LE PHYLACTERE
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DEBATS

Faut quand même être taré pour aimer avoir peur, non? On s'imagine un monstre sous le lit, un serpent mortel au fond du drap, on est persuadé qu'un vampire rôde près de la maison par grand vent... Et quand on est trop grand pour ressentir ce genre de peur, on les provoque. On joue à se faire peur, on va faire un peu de spiritisme, on va mater un film d'horreur pour ado, ou lire un bon chair de poule éclairé par la seule lumière de notre lampe de chevet. Et quand on est encore plus grand, on essaye les films gores, les films d'horreur extrême, et puis on se lance dans un jeu d'horreur. Cependant voilà, tout comme il y a des films que je me refuse de voir pour leur violence extrême, dégueulasse, et totalement gratuite; j'ai du mal à apprécier les jeux d'horreur qu'on me propose la plupart du temps, car au final je n'y prends aucun plaisir, et je ne les termine jamais. 


Ma première frayeur dans un jeu c'était sur Street of Rage 2, j'avais cinq ans, et le niveaux brumeux, plein d'aliens et de bruits bizarres, me faisait flipper ma race. J'avais horreur de ce niveau, et si je tardais trop à le passer, je changeais de jeu. Mais bon j'étais très jeune, ça peut se comprendre. Mais vers setp/huit ans, mon frère a eu Resident Evil sur Saturn, et moi, con comme je suis, je le regardais jouer, assis en boule sur le parquet grinçant de sa chambre lumières éteintes. Et en le regardant jouer, je n'avais pas vraiment peur. Je n'avais pas la manette en main, et j'étais totalement passif des actions de mon frère; mais finalement c'est toujours stressant pour celui qui regarde de voir celui qui joue prendre de mauvaises décisions, ça frustre. Finalement le premier jeu d'horreur auquel j'ai joué était Resident Evil 2. Je devais avoir dix ans, et je me sentais un peu plus grand et courageux, prêt à attaquer ce genre de trip, histoire de pas passer pour une nouille dans la cours de récré. Et à cette époque, je n'ai pas terminé le jeu. J'ai joué aussi longtemps que j'ai pu, jusqu'à un couloir humide rempli d'araignées géantes, là j'ai dit "stop, rien à foutre, moi je retourne sur Final Fantasy". Et durant toute ma jeune adolescence, je me suis dit que finalement je n'étais pas assez mûr pour jouer à ce genre-là, tout simplement. Et donc, chemin faisant, films d'horreur après films d'horreur, spiritisme après spiritisme, je me suis dit que finalement, tout ça n'était qu'un amas de pixels et de lignes de codes, et que ce n'était pas ça qui allait me tuer. 

Et le temps a passé, et en regardant en arrière, je me rends compte que je n'ai pas terminé beaucoup de mes survivals, et si j'analyse bien ces echecs, le problème vient soit d'un jeu à l'ambiance si répulsive qu'elle ne me donne pas envie de retourner sur le jeu, ou bien d'un gameplay fait de frustrations et de privations qui fait qu'au delà de l'ambiance, c'est le dégoût des mécaniques qui me fait arrêter. 

Il y a plusieurs critères qui vont faire qu'un jeu d'horreur de va pas me plaire, tout comme il y a certaines conditions qui vont me faire accrocher à un de ces jeux. Pour moi ce qui me fait rester dans un jeu d'horreur, c'est la fascination pour l'univers qu'on me propose, et l'intérêt que je porte à l'histoire qu'on donne à mon personnage. J'entends par là que pour me captiver, il faut m'attirer vers une histoire glauque, sombre, voir malsaine. Il faut savoir donner envie au joueur de se plonger dans cet univers, et ne pas au contraire le harceler et le dégoûter, ça serait le meilleur moyen de lui donner envie de passer à autre chose. Le jeu qui a réussi cette association entre attraction/répulsion, c'est à mon sens Silent Hill 2. L'univers de Silent Hill est fascinant, et l'histoire de Silent Hill 2 est pleine de mélancolie et d'abandon de soit. Et c'est un magnifique cocktail, qui nous fait nous intéresser à la fois à l'univers dans lequel on évolue, mais aussi à notre personnage, notre alter ego, à qui on ne veut finalement que du bien, et qu'on ne veut pas abandonner sur le bord de cette route brumeuse. Et si cette représentation marche si bien dans Silent Hill 2, c'est que Konami n'a pas commis l'erreur de faire des ennemis des obstacles, des contraintes. Ils en ont fait des conclusions, des réponses salvatrices à la tension qui régnait dix minutes auparavant. 

Et c'est là la pierre angulaire du succès d'un jeu d'horreur. L'utilisation des ennemis. Qui sont ils? Que suis-je par rapport à eux? Quelles sont mes possibilités face à cette menace? J'imagine fortement que ces questions sont primordiales dans la conception d'un tel jeu, puisqu'elles vont dicter l'orientation du gameplay. Dans Resident Evil et Dead Space, les développeurs pensent que la peur réside dans le rapport entre le nombre d'ennemis et le nombre de munitions. Trop de munitions pour peu d'ennemis, c'est un obstacle trop simple à franchir, un simple défouloir. Trop d'ennemis pour peu de munitions, c'est une situation terrifiante, qui procure une peur viscérale. NON. Je ne suis pas d'accord. Pour moi, me balancer des vagues incessantes d'ennemis alors que je suis à sec niveau munitions, ce n'est pas une situation de peur, c'est une situation d'enervement, c'est une série d'insultes inhabituelles qui sort de ma bouche comme "putain mais vous me faites vraiment chier avec vos conneries!" ou "okaaayy c'est bon vous m'avez gavé avec vot' gameplay à la con bande de connards..." , insultes qui sont suivies la plupart du temps par l'éjection du jeu hors de ma console. 

   

Ce genre de frustration n'existe pas dans Silent Hill 2 par exemple, car les ennemis ne sont pas placés par hordes, et vous  pouvez les éviter ou les prendre calmement les uns à la suite des autres. Trop facile? Pas assez effrayant? Au contraire. La peur de Silent Hill ne se déclenche pas lors des affrontements, elle se produit dans tout le reste. Et c'est finalement plus de la tension, de l'oppression, qu'une véritable peur. On nous attire dans Silent Hill, on nous donne envie d'en découvrir plus sur ces curieux personnages, et sur l'histoire maccabre de cette ville abandonnée. Et cette atmosphère pesante et à la fois si envoutante, c'est elle qui crée ce sentiment de malaise, cette tension primaire, instinctive, qu'on expurge dans le massacre de nos ennemis, qui deviennent finalement les victimes de notre propre excitation nerveuse.

Et malheureusement, cette réussite d'un jeu qui dépasse de loin le cadre du divertissement ludique, pour atteindre l'essence même de l'émotion interactive, et bien je ne la retrouve pas. Et je peux le comprendre, ça doit être compliqué à reproduire ce parfait équilibre. Prenez Amnesia par exemple, ce jeu terrifiant sur Pc. J'ai joué à Amnesia, j'ai pris du plaisir, un temps, à découvrir ce château, à m'enfoncer dans l'obscurité pour récolter quelques objets epars. Mais lorsque les ennemis approchent, et que la santé mentale de notre personnage diminue, là je lâche l'affaire. Non pas parce que j'avais peur, mais parce que mon personnage avait peur. Et c'est là où je n'accroche plus, c'est quand on pose une distinction entre moi et mon alter ego. On me donne la responsabilité de la peur d'un autre, et à ce moment là le jeu n'est plus un jeu d'horreur, mais un jeu de gestion de l'horreur. Et les apparitions sensées être terrifiantes deviennent juste une problématique face à la jauge de peur de mon personnage. Je peux tout à fait concevoir qu'on puisse chier de trouille devant ce jeu, ça s'y prête très bien je suis d'accord, mais moi je ne peux pas me concentrer sur mes propres craintes, si je dois avant tout faire attention à celle d'un personnage plus peureux que moi.

Si je me penche quelques lignes sur Left4Dead, je trouve que ce jeu tient plus du shoot nerveux et stressant que d'un jeu d'horreur, et finalement c'est sans doute ce qu'il a toujours été. Beaucoup d'ennemis pour beaucoup de munitions, une gestion d'équipe... Bref. C'est intense, prenant, mais de là à faire peur, pas vraiment. En revanche, le mod Zombie de Counter Strike Source, qui est à mon sens l'inspiration principale de Valve sur L4D, faisait bien plus peur, car elle apportait la notion de confiance en un allier qui peut à tout moment devenir un ennemi. Un peu comme dans la cours d'école où nous jouions à l'epervier, apprenant l'air de rien les bases d'une épidémie de zombies.. Ce n'est pas une peur inquiétante, c'est plutôt une peur instinctive face à notre propre survie. Et ça c'était intéressant. 

Et il y a un jeu qui a tenté cette approche, c'est Resident Evil Outbreak, qui malheureusement n'a pas offert tout son potentiel à sa sortie européenne. L'idée d'un Resident Evil en équipe, avec le risque de contamination d'un membre du groupe, le fait de devoir être solidaire, tout en ayant un allier qui peut être responsable de notre mort à tous... C'était une idée géniale. Et j'aurais adoré que Capcom nous en propose un sur cette génération, plutôt que de nous sortir le spin off "Racoon City"... Mais encore une fois, le trip pourrait être totalement massacré si le développeur continue à proposer le rapport munitions/ennemis, d'un autre âge (de mon propre point de vue). 

Car orienter son jeu d'horreur sur cette mécanique, impose également de rythmer l'aventure par l'alternance entre phases de shoot et phases d'exploration. Et là c'est également un équilibre à gérer intelligemment. Si je pense à Alan Wake ou à Dead Space, je trouve que la prépondérance des phases de shoot diminue l'intérêt qu'on porte à l'environnement, aux détails, à l'univers, car on reste finalement sur ses gardes, à attendre la nouvelle vague d'ennemis. Je me vois mal me friter pendant cinq minutes contre des ennemis retors, et qu'une fois cet affrontement passé, l'oublier pour reprendre mon chemin avec toute l'attention nécessaire pour apprécier le périple. Je vais plutôt recharger mon arme, couvrir les coins, me préparer au prochain affrontement. Ce problème vient aussi du fait que l'enchaînement de ces phases est bien trop grossier pour passer inaperçu. Je repense par exemple à F.E.A.R, qui était une succession de : Exploration, Surnaturel, Shoot. Quand on est déjà à la moitié du jeu, on acceuille ce procédé avec la même passion que les secousses régulières d'un rail de chemin de fer ou le ressac de l'océan : ça endort. 

Moi j'attends le jour où on me proposera un jeu qui me fait peur dans ce qu'il me raconte et l'univers qu'il me dépeint, et non pas dans les limitations de son gameplay qui ne font rien d'autre que frustrer et gaver. Le pire c'est que les développeurs se plaignent que 50% des joueurs ne finissent pas leur jeu, et pour améliorer ça, que font ils? Ils changent de méthode pour proposer quelque chose qui marche? Non, ils rajoutent plus de checkpoints, un mode super easy, ou la possibilité de passer un niveau trop chiant... Moi je ne pense pas que le problème viennent de la difficulté du jeu, ou du temps que je peux y consacrer. Le problème vient à mon sens du constat, qu'au bout d'un moment, je n'éprouve aucun plaisir à prendre le padle sur ce jeu, soit parce que son ambiance ne fait que me répulser sans jamais me donner le goût de poursuivre, soit parce que les développeurs ont eu la paresse de concevoir une fin enrichissante en terme de gameplay, et ont cédé aux vagues d'ennemis avec deux clous à leur lancer à la gueule... Donc dans Dead Space 2 par exemple, alors que j'ai été conquis par la mise en scène tout à long du jeu, et par la présentation étendue de l'univers, je vais gueuler comme un connard jusqu'à ce que je le finisse, car son final n'est ni amusant ni terrifiant, il est juste gavant.

Mais à quel jeu d'horreur j'ai envie de jouer en fin de compte? Pourquoi pas un jeu qui explore des phobies différentes que celle, primaire, de mourir dans d'atroces souffrances? Explorer la peur des bêtes sauvages, des fonds marins, du vide, de tout ce qu'on ne contrôle pas finalement. Quand je pense à Siren ou à Project Zero, ce sont des jeux qui exploraient des légendes et des mythes purement nippons, des phobies culturelles ancestrales. Malheureusement en occident on nous propose des peurs tirées du cinéma fantastique et de Science Fiction... Moi j'aimerais me retrouver dans la peau d'une personne parfaitement lambda, dans un environnement où rodent des bêtes sauvages carnivores, sans pour autant qu'elles aient subi une quelconque manipulation génétique. Et du coup je repense à Dino Crisis, qui pourrait revenir dans une refonte de gameplay, avec un environnement plus ouvert, et une I.A des Dinosaures bien plus crédible.. Mais on peut aussi s'imaginer pourchassé par un psychopathe parfaitement humain. Avoir le sentiment d'être la proie d'un être humain armé, nous obligeant à nous terrer, à le contourner, à utiliser l'environnement pour le distancer, etc... On peut aussi s'imaginer un jeu qui jouerait sur notre claustrophobie en nous emprisonnant dans l'épave d'un paquebot qui coule comme ce qu'a tenté de faire Hydrophobia, ou dans tout autre environnement cloisonné dans lequel on nous insuffle l'urgence de sortir. 

Sur cette génération, plus que toute autre, on a eu droit à énormément de zombies, et ce à toutes les sauces. Reflexion suggérée sur une société vérolée ou simple volonté cathartique d'une industrie qui est à l'aube de son évolution narrative? Peu importe, au final le jeu que j'ai entre les mains ne correspond pas à mes attentes personnelles de ce genre. Au final je me dis que le but d'un jeu d'horreur n'est pas de nous faire peur, mais de nous amener à combattre nos peurs. Si j'ai une phobie bien précise, ça serait débile de me faire jouer à un titre qui me lâche au milieu de cette peur-là, sans avoir l'intelligence de me donner les clés pour lutter contre cette peur. Si on me dit "tiens, t'as peur de ça? Et bah hop tu vas en chier des noix de cajou", alors le jeu sort de son postulat pour devenir un challenge, un pari. Mais moi je m'en branle de prouver à une galette que j'ai remporté son défi en finissant le jeu. Moi je veux que mon jeu me fasse cotoyer mes peurs tout en m'excitant et en me récompensant avec INTELLIGENCE. Que je récolte les fruits de cette tension que je me suis infligée volontairement, afin de me donner l'ENVIE de continuer l'expérience. Si au bout d'un moment on s'apperçoit que l'accomplissement ne vaut pas le labeur nécessaire, il ne faut pas s'étonner qu'on se détourne du jeu. 

 

De la même manière qu'il est aujourd'hui rare de tomber sur un jeu fondamentalement drôle, il est aussi compliqué de se satisfaire de la conception de la peur qu'on nous propose actuellement. Les jeux d'horreur me font peur car je ne vois pas l'évolution arriver. J'ai peur qu'ils stagnent dans une dérive guerrière et confondent peur et frustration. Entendre les développeurs de Dead Space déclarer vouloir s'inspirer de Resident Evil 5 après la conclusion ultra bâclée de leur deuxième opus, ça, ça me terrorise. Lorsque Silent Hill 2 est sorti sur Playstation 2, on a du être nombreux à se dire "ah, enfin on arrive à un niveau énorme sur les survivals"... Aujourd'hui, le dernier jeu à m'avoir fait ressentir cette même tension, c'est Limbo. 



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Commentaires

Self-Mao
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Self-Mao
Totalement d'accord, les Silent Hill sont mes jeux préférés (les 4 premiers). Comme tu le dis ils ne font pas vraiment peur, ce n'est pas de la peur, c'est au-delà de ça et je n'ai jamais retrouvé ce sentiment dans d'autres jeux, j'ai beaucoup aimé Limbo également pour ce côté attirant, on est vraiment captivé par le jeu, même si l'ambiance est loin de celle de Silent Hill c'est un jeu que j'ai adoré. Enfin voilà je pense que plus jamais nous n'auront le droit à de tels experiences dans le monde du jeu vidéo c'est dommage mais bon la faute aux joueurs aussi qui ne sont pas du tout interessés par ce genre de jeux.
Anfalmyr
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Anfalmyr
ouep il est sorti l'année dernière ^^ : http://www.gameblog....re-sur-gameblog
imacwesker
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imacwesker
@Anfa - Tu l'as fini/sorti (le film) ? Je me souviens que tu en as fait la promo pendant plusieurs mois puis plus rien - ou alors j'ai loupé sa sortie, honte à moi
Anfalmyr
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Anfalmyr
@imac : j'ai jamais rejoué au vieux, j'ai le remake sur Gamecube que je trouve très fort. Sinon oui, je pense que le court métrage du psycho dans les bois, c'est moi ^^
KingTeDdY
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KingTeDdY
Oh j'oubliais, bien vu pour Limbo. Je n'ai joué qu'à la démo mais l'araignée m'a flanqué une sacrée frousse au moment où elle surgit.
Hannibal
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Hannibal
Un des jeu que je n' ai jamais fini étant plus jeune par peur d' y rejouer était King Kong sur ps2. On échouait sur l' île, completement à poil ou presque, des crabes géants voulaient nous bouffer, des scolopendres jaillissaient des troglodytes, le T-rex massacrait tout le monde... Mais les phases de gameplay dans la peau de King Kong était salvatrice; on se vengeait à grands coups de tartes dans la gueule de toutes les saloperies qui nous voulaient du mal en humain.

C' était vraiment un bon jeu. Et pour le coup, le manque de balles augmentait le réalisme de la situation.
KingTeDdY
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KingTeDdY
Le survival horror, comme les films d'horreur, ça prend plein de forme. Certains veulent nous faire appréhender un futur affrontement en fonction de nos munitions qui se tarissent. D'autres nous baignent dans un climat super glauque. D'autres nous lâchent totalement désarmé face au danger. Certains nous bombardent de gore, d'autres préfèrent ne rien dévoiler et suggérer des choses malsaines.

En ce sens pour moi y'a pas une seule défintion du survival horror mais une pluralité de définitions. Même des jeux éloignés du genre, peuvent subitement s'en rapprocher quelques minutes. Le premier Manhunt m'a fait cette impression lors des premiers niveaux et lors du dernier niveau où on est tout seul dans un étage d'un manoir poursuivi par un taré armé d'une tronçonneuse.

Moi mon rêve serait un survival horror se déroulant au 19e siècle. On y jouerait un personnage totalement normal, pourquoi pas un enfant, et on devrait apprendre littéralement à survivre tout en explorant les lieux. Pas de facilité comme dans les autres jeux où tout bêtement on a des armes et c'est tout. Je voudrais qu'on soit contraint de trouver soi même ses armes, en lisant des documents etc. Découvrant que ce qu'on affronte est sensible à telle chose. Il faudrait alors trouver sur place de quoi faire une arme.
Aussi j'aimerais bien retrouver un jeu où la menace se déplace librement d'une salle à l'autre. Les scripts c'est sympa, mais l'aléatoire c'est mieux je trouve.

D'ailleurs quelque part je pense que si un studio reprenait la formule Dead Rising (Grande map, survivants et héros en mode "système D") en l'orientant totalement sur le survival horror et non sur le défouloir horrifique, y'a moyen d'en tirer quelque chose de très fort et d'assez inédit.

Concernant l'évolution, moi je pense qu'on améliorer chaque formule sans pour autant les chambouler. Silent Hill 2 a l'avantage d'être très "prenant" et d'avoir un scénario très surprenant. Mais je pense qu'il perdrait de sa superbe aujourd'hui car ce genre d'histoire on en a maintenant connu des tas.
A mon sens Project Zero 3 est ce qu'il y a de mieux dans le genre sur PS2. Il n'a pas le scénario de SH2, mais il est très prenant et surtout très oppressant. Le parti pris de gérer le temps de jeu en "nuit" et surtout de permettre au joueur d'explorer le domicile de l’héroïne entre chaque nuit était très intéressant et renforçait l'immersion, je trouve. Siren BC a également atteint un très bon niveau, surtout dans les niveaux où on joue la gamine. Jouer à cache cache avec les shibito n'a jamais été aussi effrayant.

Enfin j'ai un avis différent concernant les limitations de gameplay. Pour moi ça fait partie intégrante d'une de ces formules. Après tout dépend de la sensibilité du joueur.
En tout cas je suis d'accord. Capcom a tort de ne pas sortir un nouvel Outbreak.






Par contre pourquoi à chaque fois que ça parle survival, on parle de Left 4 Dead... Si ce jeu est un survival alors House of the Dead aussi....
imacwesker
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imacwesker
Intéressant. Tu penses quoi du premier RE sur Playstation, maintenant que tu as grandi ? Je te retrouve dans le sens ou la pluspart des jeux "qui font peur" (ou vendus comme tels) ne sont que des jeux "qui me stressent". Gestion des munitions et des hordes d'ennemis, ça ne m'a jamais fait peur, mais qu'est-ce que ça m'énerve !
Au fait, c'est pas toi qui a fait un film sur un psychopathe dans une foret ?
Kurita
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Kurita
Dead Island m'a fait super flipper ! Ce sentiment d'impuissance et de "petitesse" sur cette île géante, les ennemis imprévisibles... Il m'est arrivé de faire Alt F4 en entendant un cri de zombie au loin en disant : "Putain je stresse trop, j'arrête" :P
Leobiwan
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Leobiwan
C'est marrant, tout le monde parle toujours de Silent Hill 2, mais on a trop tendance a oublier que Silent Hill 3 l'a transcendé à tous les niveaux. D'ailleurs, pour ce qui touche à la peur, il propose des concepts très différents et finalement uniques dans le jeu vidéo. Pour ceux qui y ont joué, si je vous dis "décors" ça vous fait tilt ?
sm450r
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sm450r
Clock Tower ça dit quelque chose à quelqu'un ?? C'était super marrant ;-)..... Quand j'y repense...
Mais sur le coup, quand la musique se faisait oppressante, je flippais comme une jeune vierge !! :-)
Je rêve de revoir ce concept un jour...
indochine29
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indochine29
Pour moi RE:3 est le survival horror que je préfère. Nemesis ma vraiment traumatisé
Under-The-Oak
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Under-The-Oak
Condemned 1 est excellent dans son genre, le 2 est clairement plus orienté action, et ne m'a vraiment pas plu.
Il y a aussi Deadly Premonition qui est une perle niveau immersion, narration, malgré ses graphismes d'un autre âge, c'est un grand jeu.
Thomaba
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Thomaba
En fait si j'ai réfléchi , comme certains ici , les jeux qui me foutent le plus les boules sont Demon's Souls/Dark Souls.
La peur de n'etre qu'un homme , insignifiant face a l'immensité oppressante et indiciblement dégueue du monde.
Un espece de truc degoulinant , malsain , mais videoludiquement géniale.
C'est le seul JEU qui fait peur pour moi , car on se projette a l'interieur , la peur est réelle , un claquement de porte chez nous ne nous fera pas sursauter , mais par contre , lever les yeux 3 secondes de l'écran sera un supplice.Ce n'est pas une peur factice ou cinéma , du genre "oh c'est horrible imagine si ce gros machin se pointe dans la vrai vie."

C'est le gameplay de la peur.Elle n'est pas reprojettée dans notre monde sous forme des clichés ambiants sur les jeux/mythes de la frousse , elle est sous jacente a un mode de progression ficelé de telle maniere a paralyser le joueur et pas a materialiser ses peurs a l'exterieur du jeu.
MonkeyShadow
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MonkeyShadow
@Anfalmyr, personnellement je trouve le premier Condemned plus réussi que le deuxième et moins axé sur l'action pure.
BlackLabel
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BlackLabel
armody
01/11/2011, 16:46
Je vois pas en quoi le système de sauvegarde de demon's souls est défectueux...Pour rappel, lorsqu'on éteins la console, ça sauvegarde à l'emplacement du personnage au moment où on l'éteins. On ne reviens au début du niveau uniquement lorsqu'on meurt. A la limite, on peu parler de problème de checkpoints, et encore, mais certainement pas de sauvegardes.


J'ai pas dit défectueux, je le trouve handicapant, ou punitif si tu préfères. Après tu as raison, c'est plus une histoire de checkpoint que de sauvegarde. Entres autres trucs que j'ai pas apprécié dans Demon's Souls, c'est de devoir refaire tout un niveau parce que tu t'étais fait piéger par un truc limite pas anticipable. Une fois que tu connais le niveau par contre, tu le rushes (pour ce que j'ai fait du jeu, donc principalement les premiers niveaux), donc pour moi le jeu n'était pas difficile, mais plutôt basé sur de l'apprentissage par coeur bête et méchant. L'absence de checkpoint et la façon dont le jeu sauvegarde, je trouve ça plus inconfortable qu'autre chose. Sans ça le jeu se rusherait à mon avis.

Donc en gros, comme je disais plus haut, la tension dans Demon's Souls vient pour moi moins du jeu que d'un système de sauvegarde (ou checkpoint, peu importe) handicapant. Et perso j'aime pas ça dans les survival-horror, ça me frustre plus qu'autre chose.
Lunar51
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Lunar51
Super débat ! :)

Moi le jeu auquel j'en ai chié ma race, c'est Dino Crysis :(
Aniki
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Aniki
Encore un truc, tout le chapitre "Babylon Hotel" dans Galerians est également génial, dans son genre. J'ai vraiment pas envie d'en dire trop pour ceux qui ne l'auraient pas fait... mais disons que le jeu change totalement à ce moment-là pour se diriger vers un huis clos dans lequel les jours passent, certains pnj...hum... disparaissant au fur et à mesure.
Anfalmyr
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Anfalmyr
@diego : ah bah là sur RE3, qui est un grand jeu, je n'ai pas pu le finir car il rentre dans la catégorie des jeux qui me harcèlent sans arrêt jusqu'à me donner envie de lâcher l'affaire. Le principe de départ m'avait emballé, mais le rapport "labeur/récompense" ne me correspondait pas.

@Kyalie : non malheureusement, mais je l'ai sur ma liste des jeux que j'ai loupé et qu'il faudra faire un jour.

@Aniki : j'ai Condemned 2, pas encore été très loin, c'est pour ça que j'en parle pas. Mais effectivement, ambiance très malsaine. Limite trop pour être agréable à suivre ^^ mais bon j'y ai pas assez joué.
Aniki
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Aniki
Ah et les Project Zero, je ne sais pas si tu les as joués en profondeur, mais le 3 en particulier arrive à me faire peur sans forcément mettre le perso en danger, et ça c'est juste complètement génial. Disons que l'on est régulièrement amené à se promener au domicile de l'héroïne et... petit à petit, un climat de malaise s'installe :)
Aniki
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Aniki
Anfalmyr, il faut que tu essaies les Condemned, ça répond à certaines de tes demandes. (j'aurais bien développé mais il n'y a pas de balises spoil, ici)

En dehors de ça, au fur et à mesure de ma lecture, je me suis dit que la plupart des désirs que tu décris sont assez proches de ce qu'offre Dark Souls. (Cf: "Pourquoi pas un jeu qui explore des phobies différentes que celle, primaire, de mourir dans d'atroces souffrances? Explorer la peur des bêtes sauvages, des fonds marins, du vide, de tout ce qu'on ne contrôle pas finalement.").
Je n'ai retrouvé cela nulle part ailleurs.
Kyalie
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Kyalie
Ton dernier paragraphe m'a évoqué Haunting ground, t'y as joué ? (moi non X))
Jaja
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Jaja
Ah Resident Evil je me suis jeté dessus a 14 ans et j'ai jamais pu dépasser le premier zombie avant mes 18 ans tellement il me terrorisé, silent hill je l'ai fait en god mode... et project zero m'a valu ma plus grande petoche IRL

Dans le genre aussi Doom 3 etait pas mal je pouvais pas faire des session de plus de 30 minute le matin et Dead Space pareil (contrairement au 2...)

Moi ces jeux la c'etait de la peur pur que j'avais, le fait d'ouvrir une porte ou de faire un pas me terrifié et je trouve que le gameplay RE sur lequel tant de monde crache faisait parti intégrante de ce sentiment de peur car le rythme lent t’empêche de t’échapper et t'es obligé d'y faire face
armody
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armody
Moi, il y a un truc qui m'a toujours profondément énervé dans les survival-hororr, du moins, ceux que j'ai essayé de faire, c'est le système de déplacement complètement lourdingue. Et quand, je ne possède pas bien mon personnage, bah ça me donne pas envie de continuer. J'ai pas pu finir silent hill ou resident evil à cause de ça, du coup j'ai peur d'acheter silent hill 2 et de le lâcher, et j'ai lâché parasite eve 2 pour les mêmes raisons alors que j'avais adoré le 2.
Par contre, pour le cas de dead space je pense que la peur véhiculé fonctionne aussi grâce à l'apparition imprévue des ennemis. Le problème c'est que cela se renouvelle peu, du coup vers la moitié du jeu, tu sais déjà où et quand ils vont apparaître.

@BlackLabel
Je vois pas en quoi le système de sauvegarde de demon's souls est défectueux...Pour rappel, lorsqu'on éteins la console, ça sauvegarde à l'emplacement du personnage au moment où on l'éteins. On ne reviens au début du niveau uniquement lorsqu'on meurt. A la limite, on peu parler de problème de checkpoints, et encore, mais certainement pas de sauvegardes.
diegowar
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diegowar
Ben je sais pas, mais en tout cas dans Resident Evil 3 par exemple, pour peu que tu sélectionnes le niveau difficile et non facile, t'as pas vraiment l'occasion de tirer tant que tu veux, au contraire même, tu tires vraiment que quand t'as pas le choix (il te faut 7 ou 8 balles de pistolets pour tuer rien qu'un seul zombie !). Après Resident Evil 4 et 5 sont beaucoup plus orientés action, c'est clair, mais eux ça joue vraiment sur l'ambiance, ils ne font pas extrêmement peur.

Limbo oui l'ambiance est super :-D

Sinon Project Zomboid je connaissais pas, je jetterais un oeil :)

LE PHYLACTERE

Par Anfalmyr Blog créé le 28/12/09 Mis à jour le 02/04/16 à 12h56

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