, vous constaterez, rien qu'en analysant le casting, que l'ambiance du jeu est réellement à part. Alors ajoutez les armes burlesques, la destruction de bâtiments entiers, des combos à faire régulièrement, des touristes à divertir, et donc ce casting fort original, et vous obtiendrez à coup sûr un des jeux les plus WTF de la Playstation!

Et que dire de la bande son, au fait? Là encore, le contraste se fait ressentir, et contribue à rendre l'ambiance du jeu un peu plus folle. Jugez plutôt:

 

On écoute cette musique dans le stage de l'aéroport.

 

Et cette musique là (qui n'a rien à voir avec celle du dessus en terme de feeling) s'écoute sur le stage lunaire.

Rebelotte, suite à l'écoute de ces musiques (il en est de même pour les autres morceaux du jeu), on se rend compte que l'univers de Rogue Trip est on ne peut plus particulier. Mêlant univers burlesque et post-apocalyptique, bien peu de jeux peuvent retranscrire une ambiance aussi singulière.

 

Take on Vacation!!!


Au final, ça vaut quoi, Rogue Trip? Je suis persuadé que ça demeure un bon jeu, qui ne puise pas sa richesse dans des graphismes irréprochables ou un gameplay au poil, mais par sa philosophie. Un peu à l'instar d'un jeu comme Mortal Kombat, en fait. Cette philosophie, c'est: "la meilleure source de fun, c'est la déconne". Rogue Trip est parfaitement représentatif de cette philosophie, qui demeure hélas de plus en plus rare dans notre monde vidéoludique actuel.

 

Faites l'expérience : invitez des potes à vous fragger à coup de missiles à têtes chercheuses, démontrez ce qui est mieux entre un camion citerne et un camion à hot dog, amusez-vous à détruire les bâtiments dont raffolent les touristes, détruisez la Terre entière (oui!!!), faites ce qui n'a jamais été possible de faire ailleurs! Le crédo de Rogue Trip, c'est le divertissement ! Et il en est de même pour les jeux de combats motorisés. Puisse le futur Twisted Metal sur PS3 relancer la mode de ces types de jeux, que les éditeurs n'osent plus exploiter! Quelle erreur!

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

        
Signaler

Midnight Club... une licence de jeux de courses bien connue de nos jours, qui est l'oeuvre de Rockstar, le papa de Grand Theft Auto. Griller les feux rouges, prendre les raccourcis, semer la police, déclencher la nitro, tel va être ce à quoi votre quotidien va ressembler.

 

 

Rappelons que le jeu sort dans un contexte un peu particulier: son univers et son ambiance n'est pas sans rappeler Fast and Furious. Le film étant sorti en 2001, Midnight Club lui reprend une grande partie de son univers, à savoir des voitures gonflées à bloc, une conduite dangereuse, et des courses intenses. Les gens ont donc de plus en plus conscience de l'univers du bolidage.

Il faut aussi noter que la date de sortie du jeu (en novembre 2000) coincide avec la date de sortie de la Playstation 2 en Europe. Donc, c'est un des jeux que l'on pouvait s'offrir avec le lancement de la console! MC: SR fait donc partie du line-up de lancement de la PS2. Comme souvent, lors de la sortie d'une nouvelle console, il est nécessaire de sortir des jeux qui dévoile le potentiel de la machine, histoire de dire "eh, t'as vu, c'est du 128 bits, mec!". Bien que le jeu ai un peu vieilli, il faut se garder en tête que c'est l'un des tout premiers jeux à voir le jour sur PS2.

Enfin, on peut tout à fait considérer que ce premier épisode de Midnight Club est en fait... une version console de Midtown Madness! Mais pas de panique: c'est parce le jeu est développé par Angel Studio. Si c'est la première coincidence entre les deux jeux, le principe du jeu est extrêmement similaire: des courses urbaines, des checkpoint à franchir... l'ambiance tuning en moins. Mais ce sera la seule et unique fois où Angel Studio développera un Midnight Club. Et comme par hasard, la suite de Midtown Madness sort à la fin de l'an 2000. Bref, tout pour affirmer les ressemblances entre les deux jeux. Ensuite, Rockstar accentuera naturellement les différences entre les deux franchises (j'y reviendrais).

Bien! Parlons du jeu maintenant. Nous sommes dans la peau d'un pilote en herbe qui veut se faire un nom dans le milieu du street racing. Les courses sauvages nous emmènent à New York d'une part, et Londres d'autre part. A force de battre les adversaires que l'on croise, on a la possibilité de conduire des bolides de plus en plus puissants. Une fois le boss de New York battu, vous pourrez prendre l'avion en direction de Big Ben, afin d'affronter des pilotes de plus en plus fort, et surtout, tenter votre chance afin de battre le champion du Midnight Club. C'est dans vos cordes?

On distingue deux modes de jeux: le mode carrière et le mode arcade. La principale différence entre les deux modes, est que le mode Arcade permet d'avoir un accès direct aux courses, et toutes les voitures que l'on a pu dévérouiller et celles réservées à ce mode sont disponibles. Quel que soit le mode choisi, le schéma des courses se ressemble: il n'y a pas de tracé prédéfini à prendre. Tout l'intérêt de Midnight Club (et il en va de même pour Midtown Madness) est de choisir le chemin le plus court et le moins tortureux. Il y a les courses où les checkpoint apparaissent au fur de votre progression (vous en franchissez un, un nouveau apparaît), et les autres où tout les checkpoint apparaissent en même temps, et débrouillez-vous pour tous les franchir avant de franchir l'ultime checkpoint symbolisant la fin de la course.

Bref, l'énorme intérêt de ces types de courses est la variété des passages qui nous sont offerts. Prendre à gauche où à droite? Ce raccourci mêne-t-il au prochain checkpoint? A vous de voir. Généralement, les tracés sont conçus de sorte que vous puissiez prendre quelques raccourcis, mais dans les courses les plus difficiles, c'est nettement moins évident, afin de conférer au joueur une certaine liberté et une certaine autonomie. En plus, les stratégies vont de bon train: faut-il suivre le leader de la course et le doubler au dernier moment? Conserver une avance sur les autres sachant que je peux me paumer?

Pour menez à bien vos courses, vous avez le choix entre une certaine quantité de bolides, que vous chippez à vos adversaires si vous les battez en duel. Ainsi, du taxi poussiéreux du début de jeu, on passe au volant d'un Low Rider, d'un Pick-up de sport, d'une Muscle car, d'une Mini, etc... généralement, les voitures de nos concurrents en mode carrière ont trois déclinaisons différentes, la dernière étant la meilleure car c'est généralement la plus rapide. Pour le fun, on retrouve aussi des voitures de polices, des taxis et bus londonniens... on a même droit à un buggy si on dispose d'une sauvegarde de Smuggler's Run dans sa carte mémoire. De tous les Midnight Club, c'est celui auquel on a le plus le sentiment de jouer à une version console de Midtown Madness, comme je l'ai dit plus haut.

Cette impression se ressent en terme de gameplay. Les deux villes sont suffisament vastes pour s'amuser, et regorgent de raccourcis. Le comportement des voitures est très correct: elles ne roulent pas à des allures incroyables (contrairement aux autres MC) mais ont une direction très précise. Le frein à main est très utile pour prendre un virage serré à la corde, ou pour se sortir d'une situation périlleuse. Mais attention aux accidents: ils font perdre un temps précieux, et n'oublions pas les quelques bugs de collisions qui peuvent réduire en un rien de temps notre voiture à l'état d'épave à moitié roulante. Sinon, il est possible de se servir de la nitro sur certaines voitures, mais l'effet est très faible.

A force de faire des courses en pleine ville, on prend l'habitude à zigzaguer entre les véhicules du trafic, plus ou moins dense selon les courses. Et n'oublions pas les flics, qui font acte de présence, et font -pour une fois- regretter les keufs de Need for Speed. En effet, leur IA est très limitée, et ils tombent très vite K.O. Bah: mieux vaut se concentrer sur la route, parce que les courses, une fois la seconde moitiée du jeu franchie, sont loin d'être faciles, tout en sachant que les rues de Londres sont nettement plus torturées, plus étroites... plus de tout, quoi!

N'oublions pas non plus le côté un peu "multijoueur" du jeu. Il est possible de prendre part à des épreuves du type Capture the Flag, histoire de s'amuser un peu. Une tentative réussie, puisque Rockstar va améliorer ce mode de jeu dans MC2, en ajoutant des bonus, bien que ça donne un petit air de Mario Kart.

 

Soyons francs, à chaque fois que je rejoue à ce jeu, la nostalgie m'envahit. Le saut au dessus de la Tamise, le saut depuis un porte avion, les courses éffrenées jusqu'à l'arrivée, les petites virées en bus, pour le plaisir... des moments mémorables, à l'instar de Midtown Madness.

 

Conclusion

 

Midnight Club: Street Racing a eu la lourde tâche d'introduire la série, de présenter le potentiel de la Playstation 2, et aussi de "représenter" de manière indirecte la série Midtown Madness. L'objectif est réussi: bien que le jeu ne soit pas exempt de défauts (quelques bugs, graphismes quand mêmes limités, difficulté très variable) le plaisir de jouer est là, et c'est l'essentiel.

En outre, de tout les épisodes sortis actuellement, c'est l'épisode qui se distingue le plus des autres, pour deux raisons: le développeur (Angel Studio) a repris trait pour trait ce qui a fait le succès de Midtown Madness: des courses urbaines qui offrent une certaine liberté au joueur. Autre raison: en terme de gameplay; en effet, Take Two, qui développait Midtown Madness, est "parti", ce qui fait que Rockstar doit cette fois s'occuper du développement. Conséquence: l'orientation du jeu changera un peu sur le plan du gameplay. Mais j'y reviendrais lorsque le moment sera venu de parler de Midnight Club 2, sorti en 2003.

Voir aussi

Groupes : 
Midnight Club
Jeux : 
Midnight Club : Los Angeles
Plateformes : 
PlayStation 2
Sociétés : 
Rockstar Games, Angel
Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Édito

Blog inactif depuis quelques mois... je tiens à m'excuser de cette désertification.

Archives

Favoris