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[Avis à chaud] Pacific Rim de Guillermo Del Toro par Vincent N.Van
est à vous

[Avis à chaud] Pacific Rim de Guillermo Del Toro par Vincent N.Van

"Go go Power Rangers" tin nin nin nin NIN
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Par Madealone - publié le
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Des hordes de créatures monstrueuses venues d’ailleurs, les «Kaiju», ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes et épuisé les ressources naturelles de l’humanité pendant des années...

 

Introduction :

Véritable fantasme de gosse enfin réalisé sur grand écran, dorénavant Guillermo Del Toro devient pour une bonne partie de cinéphiles et de geeks une sorte de dieu vivant. Un magicien qui finit par exhausser un vœu complètement fou, celui de rendre hommage aux animés Japonais et à ses robots géants à travers la mise en scène incroyable de combats titanesques à (très) grande échelle.
Mais puisqu’il est visiblement impossible de ne pas opposer la dernière œuvre de Guillermo Del Toro à la franchise de Spielberg, nous allons tout de même tenter de « Pacifier » deux factions qui peuvent justement, au fil du temps parfaitement cohabiter.

The Peacemaker :
Qu’il est amusant de lire des articles aux sous-titres aussi racoleurs comme « Transformers avec un cerveau » ou encore « Pacific Rim renvoie clairement les Transformers de Michael Bay à leur place : c'est à dire au rayon jouets ». Comme pour Shyamalan, il est toujours étonnant de voir la réaction de certains journalistes lorsque la moindre occasion est bonne pour tirer à boulet rouge sur le réalisateur Californien. Pour d’autres personnes ayant longuement attendu la dernière réalisation de Del Toro, il est aussi particulièrement difficile pour eux d’admettre qu’à l’arrivée le film fonctionne exactement sur les mêmes mécanismes de fabrications que n’importe quel autre blockbuster hollywoodien. MAIS VOILA, ce n’est pas Michael Bay derrière Pacific Rim mais Guillermo Del toro. Du coup c’est donc forcément plus facile de lui trouver de bonnes excuses ou encore de lui concéder certains partis pris artistiques ou même scénaristiques douteux.

Mais merde, pourquoi diable cette envie de toujours systématiquement tout opposé lorsque l’on peut au contraire, prendre le temps d’analyser les défauts et les qualités de deux œuvres qui peuvent au final être parfaitement complémentaires. Pour commencer (n’en déplaise à ces plus grands détracteurs), Michael Bay peut tranquillement dormir sur ses deux oreilles. Il restera encore l’un de ces rares metteurs en scène (tout comme son nouveau papa spirituel qu’il s’est maintenant trouvé en la personne de Spielberg depuis The Island) qui, en décors naturels, savent mieux que personne comment composer une séquence d’action ou chaque éléments du premier au deuxième et troisième plan trouvent sa place. L’immersion chez le spectateur est totale. C’est en grande partie du au procédé et au savoir-faire de ces « Auteurs » de l’Action qui est de toujours shooter tout ce qu’ils peuvent en live pour finir par y inclure leurs SFX lorsqu’ils n’ont réellement plus le choix. Des metteurs en scènes qui ont tout simplement atteint un tel niveau de maitrise technique dans leurs domaines pour réussir à réaliser de tels exploits. Seulement là ou Bay profite d’un cadre « réaliste », il perd forcément en liberté de mouvement et lors de ces essais sur le premier Transformers, on a souvent reproché au réalisateur de Bad Boys de ne pas toujours réussir à filmer correctement ses séquences d’actions. Trop près des robots, trop rapide, trop cut, montage épileptique...Petit à petit Bay a su mettre de l’eau dans son vin pour ainsi ce forcer à « poser » sa réal et à (enfin) prendre le temps de laisser vivre ses scènes. Del Toro lui opte pour le « tout numérique ». Une méthode de travail diamétralement opposé mais tout aussi compliqué dans sa conception. Plus proche d’un Peter Jackson, le Mexicain a pour lui une liberté de mouvement quasi-totale où il peut sans mal revenir sur un plan si il souhaite en corriger les défauts mais aussi et surtout, de pouvoir se permettre des folies visuelles inédites ou sa seule limite reste son imagination.
La question n’est donc pas de savoir si Pacific Rim est plus « intelligent » que la franchise de Tonton Spielberg dans la mesure ou à l’arrivée ils le sont tous les deux. Clairement pas dans leurs scénarios (nous prendrons le temps d’y revenir) mais dans ce qu’ils ont de plus pertinent à offrir, Le spectacle. Ces deux franchises (encore faut-il que Pacific Rim le devienne) sont tout simplement différentes sur pas mal de points. Moins dans la forme car ce sont bien deux blockbusters estivaux mais beaucoup plus dans le fond et l’un des buts de l’article sera entre autres d’en expliquer les raisons.

Réalisation :
Alors attention, il s’agit là d’un avis peut-être encore plus personnel que le reste de cet article mais effectivement, je fais parti de ceux qui préfèrent le choix du cadre de travail où se situe l’Action de Michael Bay (puisqu’il faut obligatoirement jouer au jeu de la comparaison) à celui de Del Toro. Même si le boulot rendu à l’écran est hallucinant, il n’est pas non plus dénué de défauts mais nous y reviendrons aussi. Commençons par les gros points positifs.
Del Toro a parfaitement su jouer avec ce jeu d’échelle permanent où l’on a bien cette sensation unique de ce retrouver « tout petit » face à la grandeur et à la puissance des Jaegers. Les coups portés font mal, le poids du métal nous écrase littéralement sur notre siège et ce mixage son absolument somptueux et très « fin » vient apporter cette petite cerise sur un gâteau déjà bien consistant. Notez tout le travail d'orfèvre autour de la salle de pilotage, du poste de commande. Une vraie claque visuelle qui déborde de détails. Tout simplement magnifique ! Ramin Djawadi qui est à la composition de l’OST du film nous sert un thème très proche de celui du premier Iron Man et tant mieux. C’est « cheap » comme il faut, et donc parfait pour servir cet ultra premier degré assumé de l’univers de Pacific Rim. Quel pied de voir un Shoryuken partir dans la face d’un Kaiju accompagné de ces six petites notes qui composent le thème principal. Jouissif, orgasmique.

Bon alors quel est le souci me direz-vous ? Et bien c’est ce parti pris artistique de vouloir entièrement réaliser les séquences d’actions de Pacific Rim en numérique qui m’a posé problème. Une étrange barrière peut parfois s'immiscer entre le spectateur et la scène qui se déroule sous ses yeux. Du coup l’implication prend un peu du plomb dans l’aile à tel point qu’à un moment donnée on finit par décrocher sans véritablement savoir si l’on assiste toujours à un film ou à une grosse cinématique de jeux-vidéos ou tout bêtement, à une sorte de film d’animation venant taper l’incruste en plein milieu. C’est forcément l’un des plus gros inconvénients lorsque l’on décide de tourner et d’articuler sa mise en scène entièrement sur fond vert. Encore une fois cela dépend de la perception de chacun mais durant les combats, les décors de Pacific Rim m’ont paru complètement dépourvus d’âme. Le cadre pue le studio à plein zen. Le facteur humain est égal ou proche de 0. Aucun pèlerin n’est visible à l’horizon, les villes sont pour ainsi dire, « mortes », sans relief ce qui viens appuyer ce côté « factice » ou la destruction de tout un building ne nous fait ni chaud ni froid. Cette volonté artistique est malgré tout parfaitement en adéquation avec le style de son réalisateur. Mélanger des SFX à la pointe qui se subsistent aux décors à l’effet « carton-pâte » et autres éléments « kitchissime » au possible sans oublier son affection pour ce mélange organique/mécanique très influencé par Cronenberg.

Nous sommes donc d’accord, ce n’est qu’une question de goût et comme dirait l’autre, « les goûts et les couleurs blablabla... ». Ceci dit ce n’est pas non plus la perfection à tous les étages et là je suis prêt à en débattre avec vous. Pour commencer on peut regretter par exemple le peu de plans larges qui semblent parfois nécessaire à la lisibilité de l’action mais lorsque Del Toro nous les sorts, attention les yeux ça fait très mal. C’est beau, c’est coloré, c’est grand. Mais en effet la caméra du Mexicain est parfois beaucoup trop proche des Jaeger ou des Kaiju lors de leurs affrontements. Heureusement rien de bien méchant dans l’ensemble sauf peut-être durant la séquence de fin qui pour ma part a été en grande partie illisible. Autre sentiment très étrange, c’est cette sensation d’enfermement. On sent clairement que le film manque d’air, d’aération. En plus de voir nos héros agir en grande partie dans leurs salle de pilotage, force et de constater qu’ils se retrouvent au final toujours enfermés durant une bonne partie du film. Évoluant dans des endroits cloisonnés, dans des pièces, des couloirs, des labos...On les voit très peu souvent agir avec l’environnement extérieur. Guillermo Del Toro a pour ainsi dire beaucoup de mal à nous faire ressentir une quelconque ampleur de sa catastrophe au niveau mondiale. Le récit où se situe Pacific Rim n’aide clairement pas non plus puisqu’il place ses personnages dans un lieu unique ou est retranché un groupe de résistants. On ne sort pour ainsi dire jamais de cette zone ultra délimité. Les joutes entre Jaeger et Kaiju ce font « dans leurs petit coins d'eau » ou au mieux à côté de la seule petite ville à peine esquisser qui est visiblement Hong-kong. Rendez-vous compte, il y a quand même une bataille qui se livre au beau milieu du pacifique, ou l’avenir de l’humanité est en jeu mais visiblement le monde entier lui, il s’en fou. Je ne suis clairement pas un adepte des incohérences et encore plus dans ce genre de films mais la c’est quand même sacrément étrange. Del Toro inscrit pourtant dès le départ un contexte géographique riche, ou chaque pays bossent visiblement main dans le main pour éradiquer ces grosses bébêtes. Tout ça a quand même de sacré allures de DTV quelque peu fauché malgré ses 180 millions de dollars. Certains diront que ça qui lui confère un certain « charme ».

Autre point qui me turlupine et pas des moindres, pourquoi bordel de dieu nous avons une fois de plus le droit à des séquences d’actions qui se déroule en grande partie du temps en pleine nuit ?! Et que personne ne vienne me dire que ce choix artistique est justifié par le scénario ou même la mise en scène. Hormis le faite d’être uniquement un cache misère pour certains réalisateurs, versant dans une certaine facilité technique, pour des combats aussi « grands » que ceux de Pacific Rim, n’aurait-il pas mieux fallut les mettre en scène de jour ? On ne peut penser une seule seconde qu’il puisse s’agir d’un aveu de faiblesse de la part de Del Toro. Il y a d’ailleurs deux ou trois petites séquences ou l’on peut voir certains Kaiju en mouvement de jour. Et ces scènes sont tout bonnement somptueuses ! Mention spéciale à la séquence du rêve de Mako avec ce couché de soleil magnifique et très poétique (je ne vous en dit pas plus).

Mais quelle frustration tout de même. Moi qui pensait qu’Iron Man 3 avait fini de nous achever mais non. Les trois grosses scènes d’actions du film se déroulent toutes de nuit et celle de fin finit carrément sous la flotte (clairement la moins intéressante visuellement comparé aux restes). Vous êtes maintenant prévenu !

Coeur en métal :
On parle beaucoup de Transformers mais il y a aussi un autre film de robots sorti il y a 2ans. Beaucoup plus intimiste pour le coup lorsqu’on le compare à ces deux mastodontes mais non dénué d'intérêt car ponctué lui aussi par de très bonnes idées visuels mais aussi scénaristique. Je veux bien évidemment parler de Real Steel. Pour ceux qui me suivent depuis un certain temps vous connaissez sans doute mon affection toute particulière pour ce petit bijou réalisé par Shawn Levy. Voilà un blockbuster qui possède un cœur, de l’émotion, de la poésie et des personnages attachants. C’est bien là l’autre gros souci de Pacific Rim, sa galerie de personnages particulièrement fadasse. Quand on repense à ceux de Transformers (et oui encore, mais il faut dire que vous l’avez tous cherché) on se dit que Michael Bay a quand même un « sacré talent » pour avoir réussi à mettre en scène la silhouette de cette face de rat de Shia Labeouf. On a beau le critiquer dans ses travers mais il a quand même ce vrai savoir-faire de metteur en scène qui lui est propre. Celui de réussir à élever ses personnages au rang de pur héros de Cinéma à travers un thème qui lui est tout aussi cher, celui du sacrifice ultime dans un effort surhumain. Ici le pauvre Charlie Hunnam de Sons of Anarchy semble pourtant avoir un bien meilleur sex appeal que Labeouf mais malgré cela Del Toro n’arrive clairement pas à en faire un vrai Héros. C'est à peine si il arrive à nous faire marrer une fois. Un comble lorsqu’il s’agit du personnage principal de Pacific Rim. Seul la petite Rinko Kikuchi arrive à tirer son épingle du jeu ainsi qu’Idris Elba. Même si certaines personnes trouvent qu’il en fait des caisses, son personnage (avec celui de Mako) semble au moins déjà plus incarné que tous les autres.

Conclusion :
Ne vous méprenez pas, même avec ses défauts, Guillermo Del Toro livre avec Pacific Rim un bout de pelloche ultra généreux aux effets visuels et sonores renversants. Il convoque par ailleurs tout une génération de geek et autres fans de la culture nippone. Un vrai petit plaisir savoureux qui compose avec un certain savoir-faire, propre et unique de la part de son réalisateur. Malheureusement là où il avait une sérieuse carte à jouer, Pacific Rim déçoit. De (très) bonnes idées scénaristiques se retrouvent trop vite expédiés (la Dérive entres autres) tout comme le background peu épais des personnages. On peine franchement à s’y attacher sans compter sur cette sous-intrigue des deux scientifiques geek incarnés par Charlie Day et Burn Gorma. Elle est certes obligatoire pour l’histoire mais en plus de ne pas vraiment retenir notre attention, les deux comparses échouent bien souvent dans leurs rôles de sidekicks comique et malheureusement ils ne sont pas les seuls. Pacific Rim possède pas mal de « faire valoir » dans son récit. Les pilotes des autres Jaeger, « à peine vu, à peine décimer », les fameux Kaiju ont beau être magnifique visuellement mais ils restent néanmoins totalement désincarnés. Del Toro n’en profite pas plus pour aller au-delà, en leurs conférant une vraie personnalité. Des monstres géants à qui il faut mettre des mandales, rien de plus.

La vraie bonne idée de Pacific Rim c’est sans aucun doute toute cette structure mise en place autour du fonctionnement des Jaeger. Del Toro aurait même pu consacrer tout une trame autour du procédé tant il s’avère particulièrement riche. Mais dans un excès de générosité, le réalisateur préfère nous lancer directement dans le grand bain dès le début, en prenant uniquement 10min en tout et pour tout pour nous exposer l’idée puis la développer brièvement à travers les personnages de Mako et Raileght. Dommage car au-delà de ses affrontements titanesques, c’est bien ici que Pacific Rim rend le spectateur « curieux ».
Mine de rien c’est bon signe car si il y a une suite, Del Toro aura sacrément de quoi faire pour (pourquoi pas) changer de ligne directrice et développer puis articuler sa prochaine histoire autour de la Dérive. Cependant, il faudra compter sur des personnages bien plus incarnés pour que ça fonctionne. Ici leurs développement s’avère être beaucoup trop classiques voir simpliste pour une aussi bonne idée scénaristique.

Bref, le spectateur passe un bon petit moment de cinoche devant Pacific Rim et il serait de mauvaise foi de prétendre le contraire. Néanmoins la vraie claque annoncée attendra et il est quasi impératif de tempérer les ardeurs de certains car NON Del Toro ne révolutionne en rien dans la manière de concevoir un Blockbuster estival. Espérer réussir là où la franchise de Spielberg et Bay a toujours péché ? Tenter d’élever le « Blockbuster aux plaisirs coupables » à celui de « Blockbuster intelligent » ? Proposer un film ou un bon scénario se retrouve sacrifié pour faire place au Spectacle mais peut-être plus ambigu, plus subtil, plus subversif ? Hélas, si certains ont défoncé la franchise de Spielberg pour son manque totale d’intelligence et de maturité hors scènes d’actions alors n’espérer certainement pas que Pacific Rim puisse un tant soit peu proposer quelques chose de plus novateur. L’histoire (de base) tient sur un ticket de métro, les personnages sont aussi épais qu’une feuille de paplar bref, on est bien en face d’un gros Blockbuster friqué ultra formaté jusqu’à l’os. Guillermo Del Toro aura beau y mettre toute la meilleure volonté du monde et sa petite touche perso que Pacific Rim n’ira jamais au-delà de ce qu’il propose. Mais franchement, à partir du moment où le plaisir (celui pour lequel nous nous sommes déplacés) est bien présent et que l’on prend notre pied, on s’en fou un peu non ? Personnages ultra stéréotypés ? Film ultra patriotique ? Publicité géante qui vente les moyens de l’armée américaine ? Et alors ! J’avais déjà beau expliquer à l’époque que tout l’intérêt de la franchise de Spielberg n’était pas dans ces divers points ou même dans son humour graveleux mal venu mais bien dans son unique souhait qui est de proposer un vrai plaisir régressif au sens noble du terme.

Je suis certain qu’à travers cette analyse beaucoup de personnes penseront que mon but était d’uniquement opposer Pacific Rim/Del Toro à Transformers/Bay. Mais bien au contraire, prenez plutôt le temps d’imaginer une « Dérive » entre ces deux œuvres/cinéastes sans oublier Real Steel. Elles sont tout aussi riche visuellement avec leurs défauts et leurs qualités. Non seulement je pense qu’elles peuvent effectivement ce nourrir les unes des autres à l’avenir et que leurs réalisateurs feront probablement le meilleur film qui soit à l’arrivée. Mais à travers cet exercice d’analyse, Del Toro m’aide surtout à me rappeler qu’il y a effectivement certains Blockbusters qui ne doivent probablement pas tenter d’être plus que ce qu’ils sont. Ou le but n’est pas obligatoirement de faire preuve d’originalité ni de chercher à les sur-interpréter mais d’uniquement les prendre pour un pur spectacle visuel et sensoriel, réalisé avec la meilleure technique, implication et sensibilité qui soit de la part de leurs metteurs en scène.

Finalement lorsque c’est réussi, ne s'agit-il pas tout simplement de l'une des plus belles preuves d’amour et de sincérité qu’un cinéaste puisse offrir à son public ?

Par Vincent N.Van.

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