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[Avis du jours] Real Steel de Shawn Levy par Vincent N.Van
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[Avis du jours] Real Steel de Shawn Levy par Vincent N.Van

Le vrai hommage au cinéma des années 80's
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Par Madealone - publié le
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Retour sur l'une des plus belles surprises de cette années 2011

 

Introduction :

Responsable de La panthère Rose, de la sympathoche franchise La nuit au musée et de Pour le meilleur et pour le rire (!), c’est bien en Shawn Levy réalisateur assez inégale qu’a choisi de croire Spielberg & Zemeckis pour monter et réaliser ce Real Steel. Un mixe entre Over the top et Transformers dans un univers semi-futuriste seulement, sous ses faux-airs de simple blockbuster familiale bourré de bon sentiments  ce cache, contre toutes attentes, quelque chose que l’on espérait retrouver depuis longtemps...Avec un peu de retard à l'allumage, nous vous proposons de venir découvrir pourquoi il était primordial d'aller voir Real Steel au cinéma.

 « Un cœur en acier »

Après les rafales des Transformers on aurait pu aisément se dire qu’avec les robots, il était temps de tourner la page et de passer à autre chose. Seulement apparemment, Spielberg & Zemeckis décident d’en rajouter une couche en s’inspirant d’une des œuvres de Richard Matheson pour accoucher de ce nouveau projet. Cela dit, qui aurait pu penser une seule seconde qu’une tel œuvre aussi « sommaire » soit-elle indirectement à cause d’un certain Michael Bay (les robots ne surprennent plus grand monde dorénavant), ne devienne en fin de compte un vrai petit bijoux de cinéma. Car oui, l’utilisation des robots après ce qu’en a fait Bay, il fallait oser et trouver différents moyens de les mettre en scènes. C’est ce qu’a judicieusement fait le réalisateur qui a su trouver un équilibre parfait entre ses différentes idées de mise en scènes, les émotions, les effets spéciaux...et c’est ici que Real Steel s’avère être tout bonnement étonnant.

On imagine assez bien certains plans et quelques idées repris sur Le Géant de Fer de Brad Bird notamment lors de la séquence où Max sort avec Atom en pleine nuit. Alors certes, Levy s’inspire, pique certaines choses ici et là mais il les réutilisent et le fait bien à l’image des SFX qui jalonnent le film. Jamais ces éléments et effets numériques sont de trop dans Real Steel, en vérité le métrage aurait très bien pu ce passer dans les années 80. On sent dans cet univers ce parfum très old-school que le metteur en scène ne trahi jamais, qu’il affectionne et respecte. Avec ces routes et ces nomades américains qui sillonnent les arènes, ces combattants d’un monde semi-futuriste qui dorment sur les étagères de leurs camions, qui puent l’odeur de la ferraille brûlé et de la sueur...bref, Shawn Levy marque clairement un point. Car en plus d’avoir une trame scénaristique pourtant archi-classique, il ne cesse de titiller notre fibre nostalgique en remplaçant simplement les combats de bras de fer d’Over the Top avec Sly Stallone par des combats de robots, tout en y apportant une vraie et étonnante sensibilité.

Côté interprétation, Hugh Jackman reste dans un registre qui lui va bien sans véritable surprise. Seulement, on ne peut parler de son personnage sans celui de Max, magnifiquement bien interprété par Dakota Goyo (déjà partant pour une suite) que l’on avait aperçu dans Thor. L’une des principale réussite de Real Steel réside aussi en ses deux personnages. Un duo attachant où l’alchimie entre Jackman et Goyo opère vraiment à merveille. Avec sa trogne d’ange il n’est certainement pas exclu que la très jeune carrière de l’acteur ce voit booster d’un coup tant sa performance s’avère être juste et réellement touchante.

Réalisation :

Jamais tape à l’œil et toujours équilibré, la réalisation est propre, très efficace durant les combats et surtout, toujours très bien inspiré. Le réalisateur joue constamment avec sa mise en scène entre les robots incrustés en numériques et ceux dont leurs présences et leurs mouvements sont reproduits en animatroniques. Les duels avec Twin Cities et Zeus sont intenses et vraiment épiques, le tout est supervisé par la société WETA déjà responsable des SFX d’Avatar et de La planète des singes mais aussi par le boxeur Sugar Ray Leonard pour amener un peu plus d’authenticité aux combats. Le rendu visuel et les animations des robots sont vraiment bluffants.

Si depuis un certains temps le compositeur attitré de Tim Burton était cantonné à pratiquement un seul et même registre de films, on sent un Danny Elfman évolué pour ne pas dire changé. Et c’est tant mieux car depuis longtemps, chacune de ses compositions étaient littéralement passé en « pilote automatique » sans saveurs ni valeur ajouté. Après sa composition sur Le Royaume de Peter Berg, Elfman montre une fois de plus qu’il peut tout à fait changer de registre et être tout aussi à l’aise à la gratte. Même si l’instru de Real Steel n’est pas des plus originales, au moins ça change ! Le travail d’Elfman reste très agréable avec un thème principal fidèle à cet univers « eigthies ». Le dernier coup de synthé aux milieux des cris de la foule est juste magique.

Conclusion :

Ici, contrairement aux robots de Michael Bay, ceux de Shawn Levy ne nous font pas seulement retomber en enfance mais au contraire, ils sont présents pour nous faire grandir. Véritable vecteur, catalyseur et reflet des deux personnages principaux, la façon dont le réalisateur utilise et met en scène Atom est très intelligente. Jonglant sur le faite de savoir si oui où non, ce robot possède des sentiments humains (thématiques très Spielbergiene), le réalisateur s'amuse bien souvent à faire planer le doute chez le spectateur comme cette fabuleuse scène du miroir où encore cette hargne qu’a le robot à se relever et ne jamais renoncer sous les encouragements du petit Max...Bref, c’est toutes les accumulations de ces (très bonnes) petites idées qui, en plus de toujours respecter un côté Road Movies très oldies, ne fait que conforter et ranger Real Steel aux côtés de cette listes rare, celui de faire partie des blockbusters honnête sur son sujet et sur ses intentions. Épaulé par les deux plus « vieux grands enfants » d’Hollywood que sont Spielberg & Zemeckis à la production, Real Steel possède bien la petite « touch Amblin Entertainement » qui manquait cruellement à Super 8 et Tintin pour vraiment nous faire rêver à nouveau. En effet, avec toute la meilleur volonté du monde, JJ Abrams ne faisait que mimer nos souvenirs et nos émotion enfantines tandis que Tintin en était complètement démuni la faute à une technologie tellement belle et surement trop sophistiqué qu’elle en a aveuglé Spielberg au point de faire de TINTIN une œuvre numérique complètement indigeste et creuse.

Jamais une seule seconde on aurait pensé que s'était en Real Steel que résidait cet hommage que l’on attendait depuis longtemps et encore moins de la part du réalisateur de Crazy Night. Et c’est tout particulièrement durant la séquence du combat finale ou pendant un instant, le temps se retrouve suspendu, que le petit Max regarde son père ce battre, donner des coups qui portent pourtant dans le vide que Shawn Levy choisit de le symbolisé. Une larme coule alors sur sa joue et ça y est, c’est à cet instant dans ce regard, dans ces yeux, que née ce pur moment d'émotion naïf et innocent que l’on retrouve et redécouvre enfin. Merci Shawn Levy, cela faisait bien trop longtemps déjà.

Par Vincent N. Van.

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