Bréviaire des vaincus - Expérimentations littéraires

Bréviaire des vaincus - Expérimentations littéraires

Par maitrenanar Blog créé le 30/04/10 Mis à jour le 26/07/14 à 13h50

Le Bréviaire des vaincus vous proposent une plongée originale dans la littérature : science-fiction, romans noirs, fantastique ou oeuvres inclassables. Nous sommes ouverts à toutes les propositions, ceci est un terrain propice aux expérimentations littéraires !

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Extrait

On est souvent étonné de découvrir que de nombreux romanciers furent antisémites. De Voltaire à Balzac en passant par Montesquieu, il est forcé de constater que même les personnages célébrés de nos jours (résidents du Panthéon par exemple) attaquèrent violemment la communauté juive à propos de questions d'argent.

Il existe des antisémitismes comme il y a des causes à l'antisémitisme. Bernard Lazare dans son excellentL'Antisémitisme, son histoire et ses causes le montre avec minutie. Les Juifs attirèrent sur eux la haine de différents peuples, de différentes cultures, à différentes époques, pour diverses raisons : politiques, économiques, etc.

 


On pourrait schématiser l'antisémitisme en le cristallisant dans une sorte de clivage. Il y a un antisémitisme réactionnaire, que l'on peut voir facilement dans les médias (groupes extrémistes, etc.), et un antisémitisme économique. Le second est plus intéressant car c'est dans cette partie de l'antisémitisme qu'on trouve Jules Verne, Balzac, Montesquieu et, l'auteur du jour, Emile Zola.

Zola est particulièrement riche comme sujet d'étude puisqu'il fut l'ardent défenseur du capitaine Dreyfus. Il lutta contre Edouard Drumont et d'autres conservateurs en publiant le fameux article de l'Aurore, J'accuse. Zola fustige l'antisémitisme, et surtout une injustice, mais se montre également très critique à l'égard de la présence juive dans la finance.

 
Emile Zola


Son roman L'Argent sera ainsi une charge envers cette présence de la communauté juive. La critique se focalise sur le personnage de Gundermann, un banquier particulièrement redoutable. Voici deux extraits illustrant cette dualité qui n'a rien de paradoxale puisqu'elle se réfère à un antisémitisme (le mot est d'ailleurs inadapté, il s'agit plus ici d'un anti-judaïsme économique) qui n'a rien de réactionnaire ou conservateur. Zola critique la finance en s'inspirant de faits réels, le krach de l'Union générale (le banquier Eugène Bontoux ruiné par la spéculation de Rotschild), cerne et évoque l'origine ethnique de la spéculation. Zola ne critique pas le Juif parce qu'il est juif mais le Juif spéculateur, ce que n'était pas Dreyfus.

Dans le premier extrait, Zola oppose Saccard, frère d'Eugène Rougon, qui tente de se refaire une fortune via la spéculation boursière, au banquier Gundermann. Seulement, sur le marché de la Bourse c'est le second qui règne et qui entretient un système qui a tout du réseau et des tractations de l'ombre.

"Gundermann seul affectait de ne jamais mettre les pieds dans la grande salle (NDLR La Bourse); il n'y envoyait même pas un représentant officiel, mais on y sentait une armée à lui, il y régnait en maître absent et souverain, par la légion innombrable des remisiers, des agents qui apportaient les ordres, sans compter ses créatures, si nombreuses, que tout homme présent était peut-être le mystérieux soldat de Gundermann. Et c'était contre cette armée insaisissable et partout agissante que luttait Saccard, en personne, à front découvert."

Maintenant voici la description d'une petite bourse de valeurs déclassées avec, probablement, les descriptions les plus virulentes des Juifs.

"Il y avait là, en un groupe tumultueux, toute une juiverie malpropre, de grasses faces luisantes, des profils desséchés d'oiseaux voraces, une extraordinaire réunion de nez typiques, rapprochés les uns des autres, ainsi que sur une proie, s'acharnant au milieu de cris gutturaux, et comme près de se dévorer entre eux".

L'article d'origine : http://breviairedesvaincus.blogspot.fr/2012/09/emile-zola-et-la-speculation-boursiere.html

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Commentaires

SnakeLeMaitre
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SnakeLeMaitre
Tres interessant, je pense aussi que tu écoute Soral ou le lit même mais je n'aurai pas le même avis que notre cher Blinis sur lui.

Ce livre m'interessait mais il faut faire des choix dans ses lectures et, trouvant le sujet moins interessant que la crise au proche/moyen orient j'ai préferer me tourner vers Pierre Hillard ou Eustace Mullins.
maitrenanar
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maitrenanar
Bel argumentaire Blinis.

J'écris sur le sujets qui m'intéressent. Je n'ai de compte à rendre à personne, je ne suis affilié à aucun groupe, etc. La seule ligne du blog, c'est faire découvrir la littérature, le monde des idées, via des formes courtes. Tu peux lire, ou partir. J'ai déjà mentionné Soral, si tu regardes les archives (dont interview). La question juive est une question qui m'intéresse, comme d'autres choses. Je ne vois pas pourquoi je devrais plier devant tes injures.
Blinis
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Blinis
Ça sent le caca par ici. Depuis la petite parenthèse sur le pseudo-testament littéraire d'Hitler, depuis Céline, ce blog - et les liens distillés - se concentrent un peu trop sur la chose juive pour ne pas aboutir, un jour ou l'autre, à la mention de Soral et de ses camarades de beuverie. Du caca, donc.
Waldotarie
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Waldotarie
Après Céline... Ça attaque dans les sujets sensibles ! :P

Édito

Oeuvrant sous le pseudonyme d'Alfoux, je vous propose ici de découvrir les talents d'hier (oubliés) et les talents d'aujourd'hui et de demain. Des personnes intelligentes et proposant des écrits sortant des sentiers battus.

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