Le coin des coups de coeur
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Musique

Retour du Rap Time, ce petit instant bitume comme on les aime ^^.

Je Regarde Là-haut de La Fouine. Un des plus grands rappeurs français, quoiqu'on en dise. Des instrus de haut-vol, une voix en or, des textes souvent très intelligents ... Des sons festifs comme il faut, d'autres bling-bling / dirty parce que y'en a qui aiment, d'autres comme celui-ci, très profond, quasimment sublimes. Un des rares rappeurs "à succès" faisant aussi bien des sons "commerciaux" de qualité que des sons "underground" qui envoient du lourd.

 

 

La peur de l'échec de Orelsan. Véritable chef d'oeuve d'Orelsan, un morceau qui prend toute sa grandeur dans le contexte de son ( excellent ) album. La dernière track de disque, où il enlève son masque et se met à nu face au micro. Un morceau qui permet de voir ses autres sons différemment. Une sorte de confession, de retour à la réalité. Montrer qu'au delà du rappeur sulfureux c'est surtout un homme un peu paumé dans la vie, qui fait des sons pour le fun.

 

 

Banlieusard de Kery James. Une plume d'une splendeur absolue comme souvent avec Kery, un texte profondément engagé et porteur d'espoir, et mon dieu quelle intensité ...  Cette puissance qui monte crescendo, cette leçon de vie ... Une chanson inestimable.

 

Quitte à t'aimer de Hocus Pocus ft Cesaria Evora. Un des plus beaux morceaux de ce groupe si particulier. Du rap instrumental, musical comme rarement, des textes magnifiques et simples. L'antithèse du rap bling-bling. Délicieux.

 

Can't C Me de Tupac. Mon morceau favori de l'empereur du rap US. J'me suis pas encore penché sur les lyrics donc je n'en dirai rien, mais quel instru O_O. Quelle énergie ... Un monstre absolu de Dre & 2Pac.

 

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Musique

Le rap est un genre qui m'est très intime. Ces sons, cette diction si particulière, cette énergie, ces atmosphères qui ont bercé toute mon adolescence, quelque part ça m'a un peu construit. C'est dingue mais j'ai l'impression que certains morceaux m'ont vraiment apporté quelque chose. Enfin bref tout ça on s'en fout, l'essentiel est là : une petite sélection de mes dernières découvertes, ou simplement des grands classiques à découvrir ou redécouvrir ;D

PS : désolé, j'ai un peu tendance à balancer les sons comme ça, sans trop détailler, mais j'ai toujours eu du mal à décrire ce que je pensais d'une musique, à théoriser tout ça. C'est pas mon truc ^^.

Tout P'tit de Cassius Belli. L'équation est simple : l'instru de la plus belle mélodie de Shenmue + un rappeur très inspiré + un flow magnifique. La façon dont son flow épouse la mélodie, l'intensité qui monte en puissance petit à petit ... Et un texte assez agréable à défaut de génie.

 

 

Petit montage de Swift Guad, en live au café Olala. Une des étoiles montantes du rap français, un talent proprement hors-normes. Un flow de tueur, un timbre de voix intéressant, et une plume digne des plus grands. L'évidence d'un grand rappeur.

 

Blood In Blood Out de Jedi Mind Tricks. Une des nombreuses bombes de ce collectif de "rap US underground". Un morceau assez étrange ( comme sait si bien le faire ce groupe ), très musical. On aime ou on déteste ^^. Un son très intéressant.

 

Filles, Flics, Descentes de Fonky Family. Mon plus gros coup de coeur de la FF. Un instru monstrueux, un flow "à l'ancienne" si musical ...

 

Sad Hill de IAM. Pour continuer dans les sons "à l'ancienne" ^^. Un poil moins connu que l'immense "l'empire du côté obscur", exactement dans le même genre, dans l'univers Western. Un instru tiré de "Pour quelques dollars de plus" ( ou "une poigné de dollars j'ai un trou là ), des samples du "bon, la brute ...", et toujours ce flow divin, cette musicalité hors pair.

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Musique

Et hop, le retour du Funky Time, juste ce qu'il faut pour faire fondre les dernières neiges d'hiver et nous faire gigoter comme des ragdoll sous Havok !

 

She's On Fire de Amy Holland. Un excellent son disco-pop comme on aime tous, tiré de la BO de Scarface. Super morceau pour une ambiance très chaude !

 

 

Good Ridance de Aeroplane. Un morceau assez ... particulier, difficilement classable, entre nu disco, electro-pop-rock et autres ... Mais putain quelle mélodie en refrain !

 

The Sound of Violence de Cassius, remixé par Cosmo Vitelli. Mon plus gros coup de coeur de ces dernières semaines, un son qui a su me toucher très profondément. Entre la musique introspective, le son pour danser, le morceau d'ambiance, cette petite mélanclie qui se dégage ... Une remix difficile à oublier ! Je post l'original à la suite ( bien plus funky ), qui vaut lui aussi le coup d'oeil, surtout son clip qui nous invite juste sur une autre planète ;)

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Ciné

Parce qu'ici on parle surtout de coups de coeur, et parce que Oz est peut être mon plus grand choc cinéma, je me devais de commencer par lui.

Depuis quelques années le monde des séries est en pleine expansion. De plus en plus de public, de plus en plus de budget, de plus en plus de qualité. La chaîne américaine HBO a su jouer avec ce nouveau phénomène. Globalement, on lui doit la diffusion d'une bonne partie des plus grandes séries de ces 15 dernières années. Dont les quatre piliers sacrés que sont The Wire, The Sopranos, Six Feet Under et Oz.

Parmis ces quatre séries mythiques, Oz est un peu le vilain petit canard. Enfin c'est l'impression que j'ai eu en cherchant des infos à son sujet sur le net. En demandant à mon entourage, au mieux j'avais du "Ouais, j'crois que c'est un truc pas mal sur les prisons, genre Prison Break ou un truc comme ça quoi". Je vous propose donc un petit hommage à cette série, une sorte de petit zoom sur ce qu'elle propose.

 

"Ouais, Oz en gros c'est genre Prison Break quoi" ( ;P ) :


Alors oui, Oz parle de prison. C'est même plus que ça, un huit-clos de six saisons dans un quartier pénitencier expérimental favorisant les interactions sociales entre détenus pour une meilleur réinsertion future. La première chose qui va nous surprendre est le ton ambiant. Un ton très particulier, très sérieux, ultra dépouillé ( quasi aucune musique, toujours les mêmes décors ... ) loin des paillettes de Prison Break ( j'ai rien contre cette série je le précise ). Dès le premier épisode, on fait la connaissance avec le nazisme, les clans, le bizutage, le viol, la drogue, le sida, la mort ... Les clichés habituels des films "de prison" quoi, mais ici ça va plus loin. Un je ne sais quoi qui  fait la différence. Qui lui donne infiniment plus de force que tous les "Un prophète", "Dog Pound" et autres réunis, et je pèse sincèrement mes mots. Peut être la subtilité des dialogues ( à donner des frissons, VO obligée par contre ), l'intelligence de la mise en scène, si réaliste, si dévorante, tellement troublante. Peut être la qualité d'interprètation ( juste stratosphérique, mais j'y reviendrai ).

On ressort de ce premier épisode dans un état assez bizarre, on a un peu mal au ventre par de cette descente en enfer carcéral, d'une noirceur dépassant vraiment toute attente, tout en étant époustouflé par l'interprétation et les personnages rencontrés. Rares sont les séries à nous prendre autant aux tripes en 50 minutes. Rares sont les séries à proposer autant de choses en un épisode. A être aussi excitantes vis-à-vis des persos et des enjeux à venir.


"Ouais, en gros, clans, drogue, bizutage, sodo, la routine habituelle quoi" ( ;P ) :


Effectivement c'est la première chose à craindre dans le genre. Faut dire qu'à chaque fois qu'on touche à la prison on y a droit. Oz, malgré toute sa subtilité n'y échappe pas. Enfin pas vraiment.

La vraie intelligence de Oz, c'est de faire passer tous ces gimmicks au second plan, d'aller plus loin dans les enjeux à proposer. Oui la violence, la drogue et le cul sont omniprésents. Mais les vrais thèmes abordés sont bien plus "ambitieux". La haine, la soif de vengence, la voie de la rédemption. La recherche d'un but spirituel, les regrets, la naisance d'un amour homosexuel, l'envie de vivre, la recherche de soi, le besoin de liberté, le droit à la vie, la peine de mort, la fraternité, l'amitié ... Je vous laisse le plaisir de voir avec quelle intelligence, quelle subtilité tous ces aspects sont traités. Et encore une fois je pèse le moindre de mes mots.

Oz est tout à fait le genre de série qui nous laisse sur le cul à chaque épisode. Pas tellement par ses cliffhangers, mais plus par la construction de ses personnages, par sa puissance scénaristique. Par son intensité absolument démente. Par la folie de ses ambitions. Par son ampleur digne d'une tragédie grecque.

 

Un casting stratosphérique :


Peut être plus encore que les éléments narratifs, c'est l'inteprétation qui nous laisse sans voix. Mais vraiment. Je sais que j'ai déja pas mal abusé de superlatifs en quelques lignes, mais là je ne peux pas faire autrement. Des acteurs sorti de quasi nulle part à l'époque ( que l'on retrouve en tête d'affiche dans pas mal de séries actuelles ), incarnant des personnages en or pur, avec une aisance à tomber par terre. Des acteurs taillés pour ces persos. Ou peut être est-ce le contraire.

Ca peut paraître tape-à-l'oeil, mais je le pense sincèrement : il y a déja eu des oscars récoltés pour bien moins dans les longs-métrages, et ici la qualité s'étale sur près de 65h. Et vraiment,  je ne suis pas du genre à m'emporter comme ça d'habitude. C'est simple, j'ai vu pas mal de séries réputées pour l'immense qualité de leur "acting". De tête, comme ça, je pense à Breaking Bad, Six Feet Under et quelques autres. J'ai trouvé dans ces séries des rôles réellement poignants, bouleversants, hyper subtils, tout ça, mais aucune ne m'a autant impressionné à ce niveau là que Oz.

 

Une série très "dark" :


Evidement Oz est une série sombre, très sombre. La noirceur d'un voyage à peine éclairé par l'humour ( qui se fait très rare ). Finalement les seuls lueurs sont ces quelques moments "beaux", où l'amour et l'espoir traversent les murs de béton armé le temps d'une scène ou d'un regard.

Une série assez profonde donc, avec pas mal de trucs à faire passer. Ca va plus loin que le simple "entertainment", que le simple divertissement. C'est une de ses forces mais aussi sa plus grande faiblesse : pas vraiment la série idéale pour se vider la tête.

 

Conclusion :

Avec des personnages aussi intéressants, une interprétation qui touche au divin, et des ambitions scénaristiques aussi hautes, Oz est définitivement une série au dessus du lot. Et bien plus. Son ampleur dramatique en fait une des séries les plus fortes ayant vu le jour. Dans son genre impossible de faire mieux. Un somptueux mais assez dur drame humain, qui parvient à retranscrir des choses d'une puissance assez folle.

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Musique

"Something about us" de Daft Punk. Un morceau assez différent de ce qu'on a l'habitude d'entendre de ce duo. Le petit côté downtempo / funky me fait littéralement fondre.

 

 

"Human after all" de Daft Punk. L'autre morceau de Daft Punk qui me fait vraiment vibrer. Putain mais quel riff de guitare ! Un son qui me met de bonne humeur et qui me colle la mélodie dans la tête pendant plusieurs heures après chaque écoute.

 

"Turn it up" de Grum. La toute puissance de la "nu disco" ici libérée. Plus funky, plus cheesy, tu meurs en souffrant atrocement. Un son qui donne chaud, qui donne envie de s'agiter dans tous les sens, mais suffisamment posé pour faire un excellent morceau d'ambiance.

 

"Machine doctor pressure" de Mylo vs Miami Sound Machine. De quoi mettre le feu aux enceintes voir plus. Somptueux edit du morceau "Dr Beat" de Miami Sound Machine par Mylo, qui lui donne une pêche incroyable. Un des sons qui représente merveilleusement ce qu'est la nu disco : puiser l'esprit funky / groovy des années 70 pour "l'updater" au goûts d'aujourd'hui.

 

"Wildcat" de Ratatat. Mon groupe préféré. Une science de la mélodie réellement hors du commun, des sonorités reconnaissables entre 1000, joué sur de vraies guitares ... Ils nous livrent ici un sublime morceau apte à nous faire voyager dans les profondeurs intersidérales de la "french touch".

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Musique

Quand j'étais plus jeune et qu'on me posais la fameuse question "T'aimes quoi comme musique ?", je savais pas trop quoi répondre à part le classique "Bof, j'sais pas, un peu de tout ..." qu'on a tous ressorti un jour où l'autre.

En fait je ne m'étais moi-même jamais vraiment posé la question. Peut être par manque d'intérêt. Grosso modo à par ce qui passait à la radio et les grands classiques, je ne connaissais pas grand chose du monde de la musique, et ça aurait pu s'arrêter là.

Puis il y a plus ou moins deux ans j'ai eu une sorte de déclic. Pour l'anecdote, j'étais invité à une soirée entre ami(e)s. Le combo "alcool / pizza / musique / blabla lycéen" classique. Ambiance tiédasse et musique plutôt naze. Un même kéké squatte l'ordi et fait déflier les morceaux sur Youtube ( j'pense qu'on en a tous connu un comme ça ), incapable de laisser un son en entier, en nous inondant de tubes sans saveur. Or, vous serez sans doute daccord avec moi, la réussite d'une soirée "djeunz" tient pour beaucoup à la musique qui passe. C'est elle qui définit l'ambiance, et dans le meilleur des cas c'est elle qui rythme la soirée. C'était le première fois que j'en prenais conscience. Ce fut suffisant pour allumer mon envie de découvrir ce que la musique pouvait offrir. Le point de départ d'une sorte de quête des bons sons.

Depuis ce jour, une de mes activités favorite est la chasse aux grands classiques et à la pépite méconnue. C'est pas toujours évident, ça demande beaucoup de temps et de patiente, d'arpenter pas mal de blogs plus ou moins douteux, mais le plaisir de découvrir un morceau sympa en vaut largement la chandelle. Et ça m'a fait découvrir pas mal de genres dont je suis maintenant accro, notamment dans le monde de l'electro.

Je vous propose donc de partager régulièrement mes petites trouvailles ( essentiellement rap et electro ).

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Jeux

La dernière fois que j'ai parlé de Deadly Premonition, à chaud, comme ça, je venais juste de le finir et m'étais rué sur ce blog pour y écrire mon premier article. Entre deux conneries et phrases qui essaient d'en jetter, j'ai osé dire qu'il était moins bon que ses cousins Shenmue, Killer7 et compagnie. Avec un peu de recul,  je n'en suis plus très sûr.

Plus que jamais on est en face d'un jeu différent, un jeu qui ne se laisse pas approcher facilement blablaba, tout ça. En gros le cocktail "graphismes + gameplay" est imbuvable. Mais alors que lui reste t-il ? Tout le reste en fait, tout ce que tant de jeux essaient de faire sans y parvenir. La joie, la peur, le rire, la colère ... Des personnages qu'on n'oublie pas, des scènes qui nous font mal ... Cette sensation de vivre quelque chose derrière son écran.


Parce qu'on aime Twin Peaks :

On a tous entendu ou lu que DP, en gros c'était "Twin Peaks The Game". J'aime pas trop cette formule ( réductrice pour la série ou le jeu, au choix ) mais je dois avouer qu'elle lui colle comme un gant. On retrouve exactement le même background, les mêmes persos, le même mystère planant, les mêmes situations décalées, les mêmes musiques chelous, la même tendance à mixer éléments réels et fantasmagoriques, les même ... ( je m'arrête là ).

Les ressemblances sont trop fortes pour être un simple hommage, mais trop subtiles pour un vulgaire plagiat. La subtilité, c'est ça qui fait la force de DP. Il parvient l'exploit de puiser la moelle de l'univers de Twin Peaks, pour l'arranger, le déformer, le modeler selon la volonté de Swery, le père du projet. Des exemples tout cons : Le pitch de départ de DP est le même que celui de TP, mais assez rapidement les scénarios prennent des directions différentes. Le perso principal ( York Morgan ) est le frère spirituel de Dale Cooper ( jusque dans les moindres détails ), mais au fil du jeu il se démarque d'une belle façon. Pour tous les points communs entre les deux univers, la formule est la même : on prend la même base et on la fait évoluer différement

Une très belle relecture de Twin Peaks en somme. Et faite avec talent, vraiment. D'autant que cette relecture a l'intelligence ( ou l'humilité ? ) de ne pas trop toucher au côté "lynchesque" de l'original. Tous les éléments mystiques / symboliques passent donc à la trappe et sont remplacé par des éléments plus "terre-à-terre", un peu plus "hitchcockien" dans l'âme ( = efficacité, suspense et rebondissements ).




Parce que ça fait des lustres qu'on a pas eu un scénario comme ça :

Le scénario dans le jeu vidéo, ce sujet de discussion sans fin est un aspect qui pour ma part, reste assez énigmatique. A quoi tient la réussite d'un bon scénario dans un jeu ? Une bonne histoire ? Des bons scripts ? Une bonne mise en scène ? Au delà de tous ces éléments "classiques" vient peut être autre chose : sa capacité à impliquer le joueur. Prenons l'exemple des Metal Gear Solid. En version cinéma ça serait pas loin du nanard, et pourtant c'est l'une des seules sagas considérés comme irréprochables au niveau du scénario. Un joli paradoxe. A l'inverse, un film à bon scénario se retrouverait sans doute chiant une fois transporté en jeu.  La vrai différence entre ces deux médias se situe peut être au niveau de la mise en scène. Comme si le jeu obéissait à des codes différents du cinéma. Comme s'il suivait ses propres règles que je ne saurais décrire.

Deadly Premonition fait partie de ces rares scénarios pensés pour un joueur, là où tant de jeux se limitent à coller quelques bons cutscenes entre deux phases de gameplay ( l'impression de voir un film entre deux séquences de jeu quoi ).  DP invite le gamer, joue avec lui, l'entraîne dans son univers le temps d'une trentaine d'heure. Rarement on aura été aussi immergé dans un jeu. Une nuée de petits détails nous plongent profondément dans le peau du perso ( devoir manger régulièrement, changer de vêtements, se raser, dormir ... ). Une ribambelle de petits trucs qui nous impliquent à 200% dans les méandres du scénar.

Et quel scénario ! Sans trop en dire, c'est le genre de jeu qui nous donne vraiment envie d'avancer pour connaître la fin. Et ça c'est rare. Un scénar extrêmement bien ficelé, avec des moments vraiment très forts, et des rebondissements qui font trembler.  La mise en scène est étonnament irréprochable. Autant le jeu est globalement immonde graphiquement, autant les persos sont bien modélisés et les animations faciales bien foutues, les doublages somptueux et la traduction bonne. Tout le nécessaire est là pour nous embarquer dans aventure puissante, et ça n'y manquera pas.

Et putain quelle fin ...

 

Parce que "Francis York Morgan" :

Complètement schizo, notre perso principal passe son temps à parler avec son ami imaginaire Zack, fumer des clopes, blablater de café, bouffe et séries B.
La relation que l'on noue avec ce perso est assez inédite. troublante même. En parlant à Zack, York s'adresse indirectement à nous, joueur. Un jeu qui nous sort de notre rôle de joueur, pour nous mettre dans la peau d'une des facettes de la personnalité d'un perso schizo, c'est assez couillu.

 

Pour ses personnages :

On pourrait tout résumer en disant que c'est des persos qu'on oublie pas. C'est sans doute la plus belle chose qu'on pourrait en dire. Et ce serait vrai. Ayant fini le jeu il y a deux semaines, parfois il m'arrive encore de penser à certains d'entre eux.

Pour faire court, on rencontre régulièrement une quinzaine de persos, tous intéressants, tous somptueusement bien écrits. Au fil de discussions plus ou moins légères, on se surprend à s'attacher à eux.

Chacun semble vivre sa vie au lieu de juste attendre qu'on vienne les voir. Selon l'heure de la journée on peut les croiser chez eux, sur la route, à leur travail ... On devra passer régulièrement les voir pour se ravitailler ou faire plus ample connaissance, et pour recevoir des quêtes annexes, assez simplistes niveau gameplay, mais hyper intéressantes pour mieux connaître les habitants de cette bourgade et les relations parfois très étranges qui les lient. Chacun semble avoir des trucs à cacher, des secrets enfouis plus ou moins en rapport avec notre enquête. C'est un vrai bonheur de démêler tout ça.

 

Et selon toi, pourquoi il faut jouer à Deadly Premonition ?

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Jeux

 

Pour mon premier article, je tenais vraiment à parler d'un jeu qui a une place très spéciale dans mon coeur. Plutôt que d'en faire un enième test ( ce qui n'aurait pas vraiment d'intérêt dans un blog,  et d'autres le font déja et sûrement bien mieux que moi ), je vais essayer d'expliquer ce qu'il est, et ( surtout ) vous donner envie de le découvrir si ce n'est pas déja fait.

 

Deadly Premonition est un jeu qui a fait beaucoup parler de lui ces dernères semaines.

Enfin, surtout sur forums. Très peu dans la presse tant sa distribution et son marketing tiennent du désastre. Plus les jours passent, plus ce jeu semble parti pour être l'un des jeux cultes de cette génération. L'un des jeux à retenir.

Pourtant, les quelques avis qu'on peut trouver à droite à gauche ( en fouillant bien ) sont assez ... partagés. En France, les seuls tests à ma connaissance lui ont collé un 10/20 ( jv.com ) et 8/10 ( jv.fr ). Sur le site américain Destructoid ( aux habitudes assez provocantes ), il récolte un 10/10, et des mentions comme "Blatantly better than Heavy Rain", "This game is so bad, it's not just become good. It's pretty close to perfect".

Pour un petit jeu comme ça, sorti de quasi nul part, avec une jaquette immonde, des graphismes de Dreamcast, une maniabilité profondément naze et un prix de 30€, c'est presque du jamais vu. C'était en tout cas suffisant pour lancer un petit buzz à travers le monde. Intrigué par ce jeu  je lui ai donc laissé sa chance ( http://www.amazon.fr/Rising-star-Deadly-premonition/dp/B0043EV38M ).

 

On pourrait résumer Deadly Premonition en une équation dans le genre : Twin Peaks + Shenmue + Killer7 + Silent Hill.

C'est clair que ça en jetterai un max ( et c'est le but ), mais à mon humble avis ce ne serait pas lui rendre justice. Pas qu'il soit meilleur que tous ces jeux, non. Deadly Premonition est même clairement moins bon. Mais il a une âme, un parfum très particulier qu'on ne saurait reproduire par une simple somme. Je ne vais pas détailler ici tous ces points mais je vous invite à lire le test de jv.fr qui le fait assez bien ( http://www.jeuxvideo.fr/jeux/deadly-premonition/preview-test-deadly-premonition.html ).

Parce que c'est un jeu qu'on gagne vraiment à découvrir en étant vierge de toute info, je ne vais pas aller plus loin, pour le moment en tout cas. Et puis, le test de jv.fr en dit déja beaucoup. J'essaierai par contre de faire un nouvel article un peu plus personnel à son sujet, dans quelques jours ou semaines, une fois que j'aurais un peu plus de recul ( venant de le finir ce matin ).

Mais grosso modo, je le recommande à tous ceux qui n'ont pas peur de braver des graphismes et des phases d'action à la rue pour vivre une belle aventure où on se sent impliqué comme rarement. Ah, et aussi la bizarrement délicieuse sensation de jouer à un petit jeu underground, de faire parti des "rares". Parce qu'on aura beau dire, ça compte aussi.

 



 

 

 

 

 

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Le coin des coups de coeur

Par Bloodevil Blog créé le 17/12/10 Mis à jour le 03/07/11 à 23h06

L'antre de mes coups de cœur ( surtout ), et coups de gueule (un peu ).

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Édito

Salut, bienvenue sur mon petit blog.

D'abord je vous remercie vraiment d'être passé y jeter un oeil, ça me fait sincérement plaisir. Mais vraiment.

Ici on va surtout discuter de jeux, ciné, lectures et musiques. Tous ces trucs qui nous font vibrer, et qu'on a envie de partager.

 

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