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L'App Store est bien souvent vu comme une mine d'or à la fois par les joueurs et par les éditeurs de jeux vidéo avides de nouveaux marchés. La plateforme de téléchargement d'applications d'Apple regorge en effet de petites pépites vidéoludiques développées dans un garage par des passionnés, "à l'ancienne". La variété des jeux proposés fait le bonheur de tous les publics et les ventes ne cessent de se multiplier. Bref, il est indéniable que l'App Store est une véritable corne d'abondance créative qui comble les joueurs.

Mais côté développeur / éditeur, l'idée d'un App Store permettant de faire de l'argent rapidement avec des jeux à petits budgets est peut-être plus une mirage qu'une vérité universelle. Même si les exemples de succès phénoménaux (Angry Birds, Cut the Rope, Doodle Jump...) ne manquent pas, la réalité économique de la plateforme est beaucoup plus nuancée.

C'est ce que nous explique avec précision et passion Emeric Thoa, fondateur du studio indépendant The Game Bakers. Dans un long post de blog consacré aux mécanismes commerciaux de l'App Store, le français nous livre sa vision et son expérience de l'App Store (lancement du jeu Squids). J'ai toujours eu envie d'écrire un article sur ce sujet, profitant des mes deux années d'expérience dans le milieu, mais je n'aurais jamais pu faire mieux qu'Emeric Thoa.

Je vous conseille donc cet article passionant, extrêmement instructif et dont je partage quasimment intégralement les opinions et les conclusions. Il vous aidera sans doute à y voir plus clair sur ce monstre qu'est l'App Store, sur ses légendes et sur ses vérités.

Bonne lecture,

Arthur

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Décidemment la dernière née des Freebox, la désormais fameuse Révolution, n'en finit plus de défrayer la chronique. Ce fut d'abord le cas le 14 décembre dernier lors de l'annonce de cette "nouvelle merveille de technologie", quelques jours seulement après le lancement par  SFR de sa principale concurrente, la Neuf Box Evolution. Sa carrosserie offerte au monde par Starck, l'inclusion d'un lecteur Blu-ray, d'un service de jeu à la demande et une disponibilité immédiate avait assuré au bébé de Free un succès immédiat, à la fois dans la presse et chez les consommateurs qui s'étaient empressés de migrer vers ce nouveau service, provoquant ainsi la panique des services commerciaux de SFR et d'Orange ainsi que du service logistique d'Iliad.

 

Mais, il n'aura pas fallu longtemps pour que le joujou revienne sur le devant de la scène. En effet, il ne ce sera passé qu'un mois avant que la Freebox V6 déchaîne à nouveau  les passions. Une mise à jour expédiée le 18 janvier de cette année par les ingénieurs d'Iliad mettra au jour (et non pas à jour malheureusement) les nombreuses défaillances de la machine. Et la liste est longue : télévision se bloquant à répétition, player qui ne retient pas les paramètres, problèmes de lecture vidéo sur des formats aussi courants que le Xvid, magnétoscope ne fonctionnant quasiment pas, Blu-ray fabriqué avec les pieds ou encore ventilateur mort-vivant ne s'éteignant jamais... Ajoutez à cela que pour profiter de cette "nouvelle merveille de technologie" comme nous le disions, il aura fallu s'acquitter de 90€ (moins 30€ par année d'ancienneté) ainsi que d'une augmentation substantielle de l'abonnement (que Free a d'ailleurs tenté d'expliquer par l'augmentation de la TVA) et vous obtenez une bombe médiatique doublée d'une explosion des horaires du service après-vente.

Cependant, le battage médiatique autour de la box ne s'arrête pas là. Il a été très récemment relancé par la campagne publicitaire télévisée de Free, campagne accompagnant le lancement de la Révolution. Certains y verront certainement une nouvelle preuve du génie publicitaire de la marque, de son avant-gardisme et une marque de sa différence avec les autres FAI. D'autres, dont je fais parti, n'y verrons qu'une campagne absurde, qu'un concept maintes fois réutilisés par Free, trop poussé dans ses retranchements et qui donc s'essouffle. Certes le message passe, les principales caractéristiques du produit sont exposées mais on arrive à s'ennuyer en quelques secondes en n'esquissant plus qu'un rictus presque forcé. On est bien loin dans mon esprit de la grande époque de la réclame menée tambour battant par ce cher Rodolphe. Je laisse chacun être son propre juge de la chose.

La campagne publicitaire ne s'arrête pas à la seule télévision, Free ayant également choisi de diffuser sa bonne parole sur nos ondes. Ainsi, on peut entendre depuis quelques jours à la radio le nouveau spot de la marque, une nouvelle fois provocateur, usant de l'actualité récente et de l'humour noir. Je vous laisse apprécier :

"Je ne veux pas alimenter la théorie du complot, mais depuis la sortie de la Freebox Révolution, deux dictateurs sont tombés !"

Ecouter le spot radio

Reviens alors l'éternelle question du "peut-on rire de tout ?". Peut-on utiliser à des fins commerciales des évènements marquants et douloureux  pour des peuples entiers ? La réponse est certainement très difficile à donner, l'hésitation entre le respect de la lutte des Tunisiens et des Egyptiens et la nécessité de préserver la liberté de rire de ces évènements nous faisant constamment hésiter. Mais ce qui est sur c'est qu'encore une fois, c'est la Freebox Révolution qui fait le buzz.

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Même si son succès indéniable semble ne pas se démentir, et même si une deuxième version commence à faire parler d'elle, il semble bien que la prédominance de l'iPad sur le marché des tablettes reste toujours aussi énigmatique lorsqu'on l'on se tient simplement aux faits.

En effet, en analysant le petit tableau suivant on se rend compte que l'iPad, malgré sa grande taille et son grand prix, est l'appareil tactile qui embarquera le moin de technologie dans un futur proche. On le voit notamment sur la connectivité internet avec une connexion limitée à la 3G chez Apple, alors que toute la concurrence supportera la norme 4G (et en plus il faut payer 200€ de plus pour l'avoir sur son iPad). Le fait que l'iPad ne puisse pas servir de routeur est plus anecdotique mais semble confirmer la volonté d'Apple de limiter les utilisations possibles de sa machine (encore une feature que le constructeur se garde peut-être pour la deuxième version de son jouet).

Continuons avec la connectique. L'iPad se positionnant principalement comme un outil de consultation destiné à faciliter l'accession et le visionnage de contenus, il est tout bonnement ahurissant que celui-ci ne dispose pas de sortie vidéo digne de ce nom. Pas de HDMI donc, contrairement à ce que proposent Motorola et RIM. L'absence du DNLA n'est pas surprise non-plus, Apple étant depuis toujours allergique aux formats non-propriétaires.

Alors, et pour être tout à fait objectif, il faut reconnaître que la tablette d'Apple propose d'autres atouts majeurs qui ne sont pas à négliger. On citera notamment une maniabilité idéale et compréhensible par un nourrisson et un App Store d'une richesse inégalable. On pourra également argumenter en faveur d'Apple en reconnaissant que la firme de Cupertino est encore une fois le force d'innovation du marché.

Mais, au moment où tous les autres constructeurs mettent en place des markets places quasiment équivalents et proposent des tablettes d'une qualité indéniablement supérieure, et ce à un prix moindre, il serait temps de cesser de répondre aux sirènes du marketing d'Apple et de juger sur pièce plutôt que par le coeur.

L'avenir me donnera peut-être tort et  l'iPad 2 supplantera peut-être technologiquement ses concurrents lorsqu'ils seront tous sortis, mais je pencherais plutôt pour un simple rattrapage technologique. En outre, je pense ne pas me tromper en disant que le prix en sera toujours (largement) supérieur, pour un bénéfice client final peu évident.

Chers lecteurs l'heure de la révolte a sonné !

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On ne pouvait que s'en douter, mais le quatrième trimestre 2010 sera celui d'une nouvelle victoire de Google. Il n'aura fallu que deux ans au géant américain de la technologie pour faire grimper son système d'exploitation pour téléphones mobiles sur la première marche du podium.

Android, petite start-up spécialisée dans les applications mobiles et rachetée par Google en 2005, est devenue un cinq ans l'un des fers de lance de la conquête du monde informatique par la firme de Larry Page. En effet, selon le cabinet d'expertise en haute-technologie Canalys, 32,9 millions de smartphones fonctionnant sous Android auraient été vendus sur les trois derniers mois de 2010, contre 31 millions pour les mobiles fonctionnant sous Symbian, OS développé par Nokia. Android devient donc ainsi pour la première fois le système d'exploitation pour téléphones le plus vendu. On peut donc imaginer qu'il deviendra très vite le système le plus répandu également.  

Le géant finlandais semble donc directement souffrir de son retard sur le marché des smartphones. Avec 101 millions de pièces vendues et une croissance de 88% en douze mois, ce secteur est devenu le vecteur de croissance principal de l'industrie de la téléphonie mobile. Google, dont l'OS a été adopté par de nombreux grands constructeurs dont LG, Samsung, HTC et Acer profite également des bons résultats de ces derniers. Google cherche également à renforcer sa suprématie en équipant régulièrement de nouveaux téléphones avec les dernières versions de son OS. Ainsi, Samsung vient ainsi de lancer son nouveau smartphone, le Nexus S, équipé de la toute dernière update d'Android, délicieusement nommée Gingerbread.

Le Samsung Nexus S

La suprématie des deux leaders du marché semble ne pas devoir être remise en cause pour le moment, et ce malgré les problèmes que rencontre Nokia pour maintenir ses parts de marché. Mais, la lutte pour la troisième place du podium se fait de plus en plus âpre entre les deux challengers que sont Apple et RIM. C'est finalement la firme de Steve Jobs qui remporte la mise avec 16 millions de téléphones iOS vendus sur le Q4 2010. Le fabricant canadien du Blackberry (Research In Motion) écoule quant à lui 14,6 millions d'unités sur la même période.

Blackberry Storm et iPhone3

Finalement, le grand perdant de ce combat acharné pour la domination du marché juteux des smartphones est bien Microsoft. Malgré une campagne marketing à plus de 250 millions de dollars et un matériel efficace, la firme de Redmond ne parvient à vendre que 3 millions de Windows Phones,  ratant ainsi son objectif de pénétration profonde du marché. La mise à jour de Windows Phone 7 dans les prochaines semaines apportera peut-être la solution au géant américain en donnant un coup de fouet à ses ventes. Mais n'est-il déjà pas trop tard ?

 

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Alors que le nombre d'emails envoyés par Hadopi posait déjà la question de l'efficacité de la nouvelle initiative gouvernementale contre le téléchargement illégal, un sondage publié vendredi dernier par ZDNet.fr semble confirmer que les effets réels de la loi sont très limités. Réalisé sur 1016 individus de plus de 15 ans, l'étude indiquerait que seuls 13% des Français ont modifié leurs habitudes de téléchargement. Mais, parmi ces 13%, seuls 4% affirment avoir complètement arrêté de télécharger illégalement, les 9% restant étant simplement devenus plus vigilants afin de ne pas être repérés.

Alors bien sûr, les chiffres publiés par le site français sont à prendre avec des gants en kevlar. Le simple fait que 80% des interrogés aient affirmé n'avoir  jamais téléchargé illégalement montre les limites de cette étude. Bien que ma confiance en mes compatriotes soit sans limites, il me paraît impossible que cette proportion soit représentative. Cela voudrait dire que seuls 15% des internautes français continueraient à télécharger illégalement... Fadaises ! Il faut donc énormément relativiser la statistique concernant les personnes ayant affirmé changer leurs habitudes et sa faiblesse.

Mais, les statistiques deviennent plus intéressantes si on se concentre uniquement sur les personnes qui téléchargeaient avant la loi, car c'est en observant cette population précise qu'on se rend compte du peu d'effet de la loi sur leurs habitudes. Seuls 22% des "pirates" ont complètement arrêté de télécharger pendant que 32% d'entre eux restent dans l'illégalité, le savent et ne changent rien. Ajouter à cela les 43% de personnes qui continuent à télécharger mais en prenant des précautions, et vous obtenez 75% de pirates qui persévèrent dans leurs activités illégales malgré la loi Hadopi.

Alors bien sûr on peut également se réjouir des 25% de repentis d'Hadopi. Mais est-ce vraiment suffisant pour une loi coûteuse et liberticide? Je ne serai pas contre une limitation de mes libertés s'il en suivait une vraie protection de la propriété intellectuelle. La loi Hadopi, en l'état, n'a pas prouvé son efficacité mais reste intrinsèquement limitatrice des libertés individuelles, contraste qui me paraît difficilement justifiable.

Travaillant dans l'industrie du jeu vidéo je sais à quel point le piratage peut-être nocif pour des industries entières. C'est pourquoi il faut les en protéger avec l'aide de l'Etat bien sûr, mais également en concertation avec les acteurs majeurs du secteur concerné. C'est ce manque de concertation préalable qui fait d'Hadopi une loi louable sur ses objectifs mais inefficace dans les faits. Les majors du cinéma, de la musique et du jeu vidéo ont déjà toutes fustigé cette mesure et continuent à chercher à mettre en place leurs propres solutions. Alors, au moment où la deuxième salve d'emails doit être envoyée aux récidivistes, il est peut-être temps de remettre en cause complètement ce dispositif et de le reconstruire sur des bases qui protégeront vraiment la création.

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La guerre entre les deux géants mondiaux de l'électronique et de l'informatique fait toujours rage. On se rappellera notamment des fameux spots publicitaires lancés par les résidents de Cupertino et qui mettaient en scène un jeune technophile dynamique et un informaticien éculé (qui représentaient donc respectivement Apple et Microsoft).Ces vidéos avait fait grand bruit dans les deux communautés de supporteurs et avait une nouvelle fois déclenché l'ire de Steve Balmer.

Il semble que le temps de la vengeance ait sonné chez Microsoft. On pourrait déjà voir la volonté de Microsoft de s'imposer sur le marché des smartphones comme une simple attaque directe contre Apple. Cependant, et même si on peut très bien imaginer que Steve Balmer se réjouirait fortement d'une victoire de ses Windows Phone 7 sur les iPhone d'Apple, l'occupation de ce marché par Microsoft fait du sens au niveau du business et du positionnement. Géant de l'informatique et développant des OS pour téléphones mobiles depuis bien longtemps, la firme de Redmond possède une vraie légitimité sur le segment du smartphone. Son entrée sur le marché n'est pas pas un casus belli en soi.

Ce qui pourrait l'être par contre est la dernière requête déposé par Microsoft auprès de la United States Patent and Trademark Office's trial and appeal board, institution américaine de révision des brevets et des dépôts de marque. Dans une motion de 27 pages, les avocats expliquent que le terme "App Store" est un terme générique et qu'en tant que tel il devrait relever du domaine public. Ce qui permettrait à Microsoft et à tous les autres concurrents d'Apple de l'utiliser.

Microsoft en veut pour preuvre les définitions littéraire des deux termes qui composent l'expression en cause. Les encyclopédies américaines définissent le mot "app" comme "application logicielle" et "store" comme "un endroit où des biens peuvent être vendus". On ne peut que l'accorder à Microsoft, ces explications, effectivement tirées de dictionnaires, sont on ne peut plus génériques et il est difficile de comprendre comment une marque a pu ainsi s'en approprier l'utilisation.

Apple réplique logiquement que "App" n'est ni plus ni moins que la contraction  de "Apple" et que le terme "App Store" est donc intimement lié à leur marque. Cela justifierai donc un dépôt de brevet et une utilisation exclusive. Steve Jobs, premier à défendre son entreprise, explique également que dans la plupart des médias (et notamment les médias spécialisés) le terme "App Store" est quasiment toujours utilisé pour désigner le market place mis en  place par Apple pour ses appareils mobiles, market place d'autre part le plus utilisé et le premier a avoir été installé.

Là encore Microsoft a la réponse. En effet, les termes de bases étant génériques, tout second sens ou attribut qu'ils auraient acquis ne sont que le fait de leur appropriation par Apple, appropriation fallacieuse à la base et qui doit donc être révoquée. La firme ajoute que Steve Jobs a lui-même utilisé le terme "App Store" pour désigner les market place de la concurrence, alors même que  ces derniers avaient du trouver des noms alternatifs.

Bref, les deux géants se renvoient la balle à grands coups d'arguments plus littéraires que factuels. Même si au fond je trouve les arguments de Microsoft assez irréfutables, je ne peux saluer que le coup de génie marketing qu'avait été le dépôt et l'utilisation de ce nom par Apple. Sa proximité avec le nom même de la marque semble tellement naturel qu'on se demande quel intérêt d'autres marques auraient à l'utiliser pour leurs propres services. La notoriété du market place pour l'iPhone et l'iPad étant maintenant plus qu'établie, je pense que ce ne cela n'aurait pour effet que de troubler le consommateur et peu de vrai impact commercial.

Je pense également que Microsoft le sais très bien et qu'il n'utilisera pas le terme "App Store" même en cas de victoire. Il s'agit ici de mettre le plus de bâtons possible dans les roues de la firme à la pomme pour permettre au Windows Phone 7 de gagner des parts de marchés, ce qui est pour l'instant loin d'être le cas. Certains analystes voient cette opération comme le dernier tour de force d'un Steve Balmer affaibli et conscient d'avoir raté le tournant du smartphones, et des tablettes désormais. Je ne peux que partager leur avis, et ce même si je dois m'avouer très tenté par le dernier jouet de Microsoft.

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La nouvelle loi française de contrôle du téléchargement illégal ne fait pas que des malheureux. Quelquepart sur le web, un site de téléchargement direct se frotte les main : Megaupload. En effet, la plateforme a connu une hausse de 35% de ses visites depuis la France en un an, hausse que l'on peut mettre en relation directe avec l'instauration de la loi Hadopi.

Cette loi a en effet forcé les français à changer leurs habitudes quand au piratage. En 2008, le peer-to-peer était la forme la plus représentée et quasi incontestée de téléchargement illégal. Deux ans après, des millions de français sont passés au téléchargement direct. Ils sont notamment 7,1 millions à avoir visité Megaupload au mois de Novembre 2010.

Cette solution est choisie par un nombre croissant de pirates car elle est sans risque de poursuites. La loi Création et Internet est complètement passé à côté de cet usage et la riposte graduée ne s'y applique pas car en téléchargement direct, il n'y pas d'échange d'IP. Pour contrer cette pratique, Hadopi devra donc faire directement pression sur ce site basé à Hong-Kong... Une autre solution pourrait être d'installer des filtres séparant le contenu pirate du contenu légal (car oui Megaupload est un site de téléchargement légal à l'origine). Mais là encore une fois, il faudrait s'en arranger avec les dirigeants du site toujours situé à Hong-Kong...

Voilà donc encore une preuve que la loi Hadopi n'élimine pas le téléchargement illégal en France mais qu'au mieux elle le transforme, le déplace.

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Autant annoncer la couleur tout de suite, je ne suis pas un détracteur de Microsoft, bien au contraire. Même si on peut l'accuser de vouloir contrôler le monde informatique, il faut bien avouer que l'entreprise de Redmond réussit à proposer des produits globalement de qualité, universels et adaptables aux goûts de chacun.

Mais, s'il y a bien un rejeton de Microsoft qui n'a jamais été, et qui ne semble jamais devoir devenir bon, c'est bien Internet Explorer. Ce browser combine à lui tous seuls tous les défauts que l'on peut trouver dans ce type de programme : failles de sécurité, lenteur de navigation, mauvaise ergonomie et surcharge de la mémoire.

Il n'est donc pas étonnant qu'au fil des années des concurrents aient montré le bout de leur nez, et nous ne parlerons pas ici des Safari et autres Opera qui officient plutôt sur les plateformes Apple. Non, nous parlerons plutôt du principal concurrent du navigateur du géant américain, Firefox. Vous connaissez sans doute tous ce browser lancé en 2002 par Mozilla et qui semble depuis n'être qu'une continuelle Beta, logiciel en perpétuelle amélioration et transformation qui s'est peu à peu imposé dans nos foyers numériques. Preuve de son succès, le logiciel à même atteint les 1,2 milliards de téléchargement au début de l'année dernière.

Les raisons de ce succès ? Une sécurité quasi inébranlable, la possibilité dès le début d'ouvrir plusieurs onglets, une vitesse de navigation supérieure, la suppression des pop-ups, la gestion des add-ons, etc... Alors, malgré une utilisation forte de la RAM, principal défaut du renard flamboyant, il apparaissait clairement dès le début que Firefox était le meilleur navigateur sur PC.

Pourtant, et à ma grande surprise, le programme a mis du temps à s'imposer face à Internet Explorer et n'a pu que grignoter des parts de marchés au fur et à mesure. Désespéré, je ne pouvais que conseiller à mes proches d'abandonner Internet Explorer pour ce nouveau navigateur que je trouvais extraordinaire, et espérer qu'un jour le monde ouvrirait les yeux.

C'est pourquoi aujourd'hui est un grand jour pour moi, car enfin Firefox a dépassé Internet Explorer en part de marché sur un marché majeur selon StatCounter. En effet, en décembre 2010, Firefox s'est hissé sur la première marche du classement des navigateurs en Europe en obtenant 38,1% de parts de marchés quand Internet Explorer n'en prenait que 37,5%. La troisième place du podium revient à Chrome, le nouveau browser de Google.

Quelles sont les explications de ce succès fulgurant pour la marque au goupil ? Je pense qu'on peut d'abord l'expliquer par l'ascension exceptionnelle de Chrome qui en un an est passé de 5.1% à 14,6% de part de marché. Ce n'est donc pas spécifiquement Firefox qui a pris des parts de marché à Internet Explorer, mais plutôt ce dernier qui en a perdu au profit de Chrome. Pour autant Firefox maintient sa position et ne cède pas de terrain face au géant Google. Une autre explication vient de la directive européenne qui impose à Microsoft de laisser le choix du navigateur à tous les nouveaux utilisateurs de Windows. Ainsi, depuis décembre 2009, les plus de 100 millions d'utilisateurs d'un nouveau Windows se voient proposer un écran de sélection de navigateur contenant 12 choix.

Ainsi, même si ce succès gigantesque de Firefox est surtout explicable par son environnement, il faut quand même y voir la récompense d'un travail de 10 ans de la part des équipes de Mozilla, pour fournir un navigateur sûr, innovant et gratuit. Je ne peux donc que trop vous conseiller de vous y convertir immédiatement si ce n'est pas déjà fait.

Pour conclure, je dirais que ce succès doit être confirmé d'abord dans la durée, mais également par rapport à son nouveau concurrent Chrome, et enfin sur d'autres marchés. La législation anti-trust étant plus souple aux Etats-Unis, Mozilla devra y imposer son navigateur sans l'aide d'une directive fédérale. La solution n'est bien entendu pas commerciale mais éducative. Mozilla doit réussir à communiquer aux utilisateurs de l'Internet les avantages de son logiciel, avantages réels et dont tout le monde devrait pouvoir profiter. Et il y a encore un peu de travail...

MàJ - Voici la situation actuelle toujours selon StatCounter qui semble montrer que Firefox creuse l'écart sur les premiers jours du mois de janvier.


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Je vous partagerai désormais tous les lundis le top 10 des ventes de software, toutes plateformes confondues, pour les trois zones géographiques les plus importantes due la planète vidéoludique : les USA, l'Europe et le Japon. Même si les charts multiplateformes sont souvent critiquées pour leur manque de précision et de sens, elles ont pour moi un intérêt certain. D'abord, les volumes globaux des ventes sont un bon thermomètre de la santé de l'industrie et du succès global des éditeurs. Ensuite, elles permettent facilement de tirer de grandes tendances notamment sur la répartition par plateforme des acquisitions, les long-sellers et le succès des exclusivités.

Entrons désormais dans le vif du sujet avec l'analyse des ventes de ce qui est la dernière semaine d'achat avant Noël, semaine cruciale à la fois pour les constructeurs et les éditeurs. Ce qu'on remarque, outre le classement en lui-même, c'est la quantité impressionnante de boîtes vendues lors de cette semaine. Ainsi, plus de 5,5 millions de jeux ont été vendus outre-Atlantique, plus de 1,7 millions au Japon et autour de 3 millions dans le Vieux Continent. Soit environ 10 millions de jeux écoulées en une semaine et ce sans compter les versions téléchargées ! Le père Noël est définitivement entré dans l'ère vidéoludique.

Analyse

- Ce qu'il faut tout d'abord remarquer c'est la prédominance énorme de Nintendo et notamment de sa Wii dans les ventes mondiales de software. La Wii représente à elle seule 59% des ventes de jeux du top 10 (66% aux USA, 63% en Europe et 30% au Japon) pendant que la DS en représente 9% (8% aux USA mais surtout 25% au Japon). On se retrouve donc avec total de 68% de jeux du top 10 mondial ayant été vendus sur une console de Nintendo.

- Les autres plateformes tournent peu ou prou autour du même score avec un léger avantage pour la X360 de Microsoft : 14% pour la X360, 11% pour la PS3, et 8% pour la PSP. Tous les constructeurs arrivent donc loin derrière le fabricant de cartes à jouer nippon.

- Le Japon marque encore une fois sa différence avec une très forte prépondérance des consoles portables qui totalisent 70% des ventes de jeux du top 10 de l'archipel. La PSP se place largement devant la DS avec près de 45% des acquisitions de software.

- Au niveau des jeux en eux-mêmes, il est incroyable de voir à quel point la gamme casual de Nintendo continue de surfer sur son succès aux Etats-Unis et en Europe. Wii Sports, Wii Sports Resort, Wii Fit Plus et Wii Play et Wii Party totalisent à eux seuls plus de 3 millions de ventes dans le monde. Ces chiffres sont à prendre avec des pincettes car ils tous en bundle avec les machines ou accessoires de Nintendo. Mais ils prouvent que le modèle de Nintendo, basé sur l'ouverture du jeu vidéo au grand public, continue de fonctionner malgré un ralentissement des ventes. 

- On pourra également remarquer le beau succès de Just Dance 2, édité par Ubisoft. Le français continue sur la lancée du premier opus de la série de dance dont les anglo-saxons sont les premiers consommateurs, et ce des deux côtés de l'Atlantique.

- Notons enfin la continuité du succès de Call of Duty: Black Ops qui vend tout de même plus de 1,1 millions d'unités pour cette dernière semaine avant les fêtes.

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Hadopi, fléau gouvernemental s'étant abattu sur la planète Internet française, n'en finit pas de nous faire rire. Après l'échec de l'envoi des premiers emails, l'apparition instantanée de milliers de VPN et les récentes déclarations selon lesquelles l'administration ne "souhaite pas rentrer dans une course au chiffre", voici que les rares pirates repérés par ce service liberticide de l'Etat se défendent.

Nous n'aurions, je pense, pas pu avoir pires avocats de la cause d'une toile libérée en France. Voici quelques morceaux choisis de lettres d'excuses ou d'explication envoyées à la Haute Autorité contre mes deux burnes.

"C'est vrai, j'ai téléchargé l'épisode de cette série. J'ai dû le faire. J'avais suivi toute la saison. J'étais mordu. Mais je n'ai pas pu voir cet épisode. Impossible de le récupérer sur le site de la chaîne. Je sais que je n'aurais pas dû. Je m'engage à ne plus recommencer. Mais, s'il vous plaît, laissez-moi télécharger encore le dernier épisode de la série". Apparemment cet homme n'avait de plus pas été répéré pour le téléchargement de la dite série, mais pour celui d'un morceau de musique.

A une accusation d'acquisition illégale d'un morceau de Yannick Noah, une femme aurait répondu : "Je déteste ce chanteur. Quand il était sportif, je l'appréciais, mais ses musiques me tapent sur le système. Il est impossible que j'aie téléchargé un morceau dudit Noah. Mon mari sait combien je ne l'apprécie pas. Peut-être toutes ces fenêtres publicitaires qui traversent l'écran m'ont-elles troublée. Aurais-je cliqué sans le vouloir ? Ah tiens justement, revoilà une publicité pour Yannick Noah sur mon ordinateur, qui me nargue".

D'autres, plus malins, tentent de rejeter la faute : "C'est bien mon adresse. Mais ce ne peut être moi. En revanche, j'ai bien une petite idée, de qui cela pourrait être..."

Enfin, il reste les abrutis qui pensent pouvoir télécharger à 6h du matin, quand les agents d'Hadopi dorment.

Voilà où nous conduit cette dernière tentative désespérée du gouvernement de contrôler tout et n'importe quoi. Internet, de par sa nature, hébergera toujours des pirates qui trouveront toujours des solutions pour échapper au contrôle. Apparemment, comme toute nouvelle technologie, Internet et ses évolutions emporteront aussi toujours leur lots d'ingénus et de naïfs de bonne foi ou simulés.

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Par Rockolarea Blog créé le 27/10/10 Mis à jour le 24/10/12 à 11h24

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Édito

 

Chères lectrices, chers lecteurs,

 

Après une première année chaotique, il était temps pour moi et pour le blog de passer à une deuxième étape qui, je l’espère, sera plus stable que ces premiers mois de vie du blog. Alternant entre périodes d’activité intense et mort cérébrale, cette première saison de Be Awesome Be a Geek est avant tout pour moi une leçon qui devrait me permettre de vous proposer pour cette deuxième saison un contenu plus régulier, plus travaillé et plus ressemblant à ce que je veux faire de cette modeste aventure.

 

A priori donc, plus de petits articles par-dessus la jambe, plus de périodes d’inactivité prolongées, mais des articles construits, fréquents et, si Dieu le veut, drôles et intéressants. Du sport, du jeu vidéo, de la gastronomie, de la mauvaise foi et des blagues grasses : la vie donc.

 

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