A napper sur tes pommes de terre.

Par Cancoillotte Blog créé le 30/11/10 Mis à jour le 07/11/12 à 13h44

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Découvrez le blog du Gamer Franc-Comtois pure souche. Retrouvez des test, chroniques, news, critiques, et autres babioles sur les sujets que j'aime. N'hésitez pas à me laisser des commentaires pour me faire partager vos impressions.
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Catégorie : Détente/Culture

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 Alerte spoiler dans l'intérgalité de ce post

Il y a deux semaines, j'ai été intrigué par l'annonce de mon programme télé, qui annonce la diffusion de Duel sur ARTE. Ayant déjà entendu parler de ce film (d'abord un téléfilm, en réalité), je me suis confortablement installé devant ma petite télé. Quel en est le verdict?

Avant de commencer, rappelons que Duel peut être considéré comme le tout premier film de Steven Spielberg, dont au moins un de ses films figurent dans votre top 10 des meilleurs long métrages. Non? Pas grave, sinon. Comme on peut s'en douter, ce film tourne autour de l'escarmouche entre un honorable monsieur et un conducteur de camion. En l'occurence, Dennis Weaver incarne David Mann, un monsieur qui a le look de l'époque, au volant d'une rutilante Plymouth rouge, pas discrète du tout sur les routes un tantinet désertiques (tournées au nord-est de Los Angeles pour information). Tout va pour le mieux jusqu'à ce qu'il rencontre un camion citerne en piteux état, couvert de rouille et de crasse. Après l'avoir doublé, il se rend compte que le camioneur n'a visiblement pas apprécié, le double et se met à rouler encore plus lentement. Notre ami David va recommencer sa manoeuvre... et se rendre compte qu'il n'est pas au bout de ses surprises.

Ce film est une véritable leçon de suspense. Tout est bien mis en oeuvre: rythme des scènes, éléments scénaristiques arrivant au compte-goutte, tout en se focalisant sur ce mystérieux chauffeur dont on ignore sa véritable ambition et surtout, son identité. Un adversaire de taille (le mot est faible) qui représente le parfait contraire de David: gros véhicules, conduite douteuse, manipulation du personnage principal, et j'en passe. C'est admirable de voir la manière dont est traité l'adversaire. Sa présence est pesante, le véhicule est assez souvent filmé en gros plan. Sans parler du fait qu'il y a un contraste entre le beau rouge de la Plymouth et la crasse du gros camion. Plus que le camion, c'est son conducteur qui attire les convoitises. A aucun moment on ne voit son visage dans le film. On voit juste ses bottes et un bras, lorsqu'il signale de doubler. De quoi maintenir le spectacteur en haleine...

De son côté, David est un bon exemple du héros au caractère évolutif. Au début du film, il semble respecter méticuleusement le code de la route, mais la présence du camion dans son rétroviseur lui fait perdre un peu les moyens. Plus on avance dans le film, moins il respecte les limitations de vitesse, c'est comme si il semblait de lâcher, dans l'unique but de narguer son adversaire. Il oublie de moins en moins son rôle initial (retourner à la maison) et songe de plus en plus à sa survie.

Ce qu'il faut remarquer aussi, c'est que le camioneur ne souhaite s'en prendre qu'à David, seulement lorsqu'il est au volant de sa voiture. Mais par la suite, il est prêt à écrabouiller le monsieur alors qu'il était en train de faire une pause, sortant tout à fait du contexte routier. On peut penser que c'est de la provocation, c'est le cas, puisque le camioneur veut poursuivre le duel entre les deux véhicules à tout prix.

Parlons de la structure du film, à proprement parler. La grande partie du film consiste entre cette course poursuite entre David et "l'inconnu". Pourtant, certaines scènes viennent un peu casser le rythme; généralement, c'est l'occasion pour le conducteur de la Plymouth de se demander pourquoi le camioneur agit de la sorte. De plus en plus anxieux, il songe à identifier qui est son adversaire; ne trouvant pas la réponse à sa question, il passe au plan B et tente en vain de prévenir la police. Le duel aura lieu jusqu'au bout...

Si vous avez déjà vu le film, vous avez certainement noté le rythme très particulier de ce duel. Loin des Fast and Furious que nous connaissons de nos jours, c'est assez... lent, les véhicules n'atteignent pas des vitesses incroyables, et pour ne rien arranger le décor est particulièrement monotone. Des routes mi-californiennes mi-désertiques, en plein caniar, la journée. C'est tout juste si on arrive à deviner qu'à la fin du film, le soleil commence à se coucher, ce qui suggère tout de même que la couse entre les deux véhicules dure un certain temps. On pourrait croire que c'est pénible à regarder, mais il n'en est rien, c'est bien rythmé et on ressent une certaine tension. Mais c'est en partie grâce au suspense et à l'attribution du "rôle dominant" dans le film. Le gros camion du début dominant largement son adversaire, il se laisse surprendre vers la fin par le piège qui lui est réservé. Le tout est agréablement présenté et regorgeant de petites subtilités. Pour l'avoir vu, je n'ai en aucun cas trouvé le film ennuyeux.

Moralité? Duel est un film surprenant, qui parvient à surprendre le spectacteur en mélangeant habilement suspense et action, le tout dans une seule et unique course poursuite. C'est assez couillu (pardonnez-moi l'expression) de faire un film reposant sur un duel entre deux véhicules, mais si Spielberg a réussi, c'est en donnant un réel intérêt à son histoire, qui donne un peu envie d'y croire, tout en faisant preuve d'imagination, un peu comme si on lisait un livre. Et justement, Duel est inspiré d'une nouvelle, dont son auteur a eu une histoire similaire dans la vraie vie.

Je veux ce camion dans MotorStorm... :bave:

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Question: aimez-vous l'humour? Si oui, vous ne pouvez qu'apprécier ce manga (ce shônen, pour être plus exact).

Fruit du travail de Yoshio Sawai, les aventures de cet afro totalement déjanté n'est pas une invitation à la philosophie et à l'amour. Non non non: ici, c'est castagne, humour non stop, situations délirantes, dans le seul but de vous divertir.

Apparu au Japon il y a 10 ans, Bobo(...)bo nous nargue les aventures d'un héros qui s'impose tant bien que mal face à l'Empire Chauvekipeut, qui a pour projet fou de rendre tout le monde chauve. Rien de tel que l'art ancestral des poils de nez, le Hanagé Shinken, pour vaincre les forces capillo-tracteuses.

Mais l'afro blond n'est pas du genre solitaire. Au  fur et à mesure de l'aventure, des personnalités vont se joindre à lui. On pense à Beauty, une jeune fille sauvée par Bobo-bo, mais qui n'est capable de rien faire de particulier. Tout le contraire de Don Patchi, petite boule de nerf à l'imagination débordante et capable de faire n'importe quoi pour s'imposer en tant que héros. Gelée Latremblote, lui, c'est le bouc émissaire. Comme son nom l'indique, c'est une gelée au passé très difficile, frustrée que personne n'aime la gelée.

Il y a ces personnages et quelques autres qui aideront (ou pas) Bo-bobo au cours de sa quête. D'autres personnages assez important font leur apparition au cours de l'histoire, mais je vous laisse découvrir ça par vous même. Je n'ai pas envie de faire de spoil, de toute manière. Le but, c'est de vous faire découvrir un manga que j'ai énormément apprécié. Et si j'écris cet article à ce moment précis, c'est que le dernier tome (il y en a 21 en tout) est paru il y a peu en France. Enfin, j'ai envie de dire! Le temps me parait anormalement long entre la période où je finis un tome, et le moment où je dois attendre un temps non négligeable à attendre la sortie du prochain tome. C'est dur...

Mais au fait: comment ais-je connu le manga?

C'était il y a quelques années, alors que sur Youtube, je tombe par hasard sur des extraits de l'anime. Intrigué par toutes les bêtises qui s'y passe, j'ai décidé sans plus tarder de passer à la version papier. Mais bon, vu qu'il était difficile pour moi de commencer aux premiers tomes (car il faut les trouver!) j'ai décidé de commencer à lire le manga en plein milieu de saison (le premier tome que j'ai lu est le tome 10). J'ai juré ensuite d'acheter plus tard les tomes que j'ai manqué, ce que j'ai fait il y a presque deux ans maintenant.

Et les premières impressions étaient... inoubliables!

Je me suis jamais autant tordu de rire.

Non, franchement, voir accumuler des gags efficaces, à mi-chemin entre les traditions japonaises, les nombreuses références à d'autres manga, les personnages (et leur rôles), c'est que du bonheur. Pas de temps mort, tout est fait pour rire un bon coup. On range son cerveau aux vestiaires, mais en échange, qu'est-ce qu'on s'éclate!

Bon, il ne faut pas se fier au tout premier tome, qui met en place le semblant d'histoire en place. Il faut attendre les tomes suivants pour prendre plaisir, voir les personnages intéressants arriver et intervenir, adminer des fusions et des attaques qui sont juste à pleurer de rire. L'auteur se lâche!

Si il y a un petit truc qu'on pourrait reprocher, c'est que globalement, le schéma de Bobo(...)bo est globalement le même. Du genre: 1) L'équipe se rend sur place et cherchent le gros méchant mais 2) d'autres méchants arrivent mais la bande à Bo-bobo étant largement plus forte, ils continuent; 3) le gros méchant apparait et les héros se battent selon des règles particulières; 4) Une fois battu, le gros méchant se fait moquer par un méchant encore plus méchant (le futur gros méchant) et reprenez à partir du 1).

Moi, je tiens à dire que cette répétitivité est transparente. En effet, les situations sont tellement délirantes qu'il est presque impossible d'avoir affaire à deux gags identiques. Mais pas qu'en terme de gags, il y a ce petit truc qui nous tient en haleine et nous invite à continuer la lecture. Rappelons que Bobo(...)bo est une parodie, et qu'en tant que parodie, il faut parodier. La manière dont est construit ce shônen en est la preuve. Je ne vais pas citer d'exemples particulier, mais il y a une référence à tout. C'est ça qui est formidable.

Parlons de technique. En terme de dessins, Bobo(...)bo s'en sort bien. Bien que j'accroche pas trop à certains persos visuellement parlant (Beauty, par exemple), n'oublions pas qu'on nage en pleine parodie, et que le style de certains personnages peut paraître volontaire. Les tracés pour donner du mouvement à l'action est bien restitué, il y a également des notions de perspectives intéressantes. Bon, je vous l'accorde, rien de franchement spectaculaire, mais est-ce le but premier de ce manga d'en jeter? Non...

On remarquera dans ce manga une forte utilisation des shinken. En gros, vous attribuez à tout les personnages importants un shinken. Certains shinken sont déroutants. Si Bo-bobo se sert de ses poils de nez (Hanagé Shinken - ce qui est déjà assez déroutant pour un lecteur lambda!) d'autres sont plus... particuliers. Ah, oui, j'oubliais: pas de spoil...

 

Pas besoin de m'éterniser plus longtemps: Bobo(...)bo est un manga que je considère à juste titre génial. Dommage qu'il ne soit pas plus connu que ça. Le docteur dit "une pomme par jour"? Moi je dis "Lisez plutôt Bobo(...)bo, c'est trop fun!".

Alors, après, on a le droit de ne pas aimer l'humour Bo-bobo-esque. Disons qu'il faut vraiment prendre ce manga pour une parodie, pas quelque chose de franchement sérieux. Pour mettre en parallèle avec les jeux vidéos, il y a Gradius et Parodius. Eh ben, il y a les mangas... et Bobo(...)bo. Quelque chose de décalé, mais très rafraichissant. A mon avis, c'est une faute de goût de ne pas aimer Bobo(...)bo. Je m'imagine mal continuer à lire des mangas si je n'avais pas lu Bobo(...)bo, c'est dire!

Pour l'anecdote, il y a quelques mois, je suis allé à Dijon, dans un magasin spécialisé dans les mangas pour me procurer les derniers tomes de Bobo(...)bo jusque là disponibles. Quel fut la joie du vendeur quand je lui présente sur le comptoir quelques tomes de Bobo(...)bo! Eh ben, ça doit bieeeeeen faire longtemps qu'on n'a pas acheté de ce manga dans sa boutique! Réjoui d'avoir rencontré quelqu'un qui connait ce manga, j'ai été réciproquement déçu que finalement, la lecture de ce bijou du rire se limite à des connaisseurs. J'ignore la popularité de ce manga en France, mais à mon avis, elle ne doit pas être démente, même lors de la sortie des premiers tomes. Peut-être est-ce à cause de ça que les versions françaises arrivent au compte-goûte sur notre territoire... ce qui est bien dommage.

Je tiens également à dire que l'anime a un intérêt inférieur au manga (comme tout les anime en règle générale). En effet, l'anime a un côté "programme pour enfants qui ne comprennent rien à ce qui se passe, mais qui regardent quand même".

Au Japon, ça doit nettement mieux marcher en ce qui concerne la popularité de la franchise, parce que Bobo(...)bo a déjà une suite! Entamée au Japon sous le nom de Shinsetsu Bobo(...)bo (depuis 2005, si j'en crois Wikipedia), il est probable que la suite des aventures de l'afro blond nous fasse encore bien rigoler. J'espère bien que le manga va être adapté pour notre territoire... peu importe si c'est demain ou dans quelques mois, j'irai lire les nouvelles aventures de Bo-bobo avec grand plaisir!

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Ce qui suit est susceptible de contenir du spoiler.

 N'allez pas me prendre pour un sadique, mais j'aime bien les nanars. Si le terme de nanar (dans le domaine du cinéma) vous est étranger, je vous invite à aller voir la définition établie par l'excellent site nanarland.com. Un site à visiter absolument!

Ceci étant dit, c'est la curiosité qui m'incite à avoir regardé quelques uns de ces navets que peu de monde ose mettre en vente dans le commerce. Et bizarrement, j'aime bien! Alors, imaginez le résultat quand le navet du jour s'inspire d'une série de jeu vidéo bien connue des amateurs de vs fighting!

Street Fighter n'est plus la seule série à s'être fait massacrer par les cinéastes (et JCVD). The King of Fighters (KoF pour les intimes) vient de se faire massacrer à son tour. Que me réserve le DVD que je viens d'acheter?

Eh ben mes amis, pour connaitre au minimum l'ambiance de la franchise de SNK et des personnages, le résultat est tout simplement... nanardesque. Comprenez que tKoF est un film ridicule, avec des acteurs aussi charismatiques qu'un plat de moules marinières pas fraiches, des décors et des prises de vues à vomir, saupoudré par une histoire aberrante de facilité et d'anti-intérêt.

Ah, j'allais oublier, on regarde ce film pour la baston! Fort heureusement, il y en a. C'est que le réalisateur serait tout à fait capable de priver le spectateur des scènes de versus fighting. Pour tromper le spectateur lambda qui n'y connait rien en jeu vidéo, ça pourrait marcher, mais pour celui regarde ce film en connaissant l'oeuvre de SNK, il sent immédiatement le foutage de gueule. Un foutage de gueule qui se traduit de différentes manières, à l'instar des scènes de combat. La poignée de combattants issus de la franchise se lancent dans des chorégraphies d'un ennui inquiétant. Vas-y que je fais des coups de pieds pas naturels du tout, des coups de poings dans le vent, et vas-y aussi que je tire la grimace pendant que tu me fais des coups à la puissance pitoyable. Si encore les effets spéciaux pouvaient sauver les scènes de baston, en voyant des personnages tel que Kyo ou Rugal sortir des coups connus. Mais même pas!

Qui dit baston dit décor de scène de baston. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le mauvais goût est au rendez-vous. Imaginez un décor style Plus belle la vie, fait de carton, genre une rue avec de vieilles façades bien laides. Mettez ce décor dans le noir, et éclairez avec le maximum de projecteurs avec un filtre de couleur. Plutôt que d'avoir une lumière plus ou moins naturelle, l'ambiance fait immédiatement penser aux plus mauvaises boites de nuit que vous connaissez. C'est à dire que c'est éclairé en cyan, magenta, et quelques autres couleurs qui ressortent d'une manière immonde dans le noir.

Et dans ces décors d'un charisme fou, vous y mettez des personnages méconnaissables. Mais alors, je pèse mes mots!

Regardez donc ça. Je vous assure que ce n'est pas un fake.

 

Profitons de cette occasion pour présenter les principaux personnages impliqués dans l'histoire. Aucun d'entre eux ne ressemble esthétiquement (ni psychologiquement, d'ailleurs) à la version envisagée par le staff de SNK.

- Kyo est plus ou moins le personnage principal du film. C'est normalement lui qui peut vaincre le pouvoir d'Orochi. Mais comment peut-on confier cette tâche à un con qui 1) ne ressemble pas du tout à un japonais; et 2) (au risque de me répéter) est totalement con? Dans 75% des scènes de baston, je vois Kyo avec... un sabre. Tu t'es trompé de porte, Kyo; Samuraï Showdown, c'est l'avant-dernière porte à gauche au fond du couloir. C'est Kof ici, bordel de m****! Précisons que son père (Saisyu) ressemble bien à un japonais, lui, mais encore une fois, rien à voir avec le personnage charismatique que connaissant les joueurs de Kof. Au fait, pour en finir avec Kyo, aucune trace de ses compagnons de combat, Benimaru et Daimon sont restés coincés aux chiottes.

- Si Kyo est un personnage pourrave, Mai Shiranui s'en sort à peine mieux. Une bonne tête, mais où sont les grosses pastèques, la robe rouge et l'éventail qui fait le charme du personnage? Tout compte fait, c'est le principal personnage du film, s'imposant naturellement à chaque situation. Donc, en cas d'impact sur votre pare-brise, ne faites pas appel aux escrocs de chez Carglass, faites plutôt appel à Mai Shiranui!

- Iori Yagami, rival naturel de Kyo, s'impose difficilement comme le personnage le plus charismatique du film. Mais charismatique est un bien grand mot. Il se bat tellement comme un pied, qu'il est obligé de succomber à des pulsions meurtrières si il veut se battre pour de vrai. Navrant.

- Mature est Vice jouent ici les putes de service, avec des mini-jupes. Pas besoin d'en dire plus, chaque scène de combat est l'occasion de faire un "zoom" (en fait il n'y a pas vraiment de zoom dans ce film) sur les poitrines des deux demoiselles soumises.

- Terry Bogard, lui, c'est le pompom! Incarné par un mec qui rappelle fortement Bruce Willis avec des faux cheveux, il est stupide au possible, pas drôle, ne sert à rien, ne sait pas se battre. C'est sans conteste le bouc émissaire du film. Pour bien achever les fans de Fatal Fury, Terry Bogard travaille... pour la CIA. Voilà, ça c'est fait!

- Chizuru, a part avoir la capacité de créer des ombres et de les contrôler, n'a rien à voir avec le personnage que connaissent tout les fans de Kof.

- Et finissons par le méchant, que dis-je, the best méchant EVER.

 

Avant il y avait Rugal Bernstein...

 Et revoilà Rugal, maintenant!

Hélas, ce que vous voyez là est probablement l'aspect le plus massacré du film. Alors que dans Kof, Rugal est un méchant charismatique et mémorable, dans le film, c'est devenu un personnage extrêmement haïssable, dès les premiers instants où on le voit à l'écran. Juste obsédé de posséder les reliques qui permettent de capter le pouvoir d'Orochi (en quelque sorte, mais pas la peine de s'attader sur l'histoire d'un mauvais film) Rugal est le prototype du mec qui pourrit le film dans son intégralité. Pas charismatique, apparaissant trop souvent (donc c'est mauvais pour le spectateur), tantôt déguisé en joueur de hockey (!!!) et samuraï, on est à des années lumière du personnage envisagé par SNK. Le pire, c'est que le film semble totalement graviter autour de sa personne, ce qui est particulièrement ringard de vouloir imposer un personnage au charisme aussi faible.

Que vaut le reste du film, sachant que rien qu'avec le casting et les médiocres scènes de baston, au moins 90% du film est irrécupérable? Rien du tout! Le peu d'humour dont comporte de film est bidon. Fort heureusement, les tentatives de vannes (qui échouent toutes) ne sont pas nombreuses. Mais ce qui est particulièrement désagréable, tout au long du film, c'est cette furieuse manie à pencher la caméra n'importe quand. Un plan sur un personnage? On met la caméra de travers, c'est plus stylé. Une scène quelconque se produit? Caméra de travers! Baston générale? Caméra de travers FTW!

Un exemple de caméra de travers, de personnages avec un charisme fou, et un décor en papier mâché...

Cette image résume très bien le film. Je suis bien obligé d'admettre que l'adaptation au cinéma de The King of Fighters est hallucinante de nullité.

Mais rassurons-nous: les amateurs de nanars auront trouvé un film qui réponds très bien à leurs attentes! Inspiration du jeu vidéo mis à l'écart, il ne reste que des acteurs mauvais, des décors de très mauvais goût, une histoire à dormir debout, un rythme pas équilibré, des scènes d'action qui prêtent à sourire, et bien d'autres tares. Vous l'aurez peut-être compris, The King of Fighters est un nanar de qualité, qui m'aura personellement bien fait rire. Que vous connaissez la franchise de SNK... ou pas, regardez-le une fois, je pense que vous ne le regretterez pas.

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Hello tout le monde! Petit article un peu spécial; j'ai la chance demain de partir en vacance pendant une quinzaine de jours, donc il n'y aura pas d'articles pendant cette période.

Mais je ne voulais pas laisser cet article avec un petit vide. Profitons des vacances pour rigoler un peu et se détendre!

Pour cela, j'aimerais parler de Spiderman. Mais pas n'importe lequel: celui dont il est le héros dans un cartoon des années '60. Pourquoi? Parce qu'en terme d'animation et de look, Peter Parker n'était pas au top à l'époque. Il fait l'objet d'un meme.

Il y ce meme bien connu, le "How do I shot web" qui représente Spiderman, mais celui-ci apparait sur papier en 1984 dans The Amazing Spiderman. Il faut maintenant faire avec le cartoon des sixties dont il est question dans ce petit billet.

Pour s'amuser, c'est simple: piocher presque au hasard une image du cartoon, et ajouter du texte un peu douteux (qui peut être NSFW, je préfère prévenir). Du genre:

 

And it goes on and on...

Voila, c'est tout ce que j'ai a proposer. Bonnes vacances pour ceux qui ont la chance d'en avoir... et bon courage pour les autres. Bye!

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Je suis plutôt fan des films qui ne ressemblent à aucun autre. Ayant entendu parler de Paul lorsqu'il était diffusé dans les salles obscures françaises, je me suis dit que c'était un film qui m'était tout particulièrement destiné! Mais, n'ayant pas pu le voir au cinoche, je me suis rattrapé et me suis procuré le Blu-Ray en début de semaine. N'ayant lu aucune critique à propos du film, je le regarde de la manière la plus vierge possible.

Ayant à peine vu le trailer, j'ai tout de suite remarqué qu'on allait avoir droit à un film un peu loufoque. Il faut dire que l'histoire s'y prête un peu. C'est deux nerds anglais, venus spécialement aux States pour faire un petit trip; mais un trip de geek: faire une tournée des lieux mythiques de la science fiction. Mais si: Alien, soucoupe volante, Area 51, tout ce bordel auquel personne ne croit.

Mais quelle fut la surprise quand nos deux héros, pour le moins atypiques, tombent nez à nez avec un vrai Alien! Qui parle très bien l'anglais. Quoique vulgaire et malgré tout cool, Paul (l'alien) explique aux passionnés de science fic' qu'il est poursuivi par de mystérieux individus. Notre petit bonhomme supplie à sa manière d'être protégé.

Premières remarques: ce film a tendance à mélanger les genres. Tantôt comédie, tantôt road-movie (rappelons que la plupart des scènes se déroulent dans le camping car des deux british nerds), tantôt parodie/hommage, tantôt chasse à l'homme, tantôt "je suis en mode flashback de la mort qui tue" c'est un film qui nous propose un peu de tout.

Mais n'allez pas croire qu'on se paume dans la narration ou dans l'histoire. Tout est très bien ficellé. Les actions s'enchainent dans un ordre logique; les gags interviennent à intervalle régulière et n'ont rien de lourdingue; les personnages font preuve de charisme et ne se ressemble pas entre eux, on a une pluralité de personnalités. Au fur et à mesure que l'histoire avance (je ne vais pas rentrer dans les détails) l'histoire gagne un peu en intensité.

Bien entendu, c'est Paul le personnage le plus intéressant. Sa grossièreté et ses pouvoirs sont un peu au centre des évênements. Les autres protagonistes valent eux aussi le détour.

Si toi aussi, tu as déjà du mal à conduire un camping car avec un alien à tes côtés, ce film est pour toi!

Mélangez toutes les qualités ci-dessus, et vous obtenez ce qui est globalement un très bon film. Un très bon film, car sans reproche. On se concentre sur le thème principal (la science fiction), entrecoupé par des scènes et des clins d'oeil assez fun. C'est tout simplement un hommage global à la science fiction. Je ne vais pas m'étendre aux références plus ou moins obscures (les fans de SF sauront les trouver, de toute manière) mais Paul me donne l'impression de bien se débrouiller dans ce domaine.

Moralité? Une petite pépite qui mérite d'être vu et revu. La principale qualité de ce film, c'est de rester simple, tout en alignant avec réussite de bons gags, des situations tordues, la juste dose d'action et de dialogues croustillants, le tout sur un thème de SF. Geek ou pas, voilà un film qui mérite votre attention.

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Pourquoi des OST de jeux de course? Parce que!

Voilà une petite playlist. J'ai essayé de fournir une programmation assez variée.

 

On va commencer fort avec Moon Over The Castle, que est juste THE morceau de Gran Turismo. Ce thème est juste épique!

 

 

Dans un genre radicalement différent, remercions Offspring pour nous donner de la pep's pendant nos parties de Crazy Taxi!

 

 

On reste chez Sega, avec Daytona USA. C'est la célèbre voix de Takenobu Mitsuyoshi, qui a contribué aux OST de Daytona USA, Sega Rally...

 

 

Comment ne pas parler de F-Zero dans cet article? Voilà la reprise du thème de Rainbow Road d'un certain... MK 64. Eh oui, c'est la crise chez Nintendo, on en vient même à partager des tracés et des morceaux entre ses deux principales frachises de jeux de course! Rappelons que le morceau est issu de F-Zero X Expansion Kit, un accessoire qui n'a pas été vendu en dehors du Japon, me semble-t-il.

 

Oh, tiens, vu qu'on parle de Mario Kart, on va y rester. Traditionnellement dans MK, le dernier circuit est la fameure Route Arc-en-Ciel (Rainbow Road). Voilà la version SNES du thème, à mon sens la meilleure version.

 

Parlons maintenant de Ridge Racer. Dans un prochain article, je pense vous parler de Ridge Racer Type 4, qui est l'un de mes RR préférés (si ce n'est pas mon préféré, justement!). Cet épisode a la particularité d'avoir une OST très soignée.

 

Et finissons sur Destruction Derby premier du nom, qui nous permet de fracasser nos voitures pendant que l'on écoute des morceaux très old school!

 

Ceci n'est qu'un tout petit échantillon des morceaux que je préfère dans les jeux de course. Je pourrais continuer, mais je pense que ça risque de prendre une éternité! Si vous voulez nous faire partager un ou des morceaux que vous aimez bien et qui n'ont pas été traités ici, laissez un commentaire!

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Hier, je suis allé m'acheter le DVD de Scott Pilgrim vs The World (on va appeler ce film SP pour faire plus simple). J'ai profité de ma soirée pour mettre la galette dans ma PS3, et j'ai regardé le film.

Alors, qu'est-ce que j'en pense? Il faut déjà savoir que j'ai vu un film similaire dans le principe, à savoir un film récent, destinés aux jeunes, adapté d'un comic book, censé offrir une bonne dose d'humour et ne négligeant pas les effets spéciaux. Je parle de Kick-Ass (que l'on pourrait traduire par "botteur de cul"), qui nous narre la vie d'un ado ayant envie de jouer les justiciers. Démarrant bien, ce film a un peu tendance à mettre de côté la trame un peu humoristique pour plonger dans la cascade d'effets spéciaux et de dégommage de méchants, mettant un peu notre pauvre héros de côté. Bref, ce film m'a un peu laissé sur ma fin, même si il mérite d'être vu au moins une fois, ne serait-ce que pour les situations un peu WTF.

SP reprend plus ou moins fidèlement ce schéma. Non pas que le film s'essoufle de plus en plus, mais c'est plutôt notre perception et notre attachement à ce qui se passe qui peut causer soucis.

Notre héros fait partie d'un petit groupe de rock canadien. Ayant flashé sur une jolie chinoise de 17 ans, il la trompe et se penche aussitôt sur Ramona Flowers, une nana avec des tifs un peu bizarres, qui hante les rêves de Scott. Elle accepte d'être la copine de Scott, à une condition: battre ses sept ex maléfiques.

S'ensuit alors une lutte pour tenter de gagner le coeur de la belle, et de populariser son groupe de rock à la noix, les Sex Bob Omb.

Le tout est retranscrit à la manière d'un jeu vidéo. A chaque fois qu'il bat ses ennemis, il gagne des points. Ses adversaires (et lui même) ont des capacités de super héros (ou pas).

Premier constat: le traitement appliqué à l'histoire. Même si c'est une approche inédite, traiter ce film comme un jeu vidéo était-il vraiment nécessaire? En effet, avec le petit livret qui est fourni dans le boitier du DVD - et qui constitue un échantillon des comics SP vendus dans le commerce -, j'ai pu constater à quel point le déroulement du comic n'a pas grand chose à voir avec un jeu vidéo. Ce qui m'a un peu surpris, au fond.

Pourquoi donc cette approche? Est-ce pour plaire aux geek? Pour donner lieu à des situations amusantes? Pour exploiter les effets spéciaux?

Bah, rien de tout ça, en fait. A mon humble avis, tout est fait pour rendre le film le plus WTF possible, enchainant les situations absurdes et drôles, accentuées par les affrontements entre Scott et les ex maléfiques. De ce point de vue, ça me rappelle le manga Bo-Bobo. Sauf que ça aurait pu être un peu plus drôle. C'est marrant au début du film, mais on applique la même recette jusqu'à la fin, au final c'est un peu lassant.

On se rendra compte tout le long du film que les effets spéciaux jouent un rôle majeur. Mais il y a quelque chose que j'ai trouvé bête mais sympa: l'exploitation des onomatopées. Sachant que le film est une interprétation libre du comic du même nom, j'ai beaucoup apprécié l'idée d'inclure des onomatopées à intervales régulières. Certains diront que c'est un gadget, mais selon moi ça renforce un peu le côté comic. Peut-être est-ce un exemple à suivre pour les superproductions américaines (je parle des film avec les héros de Marvel, par exemple)?

Les personnages me laissent un avis très mitigé. Autant je trouve la prestation de Scott correcte, autant les autres protagonistes ne m'emballent pas plus que ça. Malgré tout, certaines répliques sont rigolotes et nous donnent le sourire.

Mais en fin de compte, c'est surtout grâce à l'humour que le film s'en sort bien. Pour le reste, on enchaine sur les avis mitigés. D'une part sur le côté geek du film, non pas que ce soit inutile, mais ça devient vite répétitif. D'autre part, l'histoire en elle même est libre d'interprétation. Le réalisateur, estimant que le comic est destiné aux jeunes, et donc que le film doit plaire aux jeunes, n'a pas joué sur la subtilité mais sur une succession de gag qui fait plus ou moins mouche, entrecoupées de scènes de baston, certes bien réalisées mais qui donnent un peu l'impression d'être mal intégrées, ou pire, ne collant pas spécialement à l'ambiance du film.

N'oublions pas de parler de la bande son. Comme on peut s'en douter, ça verse dans le rock, mais un assez bon rock, qui colle bien avec les scènes de baston.

 

En guise de conclusion, SP vs The World est un film qui se laisse voir volontier une fois, ne serait-ce que pour le bordel qu'il procure. Entre l'histoire un tantinet absurde, les gags à gogo, les scènes de baston DBZesques et la trame tournant autour du jeu vidéo, ce film ne laisse personne indifférent. Celà dit, on pouvait s'attendre à un peu mieux, en particulier au niveau des personnages et de leurs rôles, de la relative répétitivité du film, et de la conclusion, bâclée. Au final, on a droit à un film non pas médiocre mais très mitigé: on adore ou on déteste. C'est peut-être pour ça que le film n'a pas rencontré beaucoup de succès en salle.

Parcourant les forums de Gameblog, je suis tombé sur le topic de SP, et comme vous pourrez le constater, les avis sont mitigés.

Si celà dit vous êtes un amateur de gros bordel, je vous recommande chaudement d'aller dans un bon magasin de manga et de vous procurer les tomes de Bo-Bobo. C'est le "bordel" qu'on peut retrouver dans Scott Pilgrim, mais en beaucoup mieux! J'y reviendrais en détail dans un futur article.

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Détente/Culture

Vous aimez les OST de jeux vidéos, comme moi? Donc vous surfez un peu partout sur le net pour écouter vos morceaux favoris? Et vous vous demandez souvent "mais il manque des paroles, qu'est-ce qu'on pourrait mettre?". A cet épineux problème, des petits malins ont eu l'idée de mixer des OST de jeux vidéos et les morceaux acapella des artistes de hip hop! A quoi ça sert? A s'amuser... ou pas? A vous de juger. En voilà quelques exemples.

 

Voilà ce qui se passe quand on mélange le grand classique de Busta Rhymes avec la version SNES du thème Undergroung de Super Mario Bros...

 

Edit: cette vidéo n'est plus disponible, l'utilisateur a fermé son compte... :(

 

Banjo Kazooie et Snoop Dogg font-ils bon ménage?

 

Voilà le fruit entre l'une des meilleures mélodies que nous ai jamais offert le jeu vidéo (DKC2- Stickerbrush Symphony) avec l'étonnant Wait des Ying Yang Twins.

 

Ludacris et Kirby, live in Dreamland!

 

Voilà donc quelques exemples. Youtube regorge de ces mashup. Je vous recommande personnellement ces trois channels Youtube:

http://www.youtube.com/user/MashUpMaloney

http://www.youtube.com/user/panmandan

http://www.youtube.com/user/JMixerProductionz

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Édito

Blog inactif depuis quelques mois... je tiens à m'excuser de cette désertification.

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