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Par 8xogen Blog créé le 18/11/12 Mis à jour le 15/02/19 à 18h20

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Actu PS5 (Jeu vidéo)

Le marathon médiatique de Shawn Layden est riche d’enseignements, notamment sur la volonté sincère de répondre aux questions restées en suspend après certaines décisions controversées. De l’absence à l’E3 à l’écosystème PlayStation anticipé de manière inattendue comme une porte d’accès à la communauté des joueurs parmi tant d’autres sur le marché, tour d’horizon des déclarations révélatrices d’un nouveau manifeste pour ce cycle entrant…

A la vieille de son élocution au sommet du DICE, l’homme fort du tentaculaire SIEWS exerce son éloquence naturelle auprès des journalistes de CNET et de GameInformer. Premier sujet abordé, la force de frappe éditoriale de Sony dont « trois des cinq nominés du jeu de l’année sont des titres issues de notre écurie » fait remarquer S. Layden, illustre la reconnaissance professionnelle du groupe japonais dans la réalisation de jeux à profondeur scénaristique réelle, capables de transporter le joueur dans des univers oniriques à forte connotation émotionnelle.

A l’inverse, SIEWS est manifestement absent des grandes tendances ludiques que sont « les jeux assimilables à un service ainsi que l’eSport, les modèles à revenus récurrents ». Conscient des faiblesses de la filiale dans ce segment, il n’exclut pas une collaboration « avec une autre équipe afin d’être en mesure de proposer quelque chose de significatif » car, et c’est l’ADN de SIEWS, « nous souhaitons repousser les limites dans tous les compartiments du jeu ».

Alors pourquoi snober l’édition 2019 du mondial du jeu vidéo si ce n’est de se priver d’une formidable caisse de résonance médiatique mieux à même de présenter les progrès du constructeur en la matière ?

L’aversion au risque. Les équipes de développement n’étant pas extensibles à l’infini (toutes ont probablement atteint leur taille optimale), dans une optique de réorientation des ressources humaines au profit de la PlayStation 5, selon S. Layden il convient d’écrémer l’offre éditoriale. « Ces trois/quatre dernières années, nous avons décidé de réduire la production de titres au bénéfice d’une plus grande implication financière, humaine que nous consacrons à une poignée de jeux ». Conséquence immédiate, un agenda raréfié par une politique élitiste assumée. « Nous n’avions rien d’événementiel à présenter à l’e3 » assure-t-il, non sans adresser quelques piques aux organisateurs d’un salon vidé de sa vocation première (rencontre avec les professionnels du secteur), ressemblant dorénavant à une foire commerciale ouverte au public. Agencement qualifié « d’accident industriel » mais rien d’irréparable décolère t-il.

D’après les aspirations du dirigeant, l’ESA, animateur de ce show planétaire, doit tendre soit vers l’organisation d’un « Tokyo Game Show, une Gamescon » clairement identifiée ou un tout autre positionnement dont les atours purement commerciaux approchent ceux du « CES, du Motor Show ». Ce coup de griffe, aussi légitime soit-il, ne signifie nullement un retrait définitif de Sony. Avant que les réformes souhaitées ne fassent de cette rencontre annuelle un véritable « festival du jeu vidéo », Shawn Layden n’écarte pas la présence du constructeur en 2020.

Cette idée d’aller à la rencontre des fans se prolonge dans le jeu multijoueurs, pré carré dans lequel le numéro un mondial avance à reculons. « Les retours de nos fans et pas seulement la minorité bruyante, nous a fait prendre conscience de l’importance de cette expérience de jeu » en dépit de statistiques internes traduisant une tendance inverse. A défaut d’être en capacité de temporiser afin que cette aspiration évolue en réalité de marché, Sony se hâte lentement : « nous voulons nous assurer que chaque aspect du jeu multijoueurs soit bien étudié avant sa généralisation ». Quand bien même des voix dissonantes de développeurs prétendent que le groupe japonais freine des quatre fers, S. Layden balaie ces allégations, « il suffit de se mettre en relation avec le responsable PlayStation ».

Une communauté de joueurs avide de sensation de jeux à vivre en collectif accessible sur supports indifférenciés. Appétence flairée par Sony mais qui exige un certain degré d’humilité : « nous envisageons un monde post-console où vous pourrez vivre des expériences de jeu de qualité depuis une variété de supports (…) la Switch, la Xbox One X, les tablettes et téléphones offrent de grandes expériences ludiques. Il nous appartient de le reconnaître ». Le liant de cette multitude porte d’entrée ? « l’appartenance à la même communauté de jeu (…) nous ne sommes pas de petits ghettos de jeu séparés les uns des autres (…) votre plate-forme n’est pas un refuge, c’est seulement une porte d’entrée parmi tant d’autres ».

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Actu PS5 (Jeu vidéo)

Un adepte de YouTube au pseudo singulier a décelé lors d’une navigation inspiré, un des projets nouvelle génération d’Ubisoft. S’il ne fait aucun doute que l’éditeur travaille à des suites de franchises nées sur cette génération de consoles, leur officialisation anticipée sur le plan-média du numéro trois mondial éclaire sur celles qui ont ses faveurs.

Et c’est en substance l’épisode 3 de Watch Dogs qui est éventé par ‘SkullziTV’. Déposé (en lieu et place d’un simple renouvellement) par Ubisoft en novembre dernier mais rendu publique récemment, cette licence qui tarde à prendre ses galons bénéficiera d’une nouvelle chance sur PlayStation 5. Après avoir exploré Chicago et son maillage numérique lénifiant puis arpenter les rues bondissantes de San Francisco, il semblerait que Londres soit la prochaine destination d’Aiden Pearce ou de Marcus Holloway voire d’un nouveau protagoniste.

La téléconférence que le géant de l’édition doit organiser à quelques jours de la présentation de ses résultats financiers devrait être éclairante sur ses prochains jeux.

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Actu PS5 (Jeu vidéo)

Porté par le succès planétaire de Red Dead Redemption 2, Take 2 voit les choses sereinement. Rompu à la traditionnelle téléconférence financière assortie à la présentation des résultats de l’éditeur nord-américain, son président Karl Slatoff a disséqué les ressorts actuels du dynamisme économique de sa société pour mieux se projeter dans l’avenir…

Et le spécialiste des mondes ouverts ne cache pas son enthousiasme, l’environnement est exceptionnellement favorable : « c’est une période extrêmement excitante (…) la promesse d’une nouvelle technologie, de plates-formes plus puissantes, ainsi que des modèles de distribution et d’affaires émergents tels que les services de streaming et d’abonnement ont tous le potentiel d’améliorer notre taux de croissance ».

Ces bouleversements structurels qui changeront à court/moyen terme le rapport de force entre tous les acteurs de l’industrie n’intimide nullement le dirigeant, car les fondamentaux de T2 son saints et solides. « Forts de nos atouts créatifs et de notre engagement en faveur de l’innovation, nous sommes bien placés pour capitaliser » sur les opportunités de marché s’offrant à l’éditeur.

La diffusion en continu, véritable comte de fée destiné aux utopistes de la finance, n’a pas de prise sur Karl Slatoff : « les défis techniques sont énormes en raison de la faible latence (inhérente au réseau Internet) dans un environnement multijoueur » souffle le responsable. Avant de trancher : « actuellement, c’est techniquement impossible ».

Le PDG refuse de s’épancher sur les consoles nouvelle génération, reste évasif sur leur période de lancement et des prédispositions prises par sa société. Alors que ses homologues se préparent à grossir leurs équipes de développement mobilisées pour affronter ce nouveau cycle.

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Actu PS5 (Jeu vidéo)

Le communiqué de presse triomphaliste n’aura pas fait illusion longtemps. Le parc mondial de PlayStation 4 a beau s’approcher du seuil symbolique des 100 millions d’exemplaires, signe d’un retour éclatant de la marque dans le coeur des joueurs après l’échec relatif du format précédent, les investisseurs sanctionnent les perspectives décevantes du principal axe de l’écosystème PlayStation.

La punition a été immédiate. L’action Sony a cédé près de 8%, soit sa plus forte baisse depuis juin 2016. Habitués à des taux de croissance à deux chiffres depuis l’introduction du format vedette du groupe japonais, la dernière sortie d’Hiroki Totoki a douché leurs attentes pour l’exercice fiscal 2020. Le directeur financier a en effet alerté la communauté financière sur l’imminence de la fin de carrière de la console reine de sa génération, alors que les retombées négatives agissent d’ores et déjà sur les comptes du géant de l’électronique. Le bénéfice de la branche jeu vidéo a plongé de 14%...

Il n’en faut pas davantage à un analyste financier loin d’être isolé, de déceler le grincement des premières chaînes de montage de la PlayStation 5. « Nous avons le sentiment que le ralentissement de la croissance de la division jeux vidéo envoi un signal fort, le lancement très probable de la nouvelle console de Sony lors du prochain exercice » réagit Amir Anvardeh d’Asymnetric Advisors dans les colonnes web de l’agence Bloomberg. La fenêtre de lancement serait donc antérieure à mars 2020 selon le cabinet d’analyse.

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Actu PS5 (Jeu vidéo)

Mark Cerny, considéré à juste titre comme l’un des principaux architectes de la PlayStation 4 planche sur la continuité opérationnelle des jeux d’ancienne génération sur la prochaine PS5. C’est ce que révèle un brevet industriel déposé auprès de l’Office de dépôt japonais par la toute puissante Sony Interactive Entertainment. Une innovation de taille qui si elle ne trouve pas une application industrielle ou commerciale, ira vieillir dans les laboratoires du groupe japonais…

Les collectionneurs peuvent probablement voir l’avenir avec optimisme. Le changement d’équipementier entre deux générations de PlayStation ne représentera plus une barrière délicate à franchir dans le domaine de la rétrocompatibilité. Le brevet décrit une méthode habilitant « une nouvelle version d’un système informatique » être en mesure de lire « pleinement » des applications héritées du modèle informatique précédent. D’une manière générale, les difficultés de compatibilité naissent « des différences de vélocité ou de la nature du processeur central ».

Ingénieur chevronné, Mark Cerny lève ce fossé technologique en se jouant des différences de comportement des processeurs par effet de mimétisme. Par l’intermédiaire d’un « ID de processeur d’usurpation d’identité », le procédé identifie « de manière sélective les capacités propres du nouveau système » afin d’emprunter l’identité de celle utilisée dans le format de génération précédente. La synchronisation entre l’application ancienne et le jeu d’instructions de la puce centrale de la console récente devient opérationnelle.

Ainsi, dans l’hypothèse d’une rupture de contrat entre Sony et AMD, les processeurs du concurrent nVidia lieront sans accros majeurs les jeux hérités du fondeur américain.

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Actu PS5 (Jeu vidéo)

L’essai sera transformé sur la PS5. C’est une certitude virtuelle. Le poison du cross-gen à toutes les chances de frapper de nouveau. Après les supputations éclairées d’analystes, c’est au tour des professionnels de cette industrie d’évoquer cette forte probabilité… si les conditions de marché sont réunies.

Derrière le vernie d’une poignée de titres nouvelle génération, une avalanche de jeux d’ancienne génération avait lesté les premières années de la PS4. Avant qu’un Uncharted 4, véritable vitrine technologique, ne rassure les joueurs sur les prétentions graphiques de la console de Sony.

En croisant les doigts pour que l’attente ne soit pas aussi longue sur la prochaine PlayStation, le producteur d’Anthem Scylla Costa n’exclut pas de porter son titre très en vue. La priorité est évidemment de lancer Anthem sur les formats actuels mais « si les nouvelles consoles font surface, nous songerons au transfèrement de celui-ci ». Le calendrier de sortie sera « déterminant » dans la décision du producteur.

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Tout auréolé de résultats financiers solides, Hiroki Totoki le directeur ad hoc donne audience au cercle d’investisseurs et actionnaires du groupe Sony. Interpellés par des analystes sur sa dépendance à l’égard de la branche PlayStation, caractérisée par sa nature cyclique, le haut responsable se montre rassurant.

Avec un parc proche des 95 millions de consoles vendues, l’ascension de la PS4 atteint son apogée. Ce qui n’a pas échappé aux observateurs, la rentabilité sera marquée par une forte volatilité. Celle-ci sera d’autant plus fragilisée car la structure du marché change avec l’entrée de nouveaux intervenants porteurs d’innovations de rupture.

Le cloud gaming est dans tous les esprits, les prétendants nombreux et éclectiques. Selon Hiroki Totoki, Sony a le temps de voir venir les choses. L’avènement du dématérialisé s’inscrit à moyen-long terme, les fondamentaux (performance des services réseaux, base installée de PS4) reste attractifs pour les partenaires du géant japonais.

Une box PlayStation n’est donc pas prête de voir le jour.

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Actu PS5 (Jeu vidéo)

Un petit tremblement de terre affole le cercle privé des partenaires privilégiés liés à la puissante Sony IEW. L’éditeur NetEase Games s’offre une participation minoritaire du studio Quantic Dream pour un montant resté dans la confidence des deux parties engagées. Pour l’heure, Sony reste silencieux.

L’incertitude juridique dans laquelle le législateur chinois plonge les éditeurs de jeux vidéo locaux pousse ces derniers à s’étendre à l’international. Si bien que les prises de participation se multiplient depuis plusieurs mois. NetEase G. additionne sa seconde opération après l’enveloppe de 100 millions de dollars destinée à la création par Bungie d’une nouvelle franchise.

L’entame d’un nouveau cycle technologie aiguise aussi l’appétit financier de NetEase, désireux de mettre la main sur des studios de développement l’accompagnant « dans la réalisation de jeux nouvelle génération ». Ethan Wang, vice-président du géant chinois de l’édition s’est intéressé au studio français pour « son l’excellence en matière de narration interactive » ainsi que sa qualité « d’expertise acquise au cours des deux dernières décennies » dans le but de « développer des technologies avancées et des jeux ».

Au 31 décembre, le développeur français s’était félicité d’une année 2018 « fabuleuse » en promettant de revenir au devant des fans les bras chargés de « bonnes nouvelles ». Ce message énigmatique prend désormais tout son sens à la lumière de ce rapprochement amical. Comme l’usage l’exige, les deux hommes forts de Quantic Dream se réjouissent en conclusion du communiqué de presse, des nouvelles opportunités ainsi créées. A commencer par « devenir une société de stature mondiale de divertissement multi-franchise » afin de proposer des jeux « aux joueurs du monde entier ».

Quantic Dream acte donc son statut de studio agnostique. Sony appréciera.

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Actu PS5 (Jeu vidéo)

Daniel Ahmad, nouveau prétendant dans le concert des ‘’bons connaisseurs du dossier’’ où se disputent l’impayable Patcher ou le singulier Serkan Toto, avance ses pions à grand renfort de « confidences rapportées de… ».

Première d’entre elles, la force de frappe éditoriale du tentaculaire Sony Interactive Entertainment Worldwide est presque entièrement dévouée à la PlayStation 5 grâce à l’acquisition de kits de développement Alpha désormais « disponibles ». L’analyste de Niko Partners rend compte « d’une réception positive » de la part des développeurs, sans attendre davantage d’informations de leur part « dans un avenir immédiat ».

Selon lui, l’année 2019 consacrera la PS4 du moins « au premier semestre » car le second est marqué par une certaine « incertitude », révèle-t-il sans préciser sa pensée. De nombreux titres PS4 inédits seront dévoilés au public, mais transition de marché oblige « il a été question de les transformer en jeux cross-gen ». Enfin, dans les allées du Game Developer Conference qui aura lieu courant mars converseront des développeurs dont 16% travaillent sur consoles nouvelle génération. Une bonne occasion pour Daniel Ahmad qui vante ses entrées au sein de cette communauté de rapporter quelque indiscrétions piochées ici ou là.

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Actu PS5 (Jeu vidéo)

2019, année de toutes les éventualités pour les grands acteurs de l'industrie du jeu vidéo. Numéro un sortant, Sony est tout naturellement au centre de l'attention des analystes. En effet, son absence remarquée des grands rendez-vous médiatiques renvoie aux préparatifs qui consacreront la feuille de route de sa nouvelle console, la PlayStation 5.

Le site GameDaily.biz a convoqué une fois de plus les plus fins observateurs de ce secteur d'activité afin de recueillir leur sentiment sur cette année charnière pour le géant japonais.

Avec un portefeuille de superproductions clinquants mais modestes par le nombre, cette année sonne comme celle du champ du cygne de son format vedette, la PS4. Sa mise à la retraite imminente marque la fin d'une époque glorieuse pour le constructeur nippon, faisant inévitablement écho à celle de la PS2 sans toutefois atteindre le chiffre vertigineux des 150 millions d'exemplaires vendus. « Si la PS4 s'en approchera, aucun système de jeux n'est désormais en mesure d'atteindre ce score, la nature du marché vidéoludique a considérablement changé », juge Serkan Toto de Kantan Games, rejoint sensiblement par ses homologues de DFC Intelligence et IHS Markit.

Les deux premières années d'exploitation commerciale de la PS4 ont été affectées par le poison du « cross gen ». Selon Serkan Toto, trois exclusivités scintillantes telles que TLoU2, Death Stranding et Ghost of Tsushima « disposent de grandes chances d'être portées sur PlayStation 5, au lancement de cette console voire juste un peu plus tard ». S'accompagnant, on croise les doigts, d'une mise à jour graphique différentielle respectueuse de la puissance de la console hôte.

L'agenda médiatique désertique de Sony pose la question de la méthode de diffusion - numérique ou physique, de ses annonces officielles. De son retrait (temporaire ?) de l'e3, l'analyste Piers Harding-Rolls d'IHS Markit anticipe « une période d'expérimentations dans la manière de s'adresser au public ». L'objectif principal étant de « mieux contrôler le message à envoyer et dans quelle configuration » ajoute-t-il. Message non seulement adressé à son c½ur de marché mais aussi et c'est « un défi » pour David Cole de DFC Intelligence, « au joueur occasionnel (...) peu familier des informations officielles disponibles sur le web. Un travail plus efficace devrait être entreprit par Sony » pour atteindre cette cible versatile.

Il en veut pour preuve le positionnement flou du PlayStation Vue dans l'esprit du consommateur : « ce service vidéo fonctionne sur de nombreuses plates-formes de divertissement numérique, pas seulement sur console PlayStation. Beaucoup de consommateurs interrogés sont persuadés à tord que la PS4 est le seul support à le diffuser ».

Un biais d'autant plus inquiétant qu'il s'inscrit à l'aune d'une mutation stratégique de Sony, passant du statut de spécialiste de l'électronique grand public à celui du géant du divertissement numérique. Avec l'accélération de la disparition des supports physiques et de l'avènement du PlayStation Network comme principal pivot de diffusion des contenus produits par les filiales Sony Pictures, Sony Music, cette mauvaise lecture d'un mélange improbable pourrait nuire à la PlayStation 5. Un précédent catastrophique existe. Lorsque Don Mattrick était responsable de la branche Xbox, ce mélange des genres avait été rejeté violemment par le public, précipitant le destin de la Xbox One dans les bas fonds des charts internationaux.

Assertion refusée par D. Cole : « Sony est à son meilleur niveau lorsqu'il s'agit de s'adresser à la fois au marché de masse et son c½ur de cible. Cela était vrai depuis ses débuts dans l'électronique grand public, et s'est poursuivi avec la PS2 alors que le groupe japonais était connu plus largement pour l'EyeToy et Singstar ». Ces deux périphériques ont séduit un auditoire de joueurs occasionnels, « renforçant le succès de la console en Europe ». Les joueurs avertis étaient quand à eux « libres d'ignorer ces produits ».

L'analyste Harding-Rolls résume parfaitement l'état d'esprit dans lequel l'état-major de Sony doit poursuivre l'aventure PlayStation 5 : « la meilleure approche consiste à maintenir le cap sur le jeu, de ne pas s'hasarder vers d'autres divertissements ».

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