- Saga Metal Gear Solid # 01 -

- Soldat, Mechas, Cinema...Kojima -

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Sirocco21h20 | 13 Octobre 2010 | 11
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par Sirocco
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J'ai rédigé il y a peu cette saga sur le blog, et comme je sais que tout le monde ne traîne pas ici-bas, je me suis dit que ce serait sympa de partager mon travail. Il est sans prétention, mais fait avec amour, pas super satisfaisant, mais ce fut un plaisir. Voici mon sentiment sur la saga MGS.

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- Départ -

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Sorti en 1998, Metal Gear Solid s'est révélé aux yeux du grand public, grâce à une formule assez unique pour l'époque. Titre axé sur l'infiltration, il avait notamment marqué par son scénario, son ambiance si particulière, ses personnages si attachants.

Pourtant, les gens ont tendance a oublié que la saga est née dénuée de son épithète si mémorable. Bien avant cela, Metal Gear, tout court, avait déjà annoncé quelles seraient les spécificités de l'une des séries du jeu vidéo les plus importantes.

Disponible sur MSX2, Metal Gear proposait déjà, à l'époque, une expérience de jeu nouvelle. Limité par les contraintes techniques imposées par la console, un certain Hideo Kojima s'était donc décidé de les contourner en proposant un gameplay original. A l'heure où le succès des beat'em all et shoot'em up explose en arcade, le créateur de la série a réussi son pari en proposant une aventure où le but était, avant tout, d'éviter toute confrontation avec son adversaire.

 

 

Metal Gear était donc d'ores et déjà un jeu d'infiltration, intégralement en 2D, vu de dessus. Des éléments typiques des jeux d'action étaient bien sûr présents, avec un arsenal conséquent à disposition du héros. Toutefois, la grande difficulté du jeu, la grande puissance des soldats présents, ainsi que leur grand nombre, obligeaient le joueur à réfléchir avant d'agir, sachant que lorsque l'alarme sonnait, le game over était quasiment assuré.

Sans être un titre d'exception, car très rigide, particulièrement difficile, et malgré un succès assez confidentiel en Europe, ce premier jeu mettait déjà en scène les caractères qui vont faire le succès de la série.

Tout d'abord, son personnage, Solid Snake, espion au service des services secrets américains, chargé d'infiltrer la base de Outer Heaven essentiellement composée de mercenaires aux activités militaires plus que douteuses, et par conséquent, dangereuses. Pour sa toute première mission, ce bleu a pour but tout d'abord de retrouver un coéquipier ayant disparu lors de la première mission en Afrique du Sud, un certain Gray Fox, dont le nom saura remuer la mémoire des amateurs de la saga.

L'autre force de cet opus aujourd'hui très daté, c'est son scénario. Car déjà la trame scénaristique est développée, déjà les retournements de situation les plus inattendus étaient légions, déjà, les adversaires se démarquent par leur charisme. Evidemment, tout le monde aura pensé à Big Boss, dirigeant de l'organisation FOXHOUND, dans laquelle est intégré Snake, et qui se révélera être en réalité, le bad guy de l'histoire. Mais on oublie aussi que le Metal Gear était déjà présent, cette machine bipède doté de l'arme nucléaire, qui était la garantie pour Outer Heaven de vivre indépendamment du monde et de l'hégémonie militaire américaine.

On remarquera aussi que certains thèmes chers à Kojima sont traités dans ce premier volet. Big Boss, héros de l'armée américaine, décide de créer de ses mains une organisation qui pourrait donner sa liberté à tout les guerriers du monde, afin d'échapper aux manipulation des politiques et des organes décisionnaires, faisant tous preuve de lâcheté, cédant à la corruption, et bafouant les valeurs auxquelles est attaché Big Boss. La menace nucléaire est évidemment traitée ici, par l'existence du redoutable Metal Gear, et l'évolution des techniques militaires est elle aussi traitée, afin d'évoquer la mutation d'un monde où la technologie, la matière inanimée, prend le pas sur l'humain.

 

 

Ainsi donc, Metal Gear sur MSX sera l'épisode fondateur de la série. Les personnages sont intégrés, l'histoire prend place et ce terreau là, est propice à la création d'une suite. Pourtant, cette séquelle, Metal Gear Snake's Revenge, et sorti sur NES en 1990, n'a plus vraiment grand chose à voir avec son aîné. Kojima ne sera d'ailleurs pas vraiment de l'aventure, et ne s'impliquera pas dans le projet. Par conséquent, adieu Big Boss, adieu le Metal Gear, tout cela est remplacé par un ordinateur particulièrement suspect responsable de tout ce grabuge. Pas vraiment intéressant, ce Metal Gear Snake's Revenge sera d'ailleurs mis à l'écart de l'histoire officielle de la saga, afin d'éviter les interférences.

La véritable suite verra le jour la même sur MSX2, et s'appelle Metal Gear 2 Solid Snake. Cette fois-ci, en plein contexte de crise énergétique mondiale, le Dr. Marv découvre un substitut au pétrole. Kidnappé et emmené par les insurgés de Zanzibar Land, Solid Snake est envoyé sur le terrain toujours par FOXHOUND, mais est désormais sous les ordres du Colonel Campbell, personnage récurrent de la série.

De nouveau, les adversaires dont va se défaire Snake ont un véritable background, l'histoire est toujours aussi riche retournements de situation en tout genre, qui vont faire la marque de fabrique de la saga. Ce sera aussi l'occasion de retrouver encore et toujours les fameux Big Boss et Gray Fox, revenus d'entre les morts, ainsi que le Metal Gear, développé en secret à Zanzibar Land, et qui menace de nouveau l'intégrité naturelle de la planète bleue.

 

 

Au final, on se rend compte que l'histoire de ce Metal Gear 2 est exactement la même que celle de son prédécesseur, et cela est une chose que l'on va souvent voir dans la série. L'histoire est un éternel recommencement, et Kojima aime à nous le rappeler.

Pourtant, Solid Snake va apprendre la réalité des événements. De nouveau, il est manipulé par des instances placées plus haut dans la hierarchie, de nouveau, il est le pantin d'une organisation qui va tout faire pour défendre ses intérêts. Il va aussi apprendre qu'il est le fils de Big Boss, un enfant particulier, qui aura hérité de toutes les forces de celui considéré comme le plus grand soldat de tout les temps. Au terme d'un combat d'anthologie, Solid Snake va abattre son plus grand ennemi, et mettre fin au danger qu'il représentait. Cela ne va pas l'empêcher de souffrir de cette opération plus que trouble, mêlant la politique américaine et les intérêts privés de certains, et qui va avoir raison de la motivation d'un nouveau héros, épuisé par les intrigues de ses supérieurs.

Ces deux premiers épisodes, Metal Gear, et Metal Gear 2 Solid Snake, vont établir les fondations d'une saga qui va prendre une autre dimension avec la sortie de Metal Gear Solid sur Playstation. Les complots étatiques, les opérations occultes militaires, l'espionnage, vont servir de base à ce qui reste pour moi, le meilleur scénario existant dans le jeu vidéo. Le héros, Solid Snake va prendre de l'importance, mais son environnement aussi, ses coéquipiers tout comme ses ennemis choisis.

Pourtant, il est nécessaire de rappeler que déjà, à la fin des années 80, Kojima avait pensé à tout ça. Chapeau l'artiste.

 

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- Apogée -

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Les deux premiers Metal Gear sortis sur MSX au début des années 90' avaient installé les fondations d'une histoire déjà extrêmement bien ficelée. Les conditions étaient donc idéales pour faire franchir à la série un cap. Et c'est la Playstation qui a eu l'honneur d'accueillir ce que je considère encore aujourd'hui, comme le meilleur épisode de la saga.

Il faudra pourtant attendre l'an de grâce 1998, voire même 1999 chez nous, en Europe, pour voir débarquer cette merveille du jeu vidéo, je parle bien sûr de Metal Gear Solid.

Je ne vais pas vous le cacher, mais vous avez sûrement tous UN jeu auquel vous pouvez jouer tout les ans et retrouver encore et encore cette sensation, celle de découvrir une histoire, une ambiance, une expérience, qui vous marquera à tout jamais. Dans mon cas, je parlerai bien sûr de Super Mario Bros. et de Ocarina of Time, mais je n'hésiterai pas à ériger MGS premier du nom au Panthéon des plus grands jeux de tout les temps, tant cet opus est réussi sur de nombreux points.

Tout d'abord, la Playstation avait beau en avoir dans les trippes, MGS réussissait le tour de force de proposer un jeu intégralement en 3D tout juste magnifique. Certes, de nos jours, les textures bavent, et l'aventure manque un peu de couleur, mais il est impossible de nier qu'une véritable identité se dégage de ce titre. Certes, il me semble que le jeu ramait à certains moments mais...on s'en fout. Vous êtes sur les lieux, vous êtes abandonnés sur cette île du cercle arctique, la neige obscurcit votre champ de vision. Vous êtes lâchés dans la gueule du loup, et le monde fait en sorte que vous vous sentiez à l'étroit.

 

 

Car oui, une autre des grandes qualités de MGS, c'est cette sensation d'être seul face à vos adversaires, de ressentir la supériorité numérique de votre ennemi. Ce troisième épisode respecte donc la tradition de la série. MGS est avant tout un jeu d'infiltration, et il faut absolument que vous évitiez les soldats génomes qui font office d'obstacle sur votre chemin. Le jeu conserve d'ailleurs une certaine rigueur, celle des précédents volets, où il n'est pas difficile de se faire remarquer, pour peu que vous ne soyez pas vraiment attentif à ce qui se passe devant vos yeux.

Mais en fin de compte, ce n'est pas le gameplay que l'on retient. Bien qu'efficace, cette caméra, placée au-dessus de la tête de notre cher héros, Solid Snake, ce qui empêche le joueur de véritablement savoir ce qui se passe devant lui. On peut affirmer que cela n'aura jamais servi le gameplay, mais en tout cas, cela augmentait la difficulté, et contribuait, peut-être involontairement, à vous rappeler qu'il faut que vous fassiez très attention dans votre infiltration, tant la jauge de vie peut se vider très rapidement.

Non, ce qui est extraordinaire dans MGS, c'est son équilibre à tout les niveaux. Au niveau de la durée de vie, le jeu se pliait en 9 heures, dont environ 4 heures de jeu. Le reste, cinématiques extrêmement bien mises en scène pour l'époque, presque avant-gardiste, ce qui donnait un véritable cachet au jeu, et dialogues par CODEC, cette radio personnelle par laquelle les différents protagonistes de l'histoire s'expriment. Certaines de ces scènes sont parfois des moments cultes à eux seuls, alors que ces séquences sont pourtant minimalistes. On se rappellera ausside l'excellent doublage anglais des personnages. En France, évidemment, on a pas de bol, le doublage était une catastrophe, enchaînant caricatures sur caricatures, et malgré lui, a contribué à former la légende MGS.

 

 

Les personnages étaient eux aussi le produit d'un très gros travail de rédaction. Je n'ai pas peur de le dire, tout les personnages de ce Metal Gear Solid sont mémorables. Vraiment. Bien sûr, on pensera tous à Solid Snake, héros exilé en Alaska, qui va accomplir cette mission pour rendre service, tout d'abord, à son ami, Roy Campbell, de retour dans cette aventure. Meryl, jeune militaire capturée durant la révolte de FOXHOUND sur cette île, qui voue une grande admiration pour ce génie de la guerre qu'est Snake. Même les personnages que l'on aperçoit uniquement lors des séquences de CODEC font preuve d'énormément de charisme. Naomi Hunter sera finalement bien plus que l'aide psychologique de Solid Snake, Mei Ling n'hésitera pas à partager ses sentiments sur l'opération et sur ses projets à venir, Campbell, dirigeant de l'opération vous révélera petit à petit tout les secrets et réelles ambitions cachées derrière l'infiltration, et le Master Miller, n'hésitera pas à se rappeller à notre héros toutes les astuces qui font la qualité de combattant et de survivant de Snake dans cet environnement glaciaire.

Cependant, ne parler que des " gentils ", qui n'en sont pas tous vraiment par ailleurs, ce ne serait pas rendre justice à ces adversaires tellement marquants. Qui ne se rappelle pas de Ocelot et ses fameux revolvers, qui va devenir un véritable personnage majeur de la saga Metal Gear, et perdre un bras dès votre première rencontre. Le choc ! Sans oublier Psycho Mantis et le combat inoubliable qui vous confrontera à un personnage torturé, que vous ne pourrez abattre que d'une manière particulièrement inattendue, Vulcan Raven, cet énorme soldat bodybuildé, dont je regrette l'absence dans les épisodes suivants de la série, Sniper Wolf, kurde en soif de vengeance, très attirée par la virilité de Snake, et dont la mort ne pourra pas vous laisser insensible. Même Decoy Octopus, dont vous apprenez l'existence lors de votre mission, vous marquera par son action silencieuse, et son influence plus que décisive. Et enfin, Liquid Snake, le frère de Solid Snake, dont l'ambition démesurée va même perturber le serpent espion.

D'ailleurs, Solid Snake va apprendre beaucoup de cette opération menée par le gouvernement américain. L'histoire est très riche, et chose rare dans la saga, se suffit à elle-même. C'est simple, on peut se contenter uniquement de ce volet là et profiter d'une histoire extrêmement complète, sans zone d'ombre, remplie de retournements de situations, tellement d'ailleurs, que même Snake ne saura plus qui croire à la fin, tout comme vous d'ailleurs.

Côté scénario, FOXHOUND, dirigée par Liquid Snake, en charge de la surveillance d'armes nucléaires dans la base de Shadow Moses, située sur une île proche de l'Alaska, décide de prendre de force le Metal Gear, Rex, présent sur les lieux, et menace de bombarder la Maison Blanche, si les restes physiques de Big Boss, ne lui sont pas remis. Solid Snake est alors appelé par Roy Campbell et le gouvernement américain, pour sortir de sa retraite, et partir à l'assaut de l'île afin de neutraliser le déclenchement de l'ogive, et se débarrasser de la menace FOXHOUND.

Se déroulant sur 8 h, il me semble, l'opération d'infiltration va en apprendre beaucoup sur la véritable personnalité des différents protagonistes de l'histoire, sur la vérité derrière cette mission dont on pense que l'objectif initial est purement justifié par la protection des civils, alors que ce n'est finalement pas du tout le cas. Les trahisons seront nombreuses, et c'est vraiment dans MGS, que l'on comprend que Solid Snake n'est qu'un pantin, manipulé par ses supérieurs et par ses adversaires, et n'aura jamais la possibilité d'agir de sa propre initiative, jamais de sa propre volonté.

L'introspection est un aspect très développé de cet épisode, on découvre tout les tenants et aboutissants du scénario, tout les personnages ont un rôle ici, sur Shadow Moses, et ont tous un intérêt à participer à la mission. Dans Metal Gear Solid, l'ambivalence est maîtresse. Rien n'est laissé par hasard. Il y a même un aspect science-fiction, fantastique, parfaitement intégré et qui jamais ne jure avec le ton sérieux et réaliste de l'expérience. Bien au contraire. Les pouvoirs télékynésiques de Mantis intriguent, beaucoup, tout comme l'entente de Wolf avec ses frères loups, et celle de Raven avec ces corbeaux géants. C'est ici que l'on comprendra les rôles multiples de Revolver Ocelot qui vont faire de lui le personnage le plus important de la série.

Bref, ce Metal Gear Solid est une expérience extraordinaire. Doté d'un scénario en béton armé, le jeu est très riche en séquences cultes. Quand ce n'est pas un combat mythique, c'est une révélation bouleversante, ou un événement inattendu, qui rompt tout sentiment de monotonie.

Jamais on ne s'ennuie en jouant à MGS, le rythme narratif est parfait. Tout est excellement réalisé, ce qui a fait la légende de ce troisième épisode.

Un remake de ce jeu sortira d'ailleurs en 2004 sur GameCube, et permettra à de nombreux nintendomaniacs, dont moi, de tomber sous le charme d'un jeu dont l'histoire fait tout. Beaucoup reprocheront la refonte des cinématiques, qui mettent en scène un Snake plus souple que jamais, plus Matrix que jamais, plus ridicule que jamais, au final. Mais ici encore, le scénario fait son effet, et sert à oublier le ridicule de certaines situations, trop américaines, ou trop asiatiques, pour être de bon goût.

Cela ne m'empêchera pas de considérer MGS The Twin Snakes comme un de mes jeux préférés. Assez joli, bien qu'inférieur à MGS2 sorti 2 ans auparavant, avec de nouvelles features, cet opus ouvrait une porte sur la série à un public bien différent.

 

 

Pour terminer cette deuxième partie, on peut affirmer sans se tromper que c'est bien MGS sur Playstation, qui va donner à la série une autre ampleur. Pourtant, MGS, à la manière du troisième Solid, est un jeu qui se suffit à lui même. Il n'est pas nécessaire de connaître les antécédents, parfaitement narrés durant la mission, et une seule phrase incite à découvrir la suite annoncée. Ceux qui auront joué à ce jeu se souviendront forcément de leur réaction face aux révélations plus extraordinaires les unes que les autres, de ces personnages d'une très grande profondeur, avec un background travaillé et passionnant, et de ce huis clos qui sera l'occasion de mettre au point tout les problèmes qui plombent la société. L'armée, la génétique, la corruption et la politique, seront de nouveau évoquées de manière assez fine...bref, tout dans ce MGS est bien traité, avec génie, même.

Une grande oeuvre vidéoludique, une merveille du média. Si vous n'avez jamais essayé, je vous conseille absolument de vous y mettre dès maintenant, en téléchargeant l'abandonware disponible sur le net.

 

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- Confirmation -

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2000. Electronic Entertainment Expo. Los Angeles. Un trailer rode sur les grands écrans du Convention Center.

Toutes les heures, l'E3 s'arrêtait de vivre

Voilà l'exploit qu'à su réaliser Hideo Kojima. La bande-annonce en question mettait en scène un Snake plus actif et plus fort que jamais, infiltrant un navire sous la pluie battante de New York. Un saut de l'ange devenu culte, et une vidéo qui aura bouleversée les esprits. Alors que la Playstation 2 ne dispose d'aucun jeu d'ampleur, MGS2 est la promesse de passer à la nouvelle génération, d'enfin exploiter les possibilités d'une console qui a la réputation d'être difficile à programmer. A la baguette de la musique, Harry Gregson-Williams, qui signe ici un thème digne des plus grands films du cinéma. Envoutant.

Tout cela a contribué à renforcer l'attente autour de MGS2. Un an plus tard, c'est une démo disponible avec Zone of Enders, qui va encore attiser la flamme de ceux qui ne juraient plus que par Metal Gear Solid. Autant dire que l'attente se faisait presque oppressante.

En novembre 2001, la jaquette se montre enfin sur les étalages américains et japonais. Et fort heureusement que Internet n'était pas encore ce qu'il est aujourd'hui, car MGS2 était très riche en surprise.

C'est avec MGS2 que Hideo Kojima va se révéler aux yeux du monde, en étant le créateur fallacieux qui aura retiré Snake des mains des joueurs et des amateurs. En le remplaçant qui plus est par un rookie, un bleu, un débutant. Désormais, on ne contrôle plus le héros légendaire qu'est Solid Snake, pourtant plus charismatique que jamais. Cette sensation relève de l'ordre du kidnapping, et rarement dans le monde du jeu vidéo, un tel effet aura été accompli.

Le trailer ne nous avait, en revanche, pas trahi sur un point. Le jeu est une tuerie pour les yeux. La pluie n'aura jamais été si réaliste, Solid Snake n'aura jamais été aussi détaillé, le tanker sur lequel vous évoluez prend presque vie. Le premier jeu à avoir enfin démontrer le potentiel de la PS2.

Cependant, il ne faut tout de même pas oublier une chose : ce MGS2 était le prolongement des événements de Shadow Moses. Après cela, Snake et Otacon ont fondé ensemble une ONG, Philantropy, censée lutter contre la prolifération des Metal Gear. Lors de leurs recherches, ils vont découvrir l'existence de RAY, un nouveau modèle de Metal Gear, transporté sur un bateau controlé par l'Armée. Alors qu'ils vont tenter d'infiltrer le navire, et révéler aux yeux du monde le danger d'une telle arme, Ocelot, aux commandes d'une faction de militaires russes, va prendre possession de l'équipement, couler le bateau et laisser Snake pour mort.

 

 

La suite, vous la connaissez déjà. Quelques mois plus tard, un groupe d'assaut indépendant, la Dead Cell va enlever le Président des USA, et réclamer au gouvernement, une rançon importante, sous peine de faire exploser dans l'atmosphère une ogive nucléaire, capable de perturber les équipements électriques et ruiner le système économique mondial.

Un nouveau Snake sera envoyé en mission sur une station de purification nommée Big Shell, au large des côtes américaines, afin de régler cette affaire. Il disposera par la suite d'un nouveau nom de code : Raiden.

Et c'est à partir de ce moment, que le MGS2 entre dans la légende. Jack est un nouveau membre de FOXHOUND et se voir investi de la mission de sauver le Président et de mettre fin au danger que représente les terroristes de la Dead Cell. Blond platine, particulièrement discipliné mais en manque d'expérience car formé par Réalité Virtuelle, assez fade, en réalité, le joueur va connaître la plus grande surprise de sa vie en contrôlant ce personnage plus que tendre, surtout quand il apprend la présence de Solid Snake, sous les traits de Snake Pliskin, sur la station. Toutefois, on confie rapidement une seconde chance au personnage. Car c'est aux travers des autres protagonistes qu'il va se révéler.

Par Rose, sa compagne, dont il est fou amoureux, mais qui va lui apprendre le contenu de secrets qu'il n'aurait jamais dû connaître. Par Snake, également, qui va le prendre sous son aile et le guider dans sa mission afin qu'il puisse l'accomplir le plus rapidement possible. Ainsi que par Solidus, le troisième frère, le clone parfait de Big Boss, grand initiateur de l'opération, responsable des maux de Raiden, qui l'empêchent de croquer la vie à pleine dent.

En effet, le passé de Raiden contribue aussi à donner du caractère à ce nouveau venu. Enfant soldat devenu machine à tuer, à la manière d'un Franck Jaegger, tout ses actes restent en mémoire, et Solidus n'hésitera à jouer du traumatisme du bleu afin de mener à bien ses ambitions.

Au final, bien que la surprise fut de taille, la découverte de Raiden s'intégrait parfaitement à l'histoire de MGS, et a permis au joueur de participer à l'histoire Metal Gear Solid, par des yeux différents. Depuis toujours, le héros était Solid Snake, MGS2 nous le rappelle encore, car jamais dans un épisode de la série le personnage nous aura autant manqué.

On retrouve aussi d'autres membres de Shadow Moses. On pense évidemment à Otacon, devenu le grand ami de Snake, et qui met à son service ses qualités de scientifique et d'informaticien, et qui est lui aussi, mouillé dans le scandale du Big Shell. Sans oublier non plus Revolver Ocelot, qui revient porteur du bras de Liquid Snake, dont l'influence psychique se fait ressentir sur le cowboy russe.

Evidemment, de nouveaux venus font leur apparition. Notamment parmi les membres de la Dead Cell. Fortune, cette femme dotée d'une chance extraordinaire qui lui permet de neutraliser tout les balles filant en sa direction. Vamp, qui reviendra dans Metal Gear Solid 4, qui comme son nom l'indique, est un slave devenu vampire, suite à une crucifixion, et qui l'a rendue immortel. Et enfin, Solidus Snake, le troisième clone de Big Boss, qui dirige le soulèvement et qui va tenter lui aussi de ramener le monde à un état primaire, dans le but d'accomplir le rêve de son défunt père, mais aussi pour échapper à l'emprise des La-Li-Lu-Le-Lo, compris par certains par le mot " Patriotes ", qui seraient la véritable organisation directrice mondiale, les vrais maîtres du monde.

En résumé, le casting est plutôt intéressant, même si je le trouve inférieur à celui de Metal Gear Solid, premier du nom. Vamp est classe, certes, mais reste tout de même assez particulier, exécutant de nombreux pas de danse. Fortune, elle, est un perso dont je regrette l'absence. Du fait qu'elle n'ait jamais connue la douleur de par sa chance, elle souffre de dépression, et cherche absolument à mourir, ne supportant plus de voir souffrir ses proches.

En revanche, on frôle parfois le pire, comme c'est le cas avec Fatman, horloger amateur des explosifs, gros et amateur de bon vin, pas charismatique pour un sou, et qui n'arrive même pas à la cheville d'un Decoy Octopus, que l'on ne voit pourtant jamais dans MGS.

 

 

Metal Gear Solid 2 marque aussi un tournant dans la série, car c'est vraiment dans cet épisode là, que Metal Gear Solid devient une histoire, avec ses secrets, avec sa volonté de nous cacher la vérité, et de la conserver inconnue jusqu'à la fin. Par conséquent, MGS2 est l'épisode est à la fois un épisode très riche en découverte, mais aussi très frustrant car beaucoup de nouvelles informations ne nous seront pas expliquées ici. Je pense que nombre d'entre vous ont été plutôt déçus, ou plutôt, surpris par la fin du jeu, dont on ne tire rien, en fait, et qui laisse en suspends de très nombreuses questions.

Autre spécificité de ce volet, le virage " philosophique ". A de nombreuses reprises, Solidus, Snake, Otacon, Rose, voire même Campbell, encore présent - ou pas... - vont se lancer dans des considérations sur l'être humain, son existence, sa place dans la société et sur les valeurs qui la caractérisent. Alors que MGS était très réaliste, en ce sens, focalisé sur l'aspect militaire, politique, social, sa suite s'amuse à prendre la tête du joueur, à le faire réfléchir. Je sais que cela n'aura pas été apprécié par tous, et malgré cette philosophie parfois de bas étage, de comptoir, MGS2 va devenir grâce à cela l'opus le plus " spécial ", au bon sens du terme. Personne ne peut nier que cette suite est particulière, très particulière.

Les cinématiques et les phases de CODEC y prennent d'ailleurs encore plus d'importance, laissant au joueur un très faible temps de jeu ( 3 - 4 heures de gameplay pour une douzaine d'heures de jeu totale ). On sent que jamais le cinéma n'aura autant influé sur un épisode de la saga. C'est à partir de MGS2 que la saga va se rapprocher du septième art, avec ses longues scènes riches en dialogues, chargées d'émotion, souvent bien mises en scène.

Le gameplay, quant à lui, n'a pas bougé d'un iota. Seuls certains plans mettent le personnage de dos, mais grosso modo, la vue de dessus est conservée, le SOLITON Radar est toujours présent, permettant de repérer les ennemis. Quelques nouveautés permettent tout de même d'apporter une touche de modernité au gameplay. Désormais, il est possible de passer en vue à la première personne et de cibler avec précision ses adversaires, sachant que la localisation des dégâts est prise en compte. On peut aussi se suspendre aux barrières, ce qui offre de nouvelles possibilités d'infiltration. Sinon, rien de bien nouveau.

En tout cas, il est clair que MGS2 aura marqué les esprits. Je ne le considère pas comme mon préféré, MGS restant pour moi un épisode complet à tout les niveaux, et plus accompli, au global. En revanche, il permet à la série de prendre un nouveau virage. L'histoire devient un monde, faisant référence à des notions du passé, mais ouvrant aussi la série sur l'avenir, en laissant planer dans l'atmosphère de la Big Shell de nombreuses questions. Le traitement cinématographique aura aussi frappé le début des années 2000, car jamais un jeu n'avait encore proposé un rapprochement avec ce milieu de manière si prononcée. Cela paraît banal aujourd'hui, mais à l'époque, cela était impressionnant, et le reste encore de nos jours.

On peut presque affirmer que MGS2 est un titre d'auteur. Kojima s'est amusé à prendre les joueurs de revers, a fait en sorte de poser sa signature sur la saga. Une oeuvre marquante, controversée, évidemment. Cependant, on peut le louer pour une chose. Metal Gear Solid va devenir une série majeure du jeu vidéo. Sans aucun doute.

 

COMMENTAIRES
upselo
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upselo
14/10/2010, 00:43
MGS 2 qui n'apporte rien de nouveau au gameplay de la série oO ?
Il y avait certes les bases dans MGS 1, mais le jeu a bien évolué tout de même. On peut BEAUCOUP plus jouer avec les gardes (ne serait ce que les freezes).
Perso, j'ai aucun problème avec Fatman (sauf le fait qu'il soit en roller en fait). Parce que grâce à Stillman, c'est un des boss les mieux introduits de la série. Parce que sinon, on a souvent le boss qu'on apprend à connaitre une fois qu'on l'a battu (mention spéciale à MGS 4...), mais j'ai envie de dire que ça ne sert plus à rien à ce moment.
Sinon, je sais pas comment tu joues, mais MGS 1 il m'a fallu 15 heures lors du premier run, et MGS 2 il m'a bien fallu 20 heures.

Sirocco
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Sirocco
14/10/2010, 10:09
Ce que je voulais dire pour MGS2, c'est que même si les possibilités sont plus nombreuses, le jeu conservait tout de même un gameplay assez rigide, surtout comparé à Splinter Cell, sorti à la même époque.

Après, Stillman est très intéressant, leur histoire est vraiment travaillée, mais c'est juste que quand j'ai vu arriver Fatman, et ses rollers à la con, ça a un peu cassé l'effet, alors que le coup de l'horloger je trouvais plutôt bien trouvé.

Puis, pour ce qui est de The Twin Snakes, si je me souviens bien, 10 - 11 h de jeu, pas beaucoup plus, mais p*****, quel trip !

Kain2097
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Kain2097
14/10/2010, 10:15
MGS2 c'est juste le jeu qui a crée le mode couverture que l'on retrouve dans tous les jeux actuel.

Sirocco
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Sirocco
14/10/2010, 12:24
Mais euh...je dis pas que ça dans mon article...
Okay, je crache le morceau, MGS2 est un jeu au gameplay révolutionnaire, ça vous va ^^ ?

glauktier
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glauktier
14/10/2010, 13:54
Bien que j'approuve tout à fait l'intégralité de ce que tu dis dans ton article (super long mais super complet, merci encore pour ce résumé sur les premier MG que je n'ai pas connus !)
et que j'apprécie beaucoup la saga MGS (que je n'ai pas encore fini), je trouve que MGS laisse quand même une légère amertume une fois le jeu terminé. En effet on a un peu l'impression d'enchainer les boss et finalement d'avoir que très peu (et rarement) des réelles phases d'infiltration, sensation que je n'ai pas eu dans MGS2.
Oui, faut se cacher, faire 3 couloirs et PAF ! un boss qui nous prendra bien 15 min de jeu, et ainsi de suite :)

Mais superbe article en tout cas !

windjammers
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windjammers
14/10/2010, 14:46
J'ai déjà fait ce type d'article sur metal gear, Je suis un peu sceptique:soit on a les mêmes idées (l'apogée)(le choix des photos)(!), soit c'est... particulier!M'enfin au moins on n'a pas le même avis.

http://www.gameblog....-de-salon-episo

Sirocco
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Sirocco
14/10/2010, 17:44
@windjammers
Tu sais, les photos, comme moi, google image puis on se débrouille, donc on retrouve un peu les mêmes.

Sinon, je l'avais lu ton article, et j'avais bien aimé, mais je vais être honnête, je ne m'en suis pas trop servi pour travailler sur un autre, vraiment.

Et puis, visiblement, on aime bien tout les deux la série, on se renseigne aux mêmes endroits, surement, forcément, on finit par avoir un peu les mêmes avis.

Ityfalik
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Ityfalik
15/10/2010, 14:20
Metal Gear Solid 2 est mon jeu incontournable (certains vont me considérer comme un radoteur). C'est pour moi le jeu le plus abouti, le plus absolu auquel j'ai été donné de jouer.
Je comprends tout à fait les reproches qu'on peut lui faire, mais l'ensemble est menée avec une telle virtuosité, que j'ai du mal à les concevoir.
Si ça intéresse quelqu'un, j'ai fait une critique de MGS2 qui explique dans les grandes lignes ce pourquoi je considère que ce jeu est un chef d'oeuvre absolu :
http://www.gameblog....e=tests&id=4002

Ityfalik
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Ityfalik
15/10/2010, 14:26
J'édifierai plutôt la série comme ça (mais c'est tout personnel) :

Metal Gear / Metal Gear 2 : Prémices
Metal Gear Solid : Origine d'un mythe
Metal Gear Solid 2 : Apogée
Metal Gear Solid 3 : Confirmation
Metal Gear Solid 4 : Décadences (je suis entrain de rédiger une critique de MGS4)

Ityfalik
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Ityfalik
15/10/2010, 14:37
Dernière chose : Je copie/colle un de mes posts concernant l'article de windjammers (surtout pour le passage sur Fatman)


Pour moi, MGS2 est le plus grand jeu de l'histoire des jeux-vidéo et certainement l'oeuvre la plus absolue de Kojima (et indéniablement la plus proche de lui).
Je ne vais pas refaire un des mes sempiternels pamphlet de défense à MGS2, je n'en ai que trop fait, je te renvois à mon test pour ça.
En revanche, je vais répondre à tes questions.
Concerant les personnages, j'avoue adorer le casting de MGS2. Et l'une des raisons qui me pousse à m'y accrocher est son côté quelque peu "anti-glamour" des protagonistes. Fatman, par exemple est un de mes boss préférés de tous les MGS. Si le combat contre lui est anecdotique, le personnage en lui-même est fascinant. Le plastiqueur fou, ce gros tas vicelard et rebutant au possible, un malaimé qui s'est enfermé dans le cocon protecteur de la démolition de masse. Sa façon de concevoir l'art du plastiquage comme un art est terriblement bien amenée.
Quant à Fortune, je la trouve bien plus travaillé que Sniper Wolf qui est une espèce de conglomérat de clichés (j'adore MGS1, et le passage de la mort de Wolf est culte, certes, mais ça reste d'une niaiserie notable).
Comme dans MGS1, tous les boss ont un mal-être. Fatman combat sa peur de l'autre et son misanthropisme par la démolition de masse, Fortune est une éternelle suicidée, cafardeuse et inconsolable, Solidus est un visionnaire tyranique, bercée par l'horreur, Vamp est, quant à lui, une énigme.
Concerant Pliskin, je dois te dire que c'est un de mes personnages préférés, un Snake inavoué que je trouve d'une classe folle (mais c'est tout subjectif).
Solidus est à l'image de Liquid, en plus poussé encore, un révolté du système qui veut tout faire péter pour aboutir à une forme d'état utopique.
Quant à l'IA de Campbell, quand j'ai appris que j'étais dirigé par un système dépendant des Patriots depuis le début du jeu, j'ai eu un vertige digne de la chute de Usual Suspects .
MGS2 est une forme du mythe, ou des personnages dans un microcosme défini (qui peut-être symbolisé par l'unicité du lieu de la Big Shell, à l'écart de tout) livre une bataille qui résonne dans le macrocosme de la nature humaine.

Et l'unicité du lieu que propose la Big Shell est passionante. On se retrouve à arpenter inlassablement les mêmes pièces, les mêmes bâtiments, alors que le scénario se débride et quand on repasse dans des zones de départ alors que la machine est déjà bien activé, on a comme l'illustration de notre progression et de la pérégrination intérieure de Raiden.


Par ailleurs ton article ets très bien ficelé ;)

Sirocco
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Sirocco
15/10/2010, 14:50
Ben, merci pour ta participation, Ityfalik, c'est sympa de parler à des fans.

Après, je ne sais plus pourquoi mon article passionne tant que ça les amateurs de MGS2. J'ai adoré le jeu, comme tout les MGS, d'ailleurs, c'est juste qu'avec le recul, je le trouvais légèrement moins précis, complet, prenant, que le tout premier.

Mais j'ai un tel amour pour ce MGS, et puis, faut bien savoir classer les épisodes. Et j'ai un peu moins accroché au deuxième qu'au premier, bien qu'il ait des spécificités déterminantes pour l'image de la saga, c'est sûr.

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