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Les meilleurs remakes de jeux PS1/PS2 et ceux que j'aimerais voir

Depuis quelques années, les remakes de jeux vidéo pullulent. Certes le phénomène n’est pas nouveau, mais on peut incontestablement constater qu’il a pris de l’importance sur cette génération de consoles. Il reste toutefois marginal face aux “Remasters”, souvent de simples portages avec des modèles 3D affinés, un meilleur anti-aliasing et des textures lissées. Si payer quelques dizaines d’euros pour un remaster ressemble souvent à une arnaque, il n’en va pas de même pour les remakes. Certains d’entre eux ont d’ailleurs été particulièrement mémorables, et notamment de l’ère PS1/PS2. Voici donc mes remakes préférés de jeux issus de ces deux consoles, ainsi que ceux à venir et ceux que j’aimerais vraiment voir !

 

Les meilleurs remakes de jeux PS1/PS2

Resident Evil (GameCube - 2002)

Que dire de ce remake du tout premier Resident Evil ? Même 18 ans après sa sortie, il reste l’exemple du parfait remake. C’est bien simple, Capcom avait réussi à sublimer le titre d’origine à tous niveaux. Et évidemment, la plus grosse claque était visuelle. Pendant longtemps ce remake est resté l’un des plus beaux jeux sur console, avec notamment des décors détaillés au possible et des éclairages ahurissants. Et puis les développeurs s’étaient même payés le luxe de rajouter quelques séquences (ah Lisa Trevor). Un remake mythique tout simplement.

Resident Evil 2 et 3 (PS4, Xbox One, PC - 2019-2020)

Resident Evil encore et toujours avec les récents remakes du deuxième et troisième épisode. Un sacré travail a été abattu par les équipes de Capcom pour donner une seconde jeunesse à ces classiques. En plus, le délai de deux décennies entre les versions originales et les remakes justifie d’autant plus leur utilité. Le RE Engine fait des prouesses visuellement et le gameplay est considérablement remanié par rapport aux titres sur PS1. Je trouve à titre personnel ces nouvelles versions plus flippantes que les originales.

Metal Gear Solid : The Twin Snakes (GameCube - 2004)

Un autre jeu culte de la première PlayStation a connu de nouvelles heures de gloire sur GameCube : Metal Gear Solid. Ce remake était particulièrement bienvenu puisqu’il proposait une VO de qualité alors que le jeu original avait le droit chez nous à une version française absolument dégueulasse. Avec un tel scénario et une telle mise en scène, on était aussi très heureux de retrouver des personnages bien moins angulaires et des visages plus expressifs.

Crash Bandicoot N’Sane Trilogy (PS4, Xbox One, Switch, PC - 2017-2018)

Longtemps absent du paysage vidéoludique, Crash Bandicoot a fait un retour remarqué en 2017 sur PS4 (puis en 2018 sur les autres supports). Véritable mascotte de l’ère PS1, le personnage créé par Naughty Dog (oui c’était plus joyeux que The Last Of Us à l’époque) a encore brillé dans N’Sane Trilogy. Vicarious Vision a fait du très beau boulot en gardant tout l’esprit et le gameplay d’origine dans un enrobage coloré parfaitement d’actualité. Vivement le quatrième opus désormais.

Spyro Reignited Trilogy (PS4, Xbox One, Switch, PC- 2018)

A peine moins populaire de que son compère marsupial, le petit dragon a marqué durablement les fans de plates-formes avec son univers coloré et son look attachant. Activision lui a rendu un bel hommage fin 2018 avec le remake de la trilogie dans son intégralité.

Shadow of the Colossus (PS4 - 2017)

Monument du jeu vidéo pour de nombreux joueurs, Shadow of the Colossus poussait la PlayStation 2 dans ses derniers retranchements. Bluepoint Games s'est accaparé ce classique et en a fait, comme à son habitude, un remake d'exception. Le genre de réédition qui régale les fans et permet surtout à toute une génération de découvrir un jeu culte dans de bonnes conditions.

Final Fantasy VII Remake (PS4 - 2020)

Peut-être le remake le plus attendu de l’histoire du jeu vidéo. Heureusement Final Fantasy VII Remake n’a pas déçu. Avec sa réalisation de haut vol, son nouveau système de combat proche de la perfection, sa bande-son sublimée et bien sûr ses personnages cultes, le titre marquera certainement cette année 2020. A noter qu’il s’agit du seul remake d’un jeu entier ayant opté pour une approche multi-épisodes.

 

Les remakes de jeux PS1/PS2 à venir

Mafia Definitive Edition (PS4, Xbox One, PC - 28 août 2020)

Mafia premier du nom a marqué pas mal de joueurs en son temps avec son ambiance particulièrement soignée et son histoire mature prenante. L’annonce d’un remake du titre, 18 ans plus tard, a donc fait des heureux. Et d’après les premières images révélées, il se pourrait bien que l’on prenne une bonne claque graphique. Le remake sera-t-il à la hauteur des attentes ? La réponse d’ici quelques semaines seulement.

Tony Hawk's Pro Skater 1 et 2 (PS4, Xbox One, PC - 4 septembre 2020)

Les fans de skate ont connu une longue traversée du désert mais auront bientôt de quoi se rattraper avec pas mal de titres. Ceux dont la fibre nostalgique est la plus vibrante pourront retrouver un remake des deux premiers épisodes de Tony Hawk’s Pro Skater. Histoire de pouvoir faire des tricks en mode lunaire, mais cette fois avec des skateurs quinquagénaires. Pas besoin d’être réaliste quand on peut être aussi fun !

XIII (PS4, Xbox One, PC - 10 novembre 2020)

Franche réussite vidéoludique, XIII a connu une carrière commerciale plus mitigée lors de sa sortie fin 2003. Il faut dire qu’il y avait un embouteillage de hits, dont Beyond Good & Evil et Prince of Persia : Les Sables du Temps rien que chez Ubisoft. Cette stratégie commerciale douteuse à l’époque n’a quand même pas totalement éclipsé cette très bonne adaptation de la BD. Et 17 ans plus tard, c’est avec joie que l’on va pouvoir redécouvrir le titre.

 

Les remakes de jeux PS1/PS2 que j’aimerais voir

Silent Hill 2

De tous les épisodes de Silent Hill, il y en a un qui a fait l'unanimité. Silent Hill 2 est tout simplement l'un des meilleurs survival-horror de l'histoire. Si l'ambiance incroyablement oppressante a terrifié des millions de joueurs, c'est surtout par sa qualité d'écriture exceptionnelle que cet opus a marqué les esprits. L'histoire est prenante et les personnages mémorables. Pyramid Head est, quant à lui, l'un des monstres les plus connus du jeu vidéo. Et je ne vous ai pas parlé de la bande-son, elle aussi parfaite. Bref, un remake de Silent Hill 2 ce serait assez fou, à l'image du jeu.

Metal Gear Solid 1, 2, 3

Les trois premiers Metal Gear Solid sont cultes, mais ils sont surtout très laids désormais. Et cela empêche certainement toute une génération de jeunes joueurs de découvrir cette ½uvre majeure. A l'époque de leur sortie, on disait de ces titres qu'ils étaient de véritables films hollywoodiens, repoussant la limite entre jeu vidéo et cinéma. Alors imaginez l'immersion dans le récit que l'on obtiendrait sur les consoles next-gen. Ceci dit, depuis la rupture entre Kojima et Konami, la série a pris du plomb dans l'aile. Croisons les doigts pour que Bluepoint Games s'en occupe après Demon's Souls !
Je vous remet le mythique trailer de l'ECTS 2000 (pour les jeunes qui me lisent, non l'ECTS n'est pas une maladie grave mais un ancien salon du jeu vidéo !).

Final Fantasy IX

J'ai joué à de nombreux Final Fantasy depuis le septième épisode et deux d'entre-eux m'ont marqué au fer rouge : Final Fantasy VII et Final Fantasy IX. Alors depuis quelques années je rêve de voir un remake des aventures de Bibi et du reste de la bande. Mais cela devrait rester un rêve, car entre le remake de FF7 et le développement de FF16, Square Enix ne planchera clairement pas sur un autre remake avant une décennie.

Beyond Good & Evil

L’un des meilleurs jeux d’action-aventure du début de siècle fut aussi un échec commercial cuisant. Sorti dans une période très chargée (fin 2003) et n’ayant pas bénéficié d’une grosse campagne marketing (Ubisoft se concentrait sur Prince of Persia : Les Sables du Temps), Beyond Good & Evil aurait mérité que davantage de joueurs lui donnent sa chance. Du coup je nourris en secret l’espoir d’un remake même si je suis persuadé que nous n’en aurons jamais. C’est déjà un petit miracle qu’une suite soit en chantier si vous voulez mon avis.

 

N’hésitez pas à me dire en commentaire quels sont vos remakes de jeux vidéo préférés et ceux que vous aimeriez voir à l’avenir.

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Alors que l'Unreal Engine 5 est sur toutes les lèvres, on en oublierait presque que la quatrième version du moteur graphique d'Epic permet de faire des choses assez ... épiques justement. L'idée de ce blog n'est pas spécialement de vous proposer des vidéos du genre mais cette fois, j'avoue que je n'ai pas pu résister.

Memories of Australia est une démonstration technique d'un peu plus de deux minutes réalisée par Andrew Hamilton. Si ce nom ne vous dit rien, sachez qu'il a été directeur artistique sur Battlefield V et Star Wars Battlefront II. Il est désormais chez Embark Studios (dont j'attend avec intérêt le premier jeu). La grande force de cette démo technique est bien sûr son photo-réalisme : les textures, les éclairages, l'eau, la végétation... On ne sait plus si on a devant les yeux une production 3D ou un véritable court-métrage documentaire. Son créateur indique que cela tourne en temps réel avec une budget "classique" de jeu vidéo (libre à vous de le croire ou pas).

Je vous laisse savourer.

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Ça n'aura échappé à personne, Sony a révélé hier soir les premiers jeux PlayStation 5 ainsi que le design de sa console. Ou plutôt ses consoles, puisque la PS5 se déclinera en deux versions : une avec lecteur blu-ray 4K et une sans ce lecteur, c'est à dire entièrement digitale. Je ne vais pas revenir sur tous les titres présentés (pour ça lisez les actus Gameblog), mais je vous propose une petite analyse et mes cinq coups de c½ur.

 

Un show maîtrisé et dense

De l'avis général, Sony a parfaitement réussi son show. En dévoilant plus de 25 jeux, dont de nombreuses nouvelles licences, le constructeur japonais a donné un gros rythme à son live de 1h10. La diversité des productions à venir est particulièrement intéressante : action, RPG, plate-forme, simulation automobile, FPS... Même si les jeux montrés ne seront pas tous disponibles au lancement, le catalogue est séduisant. Il faut dire que les studios first party étaient particulièrement discrets ces deux dernières années. Comme on pouvait s'en douter, ils étaient déjà tournés vers l'avenir. Certains diront que le gap visuel inter-générationnel n'est pas flagrant. Pour ma part je pense qu'il existe bel et bien mais que nous sommes arrivés à un tel niveau graphique que les gaps seront de moins en moins marqués.

En toute fin de show, Sony a levé le voile sur le design de sa console. Ce dernier divisera à coup sûr. Pour ma part je ne suis pas fan. Ce prétendu design futuriste fait un peu cheap et plastique, et j'ai bien peur qu'il vieillisse mal par rapport au très beau et épuré monolithe noir de Microsoft. Comme vous le savez désormais Sony proposera une édition digitale de sa PS5. Mais avec seulement 825 Go de disque dur et des jeux qui pourraient bien faire 150 Go, il faudra régulièrement faire du tri ! Toujours est-il que le retrait d'un lecteur blu-ray 4K pourrait bien alléger la facture d'environ 70 euros. Du coup un prix optimiste serait 429 ¤ pour la Digital Edition et 499 ¤ pour l'édition standard. Si on est plutôt pessimiste, on peut tabler sur 449 ¤ (digital) et 549 ¤ (standard). Mais ce ne sont que des suppositions hein. Maintenant place aux jeux !

 

Le coup de coeur : Kena : Bridge of Spirits

PS5 (exclu console temporaire et PC) - Fin 2020

Voilà un jeu qui a envoûté les gamers avec son trailer. La direction artistique est de haut vol et les décors regorgent de détails, à tel point que l'on se croirait dans un film d'animation. Surprenant ? Pas tant que ça. En effet la petite équipe d'Ember Lab était auparavant spécialisée dans la création de personnages animés pour la publicité. C'est aussi à elle qu'on doit le fabuleux fan-film Zelda "Majora's Mask - Terrible Fate". Et la musique est composée par TheophanyRemix, bien connu pour avoir sorti plusieurs albums de magnifiques reprises de... Majora's Mask. Bref, ce petit studio adore Zelda et ça se voit.

Kena : Bridge of Spirits est un mélange coloré d'action, d'aventure et d'exploration. En plus de son côté Zelda, le titre dispose aussi d'un petit côté Pikmin. Kena devra sauver des esprits nommés "Rot". Ces petites créatures vraiment "cute" (ça sent les produits dérivés à plein nez), vous accompagneront et travailleront ensemble pour développer de nouvelles aptitudes et interagir avec l'environnement. Le soft est en développement depuis quatre ans et m'a pour le moment séduit.

 

La hype avec un teaser : Project Athia

PS5 (exclu console temporaire et PC) - Pas de date de sortie

Si comme moi vous aimez la fantasy et l'aventure, Project Athia (nom temporaire) a dû vous faire de l'effet lors de son reveal hier soir. Edité par Square Enix, le jeu est développé par l'équipe de Luminous Production, les membres derrière Final Fantasy XV. Project Athia proposera d'incarner une héroïne propulsée dans un monde fantastique qui n'est pas le sien. On contrôle donc une jeune femme en baskets et avec une cape assez classe. Les créatures qui peuplent le monde ont un genre de lumière, de magie, qui les traversent. Le joueur pourra lancer des sorts, comme par exemple faire jaillir des racines du sol pour piéger un ennemi. Le court teaser laisse entrevoir des environnements ouverts vraiment chouettes, avec des textures de bois et de roches réussies. Et que dire du dragon à la fin ? Tout cela s'annonce épique.

 

La valeur sûre : Horizon Forbidden West

Exclu PS5 - Pas de date de sortie

Plus de trois ans se sont écoulés depuis la sortie de Horizon Zero Dawn. Pour moi, il s'agit probablement de la meilleure nouvelle licence sur cette génération de consoles. Autant dire que j'attends la suite avec impatience. Et sans surprise Sony avait gardé sa meilleure cartouche pour la fin de son show. La claque annoncée semble là, même si nous n'avons pas forcément vu de vraies séquences de gameplay à proprement parler. Alloy pourra cette fois explorer les fonds marins et peut-être réussir à me faire aimer ces phases de jeu (en général je déteste les phases sous-marine). Les environnements s'annoncent variés et de nouvelles tribus et créatures mécaniques seront bien sûr de la partie. La présence de ptérodactyles en fin de trailer laisse rêveur : sera t'il possible de les chevaucher pour se déplacer rapidement dans ce monde ouvert ? C'est en tous cas un fantasme de nombreux joueurs et cela permettrait de faire une belle démonstration des temps de chargements quasi-inexistants sur PS5. Le jeu n'a pas encore de date de sortie mais on peut tabler sur un lancement courant 2021.

 

La superbe direction artistique : Little Devil Inside

PS5/PS4 (exclu console temporaire) et PC - Pas de date de sortie

En développement depuis cinq ans sur PC, le discret Little Devil Inside est venu se rappeler à nos bons souvenirs via un nouveau trailer. Et il m'a vraiment intrigué ! Mélange d'action, d'aventure, d'exploration et de survie, ce jeu brille surtout par sa direction artistique. Elle mélange des modélisations très angulaires à des éléments beaucoup plus réalistes. Les arbres et la végétation semblent ainsi particulièrement travaillés. Chaque lieu dégage une vraie identité et atmosphère. Il faudra attendre un peu pour en savoir plus sur l'histoire et sur la relation exacte entre notre héros et un vieillard qui nous accompagnera pendant l'aventure. A suivre de près !

 

La flippe en 4K : Resident Evil Village

PS5, Xbox Series X et PC - 2021

A l'origine je suis un immense fan de Resident Evil. Je considère encore le premier épisode de la série comme l'un des meilleurs jeux de tous les temps. Mais après le cinquième épisode, j'ai décidé de lâcher l'affaire. Personnages body-buildés, scénario pathétique, manque d'innovation... Resident Evil VII aurait donc dû me réconcilier avec la saga mais il n'a pas réussi à m'attirer à lui. C'est peut-être la vue à la première personne qui m'a freiné. Mais ce Resident Evil Village dégage en tout cas quelque chose. Tout le monde semble absolument fou dans ce village et l'ambiance est oppressante au possible. Il n'est pas impossible que je me laisse tenter lors de sa sortie l'année prochaine.

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Depuis l’annonce de leur configuration respective, la Xbox Series X et la PlayStation 5 ont fait saliver des millions de joueurs à travers le monde. Si certains développeurs n’hésitent pas à les comparer aux PC les plus haut de gamme du marché, les constructeurs savent néanmoins que le prix ne doit pas dépasser un certain seuil psychologique dans la tête des joueurs. Si l’on recoupent les différents sondages en ligne, le prix de 500 euros semble être la limite. Au-delà, une bonne partie des gamers feraient l’impasse sur un achat au lancement.

Alors j’ai décidé de m’intéresser aux lancements des précédentes générations de consoles de salon. Quel était le prix à l’époque et à quel montant cela équivaut aujourd’hui si l’on tient compte de l’inflation ? Y avait-il des jeux cultes dès le Jour-J motivant les joueurs à acheter ? Je vais vous parler d’un temps où Sega faisait autre chose que des bouts de plastiques à écran de 1,15 pouces ! Etant donné le nombre faramineux de consoles étant sorties, j’ai limité la sélection aux consoles les plus populaires en France depuis l’ère 8-bits.

 

Comparatif du prix des consoles ajusté à l’inflation

Comme j’ai bien conscience qu’une représentation graphique est la plus visuelle, j’ai décidé de commencer cet article par la fin. Autrement dit, voici ci-dessous la synthèse et les informations principales à tirer de cette étude. Pour ceux qui ont le courage, le détails des lancements est donc un peu plus bas !

Que retenir de ce comparatif ? Plusieurs points me semblent importants.

  • Ce comparatif n’inclut pas la majeure partie des consoles des années 70 et 80. Dites-vous bien qu’à cette époque, on achetait parfois des machines pour l’équivalent de 700-800 euros alors que leur durée de vie ne dépassait pas trois ans (et quelques dizaines de jeux).
  • Certaines consoles de la génération PS1/PS2 nécessitaient l’achat de cartes mémoires pour sauvegarder sa progression (ou ses ralentis de PES !). En conséquence, on avait dépensé facilement 50 euros de plus après quelques années d’usage de la console.
  • De nombreuses consoles ayant eu des formats cartouches propriétaires, il n’y avait pas de rétrocompatibilité d’une génération à une autre. Alors qu’avec les consoles actuelles, on peut accéder à des centaines d’anciens jeux via les stores en ligne.
  • Toujours à cause des supports physiques propriétaires, une console ne servait souvent qu’à jouer. Alors qu’en achetant une console récente on achète aussi un lecteur Blu-Ray, voir Blu-Ray 4K.
  • Nintendo est incontestablement l’un des maîtres de la console à bas coût (même si depuis la Wii, les prix bas s’expliquent par des configurations techniques plus faibles que la concurrence).
  • Le prix moyen d’une console de salon à son lancement est de 419,44 euros. En d’autres termes, si la PlayStation 5 et la Xbox Series X se lancent à 399 euros, ce serait une excellente “affaire”. Elles seraient moins cher que la majorité (6 sur 7) des consoles Sony et Microsoft précédentes. Objectivement on constate aussi que de telles machines à 499 euros ne seraient pas une aberration non plus.

N’hésitez pas à me dire en commentaires, quel prix vous semble “acceptable” pour ces nouvelles consoles.

 

Détails de chaque lancement (date de sortie, prix, jeux phares du line-up)

Sega Master System (Septembre 1987)
Prix de lancement : 990 francs, soit désormais 261 euros (avec le jeu Hang-On et 2 manettes)

Ventes totales : 13 millions dans le monde, environ 1 million en France

La Master System arrive en France un peu tardivement par rapport au Japon et aux Etats-Unis. Les jeux du lancement les plus populaires sont très certainement Hang-On (jeu de moto porté depuis l’arcade) et Alex Kidd in Miracle World (premier jeu de la série Alex Kidd qui sera d’ailleurs directement intégré à la console à partir de 1990).

Nintendo NES (27 Octobre 1987)
Prix de lancement : 1490 francs, soit désormais 391 euros (avec le jeu Super Mario Bros et 2 manettes)

Ventes totales : 61,91 millions dans le monde, environ 1,8 million en France

Malgré son lancement en pleine période de fêtes de fin d’année, la NES rata son arrivée en France. Mais ce n’est en tous cas pas à cause de son line-up. Il proposait pas moins de 27 jeux : non seulement Super Mario Bros, mais aussi Excitebike, Duck Hunt, Ice Climber et plusieurs portages des jeux arcade Donkey Kong.

Sega Mega Drive (Septembre 1990)
Prix de lancement : 1890 francs, soit désormais 453 euros (avec le jeu Altered Beast et 1 manette)

Ventes totales : 39,70 millions dans le monde, environ 6,90 millions en Europe

La Mega Drive arrive en France bien après le Japon et les Etats-Unis et offre donc un beau catalogue de lancement. Outre Altered Beast (vendu en bundle avec la console), plusieurs jeux se démarquent comme Golden Axe, Ghouls 'n Ghosts ou The Revenge of the Shinobi. Il y avait de quoi faire.

Nintendo Super NES (11 avril 1992)
Prix de lancement : 1290 francs, soit désormais 294 euros (avec le jeu Super Mario World et 2 manettes)

Ventes totales : 49,10 millions dans le monde, 8,58 millions en Europe

La Super Nintendo arrive en France avec un line-up réduit à 5 jeux. Mais quels jeux ! Le cultissime Super Mario World est fourni avec la console et les quatre autres sont F-Zero, Super R-Type, Super Tennis et Super Soccer. Du sport, de la course, du shoot’em up et de la plate-formes, il y avait de la qualité et de la variété.

Sega Saturn (8 juillet 1995)
Prix de lancement : 3390 francs, soit désormais 726 euros (avec le jeu Virtua Fighter et 1 manette)

Ventes totales : 9,5 millions dans le monde, 971 000 en Europe

Console au développement compliqué et à la carrière commerciale catastrophique, la Saturn arrive en France au prix fort et avec un catalogue réduit à 4 jeux : Virtua Fighter, Daytona USA, Victory Goal et Clockwork Knight. Heureusement les deux premiers, issus de l’arcade, ont su enchanter les joueurs pendant des dizaines d’heures.

Sony PlayStation (29 septembre 1995)
Prix de lancement : 2099 francs, soit désormais 448 euros (avec 1 manette)

Ventes totales : 104,25 millions dans le monde, 5 millions en France

La PlayStation arrive sur le marché français avec de nombreux titres, dont trois jeux de course cultes qui deviendront de grosses franchises : Wipeout, Ridge Racer et Destruction Derby. Tekken ratant de peu le lancement dans l’hexagone, les fans de combats se jettent sur l’excellent Battle Arena Toshinden.

Nintendo 64 (1 septembre 1997)
Prix de lancement : 990 francs, soit désormais 204 euros (avec 1 manette

Ventes totales : 32,93 millions dans le monde, 6,75 millions en Europe

La France était l’un des derniers pays à accueillir la Nintendo 64 et le catalogue de lancement est donc exceptionnel. Avec Super Mario 64 et Mario Kart 64, Nintendo proposait déjà deux jeux cultes. Mais c’était sans compter sur Wave Race, Pilotwings ou encore l’excellent Turok: Dinosaur Hunter. Ce line-up combiné à son petit prix en faisait un excellent choix.

Sega Dreamcast (14 octobre 1999)
Prix de lancement : 1690 francs, soit désormais 344 euros (avec 1 manette)

Ventes totales : 10,6 millions dans le monde, 1,91 millions en Europe

Malgré son échec, la Dreamcast a connu de grands titres et ce, dès son lancement. En France, la console arrive avec de nombreux hits : Sonic Adventure, Power Stone, Sega Rally 2, Virtua Fighter 3 TB ou encore The House of the Dead 2. Bref, il y en avait pour tous les goûts.

Sony PlayStation 2 (24 novembre 2000)
Prix de lancement : 2990 francs, soit désormais 599 euros (avec 1 manette)

Ventes totales : 155 millions dans le monde, environ 6 millions en France

Succès immédiat (ah ce fameux chaos du Virgin Megastore), la PlayStation 2 proposait un catalogue de lancement vaste mais à la qualité inégale. Selon moi deux jeux se sont quand même démarqués : SSX (qui a fait l’unanimité) et Tekken Tag Tournament (pas le plus réputé de la série mais quand même un très bon jeu de baston).

Microsoft Xbox (14 mars 2002)
Prix de lancement : 479 euros, soit désormais 616 euros (avec 1 manette)

Ventes totales : 24,65 millions dans le monde, 7,17 millions en Europe

Pour son arrivée sur le marché des consoles, Microsoft a su s’entourer immédiatement de grands studios. Ainsi le line-up de lancement était fabuleux. Jugez par vous-même : Halo, Dead or Alive 3, Amped, Oddworld : l’Odyssée de Munch, Project Gotham Racing, Jet Set Radio Future ou encore RalliSport Challenge. En tout une vingtaine de titres étaient au programme.

Nintendo GameCube (3 mai 2002)
Prix de lancement : 199 euros, soit désormais 255 euros (avec 1 manette)

Ventes totales : 21,74 millions dans le monde, 4,77 millions en Europe

La GameCube arrive en France avec un catalogue assez varié mais surtout une exclusivité de très haut niveau : Star Wars: Rogue Squadron II - Rogue Leader. Le shoot’em up de Factor 5 nous ferait presque oublier Luigi's Mansion ou encore Wave Race : Blue Storm.

Microsoft Xbox 360 (2 décembre 2005)
Prix de lancement : 299 euros (Arcade) et 399 euros (Premium), soit désormais 357 euros (Arcade) et 476 euros (premium) (avec 1 manette)

Ventes totales : 85,80 millions dans le monde, 3,57 millions en France

Le jeu du lancement est peut-être Project Gotham Racing 3, excellent en tout point. Rare proposait de son côté le sympathique Kameo et le décevant Perfect Dark Zero. Le très bon portage de Call of Duty 2 et le flippant Condemned: Criminal Origins apportait également du piquant au catalogue. Notons que pas moins de 6 jeux de sports étaient disponibles le Jour-J.

Nintendo Wii (8 décembre 2006)
Prix de lancement : 249 euros, soit désormais 292 euros (avec 1 manette et Wii Sports)

Ventes totales : 101,63 millions dans le monde, 6,3 millions en France

Si tout le monde a eu droit à son exemplaire de Wii Sports, le jeu du lancement n’en demeure pas moins The Legend of Zelda: Twilight Princess. Côté fun, on retrouve aussi Wii Play et bien sûr Rayman contre les lapins crétins qui sera immédiatement entré dans la pop culture. Le reste du line-up n’était pas particulièrement mémorable.

Sony PlayStation 3 (23 mars 2007)
Prix de lancement : 599 euros, soit désormais 701 euros (avec 1 manette)

Ventes totales : 87,41 millions dans le monde, 5,23 millions en France

La PS3 ne compte pas vraiment de titres cultes au lancement mais quelques uns sortent du lot. Sega propose deux bons portages arcade avec Virtua Fighter 5 et Virtua Tennis 3. Côté first party, MotorStorm et Resistance: Fall of Man assurent le show. Avec Def Jam: Icon et Fight Night Round 3, les fans de combats avaient aussi de quoi faire.

Nintendo Wii U (30 novembre 2012)
Prix de lancement : 299 euros, soit désormais 319 euros (avec 1 manette)

Ventes totales : 13,56 millions dans le monde, 832 000 en France

A son lancement, la Wii U pouvait surtout compter sur New Super Mario Bros. U comme principale exclusivité. Pour s’occuper davantage, les éditeurs tiers avaient répondus présents avec des portages de leurs jeux phares. On retrouve Mass Effect 3: Special Edition, Assassin's Creed III, Batman: Arkham City - Armored Edition, Call of Duty: Black Ops II ou encore Darksiders II (oui oui, ça fait beaucoup de suites).

Microsoft Xbox One (22 novembre 2013)
Prix de lancement : 499 euros, soit désormais 526 euros (avec 1 manette et Kinect)

Ventes totales à mi-mai 2020 : 47,32 millions dans le monde, 11,86 millions en Europe

Le line-up de la Xbox One peut compter sur l’excellent Killer Instinct et l’agréable Forza Motorsport 5. En revanche Ryse : Son of Rome fait un flop. Les éditeurs tiers sont là avec toutes les grosses licences Ubisoft, Activision ou encore Electronic Arts dès le début.

Sony PlayStation 4 (29 novembre 2013)
Prix de lancement : 399 euros, soit désormais 421 euros (avec 1 manette)

Ventes totales à fin mars 2020 : 110,40 millions dans le monde, 6 millions en France

Avec le report de dernière minute de Watch Dogs, la PlayStation 4 propose un catalogue de lancement correct mais sans coup d’éclat. Les FPS sont à l’honneur avec Killzone Shadow Fall, Battlefield 4, Call of Duty: Ghosts, mais on trouve aussi du foot avec l’inévitable FIFA 14, de la baston avec Injustice : Les Dieux sont parmi nous ou encore de l’aventure avec Assassin's Creed IV: Black Flag. J’ose à peine citer Knack…

Nintendo Switch (3 mars 2017)
Prix de lancement : 329 euros, soit désormais 343 euros (avec 1 manette)

Ventes totales à fin mars 2020 : 55,77 millions dans le monde, environ 3,6 millions en France

Ne nous mentons pas à nous-même : si la Switch a cartonné dès son lancement c’est en grande partie grâce The Legend of Zelda: Breath of the Wild. Le dernier opus de la série a mis tout le monde d’accord. A tel point qu’on peine à se souvenir des autres jeux du lancement...

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Pour tout joueur qui se respecte, l'E3 est l'événement incontournable de l'année. Les conférences en prélude du salon sont un moment d'excitation où l'on découvre les jeux auxquels nous joueront en fin d'année mais aussi les deux années suivantes. Combien d'annonces et trailers mythiques sont gravés à jamais dans notre mémoire ? Des dizaines. Les couche-tard regardent les lives parfois jusqu’à 4h du matin alors que les lève-tôt se ruent en général sur les replay dès leur réveil. Malheureusement la pandémie historique que nous vivons actuellement a logiquement contraint l'ESA à annuler l'édition 2020. 

Alors j'ai décidé de revenir 10 ans en arrière pour me remémorer de bons souvenirs mais aussi pour constater l'évolution de notre industrie lors de la dernière décennie. Pour rappel en 2010 les forces en présence sont la Xbox 360 (41,2 millions de ventes), la PlayStation 3 (environ 38 millions), la Wii (71 millions), la DS (132 millions), la PSP (environ 60 millions) et bien sûr le PC (là c’est dur à dire !). L’E3 2010 se déroule du 15 au 17 juin, un mois après la sortie d’un jeu culte, véritable GOTY 2010, j’ai nommé Red Dead Redemption.

 

Je vous parle d’un temps que les moins de dix ans ne peuvent pas connaître

En 2010, le jeu sur smartphone commence seulement à prendre son envol avec des titres comme Angry Birds ou Fruit Ninja et le concept du jeu gratuit financé par les achats in-game n’en est qu’à ses balbutiements. Point de Fortnite ou PUBG, le fameux “Game as a Service” se retrouve surtout sur quelques titres mobiles et notamment en Chine, où un certain Tencent continue sa fulgurante expansion grâce, notamment, à ce business model. Par contre les DLC sont déjà bien là, on en bouffe à la pelle et les ventes donnent raison aux éditeurs. 

A cette époque, le motion gaming est sur toutes les lèvres. L’insolent succès de la Wii a poussé Microsoft et Sony à revoir leur stratégie. Il faut bien comprendre qu’en 2010, de nombreux joueurs ne voient l’avenir du jeu vidéo qu’à travers la détection de mouvements. Et l’on se dit que la prochaine génération de consoles intégrera forcément d’office cette technologie. Si l’avenir leur donnera en grande partie tort (notamment l’epic fail de Kinect retiré du bundle Xbox One au dernier moment), l’E3 2010 est en revanche centré sur le motion.

Microsoft a carrément dédié une conférence à Kinect quelques jours avant le show. Mais le géant américain peine à convaincre avec des titres grands publics comme Kinect Yoga, Kinect Sports, Kinect Adventures ou Joy Ride. Seul Just Dance surnage quelque peu, mais la promesse d’une véritable révolution semble s’envoler. Du côté de Sony, on prépare le PS Move. Après le très sympathique Eye Toy, on se dit que le Move pourrait être une bonne surprise. Sony y consacre la première heure de sa conférence avec Sorcery, Sports Champions, Eye Pet, Tiger Woods mais surtout Killzone 3, censé prouver que le motion peut aller de paire avec de vrais jeux de gamers. Au final, PS Move et Kinect enregistreront des ventes satisfaisantes sur cette génération de consoles mais leur destin n’est pas identique. Si le PlayStation Move a trouvé une seconde jeunesse avec la réalité virtuelle sur PS4, Kinect finira par disparaître pour de bon en octobre 2017 (les différentes technologies mises en place se retrouvent toutefois dans d’autres projets Microsoft). 

 

Nintendo gagne la guerre des portables

Du côté des portables, il n’y aura pas eu match ! En bout de course, la PlayStation Portable n’a le droit qu’à une petite dizaine de minutes de l’interminable conférence Sony. Et peu d’annonces de nouveaux jeux sont au programme. De son côté Nintendo a le vent en poupe et dévoile la 3DS. Malgré un design convenu et des caractéristiques techniques loin d’être sensationnelles, le constructeur japonais parvient à faire le show avec le retour de Kid Icarus. Il rassure aussi les joueurs avec la présence de nombreux jeux tiers orientés “gamer” avec Kingdom Hearts 3D, Professor Layton, Metal Gear Solid, Assassin’s Creed : Lost Legacy (qui sera finalement annulé), Resident Evil Revelations et bien d’autres… Bref, Nintendo parvient à asseoir sa domination sur le marché des portables, sans forcer.

 

Les jeux phares du salon

L’E3 2010 n’aura clairement pas donné lieu aux conférences les plus cultes de l’Electronic Entertainment Expo. Mais comme le but de cet article est d’en faire un petit bilan avec du recul, le voici.

Microsoft

Microsoft avait ouvert le bal avec 1h30 assez rythmée. La firme de Redmond commence par des jeux tiers en montrant du Call of Duty Black Ops et en annonçant l’exclusivité du contenu additionnel de la franchise jusqu’en 2012. Par la suite, l’image de marque prend un coup de boost avec la présence de Hideo Kojima sur scène pour parler de Metal Gear Solid : Rising. Ce dernier ne sortira finalement qu’en 2013 et Kojima finira par revenir avant tout chez Sony. On découvre aussi lors de cette conférence un certains Codenames Kingdom, jeu Kinect développé par Crytek. Le titre finira par devenir Ryse : Son of Rome sur Xbox One et ne sortira donc lui aussi qu’en 2013 (devenant au passage un jeu d’action à la 3ème personne snobant Kinect). Du côté First Party, Microsoft montre Gears of War 3 en coop, Halo Reach mais aussi Fable III (qui ne m’a absolument pas convaincu d’ailleurs). Après un gros focus Xbox Live (la Xbox au centre du salon), Microsoft enchaîne par du Kinect à volonté : Kinectimals, Kinect Sports, Kinect Adventures, Your Shape, Dance Central mais aussi Star Wars ou encore une démo de Forza Motorsport 4 au Kinect (mouais mouais). La firme finira quand même fort en annonçant la très design Xbox 360 Slim et surtout, en offrant un exemplaire de celle-ci à chaque journaliste présent dans la salle !

Nintendo

De son côté Nintendo n’avait pas grand chose à prouver, leader à la fois sur le marché des consoles de salon avec la Wii et des consoles portables avec la DS. Toutefois le constructeur avait quelques belles cartouches avec notamment The Legend of Zelda : Skyward Sword, Metroid Other M et le tant attendu retour de Donkey Kong avec Donkey Kong Country Returns. Trois titres qui, sans surprise, deviendront des chef-d’oeuvre de la Wii. On trouve aussi dans cette conférence des jeux colorés avec Kirby’s Epic Yarn et Epic Mickey. L’annonce du retour de Goldeneye 007 est également au rendez-vous, même si le jeu ne marquera pas les esprits au final (n’est pas Rare qui veut). Côté DS, Nintendo dévoilait un nouveau Golden Sun (ce qui faisait sacrément plaisir) mais aussi Dragon Quest IX : Les Sentinelles du firmament (là encore du top niveau). Bref, cette conférence était peut-être la plus efficace de l’édition 2010 du show.

Sony

Enfin Sony, trop attaché à montrer son PS Move, avait profité de cet E3 pour annoncer le désormais incontournable PlayStation Plus. La firme japonaise était aussi venu avec quelques jeux dont le reboot de Medal of Honor qui n’aura, au final, pas réussi à stopper l’hégémonie de Call of Duty. On retrouve aussi Dead Space 2, license désormais oubliée mais particulièrement éblouissante à l’époque. Gabe Newell sur scène pour annoncer l’arrivée de Portal 2 fut une bonne surprise. Mais côté first party, pas grand chose à se mettre sous la dent si ce n’est la date de sortie de Gran Turismo 5, un nouveau inFamous et un nouveau Twisted Metal en guise de “one more thing” (je n’ai jamais trop compris la hype autour de cette série mais bon).

Bonus

Je ne vais pas m’attarder sur chaque conférence éditeur de l’E3 2010, mais il était impensable pour moi de ne pas remettre ici les “meilleurs” moments de celle de Konami. C’est bien simple, beaucoup (mais alors beaucoup) de drogues avaient dû circuler en coulisses avant l’événement. Je vous laisse savourer.

 

Conclusion

Vous l’aurez compris cet E3 2010 était une édition en demi-teinte. Présenté comme l’avenir, le motion gaming ne sera jamais devenu indispensable au final. De ce fait, les gros jeux orientés “gamers” manquaient quelque peu à l’appel. Nintendo aura peut-être été le plus convaincant et Sony le plus décevant. Dans l’ensemble, le show a montré peu de prises de risques et de nouvelles licences. Espérons que les différents événements prévus dans les prochaines semaines nous révèlent davantage de (bonnes) surprises.

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Ça ne vous a pas échappé, le State of Play d'hier soir était l'occasion d'en découvrir davantage sur le très attendu Ghost of Tsushima. Après une démonstration de 18 minutes assez complète, un sentiment de déception semble régner chez une majorité de joueurs. Ce n'est pas mon avis et je vais donc tenter de m'expliquer ci-dessous, en espérant ouvrir le débat. 

 

Une vraie production AAA

Autant vous donner directement mon avis sur le prétendu downgrade tant décrié : je ne sais pas ce que vous avez vu, mais moi j’ai vu un jeu absolument magnifique et ce, malgré la qualité très moyenne du stream PlayStation (artefact de compression trop visible). Je pense que la PS4 Pro crache ses tripes avec Ghost of Tsushima. Et j’aimerais dire à ceux qui affirment que le jeu est à mille lieues de Red Dead Redemption 2, qu’ils devraient attendre de voir le jeu réellement tourner devant leurs yeux plutôt que de juger sur un stream compressé. Sans être expert en compression, on peut d’ailleurs deviner assez facilement les tares qui incombent à la vidéo et les tares qui incombent vraiment au jeu. Pour ma part, hormi quelques textures un peu légères, je trouve que le titre de Sucker Punch en met plein la vue. Les éclairages sont sublimes, les effets de particules et de vents impressionnants et globalement les modélisations sont de haut vol. Et la distance d’affichage est franchement convaincante (on distingue encore pas mal de détails à plusieurs centaines de mètres).

Je trouve encore plus surprenant les gamers clamant que Sony est, de toute façon, le champion du downgrade. Peut-être se sont-ils arrêtés au reveal de la PS3 et ses fameuses vidéos de MotorStorm et Killzone 2 totalement irréelles. Mais depuis, Sony n’a eu de cesse de montrer du concret. Avez-vous oublié la claque infligée par The Order 1886 à sa sortie ? La beauté d’un Uncharted 4 ? L’open-world qui flatte la rétine d’Horizon Zero Dawn ? Ah et sans parler de God of War. Bref, je pense que les studios First Party nous ont prouvé leur savoir-faire.

 

Un dépaysement total

La grande force de Ghost of Tsushima est sa capacité à nous immerger totalement dans son univers poétique. Le contraste entre la brutalité des combats et la beauté de la nature est frappant. Les artistes de Sucker Punch ont peaufiné la direction artistique. Comme une toile de maître que l’on pourrait contempler pendant de longues minutes dans un musée, il y a fort à parier que l’on passera beaucoup de temps dans GoT à tourner la caméra à 360° autour de son cheval avec admiration. La végétation dense n’a de cesse de bouger au gré du vent, les oiseaux vous guident en chantant, le soleil perce à travers les arbres, les costumes d’époques sont riches en détails… Bref, difficile de faire la fine bouche devant le travail accompli. Les développeurs ont même pensé aux fans de vieux films de samurai en noir et blanc avec un mode simulant justement... une pellicule en noir et blanc ! Le résultat est du plus bel effet et l’intégralité du titre sera jouable avec ce rendu si vous l’activer.

Si la vue représente environ 70% des informations recueillies par le cerveau, l’audition reste prépondérante pour l’immersion. La musique transmet un tas d’émotions et les bruitages renforcent le réalisme et la cohérence de l’expérience. Bien qu’il soit trop tôt pour se prononcer, Ghost of Tsushima semble en tous cas mettre la barre haute pour nos oreilles. Les musiques nous transportent littéralement en Asie. Et comme les voix japonaises seront sélectionnables, le dépaysement devrait être total.

 

Assassin of Tsushima

Si il est un point sur lequel tout le monde s’accorde, c’est bien le gameplay de Ghost of Tsushima. Oui tout cela ressemble furieusement aux derniers Assassin’s Creed. A vrai dire, si l’on retirait au titre son côté “poétique”, rien ne le différencierait d’un Assassin’s Creed au Japon féodal. Cette période ayant jusque là été boudée par Ubisoft, Sucker Punch semble idéalement combler un manque. Ceci dit un peu d’innovation n’aurait pas été de trop. Les mécanismes de combats à l’arc, au corps à corps et les phases d’infiltrations sentent le déjà-vu. Alors, certes, le tout à l’air efficace, mais on ne peut s’empêcher de penser que les développeurs ont trop pris au pied de la lettre l’adage “c’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes”. 

A titre personnel, je n’ai pas fait beaucoup de jeux impliquant des combats au sabre. Mais les lointains souvenirs d’Onimusha ou du génial Last Blade II (dans un genre différent donc) sont bien présents. Je trouve assez jouissif d’avoir à l’écran des combats chorégraphiés avec un gameplay basé sur la contre-attaque. De ce point de vue GoT pourrait bien remplir sa mission. J’apprécie aussi le fait que Sucker Punch ne se soit pas censuré. Même si la violence est un éternel débat, inclure du sang et des membres coupés dans un jeu de ce genre est un réel plus contribuant au réalisme et donc à l’immersion. 

La démonstration nous montrait une mission assez basique dans laquelle le héros, Jin, s’attaque à un camp et détruit un bateau. Nous ne sommes donc pas beaucoup plus avancé sur l’un des points essentiels de tout bon RPG : sa narration. Depuis la monumentale claque mise par The Witcher III, difficile de trouver des jeux de rôle capablent de nous fasciner non seulement via leurs quêtes principales mais aussi via leurs quêtes annexes. Si Ghost of Tsushima y parvient, alors il pourrait être bien plus qu’un Assassin’s Creed féodal.

 

Sucker Punch dans une nouvelle dimension ?

Ce n’est qu’un avis personnel mais, pour moi, Sucker Punch n’est pas encore tout à fait un studio mythique. Sony a la chance d’en avoir plusieurs : Naughty Dog (Crash Bandicoot, Uncharted, The Last of Us) évidemment, mais aussi Sony Santa Monica (God of War), la Team Ico (Ico, Shadow of the Colossus, The Last Guardian) ou encore Guerilla (surtout avec Horizon Zero Dawn). Justement je trouve que Sucker Punch cherche encore son Horizon Zero Dawn. Guerilla avait fait du très bon boulot sur les Killzone (surtout le 2) mais c’est avec Horizon qu’ils ont vraiment mis tout le monde d’accord. Le constat s’applique à Sucker Punch. Les Sly et InFamous sont de très bons jeux mais il manque encore ce titre culte qui ferait basculer le studio dans une autre dimension. 

 

Et vous qu’avez-vous pensé de cette vidéo de Ghost of Tsushima ?

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Ghost of Tsushima
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Final Fantasy VII. Un de ces rares jeux vidéo qui peut se targuer d’être vraiment “culte”. Certes le superlatif est employé pour de nombreux titres, mais dans notre cas on parle d’une oeuvre qui a durablement marqué une génération entière de joueurs et dont l’impact sur les jeux qui ont suivi est réel. Comme beaucoup, j’ai découvert le J-RPG avec ce titre, porte-étendard d’un genre jusque là ignoré en occident. Après la claque infligée par le 7ème opus, j’ai bien sûr enchaîné avec le 8, le 9 et le 10 avant de lâcher l’affaire suite aux changements majeurs opérés par Final Fantasy XII. 

 

Le tour par tour, légende du passé aujourd’hui oubliée ?

Il faut dire que l’un des gros points forts des J-RPG de 90 / début 2000 était pour moi leur système de combat au tour par tour. Désormais qualifié d’ennuyeux et lent par la plupart des gamers, ce gameplay était à l’époque une véritable force et les développeurs rivalisaient d’ingéniosité pour nous proposer des joutes visuellement spectaculaires et une profondeur stratégique souvent ahurissante. On passait un temps fou dans les menus à configurer les sorts magiques et équipements de ses personnages pour s’adapter aux ennemis et la victoire en combat n’en était que plus jubilatoire. Au fil du temps le tour par tour tel qu’on le connaissait est devenu un genre en voie d’extinction. A vrai dire il a plutôt fallu se tourner vers les jeux volontairement rétro comme Octopath Traveler pour retrouver le feeling d’antan. A titre personnel, le sous-estimé Lost Odyssey (2007) et le fabuleux Child of Light (2014) sont les deux derniers jeux au tour par tour sur lesquels j’ai pris mon pied. 

 

Une démo qui ravive l’espoir 

Mais revenons à nos moutons (ou plutôt à nos chocobos). Après avoir donné sa chance à Final Fantasy XV, j’y avais trouvé de belles qualités mais n’avais pas été convaincu par le système de combat. Trop bourrin et pas assez stratégique, je me souviens m’être dit : “quitte à ne contrôler qu’un seul personnage, je préfère largement le gameplay d’un The Witcher III”. Aussi lorsque le remake de Final Fantasy VII a été officialisé lors de la folle conférence Sony de l’E3 2015, j’ai prié fort pour le retour d’un système de combat au tour par tour. Mais, peu après, les espoirs s’évaporaient : les combats allaient être profondément modernisés et dynamisés. Le syndrome FF XV pointait alors le bout de son nez et à partir de ce moment j’en étais persuadé : j’achèterais le remake day one pour l’histoire et l’univers même si les combats me décevront. 

Et puis il y a eu la démo. Premier tournant dans la vision que je me faisais de ce Final Fantasy VII Remake. Persuadé que le mode Classique conviendrait mieux à ma philosophie (pas celle d’Amel Bent), j’ai d’abord fait un premier run dans ce mode. Je découvre alors un côté tour par tour agréable mais tout est vraiment trop facile (pour rappel le mode Classique correspond à une difficulté facile). Je décide alors de relancer la démo en Normal. L’approche stratégique ne me saute toujours pas aux yeux jusqu’au combat contre le fameux scorpion (pas Dwayne Johnson). Je me rends alors compte de la profondeur du gameplay et de l’importance de bien s’adapter aux ennemis. Après cette deuxième passe sur la démo, de nombreux doutes sur le système de combat se sont déjà dissipés. Pourrais-je finalement prendre du plaisir à combattre dans ce remake ? L’idée ne paraît plus si utopique. 

 

 La stratégie comme maître mot 

Arrive donc le jour sacré du 10 avril 2020. Après 23 ans d’attente, c’est presque fébrile que l’on se relance dans l’aventure. Très vite l’excitation et le plaisir de retrouver la bande de héros prennent le dessus sur l’appréhension : oui Final Fantasy VII Remake est un grand jeu. Malgré quelques longueurs qui plombent le rythme (notamment dans la première moitié de l’aventure), on est bien en face d’un J-RPG à gros budget qui ne peut que toucher en plein coeur les fans de la première heure. Et le système de combat, pierre angulaire de tout bon RPG, dévoile son incroyable richesse à chaque heure qui passe. Square Enix a réussi son pari haut la main avec une idée de base simple : limiter la puissance de coups basiques pour obliger le joueur à utiliser les Compétences et les Magies de ses personnages. Et ça marche ! On passe une grosse partie des combats dans les menus pour choisir les bons sorts au bon moment. Car chaque ennemi a bien sûr ses faiblesses et les exploiter pleinement est la clé de la réussite. 

On retrouve alors un côté tour par tour où l’on va attendre que les barres d’ATB des personnages se remplissent pour faire la meilleure combinaison d’attaques et de sorts afin de faire passer l’ennemi en état de choc rapidement (un état dans lequel ce dernier devient extrêmement vulnérable). Si on est malin, on a même conservé notre Transcendance (les fameuses Limites du jeu d’origine) pour l’exécuter à ce moment là et faire le maximum de dégâts. Plus on avance dans le jeu, plus la difficulté augmente, plus la stratégie devient importante et plus on retrouve ce feeling à l’ancienne qui fait diablement plaisir. 

Je me souviens d’un passage dans la laboratoire du docteur Hojo où j’ai lamentablement perdu contre les Marteleurs, ces machines qui sortent et rentrent dans le sol et n’arrêtent pas de figer vos personnages avec “Stop”. Après mon ignoble Game Over, j’équipe Cloud et Barret contre l’altération Stop et avec la matéria Mega Foudre (la faiblesse de ces ennemis). Le même combat sera gagné en quelques secondes avec une facilité presque déconcertante. Et c’est dans ce genre de moment que l’on prend conscience du côté stratégique très profond de ce remake.

 

Les matérias au firmament

Quiconque a joué à Final Fantasy VII le sait : le système de matérias créé par les équipes de SquareSoft était un bonheur absolu. Aussi simple à prendre en main qu’incroyablement riche en possibilités. Au fil des heures, les combinaisons réalisables devenaient tellement démentes qu’on traînait, volontairement, dans les pires coins de la map pour faire du level-up. Avec ce remake, on retrouve vraiment les mêmes sensations. Chaque arme et bracelet peut accueillir un certain nombre de matérias et certains emplacements peuvent être connectés entre eux pour créer des combinaisons puissantes. Au fil des combats, les matérias gagnent en niveau et les équipements eux-aussi. On découvre alors la grande profondeur apportée au système d’évolution. Sur des milliers de joueurs, peu auront exactement la même configuration. Car chaque arme peut évoluer dans de nombreuses directions différentes en fonction de la volonté du joueur et de son profil. Pour ma part, la volonté première était d’obtenir le maximum d’emplacements de matérias, car mes souvenirs de vieux gamers se rappellent à quel point ceux-ci sont primordiaux pour faire les meilleures combinaisons. 

Avec sa structure épisodique où chaque partie disposera d’autant de contenus qu’un RPG à part entière, on peut toutefois se demander où Square Enix aurait dû s’arrêter pour cette première partie. En effet n’est-il pas surprenant de pouvoir finir le jeu avec la plupart des magies déjà au niveau 3 ? Les développeurs ont-ils prévus qu’après Mega Feu nous puissions accéder à Giga Feu, Extra Giga Feu, Mega Giga Feu ? Du côté des Magies on peut donc se demander quelles surprises nous sont réservées. En contre-partie il faut reconnaître que les combinaisons de matérias restent à un niveau basique par rapport au tentaculaires possibilités du jeu original. Il y a donc à parier que cette partie du gameplay sera fortement développée à l’avenir. Apportant ainsi davantage de profondeur à un système de combat qui, quoiqu’il en soit, est une incroyable réussite et un modèle à suivre pour les futurs Final Fantasy.

 

Petit apparté 

Etant donné qu’il s’agit là de ma toute première chronique sur ce blog, j’en profite pour une rapide présentation. Je suis membre du site depuis son lancement, ex-abonné Joypad, Joystick et Gaming. J’ai déjà beaucoup écrit par le passé des articles jeux vidéo mais aussi geek/tech et ce blog devrait donc être un nouveau départ (je parlerais probablement de séries TV également). A part ça j’ai 32 ans et j’ai joué sur de très nombreuses machines depuis la Super Nintendo. Je joue quasi-exclusivement sur consoles de salon et apprécie avant tout les belles aventures solo, bien narrées, immersives (ne vous attendez pas à des articles sur Fortnite ou CoD Warzone donc). 

 

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Final Fantasy VII Remake
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Aventures Geek

Par NicolasT Blog créé le 09/05/20 Mis à jour le 25/06/20 à 13h49

Aventures Geek, c'est l'occasion de découvrir les humeurs et les chroniques d'un gamer trentenaire qui apprécie avant tout les belles aventures solo, bien narrées, immersives. Jeux vidéo, séries TV et objets tech composent l'itinéraire de ce blog.

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Édito

 Je profite de ce premier édito pour me présenter plus en détails. Je suis membre du site depuis son lancement, ex-abonné Joypad, Joystick et Gaming. J’ai déjà beaucoup écrit par le passé des articles jeux vidéo mais aussi geek/tech et ce blog devrait donc être un nouveau départ (je parlerais probablement de séries TV également). A part ça j’ai 32 ans et j’ai joué sur de très nombreuses machines depuis la Super Nintendo. Je joue quasi-exclusivement sur consoles de salon et apprécie avant tout les belles aventures solo, bien narrées, immersives (ne vous attendez pas à des articles sur Fortnite ou CoD Warzone donc). 

 

J'espère que vous prendrez du plaisir à me lire :)

 

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