Perception du jeu vidéo par les gamers

Vocabulaire vide et myopie

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BlackLabel16h10 | 12 Octobre 2010 | 15
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par BlackLabel
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OUTILS
Le monde du jeu vidéo, professionnel et amateur, est de plus en plus formaté par des formules creuses, et une vision unique du jeu vidéo. En majorité, les mêmes jeux obtiennent les mêmes notes partout, autant de la part de la presse que des joueurs (même s'il existe des exceptions).

Le vocabulaire

Ce formatage commence par le vocabulaire. Aujourd'hui, sur la plupart des tests (si ce n'est tous), vous lisez régulièrement ces formules :

Un jeu rafraîchissant. Il manque ce je ne sais quoi. Une expérience poétique et mature. Un jeu permettant l'évasion. Final Fantasy truc : un excellent RPG, mais un mauvais Final Fantasy. Cet épisode renoue avec la mythologie de la saga, revient aux sources. Un jeu old-school.

L'idée n'est pas d'en faire une liste exhaustive, mais force est de constater que les mêmes formules reviennent sans cesse pour décrire des jeux pourtant très différents. Ce qui en résulte, c'est que nos impressions et notre perception du jeu vidéo deviennent approximatives, notre sens critique s'émousse, notre pensée n'est pas claire. Ce vocabulaire est celui de la facilité, tout le monde semble comprendre à demi-mot de quoi il s'agit, et au fond personne ne sait vraiment de quoi il est question.

Old-school devient le fourre-tout pour des jeux aux mécaniques rouillés autant que pour un jeu renouant, tout en les modernisant, avec les bonnes vieilles formules. Rafraîchissant... Difficile à cerner, mais souvent employé pour les jeux Nintendo... Mature ; il y aura du sexe et du sang dans un monde de gangsters invraisemblable.

Avec ce vocabulaire, on ne se mouille pas beaucoup.

Amusons-nous avec un exemple : Nos impressions sur Enslaved

Enslaved est un jeu aux graphismes rafraîchissants. Le jeu aborde des thèmes matures tel que l'esclavage et la robotisation. Si les phases de plateforme nous ont parues assistées, elles sont en revanche mises en valeur par une mise en scène cinématographique du meilleur effet.

Traduction : Enslaved a des graphismes colorés qui font mal aux yeux à cause d'un frame-rate à la ramasse et d'un aliasing de compétition. Bourrée de cinématiques spectaculairement inutiles, nous sommes en plus affublés d'un héros qui ne ressemble à rien et se bat contre des robots-ninja... ;_; La plateforme franchit un nouveau cap dans l'automatisation ; elle est télétubbisée. Poubelle !

Les notes et le "hype"

Le système de notation est lui aussi (mais cela depuis longtemps), approximatif. Nous savons tous qu'un jeu sous 14/20 (remarquable note à l'école que je n'ai pas atteint souvent) est en général à éviter, qu'entre 15 et 17, nous sommes dans une moyenne plus ou moins acceptable selon le produit, et qu'au-dessus trônent beaucoup de titres pas aussi formidables qu'on essaye de nous le faire croire.

La série des Prince of Persia sur la gen précédente, sympathique au demeurant, se retrouve ainsi sur la même marche de podium qu'un Shadow of the Colossus ou un God of War. Pourtant il y a quand même des fossés techniques, graphiques, artistiques, qui séparent ces grosses licences exclusives et une série plutôt moyenne.

Aujourd'hui, à en croire la presse, peut-être influencée par les campagnes marketing, nous avons des chefs d'oeuvre pratiquement tous les deux mois. Dans les faits, que se passe-t-il ? On nous parle de Mafia 2 durant des années, ne montrant que le meilleur. Ce qu'on appelle aujourd'hui le "hype" ne cesse de monter. Mafia 2, dans la tête des joueurs, devient GTA 4 en mieux, en plus beau, en plus complet, en mieux scénarisé.

La démo arrive enfin... et ce n'est pas que Mafia 2 est mauvais, mais que les attentes étaient si hautes que le soufflet ne peut que fatalement retomber. Je cite Mafia 2 car c'est une déception plutôt générale, mais personnellement, cette déception, je la ressens régulièrement.

La chute du ludisme

Je suis régulièrement déçu car il y a une chute du ludisme dans le jeu vidéo aujourd'hui. On automatise, on simplifie, on met des indices bien voyants partout, on ajoute des gros points faibles qui brillent sur un boss pour être sûr que l'expérience du joueur ne sera pas contrariée par la difficulté.

Car aujourd'hui on ne joue plus, on expérimente... La baisse de qualité du gameplay est censée être compensée par des cinématiques de plus en plus envahissantes. Même dans des titres comme God of War 3, on trouve des scènes de QTE complètement gratuites, pour en mettre plein la vue.

Pourtant, sur la génération précédente et celle d'avant, il existait des jeux scénarisés avec un gameplay digne de ce nom. Final Fantasy Tactics, Vagrant Story, la série des Silent Hill, Shadow of the Colossus, entre autres.

Aujourd'hui, il est comme élitiste de jouer à un jeu plat, qu'il faut faire pour son scénario, et sur lequel la plupart du temps on ne reviendra pas, car il ne possède aucune rejouabilité.

Le jeu vidéo devient ce qu'une certaine tranche de joueurs souhaitent depuis longtemps ; un média interractif. La manette ne sert plus à réaliser des exploits, elle sert de télécommande. Cet appauvrissement aux yeux de ces joueurs, paradoxalement, fait évoluer le jeu vidéo vers l'oeuvre d'art.

 Le jeu vidéo est-il un art ?

Il est amusant de constater que cette question hante les joueurs de plus en plus, alors que l'industrie est de moins en moins créative. Les jeux coûtant chers à produire, la prise de risques devient minimale, on copie la concurrence, on offre des jeux (comme le dernier Castlevania) qui sont des pots pourris de gameplay pour être certain de toucher un plus grand nombre de joueurs. On baisse la difficulté pour ne pas repousser les néophytes. On tombe dans le spectaculaire débile des blockbusters hollywoodiens.

La question de l'art se pose comme un besoin de reconnaissance. Il y a eu un podcast sur Gameblog, qui concluait par :  "Au fond, on s'en fout, que ce soit ou non de l'art". Pourtant la question a été posée, et traitée. Donc on ne s'en fout pas tant que cela.

Mais c'est surtout la pauvreté du discours qui est ahurissante. La plupart des joueurs qui veulent voir un art dans le jeu vidéo, n'ont pas de définition précise, ou personnelle, de l'art. Encore une fois, nous retrouvons des formules toutes faites qui sonnent creux, des préjugés qui servent d'arguments.

Pour conclure

Une véritable myopie nous touche, parce que les joueurs ont besoin de reconnaissance, et que pour solidifier leur position, le sens critique s'émousse sur leur loisir, leur passion, et qu'il fait place à un vocabulaire stérile et stéréotypé. Au moment où le jeu vidéo se perd dans sa séduction du grand public et sa baisse de ludisme, on l'applaudit bien fort, on ne veut voir que ses qualités, quitte, souvent, à les inventer.

Je vous invite à lire un article d'un gameblogien concernant John Marston, le héros de Red Dead Redemption. Qu'on soit ou non d'accord avec son point de vue (John Marston serait un héros assez invraisemblable), force est de constater que ce texte est solidement argumenté.

Pas une seule fois, l'auteur n'essaye de justifier que Red Dead Redemption est génial car il y a des références aux westerns, car on y critique l'Amérique, etc. Il ne s'attache qu'au jeu, il ne s'appuie que sur le jeu.

http://www.gameblog.fr/blogs/upselo/p_8545_red-dead-deception-john-marston

Il me semble que ce sens critique nous fait cruellement défaut aujourd'hui, et que notre perception émoussée encourage l'industrie à une politique de prudence, quand il lui faudrait une paire de couilles.

COMMENTAIRES
hairaz
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hairaz
12/10/2010, 19:40
C'est vrai que l'on retrouve aujourd'hui très souvent les mêmes termes dans les tests, articles, analyses, etc., parce que l'on a une production vidéoludique qui, malgré les apparences, est très uniformisée : les blockbusters, les titres à gros budget mais qui innovent (niveau scénario / graphismes) et les petits jeux à petit budget (indés, en somme) qui innovent (niveau scénario / graphismes / gameplay). Je précise que je sous-entend, et c'est une erreur de vocabulaire, c'est pourquoi je le précise, derrière le scénario, la mise en scène, tout autant cinématique qu'au cours du jeu, l'intégration du scénario à la partie purement interactive, etc. , et que je suis conscient que le schéma varie un peu de temps en temps.
Est-ce quelque chose de mauvais ? Non, il y a encore aujourd'hui beaucoup de jeux de qualité dans chacune des catégories. Faut-il parler du jeu vidéo différemment ? Peut-être, mais il faudrait trouver comment (l'article d'upselo que tu cites est effectivement un bon exemple). Faut-il plus d'innovation dans la production vidéoludique ? Je l'affirme, mais je suis mal placé, puisque pour l'instant je ne fous rien, et je n'ai rien à proposer ; je comprends que l'on ne soit pas d'accord, puisque, je l'ai déjà dit, elle est déjà d'une certaine qualité pour chacune des catégories que j'ai (trop arbitrairement peut-être) crées ci-dessus. En tout cas, dites-moi si vous trouvez des jeux qui ne correspondent pas à celles-ci.
Enfin, sur la relation entre art et jeu vidéo : la plupart des commentaires sur ton dernier article (qui, je pense, t'ont inspiré cette partie) montraient que la plupart des joueurs tombent d'accord, et en utilisant plusieurs définitions de l'art, qui ne sont ni personnelles ni arbitraires, mais bien reconnues.

Pedrof
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Pedrof
12/10/2010, 21:26
Tout à fait d'accord avec toi.
Le problème que je vois personnellement dans le refus de la difficulté, c'est que du coup les histoires que racontent les jeux, quand elles jouent sur la notion d'épreuve, ne sont plus supportées par le gameplay. Comment croire à une situation dramatique (exemple Drake accroché à un train au-dessus d'un précipice) quand tout ce que l'on a à faire pour s'en sortir est de pousser le stick gauche vers le haut et tapoter croix ? Toute la dimension d'interactivité est sous-exploitée (si tant est qu'on veuille l'utiliser pour faire vivre l'histoire au joueur) ! Le jeu devient alors une cinématique que l'on fait avancer en appuyant sur une touche.

BlackLabel
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BlackLabel
12/10/2010, 21:49
hairaz
12/10/2010, 19:40
Faut-il parler du jeu vidéo différemment ?

Disons qu'il faudrait en parler plus précisément, et déjà dans les tests.


hairaz
12/10/2010, 19:40
Enfin, sur la relation entre art et jeu vidéo : la plupart des commentaires sur ton dernier article (qui, je pense, t'ont inspiré cette partie) montraient que la plupart des joueurs tombent d'accord, et en utilisant plusieurs définitions de l'art, qui ne sont ni personnelles ni arbitraires, mais bien reconnues.


Non, cette partie n'est pas inspirée par les commentaires sur mon autre article, c'est plutôt une observation de la mentalité actuelle. Je remarque qu'on cherche souvent des références dans les autres arts pour parler d'un jeu vidéo, au lieu de parler du jeu vidéo lui-même.

Si Red Dead Redemption est considéré comme un bon jeu, ça ne doit pas être à cause de ses références aux westerns. Une référence n'est pas une qualité en soi. Si l'on se penche sur le réalisme, alors on voit rapidement que RDR est du western de pacotille. Sur la forme et le fond, RDR n'invente rien, le cinéma est passé avant lui quarante ans auparavant (en se fiant aux références du jeu). Donc où commence l'oeuvre d'art ?

En ce qui concerne la définition de l'art, elle est mouvante et assez difficile à saisir. On parle d'une oeuvre lorsqu'il y a un travail à la fois sur le fond et sur la forme, on parle d'art face à une oeuvre qui nous élève l'âme. Ça laisse un sacré champ libre...

On parle de la notion du "Beau", qui est souvent un fourre-tout où l'on retrouve des paradoxes comme avec le tableau lugubre de Goya "Saturne dévorant ses enfants", où l'on considère que l'horrible relève du Beau... Souvent de la théorisation stérile qui n'a pas peur des contradictions, malheureusement.

Durant l'antiquité, tout ce qui était bien fait relevait de l'art, ainsi une barque pouvait être une oeuvre d'art. Aujourd'hui on fait une distinction entre ce qui est pratique, donc l'artisanat, et l'art qui n'a lui pas d'utilité pratique, et pas de véritable définition non plus.

Le jeu vidéo est assez complexe dans cette question. Nous avons au moins deux parties distinctes (qui parfois se mélangent), le gameplay et la scénarisation (au sens large). Qu'est-ce qui relève de l'art ? Si ce sont ces deux parties, est-ce qu'un jeu vidéo avec un bon scénario et un gameplay pauvre peut être considéré comme une oeuvre d'art ?

Est-ce qu'un jeu de sport ou de course automobile, parce qu'il n'a pas de scénario, n'aurait pas le droit au titre d'oeuvre d'art ?

On fait face à quelque chose d'unique, relevant à la fois du jeu (que j'espère ne jamais voir disparaître), et de l'histoire racontée (en général). C'est pourquoi je suis toujours vaguement agacé quand on affirme que le jeu vidéo est un art, car la question est loin d'être simple, et les réponses encore plus loin d'être évidentes avec ce média mutant, hybride et multiformes.

Pedrof
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Pedrof
12/10/2010, 22:35
@blacklabel

"Une référence n'est pas une qualité en soi."

Mais qu'est-ce qui est une qualité en soi ?
Les références, ça va peut-être plaire à certains.
Si tu pars du principe que n'importe quelle caractéristique ne plaira jamais à tout le monde... Qu'est-ce qui t'empêche de considérer les références comme une qualité ?
(c'est pas mon cas mais après tout si ça plait au testeur, j'ai rien à dire, sauf que je n'ai pas la même sensibilité)

BlackLabel
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BlackLabel
13/10/2010, 14:25
Ce que je veux dire, c'set qu'une référence peut être bonne ou mauvaise. Dans le dernier Castlevania, les Titans sont une référence à Shadow of the Colossus, mais c'est une bonne référence si elle s'intègre bien au jeu, ou du moins si on la juge comme telle (cela dit je n'en sais rien, j'y ai pas encore joué).

Parce que des fois, la ligne est mince entre la référence et le repompage. Mais aussi, bourrer son jeu de références ne le rend pas meilleur pour autant.

thyre
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thyre
13/10/2010, 14:51
Les notes des jeux vidéos...
Une note se veut quelque chose d'objectif mais nous savons tous qu'il y a aussi une grosse part de personnel dans l'appréciation d'un jeu.
Il y a de cela des années, player one affichait déjà une note supplémentaire pour ses jeux : "le player fun".
Aujourd'hui, gameblog concède les notes à demi mot avec des étoiles tout simplement parce que c'est pratique et que les gens ont besoin de savoir rapidement ce que vaut un jeu avant de l'acheter.
Le fait que cette note soit à peu prêt la même partout parait normal puisqu'elle se veut l'élément objectif. A côté de ça, tout le monde te dira que lire la note ne suffit pas à se faire une opinion d'un jeu. Tu enfonces des portes ouvertes.

Juste pour rire, sache que visuellement, la maquette de player one était incapable d'afficher une note en dessous de 50% pour un jeu traité sur un test complet. En jeu en dessous de 70% était franchement à éviter. Quoi que tu dénonces, ça ne date franchement pas d'hier mais c'était surement accessible à moins de monde. Peut être aussi vient de là ton impression de retrouver partout les mêmes formulation. Facile d'être original quand 3 magazines de jeu se battent en duel. Plus dur à l'époque d'internet ou tout le monde est influencé par tout le monde.

Tu sembles sous entendre que les tests de gameblog manquent de profondeur ou qu'ils sont convenus... Pourtant, si je fais confiance à ce site c'est parce que pour de nombreux jeux que je connais bien, le test de gameblog correspond à mon avis sur le jeu aussi bien dans les faiblesses que sur les points forts.
Pour le reste, il suffit de connaitre ses propres goûts et si possible avoir une idée des goûts du testeur.
Pour castlevania, je sais que super castlevania IV est une référence pour moi. Je sais que Julo aime à priori la série comme je l'aime. Je sais que ce jeu repompe le gameplay de god of war mais aussi qu'il a parlé à un fan de la série. J'en déduis que le jeu n'innove pas mais s'appuie sur une mécanique de jeu solide pour me présenter un univers que j'affectionne. Le jeu a également été comparé à d'autres que je connais et sur lesquels j'ai pu me faire une opinion.
Je ne demande rien de plus. Je sais grossomodo ce que je vais acheter et que c'est susceptible de me plaire à moi.
Qu'importe le vocabulaire, qu'importe la note. Ce qui compte c'est que j'ai senti l'enthousiasme du testeur et que ce dernier est un joueur comme moi et avec qui je partage certains goûts.
Tu sembles prétendre que les tests sont trop neutres, il y a certainement un effort en ce sens mais néanmoins et heureusement. Charge au lecteur dans tirer ses propres conclusions en fonction de ses propres goûts. Je crois que tu as très bien su le faire pour enslaved comme quoi le test restait pertinent. Faut aussi garder à l'esprit que le mec n'écrit pas que pour toi et que cela implique aussi une certaine neutralité qui n'a jamais empêcher le testeur de faire passer son enthousiasme, son rejet ou son indifférence par rapport au jeu.
Le fait est que pour toi, il n'y a pas un hit tous les 2 mois mais que tous les 2 mois, il sort un jeu qui peut être un hit pour quelqu'un.
Après, tu ne peux reprocher à la presse d'être enthousiaste devant une bande annonce. Ils sont comme nous, ils espèrent tous les jours un nouveau chef d'oeuvre, une nouvelle expérience unique.

Si les tests se ressemblent est ce franchement imputable à l'auteur? Ne serait-ce pas simplement qu'il y a convergence des genres et que tous les jeux se ressemblent?
Tes exemples sont loin de me convaincre. Qu'as tu prouvé? Que de manière générale, les gens sont déçu par final fantasy? Qu'il y a maintenant 2 générations de gamers dont l'une ne peut s'empêcher d'expliquer que c'était mieux avant (ne ferais tu d'ailleurs pas partie de ce stéréotype?), qu'il y a plus de suites que de nouveaux titres et donc fatalement de grosses licences avec des mythologies qui leurs sont propres?
Après, chaque testeur voir même chaque rédaction a ses tics de langage... La critique de jeu vidéo s'est peut être standardisée mais l'impact sur la pertinence de la dite critique reste à prouver.

Prince of persia les sables du temps est pour moi une super production au même titre que god of war. L'un est un beat them all, l'autre un jeu de plateforme et les 2 sont très bien conçus et beaux. Je ne suis pas convaincu par la démonstration. Pour ma part, je préfère prince of persia à un god of war et les 2 m'ont gonflé sur la duré au fil des suites qui n'apportaient strictement rien.

Tu parles de chute du ludisme. Je ne suis pas sûr que le terme soit approprié. Au contraire, on dirait que tu reproches aux jeux d'être de plus en plus ludiques, de plus en plus accessibles.
Maintenant, tu dis que la difficulté disparait pour permettre une meilleur expérience de jeu et que cela nous rapproche de l'art.
Je crois qu'un jeu vidéo n'a aucune chance de devenir une oeuvre artistique même s'il fait appel à des métiers qui eux le sont. Tu peux dessiner des petites fleurs sur une grille de mots croisés, tant que cela restera une grille de mot croisé, tant que ce seront les fleurs qui décoreront la grille et non la grille qui servira l'oeuvre, ce ne sera pas une oeuvre d'art. Tout dans un jeu vidéo vise le divertissement et quoi de plus naturel que de voir évoluer le genre vers quelque chose d'accessible et de spectaculaire puisque c'est la forme de divertissement que recherche la majorité (la narration). Je rejoins ce que tu disais, point d'art la dedans ou alors de l'art déformé, détourné au service d'autre chose. Un jeu vidéo proposant de la difficulté a simplement une cible différente mais ne change fondamentalement pas de nature car le but est encore une fois d'amuser par le challenge et le gameplay.
Tu parles de néophytes mais nenni, il ne faut pas croire qu'un casual évoluera vers de l'hardcore gaming et encore moins que ce dernier constitue l'aboutissement du premier.
Une expérience vidéo interactive a peut être une chance d'être une oeuvre artistique et note que cela passera fondamentalement par un changement de nom.

Tu nous cites une analyse d'un personnage. On peut déplorer (et je le déplore) qu'il n'existe pas davantage d'articles qui cherchent à décortiquer/analyser mais tu ne peux pas comparer un test à ce genre de travail.

BlackLabel
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BlackLabel
13/10/2010, 18:11
Je ne vise jamais Gameblog (j'y fais juste référence pour un podcast), je parle des sites en général.


thyre
13/10/2010, 14:51
Le fait que cette note soit à peu prêt la même partout parait normal puisqu'elle se veut l'élément objectif.


Alors pourquoi trouve-t-on des notes différentes, allant du plus haut au plus bas, lorsqu'il s'agit de cinéma ?
Les journalistes du cinéma seraient-ils moins objectifs ? Ou mieux formés à la critique ?

Et même parmi les joueurs il y a des dissensions, qu'on retrouve malheureusement trop rarement entre les sites.


thyre
13/10/2010, 14:51
Après, tu ne peux reprocher à la presse d'être enthousiaste devant une bande annonce. Ils sont comme nous, ils espèrent tous les jours un nouveau chef d'oeuvre, une nouvelle expérience unique.

Ben si je peux leur reprocher, vu qu'ils sont censés ne pas être comme nous, mais des professionnels sachant de quoi ils parlent.


thyre
13/10/2010, 14:51
Tu nous cites une analyse d'un personnage. On peut déplorer (et je le déplore) qu'il n'existe pas davantage d'articles qui cherchent à décortiquer/analyser mais tu ne peux pas comparer un test à ce genre de travail.


En quelque sorte, oui, car tous les tests se sont entendus sur la qualité du scénario ce Red Dead Redemption, et que personne n'a semblé voir les innombrables invraisemblances.
Ce n'est pas l'analyse qui m'importe dans ce lien, mais un esprit critique qui manque à nos testeurs, une véritable argumentation.


thyre
13/10/2010, 14:51
Au contraire, on dirait que tu reproches aux jeux d'être de plus en plus ludiques, de plus en plus accessibles.


Mais pour rendre un produit accessible, c'est-à-dire pour l'ouvrir au plus grand nombre, il y a toujours appauvrissement. Et l'accessibilté n'est pas synonyme de ludisme.
Y'en a qui aime ça, André Rieux. Pas moi.

thyre
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thyre
13/10/2010, 23:04
Je crois le cinéma plus éclectique que le jeu vidéo qui s'adresse à un publique bien précis. Nous avons tous grossomodo les même goûts et la même sensibilité. Ho y'aura toujours le mec qui va préférer la plateforme ou le mec qui va préférer le jeu PC (parcequ'il y a clairement le joueur PC et le joueur console) mais le fait est que nous avons tous les mêmes références et sommes à peu prêt formatés de la même façon. tu en as parlé d'ailleurs et je crois moi que les références sont un élément essentiel à toute critique. Un critique artistique c'est avant tout quelqu'un qui a des références et des clefs pour mieux appréhender les œuvres.
2eme chose, les testeurs se distribuent les jeux en fonctions de leurs goûts ce qui va encore plus harmoniser les avis vu que dans chaque rédaction, ce sera le même profil de joueur qui testera le jeu. Quoi de mieux pour être tous d'accords?
Tout cela est très codifié et comme tu l'as dit, les jeux font preuve de peu de créativité, on retrouve toujours les même mécanismes. En gros, il y a un jeu représentatif d'un genre qui poutre et plein de jeux satellites autour qui sont moins bons et ce en toute objectivité. Faut aussi comprendre que le jeu vidéo est un croisement entre technique et art. Quand un testeur parle de graphisme, il parle aussi technique et nombre de polygones.
Dernière chose, le critique de jeu est là pour vous dire c'est tel jeu est un bon produit et pas vraiment pour donner son avis. On en revient au fait que le jeu reste un produit commercial qui a pour but de divertir, non une oeuvre d'art. De même, les joueurs ne sont pas des amateurs d'art et beaucoup n'ont strictement aucune sensibilité artistique. Lorsqu'on critique un chara design, il s'agit plus de savoir si le héros est cool que de savoir s'il y a un vrai parti pris artistique.

Maintenant il faut aussi tempérer ce que tu dis car au cinéma, il y a des films qui mettent pas mal de monde d'accord.

glauktier
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glauktier
14/10/2010, 13:05
Il faut des c****** pour démonter autant de choses (qui en plus touchent ce site directement ou indirectement) avec autant d'arguments valables. Cela dit quelque chose me gène c'est que tu fous tout en l'air (aussi juste sois-tu) sans parvenir toi-même à une/des solution(s).

Tu démontes chaque thème très justement mais tu ne sauves rien : "Les gens parlent super mal du jeux vidéo ! Parlez-en mieux !", "Le jeux vidéo est-il un art ?! bah oui et non ! faut être c** pour prétendre le contraire !", "Le système de notation franchement c'est has-been et pas correct" etc

glauktier
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glauktier
14/10/2010, 13:08
(suite du com buggé, grrrrrr)

etc. Alors oui je déforme et j'exagère tes propos en me faisant l'avocat du Diable mais ça donne cette impression. Cela dit je serais très content de lire un de tes développement concernant une des thématique aborder qui serai constitué cette fois d'un avis, d'une prise de position et d'une réelle conclusion (sur le rapport entre l'Art et le jeu vidéo par exemple).

Je dis sans aucune agressivité, aucune :)

Sinon je constate que nous avons le même avis concernant les références:
http://www.gameblog....s-tu-references

BlackLabel
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BlackLabel
14/10/2010, 14:44
glauktier
14/10/2010, 13:05
Cela dit quelque chose me gène c'est que tu fous tout en l'air (aussi juste sois-tu) sans parvenir toi-même à une/des solution(s).


Ben disons que la solution, d'après moi, ce serait d'avoir des tests différents sur chaque site, et plus lucides, et sans se soucier continuellement de rattacher le jeu vidéo à l'art.

J'ai beaucoup aimé Shadow of the Colossus, mais j'aurais aimé qu'on trouve des avis professionnels pointant la répétitivité des colosses, ou le vide des décors. Ce n'est pas du tout ce que je pense du jeu, mais c'est quand même une critique, si elle était bien argumentée, qui me paraîtrait légitime.

Et il y a quantité d'autres jeux, dans les hautes sphères de la notation, qui m'ont paru bien mauvais derrière leur enrobage graphique et leur mise en scène aussi spectaculaire que vide.

Il y a un sujet que je n'ai pas abordé car mon article est déjà assez long, mais les joueurs, comme n'importe qui, sont en majorité influençables. Si on clame partout que tel jeu est un chef d'oeuvre, les gens auront tendance à le croire, notamment s'ils font confiance aux testeurs.
C'est pour cette raison d'ailleurs que les défauts du premier Assassin's Creed n'ont été mis au jour que graduellement. L'excuse de l'émerveillement ne tient pas. Les testeurs sont censés avoir du recul, de l'expérience, d'autant que certains joueurs ont eux été déçus très vite. Comme quoi certains parviennent à garder les pieds sur terre.

D'après moi, si la presse avait des avis mieux construits, plus critiques, et différents, le public suivrait, et l'industrie du jeu vidéo s'adapterait. Car le problème aujourd'hui ne vient pas (ou pas seulement) des artistes, mais du marketing. Tant qu'on applaudit, ils n'ont aucune raison de monter la qualité des produits, de prendre des risques.

Je pense ne pas être seul à ne lire les tests que par curiosité, et à les lire entre les lignes. Je n'ai pas fait le dernier Castlevania, mais derrière les éloges de la diversité du gameplay, moi j'ai l'impression qu'on a surtout un produit qui bouffe à tous les rateliers.

jasugun
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jasugun
14/10/2010, 15:58
>>> BlackLabel dit : Mais pour rendre un produit accessible, c'est-à-dire pour l'ouvrir au plus grand nombre, il y a toujours appauvrissement.

A ce sujet, je pense qu'un jeu vidéo peut éviter cet écueil mais que la paresse et les nombres dictent leurs lois.
Je m'explique. Tu parles d'André Rieux, qui selectionne les passages clés de longues symphonies pour ne retenir que le plus vendable à destination d'un public non initié. L'auditeur intéressé devra donc investiguer de lui-même pour découvrir l'oeuvre dans toute sa complexité. Même difficile, l'accès à l'oeuvre complète est possible.
Le drame dans le cas de nombre de jeux vidéos, c'est que ce même accès, bien que réalisable, est souvent volontairement omis par les éditeurs et développeurs. Les parcours sont fléchés, les sauts guidés, les boss ont leurs points faibles tatoués sur le corps, les jauges de vies disparaissent. Très bien, le joeur qui prend son pied comme ça, ce que je peux comprendre, en a pour son compte. Mais l'autre joueur, celui qui s'amuse plus sans le guidage et autres, il reste sur le bord de la route, sans possibilité de profiter d'un jeu à son goût. Pourtant, on aurait pu rendre tout ça optionnel. Le réalité du porte-monnaie est là: ça prend du temps et de l'argent de penser un même jeu à destination de joeurs différents.
A titre d'exemple, je pense à Runaway 3, point & click 2D qui dispose d'un système d'aide au joueur parfaitement optionnel qui permet à ceux qui sont paummés d'avoir des indices et des directions à prendre. Celui qui aime se prendre la tête sur des énigmes tirées par les cheveux est content, et l'autre qui ne veut pas passer deux heures coincé au même endroit aussi. Quand on y pense, combien de jeux déjà parus pourraient, plus qu'un niveau de difficulté global, proposer un pannel d'aides aux joeurs efficace et adapté au type de jeu. Il ya matière à reflexion bien sûr, mais lorsqu'on peut régler son niveau d'assistance au pilotage dans le moindre détail dans une simu auto, je ne vois pas ce qui empêche de faire de même pour un RPG par exemple, où chaque joueur pourrait décider s'il a envie que ses donjons soient plus ou moins complexes ou bien que les npcs soient plus ou moins explicites dans leurs explications.

gh3ry0n
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gh3ry0n
14/10/2010, 16:35
Concernant les tests de jeux vidéo...

Dans le vocabulaire employé pour parler des jeux vidéo se trouve nécessairement un double problème : parler de ce qui nous a fait vibrer ou frémir et parler de ce qui peut faire vibrer/frémir les autres. Tout en se devant d'adopter un ton adéquat afin de faire passer un message.

C'est là que le bât blesse.

Si j'écris "God of War - Chains of Olympus sur PSP est une vaste blague : 4h d'espérance de vie, aucune innovation et même forcément un gameplay un peu amputé par les limitations du support", je dis ce que je pense. On pourra me contredire tant qu'on voudra, cela restera mon opinion... donc un avis subjectif, par définition. L'erreur commise par le testeur et par les lecteurs du test, c'est de croire que la description faite peut être objective. C'est impossible. Il faut que les gens (testeurs et lecteurs) intègrent la nature même d'un avis.

Libre au testeur d'aller émettre son avis là où se trouvent ceux dont le courant de pensée converge et libre aux lecteurs d'en faire de même avec leurs sources d'informations. Rien de choquant là-dedans : c'est le principe même du processus de collecte/retranscription/diffusion d'information ("la presse" quoi...).

A trop vouloir être consensuelles, les analyses perdent ce qui fait leur intérêt : le passage à travers le "filtre", constitué par la culture, l'intelligence, la perspicacité, les opinions, etc, de celui qui rédige l'analyse. J'ai bien conscience qu'il y a un côté "ouais allez hop, chacun dans son camp, et on creuse les tranchées" dans mon propos, mais à moins de trouver un moyen d'extraire la pure objectivité d'une interprétation (ce qui par définition est aberrant), il en sera toujours ainsi.

Un bon exemple de ce principe : prenez un MMO, genre WoW pour ne pas le citer. Un joueur. Deux guildes. Au sein de l'une, il marque son arrivée en ligne chaque jour par un "Salut à tous !", dans l'autre par un "Salut tas d'cons.". Adoptant le ton adéquat (à son état d'esprit et à celui du groupe), il est aussi bien accueilli à chaque fois. Inversez les attitudes, et vous devinez d'emblée le résultat.

La subjectivité est le propre de nos capacités cognitives, l'objectivité n'est le propre que de la nature. Même les sciences ne sont que subjectives : la preuve en est faite par leur constante remise en question (cf la mécanique quantique).

Donc si vous parlez d'un jeu, cessez d'être hypocrites : dites ce que vous pensez, tel que vous le pensez. Aux lecteurs de voir si vos arguments les touchent. De toutes manières si vous déblatérez des âneries ("Daikatana -bwahahahaha- est un excellent jeu, prenant, riche et bien réalisé"), les gens auront tôt fait de changer de crèmerie. Et si c'est une question de sensibilité qui fait diverger les opinions (comme souvent hein), hé bien où est le mal ? C'est l'intérêt du débat ! Et si les infos qui intéressent un lecteur n'existent pas dans votre analyse, il n'aura qu'à aller les chercher ailleurs... comme nous le faisons tous.

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En ce qui concerne les jeux eux-mêmes...

Ben même tarif en fait : à travestir le processus créatif afin de le rendre consensuel, le jeux vidéo s'uniformise, s'édulcore, se pastellise, se balladurise, bref, se ridiculise.

Je ne souhaite que longue vie à ceux qui ont encore le courage de nous proposer de vrais projets, qui sortent de leurs têtes et de leurs tripes. Non, un Monster Hunter c'est pas fait pour plaire à tout le monde. Oui, c'est dur. Oui c'est sectaire... euh... attendez un peu : sectaire ? Ah ? Pourquoi ? Le jeu mesure votre skill avant de vous autoriser à jouer (par quels moyens, je l'ignore. Scan rétinien ? Prélèvement ADN ? Test de Voigt-Kampf ? Toucher rectal ?) ? Tiens donc... Seuls les humains le font entre eux, comme dans les MMO parfois quand il s'agit d'intégrer une communauté. Le jeu, lui, reste toujours ouvert à tous.

Donc par pitié, chers développeurs, ne déposez plus vos couilles à l'entrée de votre bureau chaque matin. Continuez à nous pondre des GoW où l'on se débarrasse des moches en leur arrachant la tête à mains nues, continuez à nous pondre des MH où faut avoir trois mains pour mettre une peignée seul à un Fatalis rang G, continuez à nous pondre des Daïkatana-ha-ha-ha qu'on puisse se foutre de votre gueule. Faites-moi du Carpenter, du Verhoeven, du Lynch, du Tati ! Bref, continuez à faire ce qui vous branche même si c'est du (aaaaargh) Pokemon.

Que les gens puissent, non, aient à choisir, et qu'ils cessent de croire que chaque jeu est potentiellement fait pour eux. Non, je veux pas jouer à la DS. J'emmerde les Pokemons. Mario débouche mes chiottes, quand je lui plonge la tête assez profondément dedans. C'est pas pour autant que ma copine doit penser de même.

Faut arrêter d'avoir peur de ses propres goûts et opinions hein, l'Inquisition n'existe plus les enfants (mais si vous connaissez des gens qui jouent à Daïkatana, dénoncez-les quand même).

Pedrof
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Pedrof
14/10/2010, 18:44
@gh3ry0n
Pas mal le "concernant les tests".
Un testeur dit s'il aime un jeu, pourquoi, et le lecteur sait en lisant les raisons si le jeu a une chance de lui plaire. Si les raisons n'ont rien à voir avec ce qui le touche, il peut aller lire d'autres tests.

Zinzolin_Hallucine
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Zinzolin_Hallucine
29/03/2012, 17:04
Pedrof
Le problème que je vois personnellement dans le refus de la difficulté, c'est que du coup les histoires que racontent les jeux, quand elles jouent sur la notion d'épreuve, ne sont plus supportées par le gameplay

Ce décalage entre le gameplay et l'écran, on est de plus en plus passif. Vraiment d'accord.

BlackLabel
Par contre, je trouve que le rapport avec la critique du cinéma infondé. C'est peut-être professionnel subtile ou je ne sais quoi mais quand je lis une critique de cinéma, j'ai plus l'impression de lire un ressenti pas du même genre que le jeux vidéo mais pas plus argumenté.

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