La Terre est bleue comme une orange

Par bleuorange Blog créé le 25/10/12 Mis à jour le 20/06/13 à 16h09

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En bref !

Aujourd'hui j'inaugure un nouveau type d'article sur mon blog, la compilation d'infos en bref. C'est aussi une façon de revenir sur des papiers déjà écrits sans pondre un nouveau pavé sur le même thème !

 

Don Mattrick a enfin avalé sa trompette ! Si l'ami Don respire encore, c'est que le ridicule ne tue pas.

Après des semaines à passer pour une buse à force de nous expliquer que la DRM et l'hyperconnectivité, c'est le bonheur, le progrès et l'avenir, après des jours passés à affirmer que la grande majorité des joueurs passionnés et des commentateurs du JV sont des ploucs rétrogrades, Don a plié les gaules. Il n'y aura finalement ni DRM, ni connexion obligatoire sur Xbone (enfin pas de connexion obligatoire sauf ... pour la configuration initiale, nous dit-on maintenant..). Merci Sony ! Merci les sites Web et merci les joueurs.

Pour autant, pour ma part, je crois que le mal est fait et que j retournerai chez Sony le moment venu. Et puis Kinnect prévoit toujours de regarder dans mon salon, ma chambre ou je ne sais où encore. Et ma collection XBLA ne me suit toujours pas...

L'update de State of Decay devrait finalement être avec nous la semaine prochaine ! Le premier Title Update est bien sorti la semaine dernière mais après deux jours Undead Labs s'est rendu compte qu'il ne s'installait pas. La tuile ! Ce qui est formidable, c'est qu'après un week-end pourri à prendre conscience du problème, ils ont aussitôt communiqué et échangé avec les joueurs sur les forums de leur site, avec beaucoup de franchise pour présenter leurs excuses et tenir les gens au courant. Ces mecs m'épatent de ce point de vue et je trouve ça super rafraichissant de sentir qu'ils ont une telle passion pour leur jeu et un tel respect pour leurs joueurs.

En plus, la bonne nouvelle, c'est que ça y est, ils ont trouvé pourquoi ça ne marchait pas et vont inclure les corrections de le Title Update 2, qui part en certification aujourd'hui !

 

Le test de State of Decay vient de paraître sur Gameblog ! Ah non, ça c'était une blague, dommage. Bon l'E3 est passé, je vous attends là dessus maintenant les gars ! Et faut pas le tester à la va-vite et le massacrer comme sur Gamekult, hein !

 

La communauté Gameblog pour AC New Leaf est bien vivante est très sympa. Je découvre le jeu depuis une semaine et c'est un vrai petit bonheur et un super contraste avec les zombies de SoD ! Le forum dédié de Gameblog rassemble un paquet de passionnés et leurs codes amis. C'est par ici : http://www.gameblog.fr/forum/topic/145252-animal-crossing-new-leaf/

 

Voilà, voilà c'est tout pour les infos du jour !

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Cette nuit e3, en compagnie de l'équipe Gameblog et surtout de Marathon Man Julo, m'a fait penser à ces deux titres de la saga Star Wars. Et depuis 5h du mat' c'est comme si la musique de fin de ces films retentissait, marquant l'arrêt - temporaire ? - d'une évolution de l'univers vidéoludique vers la côté obscur de la Force.

 

Ben oui, Microsoft me fait penser à l'Empire et je vois bien Phil Harrison en Darth Vador. Ce côté froid et arrogant depuis plusieurs semaines, l'envie d'encadrer et de policer la liberté des joueurs, de réduire sans remords en bouillie le petit monde des boutiques, de mettre des caméras chez les gens et puis d'affirmer que voilà le sens du Progrès. La Xbox One devenait un peu l'Etoile noire, une machine de guerre aussi implacable que moche et visant à piétiner à grands coups d'angles droits les rondeurs d'un jeu video partagé, improvisé et improvisable au pied levé.

                                                                                              Des yeux omniprésents !

 

Après avoir égaré une bonne partie de ses troupes suite à la campagne du Reveal le mois dernier, au terme de laquelle ses commandants ont un peu trop picolé avant d'aller parler à la presse, l'Empire a tenté hier une contre attaque, avec des jeux, beaucoup de jeux y a pas à dire. Et quelques esquisses de gestes de bonne volonté. On nous a par exemple dit que le jeu indé était drôlement important et ... que du coup on pouvait rêver de racheter Minecraft, avec un univers cubique en super HD je suppose... Mais il n'y avait pas le moindre autre jeu indé, ni aucun dispositif annoncé pour prendre la suite du XBLA et promouvoir ce type de jeux. Par contre il y avait beaucoup de panpan boumboum divers et varié et beaucoup de jeu guerriers en multi, en tank, à pied ou en méca...

Au final, c'était rythmé, pas désagréable à regarder, surtout via la 360 avec une image sympa. Mais à part The Witcher 2 et peut-être Project Spark, je ne vois pas ce qui va me manquer si je bascule sur Ps3, chez les Jedis, quoi.

 

Parce qu'après la contre-attaque gaming de Microsoft, les rebelles sont arrivés. Alors ils ne sont pas très organisés, ni très synthétiques. Et il faut le reconnaître, ils ont l'air un peu speed pour être vraiment au top avant Noël, les rebelles. Mais alors par contre ils sont pleins de bonne volonté, prêt à fondre l'argenterie pour financer l'effort de guerre et surtout, surtout, ils ont des principes. Des trucs simples et tout cons en apparence mais qu'une bonne partie de la galaxie gamer a sans doute envie de voir perdurer. L'idée inouie d'être un peu libre en tant que joueur et de ne pas payer 70 boules pour un BR symbolique seulement. Ce matin, Sony m'a promis de les défendre, ces principes et c'est vraiment un grand soulagement de voir qu'ils n'ont pas choisi Crosoft dans leur cheminement vers le côté obscur.

 

                                                                                               Et paf !

 

Pif, paf, pouf, connexion internet non demandée, prêt et revente possible, prix super agressif, l'Empire en a pris plein la poire ! A 5h30, c'était plié et à bord de l'Etoile noire, j'imagine qu'ils ne rigolaient plus du tout et que dans les prochains jours et semaines ça va cogiter sec.

 

Tant pis pour eux, ils l'ont bien cherché !

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Sony Computer Entertainment, Microsoft
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Il y a deux jours je faisais un petit papier pour dire tout le bien que je pensais de State of Decay, le tout récent jeu de survie en monde ouvert d'Undead Labs. Et bien je le trouve toujours aussi engageant, même si je viens de perdre mon premier survivant, qui se sentait un peu trop en confiance, comme Microsoft et s'est fait bouffer tout cru !

Mais le titre ne fait pas référence à un update de mes impressions, qui ne viendra que plus tard, pour dire si l'expérience tient dans la durée.

 

Non, non l'info, c'est que le premier patch de bugs est déjà dans les tuyaux de certification XBLA depuis hier. Pour ceux que ça interesse, voici le lien vers le forum d'Undead Labs sur lequel un dev' a annoncé ça. Vous y trouverez les détails du contenu de l'update qui devrait être dispo dans les deux semaines :

 

http://forums.undeadlabs.com/showthread.php?18672-Title-Update-1-submitted

 

C'est aussi l'occasion de découvrir le forum très sympa de ce jeu, sur lequel les dev' sont très présents et réactifs. On sent que c'est leur bébé, qu'ils en sont très fiers et qu'ils continuent à bosser dessus en écoutant les retours : rafraichissant !

 

Bon maintenant va falloir essayer de retrouver la dépouille de ce pauvre Martin pour récupérer son fusil à pompe et sa machette !

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State of Decay (Xbox 360)
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Xbox 360
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Undead Labs
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Ca fait un moment que je me demande si un changement de génération de consoles est vraiment opportun.

 

En réfléchissant dans l'absolu, bien sûr la génération PS360 est désormais poussée dans ses retranchements techniques, surtout quand les jeux tentent de coller à l'expérience PC... Bien sûr par le passé les changements de génération ont toujours apporté une forme de progrès au joueur. Et bien sûr une nouvelle machine fait toujours un peu palpité mon coeur de jeune adulte.

Mais d'un autre côté je n'ai pas encore l'impression que cette génération soit allé au bout de ce qu'elle a à offrir hors graphismes et j'ai souvent constaté que c'est sous contraintes qu'on travaille le mieux. Avec la puissance des nouvelles machines, j'ai peur qu'on reparte dans plusieurs années de course à la performance technique avant de revenir à un pallier permettant de l'innovation narrative et de gameplay.

 

Or en prenant en compte les développements récents, c'est pire. Après la conférence Sony, je suis ressorti deçu, en ayant le sentiment que malgré toutes les références à une « philosophie », à une « vision », ces gens n'y voyaient pas grand chose et n'avaient que de la performance graphique à proposer (David Cage et ses émotions en millions de pixels ....). En plus on me proposait d'exhiber mes escapades videoludiques (Share !) et de les partager sur Facebook et Twitter avec plein de gens qui s'en fichent royalement et que je ne souhaite pas informer quoi qu'il en soit...

                                    Que d'émotions, hein ! Ben oui, David l'a dit et il est très fier de ses pixels par millions

 

Je me disais alors que je ne retournerai sans doute pas chez Sony, avec qui j'ai vécu tant de belles choses sur PS1 et 2, avant de basculer sur 360 parce que, ben 600 euros six mois après tout le monde, bof...

 

Place à Microsoft donc, dont je me disais qu'ils étaient en position de force après une génération où ils avaient finalement fait jeu égal avec la marque Playstation en partant pourtant de très loin. De toute façon, après la conférence Sony, ils ne pouvaient faire que mieux, non ? Et toutes ces rumeurs inquiétantes sur la connexion internet indispensable, le blocage de l'occasion et du prêt la non compatibilité des jeux XBLA ? Je refusais d'y croire, en me disant que tout cela serait juste ... stupide ...

 

Et voilà donc la conférence Microsoft. Cette fois on me montre la console. Et ... elle est moche. On dirait un magnétoscope des années 80. Mais on me dit qu'elle est super moderne et qu'avec je vais pouvoir faire des trucs dingues ... comme zapper avec la voix. Un type le démontre sur scène et c'est extraordinaire : en parlant à sa console, il peut basculer entre un film, sa télé et un jeu, le tout sans lag apparent. Il peut même téléphoner à son pote et le voir dans sa télé. Non mais wow !

 

                                   Faille spatio-temporelle, les preuves : ce monsieur nous vient tout droit des années 80

                                                            avec une coupe de cheveux et un magnétoscope !

 

Ou pas wow. Parce qu'après deux secondes je me dis que tous ces contenus digitaux/télé connectée, dont on me parle ensuite pendant des plombes, ce ne sera que pour les Américains. Et ceux qu'on nous donnera en Europe, je les ai déjà dans ma box-TV de toute façon... Et puis quand même, le type, là, sur scène, il vient de surtout m'expliquer comment je vais éteindre ma console pour faire autre chose avec ma télé, non ?

 

Et puis ça continue, du même tonneau. Et pour les jeux ? Ou même juste le jeu video en gros, à la louche, de loin ? Ben y aura un partenariat en carton avec EA, un éditeur qui fait quand même pas trop rêver depuis longtemps. Et un autre avec Activision la Force obscure, pour des supers DLC exclus (temporairement) sur COD machin bidule que je n'achèterai pas, même s'ils ont un chien. Un chien très détaillé mais ... moche, parce qu'il fallait bien sûr qu'il ait l'air glauque et militaire...

 

                                                  Un chien ça peut être mignon ? Vite un kit CoD ! Problème réglé !

 

 

Et voilà, fini. Rideau

 

Et là... tiens, une fois la conférence, le machin huilé où on maitrise son message, achevée, voilà des gens de chez Microsoft qui se mettent bizarrement à aborder toutes les questions qui fâchent. N'importe comment. De manière contradictoire. De manière arrogante, comme s'ils ne faisaient que confirmer des évidences.

 

La rétrocompatabilité ? Mais c'est retrograde mon bon monsieur.

 

La connexion permanente ? Ah non elle n'est pas permanente. Mais si votre console n'est pas en ligne une fois par jour vous ne pourrez pas jouer. Allons, allons, tous les appareils sont connectés de nos jours, mon bon monsieur. Regardez votre téléphone.

 

La revente des jeux ? Mais vous n'en étiez pas propriétaire mon bon monsieur. Vous n'aviez qu'une licence, cela fait des années que c'est comme ça et vous ne le saviez pas ? Et puis si on est gentil, on vous proposera un système alambiqué, que nous n'avons d'ailleurs pas jugé bon mettre au point pour l'instant, pour revendre votre licence. Enfin, on verra.

 

                                                     Phil Harrison ... Le type qui a fait son media training se cache encore, paraît-il

 

Et puis on apprend que pour éviter d'utiliser sa télécommande, il faudra que Kinnect voit et entende tout ce qui se passe dans le salon (enfin si vous avez la console dans le salon). Même dans le noir, il voit comme en plein jour !

 

Par contre pour les jeux, ce truc qu'on pourra zapper sans lag, on repassera. Ben flute alors !

 

Alors j'avoue je ne comprends pas comment des boites qui doivent avoir des budgets comm' en millions de dollars peuvent se planter à ce point vis à vis de leur coeur de cible (pas moi, hein, mais a priori par contre les joueurs). Et en arriver à plus ou moins expliquer que ben c'est normal, les gamers c'est acquis (Microsoft).

 

Dans la tragédie grecque il ya un concept qui s'appelle l'hybris et qui traduit une transgression des règles humaines et divines par un personnage inspiré par l'orgueil. Ce dernier se voit alors fatalement châtié (nemesis). Electre ou Antigone ont ainsi fait des choix hybristiques.

Ben Microsoft aussi, en décidant que cette règle chiante mais tacite selon laquelle une console de jeux sert à jouer de manière facile, pratique et uniforme dans tous les foyers. Sinon, c'est un PC, avec ses configurations, ses problèmes de connexion permanente et des jeux impossibles à revendre.

Du coup, après ce genre de transgression durable, déterminée et sans remords, bien sûr tous les messages vides et creux de Sony sur la passion du jeu video, le joueur au coeur de l'expérience, tout ce barratin prend un nouveau relief et finalement cette PS4 n'a pas l'air si mal. Si Sony prend le contrepied de la Xbox One sur tous les points qui comptent (et qui devraient aller de soi), alors pour moi et sans doute une bonne partie des Européens, ils ont partie gagnée.

 

Mais s'ils suivent Microsoft, pfffouh ! Je veux même pas y penser...

 

Du coup je vais attaquer ma session nocturne de State of Decay, cette pépite sortie de nulle part et qui me remonte bien le moral depuis deux jours et qui est un bel exemple de créativité sous contrainte ! Si je dis que visuellement le jeu a l'air d'avoir trois ans, je suis sans doute gentil. Et pourtant, il me fait bien plus triper que tous les chiens et les vieillards photo-réalistes du monde !

 

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Moments ludiques
Non, cet article ne porte pas sur The last of us ... Que voulez-vous, je n'ai pas de PS3 et de toute façon le jeu n'est pas encore sorti, même si les tests enthousiastes font déjà un gros buzz.
 
Non, non il porte sur une exclu 360 à 20 euros, un jeu de survie face à la menace zombie en monde ouvert. Il s'agit de State of decay, sorti hier sur le XBLA et dont je n'avais jamais entendu parler jusque là. Je soupçonne que je ne suis pas le seul et je me dis que ça vaut le coup de le recommander, surtout dans cette imminente période de légère frustration pour ceux qui n'ont pas accès à une ps3 !
 

 

Alors certes les deux jeux sont très différents. TLOU est linéaire avec des valeurs de production AAA. SoD n'est pas linéaire et est sans doute moins accès sur la narration que sur la survie dans un grand monde ouvert. Et SoD n'a rien de AAA. Ben oui le framerate ne va impressionner personne, les textures non plus et quand on conduit un véhicule le décor "pop" pas mal... Undead est un petit studio et le jeu coûte 20 euros donc je lui pardonne ses bugs mais tout le monde n'en fera peut-être pas autant (ceci dit attention, ce n'est pas Deadly Premonition non plus, hein, c'est pas non plus moche..).
 
Mais ce serait bien dommage de se laisser arrêter par les graphismes ! Aller, quelques raisons de se lancer :
 
Le permadeath! Et oui quand un personnage meurt sous l'assaut des zombies, c'est pour toujours. Alors même que le bonhomme à peut être pris quelques niveaux ! Ca rajoute du stress ! Pour autant, l'aventure ne s'arrête pas puisqu'on joue en fait (à tour de rôle et en choisissant quand changer, sauf décès) plusieurs personnages.
 
La survie ! Même si le beat'em all est partie intégrante du jeu et si les combats sont sympas, ce n'est pas du Dead rising où on massacre des zombies par demi douzaine malgré les pauses photo. Ici même les "zeds" les plus inoffensifs, s'ils vous voient ou surtout vous entendent, vont venir voir tres vite. Ici, face a une horde de zombies, un personnage isolé ne rigole pas longtemps. Les armes de melée s'usent vite, les armes à feu attirent tous les zombies à la ronde et les munitions sont loin d'etre infinies. Parfois il vaut mieux sauter par la fenêtre de l'étage plutôt que de combattre. Car oui, l'immense majorité des bâtiments se visitent, à la recherche de ressources ou de survivants ! Bref c'est l'aventure et un vrai survival!
 
Le plaisir de la découverte! Au delà des premières minutes qui font office de tutoriel, tout est à découvrir par soi-même : l'univers bien sur mais aussi les persos et les systèmes de jeu, au demeurant assez riches et prometteurs. On joue plusieurs persos, qui passent des niveaux. On occupe et on améliore des camps de base dans des bâtiments, avec une vraie dimension de gestion des ressources et des relations.
 
De la gestion ! On gère plein de trucs, dans ce jeu, à commencer par la forme physique du perso qui débouche sur de la gestion d'équipe puisqu'au delà de la santé, une fatigue s'installe avec les efforts, qui se résorbe en changement temporairement de perso de manière à ce que le premier se repose. Mais on établit aussi des camps de base améliorables (couchages supplémentaires, infirmerie, fortifications ...) et des bases avancées. Ce camp de base est un lieu sûr mais aussi une pompe à ressources puisque la communauté dort, consomme des médicaments et de l'essence etc ... Même si certains PNJ rapportent parfois des trucs, pour l'essentiel, c'est Bibi qui s'y colle, sinon le moral communautaire baisse et ça ben je vous laisse découvrir mais c'est pas bon du tout.
 
 
Le gameplay fonctionne au poil ! La baston est simple mais pechue, la visée des armes est fonctionnelle et le perso obéit tres bien même s'il est un peu rigide (un peu a la gta) : il s'accroupit et se cache dans les buissons, escalade les obstacles, grimpe les échelles sans souci. On peut prendre des véhicules et la conduite est pas fantastique mais très acceptable (par contre là le framerate chute parfois) pour prendre la fuite ou écraser des "zeds" !
 
C'est juste enorme, non ? Tout ça sur une grande carte d'un coin de l'Amerique rurale, avec des champs, des petites villes, des cabines et des tentes en bord de lac. Je suis vraiment un peu bluffé par ce jeu que je trouve super excitant parce qu'il propose un peu le jeu de zombie dont je rêvais depuis longtemps sans vraiment le savoir.
 
 
Encore une fois, c'est sûr, il y a des défauts techniques et pas mal de gens les mettent en avant sur certains forums. Mais du coup, c'est vrai que je m'attendais à une vraie croûte visuelle et à un moment de douleur rétinienne aiguë alors qu'au final ce n'est pas le cas. Après chacun a bien sûr sa sensibilité de ce point de vue et je suppose que ça dépend aussi un peu a quoi on a joué récemment. Pour ma part c'était Dragon's dogma que j'ai redécouvert avec plaisir en édition Dark Arisen et franchement la transition n'a rien de douloureuse... même si DD (qui a pourtant aussi ses défauts techniques) est sans doute techniquement nettement plus abouti.
 
Donc voilà, voilà si vous cherchez ce genre d'expérience de survival bien fun et pas prise de tête, si une experience un peu brute de decoffrage ne vous rebute pas, ne cherchez pas plus loin que cette pépite XBLA !
 

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 Vu le début d'année sérieusement embouteillé en termes de sorties que nous avons connus, je ne pensais pas que ce serait un jeu 3ds qui me collerait ma première grosse baffe vidéoludique de l'année. Et puis est arrivé Fire Emblem Awakening. Ca fait un peu plus d'une semaine que le jeu s'est installé dans ma 3DS et mince alors il n'en sort plus. Oubliés, Tomb Raider et Terraria qui trustaient pourtant jusqu'alors mon temps de jeu ! Oublié, le Bioshock Infinite que je comptais pourtant acheter prochainement !

 

Je suis d'autant plus surpris que cette série fait partie des failles majeures de ma culture vidéoludique : c'est bien simple, je la découvre totalement. Et alors qu'est-ce-que je regrette d'avoir laissé passer les épisodes précédents !

 

Voilà donc un jeu de stratégie au tour par tour dans un univers fantasy à la sauce nipponne, mignon, charmant et plein de clichés. Entre les missions, les personnages papotent, cultivent les amitiés nouées sur le champ de bataille et fondent des foyers. On s'attache donc vite à cette petite armée, dont les membres progressent avec l'expérience accumulée face aux vils ennemis ou ... s'écroulent sur le champ de bataille, à jamais perdus.

                                                     Ils sont venus, ils sont tous là, mais combien arriveront au bout ?

 

Car oui, les troupes tombées au champ d'honneur subissent une mort permanente. Et ça change tout, du moins à partir du mode difficile, que je recommande fortement. On se rend vite compte que les unités ennemies ne se privent pas pour massacrer la moindre unité exposée ou pour contourner les lignes défensives et laisser sur le tapis un mage sans défense ! Alors on réfléchit, on met à profit le terrain, on élabore des formations et des stratégies sur plusieurs tours... Mais même une demi heure de bataille maitrisée peut déboucher sur une petite erreur et la perte d'un membre, ouvrant alors la voie à un dilemme parfois émouvant : que choisir, en effet, entre recommencer toute la bataille (reset) et continuer l'aventure avec ce perso en moins, même si c'est un soigneur ou le seul archer de la troupe ?

A cette tension de base s'ajoutent des mécaniques réussies pour que les unités se supportent les unes les autres, un personnage se jetant héroiquement devant la flèche qui en frapperait un autre, par exemple. Plus les personnages combattent dans des cases adjacentes, plus ils se soutiendront efficacement dans l'avenir, sauf là encore, si un décès prématuré vient mettre fin à cette belle entente.

                                                                       T'as raison Donnel, mais y a du boulot !

En bref, c'est passionnant à jouer, avec des mécaniques en béton et une 3D qui rend très lisible le champ de bataille. C'est un peu le jeu de stratégie dont je rêvais sans le savoir.

 

Or le jeu est généreux dans son contenu : plus de 20 missions principales, la même chose en batailles annexes, des combats aléatoires, des batailles issues du spotpass et su streetpass... Il y a de quoi faire !

 

Donc ne le loupez pas ! Et si vous n'avez pas de 3ds, ça y est, c'est le moment d'en acheter une ! Même si les personnages n'ont pas de pieds ! A bon entendeur salut !

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Moments ludiques

Aujourd'hui je voudrais vous parler d'un jeu sur ios et, je crois, Android, qui me scotche totalement depuis plusieurs jours : Super Hexagon.

 

Non, non je vous rassure, ce jeu sur écran tactile ne va tuer personne, ni console portable, ni console de salon. Ce n'est pas le sujet. Super Hexagon, c'est un ovni, une sorte de pacman sous stéroïdes, qui aurait croisé Dark Souls et Super Meat Boy avant de se dissoudre en formes géométriques.

 

Ce n'est pas un concurrent ou une menace, c'est un ami en puissance. Mais un ami pas facile avec lequel chaque seconde passée est d'abord un combat avant de devenir une de ces expériences que l'on n'oublie pas.

 

Terry Cavanagh, créateur notamment de VVVVVV, nous propose pour moins de deux euros de défier sa pépite minimaliste mais oh combien exigeante. Au centre de l'écran, un hexagone. Il n'est pas très beau, il est creux et il affiche une couleur criarde. Mais un petit triangle tout simple lui tourne autour. Ce petit triangle solitaire qui tourne, c'est vous, totalement vulnérable face à des vagues de lignes qui vous foncent dessus sans remord ou pitié.

 

Au tout début, s'extraire sans encombre de ces formes géométriques relève de l'exploit tant elles semblent arriver vite, au rythme de la chiptune composée par Chipset. Même dans le premier des six niveaux de difficulté (intitulé « Hard »), à chaque collision avec une ligne, la conséquence est drastique, sonore et visuelle : « Game Over » nous disent la voix off et l'écran. Il s'est sans doute écoulé de 3 à 5 secondes.

                                        Si, si, ça passe tranquille ! Allons, on est qu'au début du niveau 2 ...

 

Mais tapotez l'écran et c'est instantanément reparti. Cette voix off qui va hanter vos nuits annonce « Again ! », la musique repart et les lignes convergent à nouveau. Peu à peu un cycle infernal de die and retry s'instaure et les deux commentaires de la voix off ne font plus qu'un : « Game Over Again » semble-t-elle dire. Ce n'est plus qu'une ponctuation accompagnant vos efforts désormais ininterrompus. Le succès se mesure en secondes de survie et on progresse, d'abord par unités, puis plus nettement pour repousser toujours plus longtemps l'intervention de la voix off.

 

Surtout, on se met à lire les formes géométriques et le fatras de lignes initial prend corps, ce qui donne l'impression de passer dans une autre dimension et de rencontrer parfois, puis de plus en plus souvent, cette sensation propre au jeu video et qui consiste à se sentir « in the zone ». On se surprend à dodeliner de la tête au rythme de la musique tout en glissant brillamment à travers les obstacles. On ne subit plus autant les lignes, on voit à l'avance les choix à faire. On se surprend . Magique.

 

Bref, ce jeu est une pépite qui rappelle qu'avec très peu d'idées et beaucoup d'abstraction, on peut créer une expérience unique à travers le médium jeu video. Qu'un simple gameplay peut apporter de la joie et félicité. Parce que je peux vous dire qu'à chaque record battu, c'est un grand moment de joie et de satisfaction. Un peu comme ce moment magique dans Dark Souls où Smough s'écroule finalement pour rejoindre son pote Ornstein dans le trépas, au terme d'un combat épique qu'on croyait d'abord impossible à gagner.

 

Or donner au joueur l'illusion de réaliser l'impossible, n'est-ce-pas un peu l'essence de l'expérience videoludique ?

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Actualités

Suite et fin de cette longue histoire qui a secoué fin octobre le web grand-breton.

 

Le web ne manque pas de détectives en herbe et il est très difficile d'en effacer ses traces. C'est ce qu'a découvert à ses dépens Lauren Wainwright, jeune journaliste de jeu vidéo qui a obtenu la censure partielle d'un article la citant (voir les articles précédents).

 

Oui, les gens se sont mis à scruter son activité sur internet et sans chercher beaucoup, ils ont vite trouvé, par exemple, son CV sur le site spécialisé Journalisted. En voici la photo :

Quelque chose est frappant, non ? Voilà donc une jeune journaliste qui cite parmi ses employeurs actuels plusieurs sites de jeux vidéo, en plus de son activité régulière de journaliste à MCV. Rien de plus normal, pour une jeune rédactrice que de conserver une dimension freelance et de diversifier ses sources de revenu ? Certes, mais est-il normal que cette diversification aille jusqu'à inclure Square-Enix ? Et que ses activités passées incluse un passage dans une boite de relations presse (Barrington Harvey) ? Sans doute pas et les clichés du CV se répandent sur les forums.

 

Lauren tweete alors que certes elle a été « consultante » pour Square-Enix mais qu'elle n'écrit pas sur leurs jeux. Très bien...

Mais voilà que maintenant resurgissent en nombre les captures d'écran montrant ses tests et previews sur Deux Ex, Sleeping Dogs, Lara Croft and the Guardian of Light, etc ... Pas bon. Puis on apprend que le groupe Intent Publishing, propriétaire de plusieurs magazines en plus de MCV, s'apprêtait à publier un quatre pages signé Loren Wainwright sur le futur Lara Croft...

 

Bon, elle vient donc de s'afficher en train de mentir sur son comportement et son éthique journalistique. Ca commence à être la cata... Et là, sans doute toujours très mal conseillée, elle se met à tenter - en vain - d'effacer ses traces. Elle modifie le CV sur Journalisted. Elle efface ses tweets sur le swag, les fêtes de RP, etc, avant de finalement rendre privé son tweeter. Certains de ses tests sont toujours référencés sur les sites où ils ont été publiés (IncGamers, Giantbomb ...) mais ne s'affichent plus ... L'article de son blog intitulé « How to break into the videogame business », où elle indiquait à quelle point son amie Korina de chez Ubisoft s'était révélée indispensable au fil du temps, ne s'ouvre plus.

 

Mais les captures d'écran continuent à pleuvoir et cette fois c'est le CV de son amie Korina Abbott qui ressort. Elle travaillait bien chez Ubisoft à l'époque ... aux RP. Et maintenant que fait-elle ? Je vous le donne en mille : directrice du marketing pour Square-Enix Royaume-Uni !

 

En bref, c'est la cata totale, l'explosion en vol. On en a presque de l'empathie, tellement tout ça doit être dur à vivre. Après tout, elle est jeune, ça avait l'air de marcher plutôt bien et puis deux ou trois très mauvaises décisions dans un moment de forte tension et tout s'écroule avec toute la cruauté que peut générer internet.

 

Le problème, c'était dans le fond qu'elle n'a visiblement aucune idée de ce que peut constituer une éthique journalistique. Mélanger les genres, copiner avec les gens sur qui elle écrit, c'est comme ça qu'elle travaille au quotidien, sans s'en soucier une seconde. Après tout, elle est sans doute mal payée et passionnée alors le swag, les jeux ou les consoles gratuites, c'est très apprécié. Pour accéder aux jeux qu'elle teste, elle copine. Pour obtenir des sujets d'article, elle copine et l'essentiel de ses papiers consiste à extraire la substantifique moelle d'un communiqué, annonçant un trailer, une date de sortie ou accompagnant des screenshots. Pour accéder aux évènements jeu vidéo, elle copine aussi, sinon, pas d'invitation.

Ces gens deviennent ses amis, partageant après tout la même passion. Et comme elle dit, ils l'aident bien. Et comme disent tout ceux qui se sont précipités pour la défendre, il n'y pas d'autre façon de travailler, mon bon monsieur.

 

Mais si. Justement, a priori on peut faire du journalisme sans manger à tous les râteliers. On peut s'informer sur un jeu sans chercher à gagner des ps3 ou sans suivre les RP dans toutes leurs initiatives certes sympathiques et plaisantes mais parfois, semble-t-il, hors de propos. Ca demande un effort et quelques principes et c'est justement ce que réclamait Robert Florence dans sa tribune, pour donner le moins de prises possibles à la suspicion. Sinon, à un moment donné, on peut se demander si un journaliste jeu vidéo freelance, ce n'est pas surtout une extension freelance des RP de l'industrie. Il semble qu'une telle confusion soit activement encouragée par les RP, sans poser aucun problème à pas mal de journalistes. Tout le monde est content et malheur à celui qui crache dans la soupe...

 

Seulement s'il y a journalisme, il y a aussi un lecteur. Certes il ne paye souvent plus mais et il s'attend à de l'indépendance et de l'honnêteté, sous peine de ne plus cliquer et faire rentrer les revenus de la publicité.

Et puis il y aussi d'autres journalistes et plusieurs ont fait entendre leur voix, malgré les pressions, pour soutenir Robert Florence et s'indigner de comportements qui rejaillissent sur l'ensemble de la presse jeu vidéo. Plusieurs... mais bien peu quand même, qui plus est en expliquant parfois avoir fait l'objet de pression contraires de leurs pairs et de leurs amis dans l'industrie. Parmi ces courageux, donc, on peut penser à Tom Bramwell, bien sûr mais aussi à John Walker (Rock Paper Shotgun), à Erik Kain (Forbes) ou au site Penny Arcade. Je conseille d'ailleurs tout particulièrement la lecture des articles et des fils de commentaires du blog de John Walker, qui comporte de nombreux débats et parfois des interventions d'autres journalistes.

 

Au final, tout ceci est bien moche, mauvais pour le climat et un peu désolant, d'autant que quelques jours plus tard, la plupart des sites semblent ravis d'oublier les questions initiales posées par la tribune.

 

Quant à la France ...Certes, ça a eu lieu outre-Manche. Je trouve néanmoins étonnant que Gameblog n'en ait pas du tout parlé (à ma connaissance en tout cas) car certaines de ces questions d'éthique et d'indépendance se posent sans doute aussi sur le web et dans les rédactions françaises. Et puis pour une fois qu'il se passe quelque chose dans le petit monde du jeu video...

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Deuxième partie de cette histoire un peu longue certes, mais quand même assez intéressante je trouve. Je mettrai les liens vers les articles essentiels à la fin. Si vous n'avez pas lu le post de blog précédent, je vous préviens, vous ne comprendrez rien. Donc il faut le lire, hop hop.

 

Dans cet épisode, la tension monte dans le petit monde de la presse vidéoludique britannique, maintenant que le site Eurogamer.net a publié une tribune de Robert Laurence, prenant à bras le corps la question de l'indépendance d'esprit des journalistes.

 

Que faire ? Voilà la question qui se pose pour les trois journalistes que Robert Florence a cité en exemple dans sa tribune, non pour les accuser de corruption, mais comme des personnes ayant un comportement propre à attiser la suspicion quant à leur capacité à maintenir un minimum de distance avec l'industrie qu'ils commentent et jugent.

 

Les lecteurs de l'article précédent se demandent sans doute si Lauren Wainwright s'est démultipliée : je ne parlais que d'elle et maintenant voilà trois journalistes « mis en cause ».

 

Pourquoi ne pas les citer, les deux autres ? Parce que leur gestion de la situation, justement, a été très différente de celle de la demoiselle et qu'en conséquence leurs noms passent un peu à l'arrière-plan. L'un s'appelle Dave Cooke et il a choisi aussitôt d'entamer un dialogue dans les commentaires de la tribune, sur le site d'Eurogamer, pour s'expliquer et répondre aux critiques. C'était sans doute un choix risqué mais visiblement ça a bien fonctionné : plus personne ne le critique vivement aujourd'hui. L'autre, dont j'ai oublié le nom, n'a tout simplement rien fait et personne ne parle de lui non plus, une semaine après.

 

Lauren par contre ... Non, elle n'a pas choisi la 3ème option, l'option journalistique, celle qui aurait consisté à faire son métier et à exercer son droit de réponse auprès d'Eurogamer sous la forme d'une réponse publiée sur le site.

Non, elle a préféré monter sur ses grands chevaux et menacer le site d'une poursuite en diffamation, soutenue semble-t-il par ses patrons de chez MCV, voire de chez Intent Publishing, la maison mère (qui organise aussi ces merveilleux MDA Awards), pour obtenir une rétractation d'Eurogamer. Une journaliste a donc choisi de faire censurer un autre journaliste, qui n'avait fait que citer ses propos publics.

Cette photo n'a vraiment rien à voir avec l'article mais Super Hexagon est un jeu extraordinaire et je peux vous assurer que Terry Cavanagh ne m'a pas payé pour dire ça !

Tout le problème est qu'en Angleterre, un procès en diffamation, c'est apparemment très sérieux, très coûteux et pas évident à gagner. C'est du moins ce qu'ont expliqué les avocats consultés par Eurogamer, conseillant au site de céder à la menace juridique en retirant de l'article le passage citant Loren Wainwright. Le rédacteur en chef du site, Tom Bramwell, a obtempéré, tout en expliquant publiquement qu'il ne s'agissait aucunement d'une rétractation mais d'une modification au scalpel, sous la menace.

Tout cela se passe en quelques heures. On imagine la situation de l'auteur de la tribune partiellement censurée, commençant par ailleurs à tomber sous le feu de nombreuses « critiques » de ses - désormais anciens - amis dans l'industrie du JV. Il a donc démissionné, mettant fin à sa collaboration avec Eurogamer et à ses tribunes hebdomadaires.

 

Victoire totale de la censure ? Lauren Wainwright, qui s'était le matin même félicité sur Tweeter d'avoir suivi des cours de droits des médias, a certes fait effacé quelques lignes la concernant et forcé l'auteur d'un article trop critique à la démission.

 

Mais quiconque lui a conseillé de faire cela ne devrait être écouté par personne, en tout cas dès qu'internet entre en jeu. Car oui, surprise, faire censurer l'article s'est révélé contre productif, en donnant infiniment plus de résonance au texte que s'il était resté intact. Et si beaucoup de journalistes et de commentateurs de ce petit microcosme se sont empressés de faire front autour de la jeune journaliste, beaucoup d'internautes l'ont eu mauvaise. Mais alors très mauvaise. Non seulement le passage de l'article s'est reproduit de forum en forum mais les gens se sont mis à fouiller, à fouiner et sans aller bien loin, ils ont trouvé pas mal de choses : Robert Florence avait eu le nez creux ...

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La semaine dernière le petit monde du jeu video grand-breton s'est retrouvé sans dessus dessous.

 

Par Twitter, dans les commentaires d'articles ou via des blogs et tribunes, c'était la guerre civile : pendant que certains journalistes s'effrayaient d'une chasse aux sorcières, d'autres se drapaient dans l'éthique journalistique, se voyant illico décrits comme des loosers aigris et irresponsables. De leur côté les lecteurs rivalisaient de sagacité pour déceler à droite, à gauche et au milieu cette vilaine odeur de mélange des genres qui mène à soupçonner la corruption sans jamais la prouver.

Et à la source de cette clameur, une petite arène avec deux journalistes paumés et bientôt dépassés, des réunions affairés, des conseils juridiques mobilisés ...

 

Cette histoire est née de la présence incongrue d'un paquet de Doritos. Et elle s'est achevée par le départ forcé d'un journaliste et l'explosion en plein vol de la carrière d'une autre rédactrice.

 

Ca mérite d'être raconté, non ? Mais c'est long et c'est compliqué. Ce premier billet se contentera donc de poser le décor.

 

Tout commence quand cette photo de Geoff Keighley, un journaliste JV canadien choque Robert Florence et le pousse à centrer sur elle la tribune hebdomadaire dont il dispose sur Eurogamer.net.

 

Dans cette tribune, Florence mène une réflexion sur les liens étroits entre la presse vidéoludique et l'industrie du jeu vidéo, dénonçant un certain mélange de genres, notamment dans le cadre de GMA Awards qui voient l'industrie du jeu vidéo (britannique) décerner des prix à ses journalistes préférés.

 

Pour lui, la presse vidéoludique souffre d'emblée d'un problème de crédibilité dès lors qu'elle est presque exclusivement financée par la publicité des compagnies qui constituent au demeurant son sujet d'écriture. Du fait de ce déficit quasi originel de crédibilité et de légitimité, selon Robert Florence, le seul moyen d'éviter la suspicion permanente consisterait à ce que les journalistes se comportent de manière telle que rien ne laisse à penser qu'ils peuvent être dans la poche des éditeurs. Non seulement ils doivent se montrer honnêtes vis à vis de leur lectorat mais ils doivent en avoir l'apparence.

Or il constate l'inverse, dès lors que les voyages de presse s'accompagnent d'aléas aussi sympathiques que déconnectés du jeu vidéo (frais payés et encouragés, distractions organisées, de la séance de carting à la boite de striptease, etc...) et dès lors que les journalistes se trouvent bombardés de cadeaux (le « swag » en anglais), de sollicitations et de prix.

Pour ne pas parler dans le vent, il prend un exemple : lors de ces mêmes GMA awards, les RP du jeux Trion organisaient pour les journalistes une compétition sous la forme d'un tirage au sort, le gagnant recevant une Ps3. Pour participer à ce concours, une condition simple mais cruciale : envoyer à leurs followers tweeter un tweet contenant un hashtag Trion... Au final, ce fameux tirage au sort a départagé 70 personnes !

 

Dans son article, Robert Florence cite une jeune journaliste, rédactrice chez MCV et qui a twitté à cette occasion : 

« Les journalistes peuvent gagner une Ps3 offerte par Trion. Je ne vois pas ce qu'il y a de mal à cela ».

Il déclare la citer ainsi pour illustrer le fait qu'après ce type de déclarations et si vraiment de telles pratiques ne la troublent pas, la suspicion - et non l'accusation - est de mise face aux tweets mais aussi aux papiers de la jeune femme. Quand elle tweete par exemple son intérêt pour le futur Tomb Raiser (ce qu'elle a fait), cherche-t-elle à gagner quelque chose ?

 

L'article continue, laissant de côté Lauren Wainwright... Mais on se doute que pour la jeune rédactrice et pour les deux autres journalistes dont les noms sont cités, le mal est fait. Comment réagir ? De la réponse à cette question dépend la suite de notre histoire !

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Édito

Bienvenus sur mon blog, un petit coin du web qui abrite des textes écrits sur ce qui me passe par la tête, sur un fond videoludique. Bonne lecture à ceux qui sont tombé dessus !

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