aegirsson thorgal  "le fils des dieux et l'enfant des etoiles"

aegirsson thorgal "le fils des dieux et l'enfant des etoiles"

Par aegirsson Blog créé le 24/03/11 Mis à jour le 08/09/14 à 06h08

étant d'abord et avant tout fan de manga et d'anim nippon, avant d'être amateur de jeux vidéo

ce blog va surtout et avant surtout essayer de "parler" (moins bien qu'ailleurs) de cette passion et d'autre aussi peu-être ...

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Jeux Vidéo -

La Croix Rouge a rassemblé la semaine dernière un comité ayant pour mission de définir si les jeux de guerre comme Call of Duty ne violaient pas la Convention de Genève qui définit les règles de protection des personnes en cas de conflit. Si aucune résolution n'a été prise, le sujet n'est pas enterré et le Mouvement appelle les éditeurs à prendre en compte ces règles lors du développement des jeux.

 

Activision s'était livré à un petit calcul amusant en janvier dernier, concernant son best seller Call of Duty: Black Ops. Selon l'éditeur, le jeu de simulation de guerre avait vu mourir 62 milliards de personnages, auxquels il fallait ajouter 242 millions de blessés graves. Ces chiffres ont, depuis, largement évolué le but du jeu étant, justement, de tuer ses ennemis.

Mais, alors que sa suite Call of Duty: Modern Warfare 3 fut le 8ème sujet le plus discuté dans le monde cette année sur Facebook, ce petit calcul n'a pas amusé tout le monde. En effet, et Nadine Morano pourrait être ravie, la Croix Rouge a annoncé la semaine dernière avoir constitué un comité dont la mission est de définir si ces jeux violent, ou non, la Convention de Genève relative au droit international humanitaire.

Rappelons-le, cette convention définit les règles de protection des personnes en cas de conflit, qu'elles soient soldats ou civils. "Alors que le Mouvement travaille dur pour promouvoir le droit humanitaire à travers le monde, il y a 600 millions de personnes qui le violent virtuellement" explique le comité.

L'idée d'analyser si les jeux vidéo respectent ou non ces règles internationales n'est pas nouvelle. TRIAL, une organisation suisse qui lutte contre les génocides, crimes de guerre et crimes contre l'Humanité, a publié en 2007 un rapport appelé "The Playing By The Rules" qui fut primé au Forum des Droits de l'Homme la même année. Le rapport estime que "les jeux ne peuvent pas être des zones de non droit. Il serait fort appréciable s'ils incluaient les règles qui s'appliquent aux conflits armés". Le rapport note que les jeux incitent les joueurs à violer les principes de ces règles en tuant des combatants non-armés, en torturant, ou en utilisant des armes qui impliquent des blessures superflues, comme l'explique Kotaku.

Pour TRIAL, puisque les jeux embarquent souvent des systèmes pénalisant les blessures infligées aux civils, il devrait en être de même concernant les violations aux règles comme la Convention de Genève. En 2009, accompagnée de l'association Pro Juventute, l'Organisation appelait les éditeurs à les intégrer à leur développement.

Si la Croix Rouge n'envisage pas de mener des actions directes contre ces violations virtuelles, elle appellent les développeurs à intégrer ces règles lors du développement des jeux, annonce le DailyMail. Sinon, le comité se réserve le droit de demander aux gouvernements d'adopter des lois régulant ces pratiques. En effet, si la semaine discussions autour de ce sujet n'a pas mené à une résolution, le sujet n'est pas enterré et pourrait revenir sur la table dans les prochains mois.

Mais ne nous plaignons pas. Avec des jeux plus humains, nous éviterons les émeutes et empêcherons les jeunes de tuer leurs camarades ou de devenir des terroristes. A moins que la violence dans les jeux vidéo n'ait aucun effet sur les joueurs et que ce soit au joueur de savoir faire la part des choses et de choisir la morale qu'il souhaite adopter dans ses parties qui, par définition, n'ont pas vocation à reproduire exactement la réalité.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
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Commentaires

Snake_in_a_box
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Snake_in_a_box
@Punch: C'était très clair, et on pense donc la même chose. "Surtout ne jouez pas trop! Vous ne pourriez ne plus reconnaître la réalité du jeu!" "Mais bon, si vous pouviez respecter les droits de l'Homme dans votre jeu comme en vrai..."

Bientôt une attaque de Amnesty International contre le jeu de l'oie car la case du puits est une torture ou de la Ligue des Droits de l'Homme contre le jeu d'échec car les pièces ne sont pas égales entre elles. "Halte à la soumission des pions qui n'avancent que tout droit!"
Punch
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Punch
@Snake : C'est d'ailleurs très bizarre car ceux qui entretient cette confusion réel/fictionnel pointent du doit les joueurs qui feraient cette confusion. En résumé, ils luttent contre cette soit disante confusion toute en l'entretenant...

Bref, je ne sais pas si j'ai étais clair...
Snake_in_a_box
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Snake_in_a_box
C'est surtout le fait de vouloir entretenir une confusion réel/fictionnel qui est vraiment dérangeant. Pourquoi ces mecs là ne peuvent pas voir que c'est juste un jeu?
Skel
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Skel
Le mot le plus important dans la déclaration : Virtuellement. Je ne tue personne en vrai, je ne torture personne en vrai ... c'est n'importe quoi. M'enfin on est plus a ça près.
Games&law
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Games&law
Bon ba si on part de ce principe, Pourquoi la Croix rouge n'examine pas les films ou les livres présentant des scènes de guerre ou de violence. Il s'agit aussi de la guerre "abstraite" où on peut déplorer des morts "abstraites".

Je veux bien admettre que les droits protégés par les Conventions de Genève sont fondamentaux en période de "vraie" guerre mais franchement, la Croix rouge n'a pas mieux à faire comme s'occuper d'actions concrètes au Darfour, à Haïti... C'est vraiment ridicule de la part de cette grande organisation internationale de vouloir appliquer les Conventions de Genève à des produits multimédia. Je me demande même s'ils ont la compétence pour le faire (à regarder dans la Charte fondatrice de l'organisation).

Et de toute manière, si l'organisation de la croix rouge décide de demander aux gouvernements d'adopter des lois régulant ces pratiques, une telle demande se fera par le biais d'une résolution. Or, tous ceux qui étudient le droit savent qu'une telle résolution n'a qu'une valeur de recommandation donc n'a pas de caractère obligatoire contrairement à un traité par exemple.

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