Bréviaire des vaincus - Expérimentations littéraires

Bréviaire des vaincus - Expérimentations littéraires

Par maitrenanar Blog créé le 30/04/10 Mis à jour le 26/07/14 à 13h50

Le Bréviaire des vaincus vous proposent une plongée originale dans la littérature : science-fiction, romans noirs, fantastique ou oeuvres inclassables. Nous sommes ouverts à toutes les propositions, ceci est un terrain propice aux expérimentations littéraires !

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Voici la suite du chapitre, L'atelier d'écriture, nouveau chapitre du roman Le Goût de rien (sur lequel je travaille actuellement).

Je mets l'amorce, le reste est à lire sur le lien suivant :

 

Atelier d'écriture, suite

            L'habitude c'est une seconde nature disait Pascal. Mes rendez-vous réguliers à l'atelier d'écriture étaient devenus ma seconde nature. Chaque lundi, c'était avec le sourire que je me rendais là-bas, mes textes bien rangés dans mon sac. Une sorte de retour à l'état d'écolier, la douce régression.

            Pierrette continuait de nous guider sans trop appuyer ses recommandations. Elle balisait à peine nos efforts. Le premier mois, j'avais trouvé ça étonnant ; le second un peu moins ; dès le troisième je m'en foutais éperdument. J'avais compris, comme les anciens, que l'écriture n'était qu'un prétexte. Que j'aurais probablement retrouvé les mêmes procédés dans un club de danse ou une association de joueurs d'échec.

            Je m'amusais à écrire des choses inavouables et inavouées. Lors d'une séance, le devoir pour la fois suivante consistait à pondre quelques aphorismes. Des phrases bien troussées à la Wilde. J'avais eu un mal atroce à réussir ce travail de concision nécessitant une alliance subtile de la forme et du fond.

            Un jour, en rentrant chez moi, j'avais rencontré un chien dans la rue. Le maître baladait son toutou, rien de plus normal. Seulement, je me suis arrêté pour regarder ce binôme lorsque le maître décida de faire un tour à la boulangerie. Le meilleur ami de l'homme n'était pas toléré, du coup boule de poils est resté dehors.

            En à peine un mot, un geste, et encore, le chien s'est assis sur son postérieur, attendant sagement son maître sans même une attache solide. La seule chose qui retenait ce clébard, c'était son incroyable amour envers son maître. Pas besoin de chaînes.

            Du coup, j'ai pensé à un aphorisme du style : « La fidélité des femmes n'égalera jamais celle des chiens ». Le jour J, je n'ai pas prononcé ma précieuse découverte, j'avais trop peur de froisser quelques connes, voire pire, ruiner mes maigres espoirs avec la jeune ibérique.

http://www.mymajorcompanybooks.com/Auteurs/hassler/


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Édito

Oeuvrant sous le pseudonyme d'Alfoux, je vous propose ici de découvrir les talents d'hier (oubliés) et les talents d'aujourd'hui et de demain. Des personnes intelligentes et proposant des écrits sortant des sentiers battus.

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