Blog d'un cochon aviateur au nom hybride

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Par Vicporc Blog créé le 29/04/12 Mis à jour le 31/12/14 à 16h33

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Catégorie : L'art japonais

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L'art japonais (Art)

Peut être que cette rubrique vous avais manqué, ou pas. Après une assez longue pause, je vais essayer de la reprendre plus régulièrement. Nous sommes donc de retour dans cette 44e chronique dédiée à l'art japonais, pour parler d'un homme qui travaille à Paris, Mikio Watanabe.

Né a Yokohama, il quitte Tokyo  après ses études, en 1977. Un assez long voyage a travers la Sibérie, et l'Europe, pour arriver à Paris, et s'y installer. Watanabe est photographe, dessinateur, mais surtout graveur, avec une technique assez particulière, la matière noire. Inventée par Ludwig Von Siegen au XVIIe siècle, cette technique consiste a grener une plaque de cuivre, afin de donner à l'encre un noir profond, puis de travailler pour faire ressortir les blancs.

Impressionnant de maitrise technique, le travail de Watanabe est absolument splendide, et ce quelque soit le médium. Je vous laisse admirer.

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L'art japonais (Art)

Satoki Nagata est un photographe né au Japon. Diplomé de neuroscience a l'université de Nagoya, il part a Chicago en 1992. C'est dans cette ville qu'il deviendra passioné de photographie, et qu'il découvrira le pouvoir esthétique de la rue. En parallèle de son travail, il a donc commencé a produire différentes photographies, puis progressivement, a travailler pour des journalistes, jusqu'a faire ses propres documentaires lui même. Il pose son oeil mécanique d'étranger sur Chicago, ses habitants, son atmosphère. Et ça marche. Plutôt bien. Très bien, même.

  

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L'art japonais (Art)

Tomohide Ikeya est un photographe né en 1974 a Kanagawa. Avant de se consacrer a la photo, en 2000, il fut pendant 7 ans chef cuisinier dans un restaurant italien. Comme quoi, on peux devenir artiste en milieu de carrière. Et honnetement, Ikeya a bien fait. Il a réalisé quatres séries, dont je vais vous présenter quelques extraits, en excluant la série Ocean. La première, c'est Moon. Un travail sur la gravité, la perte de contrôle de son corps. Et puis il y a Breath, la série ou le corps fusionne avec l'eau, et explore les conséquences du liquide sur le mouvement et la lumière. Et enfin, Wave, l'histoire d'une lutte entre un homme, une femme, et les vagues.

"La lune cause le flux et le reflux des marées, et stimule le développement de la vie sur terre. Si le soleil représente la naissance de la vie, la lune représente le rythme de la vie. L'évolution serait différente sans la lune." 

C'est tendre, c'est oppresssant, fluide. Juste sublime, en fait. Tout simplement.

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L'art japonais (Art)

Hiroshi Hamaya est un photographe japonais, extrêmement connu pour ses travaux sur la vie quotidienne tokyoite et ses nombreux clichés de villages de la préfecture de Niigata. En 1956, il publia son premier livre, Snow Land, regroupant un nombre important de photographies de petits villages du Japon, tous sous la neige. Les filiations avec la photographie journalistique sont nombreuses, que ce soit dans la composition ou la lumière (on est loin de l'exagération d'un Hosoe par exemple). Bref, un magnifique panorama de l'époque, avec quelques superbes portraits. Dans les années 60-70, il se recentrera sur des photos de paysages, a Honshu, offrant ainsi un sublime voyage en terre nippone au spectateur. Attention, je vais mettre plein d'images. C'est tellement beau qu'il serait bête de se priver.

 

 

 

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L'art japonais (Art)

Noriko Yamaguchi est une artiste, qui, a la manière de Mariko Mori, dont on parlera bientôt, s'est fait connaître grâce au personnage qu'elle a crée. Ce personnage, c'est Keitai Girl. Yamaguchi se compose une seconde peau avec des composants électroniques, des morceaux de téléphones portables, des claviers, une sorte de carapace technologique complètement déshumanisée, à l'aspect froid et austère. Ainsi, elle tente de dénoncer l'isolement et l'aliénation causée par les écrans, surtout chez la jeunesse japonaise. De plus, lors de ces nombreuses performances, les appels des spectateurs font palpiter le second corps de Yamaguchi, ce qui rend « l'oeuvre » encore plus glauque.

 

 

 

 

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L'art japonais (Art)

Otsuka est une photographe au travail assez particulier. Elle retouche numériquement des photographies d'elle même, datant de son enfance, en y incorporant son corps de femme adulte. Au premier coup d'oeil, il est assez difficile de savoir qu'il s'agit des mêmes personnes. Ainsi, elle tente un voyage dans le temps grâce a la photo, pour revisiter son enfance, et questionner la notion de mémoire et d'identité. Si esthétiquement, il n'y a rien d'extraordinaire, j'aime beaucoup le concept. Alors bon, autant partager.

If,

Again,

I have a chance to meet,

There is so much I want to ask,

and so much I want to tell

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L'art japonais (Art)

Daisuke Ohba est né en 1981, a Shizuoka. Son travail s'axe sur la peinture de paysages, mais de manière très contemporaine. Il travaille a partir de photos, qu'il projette sur ses toiles avant de peindre, ce qui explique l'éloignement progressif du motif pour un travail des teintes et de la lumière. Les couleurs qu'il utilise sont souvent très claires et brillantes, si bien qu'elles changent de couleur en fonction du point de vue du spectateur, donnant ainsi une impression de frémissement des feuilles, sur les peintures de forêts. Je pense que la technique est intéressante, et que c'est le genre d'oeuvre qui prend tout son sens une fois vue en vrai. Après, c'est un peu aride, et futile, vu comme ça, a travers un écran. A vous de vous faire votre avis.

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L'art japonais (Art)

Daido Moriyama est un photographe né en 1938 a Ikeda. Dans la hiérarchie des photographes japonais, il est sans conteste un des plus célèbres. Au départ orienté vers une pratique de la peinture, il va faire des études de graphisme et rencontrer Eikoh Hosoe, dont je vous ai déjà parlé il y a quelques semaines. Ce dernier va devenir son mentor, et donc énormement l'influencer dans sa pratique de la photographie. Moriyama devient photographe indépendant en 1965, et publie son premier livre « Japon-Photo-Théatre », en 1968. On retrouve dans celui ci des images a l'aspect chaotique, pris dans les spectacles de troupes de théatres ambulantes. Ce livre créa le scandale au japon, mais aussi la réputation de Moriyama. Ces photos sotn intéressantes d'un point de vue documentaire autant qu'artistique. L'augmentation des contrastes, les angles de vues et le grain de l'image donnent un aspect sale et dérangeant a l'image.

"Je n'ai jamais voulu faire de la photo documentaire. Je fais des snapshots, des instantanés, et je n'ai jamais d'idée préconçue. C'est sur le moment que les images se créent. J'ai une attitude de chasseur, je trimballe mon capteur dans la ville. Tout ce qui bouge, tout ce qui est en mouvement, m'excite et me fait vibrer. La photographie, c'est l'instant où une personne se confronte à une chose qui lui apparaît. Forcément, en enregistrant la ville, on s'enregistre soi-même : ma façon de voir change chaque jour, selon l'état des lieux, selon ma condition physique. Pour simplifier, on peut dire que j'enregistre le temps de mon existence. Malheureusement, je ne peux le faire que tant que je suis en vie... donc j'essaie d'en faire le plus possible."

Daido Moriyama est, a la manière d'un Araki ou de son mentor, Hosoe, un photographe opposé au réalisme conventionnel, en proposant des images très contrastées, floues, granuleuses, incertaines. Il voit la photographie comme une réalité en soi, autonome, qui n'a pas a être cloitré par des codes académiques, mais qui doit sans cesse se renouveler. Ainsi, il va produire un nombre d'oeuvres assez colossale, fixant le plus possible de ses expériences personnelles.

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L'art japonais (Art)

Après avoir parlé de la photo de l'après Hiroshima, on va aujourd'hui parler de la peinture de l'après Hiroshima, en espérant que j'arrive a trouver des images. Parce que les sites pornos, ça manque pas, mais les photos de biens culturels, non. Donc, quand je dis peinture de l'après Hiroshima, je parle des 5 années après cet événement. Quand on regarde d'un point de vue général les peintures de cette période, on dégage plusieurs tendances. D'abord, les paysages n'ont quasi jamais de lignes d'horizons visibles, celui ci est vide, aride, n'attire jamais l'oeil du spectateur. Et cette constatation est autant valable dans le yoga que le nihonga. L'oeil est toujours bloqué sur des figures isolées, il n'y a pas de point de fuite pour le regard, et on retrouve très régulièrement des corps humains disloqués. Les plasticiens rendirent donc plus visibles les conséquences psychologiques que matérielles, exception faite des photographes. On a aussi un renouveau dutravail du corps, avec des expériences sur la déformation. La peinture est devenue le moyen de calmer les douleur psychologiques, de faire le deuil de l'existence pré seconde guerre mondiale.

 

Yokoyama Misao

Higashiyama Kaii, c'est pas les plus représentatives, désolé :/

Tsuruoka Masao

Abe Nobuya

 

Kawara On, c'est a part, on en reparlera

 

Yamashita Kikuji

 

Maruki Iri

 

 

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L'art japonais (Art)

Après la défaite japonaise, toutes les associations et les structures érigées pendant la guerre pour s'occuper des arts furent supprimées (l'Association des beaux arts de l'armée de terre et l'association des beaux arts patriotiques notamment). Le salon officiel, interrompu en 1943, repris ses activités sous le nom de Salon des Beaux Arts du Japon. De nombreux groupes se réformèrent également. La reprise des activités s'accompagna indéniablement de nombreux conflits internes dans les groupes, pour avoir plus de liberté, entres autres. Les disciplines oubliées, comme l'architecture, furent incorporées et considérées désormais comme des pratiques artistiques a part entière (Coucou Waldo). Il fut également lancé, du 8 au 18 décembre 1947, le Salon des Indépendants, qui marqua un tournant non négligeable dans le monde de l'art japonais. Il est évidemment dans la lignée de son homologue français qui avait propulsé les impressionnistes sur le devant de la scène. L'artiste était libre de choisir quoi exposer, et le salon, qui perdura jusqu'en 1965, fut la première grand association japonaise a défendre cette idée. Il formula alors un vent de fraicheur sur la scène artistique japonaise, et un grand enthousiasme dans la création. Les mouvements expérimentaux, stoppés après Mavo, reprirent avec plus de volonté, mais nous allons y venir. Le salon deveint vite célèbre, et fut complimenté par de grands noms européens, comme Matisse et Georges Braque. Des artistes étrangers furent également inités a exposer, comme Max Ernst, Jackson Pollock, ou Mark Rohtko.

De nouvelles nouvelles associations d'artistes naquirent un peu partout. Parmi elles, une très célèbre, Jikken Kobo (L'Atelier Expérimental en français). Ils se définissent ainsi.

L'ancienne matière est tombée en ruine, époque de l'atome.

Elle a déposée les armes, elle est revenue en nous

Elle ne tourmentera plus les hommes,

Mais les hommes ne doivent plus avoir honte d'elle

Dépassons la liberté et l'inéluctable dans la création

Répondons présent a la mort de l'histoire

Le groupe était composé de plasticiens, compositeurs, photographes, scénographes, un poète et critique de musique, un concepteur lumière, un graveur, un pianiste et un ingénieur. Actif de 1951 à 1958 à Tokyo, il a axé son travail sur des oeuvres collaboratives, et l'expérimentation de nouveaux formats et manières d'exposer l'art. Voici un petit inventaire de ses membres. Du coté des plasticiens, on trouve Katsuhiro Yamaguchi, Shōzō Kitadai, Hideko Fukushima, Hideo Yamazaki, Naoji Imai, Kiyoji Ohtsuji, Tetsurō Komai, et chez les compositeurs, Tōru Takemitsu, Hiroyoshi Suzuki, Kazuo Fukushima, Jōji Yuasa, Kuniharu Akiyama, Takahiro Sonoda, Keijiro Satō. Les oeuvres de Jikken Kobo ont disparu des mémoires et de l'histoire de l'art, contrairement a Gutai, autre groupe expérimental qui arriva après. Les artistes ont réalisés de multiples représentations mêlant musique, danse, scultptures et jeux de lumières, a la manière de ballets. Ils expérimentèrent sur la lumière, les sculptures faites a partir de matériaux non nobles, l'art cinétique... Si il n'a pas marqué l'histoire, Jikken Kobo est en quelque sorte le précurseur de Gutai, dont on parlera plus tard, d'ou cet article. Les vagues d'expérimentations se succédèrent, avec des oeuvres étranges et parfois peu compréhensibles, il faut bien l'avouer. D'ailleurs, Jikken Kobo ne créait pas des oeuvres, mais des objets, qu'ils définissent comme ceci:

« Un objet est mort quand les gens ne le découvrent pas, mais dans la mesure ou il prend vie dès l'instant ou quelqu'un pose son regard, c'est qu'il est vivant. »

 

 

Jikken Kobo est l'exemple parfait d'un groupe qui pratique un art qui se veut une menace qui pousse l'individu et la société dans ses retranchements, et repousse les limites de l'art, pour reprendre la formule de Michael Lucken. 

 

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Édito

Toi qui entre ici, abandonne tout espoir. Tu rentres dans le domaine d'un cochon aviateur au nom hybride, dont le pseudo a été crée par l'esprit de la diabolique Metyst. On y parle de jeux flashs, de jeux indépendants, de jeux plus connus, ou pas. On y parle d'art, japonais, chinois, ou international. On y parle parfois de musique, et aussi de grosses conneries. A tes risques et périls, lecteur.

Avatar par Zachula

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ORIGINAL SOUND BLOGGERS, podcast sur les musiques de jeu vidéo animé par Poulpyblast, Onink et moi-même. (Et parfois, on a des invités qui transmettent une classe colossale par la voix. Si si.)

Egalement disponible sur Itunes dans la catégorie Podcast > Jeux et Hobbies > Jeu video

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Anfawards 2013

 

Krystaward 2013 du "Meilleur Hipster" et "Meilleur faux départ" :3

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