Le Blog de Game-Center.fr

Par ChrisPix | Blog créé le 08/04/10
Dernière modification le 17/05/10 @ 17h23

Retrouvez nos articles sur www.Game-Center.fr


        
Avis de Joueur - 28 Avril 2010 @ 10h36 -
Signaler

Bon sang ! Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? Il y a quelques minutes à peine j’étais encore à Poke et j’acceptais de partir récolter quelques cristaux en échange d’une poignée de Zenis (la monnaie du patelin où je crèche avec mes chats), histoire d’arrondir la fin de mois. Et maintenant me voilà pourchassé par une tonne de muscles, de crocs et de griffes qui ne rêve que de m’ajouter sur la liste des desserts… Voilà ce que j’ai pensé lors d’une de mes premières missions sur Monster Hunter Freedom Unite (MHFU pour les intimes). Et même par la suite j’ai continué à me demander : Mais pourquoi sont-ils aussi méchants ? La réponse n’est pas « Parce que ! » mais tout simplement parce que nous autres joueurs, sommes du mauvais coté de la chaîne alimentaire dans ce monde peuplé de créatures plus gigantesques et sournoises les unes que les autres.

 

Ici la chasse aux monstres est une activité sérieuse, on ne rigole pas avec ça. C’est vrai que dans un monde où même les mouches sont grandes comme des planches de skateboard, il vaut mieux savoir comment survivre devant une Wyverne que connaître les lois de l’urbanisme. Dans Monster Hunter le joueur incarne un chasseur de monstre débutant qui va devoir faire ses preuves en affrontant des monstres de plus en plus puissants pour acquérir l’expérience et la technique, ainsi qu’un équipement approprié, afin d’en affronter des encore plus féroces.

Mais attention ne cherchez pas d’histoire ou de scénario ultra développé pour vous pousser dans des situations aussi impressionnantes que mortelles. Il n’y a pas plus de scénario pour Monster Hunter que pour expliquer pourquoi tonton Roger va chasser le sanglier, et une raison s’il en faut une c’est tout simplement le salaire. En effet, chaque fois que vous partez affronter un monstre, et que vous revenez vivant, on vous gratifie d’un salaire en plus des bonus en nature que vous récupérez sur le monstre. Pour simplifier vous êtes une sorte de chasseur à gages : un monstre mange le bétail d’un fermier ? Pas de problèmes, on pose une annonce avec une récompense en monnaie sonnante et trébuchante et y’aura bien un inconscient pour aller risquer sa peau devant une montagne de crocs et de griffes profilée pour tuer …


Enfin, voilà pour ce qui est de l’univers, même si je ne vous ai pas tout dit, mais ce qui nous intéresse, à nous les joueurs, c’est le jeu en lui-même. Monster Hunter est une Simulation de chasse de monstres, et je dis bien Simulation (avec un grand S). Ici pas de combos ravageurs et aériens, pas d’esquives hallucinantes, pas d’explosions pyrotechniques à tout va, pas de leveling forcené pour tuer les monstres d’un regard. Ici on chasse, on prépare le terrain, on apprend les habitudes de sa proie avant de devenir la proie à notre tour. C’est un vrai investissement personnel que de jouer à Monster Hunter.


On commence par choisir une arme et on a le choix. De l’épée et bouclier à l’arc, en passant par la lance et le marteau, sans oublier la grande épée et la fusarbalète lourde, c’est au final 11 types d’armes différentes qui nous attendent. A chacun son style de jeu, la lance est peu mobile mais offre un potentiel défensif non négligeable avec son bouclier, le marteau frappe fort et ne gêne pas les mouvements, la fusarbalète légère permet d’attaquer vite et loin … Bref, à chaque chasseur son arme et sa façon de l’utiliser. Cette arme nous suivra pendant toute la mission, impossible d’en changer en cours de route, on ne pourra en changer qu’une fois revenu dans sa maison après la mission. Il est donc important de trouver « son » arme, celle qu’on maîtrisera le mieux. Une fois équipé on peut partir à l’aventure.

Les premières missions sont relativement simples et peu dangereuses. On nous demande de tuer de gros herbivores pour ramener de la viande, de ramasser quelques herbes ou de tuer de petits prédateurs ressemblant étrangement aux raptors de Jurrassic Park. Ces missions nous permettent, en dépeçant les monstres et en ramassant divers minerais à l’aide de pioches, de récupérer les composants nécessaires à la création d’armures et d’armes plus « efficaces » pour faciliter la vie dans les missions suivantes. Bien entendu plus le monstre dont on a récupéré les composants est dangereux plus les armures et armes réalisables seront « efficaces ».


C’est au bout d’une demi-douzaine de mission que le jeu commence vraiment à prendre son ampleur. En effet, les missions nous proposent enfin d’occire des vrais monstres de plus de 10m de long. Et là, c’est le drame. On part confiant, son arme sous le bras, le sourire aux lèvres et Paf ! On se fait ramasser par deux chats qui nous bennent au camp de départ en nous disant : « ce sera retenu sur votre prime ». Hé oui ! Ca change tout quand on fait face à des monstres capables de nous enlever la moitié de nous même d’une seule attaque, et encore c’est pas les plus méchants. Là il faut ruser, poser des pièges, utiliser les faiblesses du monstre : il craint la chaleur ? Utilisons une arme qui entraîne des brûlures. Il est sensible au poison ? Alors empoisonnons-le. C’est maintenant que la connaissance du monstre fait la différence. Connaître ses habitudes permet de placer intelligemment les pièges et d’utiliser les objets adaptés pour désorienter le monstre et gagner ainsi de précieuses secondes pour frapper. Il faut aussi choisir son équipement de façon adaptée. Les armes ont parfois des attributs, il vous faut choisir l’attribut que craint le monstre pour occasionner des dommages plus importants, choisir une armure vous fournissant les résistances et talents adaptés pour résister aux attaques du monstre plus longtemps. Bref, il faut vous préparer. Ne pensez pas qu’une armure et une arme puissantes vous dispensent de stratégie, peu importe le monstre et votre niveau d’équipement, les monstres sont dangereux tout le temps. Et ne pensez pas voir la barre de vie du monstre, comme dans la vraie vie, les animaux ne se baladent pas avec une barre de vie au-dessus de la tête, c’est à vous de découvrir les mouvements qui indiquent que le monstre sent que son heure est proche. Mais bon quelle fierté quand on a terrassé son premier Kut-Ku, son premier Tigrex ou son premier Arkantor, là on peut se promener la tête haute : on est un vrai Hunter.

 




Voilà pour la partie Solo, mais comme vous le savez tous, Monster Hunter a aussi une partie multi-joueurs. Bon alors j’annonce de suite : pas de jeu en ligne par Wi-Fi (sauf par des programmes tiers comme le Ad Hoc Party de la PS3 ou Xlink Kai) et pas de possibilités de jouer à plusieurs avec un seul jeu. Mais si vous avez la chance d’avoir des amis équipés de Monster Hunter et d’une PSP, d’avoir un salon ou une chambre où vous pouvez passer plusieurs heures sans danger, et des paquets de chips ainsi qu’un pack de soda (ou de bières) vous êtes un chasseur heureux car les quêtes de la guilde vous sont ouvertes. Monster Hunter vous propose un hall de rassemblement en LAN où vous pouvez retrouver les chasseurs de vos amis, d’ici vous pourrez partir affronter des monstres plus féroces et mortels qu’en solo, avec bien sûr des récompenses adaptées. Vous pourrez frimer en montrant vos plus belles armes et armures ou bien demander l’aide de vos amis pour les créer. Je vous arrête de suite, on ne se prête pas d’équipement et on ne se donne pas d’argent. Pour réussir on doit s’en donner les moyens et la guilde est très stricte là dessus, au maximum vous pourrez vous échanger quelques composants utiles à la mission comme des munitions ou des potions. Les parties à plusieurs changent radicalement des parties en solo. Il vous faut faire attention à ne pas gêner vos camarades lors de l’affrontement : faucher un compagnon avec un coup un peu trop ample peut donner au monstre l’occasion d’en faire son quatre heures, envoyer voler ses camarades avec un coup « de la mort » n’est pas toujours une bonne idée car 3 personnes qui attaquent font toujours plus de dégâts qu’un coup « de la mort ». Bref, il faut penser en groupe. De même un groupe va prendre ses habitudes pour gérer un monstre, les placements vont se faire en fonction des capacités de chacun, les stratégies en fonction des armes disponibles. Le jeu demande un vrai travail d’équipe. De plus la prime va être partagée entre tous les participants et un joueur mis K.O réduit cette prime d’un tiers, et une fois la prime arrivée à zéro, soit 3 K.O dans l’équipe, la mission est un échec. Le travail d’équipe est d’autant plus important que certains monstres ne peuvent être affrontés que dans la guilde, et que même si on peut accepter en solo les missions de la guilde, les monstres ont beaucoup plus de vie et font beaucoup plus mal qu’en solo. Bref prévoyez des séances de chasse avec les collègues, vous verrez c’est vraiment magique.


Pour finir je vais vous parler du reste : la maniabilité, les musiques, les graphismes… La maniabilité est assez surprenante au début, surtout en ce qui concerne la caméra. Autant les commandes sont simples et rapides à intégrer, autant la caméra demande un vrai apprentissage. C’est dû au fait que le jeu est avant tout adressé aux joueurs japonais qui tiennent bizarrement leur PSP. Il vous faudra un petit moment avant de placer comme il faut la caméra et de la bouger pendant le combat mais, chose surprenante, ça devient complètement instinctif. Vous vous surprendrez à modifier la caméra sans même vous en rendre compte. Et je vous garantis que vous n’aurez plus aucun problème avec les placements de caméra dans les autres jeux.

Concernant les graphismes, c’est à mon goût le jeu le plus abouti de la PSP. Pas de décors vides, des monstres ultra-détaillés, des modèles 3D criants de réalisme, l’animation ne souffre d’aucun ralentissement. Certes tout ça est contrebalancé par des zones assez réduites et des chargements entre chacune d’elles. Mais les détails de l’animation ne sont pas juste là pour en mettre plein les yeux : regardez le ciel, si un vol d’oiseaux passe c’est parce qu’un monstre vient de les effrayer, il ne vous reste plus qu’à trouver le point de départ des oiseaux.

Les musiques quant à elles sont tout bonnement épiques. Très discrètes, on se rend à peine compte de leur présence en combat et pourtant on sent qu’il manque quelque chose quand on coupe le son. On se surprend à monter le son à fond pour entendre les musiques à certains moments tant on se sent héroïque avec elles. Et puis comme pour les graphismes, il y’a un aspect ludique lié à la musique : faire cuire un steak demande de prêter attention à la musique pour trouver le bon moment pour le sortir du feu au risque de le faire cramer.


Au final Monster Hunter Freedom Unite est plus qu’un bon jeu, c’est une vraie expérience. Son gros défaut vient de l’investissement personnel qu’il demande, il faut jouer une bonne dizaine d’heures avant d’apprécier le jeu à sa juste valeur. D’un autre coté une fois ses 10 heures passées vous êtes partis pour une durée de vie digne d’un MMORPG, et je sais de quoi je parle avec près de 1500 heures de jeu sur le duo Monster Hunter Freedom 2 et Unite. En plus Monster Hunter vous réconcilie avec les journées de Gamer, comme au temps où on invitait les collègues ou amis d’école à venir jouer à Street Fighter tout l’aprem. Et je tiens juste à préciser une chose : Monster Hunter n’est pas un RPG, certes certaines données sont chiffrées mais le chasseur ne prends pas de niveaux et ne gagne pas de compétences. Réussir à Monster Hunter demande de la pratique de la part du joueur, on ne peut pas être un bon chasseur en faisant du bashing, le bon chasseur connaît les monstres, leurs faiblesses et leurs forces et en tire partie.

COMMENTAIRES
Le Blog de Game-Center.fr
Gameblog Premium

Retrouvez nos articles sur www.Game-Center.fr

Archives
Afficher :
Favoris