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Gladius : Blood and Sand

Manette et circenses
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Par Cuяtis - publié le
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Au royaume étrange et fascinant des RPG tactiques, il en est un qui se distingue nettement des autres. Attention : ce jeu est déconseillé à tous les détenteurs d'une vie sociale solide et équilibrée. Une fois tombé dans l'engrenage, on ne ressort pas indemne de l'expérience Gladius.

Un univers péplum-fantasy à l'instar de Titan Quest, c'est là toute la singularité de Gladius. Affronter un minotaure, un ogre, des guerriers squelettes ou des satyres dans l'arène, c'est désormais possible. L'aventure débute soit au Nordagh ou en Imperia, deux des quatres régions imaginaires de ce monde fantastique qui ne sont pas sans rappeler respectivement la Scandinavie viking et l'Italie sous l'empire romain. Ici, pas de missions, pas de chapitres, contrairement à la plupart des autres jeux du genre.L'objectif est de parcourir toutes les villes de sa région pour y remporter tous les tournois locaux afin de se qualifier pour la finale du championnat régional qui une fois gagnée donne accès à la contrée suivante et ainsi de suite jusqu'à la qualification ultime pour les Grands Tournois de Caltha, capitale de l'Imperia, référence évidente aux Jeux de Rome.

Pour avoir une chance de disputer les Jeux, il est nécessaire de constituer une académie de gladiateurs dignes de ce nom dont le fonctionnement est très similaire à une équipe sportive de nos jours. D'ailleurs le champ lexical est exactement le même. Recruter, entraîner, participer à des coupes éliminatoires avant de disputer la finale du championnat afin de faire progresser son académie du statut amateur à semi-pro puis professionnel, ce n'est pas un sport de tout repos. Une multitude de classes est disponible pour remplir cette tâche, et certains types de combattants sont uniques à une région : les Barbares du Nordagh, les Légionnaires et Centurions et l'Imperia, les Archers des Steppes des Vents, les Derviches des Terres du Sud... A ces classes humaines, s'ajoute une myriade de créatures allant du Loup au Minotaure en passant par le Scarabée, le Yéti ou encore le Cyclope qu'il est possible d'affronter dans l'arène ou d'embaucher pour son académie.

Le gameplay s'apparente à un T-RPG classique, chaque gladiateur agit au tour par tour selon sa vitesse, et utilise ensuite ses très nombreuses compétences pour vaincre ses ennemis. Attaquer par derrière ou d'une hauteur plus élevée est la bonne solution pour faire beaucoup de dégâts dans l'équipe adverse. Il existe également un ingénieux système Pierre-Feuille-Ciseaux que l'on retrouve dans beaucoup de jeux (Pokémon FTW) dans lequel les gladiateurs dits "Lourds" (Centurions, Samnites, Minotaures)ont l'avantage face aux "Moyens" (Légionnaires, Barbares, Mirmillons) qui eux battent plus facilement les "Légers" (Sécutors, Bandits, Déments) qui peuvent terrasser les Lourds grâce à leur agilité et esquive très élévée. Les classes de soutien comme les combattants à distance (Archers, Peltastes) ou mages (Canaleuses, Shamans, Invocateurs) sont exclues de ce triangle. Enormément de possibilités et donc de choix à faire, sachant que le nombre de gladiateurs autorisé est limité, 8, 12 ou 20 selon le niveau de votre académie.

Les combats sont très nombreux, puisqu'il est nécessaire de remporter plusieurs manches pour remporter ce qui s'apparente à une ligue, qu'il faut gagner les différentes ligues d'une ville dans le but de triompher du tournoi local, et qu'une victoire dans chaque tournoi local de chaque ville est requise pour participer au championnat régional ! Heureusement, ils sont aussi très variés, certains ont des restrictions de classe à l'entrée (Lourds uniquement, Pas de créatures, etc..) ou même de genre, en exemple la Ligue des Amazones à Syrna, où seules des femmes peuvent participer. Dynamiques également, car la plupart des compétences possède une jauge de puissance et une combinaison de boutons exécutée dans le temps imparti permet de lâcher l'attaque à pleine puissance. Chaque classe possède une liste de compétences qui lui est propre, chaque compétence requiert des points pour devenir utilisable, et l'on distribue ses points après un level-up, tout en sachant qu'il n'y a pas assez de points pour tout débloquer, il faut donc étudier précisement le build de ses gladiateurs.

Autre particularité de Gladius, vos protégés ne peuvent pas mourir dans l'arène. En effet, si les combats de gladiateurs sont si populaires, c'est que le monde sort d'un conflit tellement sanglant entre le Nordagh et l'Imperia qu'il a réveillé le Dieu Obscur, qui aurait pu parvenir à ses desseins les plus sombres sans le sacrifice de la reine des Walkyries qui permit de le bannir à nouveau. Les arènes sont donc construites pour apporter un divertissement à la population qui tente de se reconstruire après cet épisode tragique et sont donc partie intégrante d'un scénario qui se dévoile au fur et à mesure.Gladius possède donc également un scénario solide en plus de son gameplay joussif et de sa grande liberté, car il semblerait que le Dieu Obscur n'ait pas dit son dernier mot, et qu'une mystérieuse invocatrice serait en train d'essayer de le rappeler. Les deux héros jouables au début possèdent un background intéressant et riche. Valens, fils de Munio, plus grand gladiateur de l'Imperia, tente de reformer l'académie de son père après l'asssassinat étrange de ce dernier tandis qu'Ursula, fille du roi du Nordagh, suit son frère Urlan dans l'académie royale alors qu'elle fait l'objet d'une sombre prophétie des Galdr, sorcières de la forêt. Tous ces éléments se recoupent lorsque les deux héros se croisent dans leur aventure respective et ne font que donner la profondeur à un jeu déjà si riche.

Développé par LucasArts, Gladius avait tout pour réussir mais fut pourtant un échec commercial malgré de très bonnes critiques de la presse spécialisée. Il rejoint donc cette catégorie des jeux cultes pour le tout petit nombre, à l'image d'Ogre Battle 64. Il n'est d'ailleurs même pas dans la base de données de Gameblog, je me permets de sortir de mes gonds en déclarant que c'est tout simplement scandaleux. Ce jeu méritait beaucoup plus de considération, car son univers et son gameplay sont dignes des plus grands. Quand on a joué à Gladius, il est impossible de ne pas y penser lorsqu'on regarde une production artistique en rapport avec le domaine des gladiateurs type Gladiator ou encore la série Spartacus, car moi aussi je sens comme un lanista quand j'ai la manette en main et que je passe en revue mes combattants. On pourrait sans doute penser que la présence du tour par tour dans des combats de gladiateur n'est pas digne d'intérêt et fait perdre toute saveur, toute immersion et tout dynamisme, mais ça n'est pas le cas du tout.

Et comme pour le Blitzball de Final Fantasy X ou tout jeu de ce genre, on s'attache très vite à nos poulains. Il est d'ailleurs possible de consulter des fiches statistiques très détaillées sur ses gladiateurs, et savoir que Bartorius, ma vedette mon champion que dis-je ma star, Sécutor de métier, a terrassé 89 opposants tout en ne mettant genou à terre que 4 fois et qu'en plus il réussit 83% de ses coups, c'est vital à mon bien-être de coach. Le seul petit regret que l'on peut avoir, et là c'est le joueur compulsif de Football Manager qui parle, c'est de ne pas pouvoir recruter parmi les gladiateurs des académies que l'on rencontre. Faire une offre à Rindericus, centurion du Culte de l'Oeil ou à Togodomnus, minotaure des Monstres Impériaux, parce qu'il a vaincu mes 3 guerriers à lui seul, voilà ce qui manque peut-être à mon bonheur de lanista-manager.

Il y aurait encore tant à dire sur ce jeu méconnu, comme le fait que lorsqu'on se déplace sur la carte du monde il est possible de se faire agresser par des bandits de grand chemin et que cette fois la mort d'un gladiateur est envisageable puisqu'on est à l'extérieur de l'arène ; comme le fait que chaque gladiateur s'il possède des attaques d'affinité élémentaire et s'il est équipe d'une arme à l'affinité correspondante est capable de réaliser des attaques dévastatrices en convoquant le dieu de l'eau Maritimus ou encore Exuro la divinité des flammes ; comme le fait que le Bouclier de Jet du Mirmillon est peut-être le move plus dantesque de l'histoire ; comme le fait que la présence de nombreuses quêtes annexes n'est pas à oublier et que le combat des historiens qui permet de recruter un minotaure ou la traque de l'invocateur Sarenenutet sont des moments épiques de l'histoire.

Il faut bien comprendre que Gladius a considérablement marqué mon expérience vidéoludique,  peut-être ai-je sublimé mon sentiment à l'égard de ce jeu vu que personne d'autre n'y jouait, mais pourtant, je le jure, Gladius est une perle rare qu'il fait bon avoir entre les mains un jour ou un autre. Ave Gladius, ceux qui t'ont aimé te saluent.

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