Le Blog de AssocFUREUR
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Les vétérans du jeu vidéo partageront mon avis : il faut être réaliste, tous les jeux qui sortent ne peuvent pas tous être géniaux, surtout dans un marché tel que celui qui est le nôtre actuellement. Après tout, la quantité d'excellents jeux qui sortent annuellement force la loi des moyennes à nous abreuver d'un lot non négligeable de titres le plus souvent exécrables, au mieux moyens.



De même, il me paraît quelque peu inévitable que chacun d'entre nous se retrouve tôt ou tard avec un jeu moyen ou nul dans sa ludothèque. Peut-être que nous avons cédé à la hype et avons commis un mauvais achat. Peut-être que notre grand-mère s'est fait odieusement manipulée par un vendeur et nous a offert un jeu de second rang. Ou peut-être encore, désoeuvré et désespéré d'avoir quelque chose à jouer, nous avons fouiné dans le rayon promo et choisi un jeu seulement à sa couverture.

Dans tous les cas, nul n'est à l'abri du mauvais jeu. Et comme nous expérimentons tous la chose tôt ou tard, savoir s'amuser avec un jeu de second rang est primordial pour tout gamer : voici donc une série de recommandation pour améliorer votre expérience.


La posture analytique




Un jeu n'est jamais mauvais par accident. A un moment ou un autre au cours de son développement, quelque chose a cloché, de mauvaises décisions ont été prises, et cela a pu se produire à n'importe quel moment du développement. Pire, il y a même des fois où c'est le concept même du jeu qui est fautif.

De là, vous pouvez prendre le parti de l'analyste, journaliste-testeur amateur, et choisir de jouer à un mauvais jeu juste pour en apprendre plus sur l'art du jeu vidéo. De fait, si vous arrivez à déterminer quels sont les défauts précis d'un mauvais jeu, vous voilà sur le sentier de l'érudition vidéoludesque ! Vous pouvez même en faire un jeu en soi !

Essayez d'exprimer vos conclusions, et évitez des poncifs comme le manque de temps et d'argent (on peut faire un bon jeu avec peu de temps et un budget limité !). Examinez un jeu de façon critique pendant que vous y jouer peut agréablement renouveler votre expérience ludique.




La posture journalistique




Les journalistes vidéoludiques amateurs font souvent l'erreur de choisir les meilleurs jeux pour leurs tests. C'est tout à fait compréhensible : après tout, vous y allez de votre poche, alors autant choisir un jeu qui vous plaît et que vous présupposez bon. Du coup, cela débouche sur des situations où l'on ne critique plus que des jeux que nous avons adoré ou alors qui nous ont beaucoup déçu, alors que la réalité est loin de cette situation.

En fait, c'est avec les jeux "moyens" que le travail de test journalistique devient réellement intéressant. Commencez par un jeu qui ne vous a pas emballé, et choisissez-le comme entraînement. Evitez de partir sur des jugement du type "Ca, c'était bien mais ça, c'était mauvais" qui sont le pot commun des testeurs. Soyez original et adoptez un angle narratif ou un aspect spécifique du jeu pour guider votre travail. Ne vous sentez pas obligé d'être exhaustif et de couvrir les graphismes, la bande sonore, le scénario, la jouabilité, etc. Soyez sévère mais juste. Utilisez l'expérience de critique que vous roderez de cette façon pour déterminez pourquoi un jeu est décevant, mais n'hésitez pas à signaler ses qualités quand elles sont avérées.

Faire le test d'un jeu que vous avez trouvé moyen ou banal est une façon intéressante d'améliorer votre esprit critique et vos facultés d'analyse.


A plusieurs, on s'amuse plus






Quand la vie est dure, la présence d'un ami pour vous soutenir est toujours agréable. On pourrait dire la même chose pour un mauvais jeu : un jeu moyen ou médiocre peut devenir très amusant si vous y jouez en bonne compagnie.

De manière général, le mode coopératif améliore l'expérience de la plupart des jeux - surtout parce que cela vous permet de partager de bons moments et quand un passage est particulièrement mauvais, vous pouvez en rire ensemble. Les bugs graphiques, les mauvais dialogues et de piètres animations, tout cela peut devenir très divertissant quand c'est partagé. Et même si un jeu n'a pas de mode co-op, vous pouvez toujours opter pour le mode partage en vous refilant régulièrement la manette.

Alors voilà, n'hésitez pas à garder un ou deux mauvais jeux sous le coude pour les infliger à vos visiteurs, histoire de les divertir !


Posez vous un défi




Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais les mauvais jeux ont souvent une difficulté plus élevée du fait d'un piètre design et d'une mauvaise assurance-qualité. J'ai joué à de nombreux jeux qui auraient pu être excellents si la courbe de difficulté n'avait pas été ridicule, quand ce n'était pas une mauvaise explication des mécanismes du jeu ou un comportement anormal de l'IA.

Du coup, voir la chose comme un défi peut renouveler votre expérience : vous forcer à trouver le moyen le plus efficace de surmonter une séquence extrêmement difficile vous aidera à améliorer votre adresse - à condition d'y mettre le temps. Si vous avez l'intention un jour de vous adonner au speedgaming, c'est le genre de compétence qui vous sera très utile. De plus, ce genre d'investissement sera vite rentabilisé avec les jeux plus haut de gamme, où vous constaterez que vous jouerez bien mieux.

Et s'il faut vraiment vous motiver, axez-vous sur le déblocage de trophées et de hauts-faits. Cela peut être tout un défi en soi.




Jouer pour se changer les idées




Manger trop de chocolat vous vaudra une crise de foie. C'est la même chose avec les bons jeux : si jouer à des jeux remarquables et innovants ne vous fera pas vous tordre de douleur comme une vraie crise de foie, joue sans arrêt à de bons jeux risque de vous accoutumer et vous finirez par moins apprécier ces excellents jeux.

Quoi de mieux qu'un petit jeu de temps en temps pour retrouver tout le plaisir de jouer à un grand titre ? Prenez un jeu noté 5 ou 6 par les médias, et jouez-y avec l'esprit ouvert. A chaque fois que vous tombez sur un bug ou sur un passage décevant et notez-le. Vous pourrez ensuite le comparer à ce qui a été brillamment réussi dans d'autres jeux. C'est un peu l'inverse de la démarche analytique : vous notez les défauts d'un jeu pour avoir plus de plaisir avec un bon jeu par la suite. Cela vous aidera même à pardonner ses quelques défauts s'il en a.


Pour finir




Notre existence de gamer est comme une auberge espagnole : on y trouve ce qu'on y apporte. Et si vous y mettez un peu d'inventivité, même un jeu médiocre pourra devenir aussi amusant qu'un excellent. Tout repose sur l'état d'esprit avec lequel vous abordez le jeu.

En tant que culture, les gamers sont prompts à la hype et très exigeants en matière de jeu - et souvent, cela nous aveugle. Nous avons certes le droit d'exiger des bons jeux mais parfois, je me dis qu'il est dommage de jeter une jolie pomme juste à cause d'une petite tâche. Il y a beaucoup à tirer des mauvais jeux, il faut juste savoir où regarder.

A l'inverse, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : un mauvais jeu reste un mauvais jeu, même si on prend plaisir à l'explorer d'une façon ou d'une autre. Après tout, ce sont nos sous que nous dépensons donc il est légitime d'être prudent sur la façon dont nous le dépensons. Je n'encourage donc pas la création de mauvais jeux, ma posture est plutôt celle d'un "contre mauvaise fortune, bon coeur."

Enfin bon, et vous, y a-t-il un jeu reconnu comme moyen ou mauvais mais que vous avez (plus ou moins secrètement) apprécié ?

 

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Par AssocFUREUR Blog créé le 09/06/10 Mis à jour le 17/06/11 à 18h02

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