Bréviaire des vaincus - blog littéraire

Bréviaire des vaincus - blog littéraire

Par maitrenanar | Blog créé le 30/04/10
Dernière modification le 25/07/11 @ 20h34

Le blog d'un littéraire qui a survécu


25 Juillet 2011 @ 20h30 -
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Aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler d'un auteur japonais au destin tragique puisqu'après trois tentatives de suicide,Osamu Dazai, parvint enfin à mettre un terme à sa vie. Ecrivain alcoolique, drogué un temps mais surtout très tourmenté, c'est du côté de son anthologie de nouvelles, Cent vues du mont Fuji, qu'il faut voir et non dans son texte le plus célèbre, mais médiocre, La Déchéance d'un homme.

Dans la nouvelle Cent Vues du mont Fuji, justement, Dazai démonte littéralement l'icône qu'est le mont Fuji. Au lieu d'un bête soumission à la carte postale mythifiée par le peintre Hiroshige, Osamu Dazai prend un malin plaisir à dégommer ce symbole national en nous amenant à nous questionner sur une conviction née d'un matraquage publicitaire. Une certaine irrévérence, on en attendait pas moins de cet autour certes inégal mais tellement touchant.

"Les pentes du mont Fuji convergent à un angle de quatre-vingt-cinq degrés sur les peintures de Hiroshige et de quatre-vingt-quatre degrés sur celles de Bunchô; mais il suffit d'étudier une carte d'état-major pour constater que l'angle des pentes est-ouest est de cent vingt-quatre degrés, et celui des pentes nord-sud, de cent dix-sept degrés. Hiroshige et Bunchô ne font d'ailleurs pas exception : sur presque toutes les représentations du Fuji, l'angle formé par ses pentes est très aigu, ce qui donne effilé, très élevé, très frêle. Chez Hokusai, cet angle est d'à peu près trente degrés : on dirait la tour Eiffel ! En réalité, le Fuji forme un angle obtu : il est tout en pentes douces. Avec ses cent-vingt-quatre degrés dans un sens et ses cent-dix-sept degrés dans l'autre, il n'a rien d'une montagne particulièrement élevée, rien de spectaculaire. Il me semble que si j'étais en Inde ou ailleurs et qu'un aigle vînt me prendre dans ses serres pour me lâcher ensuite au-dessus de la côté du Japon à proximitié de Numazu, je ne serais guère impressionné par le spectacle de cette montagne. "Le Fujiyama, splendeur du Japon" : si les étrangers le trouvent wonderful, c'est parce qu'on leur en a mille fois parlé : c'est devenu pour eux une vision de rêve. Mais supposons que l'on aille à la rencontre du Fuji sans avoir été soumis à tout ce matraquage publicitaire - bref, naïvement, innocemment, avec un coeur qui serait comme une page blanche : dans quelle mesure saurait-on l'apprécier ? Rien n'est acquis. C'est une montagne plutôt petite. Oui, petite par rapport à sa base. Etant donné sa largeur à la base, le Fuji devrait être une fois et demie plus haut."

17 Juin 2011 @ 08h26 -
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Je l'avais annoncé il y a quelques semaines de cela, la nouvelle interview littéraire de Nada est enfin en ligne. Dedans on y retrouve le romancier nous parlant de son second roman, Démolition, toujours publié aux éditions Baleine Noire. Si le livre vous intéresse, un petit détour chez l'éditeur pour vous le procurer : http://www.editionsbaleine.fr/483-demolition-9782842194888.html

 

L'article d'origine : http://breviairedesvaincus.blogspot.com/2011/06/interview-litteraire-nada-demolition.html


15 Juin 2011 @ 16h35 -
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Jean-Claude Michéa est un penseur actuel d’une grande vivacité et d’une grande pertinence. Réhabilitation de la pensée politique d’Orwell, fine réhabilitation, l’homme est surtout connu pour sa critique du libéralisme avec un ouvrage comme L’Empire du moindre mal, complété par Retour sur la question libérale, comme pour mieux consolider les éléments négligés.
Philosophe jargonnant un peu, mais pas trop, il n’en demeure pas moins en constante prise avec le réel grâce à la mobilisation de sources concrètes (ses notes forment presque un livre à part entière). Si l’abstraction est nécessaire dans un tel discours, on manipule avant tout des notions, elle n’est jamais laissée seule, comme une étrange nébuleuse. L’extrait ci-dessous, tiré de L’Empire du moindre mal, n’est rien moins que la conclusion de l’ouvrage. Une conclusion forte et juste.

« Le nouvel ordre humain que les élites libérales sont désormais déterminées à imposer à l’échelle de la planète, exige, en effet, que les hommes cessent précisément de « se sentir hommes » et se résignent enfin à devenir de pauvres monades égoïstes, condamnées à produire et consommer toujours plus, chacune luttant impitoyablement contre toutes les autres, dans l’attente de son hypothétique « quart d’heure de célébrité ». Hannah Arendt avait donc parfaitement raison de souliggooglener, dans La Condition de l’homme moderne, que « ce qu’il y a de fâcheux dans les théories modernes ce n’est pas qu’elles sont fausses, c’est qu’elles peuvent devenir vraies ». S’il est ainsi toujours exact que l’homme n’est pas égoïste par nature, il est non moins exact que le dressage juridique et marchand de l’humanité crée, jour après jour, le contexte culturel idéal qui permettra à l’égoïsme de devenir la forme habituelle du comportement humain. Les partisans de l’humanité seraient donc malvenus de sous-estimer cette réalité nouvelle. Ils doivent impérativement prendre conscience, au contraire, que la course est déjà commencée et que, dans cette course, le temps jour maintenant contre eux. »

9 Juin 2011 @ 17h42 -
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Traven est un romancier mystérieux. Brouillant volontairement les pistes, écrivant sous des noms d’emprunt, disparaissant, réapparaissant sans cesse. Son idée était de promouvoir non sa vie mais son œuvre, d’où ce flou savamment entretenu. Allemand d’origine, Traven n’en demeure pas moins un amoureux du Mexique se dévouant corps et âme à critiquer les colons espagnols et défendre ce petit peuple qu’il chérissait tant.
La Révolte des pendus est considéré comme son chef d’œuvre pour beaucoup de lecteurs. Dans ce récit, le lecteur suit la lente révolte de Mexicains encore sous le joug de colons espagnols. Le climat devient de plus en plus délétère, les forces contestataires s’organisent. Pendre pour mieux mater ce peuple exploité ne suffit plus, d’événement en événement, les bûcherons mexicains fomentent un soulèvement radical et suicidaire. Le passage ci-dessous retranscrit, dans la bouche de l’un des exploitants espagnols, tout le mépris, l’avidité du profit, de ces entrepreneurs. Une vision certes caricaturale, sans nuance, mais complètement assumée par Traven. En clair, une charge politique au sens large.

« Nom de Dieu d’enfants de garces ! Tas de salauds puants et dégueulasses que vous êtes. C’est comme cela que vous me volez mon argent que j’ai eu tant de mal à gagner ? C’est comme cela que vous le faites valser à boire et à courir les filles et que pendant trois mois, trois longs mois où vous auriez eu le temps de travailler pour moi, vous n’avez rien foutu, même pas fait partir un seul convoi de caoba ? Pourtant, le bon Dieu et la Sainte Vierge en sont témoins, je vous ai toujours payé vos gages, je ne vous dois rien, tas de boucs putassiers, et je n’ai jamais été en retard à payer son dû à celui qui faisait son travail. Et maintenant, j’arrive au bout de trois mois, et il n’y a rien de rien aux tumbos : pas un brin de caoba qui vaille la peine qu’on en parle ! Moi qui croyais en trouver haut comme des montagnes ou du moins comme la cathédrale de Villahermosa, je ne trouve rien ou guère plus. Mais, bon Dieu de bon Dieu et par tous les saints du bon Dieu, je me demande ce que vous avez bien pu foutre pendant tout ce temps, voyous que vous êtes. Vous avez dû passer vos journées à forniquer, à vous torcher vos sales museaux, à vous soûler la gueule et à poser culotte ! Allez-vous répondre, tonnerre ? Et pas de mensonges, hein ! Sinon, je vous défonce la mâchoire, tas de golfos, de détrousseurs de cadavres pestiférés. Alors qu’avez-vous à répondre ? »

24 Mai 2011 @ 15h31 -
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Je sais, l’extrait d’aujourd’hui n’est pas issu d’un livre, comme d’habitude, mais d’un discours. Un discours politique. Citation relevée dans le très bon livre de Jean-Claude Michéa, L’Empire du moindre mal, cette dernière servait à illustrer la critique du principe de la croissance du point de vue de l’économiste. L’auteur de cette charge est Bob Kennedy, le discours fut prononcé le 18 mars 1968. Clair, méthodique, radical mais juste.

« Notre PIB prend en compte, dans ses calculs, la pollution de l’air, la publicité pour le tabac et les courses des ambulances qui ramassent les blessés sur nos routes. Il comptabilise les systèmes de sécurité que nous installons pour protéger nos habitations et le coût des prisons où nous enfermons ceux qui réussissent à les forcer. Il intègre la destruction de nos forêts de séquoias ainsi que leur remplacement par un urbanisme tentaculaire et chaotique. Il comprend la production du napalm, des armes nucléaires et des voitures blindées de la police destinées à réprimer des émeutes dans nos villes. Il comptabilise la fabrication du fusil Whitman et du couteau Speck, ainsi que les programmes de télévision qui glorifient la violence dans le but de vendre les jouets correspondants à nos enfants. En revanche, le PIB ne tient pas compte de la santé de nos enfants, de la qualité de leur instruction, ni de la gaieté de leurs jeux. Il ne mesure pas la beauté de notre poésie ou la solidité de nos mariages. Il ne songe pas à évaluer la qualité de nos débats politiques ou l’intégrité de nos représentants. Il ne prend pas en considération notre courage, notre sagesse ou notre culture. Il ne dit rien de notre sens de la compassion ou du dévouement envers notre pays. En un mot, le PIB mesure tout sauf ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue ».

20 Mai 2011 @ 17h32 -
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Jean-Jacques Rousseau reste, malgré sa paranoïa aïgue, un grand philosophe. Criticable sur bien des points, mais majeur en ce qui concerne la pensée philosophique. Un peu comme une balise historique. Des ouvrages comme Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes demeure une oeuvre de référence encore aujourd'hui.
L'extrait du jour est lapidiare et provient du pavé L'Emile ou de l'éducation. A travers son traité d'éducation, un traité idéal pour un enfant fictif, Rousseau livre une réflexion en profondeur sur l'éducation à donner aux enfants. Etape par étape, de l'enfant fictif à la fille qui deviendra l'épouse. Le philosophe brasse large et évoque également la religion grâce à sa fameuse Profession de foi du Vicaire Savoyard. Le court passage ci-dessous est à mettre en parallèle avec nos people versant grandement dans l'humanitaire, nos stars la main toujours sur le coeur. Méfiance vous dira Rousseau, méfiance.


« Défiez vous de ces cosmopolites qui vont chercher au loin dans leurs livres des devoirs qu’ils dédaignent de remplir autour d’eux. Tel philosophe aime les Tartares pour être dispensé d’aimer ses voisins »


12 Mai 2011 @ 15h41 -
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Des jeunes auteurs français intéressants, drôles et pertinents, il faut bien le dire, c’est rare. Julien Blanc-Gras, sans être une pointure stylistique, un analyste très fin, demeure un romancier atypique dans le paysage actuel. S’attaquant au libéralisme et à ses déclinaisons, l’homme prend un malin plaisir à détricoter, à travers des écrits singuliers, son époque.
Dans Comment devenir un dieu vivant, Julien Blanc-Gras imagine une fin du monde inéluctable. Avant l’avènement de celle-ci, le narrateur, futur dieu vivant, met en place un discours qui ne tardera pas à devenir un phénomène de mode. L’idée, non pas empêcher la fin du monde mais l’accompagner, qu’elle se fasse « en douceur ». Dans l’extrait ci-dessous, le romancier propose une lecture, pas foncièrement originale, mais assez pertinente, des people. Des divinités permettant l’instauration de rites fédérateurs et rassurants.
« Dieu est rusé. Son génie, c’est de ressusciter sous des formes incongrues à la faveur du chaos (sectes, kamikazes, papes allemands…). Prenez le peopolisme, cet avatar clinquant de la pop culture. Le culte le plus flagrant de l’époque. Chaque semaine, les magazines où l’on apprend que Johnny Deep aime le brocoli sont plus lus que la Bible ou le Coran. Cherchez : quel leader religieux est plus influent que Madonna ? Le peopolisme réenchante un monde qui en a besoin, lui propose une magie, certes grotesque, mais rudement efficace. A travers des icônes et des rites, la foule exaltée crée son lien avec une sphère supérieure. Les people, c’est un clergé qui habite l’Olympe. Nos dieux ont recours à la chirurgie esthétique et ils mangent bio. Parfois, ils sauvent un enfant. Le reste du temps, ils nous racontent des histoires qui apaisent les nôtres. »

5 Mai 2011 @ 16h23 -
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C’est vrai qu’au bréviaire on ne cite pas vraiment de poètes. Je tenais donc à réparer cette faute en en mettant un en avant aujourd’hui. Illustre bonhomme, nébuleux car le réel et le mythe se mêlent jusqu’à la confusion lorsqu’on cherche à le saisir, je parle bien sûr de Rutebeuf. Chanté par Léo Ferré, la poésie de Rutebeuf a quelque chose de magique. Non pas mystique ou onirique, elle nous touche par son efficacité, sa langue si marquée et son envie de se frotter un peu à d’autres sujets que la religion, dominante dans le domaine de la création à son époque.

Pour une fois, l’extrait est court. Pas de recueil précis comme source, le mieux est encore de s’offrir les poésies complètes de Rutebeuf et d’apprécier, par petites touches, ces moments de grâce. Dans l’extrait ci-dessous, le poète nous parle de pauvreté mais sans verser dans un pathos indigeste, la preuve le tout fini par parler de cul.

 

Pauvre sens et pauvre mémoire

 
M’a Dieu donné, le Roi de Gloire

 
Et pauvre rente

 
Et froid au cul quand bise vente
 

30 Avril 2011 @ 14h28 -
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Lucien Rebatet et Pierre-Antoine Cousteau se définissaient comme des écrivains fascistes. Au lieu de les stigmatiser, et ainsi de mettre automatiquement le verrou, le livre Dialogue de « vaincus » restitue plusieurs conversations des deux hommes. En prison, dans les années 50, à la prison de Clairvaux, ils s’attaquent à divers thèmes comme l’Histoire, la littérature, la politique ou encore la religion. Un bon moyen pour découvrir la conception du monde de ces gens qu’on appelle des fascistes.
Le portrait qui se dessine, au gré des conversations, de Lucien Rebatet est surprenant. Le lecteur rencontre une sorte d’anarchiste de droite, attaquant le catholicisme, se faisant anticonformiste dans ses goûts littéraires (il sape littéralement plusieurs Anciens du style Montaigne). Les deux compères ont une sacré gouaille, un certain pessimisme et surtout beaucoup de talent. L’extrait ci-dessous correspond à une des, nombreuses, colères de Rebatet vis-à-vis du christianisme, la religion catholique plus précisément. Brutal, drôle et pertinent.


 

« C’est à ces fumiers-là que nous devons ça ! On avait le choix entre plusieurs milliers de dieux, à peu près tous bittologiques. Il a fallu que l’humanité se décidât pour le Dieu anti-couilles. Voilà bien encore une preuve de l’universelle imbécillité. Quand on pense qu’il y avait, avant leur Jésus, des mystères où la première communion des petits gars c’était leur dépucelage en musique par des pin-up prêtresses qui, non seulement étaient belles, mais aimaient ça, prenaient leur pied. Ah ! malheur ! Je n’ai jamais donné dans les hommages des agnostiques au génie de Jésus-Christ, parce que le Christ, génie ou non, est celui qui a appris aux hommes la haine de la chair, comme ils disent dans la secte. Ca me dégoûte à un tel point que même le mot « chair », je répugne à l’employer, à cause de l’usage qu’ils en ont fait. C’est même, entre autres, un des motifs de ma grossièreté…Le Christ était un pisse-froid, c’est une des rares certitudes que l’on ait sur lui. Un pisse-froid probablement coloré d’un peu de pédale, le genre pédale suave qui attire les pépés mais n’y touche jamais. Et après le Christ, il y a eu Paul, Paul, le vrai patron, pire en tout que l’initiateur, l’ennemi systématique des femmes, le premier légiste de la queue, sans doute parce qu’il connaissait bien la Bible avec toutes ses histoires d’enculeurs de chameaux, d’empapaouteurs de bourriques, qui grimpaient leurs pères et mères depuis la Genèse… »

L'article d'origine : http://breviairedesvaincus.blogspot.com/2011/04/extrait-rebat-et-la-religion.html


27 Avril 2011 @ 21h39 -
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Malgré un tournant peu convaincant à mes yeux, trop dans l’idéalisation du musulman de France, une grille de lecture pour des questions sociétales et politiques dominée par son obsession des « Inuits » pour reprendre son expression dans le début du roman Chute, Alain Soral reste un pamphlétaire de haut rang.
En relisant ses premiers essais, ses romans étant souvent bien en-deçà, on est réjoui par les charges d’Alain n’hésitant pas à dégommer les vaches sacrées de notre temps : bouddhisme, féminisme, gays tendance Marais et j’en passe. Souvent, l’écrit est court, le style oral (Soral est avant tout un bretteur) et le fond, le concept même si le développement est avorté, pertinent sur bien des points. Dans l’extrait ci-dessous, issu de L’Abécédaire de la bêtise ambiante, Soral s’attaque au symbole même du politiquement correct, du terrorisme intellectuel comme dirait Jean Sévillia, Bernard-Henri Lévy.

« Quand un syndicaliste parle, on sait au nom de qui : les salariés réformistes, les cadres chrétiens…Quand un politique s’exprime, c’est au nom de son parti, mais BHL, il parle au nom de qui ? Des intellectuels ? Il y a quand même plus intellectuel. Des Français ? Mais BHL n’a-t-il pas fait du mépris de la France et du sionisme inconditionnel ses deux mamelles ? BHL, le touriste engagé, toujours sur la route, sur la brèche…Pour que le malheur des autres le touche, il faut d’abord que ce soit loin. Ne comptez pas le voir à Toulouse ou du côté des licenciés de Moulinex, il a la commisération élitiste BHL, le beauf, il méprise : cet éternel facho collabo qui n’a même pas lu Heidegger. »

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Édito
Alexis Hassler

Ancien littéraire, bibliothécaire, je profite de mon temps libre pour lire, regarder des films, jouer et écrire en attendant de devenir une star planétaire.
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