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Divinité majeure des panthéons germaniques et scandinaves et devenu par la suite le personnage principal du comic éponyme créé en 1962 par Stan Lee et Jack Kirby, Thor nous revient cette année dans la peau du héros hollywoodien et ce sous la direction de Kenneth Branagh. Il est proposé au grand public dans toute la Gaule dès aujourd'hui  mais, ayant eu l'insigne honneur d'être invité à l'avant-première du film hier soir, je vous propose ici de vous donner mon humble ressenti sur la dernière production des studios Marvel.

Thor venu faire un coucou aux géants de glace


Voir Asgard et mourir

Avec Iron Man en 2008, suivi deux ans plus tard d'Iron Man 2, Marvel a entamé une grande campagne de rafraîchissement de ses licences par le biais du cinéma à grand spectacle. Ayant apprécié le savant mélange de simplicité scénaristique assumée et de débauche d'effets spéciaux du premier opus d'Iron Man, c'est avec envie que je me suis rendu à la séance organisé par ces messieurs de chez Disney (heureux propriétaires de Marvel depuis 2009), que j'en profite pour remercier à nouveau. Et, autant le dire tout de suite, je ne fus pas déçu par ce qu'on me proposa, le film reprenant à lettre la formule suscitée et que nous pouvons nous attendre à retrouver dans toutes les adaptations à venir des comics relatant les tribulations de la bande des Avengers.

En effet, l'action est omniprésente et constitue le gros du film, comme on aurait pu l'attendre. Les coups de marteaux sont distribués avec le même entrain que les coups de rein dans une discothèque de Mykonos et les décors subissent le feu, la glace et la destruction. De leur côté, les héros accumulent des blessures de guerre qui seront par la suite miraculeusement résorbés (curieux effet de la foudre) tout en punissant les gens méchants et en écharpant les gens vraiment méchants.  Bref, on a le droit à un véritable cours de maniement du marteau de guerre qui se révèle être une arme particulièrement impressionnante à l'écran dont on ressent chaque attaque avec un ravissement tout à fait primaire. Chris Hemsworth semble avoir parfaitement répété ses chorégraphies meurtrières et c'est avec plaisir qu'on le suivra dans son oeuvre d'aplanissement global de Jotunheim, royaume des géants des glaces, ennemis héréditaires de peuple Asgardien dont Thor est l'intimidant représentant.  

Thor l'opéra-rock, bientôt à Paris


Mais, toutes ces scènes d'actions n'auraient aucun sens si elles n'étaient pas placées dans le contexte particulier de la mythologie de Thor. Notre héros nous est présenté comme l'héritier du trône d'Asgard, un des territoires formant les Neuf Royaumes et gouverné par le tout-puissant Odin. Mais, impétueux et vengeur, Thor trouve intelligent de réveiller la vieille haine qui sommeille entre sa tribu et celle des géants de glace et déclenche ainsi une nouvelle guerre galactique. Son père, quelque peu excédé par ces agissements puérils décide de le bannir et le renvoie sur Terre (un autre des Neuf Royaumes) dépossédés de ses pouvoirs. A partir de là, le film alterne entre des scènes de déroulant sur Terre et à l'intérêt plus que limité et des scènes en Asgard et qui sont, bien au contraire, particulièrement impressionnantes. Les décors sont d'une beauté à couper le souffle et l'on sent une vraie cohérence entre tous les éléments de l'univers : bâtiments, costumes, us et coutumes... Les armures, attributs guerriers et manières des personnages principaux sont particulièrement bien travaillés. Ainsi, on se surprendra vite en train de s'attacher à l'un d'eux. J'avoue moi-même avoir un petit faible pour Heimdall, gardien des portes d'Asgard et dont la capacité à scruter les moindres recoins de l'univers m'aura laissé envieux. Les muscles nus et surdimensionnés de Chris Hemsworth m'ont au contraire laissé insensible, mais ont déclenché en moi un profond questionnement sur ma virilité. J'ai donc mangé douze oeufs crus ce matin et ai décidé de poursuivre ce régime jusqu'à l'obtention de muscles équivalents ou jusqu'à explosion de mon aorte.

Les effets spéciaux sont bien entendu à couper le souffle notamment sur le générique de fin qui nous emmène dans les branches du grand arbre cosmique qui relie entre eux les Neuf Royaumes. J'adresserai une mention spéciale aux animations sur l'armure de Thor et sur la structure du Destructeur dont la perfection donne presque une texture organique au métal qui les constitue. Je mettrai par contre un petit bémol sur la scène de chevauché sur le pont arc-en-ciel se déroulant au début du film et qui nous ramène quasiment aux débuts de la capture sur fond vert. Je finirai par répéter une nouvelle fois mon appel à la fin de la 3D systématique. On se retrouve encore devant un film terne et parfois illisible tout ça pour deux scènes vaguement en relief. Dommage.  

Point trop n'en faut

L'orgie visuelle, premier ingrédient de la « potion magique Marvel » est donc bien présente, et en grande quantité ! Il fallait donc, pour ne pas déséquilibrer la recette, limiter le scénario et le jeu d'acteur au strict minimum. Kenneth Branagh étant plus connu pour son adaptation sur grand écran du tragique Hamlet que pour les superproductions dopées à la semence de taureau ibérique, je m'attendais au contraire à de nombreuses scènes larmoyantes et insupportables de bons sentiments.

Bien heureusement pour moi, ce ne fût pas le cas. On a bien le droit aux pleurs d'une Natalie Portman effondrée lorsqu'elle pense son beau viking retourné au Walhalla mais c'est à peu près tout ce que le spectateur aura à supporter. On sent que le réalisateur n'a pas cherché à sublimer des acteurs auxquels le dialogue prolongé ne sied guère. Non, on assiste à une démonstration de modestie d'un Chris Hemsworth sympathique et plutôt attachant, arrivant même à nous faire rire. Nathalie Portman, dont le talent n'est plus à prouver, s'en trouve par contre beaucoup trop limitée et aurait pu être remplacée par n'importe laquelle des potiches hollywoodiennes du moment (au premier rang desquelles figure Kristen Stewart). Kat Dennings, dont je ne connaissais pas l'existence avant hier soir, assure le rôle du catalyseur comique, rôle qu'elle joue parfaitement distillant un humour préfabriqué mais efficace tout au long du film. Anthony Hopkins, quant à lui, est un ajout appréciable au casting mais qui n'est pas non plus essentiel au film. Convaincant rien de plus. On citera enfin Tom Hiddleston, qui nous livre une interprétation de Loki à la fois convaincante et touchante contraire au reste de la bande d'amis de Thor qui ne semble être là que pour la photo de famille.

Un brun patibulaire, un blond efféminé et un roux barbu... Ca me rappelle une trilogie

Is that one of Starck's?

Je suis donc ressorti satisfait et diverti d'un film sur lequel je n'avais aucun a priori, ni dans un sens ni dans l'autre. Je vous invite donc à aller le voir dans le même état d'esprit, en n'en attendant rien d'extraordinaire mais en acceptant d'être amusé par des banalités. Les familles y trouveront de l'action pure, des effets spéciaux impressionnants  et une fin qui finit bien (comme on dit dans le Bouchonnois). Les fans de Thor et de Marvel y trouveront quant à eux une superbe représentation de l'univers de la bande-dessinée et de nombreuses références bien senties à l'histoire des Avengers.

Arthur

PS : Restez jusqu'à la fin du générique, votre patience sera récompensée.

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Critique

L'affiche jaune placardée dans la plupart des stations du métropolitain de la capitale m'avait immédiatement attiré l'oeil. Outre la couleur chatoyante utilisée pour flatter la rétine du passant parisien, c'est la composition simple que m'avait frappé. Une bouche, un micro des années 30 et un titre.  Rien de plus. Cette volonté de simplicité et la pâte vintage de la réclame m'avait alors immédiatement donné l'idée d'une fresque historique, sentiment confirmé par un titre ne laissant plus de place au doute : Le discours d'un roi (The King's Speech dans la langue de son Sa Majesté Victoria).

L'affiche anglaise du film

En amateur insatiable de films historiques et du jeu précis et prenant de Colin Firth, s'était tout de suite imposé à moi la nécessité d'aller en apprendre plus sur le personnage du Prince Albert Frederick Arthur George de Galles, devenu par la suite le Roi George VI du Royaume-Uni et Empereur des Indes (pompeux n'est-ce pas ?). Cette nécessité fût dument comblée dimanche dernier, et je me propose de vous en faire un compte-rendu aussi objectif et inspiré que possible. Where to start then?

Commençons peut-être par rappeler les grandes lignes de l'intrigue pour ceux qui ne les connaîtraient pas encore. Nous sommes dans les années 30 et le Prince Albert de Galles souffre d'un bégaiement développé dans sa jeune enfance, bégaiement qui l'embarrasse fortement en l'empêchant d'effectuer correctement les tâches publiques qui incombent à tout membre de la royauté britannique (et qui a fortiori leur décombent). Il fuit ainsi les apparitions tout en se soumettant à maints remèdes et manipulations inefficaces à le guérir son affliction. Mais lorsqu'il comprend qu'Edouard VII, son roi de frère aîné, ne restera pas longtemps sur le trône, il lui faut trouver au plus vite une solution.

L'histoire nous expose alors la relation entre le future roi Georges VI et un thérapiste aux pratiques peu conventionnelles, le sémillant Lionel Logue. Colin Firth est, sans véritable surprise, exceptionnel dans son rôle princier. Il nous transmet parfaitement la détresse, la colère et la peur d'un futur roi hanté par les brimades de son enfance, démons passés qui s'expriment dans son bégaiement. Son interprétation du défaut de prononciation de Georges VI est parfaite au point qu'on en vient à comprendre au long du film les profondes racines psychologiques et traumatiques d'une telle condition. Geoffrey Rush (que l'on connaît bien pour son rôle de Barbossa) est lui aussi extraordinaire de psychologie, de calme et de décontraction dans son rôle d'orthophonistes faisant face à un personnage princier désemparé et enclin au défaitisme. Les deux acteurs construisent tout au long de l'intrigue une relation complexe qui mêlera respect, paternalisme, amitié et intime compréhension. Se conjuguent alors pour nous spectateur l'émotion la plus complète et le rire, car ce duo magnifique se transforme en bien des occasions en duo comique, utilisant à la perfection les arcanes de l'humour anglais, piquant et noble. Helena Bonham Carter est plus oubliable dans son rôle de Princesse Elisabeth, rôle qu'elle joue bien mais en y instillant une légère pointe de suffisance qui parait parfois de trop dans cette peinture si digne.

Les premiers exercice d'un futur roi

Le film va bien au-delà d'une simple description d'une relation d'amitié. Le réalisateur, Tom Hooper, semblait nous promettre une fresque historique par sa réclame bigarrée, et c'est bien ce qu'il nous propose. On découvre ainsi les us et coutumes d'une famille royale qui balance alors entre traditions strictes et désirs d'émancipations. On en apprend également plus sur le personnage d'Edouard VIII et sur les conséquences de ses frasques sur la vie politique de l'île. Sont également traitées rapidement mais efficacement les relations complexes entre le pouvoir politique britannique, la famille royale et l'église anglicane. Mais, ce qui fait la véritable saveur de cette oeuvre historique qu'est Le discours d'un roi, c'est le ressenti qu'elle nous donne de l'atmosphère qui régnait en Europe à l'époque: pacifisme aveugle, montée sourde puis retentissante du nazisme, déclaration de guerre et approche du Blitz. On comprend mieux pourquoi les britanniques et les habitants des colonies anglaises d'alors se sont tournés vers leur roi dans ces sombres heures et comment leur roi leur a répondu.

Bref, nous nous trouvons devant un film exceptionnel qui sait nous montrer comment un détail de l'histoire peut gouverner à la destinée des peuples. Des acteurs magnifiques et une réalisation posée et solennelle, respectueuse des acteurs et de l'histoire, nous offre certes la fresque que nous étions venus chercher mais nous emplit également d'émotions intenses et variées dont on ne se lassera jamais. Un film à aller voir de toute urgence donc, dans sa version originale bien entendu.

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Critique

Tron est sans doute la première émotion cinématographique dont j'ai un véritable souvenir. C'est sans doute également une des origines de ma passion actuelle pour le jeu vidéo, la technologie et l'univers que certains aiment à appeler "geek". Je ne devais pas avoir alors plus de 7 ou 8 ans et je me rappelle avoir été littéralement envouté par l'univers coloré, futuriste et enchanteur crée par le génial Steven Lisberger.

Film culte, transmis jalousement de génération de geeks en génération de geek, Tron est un symbole que j'ai toujours considéré comme ne devant jamais être touché car jamais égalable. C'est donc avec une grande appréhension que je me suis rendu hier soir à l'avant-première organisée par Disney pour son film Tron : Legacy, suite à l'oeuvre que fut la première version sortie en 1982. L'univers allait-il être respecté ? Le film allait-il être aussi visionnaire que le fut son ancêtre ? Allais-je retrouver cette magie, cette excitation du moindre de mes sens de technophile ? Pour avoir la réponse, lisez la suite.

Une bien belle grille

Tron ne serait pas ce qu'il est sans son univers visuel si spécifique où l'orange et de le bleu s'affronte dans une lutte sans merci pour le contrôle de la grille. Disons-le tout de suite, Tron : Legacy est beau, très beau même. La ville numérique créée par Kevin Flynn est somptueuse, les décors réussis et propres et les costumes stupéfiants. Une combinaison de cuir noir, un casque en verre fumé et quelques lignes fluorescentes (alimentées par batterie pour l'anecdote) suffisent à distinguer clairement les personnages, leurs affinités et leurs caractères.

Certaines scènes d'actions sont à couper le souffle. On ne citera pas forcément les scènes attendues de combats au disque ou les courses-poursuite de motos sur la grille qui, même si bien réalisées, sont parfois confuses et auraient pu être plus spectaculaires. Non, on parlera ici plutôt de la scène de corps-à-corps dans la boîte de nuit dont le rythme, cadencé par la musique des Daft Punk (dont nous reparlerons plus tard) est époustouflant. Mention spéciale également pour la séquence de combat aérien splendide, dont la lenteur poétique exalte les courbes inspirées.  Les effets spéciaux sont également très impressionnants, notamment la désintégration des programmes ou bien encore les explosions des motos virtuelles.

Le petit bémol pour ce qui est de l'aspect graphique vient de l'utilisation de la 3D. Encore une fois je n'ai pas été du tout convaincu de l'intérêt de cette technologie. On nous force à porter des lunettes qui provoquent invariablement de fortes douleurs nasales pour un résultat décevant. En effet, de trop rares scènes profitent vraiment de l'effet de profondeur. Pour le reste la 3D ne fait que rendre l'image légèrement floue et certaines scènes confuses. De plus, le fait que les lunettes ternissent les couleurs est très dommageable à un film qui tire une grande partie de sa patte graphique du contraste entre un blanc immaculé ou un noir profond et des bleus ou oranges chatoyants. On se retrouve ici souvent avec des tons de gris qui font perdre un peu de son charme à cet univers visuel pourtant si réussi.

Mais une grille bien... plate !

Nous l'avons déjà dit, si Tron premier du nom est devenu un film culte c'est notamment par son esprit visionnaire et novateur, qui laissait grandement présager de la décennie à venir lors de sa sortie. Sur ce point, Tron: Legacy rate complètement le coche. On se retrouve avec une reprise pure et simple des idées et inventions déjà présentes dans le premier film de la série, sans ouverture aucune sur ce que pourrait être le futur de la technologie, sur ce que les années 2020 pourraient changer pour nous.

L'univers et les personnages restent complètement inchangés, malgré l'apparition de nouveaux personnages tels que Sam Flynn, fils du célèbre créateur de la grille et donc lui aussi élevé au rang de Concepteur. Leurs aventures sont téléphonées et ne sont qu'une suite trop logique et sans imagination du scénario originel. Les rebondissements sont tellement attendus qu'ils en perdent tout impact et les enchaînements de séquences sont trop faciles. Tous les personnages arrivent trop aisément à leur fins, tant et si bien qu'on se demande pourquoi un des deux partis sort victorieux de l'aventure, à part pour que le bien remporte la partie (comme dans toute bonne production hollywoodienne à grand spectacle qui se respecte). Ajoutez à cela des longueurs récurrentes et un montage qui rend l'histoire parfois incompréhensible voir illogique et vous obtenez un raté scénaristique total.

La série perd donc totalement sont côté intimiste, interrogateur et novateur en ne proposant que du réchauffé et de l'attendu. Les personnages sont eux aussi trop peu travaillés et trop prévisibles malgré un jeu d'acteur à la hauteur. On retrouve Jeff Bridges avec une joie non dissimulée et son interprétation croisée de Kevin Flynn et de Clu est tout à fait convaincante même si les actions prêtées à ses personnages sont d'une platitude navrante. Son fils, joué par Garett Hedlund peut être classé à peu près dans la même catégorie de l'acteur efficace mais dont le personnage manque cruellement de relief et de surprises. Reste Olivia Wilde dont le personnage est central à la métahistoire de Tron mais qui ne se voit donner que des répliques banales et inutiles au film pris seul. Quorra n'est donc qu'une jolie paire de fesses et de seins serrées dans une combinaison en cuir et c'est bien malheureux quand imagine quel profondeur l'histoire des Iso pourrait avoir eu. Reste Castor, personnage à la fois adjuvant et traître interprété par un Michael Sheen titubant entre le Johnny Depp d'Alice aux Pays des Merveilles et Fred Aster pour un résultat sur-interprété frisant le ridicule. Bref, de bons jeux acteurs dans l'ensemble gâchés par une écriture totalement banale de leurs rôles.

Last night a DJ saved my life

Ma peur de ce nouveau Tron avait été tempérée par la promesse du B.O. extraordinaire car réalisée par les plus grands artistes électroniques de tous les temps (si si), j'ai nommé les Daft Punk. Oh bien sûr j'avais une bonne idée de ce que donnerait cette nouvelle création du duo mythique par le biais des trailers du film et par la sortie de l'album sur les sites de téléchargement (légaux).  Mais, j'étais loin de m'imaginer l'ampleur que cette musique prendrait couplées avec les images du film.

On peut le dire, la musique et les effets sonores sont tout bonnement époustouflants. Les thèmes léchés accompagnent parfaitement les différentes séquences du film que ce soit les scènes contemplatives ou les scènes d'action pure. Dès les premières secondes du film on est scotché par la profondeur des sons et par l'adéquation des rythmes et tonalités choisies par les deux compères avec l'univers du film. La scène de la boîte de nuit montée sur le désormais mythique Derezzed vous couplera le souffle, vous entraînera avec elle et vous donnera envie de vous jeter dans la mêlée dans un style de combat mêlant kung-fu et jump style.

Les deux artistes français font d'ailleurs une appariation remarquée lors de cette scène (je n'irais pas plus loin pour ne pas spoiler) mais on regrettera simplement que cette apparition n'ait pas été plus discrète et qu'elle perde ainsi de son côté clin d'oeil. Mais, Daft Punk signe ici une grande B.O. qui marquera sans doute les esprits. Il est amusant à ce propos de savoir que la version que vous pourrez écouter dans le film est en fait la deuxième mouture proposée par les artistes aux producteurs qui avaient refusé la première. Je serais curieux de voir ce que donnait ce premier jet !

Conclutron

Tron : Legacy est au final un film plutôt bien en soi mais qui ne tient pas une seconde la comparaison avec son illustre ancêtre. L'ensemble est agréable, beau, envoûtant par moment mais n'innove en rien (à part la musique) et se content de mettre à jour l'oeuvre geek de 1982. Si vous êtes fans de Tron, des Daft Punk ou bien des deux, je vous conseille d'aller tout de même voir le film, mais sans illusion ou espérance autre que celle de baver sur un univers somptueux sublimé par une bande sonore exceptionnelle. Conseil supplémentaire : économisez 3€ et allez voir le film en 2D.

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Critique

Chérie, ça va trancher

Avant de commencer cette critique, je dois vous préciser une chose qui a une très grande importance dans la bonne compréhension et interprétation de la suite de cet article de par le biais très positif qui m'habitait lors de la projection. En effet, le meilleur souvenir que j'ai de Death Proof, film de Tarantino sorti en 2007 sous le label Grindhouse, est la fausse bande-annonce pour Machete (si l'on exclu la scène de lap dance introductive) qui le précédait. C'est de ce simple délire des deux réalisateurs Tarantino et Rodriguez que vient le film dont nous allons parler maintenant. Ainsi, devant les commentaires qu'avaient déclenché cette simple introduction et le pur plaisir qu'avait pris les deux compères à la réaliser, il fut décidé d'en faire un véritable film afin que les trompettes de la  bande-annonce ne sonnent pas en vain.

Alors que vaut ce mexicain aux cojones bien accrochées ?

Le grand craquage

La première chose à dire sur ce film est qu'il part d'un délire de réalisateur et qu'il reste un délire de la première image au générique de fin. Ce qui frappe d'abord est le montage son, totalement raté il faut bien le dire. Musique d'église et hard rock s'enchaînent dans les mêmes deux secondes, le niveau baisse soudainement sans raison apparente et des SFX improbables se font entendre en permanence. Le son du katana de Steven Seagal rappelant les plus mauvais films du cinéma asiatique est notamment à mourir de rire. Bref tant de défauts sonores nous font bien vite arriver à cette conclusion évidente : tout cela est voulu.

Mais le délire ne s'arrête pas aux effets sonores. Ce traitement volontairement kitch est appliqué à tous les éléments du film. Le montage est erratique et la photographie volontairement vieillotte. Les effets visuels sont une perpétuelle surenchère de feu et de sang qui feront jubiler les plus cyniques d'entre nous, dont je fais partie. Les scènes de combat sont particulièrement jouissives avec des morts ultra violentes notamment quand notre cher Danny Trejo joue de la machette. Décapitations, coups de canon scié en pleine face, bungee jumping avec boyaux, lacérations au scalpel... La boucherie type série Z ne s'arrête jamais, pour notre plus grand plaisir.

Un autre aspect du film qui nous rappelle continuellement que tout ceci n'est qu'un grand pétage de câble hollywoodien, sont les scènes de ce qu'on pourrait appeler du sexe. Il s'agit en fait de scènes tellement absurdes qu'elles en perdent leur côté grivois. On se bidonne tellement pendant ces séquences qu'on en oublie presque les seins de Lindsay Lohan pourtant fièrement dardés vers le spectateur. Enfin, la musique de film porno des années 70 qui introduit toutes les scènes de coït (dont on ne voit rien) finissent de donner leur aspect totalement burlesque aux différentes scènes évocatrices. Je ne vous ai parlé de celle où une fille sort sont téléphone portable de sa... non hein ? C'est mieux.

C'est l'histoire d'un mexicain super énervé qui...

Que dire alors du scénario, si l'on peut ainsi décrire cette ode à la révolution, histoire d'amour et de courage, de fraternité, récite d'une lutte à mort pour la liberté ou pour le pouvoir, dénonciation d'une classe politique américaine pourrie par les ambitions et le racisme, d'un Mexique au main des narcos-trafiquants, film de combat, de guerre, de baston, comédie tragique, burlesque, loufoque, triste, jubilatoire et exhilarante, bref cette énorme merdier ?

En résumé, ce film nous raconte l'histoire de Machete (Danny Trejo) dont la femme se fait assassiner (décapiter au katana pour être plus précis) par un narco-trafiquant mexicain (Steven Seagal) qui apparemment lui en veut donc, et qui le laisse pour mort. On retrouve notre pauvre malheureux trois ans plus tard de l'autre côté du Rio Bravo en quête d'un job de jardinier. C'est un assassinant de sénateur qu'on lui proposera... Je ne vous en dis pas plus pour ne pas spoiler mais vous retrouverez dans le film et dans le désordre : un chasseur de clandestin à la gâchette facile, un prêtre virtuose du fusil à pompe, un tueur à gage qui fait sa publicité sur la télé locale, une révolutionnaire vendeuse de tacos, une adolescente droguée et exhibitionniste et une détective zélée à tendance alcoolique. Je vous laisse remettre dans l'ordre toutes ces joyeuseries et les nombreuses autres surprises qui les accompagne en allant voir le film.

Danny Trejo, héros ordinaire

Il nous reste un point essentiel à traiter ici: le jeu d'acteur. Car cette farce burlesque n'aurait jamais été aussi efficace si toutes les stars présentes à l'affiche ne s'étaient pas également prises au jeu. Les acteurs et actrices ont tous sans exception laissé de côté le sérieux et leurs ambitions de carrière pour embrasser le côté décalé, kitch et immature du film.

Danny Trejo est tout simplement impérial dans son rôle de machine à tuer impassible. Les têtes tombent, les balles pleuvent, les filles se pâment, Machete ne bronche pas (et ne fait pas de textos d'ailleurs). Les rares répliques suffisent amplement à poser les émotions et ambitions du personnage, dont la plupart passent par un simple regard d'une dureté diamantaire et qui nous donne le sentiment qu'un poids lourd lancé comme une fusée va nous percuter. El Padre, son frère incarné par Cheech Marin, est un des personnages les plus réussis du film. Véritable danseur de balai lorsqu'il s'arme de ses deux shotguns, il nous offre une des scènes marquante du film, un massacre au gros plomb dans une église emplie d'un Ave Maria. A pleurer.

Que dire alors d'un DeNiro totalement décomplexé et détendu dans son rôle de sénateur texan dont il adopte avec une facilité déconcertante l'accent, la démarche et la propension à confondre les mexicains et les cerfs lors de ses parties de chasses. Les plus observateurs remarqueront d'ailleurs une référence caché à l'un de ses plus grands films. Je vous laisse le découvrir. Mention spéciale également pour Steven Seagal, qui s'adonne à l'autodérision la plus totale par des scènes de maniement de katana à mourir de rire. Il est tout simplement bluffant dans son rôle de maffieux mexicain et est vraiment mon coup de coeur sur ce film.

Mais, j'ai personnellement trouvé les rôles féminin un peu en deçà. Oh bien sur Lindsay Lohan interprète parfaitement son rôle de jeune nantie droguée et exhibitionniste. On se demande pourquoi d'ailleurs. Ses scènes la poitrine à l'air et en none sont particulièrement savoureuse et ubuesques. Michelle Rodriguez joue comme à son habitude le rôle de la femme latino qui aurait trop mangé de viande rouge, ne cherchez donc pas à être surpris de ce côté là, vous ne le serez pas. Reste Jessica Alba, ou agent spécial Rivera, dont on sent les efforts désespérés pour ne pas se prendre au sérieux mais qui ne sort jamais de son complexe de la potiche, mis à part peut être son combat mortel armée de ses talons hauts.

A modo de conclusion...

Si vous êtes fan d'humour absurde et de violence gratuite incessante, foncez. Sinon, achetez vous un sens de l'humour et ensuite foncez.

Je vous laisse sur cette réplique culte "God has mercy, I don't".

Vidéoludiquement,

Arthur

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Critique

D'abord, désolé pour la blague d'introduction. Ensuite, l'article.

Si une plateforme devait caractériser ma vie de joueur ce serait sans aucune hésitation le PC. Mes premiers émois vidéoludiques m'ont saisi dès le milieu des années 90 avec des jeux comme Flight Simulator 6, Interstate 76 et Age of Empires quelques temps plus tard. A l'époque je me contentais des premiers Pentium II et j'étais tout simplement heureux. 

Mais le jeu qui a vraiment bouleversé ma petite vie tranquille ne devait me frapper de son génie vidéoludique que quelques années plus tard. Nous sommes en 1998et je suis passé au Pentium III. Mais voilà qu'en ce mois béni de Décembre post-Footix, sort LE jeu, La référence qui fera de moi un véritable amoureux du jeu vidéo: Half-Life. Bien sûr, j'avais déjà approché les FPS grâce aux mythiques Doom et Duke Nukem, pionniers du genre. Mais Half-Life fût une véritable révélation vidéoludique, une nouvelle vision du monde (rien que ça). Tout dans ce jeu était révolutionnaire: l'apparition des scripts qui donnaient un rythme monstrueux au gameplay, l'IA des ennemis qui vous encerclaient, vous lançaient des grenades et attaquaient même par le haut ! Ajoutez à cela une réalisation parfaite, des contrôles quasiment aussi soignés que ceux d'un Mario ainsi qu'une ambiance et univers jamais vu auparavant et vous obtenez le jeu parfait. Je n'ai jamais ressenti un tel abasourdissement, une telle éjaculation ludique lors de la découverte d'un jeu depuis lors.

Je ne parlerais pas ici du multijoueur du jeu, qui grâce à ses nombreux mods (parmi lesquels Counter-Strike et Day of Defeat mon préféré) est devenu l'incontestable et incontesté référence du FPS en ligne. En effet, le test ci-dessous ne va concerner que la partie solo de Call of Duty: Black Ops, et je ne permettrai donc pas de juger un mode que je n'ai pas approché (emprunt de déontologie que je suis).

Reprenons : ainsi donc le FPS devenait mon genre de prédilection et je continuais ma vie tranquille de joueur PC jusqu'à ce qu'advienne l'heure fatidique de faire des études. Je vous passerai les détails mais, entre les périodes de travail effectif, la collocation et les voyages à l'étranger, il m'était devenu impossible de joueur sur PC et j'avais donc du me résigner aux consoles portables et de salon. Vous imaginez donc bien qu'en tant que vieux troll du FPS PC, je n'avais touché aux FPS sur consoles que pour pousser des cris d'effroi et de dégout, crachant sur les malheureux développeurs qui avaient eu l'infâme idée de porter un FPS sur console. Ce qui devait arriver arriva et bientôt les FPS multi-supports étaient développés en lead sur X360. Bref, la fin du monde était arrivée.

Entre-temps, mes études terminées, je me trouvais employé et installé et donc dans les conditions idéales pour me refaire une config. Je me replongeais donc dans les cartes mères et les barrettes de DDR et retrouvait avec plaisir les joies de l'allumage de son PC en arrivant chez soi, le manteau encore sur les épaules. C'est donc très logiquement que je redistribuais mes précieuses heures du gaming de mes consoles vers mon cher ordinateur, à la plus grande joie de mon colocataire. Et quoi de plus logique pour repartir que de tester les FPS les plus en vue du moment : Call of Duty: Modern Warfare 2 et Call of Duty: Black Ops. C'est ce qu'il fut fait, et ce sont mes impressions après avoir fini le deuxième jeu susnommé que je vais vous exprimer maintenant. Si mon introduction a pu vous paraître un peu longue, elle avait pour but d'expliquer quelles sont mes références en la matière et quels sont les espoirs et sentiments qui m'animaient en découvrant le jeu.

Bon allez, c'est parti !

La claquounette

Après quelques années d'absence sur la plateforme, la première chose dont j'avais besoin et envie était une bonne vieille claque graphique à l'ancienne. Je n'étais pas en reste de ce côté là puisque j'avais continué à jouer sur consoles HD, mais j'ai toujours considéré le PC comme la plateforme la plus impressionnante graphiquement. Première bonne nouvelle, le jeu tourne parfaitement avec toutes les options à fond.  Me saisis soudain un sentiment depuis longtemps oublié: la fierté testostéronale du joueur PC d'avoir monté la bécane parfaite. C'est à peine si je ne pleure pas devant les 60fps affichés et c'est dans de très bonnes dispositions que j'aborde l'aventure. Ce qui me plaît directement sont les séquences qui entrecoupent les missions, filmées comme un interrogatoire, quasimment épileptiques et vraiment originales. Il s'avèrera qu'à la longue elles me donneront envie de m'arracher les yeux mais je salue l'initiative.

Pour ce qui est de l'optimisation, les rumeurs de lags qui courent sur Internet ont été pour ma part été à moitié vérifiées. Je n'en est souffert que sur la première partie de la première mission et par la suite tout à roulé comme un tank chinois sur un tapis de manifestants. Rien à redire de ce côté là donc, même si du coup cette première phase de gameplay fût difficile à passer en mode Vétéran, la partie freezant le plus souvent lors de mon passage entre deux colonnes autant dire les couilles à l'air quoi.

Au niveau des environnements, là encore j'ai été agréablement surpris, certains niveaux comme la base de lancement de Baïkonour étant tout simplement somptueux et d'autres originaux à défaut d'être magnifiques (la prison par exemple). J'ai par contre une demande à tous les développeurs de FPS : par pitié plus de jungle, plus de Vietnam ou d'Amérique du Sud où l'on suit un petit ruisseau bien gentiment jusqu'à la base des gros méchants pour ensuite continuer sur le même petit ruisseau mais sous la pluie. N'en jetez plus la coupe est pleine. En bref, les textures sont travaillées la plupart du temps, les bugs d'affichage sont plutôt rares, mis à part sur certains effets de transparence (sur les panneaux des salles de contrôle par exemple).

Là où le jeu pêche graphiquement, c'est sur les animations. C'est sur ce point précis que l'on ressent le plus la vieillesse du moteur de Call of Duty: World at War et que le jeu perd des points par rapport à son prédécesseur Call of Duty: Modern Warfare 2. Les mouvements sont parfois rigides, les animations faciales peu crédibles pour la plupart et les textures des bras tout simplement ratées. Etant en vue à la première personne et le jeu étant continuellement ponctué de cutscenes vue dans la perspective de notre personnage, ce défaut nous fait souvent perdre l'immersion et nuit donc à la narration ce qui est bien dommage.

Note de réalisation

 

Bon, c'est quand qu'on tire là ?

Même si Half-Life m'avait fait sauter les lentilles à l'époque, ses graphismes n'étaient pas la raison principale de son charme extraordinaire. Comme nous l'avons dit plus haut c'est son gameplay léché qui en faisait la plus grande force. On se cramponnait à son arme pendant 15 heures de véritable fusillade et quand on mourrait, on savait pourquoi. Qu'en est-il pour notre ami Black Ops (de son petit nom) ?D'abord, vous pouvez vous toucher avant d'atteindre les 15 heures de jeu en solo et ce même si vous faites le jeu en mode Vétéran et en vous aspergeant les yeux de bombe au poivre au début de chaque mission. Certes, cela n'est pas étonnant de la part d'un blockbusters actuel, et je crois savoir que le mode online rattrape amplement ce manque de contenu solo. Je ne jugerai donc pas le jeu là-dessus.

Le vrai problème pour moi est que sur les 5 ou 6 heures passées sur cette aventure, j'ai la douloureuse et frustrante impression de n'en avoir passé que moins de la moitié à faire ce que j'aime faire dans les FPS : fragger. Les trop rares phases de vrai FPS sont entrecoupées en permanence de QTEs où il faut bourriner l'une des touches de son clavier jusqu'à la faire fondre (ce qui finit par coûter cher), de flashbacks ressemblant plus à des temps de chargement cachés qu'à de vraies progressions de l'histoire et de cutscenes vaguement interactives qui se situent à la frontières entre les deux éléments précédents. Bref, on a l'impression d'être constamment spectateurs et pas acteurs, impression fortement renforcée par la linéarité des niveaux. En effet, pas une seule fois dans l'intégralité de la campagne ne me suis-je posé la question de savoir où je devais aller. Pas une seule énigme bien sentie, pas une seule petite scène de semi-plateforme (comme dans Half-Life par exemple dirons les mauvaises langues). Un enchaînement téléphoné de scènes donc, dont certaines vous laisseront la possibilité de vider quelques chargeurs.

Enfin pour ce qui est des contrôles, je dirais que tout ceci est très classique mais efficace. Le changement d'armes est intuitif et rapide même s'il arrive souvent d'attraper une arme au sol sans le vouloir (il s'agit peut-être simplement de nullité de ma part). J'ai particulièrement apprécié l'option "Toggle" qui permet de rester en visée, accroupi ou en sprint sans avoir a appuyer pendant tout ce temps là sur la touche en question. Attention cependant pour les vieux joueurs de FPS, il m'est arrivé de très nombreuses fois de taper un sprint impromptu au milieu des lignes ennemis ou au contraire de décider de marcher comme un dimanche à la campagne sous le feu nourri du Vietcong en voulant rester appuyé sur Shift. Petit point négatif à relever, l'indicateur de danger qui est censé indiquer d'où viennent les pruneaux que vous vous mangez dans la face ne sert la plupart du temps qu'à surcharger votre champs de vision. Mieux vaut vous fier tel le Béret Vert au muzzle flash que ne manquera pas de dégager le canon brûlant du tireur des dits pruneaux.

Note de gameplay

 

" And the star-sprangled banner in triumph should wave"

La plus grosse déception de ce dernier opus de la grande série des Call of Duty vient évidemment de son scénario. Première surprise, on joue les Américain. Deuxième surprise, les méchants sont des Russes. Troisième surprise, le monde est au bord du chaos, les Etats-Unis sont au bord de la destruction mais vont être sauvés in extremis par John Rambo Jones. Lorsque l'on lit le scénario dans les grandes lignes, on a immédiatement envie de vomir. De vomir cette immonde purée sans goût qu'on nous ressasse dans toutes les superproductions, tous médias confondus. Le pire étant que, dans les grandes lignes, Call of Duty: Modern Warfare 2 proposait exactement le même scénario.

Mais, en creusant un peu, on se rend compte que l'époque est les situations choisies par ces messieurs de Treyarch sont tout de même assez originales. A part dans les James Bond, la guerre froide est un thème très peu exploité dans les FPS et qui permet qui plus est au scénario de s'installer dans des lieux variés et intéressants. Cuba et la Corée sont de très bon exemple de champs de bataille originaux et qui délivrent donc une véritable nouvelle expérience au joueur. Bon par contre le Vietnam, merci mais non merci. Le fil rouge de l'histoire, le code numérique que doit déchiffrer Mason grâce à un conditionnement mental réalisé par les Soviet à l'insu de son plein gré (comme dirait Richard) est intéressant et assez inédit (ah mince c'est vrai qu'ils ont fait un jeu Lost). Par contre, il tombe complètement à l'eau lorsque Mason, qui tente de percer le secret de cette séquence de chiffres, finit tout simplement par se rappeler du nom d'un bateau (je ne dirai pas à quoi sert ce bateau pour ne pas spoiler). Pour résumer, s'intéresser au scénario de ce jeu présente autant d'intérêt que de pousser un enfant de 2 ans dans une piscine: dans les deux cas, ça tombe à l'eau.

Pourtant, Call of Duty: Modern Warfare 2 proposait un scénario et une construction assez similaire. Vous passez votre vie à poursuivre un grand méchant aux quatre coins du globe. Mais ce que MW2 avait de plus que son successeur sont les petits moments épiques où vous vous arrêtiez de jouer, vous calier au fond de votre fauteuil en vrai cuir de sky et vous mettiez à sourire, tout simplement. Ces scènes du rappel, du sniper dans la neige ou bien encore de l'aéroport faisaient tout le piquant de MW2 qui possédait pourtant les mêmes défauts que Black Ops. Ces scènes rares dans le jeu vidéo sont tout simplement absentes dans Black Ops. Les rares séquences qui sortent du lot comme celles de l'avion furtif ou de la plateforme sous-marine sont trop scriptées et pas assez bien amenées pour couper le souffle. Ce qui fait que je n'ai jamais été abasourdi, choqué, sur le cul, excité par ce dernier Call of Duty.

Note de mise en scène

 

Conclusion : mouiaf

Il est dommage que ces messieurs de Treyarch se soient contentés de vouloir égaler à tout prix leurs collègues de chez Infinity Ward sans chercher au contraire à se différencier. Mis à part sur la période historique, la série n'évolue en presque rien et régresse même sur  de nombreux points, notamment la mise en scène aux scripts mal intégrés. Le jeu n'est donc à conseiller qu'aux fans de FPS de la série et à ceux qui veulent tenter le multi.

Note globale

Vidéoludiquement,

Arthur

 

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Be Awesome. Be a Geek.

Par Rockolarea Blog créé le 27/10/10 Mis à jour le 24/10/12 à 11h24

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Édito

 

Chères lectrices, chers lecteurs,

 

Après une première année chaotique, il était temps pour moi et pour le blog de passer à une deuxième étape qui, je l’espère, sera plus stable que ces premiers mois de vie du blog. Alternant entre périodes d’activité intense et mort cérébrale, cette première saison de Be Awesome Be a Geek est avant tout pour moi une leçon qui devrait me permettre de vous proposer pour cette deuxième saison un contenu plus régulier, plus travaillé et plus ressemblant à ce que je veux faire de cette modeste aventure.

 

A priori donc, plus de petits articles par-dessus la jambe, plus de périodes d’inactivité prolongées, mais des articles construits, fréquents et, si Dieu le veut, drôles et intéressants. Du sport, du jeu vidéo, de la gastronomie, de la mauvaise foi et des blagues grasses : la vie donc.

 

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