Terra Enigma, le blog des jeux d'aventure et des Point n' Click

Terra Enigma, le blog des jeux d'aventure et des Point n' Click

Par Professeur Stobbart Blog créé le 02/08/13 Mis à jour le 12/10/13 à 11h33

Bienvenue sur Terra Enigma, le blog consacré aux jeux d'aventure et aux jeux dits "Point n' click". Ici, je vous parlerai des grands classiques du genre, mais aussi d'anecdotes diverses et des nouveautés.

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Édito

 Bonjour à tous, chers aventuriers !

Bienvenue sur Terra Enigma, le blog des jeux d'aventure.

Nous sommes tous passionnés de Jeux Vidéo puisque nous sommes là, j'ai simplement fait le choix de m'étendre sur le type de jeu que j'affectionne particulièrement, le jeu d'aventure et le point n' click en général.

Qu'est-ce que le point n' click ?

Le point n' click est un type de jeu qui se joue à la souris, à l'aide d'un curseur interactif. Souvent simple d'accès, le point n' click a connu son heure de gloire durant les années 90. Mais détrompez-vous, il n'est pas mort, bien au contraire !

Pourquoi Terra Enigma ?

Les vieux routards des jeux d'aventure vous le diront : un point n' click, c'est souvent de la patience, de la recherche, des crises de nerf et des énigmes tordues et revêches. Nous sommes tous des enquêteurs en herbe, marchant sur une Terra Enigma !

 

Sur ce, j'espère que vous prendrez plaisir à découvrir ou redécouvrir cette catégorie de jeu, à travers des retrospectives, des tests et des anecdotes !

 

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A quelques jours de la sortie du cinquième épisode de la série, il me semblait important de revenir sur ce jeu ! 

Sorti à la fin de l'année 1996 en France sur PC, "les Chevaliers de Baphomet" ou "Broken Sword" en anglais est un jeu d'aventure de type point n' click.

A noter que ce jeu a été réedité en 2009 avec une appellation "director's cut", voyant son contenu enrichi de scènes supplémentaires et de quelques bonus.

Dans les Grandes Lignes :

Tout au long de l'aventure, nous suivons les pérégrinations de Georges Stobbart (avec deux "b" et deux "t"), jeune étudiant touriste américain assez charmeur, doublé par le fabuleux Emmanuel Curtil. Son humour acerbe et sa langue bien pendue font le bonheur des joueurs.

 

Il est accompagné par Nicole Collard, jeune journaliste française free-lance. Dôtée d'une personnalité assez sombre et mystérieuse, elle complète à merveille celle de Georges. A plusieurs reprise au cours de l'aventure, leurs échanges font mouche.

 Je ne vais pas m'attarder sur le côté technique du jeu, je le ferai lors d'un prochain test !

 

L'histoire prend racine lorsque des meutres frappent certaines personnes influentes dans la ville de Paris. Georges est, malgré lui, pris dans le feu de l'un de ses attentats, et il devra au fil du jeu découvrir ce qui se trame et finalement mettre à jour les liens qui unissent les meurtres.

Inspiration, anecdotes :

 

Le jeu est issu de sources d'inspirations diverses et nombreuses. Le jeu a été développé par Charles Cecil et Revolution Software. Cecil était au scénario, alors que les développeurs ont utilisé le moteur "Virtual Theater" qui est utlisé pour Lure of the tempress et Beneath a steel sky, deux jeux de Revolution Software. A noter que ce moteur était un petit peu le concurrent du célèbre Scumm de Lucas Art. Les décors ont été réalisés à la main, et colorés par Photoshop.

 

Voulant réaliser un jeu ayant pour thème les Templiers, Cecil se renseigna sur cette période trouble de l'histoire. Il vint peu après à Paris afin de repérer les lieux qui inspireraient ceux du jeu. Il lut "l'Enigme sacrée" qui lui fournit alors certains détails qui lui semblaient importants pour la crédibilité du jeu. En effet, Cecil voulait se démarquer des jeux très drôles de Lucas Art (comme la série Monkey Island) et proposer une histoire plus mature.

 

On retrouve dans le jeu de nombreuses références à l'auteur français Alfred Jarry, dont Cécil a reconnu apprécier les oeuvres. (Rue Jarry, Hôtel Ubu, Chandelle Verte, autant de lieux que les initiés reconnaitront)

Il existe également des références au "Pieuré de Sion" dont la fameuse organisation créée par Pierre Plantard et relayée par les documents d'Heny Lobineau. (des noms que les fans du jeu reconnaitront certainement !)

 

Pourtant, la sortie du jeu sur Playstation fut entachée par de nombreuses entraves. A cette époque, Virgin ne voulait pas éditer le jeu, jugeant que seule la 3D était l'avenir du genre. A une époque où des jeux tels que Tekken et Tomb Raider faisaient parler d'eux, la sortie d'un tel OVNI sur console leur semblait dangereuse.

Et pourtant, le jeu sortit en 1997 sur Playstation.

 

  La critique fut unanime sur ce jeu. Bien accueilli par les joueurs, trois suites verront le jour, même si la qualité n'est pas toujours au rendez-vous, par rapport au premier volet.

Cecil a lui même avoué penser que Dan Brow aurait pu s'inspirer du jeu pour l'écriture de son célèbre Da Vinci Code.

 

 

 

 

En 2012, une campagne de Crowd-Funding sur le site KickStarter permit le lancement de la réalisation du cinquième volet, attendu de pied ferme par les fans, et marquant un retour à la 2D.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, nous reviendrons sur cette série plus tard, dans un dossier consacré aux autres épisodes de la série en attendant le cinquième !

Et pour ceux qui pensaient s'enfuir du blog sans soucis, je vous conseil de prendre garde :)

 

Voir aussi

Jeux : 
Les Chevaliers de Baphomet
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Bonjour chers aventuriers !

A l'heure où le dernier né des studios TellTale Games , The Wolf Among Us, voit poindre le bout de son museau, il m'est apparu une question qui, je pense, est tout à fait justifiable : Telltale Games est-il le nouveau Lucas Art ?

I. Le jeu d'aventure, domaine de prédilection

Je ne vais pas refaire tout l'historique de Lucas Art, grand studio de développement des années 80 jusqu'à son rachat par Disney en 2013. Certes, Lucas Art a de très nombreux jeux à son actif et pas seulement des jeux d'aventure. Cependant, j'ai toujours considéré (et je ne suis pas le seul) que ce type de jeu a toujours été pour le studio une marque de fabrique. 

 

 

 Des titres comme Monkey Island, Sam and Max, Day of the Tentacle, ont marqué de leur empreinte le paysage vidéoludique. Certains (tous ?) sont considérés comme de purs chefs d'oeuvres.

 

 Et les jeux d'aventure, Telltale connait. Le succès du récent Walking Dead n'a pas été que critique, il a aussi été public. Certes un peu moins "Point n' Click" que les jeux de Lucas Art, nous restons dans un domaine similaire, l'aventure. A l'heure où le jeu d'aventure semble désuet face aux énormes productions triple A du marché, Telltale Games fait office de cas particulier.

 

II. Passage de flambeau

Revenons aux sources. Les fondateurs de Telltale Games ne sont ni plus ni moins que des anciens de Lucas Art ! Cette évidence est d'autant plus visible que de grands noms sont passés d'un studio à l'autre.

 Monkey Island, est passé des mains de Lucas Art à celle de Telltale, pour un résultat à l'appréciation de chacun. En ce qui me concerne, je pense qu'on est passé de Méga hit à jeu sympathique. 

 

 

C'est donc en 2009 que Telltale reprend le flambeau, proposant une aventure inédite de ce bon vieux Guybrush. Ce sont des épisodes (au nombre de cinq) que le joueur se voit proposer. Ce système d'épisodes restera une manière de faire traditionnelle chez le studio.

 

  Cette licence n'est pas la seule à avoir traversé les rives : Sam and Max également. Treize ans après leurs premières aventures sur PC, c'est en 2007 que les deux acolytes déjantés reviennent sur le devant de la scène. Là encore, le jeu est sympathique, sans toutefois égaler l'original.

Encore une fois, le jeu est proposé sous forme d'épisodes.

  Telltale Games se fait un nom parmi les éditeurs qui comptent. Il faut rappeler que ces jeux sortent durant la deuxième moitié des années 2000, et le jeu d'aventure est en grande désuétude.

 

 

 

III. Chacun sa route

Les points communs entre les deux studios sont nombreux et visibles. Pourtant, il ne faut en aucun cas mettre de côté leurs spécificités. Il y en a beaucoup, mais il est clair que Lucas Art a toujours fait mouche sur l'humour décalé de ses oeuvres. Allant du combat d'insultes aux WC spatio-temporels, des scènes entières de jeux sont devenues cultissimes et ont traversé les âges de manière phénoménale.

Pour Telltale Games, un virage s'est amorcé en 2010, pour diverses raisons. Le studio se voit confier des licences importantes, et il doit à tout prix marquer son empreinte sur le renouveau du jeu d'aventure.

  Sorti en 2010, le jeu Retour Vers le Futur amorce le virage du studio. Le jeu est sympathique, assez "fan-service", mais rien ne le fait briller au firmament des hits vidéoludiques. Telltale se cherche, et touche du doigt ce qui fera sa patte.

 

 

C'est en 2011 que Jurassic Park : The Game voit le jour. Le jeu se veut assez "film intéractif", et ne brille ni par sa réalisation, ni son gameplay. On sent bien que Telltale se cherche. Il manque cette petite étincelle...

 

 

  LA grosse claque du studio est issue d'un jeu à licence. The Walking Dead en 2012, cinq épisodes à couper le souffle. On sent bien que le studio a trouvé son "truc". Des choix cornéliens, un aspect graphique remarquable, des fins qui vous arrachent une larme, bref, un super méga hit comme on en fait très peu.

 Le renouveau du jeu d'aventure est là, les choix du joueur influant sur la fin du jeu...

 

  Le nouveau jeu de Telltale dont le premier épisode est sorti au moment où j'écris l'article The Wolf Among Us, semble bien parti pour marcher dans les traces de son illustre ainé. Verdict au cinquième épisode !

 

 

III. Pour conclure

Alors certes, certains diront que Lucas Art et Telltale Games ont des points communs et qu'il est facile de voir une certaine filiation entre les deux studios. Pourtant, mon avis est que justement ce sont leurs différences qui font que le deuxième est l'héritier du premier. Les jeux ayant été entre les mains des deux studios n'ont pas fait de Telltale le développeur reconnu. Pour moi, Telltale n'est devenu l'héritier de Lucas Art qu'en trouvant ce qui faisait SA patte.

Ils restent des studios fondamentalement différents, et ce sont leur particularités qui font d'eux des studios qui marquent leur époque. 

Et dans tout ça, c'est le joueur qui y gagne, passant de l'univers décalé et inoubliable des productions Lucas Art, à celui particulier dont le joueur a une réelle influence chez Telltale.

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Bonjour à tous chers aventuriers !

En ce beau mois d'août, je reviens vers vous pour vous proposer un petit dossier sur le point n' click en 2013. On y retrouvera quelques informations diverses et des petites anecdotes.

A vos souris ? Go !

 

Succès et renouveau

 

On va passer rapidement sur les lieux communs. Le point n' click et le jeu d'aventure en général se porte bien en ce moment. Fini les vaches maigres du début des années 2000. Les éditeurs font beaucoup d'effort, de nombreux jeux voient le jour et sont souvent reconnus et récompensés.

   Bien sûr, il est évident qu'on ne peut pas parler de ce renouveau sans aborder la franchise The Walking Dead de TellTale qui, après une première saison en 2012 de 5 épisodes, risque de frapper fort en 2013. D'ailleurs, l'introduction à cette série, 400 Days, est disponible dans toutes les bonnes crèmeries online et sur presque tous les supports, alors n'attendez plus. Basé sur un gameplay et une technique basique, le jeu surprend par sa narration mature et très immersive. Il a d'ailleurs été maintes fois récompensé par divers média, et je ne peux que vous le conseiller !

 

Autre nouveauté, la série Kentucky Route Zero, une série de Cardboard Computer qui comptera également 5 épisodes est disponible sur PC et Mac. Ce jeu indépendant a été salué par la critique, pour son ambiance exceptionnelle et sa narration gérée par le joueur lui-même. Du grand art ludique, malgré une localisation uniquement anglaise et, qui plus est, d'un anglais avancé. Si cela ne vous rebutte pas, je vous conseille de vous y essayer également.

 

  

 

  Sorti en 2012 mais toujours d'actualité, Le Testament de Sherlock Holmes est un bon jeu. Jouable en point n' click classique mais également à la manette sur nos consoles, il propose un scénario intéressant et une réalisation soignée, en nette amélioration depuis quelques épisodes de la série. Les bonnes idées fourmillent d'un peu partout, et on devine sans crainte que les développeurs font de gros efforts pour leur bébé. On ne peut que le saluer ! D'ailleurs, Le prochain Sherlock Holmes, attendu pour la fin de l'année, promet encore d'être bien meilleur, et les première images ne mentent pas.

 

Prévu pour la fin de l'année, la dernière oeuvre de David Cage et Quantic Dream Beyond Two Souls fait déjà beaucoup parler d'elle. Casting et technique ont l'air au rendez-vous, les premiers visuels étant très satisfaisants. La grande majorité des joueurs attend au tournant le scénario qui promet d'être vertigineux. Comme toujours, les productions de David Cage divisent les foules : on aime ou on déteste, mais en tout cas, on ne reste pas indifférent. Rendez-vous en octobre, et vous serez informés ici des news quand elle tomberont !

 

Plus intimement...

 Nous sommes entre joueurs, alors explorons un peu plus profondément les quelques jeux qui méritent aussi un détour, mais qui n'ont pas toujours fait la une de la presse ou des sites.

 

  The Lost Chronicles of Zerzura, sorti en mai 2013 sur PC et réalisé par les petits gars de Cranberry Production a qui on doit les excellent Black Mirror 2 et 3, est un point n' click ultra classique, mais dans le bon sens du terme. On y incarne un inventeur espagnol du XVI ème siècle traqué par l'Inquisition chrétienne car ses inventions sont pures hérésie. Rassurez-vous : malgré le contexte historique présent, l'humour est de mise et le jeu n'est pas donneur de leçons. On voyage (de Barcelone à Malte etc...) et l'ingéniosité prime. Ici, rien de vraiment capillotracté, mais beaucoup de bon sens et une inventivité à toute épreuve. Graphiquement, les décors en 2D sont très jolis, l'animation un peu raide, mais le jeu est extrèmement sympatique et disponible en français. Je reviendrais sur ce jeu plus tard dans un test.

 

Sorti sur PC en mai 2013 également,The Night Of The Rabbit est également un point n' click classique mais d'une beauté enchanteresse. Réalisé par les allemands de Daedelic Entertainment (à qui on doit les très bons Sadwick et Deponia), le jeu jouit de qualités considérables, à commencer par une esthétique à tomber par terre et des décors faits main, un doublage anglais de qualité et une histoire, à mon goût, intéressante qui prend source dans un univers féerique et onirique peuplé de lapins en costume et de créatures en tout genre. On incarne le jeune Jerry, apprenti magicien qui va être guidé par son mentor, un lapin malicieux. Malheureusement, le jeu est très difficile, et rebuttera les joueurs débutants dans le genre, malgré son esthétique attirante. Le jeu est sous-titré à la truelle, mais en français. A essayer, mais je vous le conseille évidemment. (J'en reparlerai aussi dans un autre article)

 

  Mon petit coup de coeur du moment, The Raven, Legacy of a Master Thief, qui sortira sous forme de chapitres (seul le premier est disponible pour l'instant : Chapter 1 : The Eye of the Sphinx) et développé par King Art. Le jeu est sorti sur PC en juillet 2013, mais s'attire les foudres de la communauté des jeux d'aventure car aucune délocalisation en dehors de l'Anglais n'est prévue. Soyez prévenus, il faut être assez à l'aise avec la langue de Shakespeare pour le jeu ! Sinon, et bien c'est plutôt joli, malgré des graphismes assez simples, le gameplay point n' click est très efficace et l'histoire rudement attachante : du Agatha Christie pure souche, avec trains, vol de bijoux etc... On joue un sympathique enquêteur qui se prend un peu pour Hercule Poirot. J'attends avec impatience les autres chapitres de la série ! Le jeu est sorti sur PC, mais on parle d'une sortie sur console... Affaire à suivre...

 

Pour terminer, encore un petit coup de coeur : point n' click en vue subjective, on incarne une jeune fille qui retourne chez elle après un voyage autour du monde. Elle retrouve une maison vide et décide d'enquêter sur la disparition de sa famille. Gone Home est sorti le 15 août 2013 sur PC, donc est tout reçent ! Graphismes suffisants et gameplay basique, mais l'interêt du jeu est de se poser tout un tas de questions pendant notre enquête. Il se boucle rapidement, mais reste une expérience ludique très intéressante.

 

 

Amis aventuriers, ce sera tout pour aujourd'hui ! Tous les jeux ici présents ont été faits sur PC. Evidemment, je vous les conseille tous, mais c'est à vous de faire un choix. Vous l'aurez compris, il ne s'agit pas de faire un récapitulatif exhaustif de tous les titres du genre... Disons que c'est une petite sélection personnelle ! Sur ce, jouez bien !

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Bonjour Chers Aventuriers !

Histoire de ne pas oublier que la série Broken Sword connaitra une nouvelle suite, voici le dernier trailer du prochain bébé de Charles Cécil et de Revolution Software.

Le jeu se veut un retour au source, avec graphismes en 2D et décors faits main.

Le jeu sortira vraisemblablement pour la période de noël 2013.

A bientôt !

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Bonjour à tous, chers Aventuriers !

 

 

 

La nouvelle circule depuis plusieurs jours sur les sites, mais je viens la diffuser de nouveau.

 

La suite des aventures du Professeur Layton "L'héritage des Aslantes" sortira en France le 8 novembre 2013 sur la dernière portable de Nintendo, la 3DS.

 Le bébé de Akihiro Hino et de level 5 reste donc fidèle à la tradition de sortir un titre par an. Gageons que la qualité sera de nouveau au rendez-vous !

Histoire de vous mettre l'eau à la bouche, voici les derniers trailers du jeu :

Bonne soirée, et jouez bien !

 

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Bonjour à tous chers aventuriers !

Une fois n'est pas coutume, j'ai décidé de vous faire partager une petite trouvaille que j'ai faite ce week-end.

En vacances chez nos amis Anglo-Saxons, j'ai découvert dans un coin de magasin de Jeux Vidéo, et en solde s'il vous plait, ce petit bijou :

 

L'intégrale des jeux de la saga Broken Sword, soit "Les chevaliers de Baphomet" en France !

Cette intégrale n'a jamais quitté le territoire britannique, mais se trouve facilement en ligne. Alors bien sûr, on pourrait débattre des heures sur les qualités discutables des troisième et quatrième épisodes, je pense qu'avoir sous la main ce petit bijou permet de se mettre en jambe avant la sortie du cinquième épisode ! Soyez prévenus, tous les jeux sont en Anglais, mais les sous-titres français peuvent être téléchargés sur le site de l'éditeur.

Bonne soirée, et à bientôt !

Voir aussi

Jeux : 
Les Chevaliers de Baphomet
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Sous ce titre d'article se trouve un débat qui a toujours animé les forums de jeux vidéo. Vous le savez, Terra Enigma est un blog dédié à ce type de jeu, et il est donc judicieux d'y consacrer un dossier. Les point n' click sont-ils des jeux vidéo ? Le joueur évolue-t'il ? Est-il trop souvent spectateur ? A défaut de répondre à ces questions, je vais essayer de m'étendre un peu plus sur le sujet.

Vous avez dit Point n'Click ?

 

 Je pense que la majorité des gens présents sur ce forum connait la définition des jeux Point n' Click (signifiant "pointer et cliquer), mais pour les autres, sachez que ce type de jeu se joue la plupart du temps à la souris, et contient une succession d'énigmes et parfois de personnages non-jouables sensés guider le joueur vers le dénouement final. Une définition réductrice, mais qui permet de cerner la bête. A titre d'exemple, on peut citer Myst, ou The Curse Of Monkey Island. Je considère que des jeux tels que les derniers Sherlock Holmes ou encore Heavy Rain sont des jeux de type Point n' Click car ils en utilisent des mécanismes proches (absences de barres de vie, énigmes nombreuses, déroulement cinématographique etc...).

Apparu en 1980, ce type de jeu a connu son heure de gloire, notamment grâce à LucasArt qui démocratisa le pointer-et-cliquer sur les odinateurs personnels. Au début des années 2000, les jeux de ce type connurent une baisse de vitesse. Souvent salués pour leurs histoires recherchées (drôle ou non) ou leur côté onirique parfois, ils ne font pas le poids face à certaines grosses machines vidéoludiques qui "envahissent" le marché du jeu. Question de mode, question de temps.

 Cependant, il existe encore et toujours de grands jeux de qualité, qui sortent parfois un petit peu dans l'anonymat. Certains iront même jusqu'à réinventer le Point n' Click, transformant le gameplay et s'adaptant, par exemple, aux manettes des consoles. Bien que perdant la définition même de ce type de jeu, ils n'en restent pas moins qu'ils en conservent l'essence brute. Le point n' click reprend des couleurs dans la deuxième moitié des années 2000, avec l'arrivée, entre autre, de Runaway.

Comment le joueur évolue-t'il ?

 C'est bien là le "coeur" du problème. Contrairement à beaucoup de jeux, le joueur ne progresse pas dans sa manière de jouer. Je m'explique : dans de nombreux jeu, le joueur au fur et à mesure de sa progression devient de plus en plus fort en exploitant le gameplay du jeu. C'est à dire qu'il devient plus habile pour exploiter le jeu, soit de manière intrinsèque (maîtrise de mieux en mieux les mécanismes, comme dans un jeu de combat) soit de manière extrinsèque (le jeu lui fournit les additifs nécessaires à sa progression, comme dans Megaman par exemple). C'est souvent cette évolution qui permet au joueur de s'amuser, car il devient plus fort et est donc plus naturellement conscient de sa projection dans le jeu. Il s'amuse, montre qu'il maîtrise le jeu (online par exemple) et a la satisfaction d'évoluer.

 Dans la majorité des Point n' Click, le personnage n'évolue pas dans le sens où il ne devient pas plus fort ou plus rapide. L'expérience ne vient pas de manière extrinsèque. Alors certes, on évolue également, en résolvant des énigmes ou en progressant à tâtons. Il est très difficile de vanter son "niveau de Point n' Click" car on y joue souvent seul et aucune statistique ne vient démontrer le niveau que l'on a atteint. L'évolution est beaucoup plus personnelle, car résoudre une énigme ne dépendra pas souvent de votre aptitude à déplacer votre curseur.

 Dans ce cas, peut-on dire que l'amusement est moindre ? Une réponse absurde se profile : oui et non. Cela dépend grandement du joueur. Certains frissonnent en augmentant leur nombre de kills, d'autres en étant plus malin qu'une chèvre récalcitrante à grands coups de clics intelligents. Les deux sont louables, il ne s'agit pas d'émettre un jugement de valeur, mais d'accepter le goût du joueur.

 

 

Sommes-nous donc spectateurs ? 

Comme je viens de l'expliquer plus haut, le joueur de point n' click n'est pas forcément spectateur. Il évolue également, de manière plus ténue, mais améliore son sens de la recherche et se familiarise avec le type d'enigme qui lui est proposé. Cependant, il est clair que l'aspect cinématographique du genre peut amener le joueur à assister aux événements sans les influencer.

 Beaucoup de personnes reprochent au jeu Heavy Rain de n'être qu'un film interactif. Je suis d'accord, c'est un film interactif, mais c'est aussi un jeu. Les mécanismes de gameplay ne sont que prétextes à voir avancer l'histoire, et le joueur joue finalement peu. Spectateurs participants, voilà ce que nous sommes. Mais participants tout de même.

 

 Des jeux plus anciens, permettaient au joueur de choisir son action parmi plusieurs proposées. Cette liberté pouvait mener à un blocage dans le jeu, car il fallait tirer le tableau plutôt que de le pousser, et ici le joueur n'est clairement pas spectateur. D'ailleurs, il convient d'ajouter que les jeux de ce type se permettent d'alterner les phases de jeu et les phases de non-jeu. Cette définition convient-elle seulement aux Point n'Click ? Et bien non, chers lecteurs. Metal Gear Solid en est le parfait exemple. Jeu d'action avec une évolution extrinsèque et intrinsèque, il n'en demeure pas moins que des cinématiques d'une demi-heure entrecoupent les phases de gameplay. Je vous laisse juger de la qualité des jeux de cette franchise, et décider ou non si nous sommes face à un "vrai" jeu vidéo.

Pour conclure :

 Vous l'avez compris, il ne convient pas ici de faire l'apologie ou d'enfoncer les jeux dits "Point n'Click". A travers certains exemples qui me paraissent importants, je laisse le débat ouvert : Pour vous, mes Point n'Click sont-ils des jeux à part entière ?

N'oubliez pas que le plus important et de s'amuser, quelque soit votre type de jeu préféré !

A bientôt !

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Le Disque-Monde de Terry Pratchett est bien connu des lecteurs anglo-saxons, et ce sont plus de 30 volumes qui ont vu le jour dans cet univers décalé. Deux jeux point n' click Disworld ont vu le jour en 1995 et 1997, des jeux sympathiques et colorés à l'ambiance impeccable.

En 1999, un nouveau jeu Discworld voit le jour sur PC puis sur Playstation l'année d'après.

Dans les Grandes Lignes :                                                                                                                                                                                               

Il s'appelle Lewton, il est détective privé dans la ville d'Ankh-Morpok et ancien du Guet (sorte de 36 quai des Orfèvres) et aime les boissons qui piquent.

 La venue de la belle Carlotta Vön Uberwald qui recherche désespérément son mari va bouleverser son existence volontairement calme...

 

Démarrant comme un film noir assez classique malgré le décor particulier insufflé par PratchettDiscworld Noir est également un point n' click d'école. Curseur, inventaire, dialogues, aller-retour, rien ne vous sera épargné !

Et pourtant, ce jeu a, à mon sens, un cachet particulier. L'humour décalé, les nombreux personnages et les références aux oeuvres de Discworld font mouche. Evidemment, il faut connaitre un minimum les romans pour saisir les subtilités du scénario. Ne soyez pas étonnés de rencontrer La Mort ou d'assister aux cours de l'Université Invisible !

 

 

 Le scénario est clairement le point fort du titre. Dès les premières secondes du jeu, le joueur assiste à la mort du héros et on comprend rapidement que le début de l'aventure sera un flashback retraçant le parcours de Lewton jusqu'à son trépas. Et c'est là que le gameplay s'enrichit d'une touche extrêmement sympathique (Je vous laisse découvrir ça par vous même ^^ en vous aidant de l'image à droite) qui change votre façon de jouer. Rassurez-vous, on reste tout de même dans du point n' click !

Inspiration, anecdotes :

 

 Bien évidemment, le jeu se déroule dans l'univers de Discworld. Lieux, personnages, tout y est. L'humour est typiquement Anglais, décalé et acide. Les références sont nombreuses et vraiment bien insérées dans le jeu.

 

 

De plus, les références au Polar et autre Roman Noir sont légion. De nombreux personnages et lieux sont inspirés d'oeuvre telles que Casablanca (Rejoue-nous la, Sam !) ou le Faucon Maltais. La deuxième partie du jeu devient quant à elle purement lovecraftienne, avec loups-garou, vampire et autres créatures bien sympathiques.

 

 

 

 

Pour conclure :

Discworld Noir est un classique du point n' click, malheureusement un peu sorti dans l'indifférence à son époque. Alors si vous êtes intéressés, ruez-vous sur l'abandonware du jeu, ici.

A bientôt !

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