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Desert Bus : Présentation et enjeux

Où comment un mauvais jeu devient l'objet d'un marathon solidaire
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Par psykomatik - publié le
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–––––DESERT BUS –––––- ABSOLUTE ENTERTAINMENT -––––– MEGA-CD,1995 –––––

Comment, plus de 10 ans après l'annulation du projet, Desert Bus est-il devenu le porte étendard de la charité vidéo-ludique utilisé lors de marathons caritatifs, et peut se targuer d'avoir généré pas loin de 2 millions de dollars ? Derrière cette renaissance inespérée, c'est surtout le concept même du jeu – créé pour être hyper réaliste et donc très ennuyeux (un trajet jusqu'à Las Vegas durant 8 heures en temps réel) – qui lui aura valu d'être détourné par une communauté de comédiens au grand cœur afin d'en faire l'objet même d'une entreprise solidaire. Retour sur ce phénomène peu connu en France. 

 

Qui est Absolute Entertainment ?

Absolute Entertainment était un studio américain de développement de jeux vidéo et un éditeur qui a notamment produit des jeux pour Amiga, Atari 2600, Atari 7800, Game Gear, Megadrive, Mega-CD, Game Boy, Nes, et Super Nintendo mais aussi sur PC. La société a été fondée en 1986 par des ex-employés d'Activision : Dan et Garry Kitchen, Alex Demeo et David Crane. La société s'est fait connaître notamment en développant la série multi plate-forme Battle Tank et également le très célèbre A Boy and His Blob sur Nes.

En 1995, la compagnie a édité un certain nombre de titres assez mal reçus par la critique. Après ces quelques échecs, les frères Kitchen décident de liquider Absolute Entertainment cette même année pour se consacrer à la création d'une nouvelle société : Skyworks Technologies. Les droits de la société Absolute Entertainment sont alors (et toujours) détenus par Activision.

Desert Bus est l'un des 6 jeux vidéo issus de la compilation expérimentale Penn & Teller's Smoke and Mirrors, développée par la société Imagineering (studio interne), mais n'a jamais connue d'exploitation commerciale. Cette production hors normes aurait du voir le jour sur Mega-CD (la compilation était également prévue sur PC et 3DO) en 1995, mais la faillite de son éditeur Absolute Entertainment mettra un terme à l'aventure. Le jeu n'a été distribué qu'en nombre très faible de copies exclusivement destinées à la presse en vue d'en effectuer le test, et ce seulement quelques semaine avant qu'Absolute Entertainment ne mette définitivement la clef sous la porte et ne laisse les artistes à l'origine de l'idée Penn & Teller sur le carreau.

Comment, plus de 10 ans après l'annulation du projet, Desert Bus est-il devenu un porte étendard vidéo-ludique solidaire car utilisé lors de marathons caritatifs, et peut se targuer d'avoir généré pas loin de 2 millions de dollars ? Derrière cette renaissance inespérée, c'est surtout le concept même du jeu – créé pour être hyper réaliste et donc très ennuyeux (un trajet de Tucson à Las Vegas durant 8 heures en temps réel) – qui lui aura valu d'être détourné par une communauté de comédiens au grand cœur afin d'en faire l'objet même de cette entreprise généreuse et solidaire.

 

Qui sont les instigateurs deDesert Bus, Penn Jillette & Raymond Teller ?

Comme son nom l'indique, ce jeu est à la base né de l'imagination fertile (qui à ajouté trollesque ?) de deux hommes : Penn Jillette et Raymond TellerPenn & Teller, c'est en réalité un duo de comédiens-prestidigitateurs Américains basés à Las Vegas, particulièrement célèbres pour dévoiler les ficelles de leurs tours après coup. Se présentant un peu comme les Laurel et Hardy de la magie (Penn Jillette est grand et corpulent, tandis que Raymond Teller est petit et chétif), ces deux compères ont réalisé bon nombre de spectacles de magie et show humoristiques en tout genre afin de démythifier le petit monde mystérieux de la prestidigitation, brisant ainsi la sacro-sainte règle établissant qu'un magicien ne doit jamais dévoiler ses tours ! Penn est généralement celui qui fait la forte tête et explique les trucs, tandis que Teller, plus discret, fait parfois office de souffre douleur, et/ou de démonstrateur de luxe.

Depuis leurs débuts en 1985, ces performers un peu particuliers sillonnent l'Amérique et réalisent en direct à la télévision (ou dans leurs productions Direct to Video) tous leurs tours de magie, puis en expliquent les secrets à leur audience de manière humoristique juste après les avoir exécutés. Leur intention n'est pas de prétendre à initier les néophytes au monde de la prestidigitation, mais simplement de se mettre en scène de façon amusante et originale pour dévoiler quelques trucs et astuces. Le débinage volontaire - c'est le terme exact de ce procédé - est donc l'axe qu'ils ont choisi pour se démarquer de la concurrence, et accessoirement celui qui leur apportera la célébrité de leurs débuts jusqu'à nos jours. Nos deux manipulateurs ont d'ailleurs depuis avril 2013 leur étoile sur Hollywood Boulevard(pour marquer leur 35 ans de carrière), non loin de celle de leur prestigieux maître à penser, le grand illusionniste Houdini.


Les deux larrons ayant plus d'un tour dans leur sac, c'est en tant que comédiens qu'ils s'illustrent une nouvelle fois dans le film d'humour noir Penn & Teller Get Killed, réalisé en 1989 par le très talentueux Arthur Penn (aucun lien avec Penn Jillette au passage), auquel on doit notamment les excellents films Bonnie and Clyde (1967) et Little Big Man (1970).

Ce film est d'ailleurs connu pour être le dernier long métrage du cinéaste Américain, qui ne produira ensuite que quelques films T.V dans les dernières années de sa vie. Les magicien y jouent une prestation égocentrique et exagéré d'eux-mêmes, tels qu'on les imagine être dans la vraie vie. Je ne résiste pas à l'envie de vous montrer l'extrait de l'aéroport, illustrant parfaitement l'esprit Penn & Teller que l'on retrouve dans leurs prestations scéniques.

Ils ont plus récemment animés un show de débat télévisé de 2003 à 2010 : Penn & Teller : Bullshit ! Sur la chaîne Showtime. Toujours dans cette philosophie générale de scepticisme scientifique afin de dévoiler la face viciée des choses – en l’occurrence ici des mythes et autres théories du complot – , cette émission se veut être le rendez-vous médiatique ultime de la démythification méthodique (par nos deux acolytes eux-mêmes) des prétendus mystères et autres légendes en tout genre (Bullshit signifiant « connerie » en Anglais). Voir à ce titre, l'émission consacrée à la bible, qui donne bien toute la teneur drôlement provocatrice et sans langue de bois de Penn et Teller ! C'est d'ailleurs en hommage à Harry Houdini –qui a passé ses dernières années à dénoncer l'arnaque des médiums et autres conjurateurs – qu'ils ont décidé de mettre sur pied cette émission (et de lui dédier le tout premier épisode), constituée de 89 épisodes répartis sur 8 saisons. Bien que suivant un angle rationaliste et libertaire conforme à leur vision politique du monde, il n'y a aucune prétention scientifique sérieuse derrière tout cela, si ce n'est de démontrer le non sens absolu de certains mythes modernes ou ancestraux. Ce show est avant tout orienté grand public, et véhicule son message à travers l'humour et la dérision, comme nous ont habitué les deux auteurs jusqu'alors dans leur carrière.

Mais alors au final, que sont-ils vraiment ? Des comédiens ? Des humoristes ? Des magiciens émérites ? Des Businessmen ? Ou tout simplement des provocateurs professionnels ? Ma foi, peut être un peu tout cela à la fois, et c'est ce qui fait tout le sel de leurs personnalités atypiques.

Après s'être essayés à pas mal de chose dans la deuxième moitié des années 80, c'est vraisemblablement leur profil, unique en son genre, et leur sens subtil de la subversion qui les aura guidé vers l'élaboration de cette fameuse compilation Penn & Teller's Smoke and Mirrors sur Mega-CD en 1995, pensée à l'origine comme le pendant vidéo-ludique de leur vidéo humoristique Penn & Teller's Cruel Tricks for Dear Friends (datant elle de 1987, et aussi déclinée en livre avec accessoires de magie à l'époque) dans laquelle les deux complices nous narrent par le menu comment se jouer de nos proches en leur proposant des tours de magie déroutants, voire «gentiment méchants» pour certains d'entre-eux ! Smoke and Mirrors n'est donc rien de plus qu'une immense farce, savamment façonnée pour rendre fous ceux n'étant pas familiers avec l'univers du jeu vidéo, dont les deux hommes détournent les codes avec délectation !

 

Dans l'esprit de Takeshi no Chōsenjō, jeu obscur du réalisateur Takeshi Kitano.

Chose amusante : Comme pour leur show T.V Penn & Teller : Bullshit ! qui verra le jour sur Showtime8 ans après cette expérience non commercialisée, la formule épouse pleinement la ligne de conduite qui les anime depuis toujours, et se déploie sur le même mode critique / sarcastique : La destruction des mythes et autres légendes urbaines, tels que l'astrologie, la télékinésie, la voyance, etc. Mais comme c'est au travers d'un jeu vidéo qu'ils s'y essayent, la réflexion et la mise en scène des éléments n'est pas exactement de même nature, forcément. En ce qui concerne ce Smoke and Mirrors qui n'a hélas jamais trouvé le chemin des étals, on est à la limite de l'essai vidéo-ludique, jouant sur la problématique « qu'est-ce qu'un jeu vidéo ? »

Rien que pour son côté provocateur et perturbant qui ne trouve aucun écho dans la production occidentale, on pourrait rapprocher ce jeu-essai de celui crée par un autre grand nom du divertissement nous venant du pays do soleil levant : le réalisateur Takeshi Kitano, avec son absurde Takeshi no Chōsenjō (littéralement Le défi de Takeshi), sorti en 1986 alors que Kitano n'avait pas encore réalisé le moindre film (il était uniquement acteur en ce temps là). Réalisé dans le même ordre d'idée, le jeu de Takeshi Kitano proposait lui aussi plusieurs petits défis complètement fous, comme par exemple celui de ne pas toucher à la manette pendant un heure, ou bien encore celui de participer à un Karaoké virtuel grâce à la seconde manette de la Famicom, qui possédait un microphone intégré ! Il faut dire qu'on annonçait la couleur chez Taito (l'éditeur) puisqu'il était même indiqué dans l'écran titre : « Ce jeu a été réalisé par quelqu'un qui déteste les jeux vidéo » ! Et pour celui qui se donnait la peine d'arriver au bout de cette longue et sarcastique épopée, un message de fin, toujours signé Kitano lui-même, disait au joueur : « Pourquoi avez-vous pris ce jeu autant au sérieux ? ». Je vous invite à regarder l'excellent épisode de Game Center CX dédié à cet Ovni du jeu vidéo (en V.O sous titrée Anglais), dans lequel « l' animateur-kamikaze » Arino se prête à l’expérience pour notre plus grand plaisir ! Ce jeu expérimental, tout aussi intriguant et atypique, pourrait éventuellement faire à lui seul l'objet d'un nouveau dossier ! Revenons donc à nos moutons.

On sait que Penn et Teller étaient pleinement conscients de ce qu'était le médium jeu vidéo, pourtant chargé d'idées préconçues et de de stéréotypes douteux au milieu des années 90 (Est-ce vraiment différent aujourd'hui ?) puisque Penn Jillette a déclaré bien plus tard, à l'occasion de la Comic-Con 2010, que le segment Desert Bus devait surtout être vu comme une réponse satirique au lobby anti violence dans les jeux vidéo, notamment Janet Reno, première femme procureure générale sous le président Bill Clinton, qui rendait ce dernier systématiquement responsable des comportements déviants de la jeunesse américaine à chaque conférence de presse suivant une tragédie. En présence d'Eddie Gorodetsky, scénariste / producteur T.V de renom (notamment du Prince de Bel Air) et co-auteur de Desert Bus, Penn déclare lors d'une conférence à cette Comic-Con :

« L'administration Clinton avait déclaré pendant le premier tour des élections que les développeurs de jeux vidéos feraient mieux d'arrêter de faire des jeux violents, et devraient plutôt opter pour des expériences positives, plus proches de la réalité. Donc Eddie Gorodetskys'est dit qu'on devrait faire un jeu ou l'on conduirait un bus de Phoenix (NDLR :Tucsondans la version finale) à Las Vegas, à 50 miles à l'heure. Et lorsque l'on terminerait enfin le trajet de 8 heures, on marquerait 1 seul petit point pour ça ! (…) Pendant tout le parcours, personne ne monterait ou ne descendrai du bus, deux insectes s'écraseraient sur la pare-brise, et en guise d'animation un sapin magique accroché au rétroviseur tournoierait sur lui même et il n'y aurait que quelques rares signes routiers... et c'est tout ! Juste l'horrible et déprimante routine d'un chauffeur de bus traversant le désert. (…...) »

C'est en appuyant sur le bouton START de la deuxième manette que l'on découvre l'intro cachée de Smoke and Mirrors, celle qui révèle les vraies intentions de nos blagueurs professionnels, et qui fait office de « guide d'instruction » destiné au joueur complice de la supercherie.

Si nous n'allons pas nous attarder en détail sur les autres mini-jeux de la compilation, voici tout de même la liste de ses jeux à titre indicatif :

- Mofo the Psychic Gorilla

- Buzz Bombers

- What's Your Sign

- Sun Scorcher

- Smoke and Mirrors

- Desert Bus

 

Le « détournement » de Desert Bus en projet solidaire.

Le jeu est resté quasiment inconnu de tous jusqu'à ce que Frank Cifaldi, journaliste indépendant créateur du site Lost Levels, ne reçoive un jour un paquet dans sa boite aux lettres en 2005. Dans ce paquet, une copie du fameux Penn & Teller's Smoke and Mirrors, envoyée par un ancien rédacteur ne sachant que faire de sa version presse du jeu. Il faut dire que Lost Levels s'est spécialisé dans la préservation des jeux vidéo les plus atypiques et rares qui existent, ce n'est donc pas un hasard que cette version se soit retrouvée entre les mains de Frank Cifaldi. Ce dernier s'est alors empressé d'en faire le test et de le diffuser sur un bon paquet de forums sur internet. Desert Bus refait donc surface cette année là, 10 ans après l'annulation pure et simple du projet. Et le plus fou dans l'histoire, c'est que l'histoire du prétendu « jeu le plus nul du monde » ne fait que commencer, après cette très longue période d'hibernation !

Cette renaissance inattendue se produit au début de l'année 2006, lorsqu'une troupe de comédiens Canadiens répondant au nom de LoadingReadyRun, crée par Graham Stark et Paul Saunders, découvre ledit jeu sur le site waxy.org, téléchargeable intégralement en torrent. C'est Paul Saunders qui fait cette découverte et met immédiatement les autres artistes au parfum, sentant un potentiel humoristique conséquent dégagé par Desert Bus et entrevoit sa possible utilisation pour un sketch du groupe. Mais c'est un autre membre de la troupe, James Turner pour ne pas le nommer, qui développe l'idée la plus intéressante, qui fera long feu : utiliser Desert Bus comme objet de marathon solidaire au profit d'associations caritatives, compte tenu de son caractère exceptionnellement long, répétitif et rébarbatif, répondant parfaitement bien au format. L'idée était initialement d'organiser une sorte de compétition en direct, invitant les internautes à placer des pronostics payants divers sur les joueurs de la troupe, comme par exemple essayer de deviner lequel allait tenir, ou craquer, etc.

C'est donc au profit de l'organisation Child's Play – récoltant des fonds pour fournir des jeux vidéo et des consoles aux enfants malades et hospitalisés partout dans le monde – qu'est organisé pour la toute première fois en 2007 le Desert Bus for Hope. L'opération est couronnée de succès puisque c'est tout de même 22 000$ qui sont collectés à l'issue de cette première édition, qui assurera donc à l'événement une fréquence annuelle et une période de marathon sur plusieurs journées (jusqu'à 6).

À chaque nouvelle édition, c'est encore un peu plus d'argent qui est récolté, parfois même bien plus que les 22 000$ initiaux :

2008 Desert Bus for Hope 2: « Bus Harder » : 70,423.79$

2009 Desert Bus for Hope 3: « It's Desert Bus 6 in Japan » : 140,449.68$

2010 Desert Bus for Hope 4: « A New Hope » : 208,250.00$

2011 Desert Bus for Hope 5: « De5ert Bus » : 383,125.10$

2012 Desert Bus for Hope 6: « Desert Bus 3 in America » : 443,165.29$

2013 Desert Bus for Hope 7: 521,450.00$

D'une opération qui pouvait faire sourire à ses origines, le projet s'est muté en l'espace de 5 ans en une véritable opération caritative de renom, dont la simple édition 2013 à rapporté plus d'une demi million de dollars ! Au total sur ces 5 années, cela représente près de 2 millions de dollars de levée de fonds, prouvant s'il en est de l'utilité d'un jeu comme Desert Bus, qualifié à de nombreuses reprises comme « le jeu le plus ennuyeux jamais crée ». Voilà sans doute de quoi rabattre le caquet à cette chère Janet Reno, qui ne voyait que mal et violence dans l'univers du jeu vidéo.

Le Desert Bus de l'Espoir pour la première fois en France.

En France, c'est en 2013 que le projet voit le jour pour la toute première fois. Organisé par Omaké Books et Loisirs Numériques dans le cadre des JMJV (journées mondiales du jeu vidéo), Le Desert Bus de l'Espoir a pris place du 22 au 24 novembre 2013, peu après que la 7ème édition Nord-Américaine se soit achevée. Sous la houlette de Mickaël Newton et de Florent Gorges qui ont assuré l'animation pendant pas mal des 60 heures totales, ce marathon solidaire a réuni pendant 3 jours quelques grands noms du jeu vidéo Français, prêts à se relayer à la conduite du bus virtuel à raison d'une heure par intervenant. C'est ce même Florent Gorge qui avait présenté le jeu sur la chaîne de télévision Nolife, lors de sa chronique hebdomadaire Les Oubliés de la Playhistoire. Il faut saluer aussi les volontaires à la technique - « Les Régis de la régie » - qui ont abattu un travail remarquable pour que le projet se déroule dans les conditions du direct, via streaming sur Dailymotion. Parmi les invités se trouvaient des journalistes de la presse jeu vidéo, mais aussi animateurs T.V, des acteurs, des programmeurs, des éditeurs, des joueurs, des blogueurs, etc. Tous ont répondu présent et sont venus honorer leur parole tour à tour, avec plus ou moins d'endurance et de résistance face à cette véritable épreuve (et de mauvaise foi quand on crashe le bus n'est-ce pas Alex Goude ?). Voici la liste complète des invités. Malgré quelques petits problèmes techniques pas bien gênants, l'opération à tenu bon et prédit déjà qu'une seconde édition devrait logiquement se mettre en place l'an prochain.

 

Tout au long de ces trois journées exceptionnelles, les internautes pouvaient réagir en direct via Twitter et faire leurs dons instantanément via le système de paiement en ligne Paypal. Le succès de l'entreprise est d'ailleurs à mettre au crédit de ces nombreux invités, qui ont tous apportés avec eux quelques généreux lots à faire gagner par tirage au sort pour les contributeurs. Tous ont vraiment été généreux et ont apportés des lots de qualité, favorisant et augmentant de ce fait la quantité de dons. Si je ne devais en citer qu'un seul, ce serait bien évidemment le cadeau monstrueux du journaliste Bertrand Amar : Un coffret collector de The Legend of Zelda : Majora's Mask ! Bien d'autres cadeaux ont également été distribués au cours de ces trois jours. Je n'ai pas les chiffres en tête, mais il me semble que c'est au total plus de 300... un chiffre colossal pour une première édition !

Après ces 3 jours d'intenses pérégrinations virtuelles dans le désert ouest-Américain, ce sont très exactement 16 221€ qui ont été récoltés au profit du Secours Populaire Français, qui n'aura sans doute aucun mal à faire bon usage de cet argent par les temps qui courent.

Rendez-vous donc l'année prochaine, pour espérons encore plus de fonds levés à destination du Secours Populaire Français !

 

                                                                                                 *****

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