Le Blog de 3 Nuances 2 Geeks

Par 3 Nuances 2 Geeks Blog créé le 24/04/14 Mis à jour le 11/06/16 à 10h38

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(BD-Manga-Comics)

Pour 3N2G, c’est aussi la rentrée! Lunettes de soleil et crème solaire au placard, agendas et cravates au garde-à-vous : bonjour tristesse, en somme… Rien ne vaut de jeter un coup d’oeil vers les sorties manga pour mettre un peu de baume au coeur, non? Encore faut il que ces sorties soient à la hauteur… Réponse tout de suite maintenant!

 

12Freak island (Delcourt, 1 tome paru, 3 tomes en cours au Japon)

Freak_Island_Tome_1One more survival…y survivra t’on? Pas certain, au vu de la médiocrité de ce nouveau seinen gore(t) à souhait. Entendons nous bien:  le gore ne me rebute pas à partir du moment où il sert une histoire/un propos. Mais le gore pour le gore, ce qui est le cas ici, je n’en vois pas l’intérêt. Sorti de cela, l’intrigue est
digne des pires slashers (des apprenti-archéologues piégés sur une ile déserte entourée de déchets radioactifs, avec pour hôte un psychopathe à tête de cochon adepte de la tronçonneuse), les personnages réalisent l’exploit d’être à la fois stupides, inintéressants et antipathiques, et le dessin est loin d’être exempt de tout reproche.  Comme quoi, dans le cochon, tout n’est pas bon…

11: Daytime shooting star (Kana, 2 tomes sortis, série terminée en 12 tomes au Japon)

Quand Suzumé, une campagnarde rêveuse se voit expédiée du jour au lendemain à Tokyo-la-branchée, on peut comprendre que le choc soit rude. Plus encore quand c’est pour débarquer seule chez un oncle à tendance fou-fou dont le meilleur ami (à belle gueule) n’est autre que le prof principal de la demoiselle! Une situation ubuesque, à laquelle s’ajoutent les daytime_shooting_star_2717difficultés rencontrées pour se faire des amis quand on ne connait personne… Un petit shojo scolaire mignon, qui ne cherche pas à réinventer la roue, ce qui lui donne un air de déjà-lu tenace. Un peu dommage, car graphiquement, c’est très propre, avec un trait fin et délicat, tout comme le découpage, qui coule tout seul. A conseiller aux novices du genre.

10: Pourquoi Seiya Todoïn, 16 ans, n’arrive pas à pécho?  (Tonkam, 1 tome sorti, série terminée en 8 tomes au Japon)

Tout est danspourquoi_seiya_todoin_16_ans_n_arrive_pas_a_pecho_4560 le titre: on peut être brillant, pas moche, sportif, riche et… ne rien comprendre à la gent féminine! Toujours à contretemps, notre Mr Râteau fera tout pour conjurer son sort, mais entre bourdes, maladresses et quiproquos, son avenir sentimental a tout du chemin de croix…Mais ira t’on au bout avec lui? Pas si sûr, faute de gags qui font vraiment mouche et d’une partie graphique sans grand relief. De là à lui poser un lapin dès le premier tome, ce serait rude car tout n’est pas à jeter, l personnage en lui-même restant attachant. Un coup d’accélérateur est donc exigé au prochain tome, comme tout bon rendez-vous amoureux qui se respecte…

9: La confrérie des lions blancs (Komikku, 1 tome sorti, série terminée en 2 tomes au Japon)

Dans un pays imaginaire à consonance germanique, existe une école où sont formés l’élite des chevaliers. c’est dans ce cadre que Thomas, un jeune garçon fougueux, ambitieux et travailleur, croise la route de 3 autres pensionnaires: Bernard le dilettante à gros potentiel, Hermann l’inflexible et Buzz le discret. Ces 4 mousquetaires vont rapidement se liela_confrerie_des_lions_blancs_4631r d’amitié, tout en gardant en tête que seul l’un d’entre eux (par promotion) pourra devenir un véritable Lion blanc. Si le fait de suivre les pripéties menées tambour battant par nos chevaliers en herbe s’avère plaisant à lire et à regarder, tout ceci reste un peu superficiel, faute de développement  suffisant des motivations de chacun. D’autre part, certains détails manquent de crédibilité: une école élitiste qui conserve un élève triple redoublant, un langage (mauvaise traduction?) qui dénote…Puis, suivre un cursus de 6 ans, c’est bien, mais quand on a à peine clôturé la première année et que l’on sait que le prochain tome sera le dernier, ça n’augure rien de bon…

8A21742sebi et les aventuriers du ciel (Doki Doki, 1 tome sorti, 3 tomes en cours au Japon)

En manque d’aventure? Partez  en voyage avec Yû et Asebi, deux jeunes aventuriers bien décidés à découvrir l’île de Blunt, la capitale de Voldésia, qui fut autrefois le symbole de l’apogée de la civilisation humaine. Mais dans ce monde composé d’îles flottantes, traverser les cieux est extrêmement périlleux, la faute à des Poissons Dragons particulièrement hostiles que seuls des Gardiens peuvent affronter. Ca tombe bien, Yû en est un! Et la mystérieuse Asebi a bien des atouts dans sa manche… Si de nombreux éléments on un air de déjà-vu ( Last Exile pour les bateaux, Nadia pour l’héroïne, Laputa pour l’intrigue…), l’ensemble est plutôt cohérent et se lit sans déplaisir, le trait rond de l’auteur et sa maitrise narrative n’y étant pas étranger. Mais comme toute oeuvre qui manque de personnalité, on peut penser qu’elle aura du mal à dépasser ses glorieux prédécesseurs si l’originalité continue à lui faire défaut.

7Hitokui (Panini, 1 volume sorti, série terminée en 9 tomes au Japon)

HitokuiSecond survival à apparaître dans ce top, Hitokui s’en sort mieux que son concurrent, mais rien de mirobolant non plus. En plus de sortir chez Panini, ce qui est un défaut en soi, ce titre possède un des héros principaux les plus horripilants qui soient: jeune interne beau gosse prêt à sauver la veuve et l’orphelin, doté d’un humour vaseux et confondant de stupidité et de niaiserie par moments, il est LA tare de cette oeuvre! Dommage, car pour le reste, ça tient la route: très propre graphiquement, pas trop de volumes, une intrigue à tiroirs pas mal ficelée aux rebondissements efficaces sur fond de morts suspectes ede créature fantastique manipulatrice… Ok, les personnages ont des réactions pas toujours très fines, ça ne nuit pas trop au plaisir de lecture.Au final, un divertissement correct, qui, s’il corrige ses défauts, pourrait devenir une bonne surprise!

 

 

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6: Ino-head gargoyle (Pika, 1 volume sorti, série terminée en 5 tomes au Japon)

GTO, ou l’usine à cash de Fujisawa: quand ce dernier est en manque d’inspiration pour de nouvelles créations, il puise dans cet univers qu’il maîtrise jusqu’au bout  des ongles pour rallonger la sauce, quitte à en écoeurer même le fan le plus endurci. Un fan qui aura le droit à double dose, puisque la suite de la série-mère arrive bientôt sur les étals de nos librairies… IHG sert donc d’apéritif, et force est d’admettre que l’idée de retrouver le flic ripou en mal d’amour de GTO est assez jouissif en soi, les petits chapitres le mettant en scène à l’époque étant plutôt savoureux. Quid sur la longueur d’une série? Ce premier tome nous donne des éléments de réponse, avec un personnage qui a tendance à être une photocopie d’Onizuka version flic : obsédé sexuel, naïf, toujours sur le fil du rasoir mais prêt à tout pour conclure  sauver les demoiselles en détresse. Un manque de personnalité compensé par un aspect plus cru pas toujours du meilleur goût mais assez efficace. Fujisawa pianote sa partition avec maîtrise mais sans passion, ce qui devrait malgré tout satisfaire les adeptes.

5: Kingdom game (Tonkam, 1 tome sorti, 4 tomes en cours au Japon)

Décidément, question survival, les éditeurs ne s’arrêtent plus … Que vaut celui-ci? Pas si mal, ma foi! Une bande de jeunes se retrouve marquée par une religieuse mystique lors d’une sortie scolaire. Ces marques « tournantes » indiquent la position sociale qu’ils occupent pkingdom_game_4597endant 24h: Roturier, Noble ou Roi, ce dernier ayant pouvoir absolu sur son « Royaume ». Bien sûr, tout ce petit monde va vite faire ressortir ses plus bas instincts mais, et c’est là que ça devient intéressant, ils vont vite se rendre compte qu’il vaut mieux s’unir, sous peine de se faire exterminer par d’autres « Royaumes »… Une (légère) pointe d’originalité, couplée à des personnages stéréotypés mais pas inintéressants, font de ce titre une petite surprise pas désagréable, qu’une qualité de dessin inconstante ne vient pas gâcher. A voir si le concept ne s’essouffle pas rapidement.

4: Hamatora (Kurokawa, 1 tome sorti, série terminée en 3 tomes au Japon)

 Déclinaison papier de la sériehamatora_-_the_comic_3895 TV du même nom, Hamatora bénéficie du trait de l’auteur de Bloodlad, Yûki Kodama, qui est loin de bâcler le travail, loin s’en faut! Techniquement irréprochable, le titre bénéficie de plus d’un background qui, sans être révolutionnaire, se révèle efficace, avec ce duo de détectives que tout oppose (l’un, élitiste et froid, l’autre, petit génie décontracté), qui va s’attaquer à un tueur en série obsedé par les Minimum. Minimum, kesako? Ce sont des facultés en apparence anodines mais sur-developpées par la Faculté, les transformant ainsi en pouvoirs plus ou moins puissants. Ce dont sont équipés nos 2 lascars.. Un buddy-manga qui ne se prend pas trop au sérieux et qui déborde de pep’s, ce qui en fait un très bon moment de détente.

3: Séki, mon voisin de classe (Akata, 1 tome sorti, 7 tomes en cours au Japon)

Un petit gag manga, ça vous tente? Genre souvent maltraité chez nous, la faute à des références culturelles pas toujours évidentes qseki_mon_voisin_de_classe_3809ui cassent la rythmique comique, Séki a l’avantage d’être universel de par son sujet: les cancres! Car autant dire que celui-là, c’est un champion du monde toutes catégories, capable de tout tenter sur son pupitre sans jamais se faire attraper! Un véritable prodige dans son genre, mais qui a tendance à perturber sa voisine de classe, la très sérieuse Rumi, qui endosse régulièrement la responsabilité des bêtises de son camarade, un comble… Pas hilarant mais toujours drôle, tant les situations sont énormes, Séki étonne d’autant plus que son héros n’ouvre jamais la bouche, Rumi servant de narrateur indirect. Un effet très efficace, pour un titre qui est une agréable bouffée d’air frais dans le flot des sorties actuelles.

2: Arte (Komikku, 1 tome sorti, 3 tomes en cours au Japon)

Arte t.1 komikkuRevenez! N’ayez pas peur! Ceci n’est pas une plongée dans l’envers du décor de notre chaine franco-allemande préférée (quoique ça pourrait être intéressant…)! Blague à part, ce nouveau titre sorti de nulle part de Komikku (mais où vont ils chercher tout ça?) est une ode au féminisme et à la liberté, puisqu’on suit l’évolution d’une jeune aristocrate, Arte, qui souhaite plus que tout devenir une artiste accomplie. Mais dans cette Italie de la Renaissance, l’effervescence culturelle s’oppose à un machisme ambiant, laissant les femmes au rang de potiches. Un statut contre lequel elle va lutter bec et ongles en quittant le cocon familial pour s’émanciper et devenir apprentie. Mais le chemin sera long et rude, encore plus quand les sentiments s’en mêlent… Avec son trait fin et élégant, l’auteur nous fait découvrir cette époque à travers les yeux de cette femme en devenir, pour un récit au croisement entre Cesare et Bride stories. Un bien joli premier volume qui, on l’espère, ne tombera pas trop dans la facilité de la romance pour garder ce souffle révolutionnaire qui lui va si bien..

1: Brainstorm seduction (Kaze, 1 tome sorti, série terminée en 5 tomes au Japon)

brainstorm_seduction_1398Vice-versa de Pixar, vous connaissez? Petit rappel: une plongée dans le cerveau d’une enfant au travers de ses émotions. Vous voulez la version adulte? Voici Brainstorm seduction, petite série datant de 2009 de Setona Mizushiro, où l’on découvre les tourments intérieurs (pour ne pas dire bordel ambiant!) que subit une jolie trentenaire en mal d’amour quand elle s’apprête à faire la cour à un jeune et joli garçon aussi expressif qu’un bulot. On assiste donc à de véritables joutes, tantôt drôles, tantôt émouvantes entre ses sentiments contrariés, qui touchent vraiment le lecteur car ça sonne juste, comme toujours avec Setona Mizushiro (une auteure que je vous somme de découvrir de toute urgence!). Et comme toujours, la narration est impeccable, rien n’est superflu, un vrai bonheur à lire! Un josei qui vise un public féminin mais que je ne peux que conseiller à tous les hommes qui ont bien du mal à comprendre les femmes. Après avoir lu, on comprend pourquoi!

Bilan: Une rentrée très contrastée, encore placée sous le signe du survival, un filon qui vire au fléau à force de racler les fonds de tiroir des éditeurs nippons. Un constat qui donne le bourdon, mais quand Mizushiro va, tout va…

 
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