Blog d'un cochon aviateur au nom hybride

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Par Vicporc Blog créé le 29/04/12 Mis à jour le 31/12/14 à 16h33

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Critiques et Découvertes (Jeu vidéo)

Attention, cette critique spoile. Bon, elle spoile une aventure d'une heure, mais elle spoile quand même.

A écouter en fond sonore

Vous n'êtes pas sans savoir que le humble indie bundle 8 était assez exceptionnel. Il contenait de nombreux jeux de très bonne qualité, dont Little Inferno (dont la critique à déjà été publié), Proteus, Thomas was Alone, Hotline Miami, et un certain Dear Esther. Crée par le petit studio The Chinese Room, le jeu m'a intrigué, de par les bonnes critiques qu'il a reçu dans la presse. Alors, dès que j'ai vu qu'il était dans le bundle, je l'ai pris, et je l'ai lancé.

Je ne sais pas quoi penser de ce jeu. Et même à tête reposée.

Dear Esther, c'est une île, une île que vous allez explorer au travers de 4 chapitres. Une île esseulée, vide, aride, ou vous allez vous retrouver face a des navires échoués, rouillées, devant un spectacle d'abandon et de vide saisissant. Car si Dear Esther comporte un atout, c'est son ambiance et sa patte artistique. L'île est belle, le travail sonore au niveau des bruitages est extrêmement bien controlé, le vent vous transperce, la solitude est omniprésente, constante. Oppressante, parfois. Alors vous avancez, vous explorez. Vous prenez les embranchements, minces, très minces, trop minces, et vous admirez des paysages qui bien que grisatres sont tous bonnement magnifiques. Je pense surtout au chapitres 2 et ses splendides grottes que la lumière révèle, avec ses grandes stalactites solitaires et ses mousses fluorescentes, ses signes énigmatiques sur les parois. Le chapitre 4, avec la désolation en pleine nuit, au clair de lune, cette plage solitaire, ces bougies qui tracent un chemin funeste. Dear Esther, c'est une fascination du paysage. C'est magnifique, c'est envoutant. La preuve avec ces quelques screens.

Dear Esther, c'est une musique. Une musique tellement maitrisée, tellement belle, au violoncelle (ou violon) et au piano, composée par la talentueuse Jessica Curry. Une musique qui va grandement participer à l'ambiance quasi onirique du titre. Les mélodies sont superbes, entre mélancolie et inquiètude. Je vous laisse apprécier avec la musique que j'ai placé en début d'article.

Dear Esther, c'est un scénario, une histoire, une narration. Que je n'ai malheureusement pas totalement compris, n'étant pas bilingue. Alors je suis passé a coté d'une immense partie du jeu, c'est certain. En tous les cas, la narration, qui n'interrompt jamais vos actions, est agréable et la voix off, assurée par Nigel Carrington, est très convaincante. Je ne vous spoilerai pas l'intrigue, mais sachez qu'elle est très mélancolique et émouvante, et assez métaphorique également. On prend plaisir a la suivre, et on cogite pour tenter de comprendre les liens. Dear Esther réussit cette maitrise de la narration, en posant une histoire assez intéressante, un vent de fraicheur dans le paysage stéréotypé du jeu vidéo.

Car Dear Esther, c'est un jeu qui se limite à une action. Une seule, celle de marcher. De presser le bouton Z de votre clavier et d'avancer, en bougeant votre souris pour vous orienter. Alors, c'est très limite. Généralement, le manque d'interractivité ne me gène pas trop, à partir du moment ou il est bien amené, bien maitrisé. Sauf que là, c'est trop peu. Je suis très amateur des expériences vidéoludiques contemplatives, j'ai d'ailleurs adoré cette notion de voyage. Mais ici, vous n'avez rien à faire, rien a part avancer avec pour unique but d'aller a la prochaine fenêtre de dialogue. C'est vide, c'est laborieux. 

Dear Esther, c'est surtout une cruelle déception. J'ai apprécié le voyage artistique, l'intrigue, mais j'ai surtout eu l'impression d'avoir joué à une beta. J'ai l'impression que ce Dear Esther est un extrait de quelque chose qui aurait pu être fantastique. Avec une île plus grande, un gameplay point n' click ou quelque chose du genre. Avec plus de cheminements spatiaux.  Avec plus de zones. Avec une histoire plus longue. Mais j'en demande peux être trop. Je me suis laissé emporter par la vague d'enthousiasme autour de Dear Esther et j'en ai oublié de juger les choses pour ce qu'elles sont. 

Dear Esther restera dans ma mémoire comme un jeu qui n'a pas assez tenté. Un jeu qui aurait pu être tellement plus...

 

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Commentaires

Waldotarie
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Waldotarie
Ben moi j'avais apprécié la balade, et je la referais peut être un jour....
Fachewachewa
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Fachewachewa
Bah moi j'suis tenté de dire que t'as rien loupé à pas être bilingue.

Le seul truc qui m'a marqué dans ce jeu c'est la silhouette qu'on voit sur la dernier image, et qui, une fois qu'on est monté là haut, n'est plus là @_@.
Mais sinon le monde est bien trop mort et ne raconte pas assez de chose pour que ce soit intéressant, c'est dommage.
_Mrrockpsy95_
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_Mrrockpsy95_
Non B)
J'ai déjà une liste de 61 jeux indés à faire en attente @_@
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
J'ai été tenté de me le prendre.
Et puis mes craintes ont pris le dessus.

De toute évidence, elles étaient légitimes. Dommage.

Tu vas faire Lone Survivor, maintenant ?
Zinzolin
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Zinzolin
Le futur du jeu vidéo narratif, yeah !
Onink
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Onink
Je comprend ton sentiment. C'est vrai que le "gameplay" peut dérouter (ceux qui disent que Journey n'a pas de gameplay n'ont pas joué à Dear Esther xD).
Perso j'ai bien aimé. Un beau voyage comme tu dis. Pour moi, le gameplay réside dans l'exploration et la narration. Le but c'est pas d'aller à la fin, c'est de se laisser emporter dans l'univers du jeu, d'explorer l'ile dans ces moindres détails. Ya des tas de détails qui donnent des infos sur le sénar (les peintures sur les murs, des petits campements, des petits éléments de décors, ect), j'ai trouvé ça kiffant.
Après la narration est assez spéciale et assez inédite pour un jeu. En fait, tu as du remarquer, mais les textes de la voix off sont pas dans l'ordre. Et plus que ça : à part certains qui sont scriptés, c'est aléatoire. Du coup pour comprendre, c'est encore plus chaud, mais ça va avec le thème du jeu, vu que c'est des souvenirs qui lui reviennent, il peut pas y avoir d'ordre prédéfini.
Bref, je m'égare. Sans spoiler j'ai trouvé le côté très métaphorique du jeu (qu'on comprend qu'a la fin) très réussi et ça fait du bien d'avoir ce genre de jeu. Ça me rappelle To The Moon.

Ah et aussi, le jeu peut se mettre en français xD (faut juste changer un truc dans le dossier du jeu, même moi j'ai réussi alors que je suis ultra naze pour ce genre de trucs)

Édito

Toi qui entre ici, abandonne tout espoir. Tu rentres dans le domaine d'un cochon aviateur au nom hybride, dont le pseudo a été crée par l'esprit de la diabolique Metyst. On y parle de jeux flashs, de jeux indépendants, de jeux plus connus, ou pas. On y parle d'art, japonais, chinois, ou international. On y parle parfois de musique, et aussi de grosses conneries. A tes risques et périls, lecteur.

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ORIGINAL SOUND BLOGGERS, podcast sur les musiques de jeu vidéo animé par Poulpyblast, Onink et moi-même. (Et parfois, on a des invités qui transmettent une classe colossale par la voix. Si si.)

Egalement disponible sur Itunes dans la catégorie Podcast > Jeux et Hobbies > Jeu video

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