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[Cinéma] Top et déception de l'année 2013
est à vous

[Cinéma] Top et déception de l'année 2013

Par Vincent N.Van, Carole Nouchi & Kévin Olivereau
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Par Madealone - publié le
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L'équipe Madealone vous ouvre son c½ur en vous dévoilant les tops et les déceptions de l'année 2013.

 

Commençons d'abord par vous souhaitez à tous une bonne et heureuse année 2014. L'équipe Madealone espère être toujours plus actif sur Gameblog.fr en vous proposant toujours plus "d'Avis à chaud" sur les sorties ciné mais pas que ! La section "Avis du jour" pour les films qui mérite d'être ré-évalué où (re)découvert ainsi que des dossiers aussi complet comme ceux qui ont été réalisés pour Dredd et la santé du cinéma de divertissement ou encore sur certains cinéastes le tout, en espérant que cela soit fait de manière juste et avec autant de passion.

Mais avant de vous plonger dans notre classement, sachez que les membres de l'équipe Madealone n'ont pas tous vu les mêmes films. Ce ne sont donc uniquement des classements qui ne peuvent être comparés entre eux. Il était aussi important pour nous de faire un classement " top déception" et non un top "daube" de l'année 2013. Certains films auraient été très facile à mettre mais vous constaterez par vous même qu'il est bien plus pertinent de réaliser un "top déception".

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         Vincent N.Van

---Top 2013---

 

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1 - Rush « émotion pure »

Ron Howard m’a probablement fait le plus beau cadeau de 2013 et pourtant, Rush n’aura strictement rien inventé. Sur une année visiblement marquée par l’arrivée de Gravity, accompagné de sa technique « révolutionnaire » de mise en scène enfin ancrée dans la conscience collective des spectateurs (alors qu’elle existe depuis presque 10 ans quand même), c’est dans un « petit film de cinoche » classique que mon coeur a le plus vibré. Vous aurez surement déjà vu son cheminement classique et ultra linéaire ailleurs, ainsi qu’une mise en scène plus inspirée et sophistiquée chez le voisin d’à côté. Une sorte de Jour de Tonnerre version 2000 et pourtant Ron Howard fait de Rush une oeuvre qui va bien au delà de tout ça. Témoin subtil d’une époque ou un sport comme la F1 était considéré comme à risque voir suicidaire, Ron Howard retrouve son petit grain de génie qu’on lui connait (et qu’il avait perdu depuis les adaptations de Dan Brown), faisant de Rush un jeu de miroir savoureux entre deux personnalités complètement opposées et pourtant terriblement attachantes. Peu importe que vous soyez fan ou non de Formule 1, la vraie force de l’oeuvre est sans nul doute sa capacité à faire battre le coeur de n’importe qui jusqu’au plus réfractaire des films du genre.

 

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Quintessence de la passion d’un cinéma humble, classique au même titre qu’un Rocky, Rush restera mon plus grand moment de cinoche cette année. Seul film remercié par une salle entière sous un tonnerre d’applaudissement.

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2 - Pain and gain « il faut que je pousse »

2013 aura été marquée par la sortie du premier film low-cost de Michael Bay. Mise en perspective totale de son auteur et du sujet qu’il a choisit de traiter, Bay sacrifie le spectacle auquel nous sommes habitués chaque été pour laisser place à une vraie bonne comédie.

Pain and gain s’impose comme étant le meilleur film de son auteur mais aussi comme étant la comédie noir la plus fun de l’année.

Pour rappel, j'en ai déjà assez parlé ici : http://www.gameblog.fr/article-lecteur_2262_avis-a-chaud-dossier-pain-and-gain-de-michael-bay-par-vincen

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 3 - Dredd « la loi c’est toujours lui »

Sorti en directo DVD chez nous sans passer par la case cinéma alors qu’il fit un flop aux Etats-Unis, lereboot de Judge Dredd montre qu’il est encore possible (avec beaucoup de sacrifices) d’adapter fidèlement un comic-book pour adulte au cinéma. La très mauvaise promo du film (beaucoup de personnes n’étaient même pas au courant de l'existence du projet) ainsi que ses nombreuses dates de sorties repoussées n’ont probablement pas aidé la bande de Danny Boyle afin qu’ils puissent donner à Dredd toute l’attention qu’il aurait pu/dû mériter de la part du public. C’est sombre, noir, violent et sans concession. Dredd est tout bêtement une oeuvre de série B réalisée avec un respect total vis à vis du genre et de son matériel d’origine. Symbole d’un cinéma de divertissement bien torché que personne n’a envie de voir disparaître aux profits d'oeuvres inoffensives comme World War Z.

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En attendant la sortie du remake de Robocop pour (au moins) se faire un avis, vous pouvez déjà acheter Dredd dans son magnifique étui métal et le ranger fièrement à côté du Robocop de Verhoeven. Là ou est sa vraie place.

Pour rappel, un dossier a été réalisé ici à l'occasion de la sortie du film : http://www.gameblog.fr/article-lecteur_1876_avis-a-chaud-dredd-de-pete-travis-par-vincent-n-van

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4 - Flight « le come back de Robert »

2013 aura aussi été une grande année pour le retour de Robert Zemeckis. Non pas qu’il ai pris sa retraite mais après douze années consacrées aux films d’animations qui lui auront permis d’être le premier réalisateur de cinéma à utiliser la technique de la performance capture, il nous tardait vraiment de le retrouver au « cinéma live ». Et après avoir vu Flight, c’est dit et ce sera gravé dans le marbre, Robert Zemeckis peut vraiment TOUT faire. Probablement le « couteau suisse » le plus doué d’Hollywood et encore l’un des meilleurs entertainers du cinéma américain (juste derrière son ami Steven Spielberg), Flight démontre une fois de plus avec brio tout le talent du réalisateur de Forest Gump. C’est d’abord en vrai film catharsis qu’il se démarque. Son oeuvre la plus personnelle avec Contact ou le sujet (l’addiction à la drogue et à l’alcool) ne peut que faire corps avec lui. Mais sous ses airs de film drama faussement simpliste, Flight démontre aussi à quel point Zemeckis est et restera toujours le cinéaste le plus malin. Toujours maître d’une grammaire cinématographique astucieuse ou moults interprétations et niveaux de lecture s’avèrent être possibles (tout comme Contact à l’époque d’ailleurs), Flight n’aura pas manqué de faire parler et de diviser radicalement le public sur son dénouement final à sa sortie.

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 Porté par des acteurs tous excellents du premier rôle (Denzel, formidable) jusqu’au dernier, Zemeckis est aussi toujours accompagné par son duo magique en la présence de Don Burgess et d’Alan Silvestri. Quand l’un signe une photo toujours somptueuse l’autre assure un score magnifique et humble afin de ne jamais en faire trop compte tenu du sujet. Flight reste indéniablement l’un de mes plus gros coups de c½ur de 2013 et un come back réussi pour Zemeckis.

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5 - Capitaine phillips « Un tom hanks FA-BU-LEUX »

J’avais peur que Capitaine Phillips ne soit qu’un Greengrass en mode « repeat » et j’avais tord. Bon, en réalité il se pourrait bien que ça puisse être le cas, MAIS putain ça fonctionne encore. Si le film souffre d’une toute petite poignée de minutes qui le font baisser en intensité, le troisième acte s’avère être rondement bien mené avec un climax final suffoquant comme Greengrass sait parfaitement le faire. La question est de savoir si le réalisateur des deux derniers volets de la saga Jason Bourne n’atteint pas ici les limites du "cinéma vérité" qu’il nous propose depuis Vol 93.

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En attendant son prochain film, le cinéaste British offre à Tom Hanks l'une des meilleurs performance de l'année, montant petit à petit au fil du récit en crescendo. La toute dernière séquence finale me donne encore des frissons 

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6 - Prisoners « sonder l’âme humaine »

Le thriller de l’année sans le moindre doute. Sombre, viscéral, parfois cruel et souvent insoutenable. Prisoners offre à Hugh Jackman sa meilleure prestation, épaulé par un Jake Gyllenhaal lui aussi excellent. L’oeuvre est aussi servie par une réalisation sobre mais diablement efficace, aux antipodes du « thriller numérique de l’année 2012 » qu’était Millenium. La comparaison entre les deux oeuvres s’avère logique et pertinente. Sur quasiment la même durée (plus de 2h30), le film de Villeneuve passionne, dérange, rend mal à l’aise quand à côté Fincher s’enferme toujours plus dans sa prison numérique high tech (son prochain film sera tourné en 6K !) qui risque (peut-être) avec le temps de lui faire perdre la chose fondamentale dans la réalisation de toute oeuvre, l’émotion.

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 2013 marquera l’arrivée en grande pompe d’un probable futur grand réalisateur, le tout au commande d’une petite série B !

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7 - Star trek Into Darkness « l’Amitié »

On peut dire ce qu’on veut de JJ Abrams et de ses qualités de conteur sans cesse remises en question au détriment du spectacle et de ses fameux twists. Peu importe cette suite de Star trek est fun, vraiment bien réalisée et au service d’un rythme qui ne faiblit jamais le tout porté par des personnages toujours plus attachants. Au centre de l’intrigue, cette fabuleuse amitié entre Spok et Kirk qui prend enfin sens et qui donne à ce reboot toute sa légitimité. Parti pour Star wars, Abrams remporte quoi qu’on en dise et haut la main ce pari fou qui était de relancer une franchise de SF prestigieuse à l’arrêt complet.

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Même si Star Trek Into Darkness ressemble un peu à une mise à jour du premier volet, il fait parti de ses blockbusters bien torché de cette année 2013, faisant de manière intelligente un subtil parallèle avec les attentats du 11 septembre.

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 8 - Oblivion « Avec Tom, on fait toujours une bonne équipe »

Première claque visuelle de l’année.

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 9 - Gravity « Sandra perdu dans l’espace »

 Deuxième claque visuelle de l’année.

Malgré leurs classements respectif il n y aura pas vraiment d’ordre hiérarchique entre Oblivion et Gravity. Ce sont pour moi mes deux plus grosses claques technique de cette année 2013. Kosinsky invente un univers entier né de sa propre imagination et donc totalement « original ». De la conception du vaisseau de Tom Cruise jusqu'au design de la table basse, Oblivion ne regorge pas seulement de détails sorti tout droit de l’imaginaire de son auteur mais aussi de techniques de mise en scène astucieuse (voir l’excellent making-of du film). Servi par l’une des meilleurs bande-originale composée cette année (made in France !), Oblivion reste une superbe expérience vécue en Imax. Malgré ses petits défauts toujours inhérents chez Kosinsky, il nous tarde toujours de voir ce que « l’architecte » pourra nous proposer par la suite. Cuaron lui repousse encore plus loin les techniques de la performance capture inaugurée par Robert Zemeckis 9 ans plus tôt. Le réalisateur des Fils de l’homme propose un film catastrophe classique en fin de compte mais forcément différent de ce que l’on a déjà pu connaitre au cinéma en terme d’immersion. Rien que ça !

Star trek, Oblivion et Gravity pourraient constituer au sein de mon top mes meilleurs film de SF de 2013.

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 10 - Guns « Qui a la plus grosse ? »

Pour fermer la marche de ce top, rien de mieux que de le faire par « la bonne surprise » de 2013. Adapté d’une BD, 2 Guns est porté par l’un des meilleurs duo de flics vu depuis longtemps sur un scénario terriblement drôle et burné. Wahlberg et Washington s’amusent comme des gosses cherchant constamment à savoir lequel des deux à la plus grosse paire de roubignoles, l’humour fait constamment mouche et Bill Paxton en véritable salopard, bah ça m’éclate. Quand on attendait impatiemment de voir ce qu’allait faire Shane Black avec Iron man 3, on était bien loin de se douter qu’en réalité, c’était 2 Guns qu’il fallait attendre...

---Top déception 2013---

 

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 1 - Riddick « impardonnable »

C’est LA déception de cette année 2013. L’idée de continuer les aventures de Riddick avec exactement la même équipe qui fût à l’origine des deux premiers volets (excellents et très différents l’un de l’autre) était une bonne idée. De faire revenir le personnage emblématique de Vin Diesel par le biais d’un retour aux sources (petit budget, classé R) était une bonne idée. « Riddick » c’était un peu comme avoir enfin une date pour un rendez-vous tant fantasmé, tant esperé ou c’est limite si on s’était déjà fait le film idéal de la soirée dans notre petite tête. Une nuit en (très) bonne compagnie avec une personne qui nous a tant manqué, petit fours, champagne et plus si affinité. Hélas, le constat est dur, amer et il fait mal. Les 20 premières minutes de préliminaires et peut-être les 15 dernières qui sont à sauver.

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Ça fait vraiment chier de le dire mais David Twohy et Vin Diesel, pourtant bourrés de bonnes intentions ont sacrément raté le coche. Le manque flagrant de rythme sur 2h de film n’aide pas en plus de certaines scènes de dialogues complètement ratées. Apparemment une version longue du film vient tout juste de sortir ce qui est assez surprenant car c’est bien de quelques minutes que Riddick aurait besoin d’être amputé. Mais à voir, ne serait-ce que pour se rendre compte des éléments qui ont été sacrifiés au montage. Si c’est pour nous refaire « une Chronique de Riddick » alors pourquoi pas. Rappelons que la version director’s cut du deuxième volet changea considérablement le film qui fût ré-évalué par la suite.

Avoir pu rater un tel retour est impardonnable, Riddick prend logiquement la tête de ce « top déception 2013 ».

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 2 - World war Z « du zombie pour la famille »

Je pensais faire un avis plus complet sur World War Z mais j’attendrais le bon moment pour en parler.

En attendant tout est dans le sous-titre et vu le succès du film, si c’est effectivement l’une des autres facettes du cinéma de divertissement grand public de demain qui nous attends alors les amis on est franchement pas rendus et foutrement mal barrés.

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3 - Elysium « se tirer une balle dans le pied »

Propulsé comme étant le jeune et nouveau talent d’Hollywood au sein du système après le succès mérité de District 9, Neil Blomkamp a donc choisi de s’émanciper de Peter Jackson pour se driver solo sur son premier blockbuster. Le réalisateur sud-africain dispose de tout se dont il a besoin en terme de budget et a donc carte blanche pour se faire plaisir. Seulement là ou District 9 regorgeait d’inventivité au service d’un scénario dont on ne pouvait jamais rien anticiper, Blomkamp se perd totalement dans Elysium avec une histoire ultra linéaire et sans aucune surprises. On retrouve bien tout ce qui compose le cinéma du réalisateur de District 9 mais le problème c’est qu’il ne fait que simplement le « cloner » et en moins bien. Moins palpable, moins organique, assénant un propos ultra lourd et sans aucune finesse ni recul, espérons qu’il puisse s’agir d’un léger accident.

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« Léger » car on ne passe pas forcément un mauvais moment devant Elysium. Le film est malgré tout ponctué d’SFX bluffant et de quelques bonnes idées par-ci par là que Blomkamp maîtrise toujours autant. Mais au final, il reste néanmoins une sacrée déception surtout lorsque l’on imaginait Blomkamp bien plus malin pour réussir à échapper aux pièges du « premier film à gros budgets ».

 Le plus triste dans l’histoire c’est qu’il s’est lui même « auto-fucké ».

 Le con !

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 4 - Iron man 3 et le syndrome du « oui mais non »

L’auteur de Last Action hero et de l’Arme fatale, le réalisateur du génial Kiss kiss bang bang qui fait son retour et aux commandes de quoi ? Rien de moins que d’une des adaptations Marvel les plus lucratives, le troisième volet d’Iron man ! Premières photos de tournage, premiers visuels bad-ass, l’ambiance de noël si chère à son auteur, tout y est ? Alors on dit « OUI ! » Et forcément là on se dit que ça y est, le bonhomme va montrer aux autres comment on torche un blockbuster de qualité même destiné au plus large public.

« Mais Non ».

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Iron man 3 est lent parfois chiant et interminable parfois très bon et inspiré, parfois tout et parfois rien ou pas grand chose. Le film de la Frustration au même titre qu’un Riddick ou un Wolverine.

Prenons encore le temps d’attendre le retour de Shane Black au scénario ou à la réalisation d’un polar « et puis c’est tout ».

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5 - Trance et le « double D »

Trance c’était « sympa ». Et pour un Danny Boyle (et surtout après 127 heures) c’est forcément une déception. Malgré des qualités indéniables comme étant son oeuvre la plus belle et la mieux réalisée, servie par une photo et des décors en intérieur splendides, ça n’est pas en « décorateur d’intérieur » que j’attends bien souvent le réalisateur British mais bien dans un cinéma « coup de poing, uppercut dans ta face » qu’il a pourtant l’habitude de faire.

Quand Danny Boyle allie à la perfection l’art et la manière ça donne 28 jours plus tard, Transpotting, Sunshine...Ici, Danny nous sert seulement la manière sans son art et ça donne Trance ou la « demi-molle » de Danny.

Alors ok pour le full frontal de Rosario Dawnson mais pour un Danny Boyle, c’est quand même « lège ».

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6 - Wolverine : le combat de l’immortel et le syndrome du « oui mais non mais pas trop »

Wolverine au milieu des yakuzas ? Et réalisé par James Mangold ?! Mais putain c’est génial ! Ça va enfin saigner, charcler, décapiter ! Des écto litre de sang vont repeindre les murs : « OUI ! ».

« Mais non ».

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Ça dégueulasse à peine les pompes et les griffes de Wolfie mais pas trop. Ça embroche quelques vilains en costard/lunettes mais pas trop. Bon, c’est quand même « pas trop » mal Wolverine puis globalement c’est quand même réalisé avec sérieux. Quoi que...On se tape encore la dernière séquence d’action finale dans le dark. Les nerf à vifs !

Le capital sympathie pour l’entreprise s’avère malgré tout tenir debout mais cruelle déception tout de même.

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7 - Cartel « Ridley taille une bavette »

On attendait un thriller sulfureux et violent avec des acteurs prestigieux balancés au milieu d’un cartel sans aucun scrupule pour qui osera les fucker. Mais Ridley décide à l’arrivée de se la jouer pseudo intello et ça ne lui réussi pas forcément bien. Pour une histoire aussi simple sur le papier, la question qui est de savoir si Cormac McCarthy était indispensable est légitime. Ce qui est dommage c’est que l’idée du scénariste et de son metteur en scène fonctionne mais seulement par intermittence. Au final, le rythme de Cartel se retrouve criblé de balles laissant par la suite de sacrés trous d’air. L’attention du spectateur se perd, les scènes de dialogues ne réussissent donc pas à retenir notre attention jusqu’au bout (n’est pas un Aaron Sorkin qui veut), et le film finit par lasser.

Le duo Scott/McCarthy était pourtant très attendu mais à l’arrivée Cartel déçoit beaucoup malgré la bonne interprétation de ses acteurs principaux et une Cameron Diaz en furie.

 

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8 - Lincoln « L’ennui »

Deux films en un an pour Stevie. Certains diront que c’est une prouesse et ils auront probablement raison tant il est hallucinant de voir le metteur en scène jongler aussi facilement entre les genres et les histoires qu’il a envie de nous conter. Mais avec Lincoln, tonton Steven m’a profondément emmerdé durant 2h30 et c’est vraiment peu de le dire. Pour un Spielberg c’est difficile et cruel car pour avoir probablement été très largement influencé par son cinéma ainsi que celui de Zemeckis (comme beaucoup en réalité), je ne peux qu’être intransigeant lorsque ça ne va pas, en tout cas pour moi.

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Toujours superbement bien réalisé et interprété, ça n’est pas encore sur sa direction d’acteur ni même sur sa technique que l’on pourra reprocher quoi que ce soit à Spielberg. Le film possède par ailleurs lui aussi les plus belles scènes jouées en intérieur de l’année 2013 avec une dernière partie qui rehausse tardivement le ton mais vraiment c’est tout.

Steven, après ton interminable et insupportable Tintin, c’est la dernière fois que tu me laisse piquer du nez.

La dernière fois !

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9 - Only god Forgives inaugure le « MRC »

« Manque de respect cinématographique ». Et vu que le film et son metteur en scène n’ont en fin de compte pas grand chose à dire, alors de notre côté aussi.

Ce sera tout et c’est déjà trop.

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10 - G I Joe 2 "l'espoir fait vivre"

Vous attendiez tous Live Free or Die hard ? C’es raté, trop facile. G.I Joe 2 ferme la marche de mon top déception 2013 tout simplement parce-que j’avais apprécié la bouillasse visuelle du premier volet réalisé par Stephen Sommers un an plus tôt. Et donc ? J’attendais fermement un deuxième volet évidemment ! Bah merde alors si j’avais su. Et même avec tout l’optimisme qui m’anime naturellement au quotidien je me dit que parfois il serait plus judicieux de ne rien espérer à l’arrivée mais lorsque l’on tombe sur ce genre d’anecdote :

Jon Chu a fait le choix de ne tourner qu'en pellicule et non en numérique : « On ne voulait pas de visuel en plastique brillant. Je voulais vraiment qu'on sente la crasse plutôt que le plastoc. Stephen F. Windon, le directeur de la photographie, m'a dit alors "pourquoi tu ne tournes pas en pellicule ?" C'est aussi comme ça qu'il a shooté Fast and Furious 5. A l'ancienne. Tourner en pelloche, visionner les rushes sur projecteur, c'était vraiment une version romantique d'un tournage. En fait, je voulais mettre mes jouets dans la boue et dans le sable, les salir, les casser, les démembrer » confie le cinéaste. Source allociné.

On se dit qu’après tout "pourquoi pas ?". En plus le mec propose une vraie direction artistique et tout et tout, ça a l’air sérieux...Queu-dal. GI Joe 2 voit le casting du premier volet totalement disparaître, inclut de nouveaux personnages au sein d'une intrigue complètement flinguée et on sert tous les seufs en priant qu'avec The Rock on puisse se sortir de ce merdier. GI-Joe 2 atteint un budget à 130 putain de fucking millions de dollars et reussi la prouesse d'être à l’arrivée plus moche que les SFX les plus ratés du premier volet. En même temps quand un film est mainte et mainte fois repoussé à cause d’une 3D imposée par le studio et d’un premier montage proche de la cata, on se dit qu’il faut vraiment encore croire au père noël pour espérer quoi que ce soit.

Hum.

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           Kévin Olivereau

                                                                                      ---Top 2013---

1. Gravity Jamais-vu : nom masculin invariable Situation, pratique, agissements tout à fait exceptionnels et qui font sensation : "C’est du jamais-vu".

2.Inside Llewyn Davis : Les frères Coen s’attaquant à un sujet aussi intime et universel que la peur de l’échec ne pouvait donner qu’un film dont la résonnance s’étend bien au-delà des cents minutes que dure le film.

 

3. Pacific Rim : Film de petit garçon conçu avec la sincérité de celui qui aurait grandi sans jamais renier ses amours de jeunesses, Pacific Rim, au-delà d’une direction artistique à la richesses exemplaires, peut se targuer de contenir la scène la plus puissante et poignante de l’année.

 

 

4. Samsara Bien plus que de la "cinematography porn", Ron Frick prolonge une tradition de cinéma anthropologique amorcé en 1982 en collaboration avec Godfrey Reggio sur  «Koyaanisquatsi » Une des plus belles illustrations de l’effet Koulechov.

 

 

5. Cloud Atlas : Réalisé à six mains pour un film comprenant six histoires, il serait dommage de réduire Cloud Atlas uniquement à son rang d’objet atypique, tant l’universalisme qui traverse le film couplé à la limpidité de sa narration font de cette entreprise l’un des plus beau représentant d’un cinéma ambitieux et indépendant.

 

 

 

6. Snowpiercer : Autre exemple de blockbuster indépendant, le projet Snowpiercer réuni en son c½ur des visions et sensibilités aux origines culturellement diverses et ce voit donc être la parfaite allégorie de son propos.

 

 

7.The Hobbit Film après film, Peter Jackson continue de bâtir une ½uvre à la démesure de son talent, sans cesse renouveler mais toujours cohérente, dont on sous-estime encore très certainement la portée.

 

 

8. The Wolf Of Wall Street En replaçant l’humain au centre de son récit pour expliquer la crise financière, Martin Scorsese réussit ce que d’autres ont vainement tenté de faire avant lui.

 

 

9. Side Effect/ Behind The Candelabra : Prétendant en avoir désormais fini avec le cinéma, 2013 sera donc l’année du chant du cygne de Steven Soderberg, prenant la forme de deux films au sujet très différent, mais qui illustre à la foi l’aisance d’un homme à pratiquer chaque aspects de son métier, mais également une certaine incapacité à se renouveler.

 

Reste tout de même le sentiment de perdre une des figures les plus intéressante du cinéma américain.

 

 

 

 

10.Side By Side : La révolution numérique en marche depuis une vingtaine d’années continue d’avoir un impact sans précédents sur l’industrie cinématographique. Side By Side propose d’aller à la rencontre des artisans de l’image pour rendre compte de l’intérieur de l’évolution des métiers de l’audiovisuelle.

 

 

Hors Catégorie : Days Of Heaven ressortie: Aucun écran ne sera jamais assez grand pour rendre justice à la vision de son réalisateur.                                

 

TOP DECEPTION :

 

 

Riddick : Seul véritable déception d’envergure cette année  tant le retour au cinéma du Furyen incarné par Vin Diesel  était attendu par de nombreux fantasticophiles pour qui l’univers de Riddick représente une alternative de par son originalité et le soin apporté jusqu’alors par ces géniteurs à la franchise, au sein d’un genre souvent vampirisé par les obligations industrielles inhérente à la mise en chantier de tels entreprises. Au final, malgré 30 premières minutes réussi, une interrogation persiste, pourquoi David Twohy, plutôt que d’étendre davantage son univers comme il l’avait fait sur « Les Chroniques de Riddick » en 2004, restreint son récit à un mauvais copier/coller de «Pitch Black ».

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