Le Blog de la simulation aéronautique

Le Blog de la simulation aéronautique

Par duduleLECHAT Blog créé le 05/10/10 Mis à jour le 28/10/10 à 11h07

Parce que la simulation aéronautique fait partie du monde du jeu vidéo, parce que les gens n'en parlent pas assez, par oubli, par ignorance, ou par volonté, les sensations qu'elle procure aux consommateurs méritent que l'on s'y intéresse. Et sur Gameblog plus particulièrement.

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Dans une soirée, lorsque l'on rencontre des personnes, cela se passe toujours pas la présentation du CV de chacun, et forcément cela glisse toujours vers les loisirs. Entre ma passion pour la bière, le ping pong et l'aqua-gym, Je leur explique avec réserve mon intérêt pour l'aviation en général et la simulation aéro, sans toutefois les éclabousser avec la véhémence qu'un passionné peut parfois produire, afin d'éviter d'être convier à un diner entre amis un quelconque mercredi. Durant ce genre de conversation, une question revient souvent "Est ce que le fait de jouer sur un simulateur pourrait te permettre de piloter un avion dans la réalité ?"

La réponse est non évidemment. Néanmoins, les simulateurs d'aujourd'hui permettent de découvrir plusieurs notions de pilotage grâce à une reproduction de plus en plus fidèle réalisée par des développeurs généralement compétents. Les instruments de bord par exemple, ceux qui s'identifient par leur universalité et qui sont utilisés sur chaque aéronef, en apprenant à les utiliser à l'aide d'un simulateur orienté pour le public (Flight simulator entre autres), vous seriez naturellement à même de les repérer et d'utiliser les données qu'ils affichent si vous étiez dans un véritable cockpit. Vous seriez également capable de reconnaitre et reproduire les mouvements du manche dédiés à faire évoluer un aéronef dans l'air, les notions de roulis, tangage et direction vous étant familiers grâce au simu employé bien au chaud chez vous.

Alors pourquoi non ? Même si vous connaissez et maîtrisez l'utilisation des instruments standards d'un aéronef, chacun d'entre eux possède ses propres caractéristiques qui obligent l'humain à recevoir une formation spécifique sur ledit engin. Et avant tout chose, avant de parler de spécificité, il faut prendre en compte un facteur important : les sensations physiques. Oui c'est flagrant d'évidence, mais beaucoup de non initiés omettent l'idée qu'un aéronef se pilote selon les sensations physiques (physiologiques, auditives, visuels) que vous pouvez percevoir. Je pourrais vous raconter des anecdotes de pilotes militaires ou civiles s'essayant à Lockon, DCS Blackshark ou Falcon 4 qui ont tous éprouvés des difficultés à obtenir ce qu'ils voulaient du simu à cause d'une différence de perception avec la réalité. La marge reste très fine entre la réalité et la simulation certes, mais elle est bien présente.

Un simulateur orienté public reste un jeu et ne doit pas être pris autrement. Un "simer", également pilote militaire, a dit un jour : "La réalité reproduite dans le monde de la simulation dépend uniquement de l'usage qu'en font les utilisateurs". Chaque joueur peut très bien définir une limite de réalisme dans sa façon de jouer, si bien que pour un même simu, certains joueurs évolueront selon les procédures et autres normes usités dans la réalité alors que d'autres préfèreront garder une certaine distance sur ces contraintes et ne garder que le plaisir de voler. Dans tous les cas, la satisfaction reste la même.

A moi l'ivresse, l'ivresse, de la vitesse ! La simulation aéronautique est un jeu, mais connait à son niveau les mêmes contraintes que son équivalent réel. Un monde restreint rempli de passionnés affectés par les difficultés économiques que subissent dans ce cas précis les éditeurs de simulateurs. Un éditeur ne gagne pas grand chose à développer un simu grand public, surtout hardcore, dans un marché pauvre en consommateurs potentiels. La faute à personne, c'est comme ça. L'inconvénient majeur est surement le manque de concurrence empêchant les éditeurs courageux de se sortir les doigts pour pondre Le simulateur. L'absence de concurrence permet également à certains éditeurs de sortir parfois un produit mauvais et/ou pas fini. Mais lorsqu'on réfléchit un peu plus, on s'aperçoit que, finalement, c'est mieux ainsi. Cela permet au joueur de prendre son temps pour découvrir l'intégralité du jeu et de le rentabiliser confortablement. Ceux qui volent sur Falcon 4 (Old, Allied Force et autres versions modifiées) ne pourront pas me contredire.

Sans la maitrise, la puissance n'est rien. Et pourtant de la puissance il en faut. Et des accessoires aussi. Pour apprécier les joies de la simulation, l'utilisateur devra prendre en compte essentiellement le haut de gamme des pièces vendues sur le marché, et toujours les trois mêmes catégories à l'instar de beaucoup de jeux. Le processeur pour les nombreux calculs des modèles de vol et la physique de l'environnement, la mémoire vive pour le chargement des terrains et objets et la carte graphique pour augmenter la qualité des détails si important pour le vol à vue (VFR) et les repères visuels (combien de fois n'ai je pas entendu dans mon casque ce dialogue : "Dis moi, t'as visuel sur le camion, au niveau de la route au Nord-Est du village ? - Bah, négatif." Le premier ayant un vidéoprojecteur relié à une Nvidia GTX480 à contrario de son acolyte qui se bagarre à l'aide d'un 22 pouces et d'une Nvidia 9800 GT). La simulation peut sembler être un loisir de bourgeois, surtout si vous comptez investir dans un trackir (indispensable et largement amorti) ainsi que dans la nouvelle Rolls-Royce du HOTAS (Hands On Throttle And Stick), le Thrustmaster Warthog (pas encore sorti). Mais encore une fois, la durée de vie des simulateurs permettent de ne pas se ruiner d'un coup et d'étaler ces dépenses dans le temps et selon sa volonté d'investir peu ou beaucoup dans ce loisir (des HOTAS moins chers et efficaces existent sur le marché, voire le X52 de Saitek par exemple).

En approche d'une conclusion pour cette petite note, et bien pas grand chose à vrai dire. La simu aéronautique c'est de la balle, mangez-en !... Ah si pour finir, j'ai eu l'agréable surprise de découvrir la sortie récente d'une version BETA publique d'un nouveau simu de combat aérien, DCS A-10C 'Wathog'. Je vous laisse découvrir la vidéo de promo.

 

Bon vol à tous ;)

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Commentaires

duduleLECHAT
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duduleLECHAT
Salut Iron-Tom, merci pour ton commentaire :)
Le prochain article sera normalement la découverte de ce petit outil puissant et indispensable qu'est le trackir, ou comment remplacer le mouvement de son pouce par celui de sa tête.
Iron-Tom
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Iron-Tom
Article super intéressant ! Je viens de réaliser que je suis passé pour un con lorsque j'ai dis à ma fiancée, dans l'avion, que s'il y avait un problème, j'ai joué à Flight Simulator 97. Avec un clavier en plus. La simulation aéronautique est un sujet que je ne connais pas du tout mais je vais me faire un plaisir à lire tes articles !

Édito

Le grand défaut de la simulation aéronautique est qu'elle demande plus d'implications de la part du joueur que n'importe quel autre jeu. Pas forcément sur la durée d'utilisation (puisque certains jeux, MMO notamment, proposent la même durée de vie quasi infinie des simulateurs), mais parce que pour maitriser un vrai simulateur aéronautique de type "hardcore", il faudra lire un manuel de 500 pages (la plupart du temps en anglais) et accomplir une centaine d'heures de vol, afin d'apprécier véritablement les avantages que propose ce type de produits. C'est là toute la contrainte, mais aussi un bonheur. Celui d'apprendre et de progresser. Une progression lente et durable.

Une autre expérience qui vous arrive à cours sûr lorsque vous prenez le temps de vous pencher sur un simulateur aéro est d'éplucher des documents que vous n'aurez jamais ouvert dans une autre situation. Qui a déja pensé à lire sur Wikipedia une note succincte sur la mécanique des fluides, sur l'utilisation des coordonnées géographiques, le fonctionnement des ondes radioélectriques, juste pour le plaisir de connaitre au moins l'existence de ces phénomènes, ces inventions ? Enrichir sa culture générale tout en jouant, la classe.

Pour tout ceci il faut du temps. Mais le temps n'impressionne pas le joueur. Le juste milieu pour un plaisir constant et de se définir des limites. Taper 20 heures de simu en une semaine est un bon moyen de provoquer sa mise au placard définitive. Trop voler en solo peut également lasser le pilote virtuel. Evoluer en compagnie d'autres personnes reste peut-être le facteur le plus important pour une utilisation à long terme, même si comme partout, cette notion possède des avantages et des inconvénients, notamment celui de rendre la simulation corvéable parce qu'on a promis d'être présent à un vol organisé durant une soirée sans être forcément motivé. Il est donc nécessaire, comme partout, de prévoir des pauses, de changer de latitudes, pour revenir dedans gonflé à bloc.

Ce blog a été créé dans l'espoir de donner envie à des joueurs qui n'ont peut-être jamais pensé à découvrir ce pan du jeu vidéo. Bonne lecture à tous !

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