Premium
The Bast-Cave

The Bast-Cave

Par Bast6 Blog créé le 21/08/10 Mis à jour le 25/03/17 à 21h16

Le blog d'un monteur vidéo ayant biberonné à grands coups de sprites et polygones.

Ajouter aux favoris

Catégorie : Musique

Signaler
Musique (Musique)

Premier album de Neogeofanatic/Neo/Arnaud/Nono (tu nous diras un jour ?!)

"Welcome to Neocity", c'est le titre du premier album solo du gars Neogeofanatic (ou tout simplement Neo maintenant ?). Hein ? Quoi ? Comment ? Qu'ouie-je lecteur lambda devant son écran ? Tu ne sais pas qui c'est ? Diantre !

Il s'agit tout simplement d'un guitariste français qui s'est fait connaitre par YouTube pour c'est vidéo... Bah en rapport avec la guitare électrique dis donc ! Que ce soit des tests, astuces ou compositions/covers, c'est un des guitaristes à suivre sur YouTube ! Mais je suis sûr que si comme moi toi aussi tu joues de la guitare tu le connais déjà ! (bon par contre, moi personnellement à part "Sweet Dreams" et deux trois riffs vite fait je ne sais rien jouer alors que Nono pourrait aller faire un chat-bite à Steve Vai sans choquer personne ! :p)

(Une cover très connue du gaillard histoire de s'échauffer)

Bref, et donc après moultes années de carrière YouTubesque (et de cours de guitare, de concerts à droite à gauche et de quelques morceaux originaux dispo notamment sur iTunes) v'là "WELCOME TO NEOCITY", premier album solo en vrai CD (il est également disponible sur les plateformes légales de musique démat' mais bon en 2015 je trouve qu'il est toujours important de consommer du CD ne serait-ce que pour le packaging -sublime- que pour la qualité et pour soutenir les gens qui font la musique qu'on écoute !).

 

(Artwork : Gwen Vibancos. L'Alien n'est pas fourni avec le disque !:p)

Comme vous pouvez probablement vous en douter, cet album instrumental est résolument heavy-metal oldschool qui fleure bon les années 80... Avec tout de même un peu de modernité (probablement inspirée par l'amour pour le jeu vidéo des années 80-90 voire même début 2000 du personnage... Bah ouais "Neogeofanatic" tout est dans le pseudo ! ^_^). Si je devais vous le décrire simplement, ce serait la rencontre entre Iron Maiden et Daisuke Ishiwatari, le non moins célèbre compositeur/guitariste des musiques des jeux Arc System Work (Guilty Gear/BlazBlue). Des titres comme "Hedgehog's Dilemma" font innévitablement référence à Evangelion (que Hollywood pourrait avoir la délicatesse de laisser dans son coin et ne pas tenter une adaptation au rabais... Mais ceci est une autre histoire) tandis que des morceaux comme "Into The Rain" renvoient selon moi à l'ambiance purement eighties d'Iron Maiden ou du film indépendant Kung-Fury dans le sens où ça renvoie à tout ce pourquoi on aime/aimait cette période. Il y a un effet madeleine de Proust dans cet album qui fait du bien. Quant à "Life in Zalem", morceau très personnel de l'auteur, c'est 11 minutes de voyage émotionnel.

Bref, pour vous la faire courte, c'est du très très bon pour les oreilles. Je ne sais pas exactement comme sont répartis les parts sur les ventes des CD (auteur/studio de mixage/frais de pressage) et je m'en fous : pour 15¤TTC + 3¤ de frais de port avec en prime un petit mot de Nono c'est vraiment une bonne pioche et si vous aimez ce genre de musique je ne peux que vous conseiller de foncer sur http://www.neogeofanatic.com

Quant à moi je vous laisse avec le single "Into The Rain", deuxième piste de l'album et je retourne secouer mon popotin sur le son d'Iron Nono ! :p

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
Musique

Mini-album pour maxi-plaisir

Avec du gros son mais pas que !

Avec un titre comme ça qu'on croirait sorti d'une pub pour des préservatifs (au passage le week-end dernier c'était le Sidaction alors n'oubliez pas de sortir couverts) de quoi vais-je bien pouvoir vous parler ?  Mais de metal japonais bien sûr ! C'était tellement logique !...

Pour ceux qui me connaissent (bien) ça ne sera pas une surprise mais pour les autres autant que ce soit dit : même si j'écoute à peu près de tout (à peu près j'ai dit) j'ai quand même une très forte inclinaison pour le rock/metal, la country, le jazz, le blues, le classique/symphonique et l'électr...hum... Daft Punk/Kavinsky/Jet Set Radio (non parce que bon en appréciant que ces artistes ou cette BO ce serait un peu présomptueux de se prétendre grand amateur d'électro ^_^) et donc même si mon artiste (solo) préféré est John 5, mon groupe préféré est depuis 2004 DIR EN GREY, un groupe de visual kei/Rock/Metal japonais. Je ne vais pas vous faire un article sur ce groupe : je ne m'en sens pas les épaules et il y en a plein de très biens sur le net. Mais pour en parler vite fait, DIR EN GREY c'est cinq bonshommes maintenant bien ancrés dans la trentaine (voire même proche de la quarantaine pour certains il me semble) qui ont commencé à la fin des années 90 dans le Visual Kei (vous savez ce genre de Rock typiquement japonais où les musiciens sont déguisés, le plus souvent en "femmes", maquillés etc... La version over-the-top-too-much-à-la-japonaise d'un croisement entre les mouvements glam et gothic qu'on a connus en occident très popularisée par les célèbre X-Japan). D'ailleurs à l'époque il étaient produits par le batteur de X-Japan, Yoshiki, et si ma mémoire est bonne sont toujours en relation plus ou moins étroite avec ce mentor DeLuxe. La particularité de DIR EN GREY si je puis dire, c'est qu'à chaque album leur musique évolue. 12 ans après leur formation ils accouchaient de Dum Spiro Spero, leur album le plus sombre, le plus violent et donc musicalement le plus lourd (guitares très saturées, 7 cordes, accordées en Do, Si voire en La... Ceux à qui ça parle voient sûrement le tableau). Leurs thèmes sont souvent très critiques des problèmes de la société japonaise (le mal-être des jeunes, le suicide, les problèmes générationnels etc) et cet album portait lourdement les questionnements d'une société japonaise meurtie par la catastrophe de Fukushima et les mensonges tout autour. Le groupe a d'ailleurs créé un mouvement (associatif et mondiale) pour s'engager contre les autorités et réclamer qu'on dise la vérité sur les évènement de la catastrophe, que les responsables soient réellement désignés et qu'on arrête les conneries avec le nucléaire au Japon. Deux ans plus tard et après un single très sympathique (Rinkaku), DIR EN GREY revient vers ses fans avec un mini-album : THE UNRAVELING.

Mini-album simplement parce qu'il ne contient que 7 pistes (10 dans son édition collector... Mais je n'ai que la normale ^^) et qu'à part 2 inédits, le reste est composé de remasterisations/réenregistrements/remakes (appelez ça comme vous voulez) d'anciens morceaux. Du coup ça fait un peu trompe-l'oeil à première vue mais contrairement à certains éditeurs de jeux vidéo ils ne se contentent pas d'un upscale ! (oui bon, un upscale en son... XD)

D'abord les deux morceaux originaux. The Unraveling ouvre l'album avec des riffs dans la lignée du single Rinkaku. C'est rythmé, y a de jolies mélodies et de belles disconances. Un bon morceau qui sera sûrement sympa en live (ils passent sur Paris l'été prochain^^). Le morceau suivant, Karma, commence par un riff à la limite du jazzy pour vite s'élancer dans un bon gros morceau bien gras digne de Dum Spiro Spero. Kyo, le chanteur, gueule comme à son habitude (ce qui rassurera les fans qui s'inquiétaient quant à sa maladie aux cordes vocales) tandis que Kaoru et Die, les deux guitaristes, jouent à faire des solos (soli...) assez marrants dans leurs sons. Y a un côté bruitages de cartoon dedans je trouve. La morceau d'après, le remaster de Kasumi, constitue pour moi la première pépite du disque. On retrouve l'essence de cette sublime valse metal de 2004 (sortie sur l'album Vulgar) mais en version boostée, transcendée par un accordage plus bas (sûrement de la 7 cordes là aussi... J'ai en fait l'impression que le groupe migre de façon définitive vers ce type de guitares). Y a pas grand chose à ajouter, c'est beau, c'est propre, c'est classe. Suivi par Karasu (2003, Kisou) dont le remaster est plus subtile. Quand on réécoute derrière la version originale on a l'impression que cette dernière n'était qu'une démo et que notre version 2013 en est la version finale. Encore une fois ça fonctionne très bien et c'est un chouette morceau. Derrière ça on a le remaster le plus travaillé de cet album. The Bottom of The Valley of Death (2003, Kisou) est quasiment méconnaissable dans sa nouvelle mouture 2013. On sent d'ailleurs que cette version c'est la cour de récré de Toshiya, le bassiste. Il a même droit à un peu de solo histoire de se faire plaisir. Pour le reste, s'il n'y avait pas le texte j'aurais eu du mal à reconnaitre le morceau. Même si c'est hyper propre et qu'en l'état c'est encore une fois un bon morceau qui me plait beaucoup, j'avoue que pour le coup je préfère la version d'origine de 2003. Elle était plus "punk", plus rythmée.

Unkown.Despair.Lost, le morceau suivant, c'est un peu l'ovni de l'album. Pour beaucoup c'est un inédit, alors qu'en réalité il s'agit d'un morceau jusque là joué uniquement en live (comme au concert de 2007 au Zénith de Paris... Même que c'était vachement bien !^_^) et présent sur les éditions collector de certains DVD réservés aux membres aKnot (le fan club du groupe...). Le morceau commence par un petit moment acoustique très joli qui colle bien avec l'ambiance et le texte (je ne parle évidemment pas japonais mais les morceaux sont traduits en anglais dans le booklet du CD hein) pour après nous envoyer dans la gueule un morceau de metal très "à l'occidental" dans ses riffs avec la patte DIR EN GREY, évidemment. Des harmoniques sifflées, des choeur, des effets dans la voix du chanteur dont il a le secret (moi personnellement, faire aussi aigu je peux pas...). Encore une fois on a aussi droit à un solo de gratte renforcé à grand coup de pédale Wah-Wah du plus belle effet. Décidemment, c'est classe aussi ! La longueur du morceau et sa structure font un peu penser à Vinushka (Urorobos, 2009).

 

Let's put an end The Final

Le dernier morceau, qui porte bien son nom d'ailleurs, est le remaster de The Final (Withering to Death, 2005). C'est un morceau très populaire du groupe parce qu'il a un refrein hyper entrainant, qu'il bouge bien et puis aussi parce que pour beaucoup (dont moi) c'est le morceau qui a fait découvrir le groupe (car en 2005 il figurait dans le CD d'un numéro de feu le magazine Rock Sound au milieu de moultes artistes occidentaux... DIR EN GREY s'exportait enfin officiellement chez nous !). Et évidemment, cette nouvelle version de la chanson, c'est bigger, stronger, more badass dans ta tête ! Pour être franc la seule chose qui me manque dessus c'est le gros cri bien dégueulasse qu'il y avait dans l'original (oui bon ok il me manque aussi le riff additionnel qu'ils avaient ajouté pour les lives).

Verdict

Au final, c'est un super album car tous les morceaux ont quelque chose. Ils me paraissent tous être bons même si évidemment certains ont ma préférence (The Final et Kasumi). C'est donc du tout bon pour qui voudrait se lancer dans la découverte du groupe avec un album pas trop compliqué à aborder (car si c'est très metal, ça reste des sonorités et des structures musicales proches de la culture occidentale contrairement à leur premier album beaucoup plus punk/pop/metal acidulé très très visual kei)... Le seul hic c'est qu'il m'a coûté environ 20€ sur CDJapan (2500 Yen). Pour "seulement" 7 morceaux, c'est raide. D'autant que les deux autres éditions (une collector et une collector + mieux mieux XD) sont vachement plus cher (45 à 60€) et n'apportent que 3 morceaux en plus (mais ils sont supers, on peut les entendre sur YouTube) et des DVD de l'enregistrement et de quelques extraits live. Bref, c'est un album CHER, trop pour la quantité surtout quand on compare aux tarifs du dématérialisé (je ne sais absolument pas si il est dispo sur iTunes et compagnie ceci dit). Donc au final (ahah The Final ahah blague ahah nulle) malgré le fait qu'il soit excellent je ne le conseillerais avant tout aux fans car il y a d'autres disques plus abordables financièrement (genre deux best-of, très bien ça pour découvrir le groupe !).

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
Musique

Mais est-ce que c'est un bon album ?

Aaaah le collège... Les cheveux en piques improbables teints en bleus, les pantalons baggys trop grands, la voix de Patrick Bruel... Toute une époque, qui dans mon cas va aussi avec la découverte du groupe Linkin Park. A l'époque, une claque, et même du haut de mes 23 ans j'écoute encore avec plaisir tous leurs albums. Le premier : mythique. Des compositions "simples", réhaussées par de nombreux sons électroniques. Des guitares accordées bas, et un mix chant/rap plutôt réussi (personnellement, je n'aime pas le rap, mais dans ce cas très précis cela ne m'a jamais géné). Le second album, Meteora, confirmait la baffe et gagnait un peu en maturité même si l'album ne prenait pas vraiment de risque. Comme sur le premier, quelques morceaux étaient très calibré radio mais pourtant très agréables. Un CD/DVD live, un mash-up avec Jay-Z et quelques vacances plus tard et on nous lachait le troisième album dans les bacs pour accompagner (plus ou moins) la sortie du film Transformers dans lequel figurait un des titres de l'album. D'ailleurs, Michael Bay (le réalisateur du film) et Linkin Park, ça a visiblement été un coup de foudre puisque pour le second film le groupe accouche d'un morceau exclusif (et pas terrible...) pour accompagner la BO. Mais pour revenir à l'album, Minutes To Midnight, on découvrait une nouvelle mutation du groupe. Les compositions arrivent enfin à maturité, on sent "l'envie d'avoir envie" (©JulienC) de faire quelque chose de fort et on y arrive plus ou moins. Mais l'album est très sympa. Enfin, le 14 Semptembre 2010, le quatrième album studio du groupe arrivait dans les bacs...

A Thousand Suns donc, titre de l'album. Le packaging de l'édition collector est plutôt classieux. On a en effet droit à un digipack avec des effets de reflets métalliques assez sympa et des artworks complètement dans le nouveau délire du groupe. Car, d'après eux, finit la classique méthode de travail "écriture enregistrement tournée écriture enregistrement tournée écr...". Maintenant, ils écrivent tout le temps, ils testent sur le publics et quand ils pensent avoir assez pour faire un album, ils enregistrent. Mouais... Mais que donne donc cet album ?

Ma foi... Ils sont partis dans un trip complètement différent de Minutes to Midnight. En effet, les compositions retrouvent une moultitude de sons électroniques et des structures... Déstructurées. Pour autant, l'album était annoncé comme un retour aux sources... Mais il n'en est rien. Mais si on a perdu le côté "Nü Metal", on a gagné de smorceaux vraiment intéressants à écouter, et donc au final, plutôt plaisants. Je pense que tout le monde a déjà vu la bande-annonce du prochain Medal Of Honor dans laquelle on retrouve le morceau "The Catalyst", morceau qui par rapport au reste de l'album finalement pourrait faire office d'OVNI tant il est propre et "classique".

Finalement c'est un album très inspiré je pense par le phénomène chiptunes et... Déstructuration, à l'image du DVD qui accompagne le making-of de l'album plein d'effets de VHS qui saute et autres défauts volontaires de la vidéo.

Une bonne pioche donc, même si j'ai préféré "Asylum", le dernier album du groupe de metal Disturbed... Mais un très bon album quand même. Je suis curieux de voir comment ce sera joué en live (et très très déçu que le concert d'octobre soit déjà sold out !).

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Édito

Tombé dans la marmite de pixels et le ragout de pellicule depuis tout petit, il a fait ses armes dans le milieu du film amateur avant de faire une école de cinéma et d'en ressortir monteur et étalonneur barbu ascendant scénariste réalisateur. Tendance à l'éclectisme même si c'est un sport fatigant, c'est avec une tendresse sévère qu'il brûlera de tout son cosmos pour transmettre ses passions à ses lecteurs. En temps normal, il ne parle pas de lui à la troisième personne non plus. Ne pas nourrir après minuit.

Indie Games Supporter

 

 

Archives

Favoris