Un événement mystérieux lié à notre passé éclate au grand jour. C’est la guerre qui menace aujourd’hui notre Terre; une guerre d’une telle ampleur que l’aide des Transformers pourrait, cette fois, ne pas suffire à nous sauver.

Introduction :
Qu’il est difficile de placer Michael Bay au sein d’une conversation
entre cinéphiles. Après avoir entendu des noms comme Spielberg, Jackson
ou Fincher, dire qu’on apprécie le cinéma de Michael Bay viendrait
presque à tenter d’expliquer tant bien que mal nos différentes positions
politiques. Pour certains, il représente la maitrise quasi parfaite du
cinéma de divertissement éstivale et pour d’autre, le mal absolu, gamin
immature à qui les producteurs s’amusent à confier des sommes de pognons
considérables (sachant pertinemment, malgré la qualité des scénarios,
l’excellent retour sur investissement), celui qui n’est bon qu’à être
ranger sur une étagère aux côtés des Stephen Sommers, Roland Emmerich,
j’en passe et des meilleurs. Pourtant, Michael Bay est quoi qu’on en
dise bien plus que cela, pour le pire, mais au final, toujours pour le
meilleur.
Bay Touch :
Il est d’abord l’un des rares réalisateurs à n’avoir essuyé aucun échec
artistique ni même financier depuis maintenant 16 ans (même The island -
qui reste sa moins bonne rentabilité - passe aisément la barre du
million de spectateurs en France), arrivant toujours à mettre en place
le bon projet, au bon moment. L’un des rares réalisateurs à immortaliser
ses acteurs ainsi que chaque plan, les rendant iconiques comme personne
; Nicolas Cage à genoux sur les toits d’Alcatraz, Bruce Willis se
sacrifiant pour sauver le monde, les couchés de soleils, les explosions,
les longs travelings au ralenti après les efforts titanesques et
sur-humain de ses héros... Ces éléments parmi tant d’autres seraient
pour ainsi dire LE cinéma à travers le regard unique d’un petit mioche
surdoué dans son domaine qui s’amuse comme quand il avait 10 ans.
Toujours à inaugurer les derniers SFX et effets pyrotechniques, c’est en
véritable faiseur unique et artificier que Michael Bay se distingue par
rapport aux autres réalisateurs de films de divertissements. A chaque
nouvelle oeuvre, le metteur en scène de 47 ans pousse encore plus loin
les limites de tout ce qui a été fait, vu et vécu dans le domaine des
séquences d’actions à grand spectacle, contraignant ainsi les autres
réalisateurs à se sortir les doigts du cul pour qui voudra / osera allez
encore plus loin que lui. Tisser un portrait du petit Benjamin Bay
n’est pas chose aisée. On le présente chaque fois comme un soldat
investi d’une mission qui sur un tournage ne fait aucun cadeau à son
équipe, ni à ses comédiens : toujours vif, toujours dans l’excès à
l’image de sa filmographie placée sous le signe d’un véritable boucan
sorti tout droit des enfers. En film méprisant, ne respectant
pratiquement rien, Bad Boys 2 pourrait être le film qui résume
parfaitement bien l’image que véhicule le réalisateur dans le monde.
Parfois tendancieux envers la gente féminine, ultra patriotique (mais
honnêtement, ça, on s’y est fait et c’est plutôt drôle, au final),
l’homme pour qui il est tout à fait normale et crédible que Shia Leboeuf
ce tape Megan Fox ou Rosie Huntington-Whiteley, l’homme pour qui le
dollar et la rentabilité sont des choses plus importantes que la
réflexion signe avec Transformers 3 l’apothéose de SON cinéma qui
rassemble toujours autant d’admirateurs, que de profonds détracteurs.
Réalisation :
Avec cette Face cachée de la lune, il nous tardait de savoir si Bay
allait enfin (re)trouver un juste équilibre. Après nous avoir empiffré
avec Transformers 2 à cause d’une mauvaise gestion de rythme (nous y
reviendrons plus tard), c’est justement l’occasion pour le metteur en
scène fou de corriger quelques éléments au risque de faire passer ce
3ème volet pour l’épisode de trop.
Un deuxième volet que Michael Bay ainsi qu’une grande partie de son
équipe admet avoir raté à cause de la grève des scénaristes poussant le
metteur en scène à fignoler lui-même une partie du scénario. Ce
troisième volet tient ses promesses, car bien plus sombre et plus
incisif d’abord, à l’image de l’aspect physique des robots. Les rayures
ainsi que certaines pièces manquantes sur leurs carlingues une fois
transformées représentent les blessures visibles d’une guerre qui dure
depuis trop longtemps. Le « sang » qu’ils crachent lors de leurs
affrontements les rendent encore plus organiques et expressifs que
jamais. Leurs attitudes sont aussi plus violentes, comme cette scène où
Optimus balance un violent « crève ! » en pleine face avant de
déchiqueter un des Decepticons. On sent bien à travers ces détails une
évolution plus mature de l’univers de la franchise, si bien que l’on se
demande encore pourquoi Bay s’entête encore avec certaines scènes de
comédies inutiles qui ne fait qu’alourdir le récit. Heureusement,
Transformers 3 s’avère mieux équilibré que le deuxième volet. Hormis
l’énorme raccourci scénaristique déjà bien connu de Transformers 2, son
autre principal souci était d’avoir adopté un espèce de rythme bâtard.
En effet, au lieu de gérer ses séquences d’actions comme il l’avait fait
dans le premier volet, Bay choisit de plaquer couche par couche. Un
pâté d’exposition, un pâté d’action. Alors que dans ce troisième opus,
il a l’intelligence de parsemer ici et là durant la première heure et
quart ces séquences d’action pour ainsi finir en apothéose avec pas loin
de 80min d’action non-stop, MAIS entre coupé de minisegments bien
distinct. Ce qui confère à ce volet un rythme beaucoup plus soutenu,
mais moins étouffant, car le tempo est mieux géré et espacé.
Grandement aidé par l’architecture de son Chicago en ruine, la mise en
scène de Michael Bay se révèle être des plus vertigineuses, car
exploitant au maximum les espaces qui lui est possible d’occuper,
préférant les plans larges afin de magnifier les magnifiques SFX d’ILM.
Comme pour la séquence finale du premier volet, ce Transformers 3 marche
bien sur les pas d’un certain Black Hawk Down. Michael Bay n’épargne
rien n’y personne. La séquence de l’immeuble qui reste probablement la
plus impressionnante techniquement mais aussi logistiquement parlant,
transforme le métrage en l’espace de 10min en un vrai film catastrophe
complètement dingue. Les humains se font jeter, désintégrer, les
autobots en chient comme jamais et le tout est magnifié par des
mouvements de caméra en 3D souple, lisible et parfaitement fluide.
Parlons-en de la 3D, car comme vous le savez, pour ceux qui suivent
régulièrement nos critiques, le rédacteur de ses lignes milite encore
pour que les cinémas n’imposent pas aux spectateurs les films en 3D afin
de pouvoir au moins avoir le choix. Or il se trouve que Transformers 3
doit en grande partie sa réussite à la 3D, une 3D qui se révèle
complètement ahurissante, astucieuse et impeccablement bien utilisée.
Certaines séquences comme l’introduction sur Cybertron, le vol plané des
soldats à travers les immeubles, toutes les particules d’explosions, de
cendres, d’éclats de verre ou de gravas nous arrivent bien en pleine
poire. Michael Bay nous fait vivre bien plus qu’une simple expérience de
son cinéma, il nous la fait considérablement partager avec ses héros.
Jamais le procédé ne vient trahir sa mise en scène, au contraire : Bay
se voit être contraint de considérablement l’adapter pour que les effets
puissent être correctement appréciés. Convertir la franchise à la 3D
était en fin de compte assez logique puisque l’univers s’y prête
complètement. Les robots n’ont jamais paru aussi grands, les séquences
d’actions sont encore mieux découpées avec des plans beaucoup plus longs
laissant place à des délires visuels inédits et assez jouissifs, comme
ce bureau et ses tonnes de papiers qui tombent sur la tête de Shockwave.
A partir de là, Bay enterre une fois de plus la concurrence, mettant à
genoux le bébé de Cameron qui, par ailleurs, lui a rendu une visite de
courtoisie lors de la première du film afin de le féliciter (comprenez
derrière, de s’avouer vaincu).
On parle aussi beaucoup des deux plans repris de la séquence de
l’autoroute de The Island, or il s’avère que sur le tournage, il eut un
accident particulièrement grave d’une automobiliste situé près de la
cascade en question. Par respect pour la victime, la Paramount et Bay
ont choisi de ne pas utiliser ces fameux plans.
Même s’il reprend quelques intrus déjà présentent dans les deux premiers
volets, la bande originale de Steve Jablonsky s’avère être une fois de
plus une vraie réussite. « It’s Our fight » dégage une véritable
puissance épique, dramatique, accompagnant les autobots dans ce qui sera
pour certains leur dernière et ultime bataille. « There Is No Plan »
joue sur la fibre nostalgique des fans qui reprend l’un des thèmes
principal de la franchise, sur un rythme beaucoup plus lent, rappelant
bien évidemment la séquence de l’arrivé des autobots sur terre dans le
premier volet. Encore une fois, il faudra remercier Newton et Zimmer
pour avoir composé ensemble la bande originale de The Dark Knight qui
reste une vraie référence en matière de partition musicale. Il est vrai
que Jablonsky s’amuse un peu à pomper les longues notes lourdes et
pesantes du Chevalier noir, mais qu’importe, il le fait très bien.
Conclusion :
Ce 3ème opus est bien le volet le plus équilibré de cette trilogie. La
narration trouve une stabilité presque parfaite entre séquences
d’actions et d’expositions, même si encore une fois, pas mal de scènes
de comédies auraient pu être purement et simplement supprimées. Avec le
recul, c’est un peu tout le problème de cette franchise : si seulement
Michael Bay en avait fini avec ses tics d’enfants mal élevés, le bilan
n’en serait que meilleur pour Transformers. Hélas, les films sont tels
qu’ils sont, mais on ne peut s’empêcher de penser quel autre visage
cette franchise aurait pu avoir. De même que l’absence de Megan Fox. Non
pas que Rosie Huntington joue mal (elle rempli parfaitement bien son
rôle de personnage féminin « Bayien »), mais les ressorts dramatiques
liés au couple Sam/Carly paraissent du coup assez factices.
Si Michael Bay dit en avoir fini avec Transformers, il nous tarde
vraiment de savoir ce qu’il prépare par la suite, mais aussi et surtout
de savoir jusqu’où ce type peut encore aller. Transformers était pour
ainsi dire la quintessence de toute sa maîtrise en matière de création
et d’action pure, prouvant une fois de plus qu’il n’existe tout
bonnement aucune limite, aucune frontière ni aucun obstacle pour ce
réalisateur décidément à part. On l’aime parce que malgré ses mimiques
d’enfant gâté toujours aussi grasses, sans aucune pointe de finesse et
son ultra patriotisme, il est bien le seul à réussir à repousser
toujours plus loin le divertissement estival. Le seul à nous procurer
des sensations fortes nouvelles, toujours plus folles. A une fois de
plus magnifier ses personnages aux travers de séquences extraordinaires,
de morceaux de bravoures unique, voir orgasmique ! En tirant vers le
haut tous les autres réalisateurs qui essaient tant bien que mal de lui
arriver à la cheville sur son terrain, Bay influence toujours plus
considérablement l’industrie du 7ème art (Nolan & Cameron le
reconnaissent eux-mêmes), jusqu’à être encore à l’heure d'aujourd’hui,
LE véritable maitre artificier d’un cinéma d’action bourrin totalement
assumé et décomplexé.
Par Vincent N.Van du groupe Madealone
12/07/2011, 20:06
Le premier ou on découvre tout petit à petit ect ect... est bien plus jouissif à mon gout.
Concernant 'Rosie Huntington', pourquoi avoir choisi cette actrice?
A part avoir un cul parfait, elle n'a pas du tout le charisme de Megan fox et n'est vraiment pas très belle au final.
Un très bon film un peu trop long à mon gout, un régal' tout de même.
14/07/2011, 12:30
14/07/2011, 14:42
14/07/2011, 16:07
14/07/2011, 17:33
14/07/2011, 23:43
Seulement la gestion du rythme est absolument chaotique, les séquences s'enchainent sans aucune consistance de telle sorte qu'aucune scène d'action ne se démarque des autres et que malgré les innombrables effets spéciaux et explosions du film, l'ennui est omniprésent. Mais surtout le film n'a même pas le mérite d'être au second degré et se prend au contraire désespérement au sérieux en voulant véhiculer une tension dramatique dans ce qui ne demeure qu'une guerre de Playmobils géants au final et il n'en résulte que du ridicule. Je ne suis pas contre le divertissement de masse mais Transformers, au delà de sa stupidité sans limites, représente surtout une somme phénoménale de moyens mal exploitée.
15/07/2011, 00:14
Riry ça reste ton avis personnel mais analyse juste les chiffres du bonhommes et la rentabilité de ses films tu y verras les faits en question. Ils ont tous bien marché (The island reste sa moins bonne perf mais est considérablement rentré dans ses frais) et parler d'échec artistique pour moi c'est 10 000bc par exemple et pas une franchise qui réuni toujours plus de spectateurs à chaque nouveaux volets.
15/07/2011, 10:22
Un film qui a fait beaucoup d' entrées n' est pas forcément un bon film.
Et Michael Bay, au delà de toute subjectivité, n' est qu' une machine à fric insipide.
Tant mieux si certains y voient du divertissement, à plus de 10€ la place, c' est certain qu' il faut avoir un minimum de philosophie.
Moi, je n' y vois qu' un assemblage maladroit de scènes aussi pompeuses que dénouées de la moindre valeur artistique. Tout est ultra cliché, avec des scènes que l' on a vu un million de fois dans des films d' actions standards des années 80-90, les effets numériques en plus.
Et comme dit plus haut, l' humour est tellement absent que le second degré est à exclure, empêchant ainsi aux films de Mr Bay d' accéder au rang de "nanars de luxe".
Michael Bay se paye même le luxe de surpasser Roland Emmerich dans le registre du gerbant!
15/07/2011, 12:17
15/07/2011, 16:08
Michael Bay est au cinéma ce que Ribéry est à la grammaire: une aberration.
Spielberg par exemple offre un cinéma ayant pour but de divertir, en essayant à chaque fois de proposer des effets spéciaux à la pointe de la technologie, et pourtant, ses films parviennent toujours à un équilibre entre réflexion et spectacle pour le plus grand public possible.
Si tu souhaites des plans travaillés, des séquences cultes, tourne toi vers Kubricks, Oliver Stone, Gondry, Sergio Léonne, Tarantino, David Fincher, Tery Gillian, Kurosawa....et bien d' autres, pour ne citer que les plus connus.
A force de plaider en la faveur de ce genre de production, on va finir par dire que Luc,Besson fait du cinéma intellectuel.
Faut pas déconner quand même!
Michael Bay, c' est du Endémol: il est là pas là pour essayer de vous élever; il est là pour vous vendre du produit. Point barre!
C' est pas un artisan, c' est un industriel peu scrupuleux.
15/07/2011, 16:59
15/07/2011, 17:29
N' offrir QUE des scènes d' actions invraisemblables, reliées entre-elles par d' autres séquences improbables.
Pour moi, ce qui est fumant, c' est de lire "cinema" et "bay".
A vrai dire, le seul film qui laissait un peu d' espoir, c' est justement the island. Très mécanique dans son approche, il y a avait un scénario un peu plus travaillé que le reste.
Va comprendre Charles!
15/07/2011, 17:43
Michael bay a son cinéma, comme les autres ont eux aussi leurs cinéma. Faut pas oublier qu'avant tout, la force du cinéma c'est de proposer des choses nouvelles à travers différents point de vues, différentes méthodes etc. C'est cette façon super hermétique de penser qui est fumant mon ami.
Attention je ne suis pas entrain de défendre corps et âme le cinéma de Bay (si tu lis bien mon article sur Transformers tu y verras tous les points néfastes que je n’apprécie pas chez lui). Par-contre, force est de reconnaitre que le Mr à un talent indéniable et ça, c'est un faite que tu le veuille ou pas.
Je ne serais que trop te conseiller cette excellent article des Inrocks qui "arrivent" à parler du cinéma de Michael Bay : http://www.lesinrock...u-frequentable/
Un exemple parmi tant d'autre d'un article qui s'appuie une fois de plus sur des faits et non à travers un avis ultra personnel qui du coup est, hermétique au possible.
15/07/2011, 19:02
Il m' en faudra plus pour arriver à mettre ce monsieur au même niveau que les autres que j' eusse cité.
Dans l' article que tu présentes, il n' y a pas autre chose qu' une interrogation (dubitative?) expliquant que le certaines personnes ne sont plus autant convaincues de la nature scabreuse du bonhomme, et lui reconnaissent une certaine rentabilité. Mais l' auteur n' en exprime pas pour autant son point de vue. Il reste même dans le doute.
C' est tout.
Qu' il ai une certaine forme de cinéma bien à lui, ok, que son succès incroyable incite une certaine presse à revoir sa copie, oui, mais de là à l' ériger au rang d' art c' est autre chose.
Et puis tu peux me traiter d' hermétique, j' en reste pas moins persuadé que c' est un type qui ne sert pas le cinéma et qui au contraire s' en sert pour amasser un max de fric.
Autant comparer Mac Do à de la gastronomie!
On mange, c' est sur, ça a un certain goût, mais le type qui prépare ton big mac, il le fait pas avec amour.
Michael Bay, c' est du "Junk-Movie".
Maintenant, si le but de l' article était d' uniquement encenser le film, ben désolé.
15/07/2011, 19:16
15/07/2011, 21:00
15/07/2011, 22:43
M' enfin bon, je vais pas poursuivre, je suis pas là pour polluer. ^^
Si tu t' y retrouves dans ses films, tant mieux, après tout c' est très bien ainsi.
15/07/2011, 23:19
Cela dit faire passer une branche du public pour une bande d'individu n'ayant que deux neurones parce-qu'ils apprécient une forme de cinéma que l'on dénigre au plus au point n'est pas vraiment une preuve d'ouverture d'esprit.
Hors si ce n'est pas ce que tu pense (et je l'espère profondément) on pourra continuer à débattre tranquillement sur d'autres œuvres.
16/07/2011, 09:25
Non, ce qui me fais réagir, c' est que l' on trouve des prétextes artistiques à un réalisateur qui ne s' occupe que de la rentabilité. De l' action, vous en aurez, c' est évident, et je n' enlèverais pas à Mr Bay ses penchants pour les explosions. Mais il ne ressort rien de ses productions, c' est tout.
En gros, c' est un peu comme ces producteurs qui te vendent du secret story comme une étude sociologique: c' est uniquement pour faire semblant de te déculpabiliser en te vendant du voyeurisme, en prétextant une excuse pour te refiler de la daube.
En 98 ou 99, à la fac on a eu la visite de Luc Besson himself, qui nous a fait un petit cours de "cinemmmmma".
Le monsieur, très fier de son succès sur Jeanne D' Arc nous a expliqué que pour faire un bon box-office, il faut mettre dans un film ce qui peut toucher le plus de spectateurs possible, en alternant action, humour, émotion.....En gros, les réalisateurs appliquent une "recette" définie pour être sur de toucher le plus de gens, donc de faire des entrées. Les Walt Disney sont pratiquement tous basés sur le même schéma, avec le même type de scène qui arrive au même moment. Tout est calculé, non pas artistiquement, mais mécaniquement. Un "auteur" (n' en déplaise à Mr Affleck cité dans l' interview en lien) est quelqu' un qui donne une vision personnelle des choses, qui entraine le spectateur dans son sillage, quitte à le perturber au départ, sans tenir compte des règles habituelles.
C' est ce que je reproche à ce type de cinéma. J' aime pas du tout James Cameron, mais à la différence de Bay, il tente quand même d' offrir quelques ingrédients bien à lui, avec une sauce narrative pas inutile.
Encore une fois, je comprends que l' on aime les films bourrins où l' action est haletante. Mais Michael Bay n' apporte rien qui tende ce registre vers le haut.
16/07/2011, 17:13
16/07/2011, 18:33
Il fait des entrées en masse, je ne nie toujours pas le fait.
Mais je ne lui accorde aucun talent artistique. Point!
Il e faut pas plonger dans le syllogisme:
Un bon film génère des entrées, Michael Bay fait des entrées: Michael Bay fait des bons films.
Les faits ne peuvent pas témoigner de son talent artistique. Uniquement de son talent mercantile, c' est tout.
Je lui reproche pas de faire des entrées, d' avoir des fans. Mais dire qu' il possède du talent, que ses films possèdent un regard artistique nouveau ou original, non!
Bon, on tourne en rond, et j' ai pas envie de faire monter le truc inutilement.
Juste pour quand même justifier mes propos, j' ai vu la plupart de ses films ( à part le dernier transformers)
16/07/2011, 19:05
Cela dit, beaucoup de "Je", de "mes"... dans t'es posts afin d'appuyer t'es arguments, cela justifie bien le faite que t'es propos sont tous sauf objectifs, donc, ultra-personnels. Ce qui ne contredit pas les faits que j'ai mentionné plus haut et que bizarrement tu veux toujours ignorer.
C'est ici qu'il faut faire la part des choses.
01/08/2011, 14:32
Pourtant, ce qui manque cruellement, c'est ton avis sur le scénario (le squelette du film quand même), scénario qui est purement illogique et affreusement creux.
Dès l'instant ou je suis sortie de la salle de cinéma, j'ai pris un peu de recul et j'ai pensé à ce fameux plan n°3 des méchants, tout en ravivant mes souvenirs des deux autres films précédent. Il n'y aucun sens, aucun. L'intro du 3 n'avait pas lieu d'être avec les évènements du 1, et ce qui s'est passé dans le 2 était lié à la finalité de la bataille de leur planète. Autant dire que rien n'a de sens.
J'aime les films divertissants mais T3 est horrible bouse qui mélange tout pour tenter de combler le spectateur avec des gros flingues et des explosions. Non clairement, ce film et cette franchise n'est pas récupérable sauf pour les amoureux de l'Armée.
Les séquences d'actions sont diluées par les effets spéciaux et aucune ne ressort vraiment. la musique est inexistante et le peu qu'on en entend s'oublie à la seconde suivante. On ne peut ressentir que l'ennui et la moquerie en regardant ce film. Désolé.
04/09/2011, 12:51
Pour le reste, je suis allé voir Transformers 3, et je trouve aussi qu'il s'agit du plus réussi de la franchise. J'y ai pris du plaisir, je n'ai pas peur de l'admettre, et je me retrouve assez bien dans ton post critique, Vincent. Content de lire un texte qui ose, pour une fois, aller contre le courant dominant. Mais en France, le succès crée des jalousies. Alors, on salit...
04/09/2011, 13:27