Si "Final Fantasy VIII" était un film célèbre, mettons "Psychose" d’Alfred Hitchcock, son passage space opera serait la scène de la douche. Pour dire ça autrement, toute l’intensité émotionnelle du titre peut se résumer par une seule image à jamais marquante : celle de Squall et Rinoa dans l’espace.
Pendant le dernier tiers de l’histoire,
alors que la tension est à son paroxysme, les deux personnages principaux sont
envoyés hors du monde, sur une base spatiale aux forts relents kubrickiens. À
la suite d’un envoûtement, Rinoa est inerte mais toujours en vie. Squall la
porte partout où il va, comme un symbole de ses sentiments. Et lorsque Rinoa se
réveille enfin, manipulée par les charmes d’une sorcière venue du futur, elle s’échappe
de la base pour aller voguer dans l’espace. En même temps, elle réveille une
créature emprisonnée depuis des décennies et déclenche l’apocalypse sur terre.
Tandis que Squall se précipite à la
rescousse de sa belle, une séquence cinématique époustouflante nous montre
Rinoa à la dérive dans l’obscurité de l’infini. Sa réserve d’oxygène s’épuise,
elle attend la mort avec calme. Et là, un évènement mineur se voit décuplé par
la puissance de la mise en scène : Rinoa expire, de la buée se forme sur
son casque, et l’on entend le souffle retentir au milieu du silence. Ce son est
plus fort encore que n’importe quelle parole. C’est la première fois, au bout
de très nombreuses heures de jeu, que l’on entend un son humain ! L’impact
émotionnel de cette séquence est sans pareil dans l’histoire du jeu vidéo.
Évidemment, Squall vient à son
secours. Il l’entraîne sur un vaisseau abandonné. Tous les deux seuls dans l’espace,
contre la mort, vont devoir éliminer des monstres colorés pour prendre le
contrôle de l’engin. C’est encore leur histoire d’amour qui s’écrit pendant ces
séquences de combat. Et puis, lorsque le calme est enfin revenu, les deux
personnages se déclarent enfin leurs sentiments. Rinoa accrochée au cou de
Squall, ils mettent le cap sur la terre et profitent de cet instant de répit
avant la tempête pour s’aimer. Même la très kitsch chanson de Faye Wong "Eyes
on Me", qui résonne à ce moment-là, devient touchante. On sait qu’en-dessous,
des milliers de monstres sont en train de saccager la planète ; on s’imagine
le pire. Mais installés dans leur vaisseau, à des milliers de kilomètres de cet
enfer, Squall et Rinoa semblent seuls au monde.
Cette parenthèse dans l’espace est clairement le
passage le plus lyrique, le plus romantique et le plus mémorable du jeu (avec la
toute fin et ses dix minutes de cinématiques inoubliables). Elle ressemble un
peu, dans son amplitude, à la scène d’opéra dans Final Fantasy VI où, là aussi, on entendait pour la première fois
une voix humaine. Bref, un très grand moment.
Les sentiments qu'on ressent sont bien retranscrit à travers ton texte... Ce final fantasy est tellement bien que même si je l'ai refais il y a 6 mois... Je me le referais aujourd'hui si je n'avais pas d'autre jeu intéressant à jouer...
Au fait, ça serait pas Julo qui aurait choisi cette article ?
Très beau moment oui, le plus culminant dans l'expérience FFVIII. Et savoir qu'ils s'aiment alors qu'ils ne peuvent se toucher... D'ailleurs Linoa voudra enlacer Squall par la suite, mais stoïque, il refuse.
Dommage cependant, mais c'est sans doute personnel, que l'histoire des monstres de couleur à associer m'eut paru si difficile dans la séquence suivante...
J'avais le même souvenir à propos des monstres, dans ma mémoire c'était un passage très pénible. Mais le refaisant, pas du tout : les monstres ne sont pas si forts même si on risque de devoir les tuer plusieurs fois avant de saisir l'astuce.
Et ce qui ressort de ce passage, c'est surtout que Squall et Rinoa se rapprochent à travers les combats. Se battre contre les monstres qui hantent le vaisseaux peut être pris comme une métaphore. Le moment de répit qui s'ensuit (avec la chanson de Faye Wong) n'en devient que plus fort. C'est là qu'effectivement Rinoa enlace enfin Squall.
J'aime beaucoup FF8 et je suis d'accord avec tout ce qui c'est dit mais je n'ai jamais compris comment Linoa, qui n'a clairement plus d'oxygène, se remet à respirer.
Genre: "Aaah... Aah..ah....rrgh....................ppfff !! aaah !! ah ça va en fait !! tro lol"
(j'ai caricaturé ce passage pour en faire un gag bien sûr ^^)
Pareil dans l'Hydre (personnellement, l'un des meilleurs design de vaisseau de tous les temps), le passage des Alienators était un véritable cauchemar lors de ma première partie.
Mais quand j'ai compris que ces saletés étaient hyper sensible à Aphasie, elles ont pas vu le sol!
Fini les Foudre X à répétition!
Sinon, vous aviez pigé du premier coup comment marche le gameplay de la recherche de Linoa dans l'espace?
J'ai toujours pensé que ce passage gâchait un peu la beauté de la scène dans son ensemble.
Et sinon, mon cher Squall, quand on a la chance d'avoir une fille comme Linoa qui se met sur tes genoux, on la rembarre pas comme ca sur l'autre siège! Malpoli...
C'est vrai que le gameplay de Rinoa dans l'espace n'est pas bon du tout. Mais je crois que tout l'intérêt est de perdre plusieurs fois pour saisir véritablement l'enjeu émotionnel. Le "Rinoa fut perdue dans l'espace à tout jamais" qui annonce l'échec est très beau...
Concernant le passage où elle se remet à respirer, c'est tout simplement une intervention magique. Me semble-t-il. J'avoue que c'est très cul-cul, mais bon on est dans Final Fantasy hein... alors c'est beau aussi ! :-)
Pour le fait qu'elle se remette à respirer ça peut s'expliquer quand on sait qui est vraiment Rinoa, je pense à Ultimecia. Elle veut compresser l'espace temps dans le "futur", alors, se remettre une dose d'oxygene, pourquoi pas.
Au niveau de l'oxygène, je pensais qu'il lui en restait plus alors elle déclenche la réserve d'urgence (la manipulation qu'elle fait sur sa combinaison) pour tenir encore un peu... J'ai dû rien comprendre!
Ah oui, j'ai pensé à ça aussi. C'est les petites étoiles vertes qui s'agitent ensuite dans sa combinaison qui m'ont fait penser qu'elle se lançait des sorts de cure mais c'est un peu débile. C'est surement toi qui as raison !
10/12/2010, 19:19
Au fait, ça serait pas Julo qui aurait choisi cette article ?
10/12/2010, 19:45
11/12/2010, 01:01
par contre dans mes souvenirs on entendait la musique "Drifting" (spleeeeeenide) dans cette scène?! j'ai des soucis de mémoire je crois ;(
12/12/2010, 14:35
Dommage cependant, mais c'est sans doute personnel, que l'histoire des monstres de couleur à associer m'eut paru si difficile dans la séquence suivante...
13/12/2010, 14:38
Et ce qui ressort de ce passage, c'est surtout que Squall et Rinoa se rapprochent à travers les combats. Se battre contre les monstres qui hantent le vaisseaux peut être pris comme une métaphore. Le moment de répit qui s'ensuit (avec la chanson de Faye Wong) n'en devient que plus fort. C'est là qu'effectivement Rinoa enlace enfin Squall.
13/12/2010, 16:16
Genre: "Aaah... Aah..ah....rrgh....................ppfff !! aaah !! ah ça va en fait !! tro lol"
(j'ai caricaturé ce passage pour en faire un gag bien sûr ^^)
13/12/2010, 16:58
Mais quand j'ai compris que ces saletés étaient hyper sensible à Aphasie, elles ont pas vu le sol!
Fini les Foudre X à répétition!
Sinon, vous aviez pigé du premier coup comment marche le gameplay de la recherche de Linoa dans l'espace?
J'ai toujours pensé que ce passage gâchait un peu la beauté de la scène dans son ensemble.
Et sinon, mon cher Squall, quand on a la chance d'avoir une fille comme Linoa qui se met sur tes genoux, on la rembarre pas comme ca sur l'autre siège! Malpoli...
13/12/2010, 17:14
Concernant le passage où elle se remet à respirer, c'est tout simplement une intervention magique. Me semble-t-il. J'avoue que c'est très cul-cul, mais bon on est dans Final Fantasy hein... alors c'est beau aussi ! :-)
14/12/2010, 01:03
14/12/2010, 10:44
14/12/2010, 11:22
14/12/2010, 12:00