Bréviaire des vaincus - Expérimentations littéraires

Bréviaire des vaincus - Expérimentations littéraires

Par maitrenanar Blog créé le 30/04/10 Mis à jour le 26/07/14 à 13h50

Le Bréviaire des vaincus vous proposent une plongée originale dans la littérature : science-fiction, romans noirs, fantastique ou oeuvres inclassables. Nous sommes ouverts à toutes les propositions, ceci est un terrain propice aux expérimentations littéraires !

Ajouter aux favoris
Signaler

On connait James Joyce pour ses entreprises littéraires ambitieuses et complexes comme Ulysse. Roman somme dont chaque chapitre a son propre style, est un renvoi à l'Ulysse d'Homère et se réfère à la cartographie de Dublin. Oeuvre exigeante, ne se laissant pas approcher sans un effort soutenu du lecteur. Seulement, même si l'on loue plus souvent le talent de romancier de James Joyce, on oublie qu'il eut également une relation avec Nora, une prostituée.

lettres a nora.indd

Les lettres à Nora sont un concentré d'amour brute, vulgaire, sans une once de romantisme ou d'idéalisation mièvre. On parle de sexe, de pet, sans chercher la duperie et le mensonge. De belles lettres, crues, mais remplies d'une liberté de ton assez rare lorsqu'on parle d'amour. Voici une lettre à Nora parlant de pet et de branlette.

main_joyce

James Joyce

Ma douce petite pute Nora,

J'ai fait comme tu me disais, ma sale petite fille, et je me suis branlé deux fois en lisant ta lettre. Je suis ravi de voir que tu aimes être foutue par le cul. Oui, maintenant je peux me rappeler cette nuit où je t'ai foutue si longtemps par derrière. Chérie, ça a été la baise la plus dégueulasse que je t'ai jamais faite. Ma pine est restée plantée dans toi pendant des heures, te foutant et te refoutant par en dessous ta croupe redressée. Je sentais tes grosses fesses grasses en sueur sous mon ventre et je voyais ta face enfiévrée et tes yeux fous. A chaque coup de queue que je te donnais ta langue impudique jaillissait d'entre tes lèvres et si je t'en donnais un coup plus fort plus profond que d'habitude des pets bien gras bien sales sortaient en crachotant de ton derrière. Tu avais un cul plein de pets cette nuit-là, chérie, et je te les sortais en te foutant, des bons gros copains bien gras, des longs venteux, des petits craquants gai rapide et tout un tas de petits minuscules polissons de pets qui se terminaient en une coulée jaillissant de ton trou. C'est merveilleux de foutre une femme qui a des pets quand chaque coup de queue les fait sortir un par un. Je crois que je reconnaîtrais n'importe où un pet de Nora. Je crois que je pourrais repérer le sien dans une salle pleine de femmes péteuses. C'est un bruit plutôt fillette pas le pet mouillé lâche que j'imagine chez les femmes grasses. Il est soudain et sec et sale comme celui qu'une petite fille effrontée décocherait la même nuit pour rire dans un dortoir. J'espère que Nora me décochera sans fin ses pets dans la face pour que je puisse aussi connaître leur parfum. Tu dis que quand je reviendrai tu me suceras et tu veux que je te lèche le con, petite salope dépravée. J'espère qu'une fois tu me surprendras quand je dors et que je suis habillé, que tu t'approcheras furtive avec l'ardeur d'une putain dans tes yeux ensommeillés, et tu me déboutonneras doucement bouton après bouton la braguette de mon pantalon et doucement tu y prendras le gros mickey de ton amant, et que tu l'avaleras de ta bouche humide et que tu le suceras encore et encore jusqu'à ce qu'il devienne plus gros et plus raide et qu'il te décharge dans la bouche. Moi aussi une fois je te surprendrai endormie, je te remonterai les jupes et j'ouvrirai doucement ta culotte brûlante, puis je m'étendrai doucement à côté de toi et je commencerai à lécher paresseusement tout autour de ta fourrure. Tu commenceras à te remuer et à t'agiter alors je lécherai les lèvres du con de ma chérie. Tu commenceras à gémir et grogner et soupirer et péter de joie dans ton sommeil. Alors je lécherai plus vite et plus vite comme un chien vorace jusqu'à ce que ton con soit une masse de bave et que ton corps se torde sauvagement. Bonne nuit, ma petite Nora péteuse, mon dégoûtant petit oiseau fouteur. Il y a un mot charmant, chérie, que tu as souligné pour que je me branle mieux. Ecris-moi plus sur ça et toi, avec douceur, plus sale, PLUS SALE.

Jim.

James Joyce
Lettre à Nora / 1909

L'article d'origine : http://www.breviairedesvaincus.com/james-joyce-et-les-pets-de-nora/

Suivez-nous sur Facebook : https://www.facebook.com/LeBreviaireDesVaincus

Suivez-nous sur twitter : https://twitter.com/breviairelitt

Ajouter à mes favoris Commenter (2)

Commentaires

maitrenanar
Signaler
maitrenanar
Si c'est vrai mais là je reposte les articles avec des nouveaux liens, et quelques corrections parfois du passage d'un blog à l'autre. Du vieux et du nouveaux puisque j'essaie d'écrire des articles récents de temps en temps. Situation transitoire jusqu'à la totale migration de blogger au .com.
Waldotarie
Signaler
Waldotarie
...mais tu l'as déjà posté cet article ? :o

Édito

Oeuvrant sous le pseudonyme d'Alfoux, je vous propose ici de découvrir les talents d'hier (oubliés) et les talents d'aujourd'hui et de demain. Des personnes intelligentes et proposant des écrits sortant des sentiers battus.

Archives