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Cogito ergo sum

Cogito ergo sum

Par ArKoNiTe Blog créé le 17/02/14 Mis à jour le 01/03/14 à 17h53

Melting pot vidéo-ludique où je vais essayer de faire cohabiter articles de fond et articles plus légers toujours
dans cet unique objectif de partager et débattre. Et comme je prône l'éclectisme, le JV ne devrait pas être la seule
star de ce blog :)

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Réflexions (Jeu vidéo)

C'est la question que je me pose en ce moment.

Pour resituer le contexte, je vous invite à lire mon article sur mon amour pour les consoles malmené : Un désamour pour les consoles est-il possible ?

Mais globalement, je suis un joueur console de la première heure, qui s'est naturellement porté sur le gaming PC étant adepte du hi-tech, j'ai toujours eu une config décente mais n'ai ressenti l'envie de jouer sérieusement sur cette plate-forme que tardivement (il y a deux ans). 

Alors bien sûr, voilà, je vieillis. J'ai 31 ans, je suis papa d'une adorable petite fille de 1 an et je suis sûrement un peu moins impatient. Ma passion a mûri et très honnêtement je ne pensais pas acheter day one une des consoles next-gen pour la première fois depuis la Nes.

Mais, je dois sous-estimer notre propension à rester de grands enfants lorsque l'on est passionné et à l'approche de la mi-novembre, j'ai craqué et me suis payé la Xbox One.

 Pourquoi la One ?

A vrai dire, j'étais naturellement orienté vers la machine de Sony car j'ai une petite préférence de coeur pour la marque Playstation, cela fait longtemps qu'elle m'accompagne, et elle a bercé des souvenirs aussi intenses que ceux sur Resident Evil 1 : La terreur a un visage...

Mais je suis un joueur avant tout, et donc plutôt pragmatique quand il s'agit de faire des choix. Et même si je n'ai pas trop approuvé la communication de MS durant la période pre-release (je crois que nous avons été de nombreux fans du pied de nez de Sony lors de l'E3 2013 lol), j'ai trouvé que le line-up de la One était plus intéressant en terme d'exclus.

 A terme, je sais que j'aurais les deux machines, mais la question était de savoir laquelle prendre en premier et surtout, thème de mon article, quel jeu (exclu) me ferait prendre la 2e ? 

 Comme je l'ai dit, je suis un passionné. Même si j'ai parfois des doutes sur ma plateforme du moment en regard de mon activité PC, je garde cet ADN consoleux. Et depuis quelques jours, je songe à prendre la PS4. Mais je ne peux pas la prendre comme ça alors qu'aucun jeu dessus ne me botte (sous-entendu que je ne peux pas déjà prendre sur PC ou One). Infamous Second Son ne me branche pas plus que ça, j'ai fait les deux premiers sans en garder un souvenir impérissable, et même si celui-ci a l'air sympa, ce n'est pas à mon sens un system seller. Pas pour moi en tout cas.

 Alors lequel ?

 C'est la question que je me pose, et j'ai beau chercher, pour le moment je n'en vois que deux potentiels : Uncharted 4 et The Order 1886.

Pour le premier c'est une valeur sûre, Naughty Dog fait partie de ces devs en lesquels j'ai entière confiance et même si en regard du 3e opus, j'ai peur que la série ne s'essoufle, je pense qu'avec la next-gen ils auront suffisamment de quoi vendre du rêve pour devenir un excellent system seller.

Concernant The Order, je suis plus mitigé, nous n'avons pas eu encore tant d'infos que ça, et même si le background me plaît bien, que le concept est intéressant et que la réalisation a l'air de tenir la route, difficile à dire s'il justifiera l'achat d'une PS4.

 

En d'autres temps j'aurais certainement cité MGS. C'est en effet le 4 qui m'a fait acheter la PS3, un an après sa sortie. Mais désormais c'est une licence multi-plateforme, Sony a perdu un gros atout à mon humble avis...

 Au-delà de ces deux titres, je n'arrive pas à mettre le doigt sur un jeu qui me fera acheter la PS4, et ça me frustre car mon coeur de gamer me pousse à avoir les deux machines, mais la raison me pousse à trouver un argument béton pour franchir le cap et "justifier" l'achat.

 

Qu'en pensez-vous ? Voyez-vous des exclus, programmées ou supposées, qui pourront justifier l'achat de cette 4e playstation, comme 2e plateforme next-gen ?

Vous pourrez le constater, mon article n'a clairement pas vocation à troller, et ce n'est pas non plus une invitation à le faire  Nous sommes des joueurs avant tout, merci de ne pas lancer une guerre des consoles dans les com 

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Nostalgie (Jeu vidéo)

Artwork réalisé par Steelfreemc

Cet article fait suite à une première partie partie visible ici : Partie 1

 

 

Samedi 3 août 1996.

La fin de semaine fut longue. Le jeu était sorti le jeudi 1er août et il me fallait aller à Micromania et je ne pouvais pas avant ce samedi-là. A cette époque, je jouais tout le temps avec un pote, il n'avait pas pu venir avec moi mais lorsque je suis arrivé chez lui en héros avec la boîte du jeu sous le bras, il s'est installé comme une atmosphère presque religieuse. On l'avait tellement attendu et il était là. 

Il faut savoir qu'à l'époque, on sortait tout juste du carcan des jeux 2D. Ce qui aujourd'hui apparaît comme une bouillie de pixels était à l'époque somptueux.

Et là tout va très vite. Mon pote me presse car il doit partir accompagner son beauf pour son entraînement de running et il veut vite voir le jeu tourner avant de partir. On enfourne le CD, le jeu se lance, on apprécie... Puis vient cette intro supra kitsch. Mais on est tellement excités qu'on ne relève même pas le niveau de ringardise des acteurs lol

On a peine le temps de passer le 1er zombie, vous savez la scène cultissime : 

que déjà mon pote doit partir. Faut quand même savoir que je suis chez lui, et il doit partir. Vais-je l'attendre, patienter pendant qu'il n'est pas là ? Nooooon, bien sûr que non 

Bon, rien de dramatique, j'étais tellement absorbé que je crois que quand il était revenu, je n'avais pas passé les chiens encore lol Et puis cette scène avait été spoilée dans la vidéo promo, donc je n'ai jamais vraiment été surpris par cette scène pourtant anthologique.

Mon pote étant là et bien là, nous pouvions entamer la plus longue session JV de notre vie, un peu forcés, il faut bien l'admettre, vous allez comprendre pourquoi.

On savait qu'en attaquant à jouer à 18h, on en aurait pour la nuit certainement. On avait de la chance, sa mère était très permissive et on ne serait sûrement pas dérangés pendant notre run.

Le gros problème apparut assez tôt finalement, lorsque l'on trouva les premiers rubans machines. Force était de constater que sans carte mémoire, il serait compliqué de sauvegarder !

Et en fin de compte, je crois que cet handicap nous a permis d'encore plus apprécier le jeu, car nous étions vraiment sous pression, la moindre erreur et c'était le game over, brutal et  sans appel. Pas de sauvegarde 3 écrans plus tôt pour retenter sa chance.

Ce fut éprouvant nerveusement. D'autant que si nous jouions tout le temps ensemble avec mon pote, sur les jeux solo, il n'y a que moi qui jouait, il préférait regarder. Je traînais une pression monstre sur mon dos.

Au collège, une connaissance à nous avait pu acheter le jeu le jour de la sortie et nous avait spoilé sur quelques points du jeu avant que l'on eu le temps de le faire taire lol Il nous avait notamment parlé de "petits nains verts" quand on reviendrait dans le manoir.

Des petits nains verts ?? What the fuck ?

Pas impressionés plus que ça, lorsque l'on revint au manoir après avoir terrassé la plante 42, nous étions impatients de voir à quoi ressemblerait ces bestioles. Et, après une cut scene effroyable, nous sommes tombés sur ça :

Des nains verts quoi ! Rien à voir bordel.

Evidemment, les hunters furent la cause de notre 2e mort (la 1ère arriva pendant le combat contre la plante 42, car on avait essayé de la combattre sans appliquer le produit chimique sur ses racines). 

Les runs s'enchaînaient, le temps défilait et nous ne nous arrêtions que brièvement pour manger. Mais alors que le temps passait dangereusement, nous arrivions au dimanche 18h. Et il était l'heure de partir car nous avions une réunion à notre club de natation pour la reprise de la saison fin août. Vu notre avancement dans le jeu (nous étions juste avant de resortir du manoir et d'aller dans les galeries), il était hors de question de quitter.

On laissa alors la console en pause, en priant qu'il n'y ai pas de coupure d'électricité...

Quatres heures plus tard, on revint, fébriles au moment d'entrer dans la chambre : la console tournait toujours, ouf !

On put continuer la partie, mais comble d'ironie, après 10 minutes de jeu, à peine entrés dans les galeries (vous savez derrière la cascade), nous nous sommes fait expédier ad patres par le premier hunter... tout ça pour ça !

Cette dernière mort fut assez éprouvante nerveusement et je me souviens que nous avons été à deux doigts d'arrêter, la fatigue se faisant sentir. Mais pris d'orgueil, après s'être remobilisés, on relança une 5e partie !

Le 5e run fut le bon et nous parvînmes enfin à la fin du jeu. Enfin la fin du jeu, pas tout à fait...

On avait atteint le labo, celle où l'on rencontre Tyran dans sa capsule. On sentait évidemment la fin approcher et le combat de boss, nous nous étions préparés prsychologiquement. Mais pas logistiquement.

artwork réalisé par mr-boom

Je m'en souviens encore parfaitement. Le nombre de munitions exact que nous avions avant d'attaquer ce combat : 90 balles de beretta, 8 cartouches de fusil, 5 balles de magnum et 3 cartouches acides de bazooka. 

Mais cela n'aura pas suffit, et nous sommes restés près d'une heure je crois bien à tenter de le finir au couteau, sans succès...

Quelle frustration à ce moment-là, devoir éteindre alors que l'on est à la fin, si proche du but, après une si longue session. J'ai fini par mettre pause, dépité, et nous avons bien du restés 3 minutes sans parler, peinant à trouver le courage d'éteindre la console.

Nous étions lundi 5 août, 15h.

 Allait-on recommencer une 6e fois ? Echouer si près du but alors qu'en fin de compte ce n'était qu'en raison d'une donnée que nous ne maîtrisions pas, donnait un arrière-goût amer en bouche. Mais recommencer encore, sans carte mémoire, après 41h de jeu quasi non stop, non décidément ce n'était pas nos cordes. J'éteignis la console.

... n'est que le prélude à un autre.

C'est une phrase qui sera reprise pour la promo de Resident Evil 2 deux ans plus tard.

Mais nous, c'est bien avant que nous allions remettre ça. Dès le lendemain, nous sommes allés acheter une carte mémoire. Et autant vous dire que le jeu nous a paru de suite beaucoup moins titanesque. Cinq heures plus tard, Brad Vickers nous lançait un énorme lance-roquettes pour mettre un terme à l'expérience Tyran T-002.

On pu apprécier l'auto-destruction du manoir depuis l'hélico et savourer cette fin tant espérée.

Par la suite, nous finirons le jeu un nombre assez conséquent de fois, au point de tout débloquer, de connaître chaque réplique par coeur, même encore aujourd'hui, je suis capable de réciter des trames entières de dialogues.

Bref, ce fut le début d'une longue passion pour cette série qui connut de folles embardées avec les opus suivants mais qui, à mon grand malheur s'est progressivement casualisée pour finir par perdre complètement son ADN avec RE6, alors que le 5 était déjà une bien belle bafouille de la part de Capcom.

Si j'ai le temps, je prendrais peut-être la plume pour raconter mes expériences sur les autres RE les plus marquants, mais pour ça, il faut un public. Partager sa passion sans intéraction c'est un peu comme parler à une boîte de raviolis :) Donc n'hésitez pas à commenter, à partager, critiquer, poser des questions, le but est de communiquer et s'enrichir mutuellement.

Merci aux courageux qui auront lu l'intégralité de cet article en deux parties, vous faîtes mon bonheur ;)

See you around...

 

 

Voir aussi

Jeux : 
Resident Evil (PlayStation)
Plateformes : 
PlayStation
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Nostalgie (Jeu vidéo)

Artwork réalisé par  CrescentDebris .

Voilà, autant être clair dès le début, cet article va s'épandre confortablement dans un nid douillet de nostalgie aux arômes délicieusement vintage.

On parle souvent de retrogaming, on parle souvent de next-gen, on parle aussi souvent de jeux indé, mais combien de fois les joueurs prennent-ils le temps de raconter vraiment et précisément une expérience, un pan de leur vie de gamer qui a compté plus que les autres, le détailler et le partager au point d'en ressentir des frissons d'adrénaline rétrospectifs ?

Moi aujourd'hui, j'ai envie de le faire.

Aujourd'hui, après seulement deux jours d'existence de mon blog GB, j'ai le désir de partager une des plus intenses expériences qu'il m'ait été donné de vivre en tant que joueur. Certains vont crier au scandale, d'autres piaffer d'approbation, mais l'important est d'exprimer ce qu'on a de gravé au fond de soi.

Je préfère prévenir tout de suite : allergiques aux articles-fleuves, passez votre chemin, ce papier va réduire la scrollbar à l'état de tête d'épingle  

 

Mes souvenirs sont intacts.

Il y a des instants dans votre vie qui vous marquent au fer rouge, où ce ne fut pas seulement quelques synapses qui se firent le relais d'une information banale excitant mollement vos neurones, mais un feu d'artifice sensoriel qui mit tous vos sens en émoi, laissant une marque indélébile dans votre moi profond... Quoi ? Comment ça je m'emballe ? Bon ok, peut-être un petit peu.

Mais c'est ça la passion, préserver cette flamme au fond de soi, vivace, ardente mais tellement personnelle.  

  

 

Juillet 1996

 

Sortie du Playstation Magazine n°4

La couverture est tape-à-l'oeil et je repère 

le mag de suite dans le kiosque. C'est le 1er

que j'achète et je n'ai jamais entendu parler

de ce jeu : Resident Evil, jeu de l'année ?

Oh que oui !

 

Ce jour-là, j'avais bondi dans le kiosque pour me saisir du dernier exemplaire. Un grand-père me regardait d'un oeil torve et m'avait semblé mijoter un mauvais tour pour me dérober mon bien. Ni une, ni deux, j'enfourchais mon 50 XP et me ruais chez moi pour engloutir ces quelques 100 pages (50 centimes la page à l'époque !). Blindé de pubs et autres pages de micro articles à l'agencement "aérien", j'eus tôt fait de dévorer ce maigre contenu pour lancer , fébrile, le disque de démo dans le ventre de ma PSX (oui techniquement la PSX était en fait une console sortie exclusivement au japon en 2003 qui fut un bide sidéral, mais on avait l'habitdue à l'époque, les plus vieux ne me contrediront pas, d'appeler la PS1 comme ça).

 

La démo était sympa, sur les démos jouables, on avait du Shellshock, du The Descent, du Adidas Power Soccer,  mais si j'ai usé le CD à le rendre illisible, c'est sur cette PUTAIN de vidéo.  Deux minutes de gameplay de Resident Evil avec ces gros encarts "Censored" qui parsemaient la vidéo et donnait encore plus envie de poser les main dessus. Mais hélas, c'est plus d'un mois qu'il allait falloir patienter.

Plus d'un mois à attendre alors que ça fait tout juste 3 mois que j'ai la console c'est une éternité. Bien obligé donc de se rabattre sur les uniques deux jeux que j'avais en ma possession à ce moment-là : 

Mais je les avais déjà bien rôdés. Je peux vous garantir que j'en ai passé du temps sur ces deux, enfin particulièrement RRR. Ah.. débloquer les deux voitures noires (13th racing et 13th racing kid) et la blanche (white angel) fut un des plus gros défis de ma vie de gamer à cette époque, et avant Resident Evil (vous allez comprendre par la suite pourquoi...).

C'est du coup, encore et toujours, sur la Demo One que j'ai passé le plus de temps en attendant ce mois d'août. Tous les possesseurs de PS1 le connaissent, il y a eu plusieurs versions, moi j'ai eu la première :

  

Pour les plus nostalgiques, voici une courte vidéo du lancement de la console jusqu'à la présentation des jeux présents en passant par l'intro. Rien que d'entendre cette musique, mes poils se hérissent, pourtant dieu sait que c'est vilain comme son 

J'ai un peu eu de la peine à trouver une vidéo sur cette première version, certainement la moins répandue.  

Toshinden, Wipeout, Loaded, Destruction Derby, Espn Extreme Game, Jumping Flash... J'ai clairement passé plus de temps sur les démos de ces jeux que sur bon nombre de jeux de la gen actuelle (enfin l'ancienne maintenant, vous m'avez compris lol).

Mais, stop les digressions, je suis sensé écrire un papier sur Resident Evil 1 à la base et pour le moment, je n'en ai pas trop parlé. D'ailleurs, j'ai comme l'impression d'avoir perdu une bonne partie de mon maigre lectorat 

Enfin, le mois d'août était là... et l'expérience qui m'attendait allait marquer ma vie de joueur à tout jamais. Un détail allait donner toute sa dimension à cette expérience, bien plus qu'un détail à vrai dire, puisqu'il allait conditionner la plus longue session de jeu de toute ma vie (jusqu'à maintenant en tout cas lol).

Pour rendre la lecture plus digeste, je suis en train de me dire qu'il vaudrait mieux découper cet article en plusieurs parties. C'est tellement agréable de partager ses souvenirs avec des passionnés que ce serait dommage de tout gâcher en proposant un pavé imbitable.

Sur ce, j'espère que quelques courageux auront lu jusqu'ici et que dans le lot il y en aura quelques uns qui voudront lire la suite 

A plus les amis, et n'oubliez pas : La terreur a un visage...

 Pour lire directement la partie 2, c'est par ici que ça se passe ;)

Voir aussi

Jeux : 
Resident Evil, Resident Evil (PlayStation)
Plateformes : 
PlayStation
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Réflexions (Jeu vidéo)

Petit topo de ma situation.

Je suis gamer depuis ma plus tendre enfance. C'est une passion que j'ai chevillée au corps et qui malgré ma plongée dans le monde adulte et les responsabilités qui en découlent ne m'a jamais quittée. J'ai 31 ans, une petite fille qui vient d'avoir un an et pourtant je n'ai rien perdu de ces émois de jeune gamer.

J'ai attaqué à l'âge de 4 ans avec une console CBS, la Colecovision sortie lors de l'été 1982 (j'avais 4 mois) par la société Connecticut Leather Company. Les plus anciens la connaissent sûrement, pour les plus jeunes, c'était une sorte de boîte ressemblant à un magnétoscope disposant de deux pads rectangulaire à joystik avec un clavier téléphonique en guise de boutons, et ça ressemblait à ça :

colecovision

 

J'ai eu des jeux très connus sur la machine mais le plus connu, celui qui a su franchir les âges c'est bien sûr le mythique Donkey Kong. La CBS fut la première plateforme à l'accueillir.

J'ai poursuivi ma jeune vie de gamer avec un Atari ST. J'ai forgé mes premières vraies armes sur des jeux tels que Arkanoid, Space Invaders, Game Over ou même encore Les Ripoux (anthologique lol).

space invadersArkanoidgame over

Mais dans mon coeur de joueur, c'est véritablement à l'âge de 8 ans que s'est développé cette passion du Jeu Vidéo. On m'offrait à Noël ma première vraie console, la NES. Un véritable bijou que j'ai chéri des années durant en bénéficiant de la gentillesse de ma grand-mère qui fut mon fournisseur personnel en m'achetant au grand dam de mes parents presqu'un jeu par mois pendant près de 3 ans.

Je passe rapidement sur tous les jeux qui ont marqué cette période de ma vie (ne pas oublier que je n'écris pas mon autobiographie lol) pour embrayer sur ma deuxième console, la Super NES évidemment. Le fameux bundle avec SFII, offert par ma grand-mère of course ^^

Là-dessus, s'est bâtie une longue histoire d'amour avec les consoles. J'ai toujours boudé SEGA jusqu'à la dreamcast (RIP). Sinon, j'ai eu l'intégralité des consoles Nintendo, Sony et Microsoft. Il n'y a guère que la Wii U que je n'ai pas et les portables de Sony.

 

Après cette longue introduction, j'en viens donc à la raison de cet article. La next-gen est arrivée, j'ai croqué la pomme à nouveau en achetant la Xbox One. J'ai longuement hésité avec la PS4, mais je la prendrais quoi qu'il en soit, seul le line-up a guidé mon achat day one.

Mais en marge de cet amour semblant inconditionnel, j'ai monté une grosse config PC, il y a un peu moins de deux ans. J'ai fait quelques jeux AAA mais je me suis essentiellement focalisé sur l'indie, en montant une belle ludothèque sur steam. Seulement, il y a deux ou trois mois, je me suis mis à refaire tous les gros hits 2013 que j'avais déjà fait sur console, mais sur PC. 

Un étrange sentiment.

Ma config était encore bien en place car j'avais mis le prix en 2012. Pour les connaisseurs i5 3570K, Radeon HD 7950, 8Go Ram, SSD et compagnie. Mais dans cette quête perverse de la performance, j'ai commencé faire des benchmarks, à vérifier mon framerate à chaque instant, contrôler les températures, les tensions de fonctionnement, j'étais en train de muter en PCiste !

Je ne me reconnaissais plus. Consoleux dans l'âme, mais profondément attiré par toutes les nouvelles technologies, j'ai toujours eu une config décente et même lorsque j'ai monté en 2012 ce PC pour jouer en ultra, je me suis contenté de collectionner les jeux indés en maintenant un gros temps de jeu console.

Pourquoi est-ce que maintenant, alors que je venais de passer un mois à roder ma Xbox One, je trouvais le besoin de refaire tous ces jeux déjà terminés sous peine qu'ils sont sur PC ?

 

Cela va faire deux mois que je n'ai pas touché ma One. Même pire, j'ai changé ma CG...

J'ai revendu ma 7950 sur le bon coin (et quelques autres affaires :ox) et j'ai craqué pour la GTX 780 Ti SC dans sa version EVGA. Pour la peine, j'ai tout resorti, le gros triple A qui tâche, les jeux mal optimisés, le skyrim full mod pour la faire saigner et voir ce qu'elle a dans le ventre. Bon jusque-là rien d'anormal, après un tel achat compulsif je pense qu'il est normal de vouloir justifier un tel budget :D

Là où je me pose de réelles questions depuis près d'un mois, c'est que je n'envisage plus forcément de prendre la PS4, que je n'ai plus envie d'allumer ma One et que lorsque je check le planing des sorties de jeux multi, je pense à prendre la version PC et non plus console, TitanFall  et Thi4f en tête. Bien sûr il y a les exlus, que je ne saurais pas laisser passer je pense. Mais quand même ! Ai-je à ce point changé ? Puis-je vraiment renier mes premières amours pour une blonde à forte poitrine, pour ce qui serait peut-être une aventure d'un soir ?

Au-delà de ces métaphores, c'est un réel questionnement qui s'opère dans ma tête et pour être franc, je me sentirais presque coupable. J'aimerais allumer ma One, là, tout de suite, presque pour me rassurer, mais je n'en ai pas envie. Je n'ai pas fini Dead Rising et j'ai une grosse équipe qui attend son coach en D2 sur FUT 14, mais je ne trouve pas la motivation à l'appeler d'une voix ferme presque robotique pour qu'elle décrasse ses circuits imprimés après un si long sommeil...

 

Enfin voilà, un très long premier article, si long que je doute qu'il sera lu jusqu'au bout par de nombreux lecteurs mais qu'importe, cela m'a permis d'exorciser un peu tout ça en le dépeignant avec un peu d'humour :) Je rassure les quelques courageux ayant tout lu, je ne suis pas en pleine dépression hein :p Mais c'est vrai que si quelqu'un connait le phénomène ou a une expérience à partager sur le sujet, ça serait sympa d'en discuter.

Promis, le prochain article j'essaie d'abréger ^^

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Édito

Membre depuis les débuts de GB, je me décide seulement à créer mon propre blog. 

 

Je ne saurais expliquer pourquoi j'ai mis si longtemps à franchir ce cap alors que j'aime manier la prose autant qu'un pad. Associer ces deux passions est une évidence pour moi, alors même si j'ai déjà souvent combiné les deux en étant testeur sur un site de JV, en écrivant des tests un peu partout sur la toile (dont SensCritique), créer mon espace personnel sur le site de JV que je fréquente le plus m'est apparu il y a quelque jours comme une évidence.

 

Je ne pense pas que je ferais beaucoup d'audience, tout d'abord car ce ne pas ce que je recherche forcément, donc je ne vais pas aller en ce sens. Et ensuite car j'ai tendance à pondre un roman à la première occasion, ce qui, il faut bien l'admettre n'est pas souvent très vendeur :)

 

Voilà un premier édito assez sommaire, qui plante les bases des prémices de cette aventure communautaire. Ami lecteur/gamer, bienvenue sur mon blog ;)

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