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Tests de jeux vidéos (Jeu vidéo)

La curiosité, la méfiance, l’hésitation… puis l’achat, un peu compulsif je l’avoue, suite à une promotion temporaire. Pour une fois, je n’ai pas cédé immédiatement aux sirènes d’un jeu plébiscité par la presse spé et les joueurs depuis sa sortie, surement à cause d’un tarif un peu salé pour 2 heures de jeu environ. A cause aussi de mon scepticisme concernant les jeux vulgairement classés comme « différents », refroidi par Journey et Flower auxquels je n’ai absolument pas accroché. Gone Home mérite-il ses notes dithyrambqiues et ses récompenses reçues en 2013 ou est-ce une énième hype sans rien derrière? 

Une jeune américaine partie en Europe dans le cadre de ses études revient au bercail après quelques mois de vadrouille sur le Vieux Continent. Entre temps, sa famille a déménagé, et lorsque l’héroïne arrive dans son nouveau chez elle, la maison est… désespérément vide. Encore encombrées ci et là de cartons, les pièces de la grande demeure semblent à cheval entre les anciens propriétaires et les nouveaux occupants. Sauf que ces derniers ne sont pas là. Seule dans cette bâtisse qu’elle ne connait pas, Kaitlin trouve rapidement un mot inquiétant de sa petite soeur qui lui demande de ne pas chercher de réponses.

Evidemment, Kaitlin va faire tout le contraire, en fouillant chaque recoin de la maison des Greenbriar à la recherche d’indices. La maison est sombre, a mauvaise réputation et, naturellement, une tempête fait la loi ce soi là. Mais si tous les ingrédients d’un mauvais film d’horreur de Série B sont réunis, Gone Home va rapidement surprendre le joueur par le parti-pris narratif qu’il prend. Proprement réalisé, techniquement stable, le jeu se démarque aussi par sa direction artistique rétro compltelment assumée, et par sa bande son vraiment top de bout en bout. 

Gone Home se joue à la première personne, mais ce n’est pas ni fps, ni vraiment un point un click, bien que la formule s’en rapproche. Il convient ici de fouiner dans chaque pièce pour recoller les morceaux de l’histoire des siens, mais le joueur n’aura pas grand chose à faire. A part deux ou trois clés et quelques passages secrets, les interactions se limiteront à lire, écouter et regarder. Pas de combinaisons d’objets pour ouvrir un placard ou d’ennemis dont il faut se débarrasser avec une arme de fortune confectionnée sur le tard, Gone Home préfère placer la narration au centre de son expérience. Au travers de lettres, journaux intimes et coupures de presse Kaitlin va peu à peu découvrir ce les secrets de ses proches, et ce qu'il leur est arrivé. 

En plaçant l’histoire au milieu des années 90, Gone Home rend aussi hommage à cette magique décennie au travers de nombreux clins d’oeil qui amèneront une touche toute particulière à cette aventure. Nombre de joueurs ont certainement partagé les hobbies, rêves et inquiétudes de Kaitlin et sa soeur en étant ado dans ces années là, et plonger dans leurs vie fera forcément écho à une partie de ce qu’on était, nous aussi, à cette époque là. La décennie de la Super Nes, de Kurt Cobain et de Bill Clinton, dernière avant le changement du millénaire, était porteuse d'espoirs pour toute une génération qui pensait que les années 2000 seraient celles où tout serait possible. Avant que deux avions, des guerres pétrolières et une récession n'anéantissent ce bel allant, les jeunes des années 90 étaient de grands rêveurs, et cette magie se retrouve au centre de Gone Home, au travers d'une touchante et profonde aventure humaine. Brillant. 

Conclusion


Gone Home est une aventure intimiste qui séduit instantanément par son ambiance et sa narration si bien maîtrisée. Avec la pluie qui tambourine sur l’imposante façade de la maison des Greenbriar comme seule compagne, Kaitlin part à la découverte des siens, dans une plongée au coeur de leurs jardins secrets où se cache la réponse à leur étrange absence. Cette courte histoire au coeur des années 90 mêle brillamment, en deux petites heures seulement, nostalgie, inquiétudes, frissons, mystères, amour, joie, tristesse et espoir. Au détriment d’un gemeplay forcément assez limité, Gone Home prend le parti de faire vivre au joueur une aventure entièrement humaine, d’une sincérité et d’une intensité rare. Un expérience sensible et différente, qui s’apprécie aussi à la lumière de sa propre nostalgie.                          

 

 

 

 

 

  • DATE DE SORTIE : 15/08/2013
  • SUPPORT : PC et Mac
  • VERSION: Dématérialisée
  • HEURES DE JEU:  2
  • ON-LINE: Non
  • DLC: Non
  • MICROTRANSACTIONS: Non
  • PRIX CONSEILLE: 15¤
  • SITE WEB:  www.gonehomegame.com

 

 

 

 

J'ai beaucoup aimé :
 
- L’ambiance
- Les années 90
- Le scénario
- Les thèmes abordés
- Dispo sur MAC ! 

 

OUI

Curieux, foncez !

Je n'ai pas aimé :
 
 - Gameplay sommaire
 - Un peu court
 
 

 

 

Voir aussi

Jeux : 
Gone Home
Plateformes : 
PC, Mac
Sociétés : 
The Fullbright Company
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Par Sker Blog créé le 01/12/13 Mis à jour le 08/12/16 à 17h14

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