Dimanche 20 juin 2010, sur l'antenne d'Europe 1, le chroniqueur/éditorialiste/écrivain (et j'en passe), Jacques Attali a rapidement abordé Kinect (qu'il est difficile de se faire à cette nouvelle appellation).

Crédits photo : Kazuhiro Nogi/AFP
Il est à la fois intéressant et surtout atterrant de le voir survoler un sujet dont il se dit passionné alors qu'il le traîte avec une méconnaissance proche du mépris. M. Attali revient en effet sur l'étymologie du mot "console", évoquant des avatars en 3D répondant aux moindre de nos désirs (nous "consolant"). Au passage, il semblerait qu'il fasse allusion au projet "Milo" présenté par Peter Molyneux à l'E3 2009, mais sans en donner le nom.
Enfin, il compare également cette technologie à un miroir de son utilisateur, miroir face à sa solitude...
Qu'il est navrant d'entendre de telles approximations. M. Attali en est resté à une vision du joueur seul face à son écran. Or, cela fait belle lurette que le jeu ne se pratique plus en solitaire. Il y a toujours eu des titres permettant à au moins deux personnes de s'affronter ou d'avancer côte à côte, et ce depuis Pong ! De plus, les années 2000 nous ont quand même apporté Internet et la possibilité de jouer en réseau avec des dizaines de personnes. Bien sur, on pourra objecter que dans ce dernier cas, le joueur est encore seul face à son écran, mais combien de membres de guildes virtuelles ont fini par se rencontrer dans la "vraie" vie ? Sans parler de la wii, qui a ouvert le monde du jeu vidéo aux casuals autour de titres résolumment pensés pour le multi, on pensera à Wii Sports entre autres.
M. Attali, sous couvert d'être féru de nouvelles technologies, tire à boulets rouges sur le jeux vidéo, et ce, sur l'antenne d'une grande radio. Ce monsieur a quand même été le sherpa de François Mitterrand et, plus récemment, en 2008, M. Sarkozy lui a confié une mission en le plaçant à la présidence de la Commission pour la libération de la croissance française. C'est un intervenant écouté et estimé sur la scène mondiale dans tous les domaines politico-économiques. Mais à l'écoute de cette chronique, on peut s'interroger quand au sérieux du personnage dans n'importe quel domaine, tant il semble méconnaître l'univers du jeu vidéo.
Pour ceux que ça intéresse, vous pouvez écouter cette chronique ici (vers 3 min 15) et relire l'article que l'excellent IG Mag avait consacré à M. Attali dans son deuxième numéro.
25/06/2010, 11:46
25/06/2010, 11:59
25/06/2010, 21:03
Youns, en effet, je voulais écrire "allusion". Néanmoins, vu le contexte, "illusion" aurait pu convenir!
26/06/2010, 10:38
26/06/2010, 11:53
26/06/2010, 12:34
26/06/2010, 15:23
27/06/2010, 12:10
27/06/2010, 15:27
27/06/2010, 16:21
27/06/2010, 21:00
Je présume bien que l'article de oz avait pour but de discuter autour de l'intervention d'Attali, non?
01/07/2010, 23:01
Ce mec est comme Minc et autres menteurs et manipulateurs : un gourou pour hommes politiques, hommes d'affaires, certains journalistes, etc. Le pire c'est la facilite deconcertante avec laquelle ils accedent a aux medias nationaux et populaire.
Meilleur chose a faire : ne pas ecouter Europe 1 et la majorite des chaines de radios et televisions... en meme temps je preche pour ma parroisse car les francais sont... des moutons.
05/07/2010, 10:47
Comment? C'est pas un pitch sur Kinnect?
Ah...
Je me disais aussi que ça manquait d'originalité. Ca n'est donc qu'un énième politique qui a raté le coche de l'affaire 'équipe de France' pour se mettre en avant et qui a décidé de taper sur le jeu vidéo pour rappeler au monde entier qu'il était toujours là...
Là où ça devient bizarre c'est que ça ne me choque presque plus depuis le temps :x
05/07/2010, 11:06
05/07/2010, 11:12
05/07/2010, 11:35
La console de jeu est une extension du terme pour désigner l'interface homme-machine électronique ou informatique. Et je soupçonne que cela ne vient pas du terme consoler mais plutôt (si je me fie au wiki) d'un type de meuble.
Quant à associer une console de jeu à une fuite de la solitude et de la réalité, c'est généraliser un cas à l'ensemble. Et on peut faire ça de tous les moyens de divertissements.
De toute façon, si à 5 ans t'as pas une console, t'as raté ta vie
05/07/2010, 11:47
05/07/2010, 11:55
05/07/2010, 11:58
05/07/2010, 12:27
05/07/2010, 12:28
05/07/2010, 12:29
05/07/2010, 12:38
... //facepalm
On sent le mec qui a tout compris.
Et l'intervieweur lèche-bottes de répondre "c'est assez effrayant ce que vous nous dites là (avec votre sens de l'analyse surdéveloppée et votre clairvoyance extraordinaire)" 8).
Enfin bon, Europe 1 quoi..
05/07/2010, 12:40
05/07/2010, 12:59
Quand on connaît un peu le personnage Attali, l'influence néphaste qu'il a politiquement et l'imposteur qu'il est en réalité, rien d'étonnant à ce qu'une chronique aussi ridicule naisse de son cerveau.
Premièrement: comme beaucoup, il voit le joueur de jeu video comme un solitaire, un peu perdu et timide, qui pratique son activité comme un boulimique s'envoie un énorme plat dans le but de compenser je ne sais quoi.
Désolé de me prendre comme contre-exemple, mais je joue aux jeux video, pourtant j'ai un M2 en droit, tout en pratiquant l'athlétisme (100m, 200m, 400m) à un niveau régionnal
et ...j'ai une copine! Surprennant, non, monsieur Attali? Je ne suis pas le type même du geek qu'il évoque sans réelle franchise. Beaucoup de joueurs qui postent sur ce site ne se reconnaissent pas dans les dires d'Attali et n'ont pas besoin d'être "consolés" comme il le dit.
Ensuite: sur ce qu'il dit du mot "console", son approche etymologique est ridicule. Le mot console n'a certainement pas été choisi en fonction de l'acception biaisée qu'en donne ce type. Le jeu n'a PAS COMMENCE SUR CONSOLE. En plus, le multijoueurs, il connaît? En CE2 je jouais déjà à Street Fighter 2 avec ma bande de potes.
De plus le jeu ne se limite pas à ça: le PC, l'arcade,qui reste un phénomène au Japon et qui se joue souvent en salle ET à plusieurs, les tournois organisés etc, qu'en dit-il?
Enfin: qu'il reste dans son domaine de prédilection, c'est à dire l'enfummage, le "conseil" des présidents de la république (qu'ils soient de droite ou de gauche, peu lui importe), le survol des sujets abordés, le plagiat de livres etc.
Cela nous évitera de constater encore et encore que Monsieur est un imposteur.
En effet, s'il est aussi expert en écomomie qu'il est passionné de nouvelles technologies, je ne ferai jamais confiance à l'un de ses cabinets de conseil.