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Par BeeJay Blog créé le 07/07/15 Mis à jour le 12/07/15 à 15h08

Enfant des années 80, j'ai connu le jeu vidéo lorsqu'il naissait dans nos salons. Devenu conseiller dans le domaine du jeu une fois adulte, cette passion, loin de me quitter, s'est amplifiée. J'aime les jeux à histoire, d'aventure et de rôle par dessus tout.

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(Jeu vidéo)


Il est depuis une dizaine d’années un phénomène étrange et irritant, qui pollue les forums et autres commentaires relatifs aux actualités qui tentent objectivement de montrer les différences qui existent, pour un gros jeu, suivant qu’on le pratiquera sur consoles ou sur PC. LA GUUUUERRRRE.

La guerre des boutons

Des personnes vivant la même passion, ici le jeu vidéo, se crient dessus et s’insultent afin de prouver que leur choix de plateformes est le meilleur.

Ceux qui optent pour les consoles mettent en avant la simplicité d’utilisation de leur machine et son faible coût face aux budgets aberrants que sortent les amoureux du PC tout ça pour, selon eux, une différence minime et des ennuis relatifs au bon fonctionnement du tout.

Les Pcistes rient sous cape à la vue de ceux qui, pour eux, ne peuvent pas vivre une expérience vidéo ludique réellement satisfaisante avec leur faible boîte au rabais.
Le problème vient je pense d’un état que tout domaine connait, le besoin de valorisation et de reconnaissance personnel.

Le fan de foot par exemple voudra absolument que son équipe gagne, simplement parce qu’il est né ou habite à l’endroit du club qu’il supporte. Et même s’il est incapable de toucher lui-même un ballon, il aura l’impression d’être puissant si c’est son équipe qui l’emporte, et sera fier de n’avoir rien fait d’autre qu’appartenir à un groupe par procuration.
Il excusera et défendra même les fautes véritables commises par son groupe, criant à l’injustice divine et à gorge déployée si par malheur l’équipe adverse venait à fauter à son tour.

 

La boîte anti prise de tête




Les consoles sont des appareils d’utilisation relativement simple
. Bien que de nos jours elles deviennent de vrais objets connectés et qu’il faut un minimum les paramétrer si on veut les connecter à internet par exemple afin de les mettre à jour régulièrement, ce sont des objets complets, prêts à l’emploi.

Un câble au  secteur, un câble HDMI pour la relier à la télé et c’est parti, ce mange-disque vidéo-ludique ne nécessite que l’insertion d’une galette de jeu afin de vous permettre de vous adonner directement à votre passion.
Là encore il faut tempérer tout de même, le monde numérique moderne ne laissant aucun de nos appareils tranquille, il faut tout de même faire une installation partielle des jeux au premier démarrage et passer par une interface moderne multimédia, mais rien de bien méchant.

Quel bonheur ensuite que de n’avoir pas à se soucier de virus, de compatibilité, de drivers à installer, de paramètres à modifier dans des menus d’options complexes afin de pouvoir jouer dans des conditions idéales.Votre console est un objet à technologie fixe, et c’est la même tout le long d’une génération (environ 6 ans). Les utilisateurs du monde entier ont la même que vous et du coup, les jeux sont sûrs et certains d’être optimisés pour votre machine.
Calez vous dans votre fauteuil ou votre canapé, bien en arrière, manette en main devant votre écran 50 pouces et c’est parti.

Le tout pour un coût relativement abordable, environ 400 Euros la machine seule, contre 1200 Euros pour avoir une tour d’ordinateur qui commence à réellement faire la différence en termes de qualité. Et cela sans compter l’achat nécessaire d’un écran, d’un clavier et d’une souris.
On passe à la caisse, on pose, on joue. La console est le support du confort et de la simplicité, tout ça pour un petit budget

 

Les mains dans le cambouis, les yeux au paradis



Contrairement aux idées reçues, le Pciste peut jouer à la manette pour les cas où certains jeux gagneraient en ergonomie (Sports, Action), ou à la souris bien entendu pour tous ceux nécessitant une visée (FPS, TPS) ou ceux dont le gameplay exigent des sélections diverses (Gestion, stratégie, point’n clik).
Suivant son installation il peut même basculer son image directement sur sa télé. Bref il n’est pas si limité dans ses options qu’on pourrait nous le faire croire.
Le choix est la récompense de celui qui décide d’investir dans un PC.

Le choix de la résolution

Le jeu sur PC connait une résolution de base de 1920×1080 pixels, ou 1080p , encore appelée full HD. Cela peut paraître ridicule de le rappeler à une époque où tous les écrans de télévision sont dans cette résolution depuis bien des années et que la technologie 4K pointe le bout de son nez, et pourtant le monde vidéo-ludique n’en est pas à la considérer comme évidente. Les consoles de salon actuelles ont parfois du mal à la tenir.
Cela a pour conséquence pour les jeux les plus gourmands, soit la baisse de cette résolution , soit la plupart du temps à ce qui est devenue la triste norme en terme de fluidité sur consoles, un framerate calé sur 30 ips, ou image par secondes.

 

Et c’est bien là le drame, cette acceptation inconsciente de joueurs non initiés à un manque de fluidité qu’ils ne perçoivent pas faute d’habitude de jeu en conditions idéales, soit la fameuse barrière des 60 ips.
Certains argueront que l’½il humain ne perçoit pas plus de 24 images par secondes et donc que personne ne peut voir la différence, confondant en cela les normes applicables au media cinématographique, d’autres ne sont même pas conscients de ce dont ils parlent, et croient savoir ce que représente la fluidité: « le personnage de ce jeu est rapide, alors c’est fluide… »

L’utilisateur au fil des ans, celui du monde des consoles s’entend, est éduqué sur cette base, habitué à cette médiocrité technique qu’il ne sait pas avoir à refuser.
Les développeurs veulent à tous prix ouvrir le monde de leurs jeux, les animations, l’intelligence artificielle, la distance d’affichage, les effets de lumière, les textures… Et avouons le c’est normal, on en redemande et cela mène au progrès, à l’amélioration de l’expérience de nos jeux.

Mais au lieu de viser des technologies d’affichages toujours plus lourdes et désagréables à regarder car difficilement tenables par des consoles trop modestes techniquement, ils devraient tout simplement essayer de faire au mieux en gardant comme données de base intouchable et non négociable une résolution Full HD et surtout, « surtout » une fluidité moyenne de 60 ips. Car mieux vaut faire quelques concessions sur les textures et l’ouverture de jeu que sur le confort que celui-ci peut apporter.

Le budget PC

Alors certes le joueur PC dépense beaucoup d’argent dans sa machine, et alors… Cela ne change rien au fait qu’il va faire fondre ses yeux en jouant à The Witcher. Il le peut, il le décide sans y avoir été forcé.

Relativisons d’ailleurs tout de suite le prix que l’on pense dépenser en optant pour un PC de jeu. Oui, ce sera vraiment plus cher qu’un console pour la durée d’une génération, mais moins que ce que peuvent penser les gens.
Déjà, les mêmes jeux multiplateformes (plus beau et plus fluide, avec possibilité de choisir manette et souris je le rappelle), seront de base en Full HD et fluides, mais surtout coûteront en moyenne 15 euros moins cher que sur les boîtes à manette. Multiplions le nombre de jeu achetés sur une génération à cette économie et celle-ci peut facilement atteindre plusieurs centaines d’euros.

Alors oui, les jeux consoles peuvent se revendre et s’acheter en soldes, mais cela devient de moins en moins vrai au fil du temps, nos chères boîboîtes devenant de petits ordinateurs, et les jeux liés à un compte avec numéro de série ou dématérialisés. De plus, l’offre des jeux PC connait des prix cassés si on sait un minimum chercher ou profiter de soldes très fréquentes proposées par des interfaces telles que steam par exemple.


L’exclusivité des jeux

Parlons des jeux justement, et de la notion d’exclusivité. Quelle console possède le plus d’exclusivités? Quel constructeur a réussi à acheter un max de studio afin de les forcer à restreindre leurs chefs-d’½uvre à n’être disponibles que sur leurs système.
Et bien sachez que, sans effort, le PC vous garantit une variété et une quantité de jeu que les consoles ne peuvent atteindre avec leurs 3 bonnes exclues par an au mieux.
Soit par leur genre inadaptable sur consoles (Stratégie, Gestion, énigmes), soit par une ludothèque ultra active de jeux indépendants bien plus faciles à produire pour de petites équipes de développeurs sur cette plateforme.

Lorsqu’un joueur PC passionné dépense de façon à être extrêmement bien équipé, comprenons qu’il puisse avoir un sourire en coin et être fier de profiter d’un jeu au top de ce qu’il propose. Alors bien entendu l’argument du jeu qui est le même quelque soit la plateforme est juste, le jeu sera bon pour tout le monde ; son histoire la même, sa musique son gameplay, bref l’essentiel.

Pour bien comprendre la vacuité d’un tel argument dans le débat qui nous intéresse, prenons un film de type blockbuster impressionnant, Gravity ou Avatar par exemple, regardez le en blu-ray avec un home cinéma sur un 50 pouces, et continuez si vous en avez le culot d’affirmer que puisqu’il s’agit du même film, on ne l’apprécierait pas plus qu’en VHS sur une télé 4/3.

 

Vivre et laisser vivre / Fairplay

Rappelons que les vidéos permettant de réellement percevoir du 60 FPS sur internet via twitch ou youtube par exemple sont assez rares et très récentes, mais ce n’est en aucun cas la majorité ni la norme, loin de là. C’est l’une des raisons qui font dire à certains qu’il n’y a pas de différence de fluidité. Non seulement moins de personnes que ce que l’on pense la perçoivent ou même comprennent de quoi il s’agit, mais cette guerre se base souvent sur ce genre d’incompréhension mutuelle.

Sur Twitch par exemple, je n’avais aucun problème à regarder un Bloodborne, le manque de fluidité n’apparaissait pas. Chez moi ou chez des amis qui y jouent aussi, le manque de fluidité en situation réelle m’a déçu.
Attention ça reste un excellent jeu qui aurait encore gagné en perfection, rien à voir, mais c’est un fait.
Même en 1080p, les vidéos de jeu ne sont jamais à leur plein avantage et ne rendent pas justice à ce que verront réellement les joueurs sur leurs écrans respectifs. Tout mouvement génère un effet de flou sur l’ensemble des décors, et la compression vidéo aussi bonne soit-elle, retire des données numériques affectant plus ou moins la qualité finale du titre visionné.

Pour résumer, les vidéos ne peuvent pas être des arguments à utiliser pour parler de qualité ou de différence.

Personnellement, je suis un passionné de jeux qui met tout son argent et son temps dans ce loisir. Je me procure chaque machine car je me sentirai incomplet de manquer un jeu excellent voire culte.
Comment pourrais-je manquer le Zelda et le Mario Kart d’une console Nintendo, l’Uncharted et le God Of War d’une Playstation, ou encore le Gears Of Wars d’une XBox.

Je me fiche de la plateforme, je veux juste jouer à chaque jeu dans les conditions les plus agréables possibles. Et si un jeu existe sur pc, alors sans hésiter je le fais sur pc, sauf en cas d’exceptions occasionnelles où le portage serait pourri (Le dernier Batman en est le malheureux et dramatique exemple). Et mes amis qui jouent sur console vont se régaler aussi, ils sont pas aussi exigeant, voila, tout le monde fait ce qu’il veut.

Je suis contre le pcistes qui disent que les consoles sont pourries, mais aussi contre les consoleux qui vomissent sur les joueurs pc en affirmant qu’il n’y a aucune différence et que ce ne sont que des fous dépensiers qui ne vivent pas une expérience si différente de la leur.

Un passionné de mécanique et de voitures qui n’aurait malheureusement pas assez d’argent ou de temps à vouer à sa passion, mais qui parviendrait tout de même à s’acheter tous les 3 ans une auto sympa afin d’aller rouler pour le plaisir de temps en temps pense-t-il qu’il n’y a aucune différence en termes d’expérience et de prise de plaisir chez celui qui, rentier, aurait 10 voitures, Porsche, Ferrarri, Lamborghini ou autres? S’il le pouvait, il ferait pareil et regarde certainement cette autre personne passer avec envie.

Malheureusement pour les défenseurs des consoles, une grosse config pc rendra l’expérience un poil plus agréable à ceux qui ont choisi de dépenser de cette manière leur argent.

Amis commentateurs de forums et de discussions animés, n’allez plus voir une news si vous n’êtes pas la cible de cette news ou si vous ne venez que pour décharger votre haine de ce que vous n’avez pas, vous allez vouloir donner un coup de pied dans une fourmilière qui n’est pas la votre et critiquer une famille de laquelle vous ne faites pas partie, et dont apparemment vous ne voulez pas faire partie.

Chacun choisit comment il veut et peut jouer. Personne n’a raison, sinon celui qui se fait plaisir en jouant.

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Jeu/ciné (Jeu vidéo)

Le transmedia

Les loisirs de divertissements sont nombreux, surtout dans nos sociétés modernes où la technologie fait reculer les limites et où la demande est forte de remplir un temps libre de plus en plus vaste. Concentrons nous aujourd’hui sur ceux de l’univers Geek, c’est-à-dire ceux qui permettent de voyager en pensée, sans avoir à bouger ou à sortir de chez soi.

Parmi eux on peut compter la littérature et la bande dessinée, les séries et les dessins animés, mais ce qui nous intéresse aujourd’hui est la relation de plus en plus affirmée que partagent les deux derniers que sont le cinéma et le jeu vidéo. Car tous les loisirs cités sont de moins en moins confinés à leur genre propre, s’accordant la liberté de rendre visite au média voisin. Un livre deviendra ainsi un jeu, un jeu un livre, ou encore une bande dessinée une série.
Cela s’appelle le transmedia.

 

L’espoir naît, fragile

Lorsqu’au détour d’une actualité encore fraîche, le joueur assidu apprend la rumeur d’une adaptation de l’une ses ½uvres vidéo-ludiques chéries sur le grand écran, il ressent souvent un bonheur intense tout droit issue de la nostalgie plus ou moins ancienne que sa pratique a pu graver en lui.
Il se peut que ce plaisir ressenti soit accompagné chez l’utilisateur aguerri d’une sueur froide, cette goutte glacée coulant le long de son dos à l’idée que le produit qui en ressortira ne rendra pas hommage à ce qu’il estime devoir être un chef-d’½uvre.

 

Choix d’une adaptation

Car le projet sera mené par des producteurs au service de leur compte en banque, ayant plus à c½ur de choisir l’½uvre à adapter parmi celles qui de leur point de vue ont le plus de chances d’être rentables que par réel amour du produit initial. Cela n’empêche pas pour autant le résultat d’être bon, mais peut être la première raison d’un plantage annoncé.

Je suis le premier à comprendre que l’investissement dans ces domaines est immense et que le retour attendu soit une donnée importante et logique, voire la donnée de base chez ceux qui financent le tout. On espère simplement deux choses:

  • que ceux qui fournissent l’argent laissent aux créateurs une liberté maximale de concrétiser leur vision sans imposer la leur
  • et surtout que ces-dits créateurs aient de leur côté une réelle connaissance et un amour profond de l’½uvre qu’ils adaptent.

Si ce point est validé, alors les rails vers une adaptation réussie peuvent être considérés comme bien posés.
Lorsque c’est le cas, cela aboutit souvent à une ½uvre de qualité qui fait plaisir aux fans, en plus de rapporter un joli pactole.

Les exemples de mariage inter genres sont légions mais celui du portage d’un jeu au cinéma, en plus d’être assez rare, est plutôt récent, exceptions faites de quelques tentatives lamentablement échouées à l’ère où le jeu vidéo, naissant et populaire, donnait des velléités de grandeurs aux actionnaires.
Citons pour le plaisir les nanars que sont le « Super Mario Bros » de 1993 ou encore le mythique « Street fighter: l’ultime combat » de 1994, à qui on ne peut enlever son casting exceptionnel pour l’époque.

La raison pour laquelle on choisit le jeu à adapter en film me paraît devoir couler de source: LE SCENARIO.

 

Nanar en approche

Et quand je parle de scénario, je veux le dire LE MÊME que celui qui a fait la force du jeu à l’origine. Quelle bêtise que d’en adapter un en le choisissant pour cette raison, mais de décider à un moment donné de sa création de ne garder que le titre, son univers si on a de la chance, et de donner à la nouvelle équipe le soin de créer une histoire différente.

Je pense deviner leur processus de pensée. Avec tout la bonne volonté du monde, la nouvelle équipe se dit qu’une intrigue inédite ne peut qu’être une bonne chose, et pense qu’adapter (changer entièrement) le scénario le fera mieux passer sur un grand écran. ERREUR. Et si jamais ça marche tout de même, j’ai envie de crier au coup de chance.
De la même façon, choisir d’adapter un jeu sans le moindre scénario est un mystère absolu qui prouve que le potentiel rendement est au centre des priorités de l’investisseur, pour qui un grand nombre de personnes va courir dans les salles de cinéma à la seule évocation du titre du film adapté car ils en ont adoré la version vidéo-ludique.

Je citerai le jeu TETRIS, rouleau compresseur international auquel la Gameboy doit en partie son succès et sorti en 1984. Jeu de réflexion génial où l’on devait faire s’emboîter des formes afin d’éliminer les lignes avant que l’écran ne se remplisse. Parfait exemple d’un jeu au potentiel cinématographique absolument inexistant et qui verra pourtant son adaptation devenir réalité par la volonté de la société Treshold Entertainment, qui a fait équipe avec The Tetris Company dans ce but.

Cela ne veut pas dire que le film sera forcément mauvais, on peut même avoir de bonnes surprises parfois.
Je veux juste souligner que l’impact important de l’argent que cela peut rapporter, grâce à une licence ultra connue, est à envisager comme étant essentiellement au centre du processus de création, au détriment de l’évidence qu’un bon scénario pourrait provoquer.

 

Le respect au c½ur de l’½uvre

Pour revenir aux adaptations de jeux dont le scénario est la raison numéro 1 d’exister, il est nécessaire de conserver un maximum de ce qui a fait la popularité du titre auprès des joueurs. La seule chose qui ne sera évidemment pas présente dans les salles obscures est en toute logique celle qui fait la différence entre les 2 media, le gameplay.

En gros, au cinéma, on suit l’histoire qui se déroule sur l’écran de manière passive quand dans un jeu on passe du temps à contrôler le protagoniste principal dans les phases d’action, de déplacements et parfois de dialogues.

Mais il faut absolument garder les personnages et leur caractère, la musique et le déroulé de l’intrigue au plus proche de l’expérience vécue par le joueur. Car le plaisir de l’initié vient de cette satisfaction intérieure de connaître les ressorts de l’½uvre, quand le profane assis à côté de lui ne voit pas les clins d’½il qui lui sont comme personnellement adressés, et apparaissent comme un cadeau invisible aux autres.

Si je devais choisir deux titres qui selon moi ont un fort potentiel d’être des films exceptionnels, non seulement car ce sont des blockbusters en puissance, mais aussi et surtout pour l’excellence dépassant parfois les meilleurs films de leur scénario, je citerais Bioschock et Mass Effect.
L’un angoissant et troublant à souhait. L’autre space opéra épique à l’aventure sidérante.