aegirsson thorgal  "le fils des dieux et l'enfant des etoiles"

aegirsson thorgal "le fils des dieux et l'enfant des etoiles"

Par aegirsson Blog créé le 24/03/11 Mis à jour le 08/09/14 à 06h08

étant d'abord et avant tout fan de manga et d'anim nippon, avant d'être amateur de jeux vidéo

ce blog va surtout et avant surtout essayer de "parler" (moins bien qu'ailleurs) de cette passion et d'autre aussi peu-être ...

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Jeux Vidéo -

Le marché de l'occasion est pratiquement aussi vieux que le jeu vidéo. Or, l'évolution du secteur vidéoludique laisse à penser que la fin du jeu vidéo d'occasion est en marche. Pourtant, ce secteur a un rôle positif selon une étude nord-américaine. Sa disparition serait néfaste pour l'industrie... à moins d'une forte baisse du prix des jeux.

Qu'il s'agisse des ordinateurs ou des consoles, le paysage du jeu vidéo évolue à la faveur des nouvelles technologies et de la distribution en ligne. Des plateformes de distribution de contenu comme Steam ou Origin se placent entre l'usager et son jeu, tandis que des verrous numériques (DRM) ont pour mission de contrôler l'accès et l'utilisation des contenus acquis légalement.

La conséquence de cette transformation est assez évidente : les boutiques spécialisées ou non sont désormais concurrencées par les étals dématérialisés de tel ou tel service licite. En outre, de plus en plus de jeux achetés sont désormais associés au compte du client, qu'importe s'ils ont été obtenus de manière traditionnelle (Fnac, Micromania, Carrefour...) ou via une solution en ligne.

Dès lors, quel avenir pour le marché de l'occasion ? Outre le fait que le moindre changement contractuel doit être accepté sous peine de tout perdre, les plateformes comme Steam ou Origin étouffent l'opportunité de revendre un jeu à un tiers (sauf à vendre le compte avec). Et la tendance observée du côté des consoles, qu'il s'agisse de la PlayStation 4 ou de la Xbox One, ne permet pas d'être particulièrement optimiste.

Pourtant, le marché de l'occasion est essentiel pour l'industrie vidéoludique. C'est du moins ce qu'il ressort d'une étude repérée par Wired. Selon les recherches effectuées par les professeurs de marketing Masakazu Ishihara, de la Stern School of Business, et Andrew Ching, de la Rotman School of Management, la revente de jeux entre particuliers participerait à la bonne santé du secteur.

Tout dépend de la politique tarifaire

Pour en arriver à cette conclusion, les deux enseignants ont basé leurs travaux ("dynamisme de la demande pour les biens durables neufs et d'occasion sans dépréciation physique") sur le marché vidéoludique japonais. Que disent-ils ? Si le secteur de l'occasion disparaît sans aucune contrepartie pour les clients, alors il faut s'attendre à une baisse de profits de 10 % par jeu.

En revanche, les professeurs considèrent que les joueurs peuvent supporter la disparition du marché de l'occasion si la qualité de l'offre légale suit. Comprendre : si le prix unitaire des jeux est ajusté à un niveau optimal, c'est-à-dire moins cher. Dans ces conditions, le profit généré par jeu peut progresser jusqu'à 19 %, selon les chercheurs.

D'après eux, le prix optimal pour un jeu dans un contexte de disparition du marché de l'occasion est 33 % moins élevé qu'à l'heure actuelle. Autrement dit, il faudrait par exemple que les studios proposent des titres neufs aux alentours de 40 euros au lieu de 60 euros. S'il coûte 70 euros, il faudrait le proposer autour de 45-46 euros. Et ainsi de suite.

Aujourd'hui, il est difficile de savoir jusqu'où évoluera le marché du jeu vidéo. La frilosité manifeste de l'industrie à l'égard du secteur de l'occasion laisse craindre une disparition progressive de ce dernier, accompagné d'une adaptation forcée des revendeurs spécialisés pour survivre. Toute la question est de savoir si cela s'accompagnera d'une politique tarifaire plus souple.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

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Commentaires

Chrisleroux
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Chrisleroux
Lire cela me renvoie à mes propres pensées mais aller jusqu'à croire que l'industrie du JV dans son entièreté en arriverait à baisser effectivement le prix des jeux neufs dans ce genre de contexte économique si ce genre d'évênement de transformation devait opérer... malheureusement j'en doute.

Mais cela reste tout à fait pertinent et fort intéressant, thx Aegirsson !
KingTeDdY
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KingTeDdY
J'ai du mal à imaginer des gros éditeurs comme EA ou Acti baisser leurs prix de base... Mais même si ça arriverait ça ne réglerait pas entièrement le "problème".

S'il n'y a pas d'occasion, les gens seront de toute façon plus frileux à acheter car cela représentera toujours une plus grande prise de risque même à 40€. Je ne sais plus qui expliquait ça dans les commentaires d'une des news sur la question de l'occasion avec la One, mais l'occasion est totalement ancré dans nos habitudes. Beaucoup de gens achètent des jeux neuf qu'ils ne sont pas certains d'apprécier car ils savent qu'ils pourront le revendre en cas de déception, donc de récupérer un peu de l'argent mis dedans. A mon sens c'est comme ça que fonctionne réellement le marché du jeu vidéo. Les éditeurs sont obligés de cohabiter avec l'occasion. Même avec une baisse de prix, l'absence d'occasion ne va pas "magiquement" faire grimper les chiffres de ventes. Les gens seront plus sélectifs dans leurs achats car il faudra être certain de son coup. Je pense donc que retirer l'occasion va plutôt faire baisser les ventes en first week au profit d'achats plus tardifs, si achat il y a. Les gros éditeurs accuseront des pertes et les plus petits n'y survivront peut être pas!

Pour que les ventes augmentent, il faudrait que les prix chutent radicalement. A 15€ le jeu neuf, on prend plus facilement le risque d'être déçu. Mais ils ne pratiqueront jamais un tel tarif!
Masahiko666
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Masahiko666
On oublie aussi le manque à gagner des pays qui pratiquent la TVA comme principale source de revenu (dont la France). Car, sachez qu'un jeu neuf est, bien entendu, soumis à la TVA, mais qu'un jeu d'occasion l'est tout autant. Donc, en tuant le marché de l'occasion de cette manière, on prive les Etats d'une partie (certes moindre, mais effective) de son revenu principal. Personnellement, si l'on en vient à des extrêmes comme annoncées dans les différentes conférence, je crois que le rétro-gaming connaîtra un essor peu commun et jamais atteint encore de nos jours...
Noiraude
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Noiraude
Ce qui fait converger tous nos propos, tiens donc...
Noiraude
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Noiraude
Rien n'est moins sûr. Les modèles économiques qui sont en train d'être étudiés passent par une charge financière étale pour le consommateur, mais le constructeur et les éditeurs s'arrogeraient la marge jusqu'ici prélevée par les boutiques physiques. On peut donc s'attendre à voir apparaître, au choix, un système de revente de codes (Xbox One option, apparemment), ou une politique tarifaire en nette baisse, misant sur la multiplication des ventes en neuf. Un ami me parlait justement aujourd'hui du seuil auquel l'affaire pourrait être rentable pour le consommateur lambda : 40 euros. Et cet ami tient une boutique de jeux d'occasion.
ryuzaki57
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ryuzaki57
Tout est dit : le jeu d'occasion représente du pouvoir d'achat pour le consommateur --> moins de pouvoir d'achat = moins d'achat. Il faut donc rendre ce pouvoir d'achat sous une autre forme, par exemple en baissant le prix des jeux. Les éditeurs auront-ils l'intelligence de le faire? Nous le saurons très bientôt...
aegirsson
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aegirsson
:P
Arleider
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Arleider
"Tu fais comment pour chercher des infos intéressant sur le jeu vidéo ? Google ?"
"Non, aegirsson search ^_^ "
ChibiVany
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ChibiVany
Nous consoleux sommes les vaches à lait du jeux video,ils ne vendront jamais les jeux à ces tarif là et le prix des jeux en démat sur console et là pour nous le rappeler.
Pourquoi le jeux vidéo devrait être le seul média confronté à ce genre de politique commercial.........

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